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[Spécial] A minuit l'on dit que le diable vient - 25/02/35
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James F. Everett

Anonymous
Invité
Mer 30 Mar 2016 - 17:08
Ce gain de force et de solidité fut surprenant et revigorant pour le médecin, qui vit sa détermination grandir par cette impression instinctive de puissance qui s'entendait à son esprit d'homme. Néanmoins ce regain diminuait alors qu'il avançait à travers le salon avec le lourd buffet dans les bras, ses muscles tendus à l'excès et le visage rougit marqué par l'effort intense qu'il fournissait, il plissait les lèvres en les serrant avec autant de fermeté pour maintenir sa prise le plus longtemps possible et ne pas lâcher.

Heureusement, Kyle, un nouveau nom qu'il avait tout juste retenu et à peine croisé à quelques reprises ces derniers jours, venait lui donner un coup de main et il put transférer la moitié du poids vers lui en basculant le buffet, venant le saisir sur le coté avant d'adresser à l'homme aux cheveux blonds un signe de tête en remerciement pour effacer les derniers mètres qui les séparaient de la baie vitrée. Il n'avait prononcé aucun mot mais il verrait cela plus tard, s'ils s'en sortaient déjà, peut-être auront-ils l'occasion de se remercier mutuellement, à moins qu'ils ne se déchirent une fois de plus, ça devenait une rengaine depuis un moment au sein de ce groupe.

L'acte achevé, posant le buffet allongé tout contre la table, les pieds pointant également l'intérieur, il observa Elizabeth qui venait de cacher la partie supérieure de la vitre, saluant intérieurement son bon réflexe avant de venir lui-même au bord de la grande porte, et soulever quelque peu le sac de couchage afin de voir d'un oeil l'extérieur et l'état de la horde qui venait frôler la maison. Ils avaient réagit vite mais c'était un véritable enfer dehors, prenant le chirurgien aux tripes face au danger extrême qui venait les écraser les uns contre les autres dans leur fragile demeure et qui les détruiraient à la moindre occasion.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Mer 30 Mar 2016 - 20:07
Il ne me fallut pas un dessin pour percuter, à la réaction de Melody à mon contact, qu’une chose importante m’avait échappé sur le moment. Putain, sa blessure… Comment j’aurais pu seulement y penser, vu le merdier intégral dans lequel on se retrouvait plongé, franchement ?! J’avais bien autre chose en tête que l’état de chacun ! Ce qui ne m’empêchais pas de m’en vouloir à mort à l’instant même où je la sentis tenter de se dégager, ce qu’elle fera sans aucune peine puisque je l’aurais lâchée dès que j’aurais compris mon erreur.

S’il avait été possible de remonter de quelques secondes en arrière dans le temps, c’était certain que je ne le referais pas, mais ça restait impossible, donc… à part une envie profonde de me répandre en excuse aussi vaine que futile qui ne changeraient rien à l’affaire, je me contentais de me taire en restant face à elle, pourtant prêt à la retenir si d’aventure elle devait s’en sentir mal à en faire un malaise, et encaissait sans broncher les quelques mots s’échappant de ses lèvres pincées. Ca, je les avais mérités pour sûr, comme j’avais mérité le fait qu’elle m’en veuille à m’en frapper, ce qu’elle ne se priva pas de faire dans une réaction somme toute très logique et instinctive.

Suite à son mouvement d’humeur, et à condition que sa frappe m’en laisse le loisir car je ne ferais rien pour l'éviter, je risquais bien effectivement de me retrouver agenouillé à sa hauteur, soit dans l’intention de m’enquérir de son état et ne pas la planter comme ça, ou en n’ayant juste pas le choix si elle tapait plus fort que ce que j’aurais pu imaginer...

Ce qui est sûr, c’est que j’avais vraiment l’impression d’être le dernier des cons, en ce moment.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mer 30 Mar 2016 - 20:36
Le sac de couchage était en place, tant bien que mal, et ne semblait plus bouger. Aidée par Jena qui avait choisi de la suivre dans cette entreprise, Elizabeth avait fait tout ce qu’elle pouvait et avec les moyens du bord pour s’assurer que le cache soit réellement efficace. Elle ignorait encore sur la base de quel sens les morts se repéraient en dehors de l’ouïe, et trouvait d’ailleurs ça complètement dément qu'ils puissent encore entendre, voir, ou même sentir à l'état de cadavre dans lequel ils se trouvaient. Mais est-ce que quelque chose avait encore du sens ?

Dès que les deux femmes s’étaient légèrement éloignées pour observer d’un regard très critique leur confection, Jena enquilla immédiatement sur une idée non dénué de logique. Acquiesçant d’un bref hochement de tête à sa demande lorsqu’elle la formula, notant au passage l’effort qu’elle avait dû faire pour ne pas se montrer directive à son égard, elle accompagna l’autre femme à l’intérieur de la grande pièce qui servait de garde-manger.

Leurs ressources étaient très maigres, surtout s'il fallait compter les derniers arrivants qui avaient rejoins le groupe, fournit par la ferme Wallace. Tous ces survivants, tous ces ressuscités… c’était dingue à y repenser.
Se saisissant également d’un sac de supermarché sur son étagère attitrée, constatant que tout avait été rangé assez intuitivement dans cet espace clos, elle alluma sa propre lampe torche pour être le plus efficace possible dans sa récolte, faisant tomber dans son sac, conserves et autres condiments. Il faudrait sans doute en remplir un troisième pour être certains de tout emporter et si de la place restait, elle rajouterait du matériel de soin au cas où.

Le reste ne nécessiterait pas qu’elle s’y attarde ou d’y gaspiller un temps précieux.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Mer 30 Mar 2016 - 21:09
Le poids du meuble me tomba presque sur les bras. J’en avais tiré des altères, mais pour le coup, j’avais vraiment l’impression d’avoir été transformé en freluquet – ou plus honnêtement dit, revenu à l’époque de mes dix-sept années. Et ce type l’avait porté tout seul ? Merde mais, il m’arrivait quoi au juste ?
Je grondais intérieurement, mais poussa ma force à se manifester en donnant ce que je pouvais pour porter au plus rapidement ce meuble. Une fois basculé contre la barricade précaire, j’inspirais profondément en portant mon regard sur mon sac de couchage ayant trouvé logement sur le reste de la vitre non occulté. C’était Johann qui avait rentré les affaires à l’intérieur ?

Je venais poser ma main sur l’épaule du type que j’avais aidé alors qu’il jetait un regard à l’extérieur, murmurant :

« Ça craint ? On le saura bien assez vite s’ils nous ont repérés de toute façon. On devrait monter, et se tenir prêt… au cas où. »


Je porterais mon regard vers le Garde-Manger où s’était éclipsée les deux filles, ayant entendu leur conversation et leur prêterais main forte si elles en avaient besoin pour le trajet vers l’étage.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 30 Mar 2016 - 22:17
Johann, s'efforçant de réparer son erreur en lâchant Melody et en restant d'autant plus près d'elle, était devancé par sa victime involontaire de l'instant en la personne de Melody qui, en encaissant l'intense douleur que son geste malheureux lui avait provoqué, tenta sous l'impulsion de lui donner un coup de poing en retour. Son geste maladroit et désorienté fut un raté, cognant à peine à l'arrière du cou en glissant finalement sur sa nuque sans parvenir à ses fins. Elle finit par se statufier en faisant fonctionner de façon audible sa respiration, la douleur fulgurante devenant une douleur plus faible après quelques instants suivant le retrait de la prise du rouquin, il en restera des résidus pénibles qui la poursuivront pendant un bon quart d'heure au moins.

De son coté, ne s'occupant guère de ce qui pouvait se passer entre la brune et le rouquin, Mark s'empressa de ramasser les vêtements abandonnés près de l'entrée et vint aux fenêtres, commençant à coincer vêtement par vêtement sur celles-ci afin de les obstruer. Le résultat n'était pas génial et laissait quelques coins sans cache, mais c'était là mieux que rien et permettrait peut-être de bluffer les morts-vivants sur le plus gros. Par chance, les morts qui arrivaient près de l'entrée de la maison pour quelques-uns ne firent pas attention au grand chauve qui terminait de coincer l'un des vêtements sur la fenêtre la plus proche de ladite entrée.

De leur coté également, Elizabeth et Jena, après avoir installé le cache sur la partie supérieure de la vitre de la grande baie vitrée, par un sac de couchage qui là encore n'obstrua pas tout mais le plus gros - et c'était le plus important, il fallait noter que les élastiques risqueraient de ne pas tenir en cas de secousses ou coups trop importants, mais puisque le but était de cacher la vue vers l'intérieur pour ne pas attirer les rôdeurs, l'objectif était atteint. Elles laissèrent place à James et Kyle de venir déposer le buffet en barricade.

Les deux femmes rejoignirent le garde-manger pour commencer à ramasser le plus de nourriture possible dans les sacs, Kyle venant un peu après pour proposer une éventuelle aide, James restait à la baie vitrée et vint observer l'au-dehors par une interstice de la barricade et ce qu'il vit faisait froid dans le dos : des morts-vivants venaient passer juste devant la porte-fenêtre, sans y prêter attention heureusement et beaucoup continuaient d'errer lentement vers l'Est alors que d'autres faisaient du surplace ou partaient dans une autre direction plus mollement. Il n'étaient guère pressés de passer leur chemin, bien au contraire.

****

Tous pourront percevoir, à présent si distinctement que les morts paraissaient à peine de l'autre coté des façades, les râles, grognements et plaintes qu'ils produisaient comme un écho se répercutant à travers chaque mur tel un vacarme infernal, de quoi terrifier les plus courageux d'entre eux et exiger, forts des hurlements parallèles et individuels de leurs instincts, de faire le plus grand silence. Maintenant, le moindre bruit, le moindre grincement, pourrait provoquer la rage des mangeurs de chair.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 31 Mar 2016 - 12:58
La douleur qui pulse dans tout son corps provoquée par le geste de Johann, quelque part elle sait qu'il ne l'a sans doute pas fait exprès que sur le coup cela a du lui sembler la seule chose à faire. Même si la brune ne comprend pas pourquoi il a agit ainsi enfin pour le moment elle ne réfléchit même pas à cela alors qu'elle sent son poing partir pour frapper le rouquin tandis qu'un vertige la prend. Elle a l'impression qu'elle va s'effondrer sur le sol, elle se voit déjà par terre mais là encore rien ne vient. Elle a loupé Johann de peu, son poing finissant dans la nuque de l'homme. Elle se retrouve figée ainsi à moitié pendue au cou du rouquin et sur la pointe des pieds sans nul doute vu la différence de gabarit entre eux deux.

Sa respiration cherchant toujours à l'aider à faire passer cette cuisante douleur, ce n'est qu'après de longues secondes que cette dernière daigne diminuer d'intensité et cesser de lui parasiter l'esprit. Melody se laisse redescendre les pieds à plat sur le sol du salon, son bras droit glissant dans le même temps jusqu'à finir par entourer la taille de Johann, son front vient de se poser en appui sur le torse de l'homme. Elle reste ainsi sans bouger pendant elle ne sait combien de temps, les yeux clos avant de lui murmurer.

- Désolée, je ne voulais pas, la douleur était plus forte que moi...


Oui c'est elle qui s'excuse alors que c'est le rouquin qui a fait l'idiot, bien que quelque part cela montre qu'elle ne lui en veut pas. D'avoir les yeux ainsi fermés et de ne pas se sentir seule, la lumière anormale, qui ne la lâchait pas depuis qu'elle a retrouvé la vue, a enfin fichu le camp laissant à ses sens tout le loisir de percuter de la situation extérieure et des râles qui roulent et se répercutent contre les murs. Un frisson glacé de peur primaire lui parcoure l'échine, son instinct se mettant à lui hurler, à lui ordonner de foutre le camp du rez de chaussée et de tout abandonner sur place. Melody termine par rouvrir les yeux et regarder Johann, le voyant aussi clairement que s'il était baigné par les rayons du soleil, elle cligne des yeux ne cherchant plus pour le moment à comprendre le pourquoi du comment avant de lui souffler à voix basse.

- On doit pas rester là, il faut qu'on monte se mettre à l'abri. Elle fronce les sourcils comme si elle se souvenait de quelque chose d'important. Ma chambre...

Melody cherchant alors à prendre la main de Johann pour l'entraîner avec elle vers l'escalier et monter à l'étage. Déjà pour mettre le rouquin à l'abri en même temps qu'elle mais aussi parce que la douleur de son bras gauche est toujours bien présente, ce phénomène dans ses yeux également et qu'elle n'a pas envie de rester seule sait-on jamais que sa vue se dégrade de nouveau ou qu'un malaise la prenne. Sans parler de la peur ressentie à ces événements et de celle se lisant actuellement sur son visage à l'écoute des zombies.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Jeu 31 Mar 2016 - 17:08
Les vêtements récupérés, Mark les pose un par un sur les deux fenêtres du salon donnant dans la cour de la baraque. Occultant les vitrages tant bien que mal, laissant bien malgré lui des trous de ci, de là, il n'y a plus qu'à espérer que cela va tromper les suppôts de Lucifer et qu'ils vont laisser le groupe en paix. L'ex mineur a déjà eu l'occasion de voir que les charognards réagissent à la vision de leur proie mais il y a forcément autre chose, l'odeur ou l'ouïe peut-être même les deux qui sait. C'est obligé sinon pourquoi ils ne se bectent pas les uns, les autres ? Parce que Lucifer les a faits ainsi en leur insufflant cette forme de vie, il leur a octroyé des moyens sacrément efficace de lutter contre les Enfants du Très-Haut, les enfants de son propre père contre lequel Lucifer s'est rebellé.

Sa tache terminée, Mark se recule et prend le temps d'observer son oeuvre avant de faire un tour visuel du salon pour repérer ce que les autres peuvent faire. Pourtant peu habitué à laisser des émotions venir l'habiter, il se rend compte qu'il devient de plus en plus nerveux à mesure que les grognements des charognards s'intensifient à lui donner la sensation que certains ont réussis à entrer dans la maison. L'homme se mordille l'intérieur de la lèvre en effectuant un nouveau tour du salon, sa main venant se placer par réflexe sur la garde de son couteau de combat persuadé qu'un rôdeur peut lui tomber dessus à chaque seconde. Se maudissant de ne pas avoir retenu plus efficacement les leçons de maniement de fusil que ses officiers avaient voulu lui inculquer à l'armée avant qu'il ne soit assigné à la maintenance des véhicules.

Les armes ! L'ex mineur cherche des yeux Jena ou James ce qui ressemble le plus à quelqu'un capable de commander actuellement alors que l'autre soit disant chef est absent et que la petite brune semble péter un plomb. Avisant James, il part vers le médecin, attirant son attention par des mouvements de la main avant de lui murmurer le plus bas possible s'il parvient à attirer son attention.

"Nos armes sont toutes restées dans le débarras, si les zombies arrivent à entrer on est foutus...Débarras que l'autre blond a condamné , on tente d'aller en récupérer ?"

Mark se tenant prêt à aller aider le toubib à ramener de quoi défendre le groupe au cas où si ce dernier pense que c'est une bonne idée. Pour lui cela en est une bien que sa véritable envie et de se carapater à l'étager pour mettre un peu de distance entre lui et les ouvertures du rez de chaussée, ce qui explique aussi pourquoi il ne se lance pas à y aller tout seul.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Jeu 31 Mar 2016 - 19:09
J’avais déposé mon arme à plat sur l’une des étagères du garde-manger, le faisceau lumineux pointant vers le mur Nord au fond de celle-ci pour diffuser un maigre halo dans la pièce close. Puis, j’avais récupéré un petit sac-à-dos stocké en compagnie du reste du matériel pour le remplir des provisions restantes, à savoir pas grand chose alors que notre groupe voyait ses rangs grossir de semaines en semaines. Passant les bretelles du sac à dos sur mes épaules, mais à l’envers, de façon à avoir le sac reposant sur ma poitrine, je l’avais ouvert et commençai à le remplir des diverses victuailles se trouvant stockées sur les étagère, à l’instar d’Elizabeth.

Une fois rempli, je l’aurais refermé puis déposé à côté de la porte du garde-manger pour en remplir un second, procédant de la même manière et le remplissant des derniers aliments, en assurant mes prises sur les divers contenants malgré mes mains tremblantes de fébrilité. Ce n’était clairement pas le moment de faire tomber quoi que ce soit au risque de rameuter cette horde massive dont les échos râleurs remplissaient chaque pièce de la maison, et de ce fait nous condamner tous à une mort certaine, qu’elle fut rapide et douloureuse ou au contraire lente et affamante.

Ce second sac à dos à empli, je l’aurais ensuite passé sur mon dos, récupéré mon arme puis désigné le premier délaissé près de la porte d’entrée à Kyle si ce dernier désirait toujours nous aider et n’avait pas été accaparé à une autre tâche. Sinon je l’aurais moi-même ramassé avant de traverser le salon en prenant garde de ne rien cogner pour ensuite monter vers le premier étage.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Jeu 31 Mar 2016 - 19:54
Le silence dû aux précautions que prenait les différentes personnes dans la pièce voisine paru presque étrange alors que la situation était des plus tendue. Elizabeth finissait de remplir le sac de course au maximum de ses possibilité sans pour autant que ce dernier devienne importable ou qu'une boite ne menace de tomber durant le transport. Le tout était de s'assurer transporter un maximum sans prendre de risque inutile.
Sous le stress et la peur roulée en boule au creux de son estomac, l'arrivé de Kyle dans son dos la fit bondir d'appréhension, menaçant par la même occasion de renverser toute une partie d'une étagère. Le coeur bondissant hors de sa poitrine, elle poussa un long soupir lorsque la lampe torche se braqua en plein visage du nouvel arrivant, dévoilant son identité, et surtout, sa nature.

Alors qu'elle reportait son attention vers Jena, voyant qu'elle s'était occupé du reste des provisions, elle appuya sur l'interrupteur de sa lampe torche, la condamnant à l'obscurité avant de prendre le pas vers la sortie, sac plein dans une main, le Uzi dans l'autre main. Elle suivrait alors de près l'autre jeune femme, escorté possiblement par celui qui l'avait effrayé et qu'elle avait à peine reconnu comme un récent arrivé, se déplaçant à pas léger pour atteindre les escaliers.

C'est en traversant le salon qu'elle entendit le râle des morts, la renvoyant aux deux précédentes expériences similaires qu'elle avait vécu et à la tension grandissante de ne pas savoir si elle allait s'en sortir. D'un bref coup d'oeil, elle s'assura que James était toujours dans les parages, et surtout que tout allait bien. Une fois fait, elle irait directement à l'étage, dans sa propre chambre déposer les affaires.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Jeu 31 Mar 2016 - 20:19
Regarder par cette vitre fut une véritable plaie, qui raviva ses craintes les plus profondes, car il doutait que quiconque ne soit pas terrifié à cette vision. Des morts et des morts, tant de morts, qui se dirigeaient pour une bonne partie vers l'Est, lentement, sûrement, pas tous cependant. D'autres changeaient de direction ou restaient sur place, c'était un vrai guet-apens et tandis qu'il reculait et lâchait le tissu du sac de couchage pour le laisser retomber après qu'un rôdeur soit passé à quelques centimètres de l'autre coté de la vitre, il prit pleinement conscience que leur survie, leurs vies, ne tenaient qu'à un fil.

Sous le coup du drame de la situation, il resta sur place à fixer cette vitre obstruée en se questionnant sur ce qui pourrait bien se passer, ce qu'ils pourraient faire et imaginer la façon sanglante dont ça pourrait tourner. Il avait d'ailleurs entendu Kyle, sans répondre, se contentant de hocher la tête distraitement. Heureusement il n'eut pas le temps de trop alimenter ses craintes que Mark, le chauve du groupe, venait l'interpeller silencieusement avant de lui murmurer des mots qui s'insinuèrent dans ses pensées et lui intimèrent une nouvelle marche à suivre, un nouvel objectif. Il prit un instant pour souffler, son regard glissant de-ci de-là avec un moment de flottement avant qu'il ne ferme les yeux brièvement pour focaliser sa concentration et ne finisse par répondre en secouant la tête légèrement, également à voix basse.

« Oui, il nous faut les armes si on doit être assiégés. »

Il regarda ensuite Mark en acquiesçant et se dirigea d'une marche légère, ployant les genoux et courbant quelque peu l'échine pour attraper son fusil resté sur le plan de travail de la cuisine d'un geste rapide, puis s'orienta vers l'entrée normalement suivi de Mark, se frayant un chemin doucement par l'arrière du canapé en barricade puis se rapprocha de la porte du couloir, venant tendre l'oreille en s'appuyant doucement sur celle-ci.

Il retiendrait sa respiration quelques instants en fixant toute son attention sur quelconque bruit qui pourrait s'entendre par-delà la porte, même faible et ne prendrait pas le risque. Si en revanche, tout semblait silencieux, il acquiescerait une nouvelle fois vers Mark pour indiquer que le chemin paraissait dégagé et réclamerait l'aide de son acolyte pour soulever et déplacer la chaise bloquant l'accès dans le plus grand silence, sans qu'elle ne touche le sol et pour la déposer au salon. Il ne faudrait pas la garder trop près, au risque de la bousculer et ruiner ce qu'ils s'évertuaient pourtant à accomplir, soit se faire invisibles à tous les sens de ceux qui rôdaient maintenant à quelques pas d'eux.

Le changement d'humeur et d'émotion était radical, lui qui un peu plus tôt s'adonnait à des plaisirs inégalables en le corps divin de sa bien aimée brune au physique, aux expressions et à la voix si parfaite, se retrouvait maintenant à risquer sa vie au moindre bruit, dans un moment de danger glacial.
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