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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Ils vinrent par cinq fois - 18/03/35
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Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Lun 18 Avr - 15:46
La voix d'Armstrong me fait sortir de mon observation de la scène se déroulant à quelques pas de nous, je relève mon regard azuré sur l'homme avant qu'un fin sourire ne vienne sur mon visage. On a eu trois semaines pour se remettre de ce réveil brutal et particulier et qui pourtant a marqué nos esprits, enfin le mien c'est sûr et certain en tout cas. Je lui répond alors sur le même ton pour que cela reste entre nous.

- Ils ne sont peut-être pas porté sur ce genre de pratiques ceux là pas comme Ana mais je pense que nous deux on a rien à craindre par contre ton amie devrait s'éloigner de Koda qui est bien partie pour déclencher les foudres de nos nouveaux hôtes.

J'ai à peine terminé ma phrase que je peux entendre la jeune femme asiatique l'ouvrir de nouveau, à croire qu'elle a décidé de se faire mal voir par les deux femmes présentes de ce groupe qu'on doit rejoindre. Cela me fait d'ailleurs assez bizarre de songer ainsi "se faire mal voir" comme si nous avions quelque chose à leur prouver du genre qu'ils ne craignent rien avec nous ou comme si on devait absolument se faire accepter. C'est un peu ça pourtant surtout quand les choses se poursuivent, Nelson répondant à la question de la brune, de Melody qu'elle a pourtant posé à son frère me semble t-il vu que c'est toujours Matt qu'elle regarde. Au passage je ne peux qu'approuver le fermier, il a en effet eu raison de ne rien nous dire, pas tellement pour nous mais pour Matt.

Mes pensées suivent le fil de la discussion entre Nelson puis cette Jena dont ses paroles font écho en moi, me confortant dans le fait qu'on doit bel et bien se faire accepter par ces personnes qui n'ont pas grand chose pour eux. La privation de nourriture étant certainement la pire qui soit et nous qui débarquons là dessus. Malgré le fait que je comprenne les raisons de Jena de parler ainsi, je n'apprécie pas du tout le ton qu'elle emploie ni la globalité de ses paroles. Décidément m'entendre et apprécier d'autres femmes et quelque chose qui m'échappe totalement. À plusieurs reprises j'entrouvre la bouche pour prendre la parole et ainsi couper les élans de la jeune femme blonde mais systématiquement elle me donne l'impression de repartir de plus belle.

Finalement la dénommée Melody me donne l'impression de daigner s'occuper de nous et de ce qui se trame à deux pas d'elle. Je reste à l'écouter elle aussi, mes affaires dans les bras en concluant qu'elle aussi a des griefs contre le Samuel dont ils parlent tous les trois. Et nous qui arrivons là dessus comme un cheveu sur la soupe, on repassera pour une arrivée calme et tranquille. Quand elle termine de parler après nous avoir laissé l'opportunité de nous soustraire à l'échange entre Nelson et Jena, j'en profite pour m'avancer et faire entendre ma voix.

- J'arrive !

Je me tourne vers Armstrong l'interrogeant d'un regard pour voir si lui aussi compte partir de là avant de reporter mes prunelles sur la brune qui commence à s'éloigner. Je fais attention de ne pas passer dans le triangle formé par les corps de Nelson, Ricky et Jena pour rejoindre la soeur de Matt, me stoppant un instant près de Jena.

- Cassandra Johnson pour moi et si vous n'aviez pas donné l'air de ne vous soucier que de Nelson et de Ricky, je me serais présentée avant.

Cette petite remarque faite, je me dirige à mon tour les mains encombrées par mes maigres affaires et si d'un côté j'ai hâte de découvrir la maison et son organisation, j'en ai également une certaine appréhension qui pourrait tourner à la crainte selon ce qu'il se passe. Bien sûr si Jena vient à me répondre, je l'écouterais en tournant mon regard vers elle sans pour autant chercher à répliquer derrière, préférant entrer dans ce soit disant nouveau chez moi.

Sortie du jeu.

Koda Kaminaka

Anonymous
Invité
Mer 20 Avr - 0:39
Bah… Pourquoi il les a pas prévenu qu’on arrivait s’il avait une radio ? se dit elle.

Au coeur de ses explications apriori pleines de bon sens, la remarque du vieux à ce propos faisait tache. Une fois la constatation faite que cette horde avait mis les voiles, les risques d’un contact radio étaient écartés, apriori. Non ? Bah, il devait y avoir toute une batterie de bonnes raisons mais il aurait fallut creuser la question ou demander des précisions… et elle avait la flemme.

Enfin, au moins ça aurait évité une frayeur à Jena. Pour rien au monde elle n’aurait troqué sa situation de « fraîchement paumée » pour un job de responsable « sécurité de campement ». De responsable sécurité de quoi que ce soit d’ailleurs. Dans un monde où les trois quarts de la population veulent ta mort, la promesse de sécurité était aussi facile à respecter que de celle de trouver une pizzeria livrant encore à domicile.

La jeune femme eut un petit sourire a l’intention d’Armstrong et Kaitlin quand ils répondirent à sa remarque. Tous les deux étaient partisans du câlin mais la présence du flingue faisait débat, visiblement.

Elle saisit la remarque de Jena. Ah… C’était là qu’il fallait se présenter, se dit elle. Et la petite soeur de Matt de souligner. Ugh… Koda n’aimait pas passer pour une malpolie. Ca lui rappelait la canne de son père sur ses doigts quand elle était petite dès qu’elle sortait une insulte a la maison. Plus une névrose freudienne qu’un véritable remord d’ailleurs. Enfin, en même temps, il fallait un cadre particulier pour des présentations. Ca n’était pas quelque chose d’anecdotique. En l’occurence, la discussion avec le père Wallace était plus importante que les présentations. C’est comme si l’animateur d’un débat entre deux politiques glissait « Au fait, je m’appelle Terrence Wyatt, enchanté. » en plein milieu d’un argumentaire.

D’ailleurs, les deux camps commençaient à mettre sur la table les irrégularités de collaboration qu’ils avaient subit par le passé. Des histoires de trocs inéquitables. L’échange verbal tournait à l’aigre doux. Et cette fille là, Jena, était en train d’élever une solide tribune pour faire regretter à Nelson d’avoir souhaité l’écarter du dialogue entre les deux camp. Ce n’était pas qu’une paire de Ray Ban et un fusil à pompe, cette nana ; c’était surtout une oratrice de premier ordre.

En plus Nelson n’était visiblement pas tout blanc. Elle jeta un court regard blasé vers le haut, comme pour défier son cerveau de tout jeu de mot débile sur la capillarité du vieil homme.
Ouais, le vieux ne dévoilait pas tout son jeu. Il avait une « personne de confiance » qu’il s’était gardé de nommer, visiblement en charge de surveiller le campement à leur insu. Beaucoup de termes avaient étés mis entre guillemets dans leur échange semble-il.

Notre soit disant collaboration. Votre soit disant homme de confiance…  

Et pour couronner le tout, les gens du camp Snatch ne faisaient pas confiance à leur propre chef…
Il y avait de l’eau dans le gaz. Oh ! Et puis, elle n’allait pas s’embêter avec ça. Si elle devait être victime d’une intrigue ou d’une manipulation par les têtes pensantes, eh bien tant pis. C’est pas elle qui mènerait l’enquête. Trop de soucis, trop fatiguant.

La dernière réplique de Melody a l’intention de Nelson sonna comme l’occasion de se soustraire a cette conversation qui ne les concernait plus. Koda fit un signe de tête à Kaitlin, l’invitant hypothétiquement a lui emboîter le pas et elle alla ramasser ses affaire dans la Ford avant de les caler sous son bras. La façon dont Cassandra formula son reproche fit sourire son côté taquin. Elle avait eu un petit je-ne-sais-quoi de décalé.
Quand elle passa a son tour devant Jena, elle dit:

"Et moi c’est Koda Kaminaka mais on m’appelle Kodak."

Elle la salua brièvement en faisant rebondir son index et son majeur dressés contre sa tempe, accompagné d’un sourire étrangement sincère semblant dire « Au plaisir. »

Et quand Melody s’adressa à Ricky, Koda en profita pour ajouter:


"Et merci pour la balade, cow boy !" avant de se retourner. Elle avait tenu a finir sa phrase interrompue en arrivant. Elle n’aurait peut être pas l’occasion de remonter sur cette moto avant un bail.

Sortie du jeu.

Armstrong Wyclif

Anonymous
Invité
Ven 22 Avr - 15:21
La réponse de Cassandra me fait sourire, je dois bien admettre que cela me rassure un peu elle doit sans doute avoir raison, ils ne séquestrent pas tous les gens qu’ils accueillent chez eux.

Nelson explique à nos deux interlocutrices que nous sommes à la ferme depuis trois semaines, et que celles-ci a priori n’étaient pas au courant de notre arrivée. Je commence à en avoir marre du comportement du vieux fermier, j’ai l’impression d’être traité comme du bétail avec mes camarades d’infortunes. Il ajoute à cela que c’était la bonne décision sans nous avoir consultés, je n’approuve pas ce comportement, je peux accepter qu’il le fasse croire à Matt, car il était impatient de rejoindre sa sœur ce que je comprends, mais nous, on ne connait personne et personne ne nous attend du moins c’est mon cas. Malheureusement pour moi, Nelson n’a pas fini de nous faire ses aveux en parlant de collaboration entre Melody et Samuel, ce qui continue à me faire penser qu’ils nous prennent vraiment pour du bétail. Je préfère ne rien dire pour le moment, je n’ai pas assez de recul pour connaitre les buts de chacun, je me contente de jeter un regard réprobateur au vieux fermier.

Jena nous indique qu’on peut faire le tour du propriétaire, ce que je pense faire pour ne pas m’immiscer dans une conversation houleuse entre Nelson et la femme au fusil. Mon instinct de mon trompa pas, puisque celle-ci commença à parler au vieux fermier de façon hautaine, sans aucune pression il semble qu’elle déballe son sac, encore une fois l’accueil me parait très chaleureux. C’est bien sûr ironique ce qui ne manque pas de me faire esquisser un sourire en y pensant. J’apprends des choses au passage sur cette « collaboration » puisque Jena n’hésite pas à dire ce qu’elle pense devant nous. Je décide une nouvelle fois de me taire et de jouer au petit nouveau modèle, apparemment la situation actuelle du camp n’est pas des meilleures et je n’ai pas envie de me mettre dans une mauvaise position. Melody quant à elle rajoute une couche sur la situation du camp, cela ne m’inspire une nouvelle fois pas confiance, je ne sais pas où on va mettre les pieds. Je commence un peu à m’apercevoir que le monde a bien changé, et que mes qualités d’escroc pourront sans doute assurer ma survie si toutefois je les retrouve, ce que j’espère.

Matt décide de partir avec sa sœur, Cass décide de les rejoindre, elle se tourne vers moi en jetant un regard dans ma direction. Je ne sais pas si c’est une invitation à la rejoindre, mais je l’accepte, je lui réponds par un sourire et un hochement de tête en espérant ne pas m’être fourvoyé sur ses intentions à mon égard. Je prends donc les affaires qu’on m’a attribuées puisque je n’ai jamais eu ce genre d’attirail sur moi avant ma mort. Je m’empêche de rejoindre Cassandra, je la trouve sympathique et séduisante, étant donné que mes premiers moments de résurrection ont été en sa compagnie autant continuer avec elle dans cette nouvelle étape au sein de ce camp. Je ne sais pas si je peux nous protéger, mais je ferai de mon mieux pour pas qu’on finisse une nouvelle fois attachés dans une grange.
Koda ainsi que Cassandra se présente à Jena ayant déjà fait mes présentations je me contente d’une petite phrase accrocheuse. Je me tourne vers la femme au fusil, et lâche un petit sourire à celle-ci à la fin de mon intervention.

- À tout à l’heure peut-être, Jena, si j’ai des questions je penserai sans doute à venir te voir.

Si Jena me répond, positivement je me contenterai de lui répondre par un hochement de tête, si elle ne veut pas que je lui pose des questions ou ne veut pas m’adresser la parole je me contenterai de son refus sans dire un mot.

Sortie du jeu

Kaitlin Cooper

Anonymous
Invité
Sam 23 Avr - 23:27
Les paroles de Nelson me choquent profondément, je trouve incroyable que cet homme qui avait sûrement accueilli la plupart des personnes présentes dans ce campement, se désintéressent d’eux alors qu’une horde d’infectés les menaçaient. Je trouve cela vraiment inquiétant, comment peut-il dormir et s’occuper de nous l’air de rien alors que des personnes qu’il a accueillies chez lui et avec qui il a discuté sont peut-être en train de mourir… En plus alors qu’il avait une radio, il n’a pas tenté de les contacter au moins pour se tenir au courant il préfère sa « personne de confiance ».

Et qui est cette personne de confiance censé les surveiller ? Enfin "nous" maintenant, je trouve cette histoire vraiment aberrante, c’est déjà « l’apocalypse » pourquoi en rajouter ? Les êtres humains sont vraiment des êtres infects et surtout les hommes une fois de plus, comme quoi l’âge n’apporte pas la sagesse !

Et il en rajoute en disant que c’est la meilleure décision à son sens ! J’aurais clairement préféré être dehors sur la route si j’avais su que j’habitais chez un hypocrite. Et il aurait dû nous consulter, très franchement je regrette d’avoir découragé Matt de partir, on aurait clairement dû tous partir dès le début…

En plus il se permet de dénigrer Jena, ce vieux est vraiment culotté ! Et il nous exclut encore, nous ne sommes pas ses chiens, si nous devons faire partie du groupe je souhaite savoir ce qui se trame !

Jena semble fâché de ce dialogue ce que je comprends très bien puisque je le suis moi-même, d’ailleurs les paroles de Nelson m’ont poussé à mordre ma lèvre comme pour me calmer. Elle nous invite à entrer dans le camp et surtout à nous présenter dans les règles de l’art car évidemment ce n’est pas la même ambiance qu’à la ferme puisqu’il y a des soucis de rationnement, ce que je comprends bien.

Elle continue ensuite à expliquer qu’elle en a marre d’accueillir des nouveaux sans contrepartie raisonnable et ce qu’elle dit me révolte, je comprends mieux l’accueil qui nous a été réservé, j’aurai clairement fait de même. Je me sens honteuse de n’avoir rien à leur offrir à part ma force de mouche. Après tout je n'ai pas récupéré mes capacités depuis ma renaissance.

Melody prend ensuite la parole et elle paraît aussi révoltée par les propos du vieil homme, mais néanmoins elle lui donne raison de ne pas nous avoir dit toute la vérité.

Je décide d’aller chercher mes affaires dans la voiture. Je suis Koda qui m’avait invité à la suivre, après tout j’ai l’impression qu’on pourrait bien s’entendre et Armstrong est déjà partie devant. Je décidais tout de même d’adresser un mot au vieil homme hypocrite.

- Au revoir Nelson, j’espère que vous réussirez à dormir paisiblement !

Sortie de jeu

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Ven 6 Mai - 18:46
Le vieil homme, voyant Jena prendre la parole, resta assez stoïque, jusqu'à ce qu'elle finisse par revenir à lui pour lui répondre et il en vint à froncer les sourcils quand elle appuya l'idée d'une personne de confiance, comme une donnée hostile au tableau. Le ton tenu par cette femme poussa le fermier à plisser les yeux en demeurant fermé, analytique et naissant d'une certaine méfiance, il était clair qu'il semblait d'une part surpris mais surtout gêné par ce qui se disait alors, ce qui lui était dit directement même. Mais quand elle en vint à évoquer le troc et les trois précédents survivants amenés ici, celui-ci redressa le menton et prit une grand inspiration, piqué à vif. Il en était de même du jeune cowboy qui se redressa de la moto avec un air vraiment abasourdi et insinuant l'irritation, à l'écoute des mots qui si il avaient voulu être médiateurs, n'avaient probablement pas été perçus ainsi, probablement pas. Quand Jena eut terminé, c'est la voix du jeune cowboy qui parue la première, d'abord murmurée avant de s'élever sous l'emprise de l’indignation qui l'envahissait alors.

« Sérieusement... ? Putain mais elle est sérieuse cette nana ?! »

Le fermier eut un rapide et ferme geste de main tendue vers Ricky en signe d'apaisement, voulant l'inciter à ne pas s'emporter, joint d'un simple regard amical avant de reporter son attention vers Melody et son frère, le jeune homme avait perçu et accepté ce geste en redevenant silencieux, bien qu'il n'en pensait pas moins.

Si Matt s'intéressait avant tout à sa soeur sans intervenir dans la discussion, il n'en fit, évidemment, pas de même de la soeur en question qui prit parole à son tour pour faire entendre son opinion sur la question. Le vieil homme qui avait gardé la main levée sereinement vers son jeune ami, n'illustrant de réaction qu'une respiration plus longue et soupirante et un regard fixateur, il mouvait la mâchoire en baissant le regard au sol d'un certain dépit, à moins que ce ne soit un sentiment de peine, ou de déception, à l'écoute de ce qu'ajoutait Melody.

Si bien que lorsqu'elle se tourna vers Ricky pour lui sourire, c'est un regard plein de rancoeur et de colère qui l'accueillit, le jeune cowboy agitant nerveusement les doigts avec un sentiment de démangeaison, finissant par répondre à cette dernière quand elle se dirigeait vers son arbalète, sa voix pleine d'hostilité et de fermeté :

« Il n'a pas besoin de toi et nous non plus. Mais si je le retrouve, soit certaine qu'il entendra parler de ton petit numéro. »

Les sous-entendus avaient été légions dans ses mots, mais le fermier lui restait toujours silencieux. Ce dernier regardait tour à tour les autres individus qui avaient été pris dans le tourbillon de cet échange loin d'être convivial, Matt et Cassandra s'étaient éclipsés sans plus de cérémonie, Koda s'était retournée avant de partir pour remercier Ricky, celui-ci répondant du tac au tac :

« C'était un plaisir ma grande, une autre fois peut-être. »

Il lui souriait par ailleurs, interrompant son élan d'amertume et de colère pour montrer de la bienveillance à l'égard de la jeune femme aux traits asiatiques, puis se referma en voyant passer Armstrong, Kaitlin à sa suite qui adressa à Nelson, au passage, une phrase extrêmement désagréable et le jeune homme ne manqua pas d'y réagir de nouveau dans l'instant, sans la bienveillance cette fois...

« Il dort aussi bien que possible va, la prochaine fois on te laissera crever dehors la gueule ouverte, ça te conviendra peut-être mieux, ça nous évitera de gaspiller nos ressources et on dormira encore mieux. »

« Non Ricky ! » Gronda un Nelson sans colère qui avait déjà abaissé la main et se tournait vers lui en secouant légèrement la tête, le suppliant du regard de ne pas insister, lui-même semblait sincèrement peiné et probablement blessé de la situation qui avait lieu et qui était vouée à les affliger de tous les maux, ou au moins de nombreux. « Ce n'est pas la peine. »

« Ce n'est pas la peine ? Mais regarde-la ! » Rétorquait le jeune cowboy en pointant Jena de l'index avec un regard momentané avant de revenir à Nelson, profondément indigné et révolté. « Et écoute ce que l'autre t'envoie en pleine poire, alors que tu l'as protégée et nourrie pendant des semaines. Je t'avais dit que ça arriverait, je l'avais dit à Matthew aussi. Toi et lui vous avez tenu à aider ces gens, à les recueillir, à leur donner une chance et regarde où ça nous a mené ! Ils nous dénigrent et nous crachent à la gueule après tout ce qu'on à fait pour eux, en se cachant derrière leurs nouveaux potes comme le fait Melody avec cette nana. J'avais dit à Matthew que c'était une erreur, qu'on aurait pas du se mettre en danger pour eux, mais il voulait s'obstiner à aller les ramasser et les installer dans ce foutu motel, on a trimé et lui plus que les autres et qu'est-ce que ça nous a apporté ? Mon frère s'est fait piéger en voulant les protéger, on s'est enfoncé dans la merde alors qu'on aurait pu être à la ferme depuis un bout de temps pour se serrer les coudes. Chaque fois que l'on aide ces gens, ça nous apporte plus de problèmes en nous bouffant le peu que l'on a et qu'est-ce qu'on a en retour ? On est considérés comme des nuisibles et on se fait prendre de haut par cette bande d'ingrats, comme c'est déjà arrivé au motel ! Maintenant qu'ils sont bien installés entre eux, on est devenus des ennemis potentiels, il y a qu'à la regarder et l'entendre cette pimbêche rencontrée il y a cinq minutes. »

Son élan assouvi, le cowboy marqua un temps en portant à nouveau le regard vers Jena, lui projetant par les yeux toute sa rancune avant de revenir à Nelson et terminer d'un ton blasé.

« Il y a rien à faire avec eux et on a assez de tâches et de problèmes nous aussi. Pense à Pamela, à Ana, à Dakota, à Clark, à Tobby... on peut plus essayer de sauver tout le monde quand ce même monde n'attend que la première occasion pour nous tourner le dos. Il faut que l'on pense à nous maintenant. »

Il se tourna ensuite en secouant plus énergiquement la tête, ses épaules s'affaissant sous le poids d'une amertume réellement profonde, pour aller passer une jambe et grimper sur la moto en ignorant dès lors la femme à la casquette et au fusil à pompe quelque soit la possible réponse qu'elle placerait à la suite. Nelson n'avait rien fait pour empêcher son ami de parler, se mâchouillant la lèvre en amenant ses yeux bruns et tracassés fureter sur le sol. Il resta silencieux quelques instants, réfléchissant sans doute, prenant sur lui probablement, puis réitéra une longue inspiration en revenant face à Jena, dressant son attention franchement lassée sur elle.

« Vous vous trompez sur nous. » Souffla t-il de sa voix grave et rompue. « Je pensais que vous n'aviez simplement pas tous les éléments et que vous vous mépreniez sur nous, mais il semblerait que ce soit une idée généralisée alors allons droit au but, avant de rendre cette situation encore plus triste et désagréable. »

Le vieillard vint glisser ses mains dans ses poches, retrouvant cette manie de se mâchouiller les lèvres de courts instants puis reprit.

« Ces gens, ces individus revenus à la vie, abandonnés par l'existence, je les ai accueilli oui. J'aurais pu les laisser sur le bord de la route, ou les renvoyer de mon terrain avec la direction de la ville en les laissant à la merci de tous les dangers mais je ne l'ai pas fait. Rien ne m'y obligeait, sauf ma foi en dieu et en l'humanité. A chaque fois, j'ai fait de mon mieux avec ce que j'avais, en leur donnant de quoi manger, un lit où dormir, en leur disant tout ce que j'étais en mesure de leur dire, qu'il était sage de dire, sur ce qu'il en était des environs et de la situation. Et quand le moment l'avait permis, je les ai amené ici, dans ce groupe qui était formé de gens comme eux grâce à un homme qui se souciait d'eux. Il n'y avait pas de deal, pas de collaboration, juste des hommes agissant par bonté envers d'autres hommes et j'ai apprécié faire cela.

Il n'était pas question que de charité, mais de renforcement parce que ce qui permet la survie d'un groupe, vous qui prétendez le savoir en étant dans l'erreur, c'est le nombre et l'unité. Chaque âme qui l'a rejoint a apporté, dans la mesure du possible, ce que il ou elle pouvait, ce ne fut pas toujours positif malheureusement mais le fait est que si ce groupe a survécu, c'est par le nombre de ses partisans et sa volonté commune à agir. Il a subit de terribles choses, j'en suis le premier désolé mais je ne suis pas responsable ni redevable de tout ceci, je fais ma part de bonne actions aussi modestes peuvent-elles être perçues. Voilà ce qu'il en est, quant à ce troc que vous remettez en cause, il impliquait un peu de matériel, des briquets et du tabac contre neuf semaines de nourriture, ce qui était largement en faveur du groupe, c'était ça l'échange et ça n'impliquait rien d'autre. »


Il affirma alors son ton et le fit plus ferme et plus sec à son tour, révélant après une voix plus posée jusqu'ici les soupçons de colère et d'irritation qui s'étaient animées en son fort intérieur en réalité, et il le fit en avançant de plusieurs pas vers Jena tout en y fixant son regard luisant et perçant de ses sentiments révoltés, sortant sa main de sa poche pour l'indiquer.

« Mais que nous soyons clair. Votre façon de parler de ces gens comme des poids, comme du bétail ou comme de la marchandise bonne à troquer, c'est le genre d'idées qui fait vivre ce Marchand qui a infligé tant de souffrances et de malheurs et je refuse d'entendre plus longtemps de tels propos intolérables sinon je risque de ne pas rester poli et encore moins pacifique. Ces individus qui ont rejoint ce groupe l'ont fait pour le soutenir et pour apporter leur contribution, tout comme vous avez été de ces personnes à être recueillie j'en suis certain.
Mais j'ai entendu vos mots et j'ai entendu ceux de Melody et j'ai le malheur et la tristesse de réaliser que mon jeune ami a raison, ce groupe comprend des gens ingrats et néfastes sans solidarité en tant qu'êtres humains et mon impression me laisse croire que vous en faites partie, tout comme Melody qui a l'ingratitude de sous-entendre des accusations et des reproches injustes à notre propos, car j'ai ainsi que mes gens toujours soutenu ce groupe autant que possible et tout ce que j'ai fait, chaque individu que j'ai amené ici pour survivre jusqu'au troc qui a été réalisé a toujours été dans votre sens, par amitié et confiance, mais j'ai la déception de constater que vous ne pensez qu'à votre nombril et votre profit au détriment des autres, comme tous ces bandits et opportunistes qui pullulent dans la région sans considération pour la vie et pour la charité.

On pourrait croire que le siège subit et le manque de nourriture soient à l'origine d'une telle attitude mais à entendre votre discours vous m'avez l'air toute réfléchie, tout comme Melody une fois de plus qui par-dessus le marché remet en cause celui qui est censé diriger ce groupe devant tous et présente aux nouveaux-venus une communauté divisée et conflictuelle, je pensais cette fille courageuse et pleine de bonnes intentions, je vois qu'elle n'est occupée qu'à vouloir avoir le contrôle sur ce groupe et nuire à son chef qu'elle calomnie sans honte. J'étais loin de me douter que ce groupe en était arrivé là, j'en suis très triste et je sais maintenant à quoi m'attendre de votre part. Puisque vous nous considérez comme un partenariat insuffisant et néfaste, en dépit de tout ce que nous avons fait, alors je vais vous faciliter la vie. Je mets fin à nos relations et je vous épargnerais tout poids supplémentaire, ou devrais-je dire être humain, à l'avenir. Je vous interdit de nous demander le moindre service et je refuse de voir une seule de vos têtes approcher de ma ferme, ou c'est avec des fusils que nous vous accueillerons à notre tour. Vous n'aurez qu'à dire à Samuel que si il n'est pas d'accord avec ça je lui permet à lui et lui seul de venir me le dire en face. Je suis curieux de savoir ce qu'il pense de ce que Melody clame à qui veut l'entendre dans son dos.

Sur ce, je vous souhaite quand même bonne chance pour la suite par principe, j'espère que vous arriverez tout de même à vous sortir de cette misère que nous partageons plus que vous ne l'imaginez et je vous rassure, puisque vous avez oublié de vous nettoyer les oreilles ce matin, personne de mes personnes de confiance ne vous épie, c'est l'armée de dévoreurs qui bloquait tout le secteur que cette personne, dont je n'ai ni le droit ni le devoir de vous donner l'identité, surveillait pour nous dire quand pouvoir vous rejoindre sans trop de risques. Il faut que vous arrêtiez de croire que le monde entier est contre vous et que tout le monde cache un plan machiavélique, surtout ceux qui vous aident, ou je vous assure que vous ne survivrez pas longtemps. »


Son sac vidé, au littéral mais avec certaines formes, il ne se détourna pas tout de suite, continuant de la fixer et à l'écoute de toute réponse qu'elle aurait à lui confronter, le vieillard n'étant pas homme à filer à l'anglaise une fois ses répliques lancées.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Dim 8 Mai - 20:59
Lentement, j’avais laissé glisser mon regard azuré en direction de Melody lorsque celle-ci acheva les présentations, désignant l’homme de toutes ses attentions comme son frère disparu. Une nouvelle qui me rendit un peu plus l’espoir de moins en moins fou de pouvoir un jour aussi retrouver les miens dans ces mêmes conditions. Puis ce fut au tour du jeune Ricky de prendre la parole et réagir. A ses mots, je préférais ne pas ciller et prendre sur moi, conservant une droiture de façade, n’accusant réception des propos de Melody concernant la confiance et la légitimité qu’elle me donnait au-devant de nos visiteurs que d’un simple hochement de tête. Néanmoins, je n’avais pu retenir une légère et discrète grimace de crispation en l’entendant dénigrer ouvertement Samuel car, si cela pouvait être justifié sur bien des points, il était risqué de faire l’amalgame entre les compétences du chef, et la confiance qu’on pouvait avoir en lui.

Mais ce fut là un cheminement de pensées qui n’eut guère le luxe de durer tandis que Ricky revenait à la charge, visiblement tempéré par le vieux Nelson, en me prenant littéralement à partie. Je posais sur le jeune cow-boy un regard aussi neutre et détaché que ce que mes quelques années passées à manier les subtilités de l’art de la communication et de la posture m’avaient enseigné, bien que je ne masquais rien du maigre sourire en coin que firent naître ses mots, opinant imperceptiblement du chef à quelques reprises en l’observant. En mon for intérieur, je me retrouvais partagée entre une franche irritation qui ne demandait qu’à sortir pour rentrer dans le lard du gosse et un ironique amusement à le voir s’indigner de mes mots et mes réactions là où il avait lui-même tenu à agir de la même manière que moi bien auparavant. Au moins m’avait-il confié assez d’éléments dans ses mots pour que je l’identifie en tant que jeune frère de Matthew Jefferson, le premier leader du groupe. Une information de valeur que je recoupais bien rapidement avec le reste du peu d’historique que je connaissais sur ce qui avait eu lieu avant mon arrivée.

Mais je ne pris au final qu’une profonde inspiration destinée à ravaler mes ardeurs et mes rétorques qui n’auraient pu qu’envenimer une situation déjà bien tendue à l’égard de Ricky, d’autant que Nelson reprit juste derrière. Reportant mon attention sur lui, je l’écoutais sans l’interrompre de la même manière qu’il l’avait fait, par simple égard de politesse et accorda un intérêt sincère à ses propos. Seuls mes traits se durcirent, à l’instar des siens, lorsqu’il avança de quelques pas dans ma direction et me désigna d’un index bien accusateur. En réaction, je n’avais fait que relever un peu plus le menton pour continuer de soutenir son regard perçant, plissant quelque peu les paupières en le dévisageant.

Les bras toujours croisés sur la poitrine, je sentais une légère tension me gagner à faire face à ce colossal fermier, constatant qu’il était bien trop proche de moi pour que je puisse réellement réagir s’il venait à employer un moyen d’expression beaucoup moins verbal. Pour autant, je ne lui ferais certainement pas le plaisir - si tant est qu’il en ressente là un quelconque plaisir - de reculer ou afficher la moindre faiblesse dans ma posture, la moindre friabilité dans mes intentions. Jusqu’à ce que son verdict tomba, prenant la décision de couper court à toute relation, nous interdisant même d’aller lui rendre visite en sa demeure à l’exception de Samuel quand il serait au courant. Et oui, je tiendrais le Canadien au courant de ce qui venait de se jouer en cette matinée. Si le vieil homme pensait, ou non, que je n’aurais pas le cran d’aller transmettre ces informations et les conditions du fermier pour un quelconque retour en piste des négociations, il se plantait lourdement.

Malgré tout, quelque part, je ne pouvais m’empêcher de ressentir une certaine satisfaction à voir cette collaboration qui n’en était décidément pas une, de l’aveu même de Nelson, prendre ainsi fin ; néanmoins nuancée par la déception de perdre là un partenaire de commerce potentiel. Cependant, l’idée même de commerce ne paraissait pas être la culture de cet homme, que je cataloguais comme un humaniste, doublé d’un trop profond, et peut-être naïf, idéaliste. Quand il eut terminé, je restais silencieuse durant quelques secondes, avant de lui répondre d’un ton égal, plus sec et plus dur, mais qui laissait bien transparaître la légère déception irritée qui se trouvait derrière.

“Pour ma part, je suis déçue de vous voir réagir avec un tel absolutisme, et étonnée de vous voir renier vos principes de charité, d’humanité et de solidarité simplement parce que vous vous retrouvez piqué au vif d’être si mal accueilli, Monsieur Wallace. Comme je vous l’ai dit, si vous aviez eu la décence de nous prévenir, la simple politesse de demander si nous étions en mesure d’accueillir ces nouvelles têtes, surtout en étant parfaitement informé de la situation dans laquelle nous nous trouvions ces dernières semaines, on aurait pu trouver un bien meilleur terrain d’entente.

Au lieu de ça, vous débarquez ici tranquillement avec cinq nouvelles têtes quand on crève la dalle et vous vous offusquez que j’émette de profondes réserves à ce qu’on les accueille sans contrepartie, juste par charité et humanisme ? Mais vous semblez oublier un détail, c’est très facile de faire preuve de charité quand c’est à durée déterminée, quand on sait que derrière, il y a un autre groupe chez qui on va pouvoir refourguer la charge et la responsabilité de nourrir et protéger les gens que l’on a recueillis. Et à peine vous le fait-on remarquer que vous décidez de couper court à toute relation et échange. Si c’était jusqu’à lors votre conceptualisation de la coopération et de la solidarité, il vaut en effet mieux que tout cesse et que chacun veille à son nombril. Sur ces mots, je vous souhaite également bonne chance pour la suite,”
avais-je moi-même conclu avant de laisser libre cours au fermier et son protégé de repartir d’où ils étaient venus.


Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Lun 9 Mai - 0:17
« Décence et politesse ? » Souffla d'une voix forte Nelson, interpellé par ce qu'il entendait et ses yeux perçants en témoignaient tout le sentiment révolté du vieil homme. « Je n'ai pas osé de contact radio à cause de la situation du secteur, n'avez-vous vraiment rien écouté ? Vous pouvez continuer à tordre la réalité comme bon vous semble pour vous donner le bon rôle et à moi le mauvais, c'est encore plus facile, mais celle qui est piquée dans son orgueil ici, c'est vous. Vous qui débarquez alors que je vous connais ni d'Eve ni d'Adam pour remettre en cause quelque chose dont vous ne savez que ce que l'on a bien voulu vous dire, bien moins que vous ne l'imaginez et très différent de ce que vous croyez être la vérité, parce que vous n'en savez finalement presque rien à vous entendre. Vous agissez en arriviste à tout remettre en cause mais n'espérez pas faire pleurer dans les chaumières ni me faire croire que vous êtes plus compétente en survie, agir dans l'intérêt individuel coûte que coûte et sans sentiment n'est pas de la survie, c'est une transition sans avenir. Mon aide je l'ai apporté, votre situation, je ne la connaissais pas et je n'en suis pas responsable.

Ces individus que j'ai amené ici, ne sont pas refourgués, il n'y a pas ni d'échange ni de contrepartie mais la proposition de survivants en quête d'une chance de renforcer et apporter à un groupe, arrêtez d'employer des termes d'association à des marchandises ou c'est mon poing que vous allez recevoir dans la figure. Vous n'avez pas à me juger, ni à tenter de me mettre sur le dos votre incompétence. Vous et Melody ne nous avez pas juste mal accueillis, vous n'avez pas fait remarquer quoi que ce soit, vous êtes arrivez avec vos gros sabots et avez transformé des faits qui n'ont rien à voir avec vos idées en nous couvrant de reproches et d'accusations, de la manière la plus désagréable possible, même hostile. Je n'ai pas envie de me disputer avec une femme que je ne connais que depuis dix minutes et qui vient toute ignorante m'expliquer ce qu'il en est de ce que j'ai accompli, les raisons et les individus qui sont concernés, car vous n'êtes pas concernée de près ou de loin par tout cela et je doute que vous soyez responsable de quoi que ce soit ici, puisque nul n'a eu la politesse de me prévenir que les choses avaient changé. Vous voyez ? C'est facile de jouer des mots pour tordre des faits comme ça nous arrange.

Je m'en vais et nous aurons été d'accord sur un point : mieux vaut que tout cesse si votre vanité est tout ce que nous avons à gagner dans cette histoire. Parce que oui, vous oubliez un point également : nous ne sommes pas une association de bienfaisance, nous sommes des survivants comme vous, comme ces gens qui ont été amenés ici pour leur bien et celui de ce camp, et si ils ne vous plaisent pas, dites-leur donc de partir, qu'ils aillent trouver par eux-même le moyen de survivre puisqu'ils ne sont qu'un poids. Nous verrons alors, ce qui est facile ou non. »


Sur cette réponse très houleuse, le fermier franchement remonté par l'attitude et les paroles tenues par son vis à vis féminin, il tourna progressivement les talons en reculant, quoi que puisse répondre la femme à qui il venait de faire entendre le fond de sa pensée. Car il n'aurait de toute façon rien de plus à ajouter et elle pourrait être aussi et davantage désagréable qu'elle le voudrait que cela n'y changerait rien : il comptait partir sur le champs sans prolonger plus longtemps cet échange définitivement mauvais qu'il considérait, avait au moins éclairci certains doutes à propos de cette communauté. Il ouvrira la porte et grimpera dans la voiture, le jeune cowboy un peu plus loin démarrant la moto dont il avait levé le pied en ignorant également Jena, sans l'ombre d'un regard. La Ford fut la suivante à vrombir dans la cour et à la fin, les deux véhicules reculeront jusqu'à pouvoir faire demi-tour, par un coup de guidon ou de volant, dans le but ultime de s'éloigner de cet endroit, où ils n'étaient plus les bienvenues et vice et versa.


Fin.
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