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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Ils vinrent par cinq fois - 18/03/35
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Matt Campbell

Anonymous
Invité
Ven 8 Avr - 19:42
En entendant son prénom être soufflé, une syllabe unique prononcée d’une voix particulièrement mélodieuse, Matt se retourna bien rapidement dans la direction de sa propriétaire. Et elle se trouvait là, juste là, en face de lui. Malgré l’attente de ces trois dernières semaines, l’impatience constamment ressassée et l’appréhension du moment qui s’était approché peu-à-peu, jour après jour, minute après minute. L’archéologue se retrouvait bien coi, pour ne pas dire tout simplement con et ahuri, lorsque ses émeraudes se posèrent sur la silhouette de sa si désirée frangine. Son coeur dut manquer un battement, ou bondir dans sa poitrine, quelque chose d’approchant bien que physiologiquement injuste, en l’apercevant enfin.

« Mel’... »

Son visage se fendit d’un large et sincère sourire, duquel ne s’échappa qu’un bref souffle de stupeur et de soulagement mêlés. Puis il ouvrit ses bras, prêt à accueillir sa petite soeur qui avait soulagé ses mains d’un objet que Matt n’identifia pas pour venir les plaquer dans son dos. De la même manière, les bras de l’aîné se refermèrent d’une étreinte sûre et passionnée autour du corps qu’il sentait amaigri de sa cadette. Les yeux de l’homme s’embuèrent de larmes spontanées, soulagées et joyeuses, signe manifeste de cette dernière émotion dont il se sentait soudainement débordé. Il amena ses mains encadrer le visage de Melody, caressant ses joues avec une ferme douceur possessive, plongeant son regard dans celui de sa désirée durant de longues secondes. Il voulait s’approprier à nouveau ces iris presque identiques aux siens, leur pétillante profondeur, leur saisissante malice.

Le visage légèrement baissé, il contemplait et se réappropriait chaque trait de ce doux visage qu’il n’avait plus revu qu’en pensées au cours de ces derniers mois, avant de venir déposer ses lèvres contre son front. Un long baiser de retrouvailles, destiné à gommer tant les doutes que les craintes de n’avoir que rêvé cet instant, et à exprimer tant le bonheur que le soulagement de vivre enfin ce rêve, s’il en était un.

Un baiser qui se voulait sincère, aussi fort et infaillible que pouvait l’être un amour fraternel et une complicité de chaque jour. Un baiser qui se répéta ensuite, sur le sommet du crâne de sa petite soeur blottie contre lui, dont il diffusait l’affection le long de ses mèches brunes. Une main dans le dos de Melody, l’autre venant caresser l’arrière de son crâne, se mêler à ses cheveux dont il retrouvait l’odeur et la douceur, se rappelant à ses souvenirs, nombreux, intenses, complices.

Matthew resserra d’autant plus son étreinte autour de sa soeur que celle-ci l’emprisonnait de ses bras, ses mains jouant de va-et-vient lents, rassurants et possessifs, sa bouche et son menton toujours noyés dans cette chevelure brune, savourant leur parfum en images olfactives derrières ses paupières closes.


« Je suis là, Mel’. Je suis là. »

Il avait répété ces quelques mots uniquement destinés à l’attention de sa frangine d’une voix murmurée, rendue un peu éraillée et vacillante par l’émotion de ces retrouvailles, mais avait pris un ton posé, rassurant. Un ton de grand frère protecteur.

Tellement protecteur d’ailleurs que seule la mention du prénom de sa soeur dans la conversation voisine dont il se moquait éperdument avait réussie à le distraire de cet instant. Matt tenta tant bien que mal de raccrocher au fil de la conversation de la blonde, qui semblait avoir rangé les armes pour se montrer plus engageante. Malheureusement, il n’avait rien suivi de ce qu’elle avait bien pu dire, et ne prit donc pas la peine de se présenter. Il préféra très largement se focaliser sur la seule personne digne d’intérêt à ses yeux et en cet instant.


« Tu m’as tellement manqué mais… Je savais que je te retrouverai. Je le savais. »

Une confession qui relevait plus du mensonge, ou de la foi aveugle et bornée puisqu’en réalité, il se reprochait assez durement d’avoir failli à cet objectif la première fois ; et failli à son rôle de la protéger à n’importe quel prix, car elle-même se retrouvait là, ayant connu une situation similaire à la sienne, et sûrement bien pire de ce que lui avait raconté Ana.

« On m'a dit que tu étais blessée ? Tu vas bien ? »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 8 Avr - 21:50
Seuls au monde, eux et juste eux plus rien d'autre ne compte, plus rien d'autre n'existe, hors du temps et de l'espace. Submergée par les émotions qui l'assaillent alors qu'elle sent le corps amaigri de son aîné contre le sien, lovée contre lui à ne plus vouloir en bouger. Pour autant elle lève de nouveau les yeux vers lui alors qu'il vient encadrer son visage de ses mains, ce bisous sur le front qui lui fait fermer les yeux. Un bonheur plein et entier qui fait de nouveau dérailler son coeur, elle se relove contre Matthew sentant les baisers dans ses cheveux, les mains dans son dos alors qu'il la serre contre lui.

Les souvenirs des jours heureux avec son frère lui reviennent en cascade à mesure que leur complicité revient avec la certitude qu'elle va être encore plus forte et importante qu'avant ces retrouvailles. Ses craintes s'envolent au loin, il est bel et bien là contre elle. Maelström de sentiments qui font rouler les larmes sur ses joues déclenchées par la phrase qu'il prononce et son prénom de nouveau prononcé d'une abréviation qu'il a toujours été le seul à faire. Sa voix si protectrice et apaisante qu'elle connaît par coeur vient achever le tableau.

Toile percée par une voix extérieure qui prononce son prénom, Melody daigne tourner légèrement la tête pour redécouvrir la présence de Jena qui semble la désigner à d'autres silhouettes qu'elle perçoit du coin de l'oeil. Quoi que la blonde puisse dire, elle s'en souciera plus tard et si jamais c'était des présentations cela n'a aucune importance, la brune ne doute pas que son frère a déjà dû parler d'elle. Son aîné, la personne la plus importante qui soit à ses yeux. Elle relève son regard émeraude sur le visage de Matt avant d'esquisser un sourire en l'entendant. Bien sûr qu'elle ne doutait pas qu'il la retrouve un jour quand bien même les chances donnaient la fratrie perdante, elle a tellement de choses à lui dire qu'elle ne sait même pas par quoi elle devrait commencer. Au diable tout ceci, ils auront bien le temps d'échanger maintenant qu'ils se sont retrouvés ! Souriant aussi alors que les questions sur sa santé arrivent.

- Oui je vais bien ne t'en fait pas.


Sachant pertinemment qu'il ne sera réellement rassuré qu'en l'ayant examinée sous toutes les coutures et ainsi vérifier les faits par lui même, elle prend les devants en se détachant de son frère pour venir abaisser l'épaule et la manche de sa veste du côté gauche. Dévoilant ainsi son débardeur qui laisse amplement voir les trois légères cicatrices qu'elle porte, deux à l'épaule et une dans le haut du bras, trois marques de balles dont deux ont le pourtour encore rosé. Repassant ensuite son bras droit dans le dos de son frère, un petit quelque chose la perturbe.

- Qui t'a dit ça ? Je veux dire ça fait trois semaines qu'on a eu aucun contact avec la ferme, ils n'auraient pas dû te dire une telle chose, à moins que...Oh non...Matt, ça fait combien de temps que tu es là bas avec eux ?


Prenant aussi conscience que si son frère est là, c'est qu'il y a presque cent pour cent de chances que lui aussi ait subit une résurrection. Tant pis s'il n'a pas eu assez de temps pour ausculter les marques des blessures, la cadette Campbell se hisse sur la pointe des pieds pour poser son visage dans le cou de son frère avant de l'y enfouir, ses bras entourant le corps amaigri de Matthew.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Sam 9 Avr - 15:04
Mes iris azurés se promènent sur les différentes personnes présentes, l'air de rien cela en fait du monde même si pour la plupart j'ai eu dix-neuf jours pour me familiariser avec leurs présences. Bien que pendant tout ce temps là, je suis restée discrète sans doute un peu trop, chose qui ne me ressemble pas du tout mais qui pourrait réellement m'en vouloir on a tous vécu la même chose et je sais par expérience qu'un rien peut perturber les habitudes. Tour à tour je peux voir Armstrong descendre avant qu'il ne s'éloigne de Koda, je l'ai entendue murmurer quelque chose sans y prêter attention puis Kaitlin descend et se porte aux côtés de la jeune femme asiatique pendant qu'Armstrong se décale légèrement. Je me demande pourquoi il fait cela, est-ce que Koda le dérange ou alors ce qu'elle a bien pu dire peut leur apporter des ennuis ? Si c'est bien cela, je ne peux que le comprendre quand je vois l'attitude de la jeune femme qui nous accueille.

Prudence est mère de sureté, je décide de copier l'homme pour me décaler à mon tour de Koda et de Kaitlin, me mettant à côté d'Armstrong pour attendre la suite qui ne tarde pas à arriver d'ailleurs. Nelson descendant de son véhicule son fusil en main, ce qui ne me laisse présager rien de bon, mon regard passant du vieux fermier à la femme blonde. Traitez moi de lâche mais en voyant cela, je n'ai qu'une envie celle de fuir déjà que je n'ai jamais beaucoup aimé les armes à feu, qui me laissaient toujours mal à l'aise quand les agents gouvernementaux qui venaient sur le théâtre des opérations s'en trouvaient pourvus. J'espère juste que rien ne va dégénérer, pour me rassurer comme je peux, je reporte mon regard sur le frère et la soeur qui ne s'occupent pas de nous ni de ce qui peut bien se passer autour d'eux. Ce qui me réchauffe le coeur mais me laisse un goût amer dans la bouche alors que je sais que je n'ai personne pour m'attendre quelque part car même si ma mère est encore vivante là bas chez nous, je dois être le cadet de ses soucis.

La réponse de Nelson et les paroles de celle qui dit s'appeler Jena m'offre la parfaite diversion pour reporter mes azurs sur la conversation et éviter à une certaine forme de tristesse de venir m'envahir. J'écoute attentivement ce que Jena nous explique apprenant ainsi pourquoi le vieux fermier nous a fait patienter autant de temps en déduisant qu'il devait le savoir. Cela expliquerait parfaitement ses absences à lui et à Ricky bien qu'il peut y avoir d'autres explications. Au moins Jena semble se détendre, rangeant son arme avant de finir par sourire à leur adresse, un signe encourageant je dirais, son attitude était peut-être dû à ce que le vieil homme nous a expliqué dans la voiture. Je ne peux faire que des suppositions de toute manière, une chose que je n'aime pas vraiment, habituée à trouver des certitudes aux faits et aux choses.

Toujours est-il qu'elle termine par nous souhaiter la bienvenue et nous expliquer qu'on doit se présenter à Melody notamment, mon regard glisse vers la jeune femme désignée qui n'a pas l'air de vouloir s'occuper de nous plus qu'en tournant vaguement la tête vers Jena avant d'en revenir à Matt. Ce n'est pas gagné pour qu'on se présente et si je peux totalement comprendre qu'elle ne se soucie que de son frère, cela me met mal à l'aise me laissant me demander si par prudence je ne devrais pas me présenter quand même. Laissant passer la dernière question de la jeune femme blonde et sans doute la réponse de Nelson, je décide de reporter la présentation à plus tard avant de me diriger vers l'arrière du véhicule pour y récupérer mes maigres affaires. Un sac de course dans lequel j'ai mit les affaires que je portais le jour de mon réveil ainsi que le kit de secours et le boost d'adrénaline. Ne pouvant m'empêcher de me demander à nouveau comment ces objets ont pus se retrouver près de moi quand Ana m'avait trouvée avant de me ramener dans cette grange.

Koda Kaminaka

Anonymous
Invité
Dim 10 Avr - 1:07
Quand le vieux Nelson ouvrit la portière et sortit de son véhicule, dominant l’assemblée de ses deux mètres de haut, la carabine en main, les forces s’équilibrèrent comme par magie et la menace ne provint plus seulement de la fille aux Ray Ban. Koda baissa également les yeux sur la ceinture de Ricky, lequel avait empoigné son revolver. On était partis pour un remake de Règlement de compte à OK Corral, se dit-elle, tant la scène qui se déroulait sous ses yeux était cinématographique. La jeune femme espérait bien sûr que la situation allait se désamorcer et que Wallace saurait répondre de manière adéquate. Elle reconnaissait chez le fermier un flegme et un sang froid à toute épreuve.
Pourtant, dieu sait que Koda adorait assister à ce genre d’ambiances électriques ! Les échauffourées de hooligans, les bastons de troquet, les embrouilles de lycéens… Les fronts qui se collent, le ton qui enrage, les dents qui se serrent, les cols qui s’empoignent… C’est cette adrénaline dont elle raffolait ! Davantage en tant que spectatrice, bien sûr. Elle préférait les joutes verbales.

Quand Kaitlin lui adressa la parole, Koda leva un sourcil intrigué et sur sa bouche close se figea l’expression cocasse de quelqu’un allant chercher son chewing-gum coincé contre sa gencive avec la langue. Elle répondit simplement:

« Nope. » En exagérant l’articulation du mot tout en secouant la tête. « Mais on a pas la même définition du mot « Bienvenue »… » conclut-elle avec un sourire en coin à l’adresse de la fille aux yeux noisettes. Bah, c’était davantage une plaisanterie qu’un véritable reproche à l’encontre de la fille au fusil. Elle se doutait bien que face à une bande d’inconnus débarquant à l’improviste dans son jardin, il y avait de quoi avoir les boules.

Pourtant, malgré toutes les armes à feu exhibées ici, les survivants n’avaient pas les motivations décérébrées d’un groupe de hooligans, n’étaient pas alcoolisés et n’avaient plus l’âge mental d’une bande de lycéens comme cité plus tôt. La situation allait s’arranger.

Et puis dans Règlement de Compte à O.K Corral,  personne ne lâche sa pétoire pour sauter amoureusement au cou du type en face. Cette brusque manifestation de sentiments sincères, ce sursaut de tendresse presque surnaturel dans un monde où le quotidien a déserté aida fortement à apaiser les tensions. Koda, pour sa part, considéra les retrouvailles fraternelle avec une pointe de jalousie et d’envie. C’était pas ses parents à elle qui l’auraient accueillie comme ça, se dit la jeune femme avec amertume. Ils avaient de la chance, tous les deux.
Ce détail mis à part, elle fut amusée de constater que plus les membres du convoi Wallace sortaient leurs armes, plus le discours devenait amical et accueillant des deux côtés.

Elle se tenait toujours à côté de Kaitlin. Elle glissa les mains dans ses poches et sans se tourner vers elle, lui jeta un regard en coin.

« C’est pas croyable… La méthode texane dans toute sa splendeur: Une poignée de flingues, un gros câlin et tout le monde se tape dans le dos en s'appelant "mon pote". Hahaha… God Bless America, comme dirait l’autre. » lui glissa-elle avec un sourire blasé.

Elle resta immobile pour écouter les présentations de Jena qui expliqua entre autres les épreuves qu’ils avaient dû subir. Elle avait une sacrée tchatche, celle là, bien en accord avec son look d’instructeur militaire d’ailleurs. Elle confirma ce que pensais Koda : Ces types étaient des battants. Survivre trois semaines à la menace d’une horde de zombie ne devait pas être donné au premier pèquenaud venu. Cela lui fit penser qu’elle n’avait pas vu de mort vivant sur la route en venant ici. Peut être allaient ils trop vite ? Quoi qu’il en soit, l’évocation des zombies rappela les angoisses de la jeune femme à leur sujet. Elle n’était pas pressée de revoir ces monstres…

Un coup d’oeil circulaire au camp Snatch la conforta sur un point: Elle allait pouvoir continuer à s’entraîner au crochetage. Elle avait passé une partie de son temps libre à bidouiller sur tous les cadenas, serrures et verrous qu’elle avait trouvé à la ferme Wallace. Mais soucieuse de ne pas finir pendue ou fusillée, elle avait eu le soin de demander la permission au père Wallace au sujet des accès qu’elle ne devait surtout pas forcer. N’étant pas de nature aventureuse, elle s’était conformée aux instructions du fermier et s’en était tenue aux serrures autorisées.

Armstrong Wyclif

Anonymous
Invité
Dim 10 Avr - 18:27
Je vois que Cassandra s'approche de moi, en se décalant des autres pour se mettre à l'abri sans doute, je profite de cette occasion pour lui faire part de mes inquiétudes avec une voix assez basse pour que les autres protagonistes ne parviennent pas à l'entendre.

- J'espère qu'on ne finira pas une nouvelle fois attachés dans une grange, je suis assez inquiet pour la suite des événements.

Mon instinct ne m'a pas trompé en voulant m'éloigner de Koda, on peut croire que la situation tourne au film de Western. Sans doute en raison de leur méfiance envers la femme au fusil, Ricky se saisit de son Smith & Wesson, après quelques instants c'est Nelson qui saisit à son tour son fusil. Cette situation ne me plait guère, je n'ai pas de fusil et je ne sais de toute façon pas m'en servir, mais être au milieu de tirs probables entre les deux parties ne me plait pas. Nelson finit par demander à la femme au fusil de se présenter sans doute pour briser cette atmosphère pesante. Au passage il ne la connait pas, ce qui m'inquiète un peu vu qu'on est censés vivre ici et que le vieux fermier était censé les connaitre tous. Dans tous les cas heureusement que Matt et sa sœur sont là leurs retrouvailles ont l’effet de faire sourire tout le petit groupe.

La femme au fusil se présente sous le nom de Jena Higgins, elle ajoute qu'elle n'est pas au courant de notre arrivée. Encore quelque chose qui ne va pas, j'ai un peu l'impression qu'on est parachutés ici, on va devoir faire avec bon gré mal gré. Après s'être adressé à Nelson celle-ci nous apprends sa fonction dans le camp, elle s'occupe de la sécurité, je comprends mieux son attitude de chien de garde mais cela ne me rassure pas pour autant.  Jena ajoute quelques indications supplémentaires sur les responsables du camp. Je n'ose pas prendre la parole pour le moment la situation est un peu trop précaire même si elle tend à s'améliorer dans le bon sens. J'imite ensuite Cass en allant prendre mes affaires à l'arrière du véhicule, je prends mon poing américain ce qui me rappelle ma jeunesse, mais je ne peux m'empêcher de me faire la réflexion, de savoir que faire avec mon pauvre point américain contre des types avec des armes à feu... La réflexion de Koda eu pour effet d'attirer de nouveau mon attention. Je ne peux m'empêcher à mon tour de penser qu’après tout elle ne s'est toujours pas pris un coup de fusil dans le bide.

- Je veux bien faire des câlins mais sans flingue, un accident est vite arrivé. Puis je reporte mon regard sur Jena en ajoutant. "- Sinon je m'appelle Armstrong Wyclif".

Kaitlin Cooper

Anonymous
Invité
Lun 11 Avr - 21:33
Nelson sortit de la voiture avec son fusil ce qui eut pour effet de tendre encore plus l’atmosphère, la menace provenait maintenant de lui et plus de la jeune femme au fusil. Ricky aussi paraissait extrêmement tendu et je pense que si Nelson et lui en ont jamais eu marre de nous, ils n’ont jamais eu ces expressions. Ils se présentèrent tous deux ce qui relâcha la tension de part et d’autre. J’étais soulagée de ce changement car même si j’aime les règlements de compte. Je n’aime pas l’idée d’en être si près et même peut être une cible potentielle. Après tout on vient chez ces gens qui ne sont apparemment pas au courant de notre venue et ils ont l’air déjà en piteux état, 5 bouches à nourrir de plus ça fait beaucoup…  

Suite à cela, la jeune asiatique me répond qu’elle ne la connait pas et qu’elle ne partage pas sa vision de l’accueil de nouvelles têtes. Sa remarque me fait sourire car moi aussi j’ai trouvé ça déplaisant mais je n’ai pas eu le culot suffisant pour le faire remarquer. Enfin, tout de même je trouvais son aplomb épatant pour une femme si frêle.

Je continue à observer Matt et sa sœur, l’ayant connu un peu à son réveil je suis émue par son comportement et pour la première fois je le sens se détendre réellement. Evidemment, il avait comme une partie de lui qui manquait lorsqu’elle n’était pas avec lui et je ne comprends que trop bien ce sentiment aussi douloureux qu’obsédant.

Mes yeux s’humectèrent à cette pensée et je me mords la lèvre inférieure très fort pour ne pas craquer, toute cette situation est tellement folle que j’ai du mal à garder mon calme. Si ces personnes ne veulent pas de nous je me demande ce qui risque de nous arriver car les habitants de la ferme ont été clairs sur leurs possibilités de nous garder. Mais aussi sur le fait d’errer seul dehors…

Koda m’adresse la parole à nouveau, et ça me permet de retrouver un peu mes esprits, j’essuie mes yeux et j’écoute son propos. Une remarque cynique comme à son habitude mais qui détend un peu l’atmosphère et que j’approuve car j’y ai moi-même pensé.

- Tu sais il vaut mieux finir par un gros câlin c’est mieux pour tout le monde et surtout pour nous qui ne sommes pas armés ou si peu.

La jeune femme au fusil désigne dans son monologue deux autres personnes qui l’aident à la prise en charge du camp, elle, évidemment s’occupe de la sécurité ce qui explique son attitude tout à fait peu avenante et menaçante. Et la sœur de Matt apparemment est une des gérantes du camp avec un certain Samuel. Armstrong se présente, je décide de faire comme lui et de me présenter à mon tour après tout, c’est le meilleur moyen de me faire connaitre et de ne pas me la mettre à dos je pense.

- Moi, je suis Kaitlin Cooper mais vous pouvez m’appeler Kat !

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Jeu 14 Avr - 14:46
Nelson était resté campé sur ses positions, presque de marbre et écouta les longues réponses de Jena sans montrer de souhait de l'interrompre, mais sans rien cacher de la méfiance qui le gagnait. Son regard, toujours aussi analytique et fixe, ne clignant que très peu des yeux, ne la quittait pas et il se contenta de baisser son fusil, du moins le canon vers le sol. Ricky, de son coté, resta assez tendu sur le coup mais imita Jena en rangeant lui-même son revolver dans son dos, planqué à moitié dans son pantalon.

Les retrouvailles de Matt et Melody dénotaient totalement avec la scène et les réactions globales ne tardèrent pas à se multiplier, plus réservées pour certains, plus isolées, alors que si Ricky avait pu percevoir la discussion de Koda et Kaitlin, il n'y réagit pas, trop absorbé par le reste et Nelson lui ne répondit pas tout de suite à Jena pour s'intéresser aux propos de Melody, finissant par lâcher une longue expiration sans sous-entendu avant de se tourner vers la voiture et d'une main rouvrit la portière en cessant toute forme de tension à la tenue bien plus paisible du fusil qu'il vint jeter d'un geste sur le siège conducteur, se penchant à l'intérieur en s'appuyant d'une main sur le même siège pour tirer les clés de la voiture du contact. Quand il ressortit, après une bonne longueur d'instants, traduisant son manque de vivacité avec l'âge, il referma la portière et glissa les clés dans sa poche en passant le regard à Kaitlin, Armstrong, Koda, Cassandra et finalement Matt et Melody, sur lesquels il s'attarda.

« Ces cinq personnes sont à la ferme depuis environ trois semaines maintenant. » Révéla t-il à ceux qui n'en savaient rien d'un ton franc et direct, conservant son calme habituel que tous ici hormis Jena connaissaient à présent, les yeux plissés. « Le lendemain de leur arrivée, nous avons appris pour cette horde qui s'était massée dans le secteur. »

En poursuivant, il jeta un bref coup d'oeil vers la femme blonde au fusil à pompe sur l'épaule, avant de revenir aux autres. Ricky, lui, était resté silencieux et croisait les bras avec une mine au moins autant sceptique, même prit dans une réflexion qui mêlait son attention à ce qui se déroulait.

« Pour les préserver de tout cela et de l'inquiétude qui aurait pu les ronger, par crainte qu'ils ne décident d'une façon ou d'une autre de prendre des risques de leur coté, particulièrement Matt, nous avons choisi de cacher la situation et n'évoquer que le départ du groupe de l'ancien camp. Qu'ils pourraient vous rejoindre quand vous seriez installé dans un nouveau campement. Et pour ne pas risquer d'aggraver la situation du groupe, ne sachant pas comment vous alliez et si vous étiez cloîtrés ou envahis, nous avons pris sur nous d'éviter tout contact radio. La suite a consisté à attendre que la situation évolue, occuper et accueillir ces personnes en patientant.

Une personne de confiance a surveillé le secteur et nous a régulièrement tenu au courant, jusqu'à ce que la horde se dissipe. Quand nous avons eu le feu vert hier, nous avons décidé de venir aujourd'hui vous présenter ces individus qui ont toutes les raisons de vous rejoindre étant donné leur situation similaire à la vôtre. »


Il avait continué de passer le regard, puisque tout le monde hormis le jeune cowboy était concerné par ce qu'il avait à avouer, s'attardant de nouveau sur Matt et Melody en donnant un regard furtif explicite vers cette dernière, qui elle seule pouvait vraiment saisir sons sous-entendu par le mystère planant autour de cette personne de confiance qu'il s'était gardé de nommer.

« Je suis navré d'avoir du vous cacher tout ça, mais c'était à nos yeux la meilleure chose à faire pour votre bien, je ne pouvais pas risquer que ces merveilleuses retrouvailles ne puissent pas avoir lieu en faisant connaître la vérité dès le début, aucun ne nous ou de vous n'aurait rien pu y faire de toute façon. Et je ne crois pas me tromper en disant que cette décision était la bonne. Maintenant... »

Il finit par se tourner vers Jena en se frottant doucement les mains, laissant filtrer un long soupire par ses lèvres et retrouvant une voix un plus ferme à son égard, n'appréciant visiblement pas sa prise de position et son attitude et il le faisait très clairement comprendre, tout en demeurant pacifique.

« C'est la première fois que j'entends votre nom et on ne m'a pas non plus dit que j'aurais à faire à une nouvelle responsable, cela dit après plusieurs semaines les choses ont tendance à changer rapidement j'imagine. Sachez que j'ai moi-même préféré ne pas faire usage de la radio pour nous annoncer et venir directement prendre connaissance de l'état du groupe. Ceci dit, cette collaboration s'est jusque là faite avec Samuel et Melody, et sauf changement entre-temps, c'est bien avec eux, que je traite.

Faisons les choses bien, ces gens sont sans doute fatigués et aimeraient bien un peu de tranquillité. Laissons-les donc faire le tour du propriétaire et prendre leurs marques, nous allons discuter des rôles des uns et des autres et de cette collaboration plus en privé, ça ne les concerne pas dans l'absolu. Ricky, qui est un habitant de la ferme, se chargera de veiller sur les véhicules et sur la cour. Veux-tu bien ? »


Enchaînait-il en portant son attention au jeune cowboy qui, tout de bras croisés, opina simplement du chef. Il n'avait pas décroché un mot depuis leur arrivée et ne semblait pas le vouloir, se contentant d'être présent et observateur de ce qui, en réalité, le surprenait autant que le vieux fermier en l'accueil et la personne de la fameuse Jena. Sur cet accord, Nelson cessa de se frotter les mains distraitement et scruta aussi bien la chasseresse dans les bras de son frère que l'inconnue qui en restait une, devant lui.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Ven 15 Avr - 23:39
Comme Nelson avant moi, j’avais choisi de garder le silence alors que le vieil homme expliquait à son tour et à chacun la situation de ces gens, et les raisons de leur arrivée aujourd’hui même. Malheureusement, et malgré l’invitation que je leur avais lancé, seuls deux d’entre eux avaient eu la politesse de me répondre et se présenter à leur tour. Une légère irritation que je n’exprimais que d’un seul claquement de langue, entre mes lèvres légèrement entrouvertes, mes paupières se plissant légèrement derrière mes verres fumés et mon sourire se réduisant dans sa largeur pour se montrer légèrement plus contrarié. Et cela n’allait guère en s’arrangeant au fur et à mesure que j’entendais les mots du fermier. J’avais la très désagréable impression qu’il semblait dénoncer ma présence et la nature “peu avenante” de mon accueil après avoir admis préféré se pointer ici sans s’annoncer au préalable.

Tout comme je n’appréciais guère ses manières et l’impression qu’il donnait de chercher à m’écarter de la situation en me rappelant bien qu’il ne traitait qu’avec Samuel et Melody. Une précision dont je ne pouvais renier la légitimité, bien évidemment, puisque c’étaient bien eux qui restaient en charge ici ; mais que j’avais de plus en plus de mal à entendre et à voir d’un bon oeil.

Je le laissais aller au bout de ses propos, imitant même Nelson lorsqu’il tourna son regard en direction du jeune Ricky en lui demandant de veiller sur le périmètre à ma place. Je pris une longue et profonde inspiration par le nez en croisant mes bras sur ma poitrine, faisant passer à la suite de cela mes azurs dissimulés du cow-boy vers Melody, puis sur le reste de ces - cinq donc - nouvelles têtes massées auprès des véhicules garés dans la cour.

Pivotant légèrement sur la gauche, je décroisai mes bras et en dressai le gauche en désignant la porte d’entrée de la demeure à l’attention des nouveaux venus, puisque je comprenais très clairement que Nelson voulait s’isoler pour traiter avec Samuel et Melody. Une nouvelle inspiration, plus brève et tardive m’aida à apaiser la contrariété qui me tenaillait, non pas jusqu’à la faire totalement disparaître, mais suffisamment pour me montrer de nouveau plus engageante vis-à-vis de ces nouveaux venus, qui n’avaient paradoxalement rien demandé, et sûrement rien voulu de cette situation. Enfin... Presque tous, rectifiai-je mentalement en pensant à l’homme accaparant toute l’attention de Melody.

“Je vous laisse faire le tour du propriétaire et ranger vos affaires là où vous trouverez de la place si vous le souhaitez. Vous trouverez certainement quelqu’un à l’intérieur pour vous expliquer les règles de vie qui régissent le groupe ; mais ne vous inquiétez pas, il n’y en a pas beaucoup à retenir,” repris-je en haussant un peu la voix pour être entendue de tous, sur le même ton engageant que j’avais tenu jusqu’à lors, quoique légèrement plus formel.

“Tâchez cependant de vous montrer moins timides avec eux qu’avec moi, annoncez-vous et présentez-vous, ils ne vous connaissent pas et ne s’attendent pas à vous voir débarquer. Et comme ça fait plus d’une semaine qu’on n’a presque rien à se mettre sous la dent, certains pourraient se montrer particulièrement à fleur de peau,” avais-je ensuite précisé avec beaucoup plus de sérieux, appuyant certains mots sur un ton de conseil à mettre en oeuvre, au risque de voir la situation dégénérer pour un ou plusieurs d’entre eux.

Après quoi, je me serais à nouveau tournée vers Nelson, ôtant mes lunettes de devant mon regard pour les glisser au col de mon débardeur. Mes mains venant se plaquer sur mes hanches, je relevais le menton pour venir trouver le regard du vieil homme, un sourire en coin naissant à la commissure de mes lèvres.

“Vous avez raison Monsieur Wallace. Vous ne me connaissez pas, et pour cause, je n’ai rien vécu de toute ces histoires de retours à la vie, de pouvoirs de guérison mystérieux et de pertes d’aptitudes. Cette épidémie, j’en ai vécu chaque jour depuis le premier jour, sûrement comme vous. Et tout comme vous, je ne vous connais pas non plus, hormis de nom et de réputation ; et effectivement, je ne suis pas en charge ici. Les choses n’ont pas changé depuis votre dernière visite, les derniers temps étaient surtout au silence et à l’immobilisme. Mais cela, vous le saviez déjà grâce à cette personne de confiance qui semble nous épier depuis des semaines...” Mon ton s’était voulu beaucoup moins engageant et amical au fur et à mesure de mes dernières phrases, bien qu’il demeurât parfaitement calme et posé. Dire que je n’avais pas apprécié d’apprendre être sous surveillance se voulait être un sacré euphémisme.

“Je ne vous connais pas donc, mais je ne pense pas me tromper en disant que vous semblez être une personne raisonnable et réfléchie, capable de compréhension, et profondément bienveillante et généreuse pour recueillir ainsi ces individus revenus d’entre les morts ; et c’est tout à votre honneur, et que vous demandiez à traiter avec Melody et Samuel est parfaitement légitime. Ils sont en charge ici. Ou plus exactement, ils se retrouvent aujourd’hui à la tête d’un groupe d’une dizaine d’individus affamés, un groupe qui souffre d’un gros manque d’unité, de cohésion et d’identité, qui n’a plus de quoi se nourrir, à peine de quoi boire et se laver. Pour résumer très simplement les faits, Samuel comme Melody se retrouvent désormais dans une position très inconfortable, assis sur un véritable baril de poudre qui n’a besoin que d’une étincelle pour s’enflammer.”

D’un bref mouvement de tête, j’inclinais mon visage sur la droite en haussant les épaules, une moue faussement résignée arquant mes sourcils et plissant mes lèvres. Je renouais pleinement avec mes habitudes de chargée de communications entre les différents départements de la Justice Texane. Au plus profond de moi, je ressentais de nouveau cette excitation, cette électricité papillonnante qui m’envahissait le ventre de revenir à la charge des compromis, jouant avec le risque inhérent à chaque négociation. Peu à peu, la survivante laissait place à la médiatrice, et c’est galvanisée par cela que je reprenais d’un ton toujours aussi calme et posée, sans avoir de mot plus haut que l’autre ni faire preuve qu’une quelconque agressivité autre que celle de mes arguments.

“Et la perspective d’avoir à charge d’accueillir et nourrir cinq bouches supplémentaires, sans contrepartie ni garantie d’efficience au lendemain de trois semaines de privation et de cohabitation forcée ; qui sait comment réagiraient les membres de ce groupe ? Surtout quand on pense que la fois précédente, vous êtes venus troquer neuf rations hebdomadaires de nourriture contre certaines de nos ressources - et ne vous méprenez pas, j’adore le commerce - mais également trois nouvelles têtes, représentant pour vous un gain d’un tiers de ce troc, puisque trois des neufs rations apportées ce jour-là auraient été consommées de toute façon si vous aviez gardé ces trois nouveaux venus au sein de votre ferme. Un troc que j’estime biaisé, mais conclu, entre vous et Samuel.

Et de la même manière, début Février, Melody est revenue au campement Jefferson en compagnie de quatre personnes récupérées à votre ferme, sans ne demander ou recevoir aucune contrepartie, là encore, pour vous avoir soulagé de subvenir aux besoins de ces gens. C’est à se demander si Samuel ou Melody ont un réel sens de la mesure et des réalités qu’impliquent la survie d’un groupe, ou si c’est quelque chose que la mort ne leur a pas rendu à leur retour. Mais la véritable question qui demeure, c’est de savoir pour combien de temps encore les individus dont ils se prétendent responsables toléreront l’existence de cette collaboration qui n’a été, jusqu’à aujourd’hui, qu’à sens unique ?”


Au terme de ma rhétorique, j’adoptais de nouveau une posture plus attentive, croisant de nouveau les bras contre ma poitrine en redressant d’autant mon visage et ma silhouette, les pieds légèrement écartées sur le sol pour bien marquer le fait que j’allais camper sur mes positions. Sur mon faciès, il n’y avait ni défiance, ni sourire ou dédain à l’encontre de Nelson. Simplement une neutralité mercantile qui ne relevait ni de l’affection, ni du mépris ; alors que je dévoilais la véritable finalité de ma présence ici, au-delà de la simple protection du périmètre quant à la nature et les intentions des visiteurs que nous recevions, quelque peu malgré nous.

“Maintenant, vous pouvez choisir de continuer de traiter avec Melody et Samuel au risque que ce soit la dernière fois ; ou choisir de traiter avec moi, à titre exceptionnel, pour rediscuter des termes de cette collaboration afin qu’elle s’avère un peu plus équitable et puisse continuer de pérenniser à l’avenir. La décision est vôtre, Monsieur Wallace.”

En fonction de la réponse du vieil homme, soit je l'inviterai à me suivre à l'intérieur de la maison, soit je repartirai vers le périmètre s'il désirait rester à traiter avec Melody et Samuel.  

Matt Campbell

Anonymous
Invité
Sam 16 Avr - 12:00
Se reculant un peu, Matt laissa tomber son regard sur l’épaule et le bras qui lui dévoilait sa soeur, grimçant d’inquiétude et de frustration en lorgnant sur les plaies encore rosacées. Il posa ensuite sa main, la droite, sur l’épaule dénudée avec beaucoup de précaution et de douceur, caressant la plaie de la pulpe de son pouce lentement. Sa frustration grimpa encore d’un cran lorsqu’il sentit sous celui-ci la légère rugosité de la peau rosée de la cicatrice, avec la sensation que ses propres doigts restaient toujours malhabiles et peu sensibles.

Un bref contact qui ne s’éternisa pas. Melody remettait déjà son vêtement en place, après une question qui pouvait paraître anodine en soi, mais qui en soulevait de nombreuses, plus lourdes. Au moins l’aîné Campbell avait-il, durant le temps passé à la ferme, retrouvé ses pleines habitudes à se poser un tas de questions. Malheureusement, il n’avait pas encore pu partir en quête d’indices qui lui permettraient d’y répondre.

Enserrant de nouveau la jeune femme dans le creux de bras, sa joue reposant contre le sommet de son crâne, sentant le souffle de sa Mel’ dans son cou, il renforça son étreinte avant de ne répondre, éludant totalement la question à sa manière, car la réponse n’avait plus rien de pertinent en soi.


« Ça n’a plus d’importance. Je suis là. »

Toujours assez fermé au monde extérieur, logé dans sa bulle de retrouvailles toutes personnelles, il se contenta d’embrasser à nouveau la chevelure de sa frangine et de savourer sa présence. Le brave Nelson avait par ailleurs pris le soin de se manifester, et de clarifier la situation des dernières semaines écoulées pour l'ensemble des personnes présentes, apportant certaines réponses et comblant certains trous pour l'un et l'autre des parties en présence.

Durant quelques instants encore et seulement, Matt avait gardé le silence et l'oreille distraite, car la bouledogue de service se remettait à leur parler, le ton plus élevé cette fois-ci de manière à ce que Matthew, quand bien même il aurait préféré ne rien entendre, n’eut d’autre choix que d’y prêter attention. Se détachant de Melody bien à contre-coeur, il se recula de quelques pas, encadrant ses épaules de ses mains avec douceur et plongeant son regard dans son jumeau aux reflets de sinople.


« Donne-moi un instant, je récupère mes affaires. Après, tu pourras me faire faire le tour des lieux. J’apprécierai pouvoir rattraper le temps perdu dans un lieu plus calme, et moins peuplé. »

Ne se détachant d’elle qu’avec difficulté et retenue, redoutant qu’elle ne disparaisse de son quotidien à nouveau, Matt tourna les talons et fit quelques enjambées pour aller ramasser ses affaires déposées à l’arrière du pick-up. Une simple boîte en carton, à peine plus grosse qu’une boîte à chaussures, dans laquelle se trouvait quelques boîtes de conserve et paquets de nourriture sèche, ainsi qu’un pack d’antipoison et la petite trousse de ce kit de crochetage. Autant de biens qu’il n’avait jamais possédés au moment de sa disparition, mais qui se trouvaient pourtant là lors de son retour. Inexplicable.

Les mains encombrées, il se tourna de nouveau vers sa cadette, un sourire sincère et affectueux se dessinant lorsqu’il posa de nouveau son regard sur elle.


« Où est-ce que je peux déposer cela ? »

Une question posée avec curiosité, mais qui n’attendait pas vraiment d’indication de lieu dans sa réponse. Matt n’espérait qu’une seule chose à ce moment là : saisir cette opportunité pour se décharger les bras, puis se décharger le coeur et rattraper le temps perdu auprès de sa Mel’.


Sortie du jeu.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 17 Avr - 15:04
Le nez dans le cou de son frère aîné, elle sourit à sa réponse cela ne l'étonne pas du tout que Matt élude la question posée pour reprendre son ton protecteur envers elle. Melody lui murmurant en retour un simple :

- Tu as raison, c'est le plus important.

Quand bien même, elle reviendra à la charge plus tard pour essayer de tout savoir à commencer par le comment il a réussi à revenir sur le territoire américain alors qu'il était reparti en Egypte. Bon elle se doute bien que son frangin a du prendre le dernier ou un des derniers vols mais c'est le après qui l'intéresse au plus haut point. Ainsi collée à son frère, la brune ne voulait rien savoir du reste et pourtant son ouïe est attirée par la voix de Nelson quand il prononce le prénom de son frère, se mettant donc à écouter ce qui se dit sans pour autant se tourner vers eux. Ses yeux s'écarquillant quand le fermier parle d'une personne de confiance, un nouveau sourire venant sur son visage que seul son frère pourra voir alors qu'elle se fait violence pour ne pas faire volte face et regarder Nelson. Sa réaction serait trop disproportionnée pour ne pas attirer l'attention des autres mais surtout de Jena.

Bien sûr qu'elle pense au beau chasseur immédiatement et ce n'est pas réellement cela qui la surprend mais surtout le fait que Nelson soit au courant qu'elle l'a vu il y a un mois de ça maintenant. Déjà un mois. Ou du moins qu'il donne l'air de le savoir alors que normalement cela devait rester entre Matthew et elle, enfin si on omet le Vagabond bien entendu. À la rigueur que Ricky le sache ne serait pas une surprise mais Nelson...Et si le vieil homme ne le savait pas mais avait des soupçons d'une manière ou d'une autre ? Et s'il avait choppé un des moments d'isolement de Ricky et écouté ce que les deux frères se disaient ? Et si c'était Nelson le traître à la solde de Soulstrange et du Marchand ? Melody avait déjà envisagé cette possibilité, celle que ça soit quelqu'un de la ferme comme Clark ou Nelson, elle en avait d'ailleurs parlé à Matthew même s'il ne l'avait pas prise au sérieux. Nelson peut fort bien parler de quelqu'un d'autre et la tester en disant cela, si seulement Ricky pouvait quitter la ferme pour revenir auprès d'eux et ne pas rester au milieu de ces potentiels traîtres. Elle n'ose même pas imaginer ce qu'il se passerait si Matthew perdait son jeune frère, si l'endroit qu'il pensait sûr pour son cadet était en réalité un piège à ciel ouvert.

Heureusement que son frère est là contre elle, lui évitant de réagir d'une manière mal appropriée, elle n'aura que vaguement regardé vers le fermier pour voir que lui la regarde avant de s'intéresser à une Jena qui s'empresse de répondre. La franchise, que Melody considère comme extrême chez la blonde, se fait de nouveau entendre alors que la jeune femme débite un tas de choses. Plus ou moins légitimes mais qui vont encore agacer le monde, en tout cas la chasseresse n'y échappe pas...Son frère se recule de quelques pas pour venir lui tenir les épaules, elle se remet à plat sur le sol levant son visage vers lui et elle retrouve son sourire en l'entendant. De vraies retrouvailles au calme, comment ne pas en avoir envie !

- Oui juste toi et moi.

Melody le laisse se détacher d'elle le suivant des yeux en se mordant la lèvre inférieure du léger stress qui la prend de le voir s'éloigner ne serait-ce de quelques pas. Soupirant en le voyant revenir aussi vite qu'il s'est éloigné même si la suite ne va pas être facile pour elle mais elle ne peut pas faire autrement, elle ne peut pas rester sans réagir à ce qui se joue autour d'elle.

- Dans la maison, vas y je te rejoins dans deux minutes, j'ai quelque chose à leur dire.

Que son frère s'éloigne d'elle tout de suite ou qu'il reste près d'elle le temps que sa petite soeur termine, Melody se tourne enfin réellement vers Nelson et Jena, en commençant brièvement par la blonde.

- Jena, tu as raison tout le monde ne s'est pas présenté alors je vais rectifier une partie de cette erreur... Glissant un regard vers son frère. Tu as là mon frère aîné Matthew Campbell même si tout le monde l'appelle Matt.

Terminant sur un sourire à l'attention de Jena avant de redevenir plus que sérieuse pour regarder Nelson tandis qu'une boule se forme dans son estomac au moment où elle reprend la parole.

- Une personne de confiance vous dites ? Qui voulait s'assurer qu'on reste en vie ou qui attendait qu'on y passe ? Ou encore que votre personne de confiance n'était là que pour voir le résultat de la horde qui nous est arrivé dessus, peut-être même après l'avoir attirée là ? Après tout ça ne serait que la deuxième fois que cela arrive, ce qui est dommage parce qu'on est tous bien vivants.


Cela lui fait mal au coeur de parler ainsi, non pas pour Nelson mais parce que s'il parlait bien de Matthew, elle vient de parler de lui en des termes qui la débecte en évitant soigneusement de tourner son regard ne serait-ce qu'une fraction de seconde vers Ricky.

- Mais sinon en effet vous avez eu raison de ne pas parler de la horde et de tout cela à mon frère et ces personnes et en même temps de ce fait comme Jena vous l'a dit, cela tombe mal que vous arriviez aujourd'hui. Et en ce qui concerne Jena et ce qu'elle vous a dit il y a quelques instants sachez que même si cela m'agace elle a raison et elle a toute légitimité pour vous faire savoir comment elle prend les choses. Tout comme pour moi Jena est une personne de confiance à qui je peux me fier contrairement à Samuel que je garde à l'oeil, d'ailleurs ce n'est que pour cette raison que j'ai voulu l'assister dans son rôle de chef même si les choses échappent de plus en plus à mon contrôle. Il y a une autre chose sur laquelle Jena a raison c'est que les choses changent et cela va se reproduire encore et bientôt sans doute mais quoi qu'il se passe, vous pouvez vous reposer sur elle pour traiter les choses.
D'ailleurs je vous laisse même commencer immédiatement que cela soit dehors ou dans la maison, je me charge de montrer les lieux à toutes ces nouvelles têtes et les conduire jusqu'à Samuel s'ils le veulent.


La brune se décidant enfin à regarder vers Ricky a qui elle sourit et puisqu'elle a prit le parti de jouer les ignorantes...

- Ricky ma promesse tient toujours, jamais je ne cesserais de LE chercher soit en sûr !

Avant qu'elle ne se dirige vers l'arbalète qu'elle a laissé tombé au sol en voyant son frère sortir de la voiture de Nelson tout à l'heure, la ramassant elle en vire la poussière de ses doigts avant de la remettre à son épaule pour tourner les talons et partir vers la maison pour s'y engouffrer.

Sortie de jeu.
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