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[Spécial] A minuit l'on dit que le diable vient - 25/02/35
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Johann Libert

Anonymous
Invité
Jeu 31 Mar - 20:57
Tout, dans la réaction de Melody, me laissait l’impression d’un petit animal blessé luttant pour se dégager, me donnant à voir la fragilité de la jeune femme alors que je n’en connaissais que la dure assurance qu’elle montrait face au monde. Même le jour de notre arrivée, lorsqu’elle apprit pour cet homme, Seth, elle ne m’était pas apparue sous un jour aussi ouvertement vulnérable. Et j’étais la cause de cette réaction. J’imaginais qu’elle avait largement de quoi me détester, pour le coup.

Quand elle chercha plus ou moins brutalement à me repousser, je n’aurais jamais eu l’idée de l’en empêcher, j’aurais très certainement fait pareil. Mais je ne m’attendais absolument pas à ce qu’elle se retourne ensuite vers moi pour y chercher refuge, et encore moins à ces mots d’excuses, tellement déplacés dans sa bouche, et auxquels je n’opposais qu’un « Chht… » doublement de circonstance alors que j’avais, après une hésitation, passé précautionneusement mon bras gauche autour de son épaule du côté valide, évitant tout contact vers son bras blessé, juste pour lui montrer que non, elle n’était pas seule, quoiqu’il arrive. Je la laissais décider du moment où elle se sentirait prête à ré affronter notre monde.

Ca aurait pu être infiniment touchant dans d’autres circonstances, si tout ceci n’était pas en train de se passer  dans un monde en déliquescence, dans une soirée où nous risquions nos vies dans ce que nous pensions être un endroit sûr, alors que les sons de la meute de morts prenaient de l’ampleur autour de nous, ce que je ne pouvais que constater et qui me glaçait d’effroi. L’éventualité de mourir enfermé dans une maison était la dernière des choses que j’aurais pu envisager, même avec une jolie brune à mes côtés. Enfin, elle bougea, ce dont je me rendis compte plus en le ressentant qu’en le voyant et je devinais plus qu’autre chose qu’elle levait la tête sur moi puis laissais échapper d’un murmure un conseil que je ne pouvais qu’approuver, acquiesçant machinalement d’un léger hochement de tête, même si il devait lui rester invisible dans l’obscurité. Je complétais ensuite d’un murmure pareil au sien.

- Oui, mais les autres…

Alors que je tentais déjà de regarder autour de moi ce que faisaient nos compagnons, ignorant alors leurs positions,  et mal à l’aise à l’idée de s’esquiver sans leur dire ni les prévenir le cas échéant, je sentis sa main venir chercher la mienne, ce que je ne pu me résoudre à ignorer et lui enserrai en retour, cherchant l’espace d’un court instant à la retenir, mais sachant que le temps n’était pas aux longs discours, me résolu à la suivre et la laissait ouvrir la marche. Je ne comprenais pas pourquoi exactement me demander de la suivre, à moins qu’elle ne se sente pas de simplement rester seule, mais je n’avais pas vraiment l’occasion d’y réfléchir, cherchant surtout à ne pas rater l’escalier.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Jeu 31 Mar - 21:03
Les nana étaient en train de remplir des sacs de bouffe quand je suis arrivé, essayant de me montrer utile dans leur tâche, j’hochais la tête simplement à la désignation muette que me fit la blonde des deux. Sans plus tarder, j'attrapais le contenant, plaçant le tout à ma main droite avant d'ouvrir la porte aux deux femmes, refermant après elles en essayant de faire le moindre bruit possible.

Je les accompagnais vers l'étage, prêt à laisser le sac là où elles me le désigneraient. Au passage, je remarquais deux des gars écoutant à la porte du couloir que j'avais barricadé. Des morts avaient réussis à entrer ? Y'avait-il quelque chose d'autre de l'autre côté ? Je préférais les laisser faire, après tout, chacun faisait son possible pour garantir la sécurité de cette maison et je supposais qu'ils étaient assez réfléchis pour savoir ce qu'ils faisaient.

Toujours à la suite des deux femmes, en désaccord total avec les règles de bienséance, qui n'avait plus aucune utilité sur le terrain en cas de conflit armé, je grimpais à leur suite, l'oreille attentif, prudent.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 31 Mar - 23:12
Tandis que les autres s'affairaient à diverses tâches, devenant plus silencieux encore en vue des râles des morts environnant et surtout, ce qui était le plus terrifiant sans doute, les ombres faibles par la nuit mais multiples de parts et d'autres des murs, reflétant les corps des rôdeurs qui venaient frôler la maison, certains se cognant contre ses murs, de quoi augmenter à un niveau critique le stress de tous à l'idée que l'un de ces coups soit en prévision d'une tentative pour entrer à l'intérieur en attirant par effet boule de neige tous les autres cadavres ;

Melody et Johann, main dans la main, furent les premiers à monter par les escaliers et durent immédiatement y aller avec beaucoup de précaution, pour cause : les marches menaçaient de grincer intelligiblement à chaque pas et il fallait se montrer aussi patient qu'attentif pour ne pas faire crier le bois de la maison.

Après eux, ce fut au tour de James et Mark, ayant convenu à voix basse de leur prochaine action, qui vinrent à pas de loup - même s'ils en étaient loin, dans l'entrée, le fusil équipé aux mains du chirurgien. Ils écoutèrent à la porte du couloir et rien ne sembla se manifester, chose qui n'était cependant pas évidente avec les bruits des morts de l'autre coté des murs. Ils dégagèrent cependant la chaise qui fut déposée au salon pour ne pas gêner le passage d'autres membres du groupe - ou le leur. Rien ne semblait se manifester de l'autre coté de la porte.

Enfin, Jena, Elizabeth et Kyle s'équipèrent avec des sacs remplis de ressources pour rejoindre l'étage, devant redoubler d'attention et de patience dans leur avancée du fait de leurs charges et de leur manque de furtivité naturelle. Ils passèrent par l'entrée où Mark et James étaient déjà occupés à revenir auprès de la porte après avoir dégagé la chaise, devant les uns et les autres se céder le passage et le faire avec précaution. Comme pour  Melody et Johann qui arrivaient en haut des escaliers à ce moment là, il fallait y aller très doucement pour ne pas faire grincer les marches.

Les râles et les plaintes devinrent plus forts, plus nombreux et plus envahissants. Dehors, c'était une véritable invasion et s'il n'y avait pas eu ces murs sans chair pour détourner leur attention, nul doute que les survivants n'auraient pas donné cher de leur peau.


Eléments scénaristiques:
 

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 1 Avr - 14:01
Johann ayant accepté de la suivre, Melody se dirige vers l'escalier devant se résoudre dès la première marche à ralentir l'allure alors qu'au fond d'elle son instinct lui gueule de courir. Ce qui serait valable si elle était dehors mais pas dans cette situation alors qu'ils n'ont aucune issue hormis celle du premier étage et où chaque bruit peut finir voir par se déverser la horde à l'intérieur de la maison. C'est pas à pas qu'elle doit progresser en évitant le plus possible de faire couiner le vieux bois sous ses pieds, une montée d'escalier lente et longue au final et pendant laquelle sa main n'aura eu de cesse de serrer celle du rouquin. Et même une fois parvenus sur le palier du premier, la brune ne le lâche pas et l'entraîne avec elle vers l'autre bout du couloir continuant à faire attention à ses pieds pour ne pas faire grincer le plancher de l'étage. Devant la fenêtre du palier, la brune fait une halte en voyant son arbalète trôné là, à l'endroit où elle a perdu la vue un peu plus tôt avant de la retrouver par miracle d'une manière totalement différente. La silhouette de l'arme se détachant du parquet malgré l'obscurité, Johann ne peinera pas à comprendre pourquoi elle s'arrête avant de lui lâcher la main juste le temps nécessaire pour ramasser l'arme et en mettre la lanière à son épaule avant de revenir glisser sa main dans celle du rouquin.

Une attitude sans doute étrange motivée par tout ce qui est arrivé ce soir de son côté, une attitude qui ne lui ressemble pas du tout, elle qui a toujours l'habitude de tout faire seule et qui n'aime pas compter sur qui que se soit pour quoi que se soit. Si seulement son frère était là elle n'aurait pas eu à montrer son côté fragile, cette part d'elle qu'elle refuse à dévoiler, lui aurait su les choses sans même avoir besoin de la regarder ou de lui parler. En comparaison elle préfère largement être vue en petite tenue ou encore moins que de laisser à quelqu'un l'opportunité de la voir l'âme à nue. Hors bien malgré elle, Johann vient d'avoir cette opportunité, tout comme Elizabeth juste avant lui, enfin le rouquin ne doit sans doute pas comprendre pourquoi elle donne l'air d'avoir autant besoin de lui et de sa présence près d'elle. Se demandant également un bref instant pourquoi James n'est pas venu la voir une fois que Liz est allé aider les autres, ne lui a t-elle rien dit ? Ou ne l'a t-elle pas trouvé ? Ou encore le médecin est-il trop occupé ?...

Toujours est-il qu'une fois l'arme de jet à son épaule et sa main ayant retrouvée celle de Johann soit le tout en quelques secondes, elle l'emmène dans sa chambre qui est à deux pas de là. Avant de rejoindre son lit pour enfin murmurer à Johann en le lâchant.

- Croc-Blanc doit être par là.

Puis de vouloir chercher partout dans la pièce dans quel recoin l'animal se trouve, le localisant avant même d'avoir besoin de le faire en entendant un léger couinement montant de sous le lit de la brune qui se met à genoux pour parler au louveteau afin de le faire sortir de là. Ce qu'il daigne faire au bout d'une bonne minute, Melody se relevant pour s'asseoir sur son lit et prendre le bébé loup près d'elle en le hissant sur le lit pour le réconforter. L'animal ayant déjà eu à faire avec Johann, il ne se formalise pas de la présence de l'homme près de sa mère adoptive et se laisse rassurer sans opposer de résistance. Même si en parallèle Melody demande à Johann de rester près d'elle, un quelque chose de presque suppliant dans la voix en le faisant.

Difficile de dire précisément comment les choses se déroulent ensuite mais si Johann interroge Melody sur le pourquoi du comment elle veut qu'il reste, elle lui expliquera ce qu'elle a vécu juste avant, lui expliquant la perte de sa vision et dans quelle circonstance ainsi que tout le déroulement des faits. Hésitant à mentionner sa vue retrouvée et le phénomène lumineux dans son regard avant de finir par le lui dire. Son esprit ne parvenant pas à trouver d'explication logique et rationnelle et encore sous le choc de cela mais aussi de la horde à l'extérieur, Melody trouvera de nouveau refuge dans les bras de Johann sans vraiment lui laisser le choix même si bien sûr il pourrait toujours partir et s'éloigner. Nul doute que s'il lui en laisse l'occasion, elle terminera la nuit dans ses bras même si le sommeil refusera de venir devant son esprit essayant de rationaliser les faits et de les comprendre.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 1 Avr - 20:13
Mark et lui avaient pu déplacer cette chaise sans alerter toute la horde, ce qui soulagea le chirurgien. Pour autant, gardant la main sur son fusil, il était loin d'être rassuré. Dehors c'était toujours le chaos, les morts se plaignaient et la pression psychologique qu'ils exerçaient sur cette maison où quelques survivants étaient piégés, espérant seulement ne pas attirer leur attention, était conséquente. Il pouvait sentir la sueur s'écouler de son front, s'efforçant de maintenir une respiration aussi calme et discrète que possible, revenant s'assurer qu'il n'y avait toujours pas de bruit.

Sans parler, il se retourna pour faire signe de tête à son compagnon de survie de tenter une entrée dans le couloir, mais ils furent interrompus par le trio de Jena, Kyle et Elizabeth, sa bien aimée qu'il observa monter avec les autres, sachant que Melody et Johann les avaient devancé. Cela voulait dire qu'ils montaient tous à l'étage pour se mettre à l'abri avec des sacs pleins, de provisions sûrement, ce qui le rassura sur le fait qu'ils étaient un peu plus en sécurité, si l'on considérait une quelconque forme de sécurité dans cette situation catastrophique. Cela voulait aussi dire qu'il ne restait que lui et Mark à errer ici dans un but discutable en terme de survie, car si ces armes seraient certainement déterminantes une fois en haut pour un éventuel - dernier - combat, pour le moment ils prenaient de nouveaux risques qui pourraient signer leur débâcle plus vite et plus sûrement.

Dans cette optique, il prit le temps avant de se lancer, il tentera d'ouvrir la porte et de s'y engouffrer avec Mark. Si rien ne se trouvait dans le couloir, soit que les rôdeurs n'étaient pas entrés dans la maison par un accès ou un autre, il se dirigerait avec lui dans le débarras pour récupérer deux Heckler & Koch MO5/40 et deux Machettes de survie, s'encombrant les bras à l'excès en se retirant toute capacité de défense en cas d'urgence, et retournera au couloir pour sortir de là avec toutes les précautions du monde, s'assurant que son collègue suivait bien. Il aurait ensuite laissé tout cela dans les escaliers en prenant son temps pour les déposer une par une arme, puis se chargera de réinstaller la chaise qui coincerait la porte.

Si et si seulement il était parvenu à tout cela, il pourrait récupérer les armes et grimper méticuleusement les escaliers en regardant ses pieds et les marches, pour monter enfin et rejoindre sa chambre larguer tout ça sur le lit. Son dernier objectif sera de trouver Elizabeth pour la convaincre de déplacer les deux meubles près de la porte de la chambre et faire barrage dans l'escalier. Si le rez-de-chaussé devait être envahi et si tout était perdu, il n'avait pas l'intention de laisser ces monstres le dévorer et surtout dévorer sa dulcinée sans se battre. Les armes qu'il avait récupéré resteraient dans leur chambre, pour pouvoir les distribuer rapidement à proximité des escaliers en cas d'invasion, pour le reste, il aura amené sa bien aimée dans la chambre pour s'y enfermer avec elle et souffler, ne serait-ce qu'un moment. La suite ne sera plus rythmée que par l'attente interminable et disons-le, terrifiée.

Il aura tout de même prit soin après un court moment d'aller voir du coté de Melody, comme promit, afin de s'assurer de son état et constater que rien ne semblait différent, sauf contradiction ?

Mark Logan

Anonymous
Invité
Ven 1 Avr - 20:44
Mark est allé chercher James qui trouve que c'est une bonne idée, bon au moins il ne prend pas le risque d'y aller tout seul, enfin rien ne dit qu'il l'aurait au final, trop de données et de paramètres à prendre en compte. Enfin voilà ils y sont après avoir traversé le salon et ôté la chaise installé par la blondinette pour la reposer dans le salon le plus délicatement possible. Devant laisser passer Elizabeth puis Jena et la blondinette justement qui gagnent ou regagnent l'étage, cela ne l'étonnant pas de voir Kyle agir ainsi au final. Mais pour le moment il a d'autres chats à fouetter.

Laissant le soin au médecin d'ouvrir la porte avant de s'engager à sa suite dans le couloir, restant à l'affût du moindre bruit suspect tout en gagnant le débarras. Si rien ne venait les déranger l'ex mineur finira tout comme James dans les stocks de ce que l'on peut appeler une armurerie aussi mini soit-elle. Embarquant avec lui 2 Heckler & Koch MO5/40 également mais préférant s'encombrer pour le reste des boites de munitions petit calibre. Pour ensuite retourner dans le couloir puis le salon à la suite de James mal à l'aise de ne pas pouvoir se défendre au cas où mais ils n'ont pas le choix et doivent compter sur les barricades sommaire qu'ils ont mises en place. La chaise ne demandant pas deux personnes pour être remise en place, Mark laisse James le faire, assurant la prise des armes et des boites de munition dans ses mains.

Et si les deux arrivent bien à tout faire, Mark finira par regagner l'étage à la suite de James prenant moult précautions pour ne pas faire craquer le bois sous ses pieds. Et enfin une fois en haut, il aura déposé les armes à côté de celles ramenées par James avant de regagner son coin nuit dans le dressing. Restant à l'écoute du moindre bruit suspect en provenance du rez de chaussée, priant pour qu'ils n'aient pas à se servir des armes qu'ils ont ramenés avec eux.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 1 Avr - 20:49
Lentement, avec précaution, Elizabeth avait glissé ses pas en direction de l’escalier, carrefour de rencontre de visiblement tous les habitants de cette maison. Si certains avaient commencé à grimper avec prudence, l’escalier de bois n’offrant aucune seconde chance en cas de maladresse, d’autres avaient choisis de bifurquer vers le couloir, dégageant la sommaire barricade qui retenait la porte avant qu’ils ne s’engouffrent à l’intérieur.

Avant que le visage et la silhouette de James ne s’efface à sa vue, la jeune brune échangea un regard avec lui, à la fois inquiet et interrogatif sur ce qu’il faisait. Mais la raison la poussa à éviter de se poser trop de questions, le laissant faire, et surtout, lui accordant sa confiance sur la légitimité d’un tel acte. Elle le savait raisonnable, surtout depuis qu’ils avaient mis les choses au point sur leur relation, il ne ferait rien de dangereux si ça n’en valait pas la peine. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’est lui offrir cette liberté de ne pas tenter de mettre des bâtons dans les roues de ses décisions. Il n’avait besoin que de son soutient.

Sans tarder davantage dans cet espace restreint, surtout au regard des personnes qui attendaient derrière elle, elle s’aventura sur les marches à son tour, escaladant chacune d’elle avec une infime discrétion, favorisant le long du mur plutôt que le milieu de marche pour évitant d’éprouver le bois. Un simple grincement, un simple écho plus haut que l’autre, et les murmures déjà terrifiant se transformeraient en un brouhaha sauvage, escorté de cri, de peur, de sang, de mort…

Retenant sa respiration, elle symbolisait chaque étape comme une roulette russe, le barillet d’un revolver, une balle solitaire, et le mécanisme relancé à chaque tir raté. Ce n’est que lorsqu’elle parvint enfin en haut des marches qu’elle se permit de souffle longuement, profondément, relâchant la pression qu’elle s’était assigné sur ses épaules ; cependant, rien n’était joué. Si elle avait réussis à atteindre l’étage supérieur, elle croisait les doigts pour qu’il en soit de même pour ceux qui allaient la suivre de près.

Sans perdre de seconde, elle aura été déposé le sac à provision dans sa chambre qu’elle partageait avec James, abandonnant ce dernier contre un mur avant de revenir sur ses pas, veillant au retour de son aimé, arme toujours au poing au cas où.

S’il parvenait à l’atteindre sans contre-temps, elle viendrait serrer brièvement sa main avant d’acquiescer à sa demande, allant lui prêter main forte vis-à-vis des deux meubles qui pourraient servir à faire barrage en cas d’intrusion.
Combien de temps auraient-ils à attendre cette fois avant d’espérer pouvoir respirer à nouveau ? Comment allaient-ils s’organiser si nombreux dans un lieu si petit. A coup sûr ils devraient partager les dortoirs et se serrer pour que tous soit au minimum de confort. Tant qu’elle restait avec James, rien ne lui importait au final. Ni confort, ni luxe.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Ven 1 Avr - 21:01
Je suivais Melody qui refusait obstinément de me lâcher, ne me demandant même plus le pourquoi du comment, désormais plus à l’affût du moindre bruit, du moindre couinement du bois, du moindre grincement sous nos pas alors que nous abordions cet escalier, cette dizaine de marches dérisoires, cette étape entre eux et une certaine assurance offerte par l’étage, assurance que ces saletés ne pourraient nous y rejoindre facilement, que l’endroit pouvait aiséement être gardé…

Tous mes sens en alerte, je n’osais même plus respirer durant cette étape interminable, devant en plus m’adapter à elle, à son rythme, chaque son à peine esquissé en provenance de la maison semblant résonner comme la cloche d’une église, me semblant être une balise. « Ici, ils sont ici, les vivants ! ». Voilà à quoi je pensais. Pouvaient-ils nous localiser au bruit ? A la vue ? A quoi fonctionnaient les morts ambulants ? Le pire était de ne pas savoir.

Enfin, le palier, la délivrance, et toujours cette main chaude dans la mienne, sensation oubliée, perdue, étrangère, jusqu’à ce qu’elle s’arrête et ne coule hors de ma poigne puis que sa silhouette se baisse sur l’arme que je reconnu par sa forme, l’arbalète, luisant doucement à l’éclat de la nuit. L’arme indissociable de la femme. Que c’était-il donc passé pour qu’elle l’abandonne là dans un moment pareil ? Avant que je puisse esquisser le moindre geste, elle l’avait récupéré, sachant visiblement où la trouver, et sa main retrouva le chemin de la mienne, sans daigner me laisser d’autres choix que celui de la suivre encore.


Malaise léger, impression de ne pas devoir être là, alors que j’entends le murmure qui recherche le louveteau. Je reste près de la porte, guettant à la fois le couloir derrière nous et la chambre devant moi, ne sachant trop ce que je suis sensé faire. Je ne peux décemment cesser de m’inquiéter pour Melody, et d’un autre côté ce n’est pas la Melody que je connais. Ce n’est pas de moi dont elle a besoin, c’est de quelqu’un en qui elle a confiance, ou du doc, je ne sais toujours pas ce qui lui est arrivé, ni si c’est passé. Le couinement du louveteau m’arrache à mes pensées. Elle l’a déposé sur le lit.

J’étais prêt à ressortir sur le palier, chercher James, ou n’importe qui d’autre que moi pour tenir compagnie à la brune, mais à ce moment elle m’interpelle, de ce murmure qui me force à tendre l’oreille, ce ton qui me serre le cœur et paraît presque m’implorer de rester,  moi qui ne suis qu’un quasi inconnu pour elle, ce qui me laisse bien voir à quelle point elle doit être marquée par les derniers événements, si elle a tant besoin que ça d’une présence. Je repousse la porte, à peine, m’approche du lit et, bien forcé pour l’entendre sans devoir hausser la voix, m’asseye sur le bord du matelas, le louveteau entre elle et moi, osant une caresse de son poil dru alors qu’il se laisse faire, méfiant tout de même, mais rassuré par sa présence à elle.

J’ose enfin poser la question que je retenais, je veux comprendre, que s’est-il passé ? Je pourrais aller demander de l’aide vers les autres, je lui propose, mais elle m’en retient, m’explique. J’écoute le récit murmuré sans un mot pour l’interrompre, et sans cesser d’écouter tous les sons qui proviennent de la maison et du dehors surtout, mon attention partagée entre son récit et les râles lugubres qui nous entourent. Je comprends mieux, j’essaie de comprendre, de me mettre à sa place, déboussolée, terrorisée, et me sens encore plus coupable de mon intervention mais en même temps, rassuré de ne pas l’avoir laissé seule à ses angoisses du moment.


Je n’ai pas de réponse à ses inquiétudes, l’irrationnel semble bien s’être impliqué dans nos vies, mais à ce point, ça me dépasse complétement. A défaut de réponse, d’hypothèses, je ne peux lui offrir que ma présence si ça peut l’aider d’une quelconque manière, oubliant la femme, la cheffe, dont je me méfiais encore, ne voyant plus que la jeune femme du moment, fragile, dans le doute, ayant vu ces deux aspect de la personne et ne l’en appréciant que plus, j’ai l’impression d’avoir rencontré la vraie Melody dans ces deux parties d’elle-même.

Elle s’immisce entre mes bras, le louveteau se dégageant dans nos dos en en oubliant de couiner, ce dont je le remercie, et je ne me sens pas de la repousser, même si je pourrais, je me dis que je devrais, je refuse de prendre le risque de m’attacher à quiconque, comme je refuse qu’elle se laisse aller à un mouvement de faiblesse qu’elle va regretter, mais comment lui refuser ça ? Comment me refuser ça… Un simple contact de réconfort, chaleur partagé, tout être humain a besoin de ça. Je me mens en ne voulant pas le reconnaître. Et puis…Sa présence me trouble, je ne peux pas non plus me mentir là-dessus, sans pouvoir identifier en quoi.

Elle a glissé sur le lit, le louveteau dans les bras, et je suis resté. Toute la nuit, éveillé, tombant parfois dans un demi-sommeil plus que léger, écoutant tour à tour sa respiration à elle, bien vivante, et les grognements des morts qui ne semblent pas vouloir cesser, l’esprit embrumé à force d’être aux aguets de tout et rien, oubliant le reste de nos compagnons, d’un geste si quelqu’un vient, ou d’un mot murmuré, leur assurant qu’elle va bien, ou leur faisant signe de s’en aller. Je veille, c’est tout ce que je peux faire pour elle, pour la fin de cette nuit.


Le reste du temps sera interminable.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Ven 1 Avr - 21:25
J’avais suivis le groupe dans leur démarche de grimper au premier, sac toujours en main, et croisé les autres sur le palier de la porte d’entrée, derrière le canapé qui continuait de barrer cette dernière. J’avais bien remarqué la démarche des deux types retirant la barricade fragile que j’avais posée contre la porte, et j’étais tenté d’aller les voir à ce propos, mais ils n’avaient sans doute pas besoin de moi.
J’avais pour le moment une mission, et je n’étais pas du genre à m’en écarter avant qu’elle ne soit bien accomplie, aussi mineure ou étrange fut-elle. C’est pourquoi j’avais grimpé les marches à la suite des deux femmes, glissant mon regard vers la brune, mais surtout vers la blonde, ne remarquant au final qu’à l’instant sa tenue et les formes bien dessinées de son fessier qui jouaient avec les ombres de l’obscurité maintenant presque omniprésente, et dansaient près de la limite basse du grand pull qu’elle avait enfilé.

J’avais suivis son mouvement, appréciant cette vue qui s’imposait à mon regard par quasi-inadvertance, en toute simplicité, sans que cela ne m’obsède ni n’altère la gravité de la situation. J’aurais déposé le sac là où la dénommée Jena l’aurait demandé, supposant qu’elle coordonnait au moins cette partie des préparatifs de replis.

J’aurais par la suite porté mon assistance là où il était requis. Dans le déplacement des meubles en barrière en haut des escaliers, dans l’agencement des affaires, dans le soutient s’il en avait fallu pour quelques raisons. J’aurais également été prendre des nouvelles de Melody, dont j’aurais entendu la rumeur d’une certaine blessure, cherchant à m’assurer qu’il n’y avait rien de grave, à savoir si elle avait besoin de moi ou d’autre chose.
J’aurais sans doute d’ailleurs remarqué la présence à ses côtés de mon colocataire de tente, me questionnant au passage sur le genre de relation qu’ils pouvaient bien entretenir avant de retourner à des préoccupations plus urgente.

S’il en avait eu besoin, je me serais porté volontaire pour surveiller le périmètre, via les différentes fenêtres de l’étage ou en haut des marches, écoutant, silencieux, immobile, la progression des ennemis à l’extérieur.

Et si la tension arrivait à retomber, si les circonstances m’en avaient laissé le temps, j’aurais tenté d’échanger quelques mots avec la petite blonde du groupe. Elle me rappelait Kat, physiquement. Je ne savais pas vraiment ce que j’espérais, et au fond j’aurais sans doute trouvé la démarche culottée, mais j’avais depuis des années reléguées la bonne conduite au fond d’un tiroir verrouillé, et égaré la clé.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Ven 1 Avr - 22:11
Dès la sortie du garde-manger, accompagnée d’Elizabeth et de Kyle, j’avais entrepris de traverser le salon en tâchant de marcher le plus précautionneusement possible, posant mes azurs sur le chemin que j’empruntais, bénéficiant malgré moi du pas bien moins lourd de mes pieds nus pour atténuer le bruit de chacun de mes enjambées. Parvenue dans le hall d’entrée, j’avais avisé James et Mark, affairés à je-ne-savais-trop quoi faire avec la porte menant vers le couloir, sans m’en inquiéter pour autant. Du peu que j’avais pu en voir, le chirurgien avait su lui aussi prendre le leadership et l’initiative dans cette situation plus que tendue, palliant aux absences de Samuel et Melody, et je n’allais pas chercher à m’enquérir du pourquoi ou du comment de ses agissements à venir ; et surtout pas à quelques pas de la porte d’entrée qui nous séparait d’une horde compacte.

Si j’avais cru comprendre, par le biais d’Elizabeth, que la chasseuse avait eu quelques problèmes, je n’avais cependant aucune nouvelle de Samuel, ni de quelques autres du groupe. Des questions que je chassais bien rapidement, l’urgence de notre situation se trouvant désormais tout autre, et foutrement plus caractérisée par les nombreux râles provenant de l’extérieur et résonant jusque dans mes os, à les faire se glacer d’effroi.

Lentement, longeant le mur intérieur de l’escalier, j’avais grimpé les marches une-à-une sur la pointe des pieds, sentant une longue traînée de sueur froide courir le long de ma colonne vertébrale alors que mon cœur cognait contre ma poitrine, boosté par la trouille toute fondée de causer le moindre bruit de trop et déchaîner la hargne vorace de tous ces morts ambulants. Le sort de la Chevy et de son voleur se trouvaient maintenant bien loin de toutes mes préoccupations, même si je ne pus m’empêcher d’avoir une pensée presque reconnaissante à l’égard de cet homme dont le larcin nous avait éveillé et prévenu de l’approche de cette tempête carnassière.

S’il n’avait pas commis cet acte à notre encontre, à ce moment très précis, je n’aurais pas donné cher de mon existence, ni de celles de Kyle ou Johann que l’infime épaisseur d’une toile de tente n’aurait su préservées. Le cœur palpitant de stress, les membres fébriles et l’angoisse vissé aux tripes, j’avais finalement réussi à atteindre le palier du premier étage sans susciter de grincement particulier - ou plus accentué - de la volée de marches ainsi gravies ; et ce fut avec un profond soulagement que j’allais par la suite déposer mon sac à dos rempli de nourriture à côté de celui d’Elizabeth, dans leur chambre à l’atmosphère froide, mais malgré tout légèrement imprégnée de l’arôme musqué de leurs ébats.

Puis j’avais regagné le couloir du premier étage, mon arme toujours en main, lampe éteinte, pour finalement m’accouder sur la rambarde qui dominait l’escalier et la porte d’entrée. Avec une certaine gratitude, j’avais salué l’initiative de James et de Mark à rapporter quelques armes supplémentaires, comprenant soudain l’intérêt qu’ils avaient tous deux portés à la porte du couloir quelques instants plus tôt. Si les morts venaient à pénétrer à l’intérieur de notre demeure et forcer leur siège macabre, nous aurions au moins de quoi retarder la venue de notre dernier souffle, à défaut de pouvoir la contenir.

Un peu de mobilier fut préparé, probablement en vue d’être jeté en ultime recours dans la descente d’escalier si l’enfer venait à s’abattre sur nous ; mais fort heureusement, les morts n’avaient pas l’intelligence cognitive nécessaire pour comprendre qu’une porte barricadée trahissait la présence d’un festin aussi craintif qu’expectatif.

Et si la situation se voulait à stagner dans sa tension maintenue, tous mes sens aux aguets et surtout mon ouïe à l’écoute du chant des morts, j’aurais fini par partir m’enquérir de l’état de chacun, notamment de Melody, échangeant quelques mots, voire plus, murmurés avec crainte avec ceux qui en auraient ressenti l’envie ou le besoin ; histoire de laisser le temps filer en attendant que l’armée des morts n’ait la même idée.
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