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Retrouvailles inespérées - 21/02/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 2 Avr - 21:15
Melody a dit ce qu'elle avait à dire pour que la situation reste calme avant de se faire repousser par un médecin qui visiblement ne l'entend pas de cette oreille et en réponse à ce qu'il lui dit ensuite, il n'obtiendra en retour qu'un long très long soupir mêlant déception et désappointement. Oui visiblement James n'a rien compris au pourquoi du comment et l'accuse maintenant de tout les maux mais qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre et surtout sur le coup elle n'a aucune envie de s'expliquer alors que Jena est à deux pas d'elle. La situation est telle que même elle pourrait partir en vrille là et il est hors de question que cela en arrive là et tant pis si le toubib la déteste pour le coup, elle aura peut-être l'occasion de lui expliquer en tête à tête les choses qu'il a mal comprises. Ou peut-être pas, elle n'en sait strictement rien mais est-ce que cela serait si grave qu'ils n'en reparlent pas ? Non, elle sait qu'elle a agit comme il le fallait et qu'elle n'a rien à se reprocher. Quant aux propos de la seconde brune c'est un peu l’hôpital qui se fout de la charité sur ce coup là vu ses manies de toujours rester à l'écart et Melody se souvient bien de ce qu'elle avait pu dire les quelques fois ou Liz avait daigné s'exprimer.

Alors que les deux s'éloignent, Melody ne cache pas sa déception, elle qui commençait à apprécier James et qui le lui a dit il y a à peine une minutes ou deux. Elle a dû se tromper sur lui en fin de compte, il n'est peut-être pas comme elle l'avait pensé après leur sortie chasse. Finissant par leur gueuler avant qu'ils ne soient hors de portée de voix.

- Au fait ne soyez pas surpris il y a des nouveaux venus.


Et elle ne sait pas où ils ont bien pu aller se planquer les trois venant de la ferme et l'autre Vagabond mais mieux valait les prévenir avant que le duo ne pense que quelque chose ne tourne pas rond. Bien que le Vagabond ne tourne pas rond tout court, non là elle est méchante en pensant cela alors qu'elle n'a fait que l'apercevoir et n'a pas encore eu l'occasion de lui parler.

Le temps qu'elle tourne le dos et Johann et Jena se mettent à s'en prendre l'un l'autre, le rouquin lançant les hostilités. Et merde ! Melody l'avait pas vu venir celle là mais elle sent que Jena ne va pas laisser passer ça comme ça. Et bingo c'est ce qui arrive, c'est vraiment pas la journée et après James a fait celui qui ne pigeait rien et maintenant qu'il n'est plus là, il y a une jolie démonstration de ce qui arrive quand on titille Jena : une vérité cash et crue qui peut faire péter un câble à n'importe qui. Et cela la brune est bien placée pour savoir ce que cela peut donner, elle l'a vécu quand Jena lui avait annoncé la disparition de Seth, cela lui avait fait extrêmement mal sur le coup mais avait au moins eu le mérite de l'empêcher de faire une connerie.

La chasseresse regarde Johann et Jena tour à tour pendant que son louveteau vient se remettre dans ses jambes en entendant ces éclats de voix.

- Johann...Jena...Arrêtez-vous...

Avant qu'elle ne se passe à nouveau une main sur la figure, elle pourrait s'en mêler et empêcher que les choses tournent mal mais là elle en a plein le cul de tous autant qu'ils sont.

- Oh et puis merde ! Si vous me cherchez, je serais dans la maison à l'étage.

Melody tournant alors les talons pour repartir lampe en main vers la maison, devant se stopper un peu avant la porte d'entrée pour attendre son bébé loup qui a une envie pressante de dernière minute avant qu'elle ne s'engouffre avec l'animal à l'intérieur direction l'étage et son lit. Elle a besoin de repos, de se remettre de la journée et plus encore d'essayer de récupérer des forces pour guérir plus rapidement, les prises de tête, les remises en question et le reste, il fera jour demain. Une fois sur son lit pourtant elle ne peut s'empêcher de ressasser les choses avant que son esprit n'occulte tout ça pour ne penser qu'à Matthew, finissant par s'endormir ainsi.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Dim 3 Avr - 18:41
Les mots partaient en tous les sens. Ca valait mieux que les balles, mais ça ne faisait pas forcément moins mal, chacun accusant l’autre de n’avoir rien compris. Chouette ambiance. Ce n’était pas comme ça que c’était censé se passer, pour sûr. Je comprenais très bien que James et Liz n’aient pas la volonté d’aller plus loin dans l’explicatif qui menaçait de se changer en dispute générale, ils venaient de se retrouver, leur seule envie devait d’être seuls quelque part. Je rendais son salut à Liz d’un vague geste de tête et les regardais s’éloigner quelques brefs instants, avant que Jena ne me balance sa réplique en plein dans les dents, à défaut d’une beigne. Je n’étais certes pas le dernier à blâmer non plus, si je voulais éviter ça j’aurais dû me taire, je le savais, mais bon… Depuis que j’étais arrivé il n’y avait jamais eu de bon moment pour soulever le point du self-défense. Alors pourquoi pas maintenant, hein ? Et voilà que Madame me parlait maintenant de sentimental ! C’était pas possible avec elle, d’avoir une seule idée à la fois, non, fallait qu’elle mélange tout ! On parle pratique, elle me sort émotion ! Mais qu’est-ce que ça venait foutre dans le thème, ses états d’esprit ?! Et depuis quand elle se préoccupait de celui des autres ?

Bien sûr que j’entendais très bien ce qu’elle me disais, et j'aurais pu d’autant mieux le comprendre si c’était pas dit de cette manière et surtout, si elle venait pas de m’agripper par le col, ce que je ne supportais pas ; ça me hérissais le poil, c’était instinctif, ce genre de geste de menace je ne le prenais jamais à la légère ; d’un réflexe, je venais lui repousser le bras de ma main gauche, enserrant son poignet dans ma main et d’un léger mouvement de torsion, la forçait à libérer sa priser quitte à lui faire mal si nécessaire, si l’envie lui venait de résister, avant de m’éloigner d’un pas en arrière en relâchant son bras. Le geste, plus que ses derniers mots qui pourtant m'avaient piqués au vif, c’était le truc de trop. De quelle droit elle jugeait constamment les autres, elle me jugeais, elle nous jugeais tous, tout le temps ! Je n’avais même plus envie de m’énerver, la colère ne sortais pas, je n’avais qu’une envie, que tout ça s’arrête. Alors je lui balançais tout ce qui me venais en tête, comme ça, d’un ton retenu, sans élever vraiment la voix, furieux contre elle, contre moi, et trop las pour m’emporter réellement. Je ne me rendis même pas compte que Melody s’était barrée, elle aussi, son louveteau dans les pattes.

- Mais qu’est-ce que tu crois ? Que t’es la seule à pouvoir nous sauver tous ? Que sans toi on est incapable de s’en sortir ? Putain, Jena ! Regarde autour de toi ! (j’agrémentais en lui désignant ce qui nous entourais d’un grand geste de bras) T’es pas le messie, personne t’as rien demandé ! JE t’ai rien demandé ! Arrête de faire comme si t’étais responsable de tout et tout le monde, ok, tu l’es pas ! Tu-l’es-PAS !

Je me permis le temps d’une profonde inspiration pour récupérer le fil de mes pensées et c’est encore plus calmement que mes mots continueraient de se délier face à elle. Je sentais que je virais sur le fil, que j’avais envie de tout envoyer chier, de craquer, là maintenant, mais je le ferais pas. Pas devant elle. Alors je serrais les poings pour faire ce qu’on attend d’un mec, qu’il craque pas. Ma fierté, c'était tout ce que j'avais réellement à moi, j'allais pas la brader devant elle, quand même !

- T’as aucune idée de ce que j’ai envie ou pas, Jena. Aucune ! Tu crois peut-être que ça me fait plaisir d’être là, dans vos pattes ? Ca fait à peine 3 semaines que je suis revenu je sais même pas comment et je sais pas d’où, j’ai un putain de blanc de plus de 6 mois dans ma vie, tu peux imaginer ça ? Tu crois vraiment que j’avais envie de revenir ? Personne m’a demandé mon avis avant de me renvoyer dans ce merdier…

Pour ce qu’on y voit encore, mon regard reste rivé sur elle, j’ai vu le sien empli de larmes tout à l’heure qui déboulaient en perles sur ses joues, je ne lui ferais pas le plaisir de voir que j’en suis pas loin en repensant à cette vie d’avant la catastrophe impossible à récupérer, impossible à revivre, à cette délivrance qu’on m’a refusé.

- J’étais quelqu’un de normal avant, j’ai pas eu ta « chance » d’être armé pour ce putain de monde qui tombe en miette, j’ai pas eu le temps de m’y faire comme toi, c’est trop te demander que te dire que j’ai peut-être besoin d’aide sur le sujet ? J’suis désolé pour Jian et pour ce que t’as dû faire, je peux seulement imaginer et crois moi, j’suis pas sûr du tout que j’en serais capable, c’est vrai, mais t’es ni ma mère ni ma nounou et j’ai besoin d’aucun des deux, je veux pas être un fardeau, tu pige ? Je veux pas que tu sois responsable de moi ni de quiconque, si je pouvais je me barrerais d’ici et t’aurais pas à me subir, mais c’est un peu hors de question, alors va falloir faire avec, même si ça te plaît pas…

Nouvelle pause. Trop courte pour la laisser commencer une phrase, que je couperais de toute manière si elle s’y lançait. Je ne sais plus trop à quoi j’en suis, ni pourquoi on en est arrivé là.

- Je sais même pas pourquoi j’te balance ça… merde, Jena, je peux pas changer ce que t'as fait et j'te jure que je prends pas ça à la légère... mais j’te souhaite jamais de vivre ce qu’on a vécu… On en a tous bavé, bordel, on est tous sur le même putain de bateau...

Vidé, l’esprit embrumé, j’avais pas envie de continuer comme ça le restant de ma nuit. J’en avais marre des prises de tête, même si j’en étais partiellement responsable. Le pire de tout ça, c’est que je pouvais pas en vouloir à Jena. J’aurais pas voulu échanger ma place contre la sienne, pour rien au monde. Mais… il fallait vraiment qu’elle apprenne la diplomatie.

Bon, moi aussi, je le savais bien que j’étais une foutue sale tronche, mais quand même.

-  T’es pas responsable des gens, met-toi bien ça dans la caboche… Si on crève, c’est pas ta faute, te crois pas obligé de... ...Bref. Bonne nuit quand même.

J’avais pas fini ma dernière phrase que je lui tournais déjà le dos pour partir en direction de la maison, lâchant un geste de main dans le vide en guise de salut ; je me démerderais bien pour trouver un coin inoccupé pour la nuit. Je verrais demain pour une installation un peu plus correcte. Et je prenais note mentalement d’éviter de côtoyer Jena si je n’étais pas complétement en forme, sinon ça allait encore déraper. Je savait que j’étais pas fait pour vivre en groupe…

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Lun 4 Avr - 17:34
La main de Johann serrée autour de mon  poignet, il ne lui avait pas fallu beaucoup d’efforts pour me faire relâcher ma prise car le geste, tout agressif était-il, n’avait pas pour finalité d’aller plus loin. Ramenant ainsi mon bras, le laissant s’éloigner d’un pas en reculant, je ne maintenais avec lui qu’un contact visuel, le laissant répondre à mon agression verbale. Toujours fébrile de cette colère qui, si elle avait commencé à s’extérioriser par des mots tranchés, n’en restait pas moins très contenue. Une colère qui ne trouva qu’un répondant bien plus calme, ou du moins tout aussi contenu alors que les mots du rouquin quittaient ses lèvres, dans ce qui me semblait être une étrange confession.

Je comprenais son désarroi de l’instant, la saturation qui avait dû le submerger depuis. Et je devais bien admettre que non, je n’osais pas m’imaginer ce qu’ils avaient pu vivre, chacun d’entre eux, dans leur période de non-vie justement. Tout simplement parce que cela me renvoyait encore plus durement à la réalité que j’avais eu à affronter durant ces six mois dont il ignorait tout. Son regard, son désarroi, sa frustration, sa colère. Autant de sentiments qu’il réveillait en moi, tous ces souvenirs douloureux quand un homme froid, implacable et déterminé s’était tenu là, à ma place et moi à celle de Johann. Quand il martelait ses mots et ses vérités que je refusais d’entendre, de comprendre, jusqu’à frapper mon esprit et le contraindre à embrasser cette réalité, dépassant mes barrières.

Il n’y prenait aucun plaisir, n’en tirait aucune satisfaction. Il se contentait de prendre ses responsabilités, défendre et protéger, assumer le rôle qu’il s’était choisi et le jouer jusqu’au bout. Jusqu’à ce que je puisse, à mon tour, vivre ses cauchemars, sursauter dans mon sommeil ou vomir mes tripes au pied d’une bouche d’incendie, le visage blême et couvert de sang coagulé, d’éclats d’os et de cervelle, le tout se mêlant à mes larmes. Un traumatisme dont on ne se remettait jamais vraiment, comme une profonde blessure. On apprenait simplement à vivre avec, à s’en accommoder parce qu’il n’y avait pas d’autre choix, sinon celui de mourir. Ce n’était qu’une leçon de vie, une de celles que l’on refuse d’apprendre, mais qui finit par s’imposer à nous.

Un comportement, un rôle, que je me donnais aujourd’hui, face à lui, à eux ; quoi que Johann puisse en penser et en dire dès maintenant, car c’était un rôle dont personne ne voulait vraiment, aussi bien celui qui le portait que ceux qui le subissaient. Il ne m’avait pas fallu bien longtemps pour déceler le manque d’unité de ce groupe, malgré qu’ils soient tous liés par le même destin, la même tragédie. Chacun opérait dans son coin, collaborait par défaut ou par dépit, sans aucune structure, sous le spectre d’une hiérarchie absente. Une image qui n’était pas sans me rappeler ces quelques dossiers d’enquête de la DEA, portant sur des sociétés écrans, où de faux noms remplissaient de fausses cases et de fausses fonctions pour dissimuler une réalité toute autre, une organisation toute autre.

Et il suffisait de gratter un peu la surface pour dévoiler le pot-aux-roses, les lacunes, les trous à remplir. Là était ma place, mon rôle. Celui de boucher les trous, remplir les blancs, m’adapter aux situations et aux individus. J’avais toujours fait cela. Je n’avais connu que cela, élevée à cela. Tenir la position et le discours que l’on attendait de moi, avec des formes et des manières différentes. Finalement, Johann et moi n’étions pas si différents dans notre conceptualisation du groupe.

Un même bateau.

Une même galère, j’aurais dit… Un cargo écran dérivant sur les flots, les cales vides, une barque menée par un capitaine fantôme, naviguant à vue dans un brouillard dense en priant la chance de ne pas émousser sa quille sur un esquif trop acéré. Mais la chance finirait par tourner, comme le vent et les courants se voulaient changeants. Un tel navire ne pouvait faire que naufrage en l’absence d’un capitaine pour canaliser les idées mutines qui couvaient sous les crânes de ses marins.

Que Johann ne me pense pas responsable des gens, de ce qui mourraient et finissaient par dessus bord, s’avérait parfaitement exact et justifié. Mais comme il le reconnaissait lui-même, nous étions tous embarqués sur ce navire ; et fatalement, nous nous échourions avec lui. Je ne m’estimais responsable de leurs vies ni par choix, ni par devoir, mais par obligation, car chaque mort, chaque disparition ne faisait que me rapprocher de la mienne. Inéluctablement.

Mes azurs toujours embués de larmes ne se détachèrent pas du rouquin lorsqu’il s’éloigna finalement, et ce jusqu’à ce qu’il disparaisse de ma vue en s’engouffrant à l’intérieur de cette maison, notre nouveau chez nous. Je secouais faiblement la tête, me mordant les lèvres en silence, retenant ma colère d’exploser un peu plus encore par-delà mes barrières mentales fragilisées par l’épuisement et la maladie. Du repos, du temps, et de la détermination. Nous en avions tous besoin. Déglutissant en prélude à un long soupir, je finis par me mettre en mouvement à mon tour, me dirigeant vers l’entrée de la maison pour trouver un peu de repos, ressassant mes aigreurs de ces derniers jours.

“Bienvenue à bord…” me murmurai-je avec lassitude en refermant la porte d’entrée derrière moi.

Fin du jeu.
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