Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CS, A, 2] Nettoyage de Printemps - 18/03/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Excursions

Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Mer 6 Avr - 18:16
Interprété par Kyle Collins et Jena Higgins.


Je vérifiais une dernière fois l’ensemble de mon équipement que je venais de prendre à l’armurerie du débarras, et dans le garde-manger de la cuisine, signant de mon habituel trigramme sur les registres, avant de me diriger vers la caravane. Plus de trois semaines auparavant, Melody m’avait confié que c’était en ce lieu qu’étaient resté les cartes et les plans des alentours, et bien que j’avais eu l’occasion de les consulter à quelques reprises avant le siège, de longs et épuisants jours s'étaient écoulés depuis. Il fallait que je me remémore le tout.
A bord du véhicule, j’avais vérifié la fréquence de la radio fixe pour être certain d’être callé sur la bonne. J’avais également vérifié celle de secours, et paramétrée cette dernière sur le canal 5 de mon petit appareil, vérifiant transmission et réception, avant de ranger celle-ci dans son emplacement.

En fouillant dans les affaires, j’avais trouvé un vieux blouson noir tout usé et troué, mais suffisamment discret et surtout à ma taille. J’avais attaché par-dessus le harnais qui me permettait de fixer la radio portative à proximité de mon visage pour favoriser les communications. Dans ma main gauche, je tenais l’arc qui ne m’avait pas quitté depuis mon réveil dans cette ferme, et qui après mûre réflexion, avait sans doute été laissé à mon intention par Kat avant qu’elle ne s’en aille trouver un abris.  J’avais glissé le Sig devant, entre la ceinture de mon pantalon et ce dernier, vérifié les accu de la lampe dynamo, regrettant de n’avoir pu mettre la main sur une vraie Maglite bien plus puissante, tout en me rassurant sur sa taille et le fait qu’elle se glissait aisément dans une poche.  Sac à dos avec le reste des petites affaires qui me paraissait indispensable, et j’étais fin prêt à me mettre en route pour commencer le nettoyage.

Je me sentais réellement nerveux d’avoir laissé les hostiles pénétrés sur notre terrain sans avoir rien pu faire pour les en empêchait. Il me fallait de l’action. Quelque chose de plus concret que les pompes ou autres exercices de tractions que j’avais réalisé pour passer le temps lors de notre captivité. Je sentais l’adrénaline qui réclamait sa propre libération dans mes veines.

Sortant de la caravane, je jetais un œil dans la cour de la maison, passant mon regard sur la Chrysler 200 garé juste contre le mur de l’espèce de bâtiment atelier, avant de m’arrêter sur la silhouette féminine de cette jolie blonde que j’avais à peine eu le temps de côtoyer. Je m’étais déplacé vers elle, sans chercher à me faire discret, éclairant d’ailleurs ma voix au passage pour attirer son attention et espérer capter son regard.
Je me serais alors contenté d’esquisser un bref sourire, et de jeter un rapide geste du menton vers son couvre-chef, avant d’humecter mes lèvres.

« PMF USMC ?»

Je reconnaissais bien ce type de casquette pour avoir côtoyé sur différent théâtre d’opération et bataille.  J’avais joins à ma parole un geste de la main droite, désignant de l’index le haut de ma propre tête.

« T’es une Jarhead ? »

J’espérais l’affirmatif. C’était tout à fait le genre de binome dont j’avais besoin.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Mer 6 Avr - 23:35
De nouveau de retour au guet et à la surveillance du périmètre de la maison en ce début d’après-midi, je tâchais surtout de profiter du soleil et des première chaleurs tout en m’occupant l’esprit, craintive à l’idée de voir débarquer de nouveaux rôdeurs en masse compacte dans notre proche horizon. Néanmoins, après trois semaines passées majoritairement cloîtrée à l’intérieur de cette maison aux murs bien trop étroits contenir une douzaine de personnes forcées de se côtoyer en 24/7 ; je ressentais un réel besoin de sortir un peu, loin du campement et des autres. Une envie de m’isoler et de pouvoir plus librement extérioriser la rage au ventre qui me nouait les tripes à l’encontre de ces pantins dénués de vie. Au moins ces nombreux jours de captivité m’avaient-ils permis de fréquenter le reste des survivants, et surtout, de radoucir la franchise brutale de mes manières et de mon ton vis-à-vis d’eux, afin de ne pas prendre le risque de faire voler en éclats de voix, sinon plus, l’extrême tension qui avait dû tous nous tenir en haleine.

Par ailleurs, notre situation globale se voulait d’une précarité alarmante. De nombreuses bouches à nourrir et rien à se mettre dans le ventre. Malheureusement, je n’avais reçu aucune instruction sur la marche à suivre, l’organisation à avoir au campement pour remédier à tout cela et n’irai pour autant rien demander. J’avais gardé rancune tenace des propos de certains survivants présents ici, quelque peu piquée dans ma fierté, pour désormais préférer taire mes réflexions et ressentiments. Je tâcherais donc de faire comme à l’accoutumée, et vraisemblablement comme les autres : faire mon truc dans mon coin, et advienne que pourra.

Quittant la parcelle d’herbe jaunie située à l’arrière du petit bâtiment en bois, je tâchais de regagner la cour avant, longeant la massive tente de Kyle et Johann avant de franchir l’endroit où se dressait l’ancienne clôture en bois, marchant d’un pas lent, mon fusil à pompe dans les mains, mon regard azur se portant vers le Nord et l’étendue déserte, en quête de la moindre menace. Mais hormis la silhouette lointaine du sommet d’une maison voisine, je ne décelais rien de suspect.

C’est à ce moment que je perçus le bruit de quelques pas, accompagnés d’un léger raclement de gorge non loin sur ma gauche. Détournant mon attention et mon regard de la contemplation des alentours, je découvrais la silhouette athlétique de Kyle. L’homme ne semblait pas flâner et eut l’air de vouloir m’aborder, impression confirmée lorsque je le vis m’adresser un mince sourire discret, suivi d’une prise de parole toute en acronymes. Baissant un peu plus le canon de mon arme vers le sol, je lui rendais son sourire, le mien se voulant légèrement plus élargi et chaleureux à son égard. Un sourire qui se mua en un bref rire plus franc, dénué d’une quelconque moquerie cependant, lorsqu’il me demanda dans ce jargon typique des soldats si je me trouvais en être une, prenant ma casquette à parti en tant qu’indice révélateur.

Je secouais lentement la tête, relâchant la pompe du fusil de ma main gauche pour la porter à ma nuque et la masser, laissant l’arme pointer verticalement vers le sol au bout de mon bras droit. Mon visage se grima d’une moue légèrement gênée.

“Désolée de te décevoir, mais je ne suis qu’une simple et déprimante civile,” lui répondis-je dans une plaisanterie pleine de vérité, amenant ma main venir se saisir de la visière de la casquette pour l’ôter de mon crâne, laissant toute liberté à mes cheveux de revenir flotter sur les côtés de mon visage.

“Sergent Crawford. L’homme à qui je dois d’être encore vivante aujourd’hui. Je la porte en sa mémoire.” Je lâchais un bref soupir mélancolique en contemplant la casquette, puis la remettais à sa juste place, replaçant ensuite ma chevelure derrière mes oreilles. Par la suite, je relevais mon regard azuré vers Kyle, esquissant un léger sourire en coin.

“L’erreur est humaine, et les apparences trompeuses…” Je secouais de nouveau la tête. “Quand l’épidémie s’est déclarée, je n’étais qu’une simple mère au foyer. J’ai juste toujours eu beaucoup de talent pour m’adapter…” lui confiai-je d’un ton plus calme et posé, détaillant l’homme des pieds à la tête en plissant légèrement les paupières.

“Tu prévois de sortir ?” lui avais-je ensuite demandé, remarquant son équipement et sa tenue, un peu trop fourni pour une simple balade dans le périmètre du campement.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Ven 8 Avr - 11:13
Dire que je n’étais pas déçu aurait été mentir. Je l’étais. Un poil. Je réajustais la sangle de mon sac à dos quand elle me narra l’histoire de cette casquette qui avait un véritable sens, et qui devait sans doute être devenu assez précieuse pour elle. Sans même vraiment y avoir réfléchit, une phrase me vint en tête, que j’exprima à voix haute, en pure rhétorique. Ça n’appelait pas de réponse, ça n’en avait pas la forme, mais elle me paraissait simplement à propos dans la situation actuelle.

« Ainsi soit-il, jusqu'à ce que la victoire soit à l'Amérique et il n'y ai plus d'ennemi, mais seulement la paix. »

Je ne doutais pas qu’elle avait appris à s’adapter. Le moindre des survivants de ce monde n’était que le témoin de leur capacité d’adaptation, cependant et au regard des derniers évènements où je l’avais vu sur le terrain, elle pouvait sans doute faire mieux. Ce Sergent Crawford lui avait sans doute apprit pas mal de chose pour qu’elle tienne à son vestige au point de ne plus le quitter et j’espérais pouvoir en voir plus de mes propres yeux.

Ravi qu’elle pose la question et me donne le moyen de faire la transition tout en douceur, je levais mon regard vers ma destination qui s’étendait au-devant.

« J’y compte bien. L’endroit est encore loin d’être sécurisé. Il faut éradiquer la menace avant qu’elle ne nous prenne en traitre à nouveau. J’ai regardé les cartes tout à l’heure, il reste deux trois lieux qui sont loin d’être safe, et avec ça des potentielles ressources abandonnées par les moins courageux.

J’ai croisé la petite brune, Liv, ou Ivy, j’ai un doute. Elle fera l’OP radio. »


Je jetais un coup d’œil vers elle, essayant de voir à l’expression de son visage si elle était intéressé. Histoire de la mettre en confiance, je rajoutais.

« J’ai programmé les fréquences du PMR. J’ai un arc pour le côté discret et un flingue pour être sûr. Plusieurs chargeurs de rechange, une torche, et une putain de bonne volonté. Ça t’intéresse ? »

Si elle refusait, j’aurais l’air un peu con mais tant pis. J’irais chercher quelqu’un d’autre pour m’accompagner, bien que j’ignorais qui était apte à le faire, je préférais quand même être en duo sur le terrain. Question d’habitude quand j’avais mon Spotteur qui me suivait dans toutes les missions.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Ven 8 Avr - 12:55
“Oh que oui.”

J’avais répondu à la demande de Kyle pratiquement du tac-au-tac, sur un ton qui révélait autant mon enthousiasme que mon soulagement. “Laisse-moi juste une minute pour récupérer mes affaires,” avais-je précisé ensuite, pointant dans le même temps ma tente d’un geste du pouce.

Sans traîner, je me rendis ensuite à l’intérieur de mon logis de toile synthétique, récupérant mon sac à dos pour le coincer entre mes cuisses et l’ouvrir. J’y récupérais le talkie-walkie stocké à l’intérieur, puis l’allumais avant de le clipper à ma ceinture. Par la suite, j’en retirais également mon arme de poing que je logeais entre mes reins et les quelques chargeurs supplémentaires que je fourrais dans mes poches. Mentalement, je me faisais la remarque qu’il me faudrait trouver une tenue plus ergonomique pour loger tout mon équipement qui se voulait de plus en plus détaillé et fourni à mesure du temps.

Finalement, je refermais mon sac à dos et le passais sur mes épaules, rajustant les bretelles de celui-ci afin de palier au flottement laissé par les quelques kilos perdus après ces trois semaines de disette. Inutile de sentir celui-ci rebondir contre mes lombaires à chaque pas, ce qui serait d’autant plus inconfortable et bruyant à mesure qu’il se remplirait.

Puis j’avais rejoint Kyle dans la cour de la maison, passant le fusil à pompe dans mon dos, suspendu à mon épaule gauche par la sangle tactique, me libérant ainsi les mains pour me saisir du talkie-walkie en m‘approchant de l’homme.

“Quels canaux pour les transmissions ?” lui aurais-je demandé en m’arrêtant à quelques pas de lui, le nez baissé sur le petit boîtier de transmission. J’effectuerai ensuite les réglages demandés selon les instructions du Marines, s'il me les donnait, puis le replacerai à ma ceinture avant de relever mes azurs sur sa personne, récupérant mon arme de poing dans ma main droite.

“J’ai un pistolet avec silencieux et lampe-tactique en arme principale...” lui détaillai-je en lui montrant l’arme concernée, avant de désigner le fusil sur mon épaule. “...et le pépère en dernier recours, pour les situations qui nécessitent un plus grand pouvoir d’arrêt.”

A nouveau, je rangeais mon arme de poing à sa place, puis plaquais mes mains sur mes hanches en dévisageant le soldat - de ce que j’en devinais de ses manières et son langage.

“Jena Higgins, prête à servir,” lui déclarai-je simplement avec une légère pointe d’humour, tendant ma main droite à l’homme pour une poignée de main, avant de reprendre un air plus sérieux pour lui poser une question tout aussi sérieuse.

“Quel est le premier objectif ?”

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Sam 9 Avr - 21:40
Je la regardais s’éloigner avec un entrain qui m’étonna particulièrement, comme si elle n’avait attendu que ça de la journée, que quelqu’un vienne lui proposer de se mettre à l’œuvre dans une organisation qui en manquait justement.
Je patientais, le regard braqué vers les tentes, méditant sur le statut de celle qui allait m’accompagner sur le terrain. Je sentais le bout de mon index effleurer les plumes synthétiques des flèches en bois fixées à la poignée, appréciant le contact le temps de ma réflexion.

Emmener une civile sur le terrain était de loin la pire idée que je n’avais jamais eu, mais quelque part, les circonstances ne m’en laissaient pas bien le choix. L’ennemi avait réussi à décimer les forces armées, et les différentes poches de résistance qui germaient étaient peuplées à l’image de ce groupe-ci, de personne qui n’avait pu survivre que grâce à leur volonté. Elle avait peut-être encore beaucoup de chose à apprendre, mais je la sentais capable de vite combler les manquements.

A son retour, je ne pus que me sentir idiot. En léger plissement des lèvres, j’acquiesçais sa tenue et son matériel tandis que je sortais de son logement ma propre radio. Je lui montrais alors les deux canaux, et leurs fréquences respectives, avant de ranger l’engin dans son emplacement attitré.
Mon propre équipement faisait pâle figure à côté du siens, et pourtant j’avais tenté de l’optimiser au mieux selon les dispositions de l’armurerie, mais – et sans doute que je me répétais – celle-ci était encore bien vide. Je ne doutais pas qu’elle savait se servir de ces petits engins, alors qu’elle me refaisait prendre conscience de ma propre médiocrité en la matière depuis cette foutue ferme et de cette soi-disant évolution. J’aurais plutôt dis régression pour le coup, mais je préférais ne pas trop en parler. J’avais quelque chose à prouver à cette femme, et si je ne souhaitais pas en évoquer mes propres faiblesses.

« Bien Higgins. Au Nord-Est de notre position, il y a une paire de maison. On est passé non loin lors de notre sortie y’a un peu plus d’une semaine. A l’époque elle grouillait d’hostiles, ce qui nous avait obligé à contourner par l’Ouest. La principale difficulté, c’est les haies. De mes souvenirs, elles cerclent les deux maisons unitairement, mais je peux me tromper. Il risque d’y avoir quelques embuches si l’en reste, faudra surveiller les arrières de l’autre. »

D’un geste de la main, les doigts raides, j’indiquais la direction, où s’étendait la vaste plaine du Quartier, vide et rocailleuse d'oeil humain.

« Je propose qu’on progresse tout droit vers la cible. Inutile de perdre du temps à faire des détours. A 100 mètres de l’objectif, on fait une première halte pour reconnaissance du terrain. De là, on avise. Qu'en penses-tu ?»

Je portais mon regard vers elle, certain que mon petit discours ait eu son effet. Selon sa réaction, et si elle était d’accord, je me mettrais donc en route, décochant la première flèche de mon maigre magasin pour être prêt, à tout instant. Si je ne me sentais pas réellement en sécurité dans ce campement, une chose était sûre : dès que j’aurais mis un pied sur l’asphalte de cette route, je rentrerais en zone de guerre.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Dim 10 Avr - 18:47
J’avais laissé ma main tendue vers l’homme, attendant une quelconque réponse de sa part à mon geste amical, avant de finalement la rétracter pour la ramener sur ma hanche au bout de quelques secondes. J’avais légèrement plissé les lèvres avec une brève grimace de contrariété, le laissant reprendre la parole pour m’expliquer ce qu’il avait en tête. J’avais quelque peu haussé les sourcils d’étonnement en l’entendant m’appeler par mon nom de famille, façon rookie, espérant intérieurement qu’il n’attendait pas de moi que je lui sorte du “sir, yes sir” au garde-à-vous au risque de connaître une seconde déception. J’acquiesçai donc simplement à ses instructions de quelques légers mouvements de la tête, chassant tout ça de mes pensées pour préférer dresser une carte mentale - bien que sommaire - des lieux qu’il me décrivait. Puis j’avais suivi du regard le geste de sa main désignant la direction concernée par cette sortie qu’il avait prévue avant de répondre à sa dernière question.

“J’en pense qu’une paire de jumelles ne sera pas de trop dans ce cas. Il me semble qu’il y en a une de stockée, je vais voir ça,” lui avais répondu d’un ton plus formel avant de partir au petit trot vers l’intérieur de la maison. Traversant rapidement le coin salon/cuisine pour gagner le garde-manger, il fallut quelques secondes à mon regard pour s’accommoder à la pénombre des lieux, à peine éclairé, avant de réussir à distinguer, puis mettre la main sur l’objet de mon intérêt. Puis j’avais rapidement rejoint Kyle dans la cour, lui montrant la paire de jumelle d’un simple geste avant d’en passer la lanière autour de mon cou. J’en profitais pour ôter mes lunettes pendues au col de mon débardeur pour les passer sur mon nez, puis m’avançais finalement jusqu’à lui.

“On peut y aller,” déclarai-je sobrement avant de m’engager à traverser l’asphalte qui bordait le périmètre de notre campement.

D’un geste devenu habituel, j’avais repris mon arme de poing en main à peine ma godasse posée sur le bitume. J’avançais d’un bon pas, rapide et appuyé, la silhouette légèrement chaloupée progressant avec une certaine assurance, cédant à l’empressement qui me taraudait la patience de sortir un peu au-dehors de ce campement. Néanmoins, j’aurais veillé à rester aux côtés du soldat - du moins estimai-je qu’il l’était vraiment - durant ma progression, modulant mon allure et mon rythme sur le sien en me tenant à environ trois mètres de lui.

Mon regard dissimulé derrière les verres fumés passant bien rapidement sur nos ombres qui s’allongeaient à nos pieds, me faisant la remarque qu’au moins nous avions le soleil de dos pour approcher de notre objectif. Un avantage certes très léger, mais un avantage quand même. Puis au bout de quelques deux-cents mètres parcourus, j’avais fini par prendre la parole, tournant légèrement le visage en direction de Kyle, histoire de papoter un peu et apprendre à connaître mon compagnon de sortie.

“Tu as servi dans quel corps d’armée ? Enfin, si tu es vraiment soldat d’ailleurs… J’émets cette hypothèse parce tu en as le jargon et l’attitude, mais si ça se trouve, tu es juste un passionné d’airsoft et de tir à l’arc,” lui avais-je demandé, laissant très clairement percevoir à l’homme que mes derniers mots n’étaient que plaisanterie.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Lun 11 Avr - 11:58
J’avais l’impression d’avoir zappé quelque chose, mais impossible de savoir quoi. Je haussais un sourcil légèrement surpris en la regardant retourner à l’intérieur de la baraque pour aller chercher une paire de jumelle. J’étais pourtant sûr à 100% de n’en avoir pas vu en faisant le tour du Garde-Manger. Fallait dire qu’avec une pièce sans aucune fenêtre et une maison sans électricité, c’était pas vraiment évident de ne rien rater.
 
« Bien joué… »
 
Je ne pouvais que la féliciter de sa trouvaille lorsqu’elle revint à mon niveau. Au moins j’étais sûr qu’elle avait suffisamment de lumière pour penser à tout, et surtout ne pas risquer de partir en touriste. Elle pris le pas dans la direction que j’avais donné, et je profitais rapidement des quelques pas qu’elle faisait en avant pour glisser mon regard sur son dos avant de rouler des yeux vers le ciel en constatant le grand sac à dos qui maquait tout, ou presque de ce que j’avais voulu observer.
Elle me rappelait beaucoup le Sergent Bells, tant physiquement que niveau caractère. Le genre un peu féministe rebelle, qui passait leur temps à prouver que leur part de masculinité équivalait les testostérones typiquement mâle. Rien à voir avec Kat.
 
En deux pas grande foulée, je l’avais rattrapé et reportait mon attention au décors. D’un premier coup d’œil, rien ne m’était apparu inquiétant, mais je savais que ce genre de tranquillité n’était parfois qu’un leurre. Il suffisait de rien. D’une bombe, caché dans le décors ou ceinturé autours d’un autochtone. Un rien, et pas le temps de penser.
Dans tous les cas, il était hors de question de faire passer cette mission pour une promenade de santé. Le pas appuyé, histoire de se mettre en condition et commencer à se préparer physiquement à réagir en cas de problème, on avait filé tout azimute vers l’objectif qui ne se profilait pas encore devant nous.
J’espérais également secrètement que mon sens de l’orientation ne me jouait pas les mêmes tours que mes aptitudes physiques. Y’aurait sinon de quoi devenir barge.
 
Lorsque Higgins se mit à parler pour faire la conversation, je jetais un simple coup d’œil vers elle, sans trop m’éterniser. Il ne fallait pas que ma vigilance en soit entamée. Je ne pus cependant retenir un léger rire, plus guttural que déployé, à sa touche d’humour bien marqué.
 
« J’étais chez les Seals, de l’U.S. Navy, spécialisé dans le tir de précision. J’ai quitté la Marine y’a quelques années, mais faut croire qu’on aura toujours besoin d’un phoque sur la banquise. »
 
Y’avait plus rien de vraiment secret maintenant que le monde partait en couille. Plus d’état, plus d’organisation, plus de gouverneur ou de président d’un pays en déroute.
 
« D’un phoque et d’une femme au foyer archétypée caméléon. » Avais-je finis par conclure histoire de relancer la touche positive qui avait été ponctué. J’avais cherché un terme plus scientifique ou plus élégant comme animal pour la caractérisé, mais c’était la seule chose qui m’était passé par la tête.
 
En me focalisant sur l’horizon, je commençais à voir une légère ombre au loin de ce que j’estimais notre objectif sans grande certitude. Je corrigeais légèrement notre trajectoire pour l’aborder par le Sud-Sud-Ouest histoire de ne pas rallonger le chemin. Nous n’avions pas encore croisé d’hostile, mais j’avais le pressentiment que ce n’était que partie remise.
 
Je posais ma main sur l’épaule d’Higgins, pointant de l’index vers le chemin qui nous faisait face.
 
« Tu peux vérifier ? »

Je faisais en même temps un tour d’horizon pendant qu’elle observait ce point précis pour protéger ses arrières au cas où.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Mar 12 Avr - 17:53
A l’énonciation de son affectation, et tout particulièrement son unité, je ne pus retenir un bref sifflement admiratif de quitter mes lèvres. Puis vint un rire, franc et léger en réponse à sa propre plaisanterie.

“Je reconnais avoir la langue bien pendue,” avais-je répliqué à sa comparaison animalière dans les dernières bribes de rire qui me secouaient doucement. Puis je finis par retrouver mon sérieux et ma concentration, laissant mon regard protégé du soleil se porter vers l’horizon, la plaine qui nous entourait et s’étendait à perte de vue. Au loin, au nord, les reliefs urbains de la ville se détachant sur l’azur immaculé du ciel, devant eux la silhouette plus nette de notre objectif qui se découpait lentement, s’affirmant à chacun de nos pas. Un toit modestement pentu de tuiles sombres, une façade plus claire qui dévoilait un étage avant de se perdre à son pied dans le brun sombre des haies, d’une démarcation irrégulière, qui ceignait la demeure, ainsi que sa proche voisine.

Le reste du trajet se déroulait sans trop d’encombre, c’est à peine si je commençais à douter de croiser un mort jusqu’à atteindre la maison que nous visions, du moins jusqu’à ce que je sente la main de Kyle sur mon épaule, m’obligeant à m’arrêter pour porter mon bref regard dans sa direction, puis celle indiquée par son index tendu.

De la main gauche, je relevais mes lunettes de soleil, les glissant par-dessus la visière de ma casquette avant de porter les jumelles à mes yeux. Et les morts se trouvaient là, leurs silhouettes errant mollement de leurs démarches malhabiles et saccadées, difficilement discernables contre le vert-brun de la haie sauvage, privée d’entretien. Je prenais mon temps pour les compter, celles située sur le flanc Ouest de la haie en partant de l’angle d’approche dans un premier temps, puis poursuivais le comptage des infectés qui se trouvaient côté Sud, avant d’annoncer le résultat de mes observations à l’ex Navy-Seal.

“Je compte cinq hostiles à l’Ouest, et sept de plus au Sud, à la lisière de la haie. Aucun visuel sur l’intérieur de la cour,” avais-je déclaré d’un ton posé parfaitement solennel, presque mécanique. Par acquis de conscience, je poussais mon observation un peu plus loin que le pourtour de la demeure, profitant d’avoir le soleil dans mon dos, dont je sentais la chaleur cuire le dessus de mes épaules.

“Je relève également la présence d’un groupe plus compact, au moins une dizaine de Tango à environ vingt-cinq mètres de distance, aux dix heures de l’angle Nord-Ouest, et deux autres hostiles à plus de cinquante mètres côté Sud-Est.”

J’avais ensuite baissé mes jumelles et dissimulé à nouveau mes azurs derrière mes verres fumés avant de me tourner vers Kyle, les lèvres pincées dans une moue pensive, les sourcils légèrement froncés. Plus d’une vingtaine de rôdeurs s’opposaient à nous, et  cette estimation concernait seulement les alentours de la maison. Impossible de savoir ce que pouvait bien se cacher de l’autre côté des haies et combien celles-ci en vomiraient sur nous. Néanmoins, je savais pourquoi j’étais venue, avais tenu à accompagner Kyle là-dehors. Ces morts finiraient de toute façon par nous tomber dessus à nouveau. Autant aller chercher la menace là où elle se trouvait.

Le seul doute qui subsistait en moi, le seul qui pouvait entamer ma détermination se tenait devant moi. Je ne savais rien des capacités de cet homme qui, tout militaire et Navy Seal qu’il prétendait avoir été, avait également fait eu droit à un tour chez Wallace et risquait donc de ne pas - ou plus - être à la hauteur de ses capacités d’antan, comme ses pairs. Mais j’étais là, à ses côtés, et bien que j’espérais me tromper sur son compte, je ne comptais pas le laisser tomber en cas de difficultés. J’avais bien assez du sang de Jian sur les mains.

D’un geste du poignet, j’amenais mon arme sous mes yeux et vérifiais d’avoir bien ôté la sécurité, et qu’une cartouche se trouvait bien chambrée en tirant légèrement la culasse en arrière, avant de prendre la parole.

“Au moins, on sait qu’on n’est pas venus pour rien,” avais-je lâché avec une pointe de sarcasme légèrement amer. “Quel est ton plan pour les engager ?” lui aurais-je ensuite demandé, bien consciente que d’une façon ou d’une autre, on était là pour faire le job.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Mer 13 Avr - 17:53
Je me pliais sur mes jambes tant que nous gardions notre position statique, attendant d’avoir le résultat de son observation. J’avais entre-temps aperçu une silhouette suivre une trajectoire aléatoire au Sud-Est de notre position, me disant qu’il ne faudrait pas trainer plus que de raison dans la zone. Tandis que les premières informations m’étaient distillés, je prenais le temps en parallèle de dessiner dans la poussière le schéma approximatif de notre situation, ne manquant pas de noter l’hostile supposé en arrière pour simple indication.

Armé de mon petit bout de caillou trouvé parmi le sol sauvage qui s’étendait à nos pieds, je frottais ensuite mes mains de la saleté accumulé par le travail, tout en jetant des regards à la fois observateur et pensif sur la stratégie à adopter.

«  Je ne m’attendais pas à autant. On banni l’abord de l’objectif par l’Ouest. »

Je montrais de l’index la zone ainsi nommée pour appuyer mes dires, mettant bien en évidence les vingt-deux têtes repérées.

« Et on a aucun visuel sur le secteur arrière, les deux cours, et l’intérieur. On va essayer de faire ça propre et prudent. Les deux Sud-Est sont à notre porté.»

Je profitais de ma position accroupie, en flexion sur mes jambes, pour glisser le sac à dos à terre devant moi et récupérer la grenade que j’avais glissé à l’intérieur. J’avais gardé un court instant le silence, le temps de bien analyser et me représenter tant la situation que les actions qui allaient découler de ma proposition, car ça en restait une.
Plus de trois semaines s’étaient écoulé depuis ma léthargie étrange, et je n’arrivais pas à savoir si j’allais mieux ou si c’était pire. Je me sentais encore comme un étranger dans mon propre corps, mes muscles, mes membres, ne réagissant que mollement aux injonctions mentales. Parfois même, c’était les souvenirs qui étaient troubles et flous. Une conversation, une connaissance, un savoir. Et chaque fois que je forçais ma mémoire, une migraine s’installait insidieusement.

« En théorie. On se déplace rapidement à couvert par l’Est en faisant un écart pour éliminer les deux menaces. Ici. Et là. » Commentais-je en désignant les deux points tracés dans la terre. «  Inutile de faire des chichis, Fomecblot, tout ça, on oublie. On est en zone découverte, donc on trace. Le premier s’occupe des menaces proches, le second surveille l’Ouest. S’ils nous repèrent… »

Je lançais la grenade d’un léger bond vertical pour la désigner avant de la rattraper et l’accrocher à ma ceinture.

« Je nous assure un écran et un leurre. J’essayerais de la lancer le plus près possible du mur Sud de la première maison. Le but, c’est de ne pas rameuter tout le secteur, mais si on peut en profiter pour grouper ceux-là, on se chargera de les éliminer en paquet avec ton joujou, mais seulement au repli. Si la situation nous oblige à tirer de manière anticiper, tant pis, on se repli même si on a pas fini.

Arrivé à la haie Est, on observe. On fait une halte si on peut, et on avise. Qu'en penses-tu ? »


Je ne comptais de toute façon pas laisser les créatures en potentiel danger. Si la nourriture était importante, celle de l’éradication de ces bêtes une priorité. Je levais mon regard sur Higgins, ou simplement le déportais sur elle si elle s’était accroupie à ma suite, et attendait son verdict. Si  elle acquiesçait, alors je la laisserais prendre les devants, incitant le départ d’un simple « Go ». Son arme équipée d’un silencieux valait sans doute bien mieux que mes trois pauvres flèches, mais tant qu’on avait le privilège de la discrétion, je garderais le flingue rangé.
En cas de remarque, je les prendrais en compte suivant leur pertinence, mais je ne me lancerais pas si je n’étais pas certains de l’avoir à mes côtés.

Aucun plan ne se passait jamais comme prévu, mais avec un peu de chance, on arriverait à bien anticiper pour s’en sortir, quoi qu’il arrive.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Ven 15 Avr - 15:45
Lorsque Kyle avait repris la parole, s’étant accroupi pour tracer un schéma grossier de notre objectif et les positions des hostiles que je lui avais indiqué, je l’avais imité, fléchissant mes genoux afin de me porter à sa hauteur et distinguer d’autant mieux les différents éléments qu’il me donnait. Je l’écoutais dans un silence presque religieux, le visage concentré en me caressant le menton de ma main libre d’un geste pensif. Je suivais les gestes de son index qui me désignait tour-à-tour les différentes étapes à suivre, ainsi que les options envisagées pour anticiper l’approche et la résolution de la menace, le tout accompagné de quelques mouvements de tête affirmatifs.

A sa toute dernière question, je n’avais en réalité rien d’autre à ajouter. J’avais sous les yeux un plan, une tactique, des options, et un équipier qui, pour une fois, avait l’air de savoir ce qu’il faisait. Sans parler de confiance, encore moins aveugle, je devais bien avouer que le côté méthodique de l’homme me rassurait quelque peu quant à cette sortie. D’un dernier hochement de tête plus appuyé, je finis par répondre à sa question, sans fioriture.

“Ça me convient parfaitement.”

Puis je me redressais d’une poussée sur mes jambes avant de porter mon regard vers l’Est, me mettant en marche au signal de l’ex-militaire. Je progressais à travers la plaine, en parallèle à la portion Sud de la haie, d’un pas appuyé, à un rythme soutenu trahissant la détermination qui m’animait. Les lèvres closes, le regard porté majoritairement droit devant moi, observant de temps à autre les alentours afin de m’assurer qu’aucune autre menace ne vienne nous surprendre, tout particulièrement sur ma gauche, vers le Nord où j’avais identifier les sept hostiles. Je m’inquiétais surtout que ce soit ceux-là qui nous repèrent et n’entraînent tous les autres à leur suite, quand bien même le terrain parfaitement découvert et dégagé nous offrait des possibilités de repli comme d’affrontement sur une longue distance, et j’avais bien suffisamment de munitions pour supprimer une grande partie de la menace. Mais je préférais largement une progression sûre et coordonnée sur le terrain, à devoir identifier les menaces puis les neutraliser localement, l’une après l’autre.

Je continuais d’avancer mon arme à la main, ne l’empoignant à deux mains que lorsque les deux infectés apparurent pleinement dans mon champ de vision. Le premier se voulait être un homme de grande taille, mais de très faible corpulence, presque filiforme qui arborait les restes dépenaillés d’un costume trois pièces sombre, déchiré en de nombreux endroits. Et si l’on omettait sa tête qui penchait et dodelinait sur le côté gauche - les chairs à la droite de son cou ayant été arrachées et reposant en partie et en lambeaux sur le col de sa chemise - il me semblait particulièrement “bien conservé”, lui donnant un aspect plus humain que bien des horreurs défigurées que j’avais eues à affronter jusqu’à lors.

Si ce n’était sa peau mate, cuite par le soleil et desséchée par la mort, son regard vide et pourtant empli d’une convoitise gourmande ou encore le sang qui nappait le pourtour de ses lèvres et sa chemise, dominée par une cravate pendante ; l’individu parvenait à rappeler à mes souvenirs que c’étaient des hommes et des femmes autrefois, avec leurs souvenirs, leurs caractères, leurs projets et leurs relations. Cette infection n’avait pas seulement pris des vies, mais avait aussi privé le monde de bien des richesses mentales, laissé des histoires commencées de conter complètement inachevées.

A ses côtés, un autre homme bien plus râblais, plus trapu, vêtu d’une tenue plus ouvrière, plus citoyenne et commune de l’individu à la situation lambda. Bien plus défiguré aussi, son faciès à la peau déchiré laissant saillir ses muscles, le globe de son oeil droit découvert logé dans une orbite sans paupière. Son flanc gauche ouvert, laissant quelque peu percevoir des extrémités d’intestins arrachés qui tremblaient mollement sur l’os de sa hanche au rythme de ses pas saccadés.

“Je m’en charge,” annonçai-je à Kyle d’un ton formel.

De ces deux individus, il n’y avait que plus que la volonté animée de la mort et les râles tourmentés de leur supplice éternel. Supplice éternel auquel je comptais bien mettre fin alors que je me retrouvais désormais à un peu moins de trente mètres de leurs positions ; et déjà ils approchaient dans notre direction, levant leurs bras et réclamant les chairs qui rassasieront leur appétit. Je m’arrêtais et me mettais en position de tir, les jambes légèrement écartées, les organes de visée de mon flingue s’alignés avec mon regard au bout de mes bras presque tendus, puis je pressai la queue de détente.

Lentement, j’avais senti la tension me gagner, me saisir à la gorge et me rendre légèrement fébrile. Non pas en raison de ces rôdeurs qui venaient vers moi, j’en avais vu d’autres ; mais je ne comptais pas donner à Kyle des raisons de penser que malgré mon attitude, mes manières et mes prétentions, je resterai toujours une femme au foyer à ses yeux. Pas après m’être découverte une certaine aisance en binôme avec lui.

La première ogive fusa, pour aller se loger dans l’épaule du plus grand des deux. Un impact qui ne le fit presque pas broncher si ce ne fut un mouvement de torse légèrement dévissé vers l’arrière. Retenant un juron derrière mes dents serrées, je tâchais de réajuster ma mire pour rattraper mon erreur de visée. La seconde balle arracha la joue droite de la créature avant qu’enfin la troisième n’atteigne son but en perçant le crâne du rôdeur, juste sous son oeil droit. Je me décalais légèrement, pour viser le second infecté et réitérer mon tir, bloquant ma respiration en devant user de deux cartouches supplémentaires pour le mettre à mort et le rendre au repos ; puis baisser finalement le canon de mon arme vers le sol, une moue contrite sur mon visage que je tournais vers Kyle.

“Quelle est la situation à l’Ouest, du côté de la haie Est ?” lui demandai-je sobrement, n’ayant aucun désir de m’étendre sur mon semi-échec des instants précédents, car si la menace se voulait neutralisée, il m’avait fallu trois ogives de trop pour y parvenir.
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: