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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Ferme Wallace] My Rifle, My Pony and Me - 29/02/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Sam 4 Juin - 19:10
Ricky observait le chien arriver en levant une main, sifflant après quoi avec beaucoup d'aisance à qui était adepte de ce genre de chant. A son signe, paraissant parfaitement rassuré et maître de la situation, il ne fallut pas plus longtemps à n'importe quelle personne qui serait présente et étrangère de comprendre que cette bête n'était pas errante et affamée, bien au contraire. Le chien ralenti progressivement la cadence en arrivant à proximité et fondit sur le cow-boy en lui lançant un nouvel aboiement, toujours aussi puissant et plus strident à proximité. Il n'était pas agressif ou menaçant le moins du monde puisqu'il se mit à sauter sur Ricky d'une belle et grande langue sortie, excité comme une puce, déposant ses pattes sur lui à chaque saut avec un air joueur.

Le jeune homme dégagea l'arc sur le coté pour éviter de blesser le chien avec tout en attrapant d'un geste presque expert le collier du Doberman afin de l'inciter à calmer ses ardeurs, le tirant sans forcer pour l'amener à ses cotés puis il se pencha en lâchant l'outil afin de lui caresser vigoureusement la tête.

« Cool mon pote, tu vas faire peur à notre invité. Oui je sais, je sais, mais pas maintenant, tout à l'heure, là tonton est occupé. » Il dressa un regard amusé vers Peter et ferma un oeil à cause du soleil. « Il a l'air nerveux comme ça mais il est gentil, il est juste... bourré d'énergie, c'est dingue ce qu'un chien peut avoir niveau batterie, parfois il m'épuise rien qu'à le regarder s'agiter et courir partout. Si j'avais la moitié de sa hargne... bon je sais pas exactement ce que j'en ferais mais ce serait grandiose ça c'est sûr. »

Il se mit à rire légèrement et tapota la tête du chien qui avait cessé de s'agiter et haletait la langue toute dehors en regardant à tour de rôle les deux individus tout en avançant avec eux.

« Allez file, on jouera au frisbad plus tard. Allez. » Ponctuait-il d'un nouveau sifflement.

Aboyant de sa grande force vocale à en filer la migraine à Peter, du fait de la faiblesse momentanée de son ouïe du à son réveil pénible, la bête finit par se précipiter à travers le champs en avalant la distance aussi vite qu'à l'aller, larguant largement les deux hommes qui poursuivaient leur avancée en arrivant à proximité de la maison, le cowboy continuant de marcher en passant derrière celle-ci.

« On arrive à destination, la notre en tout cas. Autant être franc tout de suite, on va pas dans la maison. Je te disais tout à l'heure que des inconnus comme toi qui émergent dans le coin, c'est déjà arrivé et d'habitude on a une façon très... solidaire de réagir. Mais il s'est passé des choses dernièrement et malheureusement t'es pour ainsi dire le dernier pour nous, alors les choses vont être... différentes, moins solidaires. C'est pas contre toi, t'es sûrement un gars sympa et dans d'autres circonstances j'aurais été ravi aussi de faire ta connaissance, même si je pense que tu m'as dit ça pour le principe histoire de donner bonne figure.

C'est juste qu'on peut plus suivre tu vois ? Ça devient dur pour nous, plus que d'habitude. Le monde change, très vite, trop vite et il ne change pas en bien. Plus on avance, pire c'est et il arrive un stade où ça devient alarmant, vraiment dangereux. A ce moment là, il y a trop de menaces qui nous entourent et nous narguent, et on a pas d'autre choix que de devenir, égoïstes, parce que sans ça, on se faire dévorer. »

Peter Duncan

Anonymous
Invité
Lun 27 Juin - 8:17
La vision l’avait bien assez perturbé pour qu’il ne puisse momentanément pas voir le chien qui allait fonder sur son maître avec toute l’affection qu’une créature de son état puisse donner, ce fut en effet le second aboiement qui réveilla Peter douloureusement alors que sa tête ne s’était pas spécialement remit de son réveil. Il se tint le crâne en grognant, la mine renfrognée par une apparition qui aurait dut normalement lui faire très plaisir, la douleur tambourinant dans son crâne. Après cet instant incapacitant, il regarda du coté de Ricky pour voir la bête se comporter de manière affectueuse, il avait ignoré le sifflet, et avec ce dont il était convaincu, il était étonné, ne pouvant réprimer un sursaut et des sueurs froides. Il avait était convaincu de la nature pernicieuse de la bête, et le fait qu’elle soit aussi bruyante ne l’aidait pas à rationnaliser la situation. Le roquet ne sera définitivement pas dans ses bons papiers.

Il regarda le cowboy manipuler le chien, le tirant par le collier et le mettant à ses coté, puis… il posa l’arc. Si seulement il n’y avait pas eut ce chien… ça aurait été une occasion en or pour reprendre son dût. Il n’arrivait simplement pas ravaler le fait de s’être fait dépouiller de ce qui était sien. Surtout dans un monde aussi dangereux. Puis il put entendre le cowboy lui parler, il regarda et entendit la raison pour laquelle le chien avait chargé. Une bête sinistre qui avait beaucoup d’énergie, en voilà quelque chose. Au vu de la relation que les deux partagent, il va sans dire qu’il y a sans doute quelque chose de pas clair chez ce Ricky. Peter le sentait, sa vision était JUSTE. Il ne pouvait pas ce tromper sur ce qu’il avait vu. Pourquoi garder une chose aussi dangereuse ici, si ce n’était pour tuer quelqu’un ? Peter évalua la bête du regard et ne trouva… rien d’autre que tout ce que l’on trouve chez un chien. Pas de malice, pas d’indice extérieur que ce chien ne soit autre chose que ce qu’il est. Il n’avait rien de quelqu’un qui puisse lire aisément les émotions chez quelque chose au vu des derniers mois d’isolement qu’il s’était imposé, mais il n’était sûr de rien, alors autant présumer l’innocence. Il se sentit un peu honteux d’avoir accusé une bête ainsi, et par extension son maître. Après tout, si la bête était impressionnante et sans doute taillé pour l’attaque, c’était que le contexte avait de quoi l’encourager. Il mit la vision qu’il avait reçu tout au fond de sa tête, mettant cela sur la nature de son réveil et sur son réveil étrange. Peut être était-ce un souvenir particulièrement vivace de ce qu’il avait rêvé qui avait ressurgit grâce au contexte.

Le chien partit, la grosse bête dévalant la pente avec puissance et vitesse, à tel point que le frêle homme aurait sans doute était renversée simplement par la bourrasque que la chose produisait en avalant les mètres comme un affamé dévore sa nourriture.
Cela le laissa seul avec Ricky et un mal de tête prononcé. La bête n’avait pas aidé son état passager à s’améliorer, loin de là. Il se tourna vers lui, plus sérieux, plus sombre. Peter fronça les sourcils. C’était peut être le moment pour que son corps se réveille entièrement. Il se sentait engourdi, faible et paradoxalement endolori. Ses perceptions, ses mouvements et ses pensées semblaient relever de celle de l’enfant en bas âge, et ça l’énervait, il s’était toujours sentit si libre auparavant. Et il avait payé le prix de la liberté sans la méfiance. Maintenant qu’il était méfiant, il se sentait impuissant. C’est injuste. Il serra ses paumes, prêt à résoudre ça, ses bras tremblaient un peu et un feu commença à brûler dans sa poitrine, les fumées âcre qu’il produisait lui irritait la gorge et l’invitait à se perdre. Il fut bien plus abrupte quand Ricky commença à lui parler.

Il lui avait dit tous ses trucs comme quoi il fallait prendre ses affaires et aller contribuer à quelque chose, enfin, Peter était convaincu de cela, et là, il révélait la vrai teneur du plan. Finalement, il n’y aura pas vraiment de quoi se sentir fier, ils perdront la nourriture et le jetteront à la grange. En le privant, bien entendu de son arme alors qu’il se trouvait sans doute être le plus exposé au danger. Il n’aimait franchement pas ça. C’était de l’hypocrisie, et en plus de mentir à Peter et en essayant de le tromper, et bien le pauvre petit Ricky et ses compagnons se mentaient à eux même. Si on veut faire dans la solidarité allez jusqu’au bout, si il faut aller dans l’égoïsme, allez jusqu’au bout. Ce que disait Ricky avait pour Peter la saveur et la subtilité d’un sandwich aux clous et au verre pilé. Si le monde devient si dur, autant prendre plus de gens, pour avoir plus d’influence sur le monde. Toutefois, il y avait un mais dans l’esprit de Peter qui même si il devenait écarlate et se mordait les lèvres, l’empêchait d’affirmer à quel point il se passerait de commentaire et voudrait cordialement avoir ses conserves et ses armes et simplement foutre le camp.

Peter ne savait rien du nouveau monde dans lequel il avait été catapulté. Il s’était caché, isolé durant tout le temps qu’il avait passé en temps que survivant. Et pas un jour il n’avait songé à voir ce qui se passait du coté des morts. Il ne connaissait pas les bailles de ce qui faisait un bon survivant, il ne savait plus se servir de son savoir faire et il était totalement dominé en force comme en informations par Ricky Jefferson, son chien et ses alliés. Il ne pouvait rien faire d’autre que faire profil bas… attendre, même si ça ne lui plaisait pas du tout, et se défoulait sur qu’il allait trouver dans la dite grange.

«Merci… Je suis flatté d’être le dernier à profiter de votre générosité. »

Lâcha t-il, alors que ces mots lui raclait douloureusement la gorge. Il suivrait ensuite Ricky, et l’écouterait. Autant apprendre, il ne pouvait décidemment rien faire qui soit plus sensé.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 5 Juil - 21:57
Le jeune cow-boy avait continué d'avancer à travers le champ jusqu'à ce qu'ils rejoignent enfin la barrière de bois qui séparait la maison des plantations, c'est là à l'écoute des mots de Peter qu'il s'arrêta, marquant un temps de dos avant de se tourner de profil en venant porter un regard bien amer vers l'autre jeune homme brun, finissant par dresser la main qui tenait l'arc dans sa direction avec un air accusateur ou menaçant, cela dépendait de la perception de Peter.

« Garde tes sarcasmes pour toi mon gars et estimes-toi déjà heureux de ne pas être tombé sur des gens moins scrupuleux qui n'auraient eu aucune pitié à te détrousser de tes babioles et de tes affaires avant de te jeter nu dans la forêt, ou mieux encore, des bandits qui t'auraient fait la même chose en rajoutant d'autres pratiques marrantes, genre la torture ou le viol peut-être. Tu serais étonné de voir à quel point chez les salopards, même les mecs peuvent passer à la casserole.

Alors si notre "générosité" ne te convient pas pour ce qu'elle est, tu prends tes affaires et tu dégages à travers la plaine, on verra bien en combien de temps tu claques seul dans ton état et en pleine cambrousse avec tes quelques conserves, je prendrais les paris avec mon groupe, disons quarante-huit heures. Mais je risque d'être trop ambitieux. Donc, profite de notre générosité, monte dans cette putain de voiture et écoute ce que j'ai à te dire pour ce que ça vaut, ensuite je te largue là où t'auras tes chances d'avoir un groupe et t'en sortir. Tout le monde sera content et moi j'aurais la conscience tranquille, parce que la générosité pour tous les connards ingrats que l'on s'est coltiné j'en ai ma claque. »


Il ne perdit pas plus de temps à reprendre la marche en grommelant et gagna la barrière qu'il enfourcha avant de passer la seconde jambe.

« Putains de dégénérés, tous des grandes gueules qui attendent qu'on leur torche leur cul alors que dieu le père leur colle une seconde chance, j'ai hâte qu'on soit débarrassés une bonne fois pour toutes. »

Pour Peter, il s'agissait tant bien que mal de passer cette barrière lui arrivant au-dessus de la taille et sauf s'il se décidait à faire du sur place, de suivre le jeune homme qui reprenait son chemin en allant contourner la maison par la gauche sans chercher à savoir si son invité arrivait à tenir le rythme ou non, ce qui laisserait l'occasion à Peter de répondre s'il en avait l'envie ou que l'impulsion du moment l'y poussait.

Ricky en tout cas, avait vraiment l'air prit d'une soudaine colère que les mots de Peter avaient fait jaillir très vivement, signe d'un passé sans doute lourd et plein de malheurs qui justifiaient peut-être qu'il le prenne ainsi à coeur, mais finalement ce pouvait être autre chose car l'idée que tout cela soit un tas de mensonges n'était pas impossible, après tout que pouvait bien en savoir Peter qui venait de revenir d'entre... les morts ? Quoi qu'il en soit, en atteignant l'angle de la maison, Peter découvrira rapidement que cette façade donne sur une porte de garage, mais pas seulement, un véhicule y était garé à quelques mètres.

[Ferme Wallace] My Rifle, My Pony and Me - 29/02/35 - Page 2 Ford1510
Le véhicule à l'origine.

Une Ford F-150 grise qui semble avoir du vécu, globalement en assez bon état et probablement en mesure de rouler, en dépit de sa peinture abîmée qu'un oeil connaisseur verrait déjà au moins une fois refaite, son pare-choc qui a du connaître une confrontation au bas mot, ses pneus plus tout neufs et la porte avant coté passager à la taule quelque peu pliée vers l'intérieur.

Peter Duncan

Anonymous
Invité
Sam 3 Sep - 18:11
Le cow boy commença à parler après s’être arrêté,  un peu ridicule à cause de l’arc qu’il tenait dans la main, et ce qu’il dit glissa sur Peter comme de l’eau sur une surface huilée. Quelque soit son état d’énervement, Peter n’avait dit que la vérité, telle qu’elle semblait lui apparaitre. Il écouta alors, le visage impassible ce qu’il avait à entendre. Apparemment le monde était devenu plus dangereux qu’il ne s’y attendait. Le cœur corrompu des hommes et leur semblant de moral n’avait pas résisté aux destructions de leurs barrières hypocrites. Et ça avait affecté le garçon. La façon dont il le disait signalait que Peter avait touché un point sensible. Il ne savait pas lequel, mas il en savait un peu plus sur ce « Ricky », si cela était son vrai nom. Il fut amusé de voir à quel point il était honnête avec lui au moins, même si le mot « dégénéré » était un peu beaucoup et qu’il ne croyait pas spécialement en dieu. Ca ne pouvait pas être un mensonge, ou il avait affaire à un maitre dans son art. Il ne pouvait l’estimer et il s’en fichait, il était, comme dit précédemment à sa merci.

Il regarda le cow-boy franchir une barrière après quelques mètres de marches, avec le mécanisme de l’habitude qui devait rendre l’exercice enfantin pour lui. Il regagna ensuite Pour Peter, il regardait la hauteur de la barrière, au niveau de ses hanches avec pas mal de scepticisme, il n’avait pas envie de passer plus que ça pour un fainéant, mais il était sûr que lorsqu’il voudrait la franchir, ça n’allait pas ressembler à ne performance venant d’un acrobate.

Il prit la barrière avec ses deux mains et expira profondément, puis il inspira et fit des mouvement coordonné de bras et de jambes- qui furent d’ailleurs assez douloureux pour lui faire échapper un gémissement peu gracieux- pour se retrouver avec le ventre sur la barrière et laisser son poids l’empoter de l’autre coté, ce qui le mit à nouveau cul à terre. Ce fut douloureux, et Ricky était loin maintenant, mais il s’en fichait, il l’avait fait et allait essayer de tenir le rythme.  Il se releva comme il put et essaya de rejoindre son accompagnateur le plus vite possible, en marchant ou en trottinant selon son état.

Arrivant tant bien que mal à l’angle du mur, il allait essayer de rejoindre Ricky, il avait de la sueur qui coulait sur son front, le cœur qui battait très vite, mais il n’en avait pas finit avec le cow-boy. Il savait ce qui le faisait mal, mais il voulait l’apaiser et en savoir plus, et pour cela, il allait devoir s’excuser de ce qu’il avait dit, son sarcasme n’avait apparemment pas été bénin. Il ne réalisait pas vraiment à quel point le pauvre devait être sous l’emprise du stress. Il n’avait après tout jamais vraiment été exposé à la menace, à part une fois fatale. Il faudra en reparler d’ailleurs.

Il commença, avant de voir la voiture à s’approcher un peu de Ricky, près de l'angle de la maison, à un peu plus d’un mètre, afin d’engager une conversation qui ne soit pas menaçante. Il n’allait pas envahir son espace intime.

« Je suis désolé si ce que j’ai dit t’a fait du mal. J’ai été injuste et je ne me rendais pas compte à quel point ça a put être blessant. La vie depuis l'infection a dût être terrible. »

Il allait ensuite examiner un peu plus son entourage pour remarquer la Ford-150. Il la regarda avec ses aires de dames usées par le travail. Elle lui plaisait pas mal, elle avait l’air de faire ce qu’on lui demandait de faire et le temps l’avait à ses yeux bonifié. Mais il n’était pas du tout un connaisseur, il regarda alors la voiture avec le regard d’un amateur total et arrivait par exemple à voir les bosses, mais l’usure des pneus n’arrivait pas à lui faire dire « Il faudrait les changer ».

En la regardant, il dit « Belle bête …Au fait… est-ce que tu en sais plus sur ce qui m’est arrivé, et le nom que l’on donne à ça ? » Dit-il, un peu géné en désignant son corps. « Je croyais que les attaques de ces choses étaient systématiquement mortelles. »

Il restait immobile, il n'allait en tout cas pas tourner autour du véhicule sans autorisation ou invitation de la part de Ricky, son honnêteté brutale lui avait valu d'être remonté un peu dans l'estime du jeune homme et il ne voulait pas l'énerver plus que cela. Eviter de faire des vagues avant d'être savoir qui elles allaient asperger était après tout dans son code de conduite.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 10 Sep - 0:04
Bien qu'il ai laissé Peter se débrouiller, le jeune cow-boy s'arrêta à nouveau à l'angle et tournait la tête pour voir où en était le garçon. Il constatait que ce dernier s'était débrouillé pour passer la barrière, bien que Peter avait toujours les bras pris par ses conserves et ses jumelles, ce qui aura rendu l'exercice tout de même plus complexe et aura nécessité qu'il s'y reprenne à deux fois pour poser et récupérer ses affaires de l'autre coté de la barrière. De ce fait, il aura été un peu plus long à rejoindre Ricky, qui s'approchait déjà de la voiture, dans le but de lui parler.

Le jeune homme à la guitare ne lui répondit pas tout de suite, rejoignant l'arrière du véhicule en venant poser l'arc et la flèche dans la remorque intégrée. Il glissa la main dans la poche et fit mine de regarder ce qu'il faisait pour ne pas avoir à croiser le regard de Peter, jusqu'à ce qu'il en retire de la poche en question un petit trousseau de quelques clés. A la suite de quoi, s'en désintéressant aussi vite, il déverrouilla le portillon de l'arrière de la voiture de mains expertes à la manœuvre, un coté après l'autre.

« Laisse tomber va. La vie a toujours été terrible, c'est juste que maintenant on doit affronter des mangeurs de chair et des connards qui ont perdu le peu de leurs scrupules depuis que les flics et les prisons sont du passé. Elle est pas juste terrible, elle est horrible et c'est de pire en pire. Et il n'y a rien ni personne pour arranger ça.

Si ça avait été mon frangin, il t'aurait coller ton arc dans les bras et ciao. Enfin... j'imagine qu'il l'aurait fait il y a quelques mois, mais pour une raison que j'ignore, il a décidé de se donner la responsabilité des gens comme toi, ce qui lui a refilé un paquet d'emmerdes, m'en a refilé et en a refilé à mon groupe. Ajoute le fait que ces mêmes gens comme toi sont les pires ingrats de cette terre et tu comprendras que les réflexions me mettent vite de travers, j'ai jamais été très tempéré. »


C'est seulement là qu'il daigna lever le regard vers celui de Peter, le scrutant avec une certaine résignation mêlée d'une voix claire et de nouveau calme. Il ne montrait pas particulièrement de tristesse ou de rancune, il ne montrait pas grand chose en réalité et se contentait de déployer le portillon. Ne restait qu'à retirer la bandoulière de sa guitare qu'il déposait avec beaucoup de précaution.

« Pose ton barda et va coté passager, on discutera en chemin et je te dirais ce que tu veux savoir, en tout cas ce que je peux t'en dire. J'espère pour toi que t'as de la concentration, c'est un sacré bordel cette histoire. »

Il se décala vers la gauche cette fois en posant la main sur le rebord de l'arrière de la voiture et patienta que Peter vienne installer ce qui lui chargeait les bras, ne cherchant ni à le presser ni à l'oppresser, il attendait simplement et redresserait le portillon ensuite pour le reverrouiller tel qu'il l'avait été un peu plus tôt. Ceci accompli, il fera le tour une seconde fois de la voiture mais en sens inverse, gagnant la porte conducteur où il enfonça l'une des clés qu'il avait soigneusement sélectionné pour débloquer les portes. Cette fois, il serait paré pour grimper et prendre place face au volant.

Peter Duncan

Anonymous
Invité
Mer 21 Sep - 17:27
Peter écouta attentivement, et apprit une chose qu’il nota intérieurement sur Ricky. Il avait un frère qui était dans la nature et qui avait constitué un groupe de gens comme lui, de gens qui devaient sans doute être apparu dans la nature après quelques semaines ou quelques mois d’absence. C’était bizarre, ces gens, vu tous les problèmes qu’ils causaient et le caractère de ce frère, d’après le jeune cowboy, aurait simplement pu faire des ressources facile. Il avait après tout de la nourriture et une arme sur lui. Encore une fois, l’information lui manquait afin de pouvoir faire quelque chose de substantiel.

Ses visions avaient en tout cas disparus de ses pensées et il concentra son énergie cérébrale à l’observation de cette énigme humaine. Il n’avait jamais été vraiment doué avec les gens, mais ça devait pouvoir se cerner plus vite qu’un animal. Enfin, ça ne se passe jamais comme prévu. Il rangea avec pas mal de soins ses affaires, en faisant en sorte que les boites de conserve ne roulent pas si un virage serait un peu violent. Peter se doutait qu’une vitesse raisonnable était de mise dans un environnement où les règles de sécurité du code de la route devenaient des règles de survie, mais il se doutait aussi que croiser des mort vivant et faire un freinage d’urgence, allait donner une sacrée force d’expulsion a des boite métalliques remplis de victuailles et contre une enceinte creuse bois, ça ne serait pas joli à voir. Autant éviter, en plus de l’énerver, de lui donner une raison de le haïr. Ici, les possessions matérielles devaient être le dernier refuge des hommes modernes. La dernière trace du consumérisme américain qui donnait à la possession une valeur intrinsèque justifiant parfois, pour certain, le vol ou le meurtre.

Il se tourna vers Ricky, et lui sourit avec un air un peu résigné, de quoi lui dire « Je ne suis pas dangereux, je t’écoute Ricky, tu es en sécurité, tu es le chef. ».

Puis il s’installa dans la voiture, sans doute en même temps que Ricky,  sur la place passager et renifla une nouvelle fois ses vêtements. Il fut à nouveau prit d’une réaction de recul en fermant les yeux et en fronçant les sourcils, l’odeur devait sans doute avoir beaucoup de mal à se diffuser, mais elle restait accrochée sur lui. L’odeur du sang sec. L’odeur de l’humidité, de la vieille pierre, de la poussière du désert et des sous sols. L’odeur de la putréfaction humaine.  L’une des pires puanteurs qu'un humain puisse sentir.

Il mit sa ceinture et se regarda dans le miroir du coté passager s’il y en avait un. Il voulait voir à quoi il ressemblait. Il espérait que son visage ne s’était pas accordé à cette odeur répugnante. Il réagira en se scrutant un peu, pendant une vingtaine de secondes. Puis il se passa la main droite dans ses cheveux tout le temps emmêlés, se racla un peu la gorge et regarda le cow boy qui l’accompagnait.

« Je ne sais pas si je suis prêt ou non pour cette histoire. J’en doute. Mais je suis prêt à t’écouter attentivement. Je suis parti environ un mois avant la première contamination alors j’ai beaucoup à apprendre »

Dit-il  avec un ton plus neutre, plus calme, pour amener la conversation. Il écoutera ensuite attentivement le récit qu’avait à lui offrir Ricky.

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 26 Sep - 15:59
Ricky s'installa au volant de la Ford, enfournant la clé pour démarrer la bête, il ferma ensuite sa propre porte et mit les pieds sur les pédales, le temps d'enclencher la première, il relâchait la pédale d'embrayage et commençait à avancer. La voiture s'engagea sur la droite, venant border la maison si tranquille, avant de gagner le sentier de terre qui faisait pratiquement face à celle-ci. Le temps de se caler correctement sur le sentier et la voiture gagna en vitesse, traversant un grand espace herbeux dont on voyait plus au loin de la terre presque aride et un arbre. Arbre unique qui bordait, avant la plaine, une route bétonnée.

En arrivant à son niveau, constatant que l'arbre était effectivement solitaire, chose étonnante, Peter pouvait observer que celui-ci se trouvait juste devant une barrière de bois qui longeait d'un bout à l'autre la frontière vers la plaine et parallèle à la route. Finalement, Ricky tourna à droite sur la route et en profita pour passer la troisième, puis un peu plus tard, la quatrième. Il était demeuré silencieux avant d'atteindre la route, c'est seulement après une bonne minute à grimper en vitesse, jusqu'à atteindre les quatre vingt dix kilomètres à l'heure, qu'il se décida à faire entendre sa voix, de nouveau posée, tranquille, sans quitter des yeux la route.

« Bon, c'est le moment où je dois te dire ce que je sais, une dernière fois pour moi, je vais essayer d'être clair et je te garantis que ça va te paraître dingue, alors je ferais en sorte que ce soit concis, si jamais je me répète par rapport à tout à l'heure, désolé d'avance. »

Il marqua un temps, prit une inspiration puis se passa la langue sur la lèvre inférieure en jetant un œil de coté.

« Tu es mort, j'imagine mordu ou griffé par un rôdeur. Et maintenant tu es revenu à la vie, peu importe pourquoi, j'en ai aucune fichue idée, mais à chaque fois c'est pareil : vous revenez loin de chez vous, ou en tout cas du lieu de votre mort, la peau refaite à neuf et en ayant oublié presque tout de ce que vous saviez faire, comme de gros bébés qui doivent tout réapprendre. Tous ceux qui reviennent se découvrent, à un moment ou un autre, un genre de... pouvoir, un peu comme les X-men tu vois ? Mais en... bizarre. De ceux que j'ai connu, il y en avait un qui arrivait à soigner des blessures rien qu'en les touchant avec les mains, une autre qui parvenait à faire bouger des objets juste par la pensée, j'imagine qu'il y a d'autres styles encore mais j'en ai pas vu beaucoup je t'avoue.

Tu tombes pas au meilleur moment, ni au meilleur endroit pour être franc, enfin je parierais bien quelques sous là-dessus. Dans cette région, il y a pas mal de menaces, les rôdeurs bien sûr, mais aussi une organisation de bandits qui, pour une raison ou une autre, a décidé de faire la peau aux gens comme toi particulièrement. Leur faire la peau ou les choper pour autre chose, j'en sais pas plus, mais vous les intéressez carrément, même s'ils se sont toujours pas décidés à venir en nombre, je sais pas non plus pourquoi. Comme je te le disais, t'as tout de même une opportunité à long terme : un groupe de ressuscités, on peut dire de tous ceux que l'on a eu dans le coin et qui ont survécu, qui est dirigé par un homme appelé Samuel Freeman. Ce mec a décidé d'accepter de recruter les personnes semblables, on va dire ça comme ça.

S'il t'offre ta place, tu auras l'opportunité d'avoir un groupe avec des objectifs qui pourront te correspondre, que ce soit comprendre ce qui vous est arrivé, retrouver vos capacités, se défendre contre la bande de cinglés qui en a après vous et surtout survivre, tu seras certainement mieux avec eux qu'avec n'importe qui d'autre, mais il n'y a aucune obligation en soi alors présente toi correctement. Voilà, c'était court finalement, mais c'est mieux que rien. On n'est plus vraiment en bon terme avec le groupe, il s'est passé des choses pas cool, je t'en dirais pas plus. Donc je te dépose à coté, tu y vas et je te souhaiterais bonne chance. Il se peut qu'on soit amené à se revoir, si c'est pas le cas, profites-en et poses tes questions maintenant si t'en as, je répondrais à ce que je peux. »


La Ford avalait les kilomètres, les uns après les autres, traversant un paysage de campagne tout ce qu'il y avait de plus texan, sans distinguer encore de traces de civilisation. La ferme d'où ils provenaient paraissait plus isolée encore qu'imaginé.


Fin.
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