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[Ferme Wallace] My Rifle, My Pony and Me - 29/02/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Mar 29 Mar - 11:12
Interprété par Peter Duncan.


C'était d'une certaine façon un jour comme un autre, dans un monde pas comme les précédents. Le soleil se levait, un très léger souffle balayait la poussière d'une terre sèche et froide, quelques nuages narguaient non loin de faire descendre davantage la température et la vie suivait son cours, ou presque. Revenu d'entre les inconnues ténèbres marqué par un bien étrange rêve, ton corps immobile couvert de poussière gît en plein milieu d'un champs florissant aux sillons marqués mais à la culture de blé loin d'être abandonnée par quiconque en fait l'usage et le traitement. Allongé sur le sol, le visage contre la terre et les cheveux titillés par quelques tiges de blé épaisses, ce n'était pas le chant d'oiseaux qui te ramenait à la réalité, mais plutôt une sonorité grave, très audible et musicale d'un instrument bien connu.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufié par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Cette sonorité musicale, elle viendra d'à dix mètres de toi, de la part d'une silhouette que tu définiras, après quelques longs instants de brouillard et en forçant sur ta concentration, comme celle d'un homme, plutôt un homme jeune et mince de prime abord dont tu ne voyais pas le visage incliné, seulement qu'il était revêtu d'une pilosité relative et brune qui couvrait sa peau des oreilles au menton en passant par les joues. Il portait un chapeau de cow-boy traditionnel, une chemise à carreaux blanche et marron et un jean somme toute classique, ainsi qu'une paire de bottes foncées.

Une apparence et un style tout ce qu'il y avait de plus texan, dont la vision clichée s'achevait par la guitare qu'il tenait en main, assis sur le sol les jambes croisées et laissant l'instrument l'encombrer en position d'usage. Il jouait tranquillement le doux air que tout bon cowboy se devait de connaître : My Rifle, My Pony and Me de Dean Martin, et ne semblait pas s'agiter ou même réagir au fait que tu étais là, bien vivant et en plein retour à la vie. Cette musique, même aussi douce qu'elle était, n'était pas pour soulager ta tête qui était prise d'un difficile mal de crâne, comme si tu avais pris une terrible cuite la veille qui laissait ton corps et ton esprit faibles et désorientés.

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement déposé à coté de toi, aligné et nettoyé. Tu ne reconnais pas cet équipement étrangement flambant neuf. Ainsi te voilà vivant, ta peau propre, comme neuve, alors que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes blessures effacées et tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.


Éléments scénaristiques:
 

Peter Duncan

Anonymous
Invité
Mar 29 Mar - 16:25
Peter, était dans les ténèbres les plus complètes. Il ne sentait pas son corps, il ne pensait pas. Il était dans le noir, et n’était qu’un algorithme, un enchainement d’étapes non conscientes d’elles-mêmes, des instructions. Il ne savait pas qui il était, ce qu’il était, il ne savait rien. Il était tranquille. Puis, quelque chose lui revint après un temps indéterminé, il prit conscience de lui-même.

Il était un Peter Duncan. Il savait qu’on ne pouvait le désigner plus précisément que cela. Quant à savoir qu’est-ce qu’était on, ou le degré de précision de quelque chose, il n’avait aucune idée de ce que cela pouvait signifier, après tout, il n’avait prit conscience de lui-même que depuis peu de temps, mais il savait qu’il y avait quelque chose de plus, c’était une évidence. Il ne pouvait pas n’être qu’une agglomération de pensées désincarnées présentent dans la non présence, dans le non sens, l’immobile et le vide. Non, il savait qu’il était un être, un être désigné, faisant parti d’un autre groupe d’être. Peter Duncan n’était pas unique, il était une partie d’un tout que l’on nommait humanité. Il savait… qu’il y avait autre chose… il ne pouvait plus jamais revoir d’humains… Il était mort. C’était donc cela l’au-delà ? Un vide dans lequel on s’adonne à une infinie rétrospection, c’était moins terrible que de se penser dans l’un des cercles infernaux. Quoique… il… il sentait quelque chose. Cette impression de flottement… Ce son qui semblait venir de l’extérieur… Un rêve, tout cela n’avait été qu’un rêve. Il se sentait déjà remonter à la surface de sa conscience.

Il émergea du rêve comme on émergeait de l’eau, en toussant douloureusement. Ses poumons et son diaphragme lui faisant regretter d’avoir émergé de la tranquillité. De la terre et de la poussière s’incrustèrent pour la première fois dans son appareil respiratoire nouvellement opérationnel et il toussa de nouveau, cette fois pour sortir ces saletés de son nez et de sa gorge, son arrivée dans cette nouvelle vie n’était pas du tout faite en beauté. Quand il eut finit de tousser, il sut par ses sensations naissantes qu’il était à plat ventre, le visage sur de la terre et de la poussière, celles là même qui faillirent l’étouffer. Il gémit de dépit, il avait pourtant le bref souvenir de s’être allongé sur le dos pour mourir…

De son cœur  naquit la conscience de son corps, coulant dans ses veines, à travers son sang et remplissant la moindre cellule de détresse. Il sentit tous ses membres douloureux, jusque dans leurs moindres recoins, une sensation semblable à des courbatures pour chaque muscle de son corps. Il les sentait grincer sous sa peau, il sentait ses articulations raides, il arrivait à percevoir son système digestif vide et qui cria de détresse, sa tête aussi… Sa tête lui faisait un mal de chien. Il n’était pas buveur, mais son état abominable lui rappelait amèrement une gueule de bois, ou même une vicieuse migraine. La fatalité de la douleur l’irritait profondément, surtout que… quelque chose résonnait dans sa tête, un son, oui, c’était même des sons. Ca lui vrillait les tympans, et résonnait dans son crâne sensible.
Il tremblait de toute son échine, frémissant comme des branches… il regretta cela. L'impulsion naquit de son échine et le brûla comme du feu, le déchirant jusqu'au plus profond des flancs, des ronces qui griffaient et immobilisaient ses chairs.
De la guitare, que l’on arrête cette guitare bon sang !

L’odeur de la terre lui emplit le nez alors qu’il inspira et qu’à la place de grogner, de crier quelque chose, il ne poussa qu’un gémissement pathétique, digne d’un adolescent que l’on réveille bien trop tôt. Il n’y avait pas à dire, il n’y avait pas pire que ce genre de réveil, ça le mettait dans un de ses états de… de merde tout simplement. Il pouvait sentir son cerveau vibrer et chauffer rien que pour catalyser quelque chose, un sentiment, de la frustration, il savait maintenant ce qu’était la frustration et en ressentant ceci, il eut quelques flash, des images, des paroles qui lui revinrent en cascades dans des souvenirs floues. Son cerveau, malgré son engourdissement, arrivait toujours à synthétiser des réflexions et allait finir par trouver le secret de son identité. C’était… peu spécial en fait. Il n’avait pas ressentit un besoin spécifique de communication ou de partage de savoir depuis une éternité. Il prit connaissance des ses paupières et au fait qu’il pouvait les ouvrir. Il allait éviter, cela ne lui rapporterait rien de plus que de pouvoir se mettre de la terre dans les yeux. Et il l’avait appris il y avait quelques secondes, la terre, ça reste à l’extérieur, ça ne touche surtout pas les parties sensibles, sinon ça fait encore plus mal. Et dans ce monde de douleur, il fallait éviter de se faire plus mal.

Maintenant qu’il ressentait de la douleur et commençait à réfléchir il se souvint de sa morsure au bras.  Et pourtant après une analyse détaillée de ce que lui envoyaient ses nerfs il ne ressentait aucune douleur particulière. Un mort vivant lui avait presque arraché cette partie de son anatomie pourtant. Etrange, a part le bruit de fond douloureux que lui prodiguaient ses vingt muscles, son avant bras droit semblait en parfait état.

Et tout son corps semblait dénué d’usure, par contre, il sentait l’air s’incruster dans de nombreux recoin de ses vêtements, la preuve qu’il était apparemment habillé de guenilles. Dans une position très inconfortable en plus de cela, mais ça entrait dans le cadre de la normalité telle qu’il se l’était fixé. Etrange, étrange. Quelques réflexions rapides lui informèrent que le terrain sur lequel il était allongé n’avait rien à voir avec la poussière familière rocailleuse ou les forêts de Big bend. Serait-ce encore une hallucination ? Est-ce que le rêve était sa vie, ces mois passés à survivre et où la notion du temps semblait terriblement malléable ?

Bon, sang, tellement de questions, tellement de réponses négatives que lui donnaient son cerveau, c’était insupportable, il voulait des réponses, il savait qu’il y avait quelque chose derrière ça. Il fallait qu’il y ait quelque chose.
Il s’éclaircie la voix et s’adressa au musicien, espérant qu’il pourrait l’excuser de s’adresser à lui de cette position peu polie.

-Hmm hmm… Bonjour… Que… Où suis-je ?

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 3 Avr - 17:03
Tout le long du réveil de Peter, dans son labeur et sa douleur, le temps qu'il prit pour reprendre conscience de lui-même, de son corps et de ses sens, pour enfin prendre conscience de son environnement, le musicien au chapeau de cow-boy, lui, n'avait pas bougé de sa place ni levé la tête, restant étonnamment calme et patient, faisant vibrer les cordes de sa guitare de ses doigts et laissant les notes de musique résonner plus lentement sans donner l'impression qu'il avait ne serait-ce que fait attention à ce qu'il se passait chez l'autre homme présent, celui qui revenait à la vie.

Peter posa une question, simple question d'une logique imparable à laquelle il ne reçut d'abord, rien, l'inconnu continuant de faire comme s'il n'était pas là en achevant les dernières notes de l'air sur lequel il était concentré, avant de replier les doigts en crochet et de laisser entendre d'une voix qui, allant dans le sens de ses premières impressions, était peu grave et au ton clair, témoignant de sa jeunesse, il ne doit en effet pas avoir plus de vingt et un an.

« Salut man. » Il marqua un temps, paraissant d'une extrême tranquillité, son attention toujours fixée sur son instrument, dont il recommençait à jouer quelques notes plus douces et toujours plus lentement, par moment, il n'en tirait pas une musique particulière, juste des accords chantants. « T'es dans un champs, quelque part où il fait pas très beau, mais ça pourrait être pire. C'est intéressant que tu commences par ça, la plupart des types comme toi demandent d'abord qui je suis, parfois même ce que je veux, et seulement en deuxième ou troisième position, ils demandent où ils sont.

C'est rare, qu'ils posent la vraie question qui a du sens, ça paraît tellement bête sur le coup et on ne peut pas leur en vouloir d'être désorientés, j'imagine que ça doit être terrible à vivre un réveil de ce genre, je ferais sans doute pas le malin à ta place. Mais voilà, ils ne posent pas la bonne question, celle qui a vraiment un intérêt, parce qu'au final où nous sommes on s'en fout pas mal, c'est le genre de question que l'on aurait posé avant, quand il y avait un chez soi.

Maintenant, on se contente de savoir où on va, sauf si on a un vrai intérêt à savoir où on est, genre, un groupe, des amis, une famille, une copine. Et toi ? T'as une raison de poser cette question plutôt qu'une autre ou c'est juste la première chose qui t'es passée par la tête ? Prends ton temps pour réfléchir, va pas nous faire un malaise, avec la migraine d'enclume que tu dois te taper, t'as sûrement pas pigé la moitié de ce que je t'ai dit. »

Peter Duncan

Anonymous
Invité
Lun 4 Avr - 13:38
Peter n’avait pas bougé, toujours face contre terre, il laissa son étrange réveil-vivant s’exprimer. Il continua à jouer de son instrument qui résonnait en plein dans sa tête. Quelques accords, qui sonnant, s’accordèrent avec son malaise général. Il avait l’impression de s’être fait roulé dessus, et d’avoir mangé des charognes peu fraiches. Il essaya de se retourner, pour se mettre sur le dos, puisant dans la douleur et la sensation désagréable de frustration qui s’en mêlait comme moteur pour son retournement. Au moins ne sera-t-il plus cul à l’air.

Il prit son temps pour regarder son nouvel « ami », pendant que celui-ci lui répondait, il écoutait en même temps, mais il considéra bien vite que c’était soit quelque chose de trop brillant pour lui, soit que c’était de la branlette intellectuelle. Bon, ce cowboy…
Peter ouvrit les yeux, et les ferma presque immédiatement.  La lumière l’avait éblouit, il n’avait donc… plus l’habitude d’ouvrir ses paupières apparemment. Il se força à les ouvrir tout de même, les plissant au maximum pour les habituer à la luminosité de ce petit coin de pays. Son interlocuteur était un cowboy guitariste au moins au plus profond de lui et était… un cowboy guitariste au milieu d’un champ de Peter-ne-savait-quoi. En le regardant plus en détail, il remarqua tout de même son apparence juvénile, ce type là n’était adulte que depuis peu de temps. Cela ne fera que plus d’ouvertures possibles si il s’avérait qu’il était un être abject qui attendait que ses victimes soient conscientes pour commettre l’irréparable. Il allait attendre d’avoir un quelconque indice de la supercherie, mais là, il écoutait. Il fallait écouter. Il ponctuait les phrases de l’inconnu par des hmm hmm bien sentis, à des endroits réguliers, n’essayant pas vraiment de comprendre ce qu’il disait, mais essayant de se remémorer son rêve étrange, il savait que si l’on prêtait une attention particulière aux rêves depuis le réveil, on pouvait en conserver de plus gros fragments, pourquoi pas un début de sens.

Finalement l’homme au chapeau lui fit son petit morceau de bravoure sur le sens de sa question, lui proposant de méditer sur ce qu’il avait à dire… Intéressant. Déjà, il avait des autres. Il s’était demandé si la survie ne serait pas mieux faite avec des alliés, au moment de mourir par suffocation doublé d’un arrêt cardiaque, et il atterrissait dans un endroit avec des autre. « Autre » Donc des gens comme lui, des gens qui ont peut-être été retrouvés dans ces champs, migraineux, sans doute, si on faisait une grosse hypothèse, mordus par des zombies, si lui avait survécu, ça ne devait pas être un phénomène unique. Avec des habits dans un aussi mauvais état peut être? Non, évitons de trop généraliser. Sa vie d’ermite n’avait simplement pas permit à Peter de se défaire de ses habits pendant trois mois et de les salir activement de poussière, de terre et de sang. Apparemment, l’apocalypse n’avait pas permit aux survivant de se restructurer assez pour trouver un chez-soi. Mais c’était seulement d’après un être juvénile qui était habiller en cowboy et qui réveillait les gens en leur jouant de la guitare jusqu’à ce que soumission s’en suive, la migraine aidant. Il n’allait pas irriter le cow boy, pas maintenant. Il n’allait pas lui détruire sa guitare, cela aurait été inconsidéré, il n’était de toute façon pas en état.

-… hum hum…

Vieux reflexes…

-J’ai compris, ne vous en faites pas pour ce genre de chose, je comprend vite.J'ai effectivement un endroit où je dois aller… Quant à quelqu’un… Non… Je crois que ma famille est mieux sans moi, s’ils survivent encore. Je ne vaux pas la peine que l’on s’attache à moi. J’ai… trouvé un endroit plutôt sécurisé, un désert humain assez vaste pour que j’ai put y vivre quelques mois, j’y étais heureux. Je me fais mordre par un mort vivant, je me retrouve ici. Et en plus. J’ai eu un étrange moment d’absence, avec des voix, et une sensation d’oppression. Je ne me souviens pas de quelque chose de précis… J’aimerais, ça avait l’air important. Quoique, une phrase, je pourrai bien citer une phrase. Les autres comme moi, ils ont… aussi eu cette impression d’être allé ailleurs ?

Bon sang, qu’est ce qu’il parlait aujourd’hui ! Il fallait croire que si certaines habitudes le gênait un peu face des inconnus, il ferait bien d’apprendre à nouveau à fermer sa grande bouche, il ne pouvait simplement pas tout dire comme ça. Tant pis, autant analyser les réactions de ce cowboy à peu près bien attentionné, et s'il ne l'était pas, dans l'état actuel de Peter, autant éviter de faire des vagues.
Après avoir dit son morceau de bravoure, essayant de repêcher l'aisance orale qu'il avait avant son coma, il tenta la chose la plus folle depuis son réveil, il allait contourner la règle numéro un, celle qui disait de ne pas se faire mal, pour essayer de se relever, se mettre au niveau du guitariste aux accords-réveils.

Se mettre sur deux pattes, une véritable corvée pour un individu qui avait appris à se servir de toutes ses pattes et de tous ses sens pour survivre, mais il mettra un jour la patte sur un beau morceau de viande, et il le savourera tranquillement, sur ses quatre pattes. Et il sera heureux à nouveau.
Maximiser ses chances de survies, telle était le seul objectif de Peter. Il essaiera tout de même te tendre une patte si il a trop de mal à se mettre debout, afin de demander au cow boy de l'aide. Aider quelqu’un permet d'installer une certaine confiance mutuelle non? Un début au moins.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 7 Avr - 11:53
« Laisse tomber le coup du mec solitaire qui ne mérite rien, c'est plus d'actualité, ou ça l'est trop au contraire. Enfin dans tous les cas ça marche plus de se la jouer mystérieux, ça gave plus qu'autre chose dans ce monde-ci. Je te le dis pour ce que c'est. »

Il avait répondu avec un ton un peu moins distrait, un peu plus ferme et c'est seulement qu'il cessa de jouer de sa guitare en achevant une dernière note très grave, avant de relever le chapeau pour planter ses yeux sur Peter. A ce moment là, ce dernier put avoir une description plus claire de celui qu'il avait en face. Des mèches brunes de sa chevelure ni courte ni longue dépassaient du couvre-chef, ses yeux étaient marron foncé et une pilosité couvrant une part honorable de son visage lui donnait un air peu entretenu très mature, s'ajoutant à ce qu'il avait déjà put en définir. Le jeune homme avait l'air relativement cool et n'inspirait pas vraiment la méfiance de prime abord, même plutôt l'inverse, une certaine sympathie naturelle s'en dégageait.

Peter tenta bien de se relever et ce ne fut pas chose facile, c'était même une véritable épreuve, sa migraine s'alourdissant tandis qu'il bougeait et se redressait, une tentative à laquelle il dut s'y reprendre par deux fois. En voulant tendre la main vers le cowboy, il se rendit compte que celui-ci était plus loin qu'il ne l'avait imaginé et il fut contraint de se débrouiller pour se mettre sur ses quatre pattes. Le jeune guitariste lui ne se montra pas particulièrement perturbé par le mal que Peter avait à se débrouiller, le laissant faire en l'observant sereinement. Il attendra qu'il se soit mis comme souhaité avant de reprendre de son ton très tranquille.

« Doucement, t’énerve pas trop, il y a rien qui presse et t'iras pas loin de toute façon. T'as la chance de te retrouver dans un coin plutôt peinard, au milieu d'un champ qui sent bon le blé et sans charogne dans les environs, alors profites-en pour remettre tout en route progressivement. » Il ponctua ses dires en venant pincer le chapeau devant lui pour le baisser brièvement sur quelques centimètres, le très traditionnel salut du cowboy que la culture avait transmise à tout le monde par le biais du cinéma. « Bienvenue au Texas, même si je soupçonne que t'y étais déjà de base mais tu peux croire en ton impression parce que je suis en revanche certain que t'étais pas ici avant de tomber inconscient. On se trouve à dix kilomètres au nord-ouest de Snyder, pas loin de quatre cent kilomètres de Fort Worth coté Est et plus de trois cent d'Amarillo coté nord, ça te parle ? »

Le jeune homme redressa sa guitare et la posa debout à coté de lui, gardant la main gauche sur le manche et plissant un peu les sourcils et les yeux avec un air intrigué, laissant à Peter tout le temps nécessaire pour accuser le choc de ce qu'il venait d'annoncer.

Peter Duncan

Anonymous
Invité
Sam 9 Avr - 22:53
Il était assez irritant de se faire sermonné par quelqu’un de plus jeune que soit ce que l’on devait faire ou non. Surtout avec cette attitude désinvolte.  Peter se mordit légèrement la lèvre inférieur pour éviter de répliquer face à ce "foutage de  gueule" auquel il était témoin. Faire celui qui ne mérite rien ? Peut être, mais il ne voulait pas non plus demander spécifiquement aux autre des faveurs à longueur de journée, mériter c’est avant tout dépendre, il allait certes essayer d’intégrer un groupe d’un de ces autres, mais il allait tout de même être réaliste. Les gens devraient plutôt considérer sa présence comme une aide dût à un contrat non dit. Il avait quelque chose à donner, il recevait en échange de la protection grâce à l’avantage du nombre. C’était ça qui était important. Au moins avait il cessé de jouer de la guitare. C’était déjà quelque chose qui soulageait légèrement sa nausée grandissante, apparue  après en avoir trop fait d’un seul coup. Il s’était mis assis, se résignant à ne pouvoir se mettre debout tout de suite.

Il n’était pas satisfait du tout par les réponses que pouvaient lui apporter ce cowboy. Bon, celui là était énervant mais sympathique, il aurait cru qu’il pourrait trouver quelqu’un avec un peu plus de jugeote dans ce monde qui condamne tout acte de stupidité. Il savait de quoi il parlait, c’était du vécu.
Cette migraine aveuglante n’améliorait pas son humeur se dégradant de plus en plus, il essayait de repenser précédemment à ce qu’il avait vu en rêve de manière précise, TOUT DISPARAISSAIT ! Ce devenait de plus en plus vague à mesure qu’il n’y pensait plus bordel ! Il fallait qu’il s’accroche à quelque chose, il fallait qu’il se concentre… Il se souviendrait de la guerre, l’incendie de Londres ou la seconde guerre mondial, Voilà, Londres, feu et guerre.
Il s’apaisa un peu, malgré que l’effort de penser en plus de devoir se mouvoir n’améliore pas son état, mais ça le calmait bien.

Il obtempéra pour écouter le cow boy, étant évidemment en infériorité par rapport à lui, l’action intelligente était d’écouter le « partner » et de le suivre. Quoi qu’il puisse en dire sur ses capacités de survie, il n’avait de un : tué qu’un seul zombie de toute sa carrière de survivant et de deux : il avait passé le reste de cette carrière dans le coma, avec un climat qui avait changé, bien entendu, sans souffrir apparemment de faim ou de déshydratation. Il devait réellement être né de la terre sur ce coup là, modelé à partir d’argile comme le plus vieux de leur ancêtre d’après le mythe le plus répandu.

Il se tut, et ouvrit grand ses oreilles quand son sauveteur lui dit qu’il n’y avait pas de zombies ici non plus, il avait apparemment le chic pour tomber sur des endroits en sécurité de la menace verte apparemment. Par contre, la poésie pour les nul, non merci. Il maitrisait l’art de l’irritation, espérons qu’il lâche la mascarade du mec mystérieux et important vite, ce n’était pas spécialement la personne qui puisse l’inspirer. Il lui manquait les années, l’apparence peut être même l’expérience. Ou alors était-ce pour cacher des faiblesses qu’il se donnait une apparence aussi paisible qui sait ? Pourrait-il le savoir un jour ? Peut être. Mais apprendre à le connaitre lui en particulier pourrait s’avérer être fatiguant, si il continuait à se donner un genre.

Bon, le bienvenu au Texas était plutôt sympathique, mais il avait passé toute sa survie dans cet état ainsi que plusieurs mois, certes, il avait dût être reconnu à cause de son accent du nord ouest. Et donc il était…
Pas possible… Il pâlit plus qu’il n’était permit en entendant l’information, sa gorge devenant sèche d’un seul coup. Pas possible… Il était à au moins cinq cent kilomètre de l’endroit où il avait été mordu. Évidemment que Snyder lui disait quelque chose, il était passé par cette ville pour travailler à Terlingua… 500 kilomètres… C’était un chiffre qu’il ne pouvait réellement pas réaliser. Combien de temps avait il était inconscient ?

Combien de temps bordel de merde ! 500 kilomètres sans voiture,av ec le pays infesté de zombies, ce n’était pas possible il n’y avait rien de logique là dedans en fait. Sa résurrection, sa mort, la distance à laquelle il se trouvait… Si ça se trouve il rêvait, il rêvait depuis trop longtemps. Un rêve comateux ? Non, le temps ne passerait pas aussi vite, il ne devrait pas être conscient.  Ca ne pouvait pas être ça ! Ca ne pouvait simplement pas être ça ! Ca dépassait tout ce qui pouvait être concevable !
Ou alors, il n’y avait pas de logique à chercher. Peut être que devenir un zombie est un processus réversible. Peut être qu’il était un zombie et qu’il avait finit par atteindre la conscience, ça expliquerait l’odeur épouvantable qu’il sentait maintenant émaner de ses habit. On aurait dit qu’il avait passé tout son temps dans une cave humide. Quelle affreuse pensée. Au moins savait-il à peu près où il était, qui il était et quelle était sa quête.
Son visage, d’abord pâle, puis contenant les plus gros yeux qu’aient pus voir le cowboy reprit rapidement ses couleur et sa neutralité.

Il se lèvera, il essaierait  au moins. Et il acquiescera regagnant la capacité au silence. Son regard était déterminé à retrouver son mode de vie, avec des besoins bestiaux jamais oubliés qui le harcelaient déjà.
Il allait le faire juste… essayer de se mettre en équilibre et espérons qu’il puisse tenir debout. Que cela soit fait ou non, il remarquera ces trois objets, près de lui, neufs.

-Une idée de pourquoi c’est ici? Dit-il en les désignant.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 13 Avr - 14:10
Le jeune cowboy observa Peter, qui réagissait à ce qu'il lui avait dit... en pensées, et il semblait passer d'une expression, d'une couleur à l'autre, ce qui le rassurait sur le fait qu'il entendait et comprenait bien ce qu'il lui disait. Quand Peter tentera de se mettre debout, il y parviendra, assez péniblement et son mal de crâne persistera encore un temps mais finira progressivement par s'estomper, par des causes et pour des raisons qui lui sont étrangères malheureusement.

Le garçon finit par esquisser un sourire en coin quand il posa sa question et s'appuya sur sa guitare - du moins en partie - pour se redresser à son tour, lâchant le soupir de celui qui était sans doute bien, installé dans ce champs à jouer de la musique. De sa main libre, il épousseta l'arrière de son pantalon des fesses aux cuisses en se tournant à moitié, puis saisit la ceinture reliée à la guitare et souleva l'instrument pour faire passer la ceinture par dessus sa tête et l'installer sur son épaule, glissant ainsi la guitare dans son dos où elle trouverait sa place, encombrante mais peu lourde. Après avoir ajusté sa nouvelle charge, il revint à Peter en plissant un oeil, un rayon de soleil venu lui éblouir les yeux à mesure que le ciel s’éclaircissait. Il le scruta quelques instants, se questionnant peut-être d'une façon ou d'une autre sur lui ou sur quelque chose que le pauvre ressuscité ne pouvait percevoir, puis opina légèrement du chef pour lui-même et se dirigea d'un pas très tranquille vers les trois objets en question, qu'il détaillait tête baissée puisqu'il s'était arrêté au-dessus.

« Je vais te dire la même chose qu'aux autres, j'en sais rien, un cadeau du divin. » Répondit-il finalement, très concis.

Il contourna ensuite les conserves et sachets de nourriture pour se pencher vers l'arc en bois, l'attrapant puis saisissant de deux doigts libérés de sa prise la flèche qui s'y trouvait également. Il se redressait en levant la main occupée pour indiquer l'arme à Peter.

« Je prends ça, sait-on jamais. Tu n'as qu'à prendre le reste et je te rendrais l'arc plus tard, considère que c'est à toi. » Il fit ensuite signe de tête à son attention vers un point derrière celui-ci. « Nous on va là-bas, je te dirais ce que tu veux savoir en chemin, en tout cas ce que je peux te dire. Essai de ne pas te casser la gueule, avec la migraine que tu dois te taper, tu pourrais faire un mauvais pas. Tu ne te feras pas mal sur toute cette terre mais bon, c'est jamais agréable et tu risques de salir la maison après. »

Il sourit un peu plus avec un certain amusement en le regardant, puis détourna les yeux pour s'avancer vers le point qu'il avait indiqué à la gauche de Peter. S'il s'intéressait à ce qu'il avait indiqué, ce qui serait probable, il aurait aussitôt réponse à son interrogation, car en parcourant les alentours du regard, il pu remarquer que le vaste champ dans lequel il se trouvait était cerclé par une forêt épaisse, mais aussi qu'un corps de ferme se tenait un peu plus loin - le fameux point indiqué par le cowboy vers lequel il se dirigeait, qui se trouvait sur le seul versant qui ne bordait pas les bois. De la maison s'échappait une fumée grise, attestant sans aucun doute qu'une personne, sinon plusieurs, y vivaient. A ses côtés, une vaste grange, et puis plus loin, une grande plaine verte herbeuse qui s'étendait bien au delà de sa vision.

Le cowboy entama son avancée sur une vingtaine de mètres, avant de s'arrêter et se retourner pour voir où Peter en était. Dans la foulée, il lui lancera, quelque soit sa position :

« Si possible n'écrase pas le blé, c'est déjà suffisamment chiant à travailler si tu veux mon avis. »

Peter Duncan

Anonymous
Invité
Ven 15 Avr - 1:20
Le garçon regarda Peter se relever douloureusement, ressentant chacun des muscles impliqués dans une tâche moins naturelle qu’elle ne laissait paraitre, heureusement que rester légèrement courbé lui permettait de tirer sur trop de muscles en même temps, sinon l’entreprise difficile aurait alors été impossible. Lui qui semblait apprécier de pouvoir ne rien faire sinon de la guitare, sur le sol, à coté d’un inconnu inconscient, à coté d’objets inconnus, voilà qui était bien marrant de le forcer à avoir un peu d’activité. Il tendit l’oreille, pour entendre le vent caresser les blés, les brins d’herbes, les oiseaux qui s’activait. La mélodie de la fertilité, sur la terre dont nous émergions et auquel nous retournons. Quelle beauté, quelle splendeur que celle du paysage rural, ce paysage intemporel qui mettait en harmonie homme et nature lui décrocha un sourire franc, un peu étrange vu que le reste de son visage ne bougeait pas, et que son sourire en lui-même n’était pas bien grand, mais cela restait un sourire quand même. Le ciel s’éclaircit, laissant l’or du soleil se déverser sur les champs mordorés, renforcer les couleurs, montrer la vraie richesse.

Le cowboy s’épousseta un peu, ce son tira Peter de sa contemplation et de ses pensées, s’intéressant à nouveau à lui, il se tourna, pour regarder ces objets d’en haut. Un arc de bois, des jumelles et de quoi se nourrir. Voilà un trio mystérieux et bienvenu, un cadeau qui pourrait se révéler utile. Il était sur qu’il pouvait en faire bon usage. Il devait normalement être un bon chasseur, discret, sauvage, létal. Espérons qu’un coma prolongé ne l’ait pas privé de sa mémoire musculaire.

Le cowboy répondit à son interrogation les concernant, un cadeau venant d’un facteur inconnu, systématique pour tous ceux qui atterrissait ici. Le divin était généreux donc, et il avait l’humeur à faire des miracles en cette sombre époque. Il sentait que ce n’était pas dût au hasard, c’était dans ses tripes, il y avait sans doute une raison, une force qui l’avait trainé ici, d’où l’hallucination, d’où la négation de la mort elle-même. Il avait une raison d’être ici, quelque chose devait s’équilibrer apparemment. Il s’étira un peu alors qu’il vit l’inconnu se pencher vers l’arc apparu avec lui, son « frère », celui qui était rapide, alors qui contournait la nourriture et les jumelles qui en voyaient long, celles qui avaient en même temps que lui, l’objet était sa « sœur ». L’inconnu voulait emprunter l’arc, le temps d’il ne savait quoi, peut être pour être sûr qu’il n’y aurait pas de coups dans le dos. Malin, mais il ne se sentait pas en état de pouvoir le faire, juste pas en état de faire quoi que ce soit pour dire vrai.

Il décala légèrement sa tête pour voir où il pouvait bien aller, mais le fait qu’il était plu bas que son interlocuteur ne rendait pas la vision possible, ce qui le fit soupirer de dépit. Certes, il ne disait plus grand-chose, mais il n’y avait pas grand-chose à dire. Au moins avait il reprit son impératif de garder la communication à un strict nécessaire. Il adaptera en fonction des individus, pour gagner leur confiance, mais cela ne semblait pas gêner beaucoup le cowboy. Parfait dans le cas, le silence le reposait de sa migraine qui s’affaiblissait, mais se trouvait toujours là. Il précisa qu’il dirait ce qu’il fallait en chemin, montrant qu’apparemment, il n’était pas le seul à garder ses petits secrets, il le sentait ainsi, il n’était pas voulu, il était un individu en trop, dont il fallait se méfier. Ou alors était-ce l’ignorance. Mais Peter aboutit rapidement à la conclusion que cela devait se trouver dans un mélange d’une grosse portion de secret et d’une petite dose d’ignorance. Au moins, relativement à ce qu’une personne qui s’était caché pendant trois mois hors de la société des hommes. Pour tout dire, sa seule indication qu’il y avait encore des zombies était celui qui l’avait mordu et ce survivant qui parlait de la menace des morts vivant, enfin, qui en avait parlé quand Peter s’était réveillé. Méfiance donc, à garder en toute circonstance, si ce cowboy était amical, il l’avait désarmé, ce qui était en soit, un signe trop ambigu pour être interprété correctement, mais qui le mettait en position de faiblesse, une injustice bien trop prononcée. Celui-ci ajouta en plus de cela qu’il faudrait qu’il évite de tomber en marchant, faisant douloureusement se rappeler à Peter à quel point il va être difficile de marcher jusqu’à cette maison. Puis il ajouta un sourire en le regardant, après sa remarque sur la saleté. Les vêtements de Peter empestaient. Ils empestaient la sueur, le sang, le sable et l’humidité. Salis par la poussière et la crasse, tachés par le sang et la sueur, déchirés et élimés à plusieurs endroits, laissant la peau à nue par certains gros trous, il avait même une manche presque manquante, la droite, celle qui prouvait que son bras avait été presque déchiqueté sous la pression d’un combat féroce contre un zombie. Le garrot improvisé n’était d’ailleurs plus là. Cet habit misérable, en plus de ses cheveux en bataille et de son regard lui donnait vraiment l’aspect d’un sauvage. D’un sauvage qui avait besoin d’une douche apparemment. Il renifla son T-shirt à manche longue et se révulsa alors que l’odeur de plusieurs semaines de maltraitance s’échappait de ses vêtements.

Quand le cowboy s’éloigna, il put voir la grange, au loin, une maison, puis, son regard s’entrainant à voir plus loin, une plaine verdoyante et enfin, une forêt. Et bien, il avait touché le gros lot, il pourrait essayer de s’entrainer à chasser de nouveau, les animaux se comportaient sans doute bien différemment ici. La vision l’impressionna, sincèrement et il s’imagina survivre dans cette maisonnée, avec le cowboy, mais cela lui rappela surtout ces forêts toujours vertes du Nord, le vent frais qui lui picotait son visage, les lacs gelés, la neige. Tout cela était tellement loin, tellement d’images lui revenait en tête qu’il sourit à nouveau, il était de bonne humeur cette fois, ces changement fréquent d’atmosphère relationnelle faisait partit de lui, le passionné, l’embrasé, lui qui avait du feu qui dansait dans les yeux et de l’eau  glacée, salée qui s’écoulait en vaguelettes enjouées dans ses veines.

Il alla récupérer son matériel, essayant de faire le plus attention possible mais écrasant tout de même des épis au passage, preuve de sa maladresse et de la grâce qu’il allait falloir faire retrouver à ses pas au prix d’un entrainement douloureux. Il entendit l’inconnu salutaire lui dire de ne pas le faire, ce qui fit retomber bien vite sa bonne humeur pour une émotion plus stable, la déception, ou plutôt l’exaspération envers soit même, une émotion très fade. Il fronça légèrement des sourcils alors qu’il ramassait ses affaires, alors qu’il sentait un peu mieux sa gorge l’étreindre, bon, et bien c’était déjà fichu, il ne le ferai plus, mais il allait tout de même se sentir perdant et déçu. Il accrocha les jumelles à son cou et chargea ses bras avec les victuailles, s’en retournant pour suivre le garçon, évitant le blé cette fois, et le suivre jusqu’à la ferme. Il allait être lent, méthodique, comme il en avait l’habitude, ce qui comptait n’était pas le temps que ça allait lui prendre, ce n’était pas une course, c’était son efficacité, et il était efficace de ne pas tomber et devoir tout ramasser ensuite.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 19 Avr - 20:33
Le jeune garçon gonfla légèrement les joues en observant Peter faire, patientant néanmoins sans rien ajouter de plus face à toutes les précautions que l'individu tout juste réveillé prenait et les quelques maladresses dont il avait fait preuve, il attendait simplement qu’il le rejoigne au moins à quelques pas de lui avant de reprendre la route, se dirigeant droit vers le corps de ferme d'assez grands pas pour éviter de trop bousiller le blé qui, il fallait bien le dire, n'avait rien demandé à personne.

Un long silence s’installa, seulement rythmé par le bruit de leurs pas foulant la terre. Les brins de blé s’affaissant sur leur passage, chatouillaient leurs jambes. Contre toute attente et en dépit de ses mots, la main libre du jeune Cow-Boy arracha d'un geste somme toute expert un unique brin encore vert pour venir le placer entre ses dents, reprenant sa musique d’un sifflement distinct tandis qu'il alternait à mâchouiller son acquisition. Il prêtait donc attention à enjamber chaque sillon de terre d’une démarche qui inspirait la routine et conservait son regard vers l'au-devant, la main affirmée sur l'arc qu'il avait réquisitionné et la flèche calée entre quelques doigts, il ne s'y intéressait pas vraiment, les détenant par pure précaution sans paraître pour l'instant désireux de les garder.

Après plusieurs minutes de marche silencieuses, le cowboy se décida à jeter un oeil vers son nouveau camarade de route, l’un de ses sourcils plus redressé que l’autre, lui donnant un air curieux, interrogatif, tout en mettant fin à sa fine mélodie qu’il avait entamé plus tôt.

«  T'es encore en train d'émerger ou t'as vraiment pas de question ? D'interrogation ? C'est pas que je n'en serais pas capable mais ça me dit pas grand chose de faire la conversation tout seul, et étant donné ce qui va suivre une fois là-bas, t'as le droit d'en profiter. M'en veux pas si je te donne l'impression d'en avoir rien à faire, c'est pas du tout ça, c'est juste que ce genre d'apparition d'individus tombés de nulle part autour de la ferme, c'est déjà arrivé des dizaines de fois, alors pour mon groupe et moi c'est devenu une rengaine en quelque sorte. Ceci dit, je devrais en profiter, vu qu'après toi, on risque de plus recevoir beaucoup de visites, donc tant qu'à faire...

On peut commencer par les présentations d'usage, c'est encore le plus simple pour aborder les choses, aussi farfelues qu'elles puissent être. Moi c'est Ricky, Ricky Jefferson, je viens de Levelland et je vis ici depuis quelque temps. A toi le Beau au bois dormant. »


Les sourcils à présent froncés du fait des forts rayons du soleil matinal venus dominer le champs, il esquissait un léger sourire vers le jeune homme et fixait à nouveau son regard sur lui, l’ayant déplacé à plusieurs reprises pendant sa prise de parole en direction du sol, puis de la ferme pour être certain à la fois de ne pas poser ses pieds n'importe tout et également de ne pas dévier de sa route. Des grosses mottes de terre, souples et humides, se soulevaient à chaque foulée, laissant dans le sol les empreintes marquées de leurs chaussures. Cela faisait maintenant bien cinq minutes qu'ils marchaient et ils n'étaient plus loin du corps de ferme, qu'ils commencèrent sous l'impulsion du jeune cowboy à le contourner avant même d'y arriver, évitant la grange et coupant dans le champs par l'arrière de la maison.

Le fameux Ricky venait à peine de terminer de parler quand des aboiements survinrent depuis la direction de la maison, répétant l'éclat d'un écho puissant que Peter pouvait attribuer à ce qu'il distinguait au milieu du blé, et qui courait droit vers eux : un chien noir comme un amas de cendres. Pas n'importe quel chien, il s'agissait d'un doberman aussi grand que l'on pouvait l'imaginer, sa musculature impressionnante et sa gueule imposante s'ouvrant en grand à chaque aboiement. Rapide comme l'air, il fila à toute vitesse vers le duo avec l'attitude d'un taureau chargeant un Toréador habillé en rouge fluo. Il fallut ça pour que le cowboy détourne le regard du jeune homme assez vivement pour voir le chien venir.

Peter Duncan

Anonymous
Invité
Lun 23 Mai - 21:04
Ils marchèrent silencieusement, Peter, encore pas mal endolori, essayait de se concentrer sur le fait de ne pas laisser tomber ses affaires, celles qui occupaient à présent ses mains étrangement maladroites. Ses jambes, courbaturées jusqu’à la moelle, le faisait souffrir à chaque pas et se concentrer sur le son des chaussures sur la terre aidait un petit peu à lui faire garder le rythme. « Scrotch, Scrotch, Schrotch » faisait la terre. Et lui, il marchait dedans, se focalisant, se concentrant pour éviter de faiblir. Il ne pouvait pas faire confiance au Cowboy, il faudra évidemment qu’il ne paraisse pas faible.

Puis, au bout de quelques minutes de vide mental, imposé par le travail physique, ce cowboy lui demanda s’il n’avait rien à demander car il devait s’ennuyer. Il se présenta alors, Ricky Jefferson, un nom… il allait éviter de faire un commentaire sur ce nom en fait, Peter Duncan n’était pas mieux maintenant qu’il y réfléchissait. Peter tourna la tête, le regarda dans les yeux et dit tout simplement, après s’être éclaircit la voix.

« Je n’ai pas eu de nouvelles depuis longtemps. Je me suis fait mordre environ trois mois après les premières attaques et me voilà totalement désorienté. Je m’appelle Peter Duncan. Ravi de faire ta connaissance Ricky. »

Concis, et précis, voilà comment on pouvait reconnaitre Peter Duncan. Son économie de mot le poussa à s’auto-congratuler intérieurement. Voilà qui était intéressant, il avait reprit son débit normal de parole, un bon signe pour son réveil. Il regarda Ricky dans les yeux, lui qui ne fixait pas son regard, devant manœuvrer en terrain fragile, avec le soleil qui commençait à t vouloir les éblouir gratuitement. Quels mois était-il décidément ?

La Terre était humide, ses chaussures, ruinées, laissaient passer l’humidité, ce qui se traduisait par une sensation désagréable de froid qui passait à travers ses chaussettes. Une horreur. Au moins cela s’améliorera durant le reste de la journée, au moins, il l’espérait. Il baissait le regard pour éviter de marcher sur les précieuses plantes.
Juste après que le fameux Ricky finit de parler, il entendit quelque chose, un aboiement, venant de loin d’abord, mais répété, de plus en plus proche. Il regarda, apeuré comme une petite bête vers la provenance des aboiements, en pleine détresse. Il détestait être en position de faiblesse. Il put le voir, une bête énorme, avec des dents menaçantes, sans doute pointue comme des clous, elle filait vers eux, ses pattes écrasant la terre à chaque fois. Vite, il fallait faire quelque chose, mais quoi ?

Son cerveau à demi endormi ne comprenait pas ce qu’il se passait, ne pouvait se dire « Tiens, ce doit être le chien de la maison, j’espère qu’il n’est pas trop méchant, ni trop joueur… » Non, il sonnait l’alarme, ne pouvant analyser correctement la situation, il la déclara hostile, un reflexe de survie vieux comme des millénaires, combattre ou fuir. Il ne pouvait fuir, il faudra se montrer agressif, dominant.

Le cowboy détourna le regard du jeune homme quand il commença à essayer de se gonfler, il montra les dents et regarda directement vers le chien. Il ne pouvait pas faire grand-chose avec les affaires, mais il pourrait les lâcher si la bête se montrait trop agressive.

Mais quelque chose n’allait pas… il se retrouvait seul avec le chien, qui grossissait.
La terre se faisait cendre, le ciel était feu et l’air empestait le souffre et insectes montaient sur lui, ressemblant à des araignées faites de chair pourrissante, pleines de bulles et de pus. Leurs pattes étaient des doigts et elles montaient sur lui, des dizaines de ces créatures grimpaient sur son corps. Le chien lui n’était qu’une charogne, une carne de fer de seize pieds de haut, dont l’anatomie n’était faite que de corps humains entassés, agglutinés dans des positions grotesques et étrangement lubriques, grognant et se lamentant, criant des sons cauchemardesque, sans qu’un seul mot ne sorte de leur bouche. Une vision des enfer qui sidéra Peter par sa terrible influence et qui le fit se sentir mal, elle s’évapora aussi vite qu’elle était arrivée, laissant place à la réalité que tout le monde connait. Mais lui était sidéré. Il avait vu ces choses, ces choses étaient réelles. Était-ce là la véritable nature de la créature qui fonçait vers lui ? Qu’est-ce qui se passait ? Il regardait dans le vague, la bouche à demi ouverte, choqué. Il ne réfléchissait plus.
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