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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CS, A, EXP] Dérouillons-nous les jambes - 20/03/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 8 Mai - 16:11
Avant que Liz ne les rejoigne dans le véhicule et suite à ce qu'elle vient d'exprimer plus ou moins bien à voix haute, Melody peut entendre James essayer de la rassurer comme il le peut ou du moins elle le voit ainsi. Sauf que pour le moment il n'y a pas grand chose qui peut arriver à le faire hormis peut-être le début de confiance qu'elle a en James mais là encore c'est avec difficulté qu'elle peut raisonner ainsi. Surtout que Jordan lui a promit la même chose au début de la journée et vu le résultat produit alors qu'il a agit sur un coup de tête, d'ailleurs en y pensant la brune est incapable d'arriver à comprendre comment il a pu se fourrer dans une telle situation. C'est tellement irréaliste ce qu'il s'est passé, tout comme elle n'arrive pas à s'expliquer sur pourquoi la porte a mit autant de secondes avant de se rouvrir chose là encore anormale.

Elizabeth les rejoint et leur demande ce qu'il se passe et ce n'est pas avec les quelques mots que la chasseresse délivre que l'autre brune va pouvoir comprendre les choses. Heureusement le médecin prend le relais pour compléter les informations plus en détails, les yeux rivés sur la route devant elle ne fait attention à rien d'autre hormis les voix des tourtereaux dans l'habitacle. Toujours dans un état second, ses mains se crispent sur son arbalète à la réaction d'Elizabeth et si en temps normal elle ne l'aurait pas fait ou du moins elle ne l'aurait pas exprimé ainsi là c'est plus fort qu'elle. Bien que son ton soit dépourvu de quelconques sentiments ou ressentiments

- En même temps personne ne fait jamais attention aux allés et retours des autres et encore plus maintenant qu'on a plus le registre de garde...

C'est exagéré, cela sonne sans doute comme un reproche à l'adresse du médecin et de sa compagne mais c'est avant tout à elle même qu'elle en veut. Autant habituellement elle adore que les autres ne fassent pas attention à ses petites sorties chasse ou reconnaissance, autant là qu'elle n'était pas seule c'était à elle de faire savoir qu'elle sortait. Ne l'ayant pas fait juste à cause de son frère. Bien qu'en même temps les deux autres ne peuvent pas nier qu'ils n'ont aucune cohésion tout court depuis le début de toute cette merde et leur retour à la vie. Ils cohabitent tous sans communication aucune à se demander comment le Marchand et Soulstrange ont pas réussis à faire plus de dégats que cela dans leur rang...C'est d'une voix toujours aussi froide comme distante des faits qu'elle répond aux questions de Liz puisqu'elle est la seule à savoir le chiffre.

- Quand j'ai dû laisser Jordan, il y avait dix peut-être quinze zombies qui approchaient de la maison.

Vu le bruit produit pas étonnant en même temps, Melody haussant les épaules à la seconde question de l'autre brune. Attirer les zombies avec le klaxon de la voiture peut être une idée certes mais en même temps cela voudrait dire que l'un d'eux trois devra laisser le soin aux deux autres de parvenir jusqu'à Jordan. Toujours est-il que la brune lance un coup d'oeil vers James pour voir ce qu'il peut en dire et comment il prend les choses alors qu'il est concentré à conduire pour éviter les rôdeurs sur la route.

Cela est déjà étonnant qu'il n'y en ait pas plus vu ceux aperçus quand elle est passé par là, pour autant elle continu de guider James à travers le secteur A puis maintenant à travers le quartier pour le faire rejoindre la bonne maison.

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 9 Mai - 22:39
La Cadillac, après avoir évité les deux rôdeurs qui avaient effectivement suivi Melody, bousculant l'un d'eux au passage, finira par entrer dans le Quartier 1 et rapidement arriver à proximité de la maison en bordure qui fut plus tôt découverte, au prix du sang, par le duo de départ. En arrivant à proximité, le trio occupant la voiture sera témoin d'une scène horrifique : ce n'est plus une dizaine voir un peu plus, mais une vingtaine de rôdeurs qui sont à présent agglutinés autour de la maison.

Quatre sont regroupés contre la porte et frappent dessus dans le souhait de passer au travers, réellement énergiques, à croire qu'ils savaient, se trouvait un véritable trésor de chair derrière. Mais la digne structure boisée tient le coup pour le moment. La quinzaine d'autres cadavres s'orientent tous vers le coté opposé de la maison, attirés par l'effet boule de neige du aux premiers rôdeurs à avoir prit d'assaut la maison, qui ont finit par en attirer d'autres.

Venant de la rue, de parts et d'autres et le long des façades, ils semblent aguichés par l'entrée principale et ses fenêtres, pour peu qu'elles soient toujours intactes. James, Elizabeth et Melody n'y voient rien pour le moment, se trouvant au sud-ouest alors que la façade principale se trouve à l'Est, mais ils n'ont pas besoin de plus pour se rendre compte qu'il se passe quelque chose dans cette direction pour attirer de cette façon si évidente la majorité les rôdeurs.



Eléments scénaristiques:
 

James F. Everett

Anonymous
Invité
Jeu 12 Mai - 0:04
Le moteur grondait, et grondait, fort alors que la voiture en ligne droite, sur route dégagée, avait dépassé les cent kilomètres à l'heure. Dirigé par la chasseresse, dont la première réponse tentait peut-être de servir de justification, ou de reproche, il ne savait pas vraiment même si il avait quelques doutes mais après tout ce n'était ni le moment ni d'intérêt de s'attarder sur une discussion quelconque, qu'ils passaient l'entrée du Quartier 1 pour s'approcher de l'endroit que Melody désignait comme la maison en question. Jusque là, il avait entendu sa compagne d'abord proposer un plan puis Melody apporter une précision lourde d'importance mais ne répondit rien, plongé dans sa réflexion, à moins qu'il ne soit simplement très concentré sur ce qui allait se passer ensuite, bien que ce second cas de figure paraissait incertain car ce n'était pas le plan ou le nombre de rôdeurs qui monopolisait ses pensées mais autre chose de bien plus... dramatique.

A l'approche du lieu, une vision terrible submergea la vue du chirurgien qui freina sèchement, impulsivement et instinctivement, faisant faire un bond aux passagers dans le bruit crissant et strident des roues qui raclaient le bitume sur de nombreux mètres avant de se stopper rudement, de quoi alerter un certain nombre de rôdeurs si ce n'est pas tous, mais son acte était justifié en voyant avec horreur ce qui se présentait à eux, les yeux écarquillés à une sécuritaire distance de cette fameuse maison. Des morts, beaucoup de morts, trop de cadavres ambulants amassés là où devait pourtant se trouver le jeune homme blessé. Ceux de la porte, face à eux trois, devraient être gérables à premier vue, mais ce sont les quinze ou plus autres qui se dirigeaient ou étaient déjà du coté de l'entrée principale qui fit s'envoler son niveau d'angoisse, pas seulement par le danger mais par les circonstances sous-entendant de terribles possibilités.

Ces mangeurs de chair allaient tous vers l'entrée principale, ce n'était pas anodin ça paraissait évident, il y avait quelque chose là-bas qui tendait à les y emmener et la raison avait peu de chance de ne pas être tragique : soit le pauvre Jordan avait tenté de sortir des lieux, piégé et oppressé par les morts, mais si l'on en croyait l'état entendu par Melody, il y avait peu de chance, soit quelqu'un d'autre essayait d'y entrer ou l'avait fait, de sortir qui sait, soit... ils avaient réussi à forcer la porte ou les vitres, peut-être tout ça à la fois et ils étaient entrés dans la demeure. Si c'était bien le cas et plus il y pensait dans ces courtes secondes de réflexion, plus cette idée venait à s'imposer et il avait tout à croire que cette vingtaine et plus d'ennemis n'était pas au complet, d'autres potentiellement cachés par les murs qui limitaient leurs vues. Qui sait ce qui pouvait se trouver à l'intérieur ? A ce moment il repensa aux mots de la chasseresse. Une boucherie, du sang partout, la bouteille, plantée dans le bas-dos de Jordan, en un lieu qui avait des chances d'être très grave et lui, ce garçon, inconscient dans une marre de sang. Qui sait si les morts n'étaient pas déjà en train de les dévorer, lui et ces femmes qui l'avaient agressé et qui gisaient certainement près de lui.

Et vint ce moment. Cet instant où le temps et la réalité ralentissaient, se figeaient presque dans son esprit bouillonnant, l'instant décisif où un choix devait être fait, un choix qui allait tout changer. Il y avait Jordan, ce jeune homme qui lui avait sans doute sauvé la vie quand des hommes et femmes venaient pour les tuer, pour dévaster leur camp, qui avait risqué sa vie, comme il l'avait lui-même risqué pour Jordan dans la forêt lorsqu'il avait été au plus mal. Ce garçon, qu'il avait vu mordre à pleines dents le visage d'une femme le suppliant, dont il s'était tant questionné sur les pulsions, la véritable nature, mais aussi celui qu'il avait assommé injustement dans un moment critique. Il y avait peut-être une chance, pour que tout ne soit pas perdu, une chance d'y aller et d'essayer de le sortir de là comme il le lui devait. Une chance qu'il ne soit pas déjà à se faire déchiqueter, que même si il serait assurément laborieux à extraire de cet endroit gravement blessé, que chaque pas serait une souffrance et une épreuve pour lui comme pour le médecin, la chasseresse et Liz', il y avait peut-être... peut-être une petite chance que ce ne soit pas terminé. C'était ce qu'avait dit Ivy, puis Melody pour la rappeler, qu'il y avait une chance de revenir même si cela recommençait comme au début, comme Ivy était revenue.

Si il avait été seul, la question aurait été moins lourde à penser, la décision moins dur à prendre car il savait à présent que risquer sa vie pour les autres était son devenir, sa vérité et son ambition, sauver des vies coûte que coûte. Mais il n'était pas seul, il n'était plus seul au sens large et cela changeait tout. Dans ce moment de flottement où il avait rivé ses yeux, grands ouverts et les paupières statufiées, sur les morts et leurs coups ardents contre cette porte de bois, il déplaça le regard dans le rétroviseur pour voir son visage à elle, si beau et blanc visage. Sa douce, son aimée, qui faisait battre son coeur et pour qui il avait juré faire n'importe quoi pour la protéger. Et ses yeux vinrent ensuite se poser sur la chasseresse, cette femme avec qui il avait eu tant de désaccords mais qui avait risqué sa vie plus qu'il ne l'avait lui-même fait, qui avait oeuvré malgré tout les différents qu'elle avait pu avoir et avait toujours, à l'avenir de ce camp, non pas en tant que chef mais en tant que femme et camarade. L'une comme l'autre, elles étaient des vies, des vies à protéger, à sauver, à préserver de cette mort qui leur courait après depuis leur retour et à chaque jour que dieu faisait.

Si il avait été seul, tout aurait été beaucoup plus simple, comme quand il s'était lancé stupidement, à corps perdu, dans cette ville fantôme en pleine nuit, pour y mourir avec celle qu'il aimait. Il n'était pas mort, elle non plus mais il savait qu'au final, quelque soit les espoirs et croyances, ni dieu ni le destin n'avaient vraiment tenu un rôle dans tout ça. La chance et le hasard leur avait évité ce qui aurait pourtant du arriver parce que les probabilités avaient été si grandes. Mais la foudre dit-on, ne frappe pas deux fois au même endroit et maintenant il avait une décision à prendre, celle de foncer stupidement, à corps perdu dans une tentative de sauvetage dont l'issue avait si peu de chances d'être la réussite et risquer plus que sa vie, mais celles de ces deux femmes qu'il ne voulait pas voir tomber par sa faute sans que quiconque d'autre au camp ne soit au courant pour multiplier les risques et les vies au cas où ils étaient acculés ; ou ne pas le faire, choisir une vie plutôt qu'une autre... deux vies, plutôt qu'une autre. Il avait le volant, la symbolique du pouvoir d'avancer et de diriger, celle de choisir son chemin et de décider d'aller de l'avant malgré les fautes et les coups, ou bifurquer vers un sentier incertain si ce n'est dans le brouillard, en misant sur la chance et le hasard de ne pas finir dans la mort promise tout du long.

Il devait choisir, il n'y avait pas d'autre possibilité et ce choix était aussi clair à présent, qu'un poids étouffant venait écraser ses épaules et son coeur, à cause de la clarté. Tout cela n'avait duré que quelques secondes, puis il détacha son regard de la chasseresse et reporta ses yeux clairs comme son esprit, à défaut de son âme noirâtre de fautes, vers le danger en clamant d'une voix calme et affirmée à contrario de son front imbibé de sueur.

« Accrochez-vous. »

Puis il appuya la pédale d'accélération, quand bien même des morts s'étaient en effet détournés de leur besogne pour s'intéresser à eux, il fonça à une allure modérée droit devant lui sur la route puis braqua brusquement le volant sur sa droite. La voiture, n'étant pas encore à grande vitesse, crissa une nouvelle fois sur le bitume en s'avançant de profil, venant progressivement faire un tour sur elle-même, puis sans perdre de temps pour ne pas laisser aux deux femmes qui l'accompagnait, plutôt et surtout à Melody de réfléchir à ce qu'il faisait, il écrasa pleinement la pédale d'accélération pour grimper au plus vite en vitesse, fixant la route pour ne pas risquer une embardée puisqu'il n'était pas expert en conduite, prenant assez vite de la vitesse en sens inverse : il rebroussait chemin. D'un geste de la main gauche, il enclencha le verrouillage des quatre portières grâce à sa position de contrôle et ramena cette main au volant pour le maintenir tandis qu'il portait ensuite sa main droite pour venir tenir le bras de Melody avant qu'elle n'ai totalement compris ce qu'il faisait et puisse tenter sur le coup un acte de folie tel que sortir de la voiture en marche.

Ses gestes avaient été rapides, le verrouillage sans pouvoir l'empêcher, ralentirait assez une quelconque tentative pour pouvoir réussir à tenir son bras. Peu importe ce qu'elle ferait ou ne ferait pas, il effaçait tout risque dans la mesure du possible, comme toute forme d'héroïsme en saisissant la peau de la chasseresse tout en roulant à plein gaz en ligne droite sur cette route qui les éloigneraient de ce Quartier 1 de plus en plus vite. Il ne détournait pas les yeux, il ne ralentissait pas, il ne disait rien. Il partait et abandonnait ce qu'il restait du pauvre jeune homme, pour préserver les vies de ces femmes et la sienne par la même occasion. Il venait de prendre une décision qui pour l'homme qu'il était et voulait être, était atrocement difficile et lourde de conséquences. Finalement, la voix fataliste de la survie murmurait toujours un peu en lui, assez pour que la raison sache s'accorder dans un moment aussi cruel afin de ne pas faire de bêtise et nul doute qu'il paiera très cher ce choix, d'une façon ou d'une autre.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 14 Mai - 22:26
Il y avait sans doute une part de vérité dans les propos de Melody, mais une part assez infime tandis qu’Elizabeth se surpris à penser que la chasseresse n’avait prêté aucune attention aux occupants de ce groupe de survivants mais aussi qu’elle y avait une grande responsabilité dans sa désorganisation. En tant que volontaire active, la femme installée sur la banquette arrière du véhicule ne voyait pas dans ces mots là comme un jugement, elle ne le prenait pas même pour elle, mais cela la confortait en revanche dans ses idées vis-à-vis des objectifs de la chasseresse.
Elle était, à son sens, bien trop solitaire et bien trop centrée sur elle-même pour prétendre ce qu'elle avait désiré être. C’était un choix, le siens, mais trop contradictoire pour connaitre la stabilité.

Et puis arriva la révélation. Un décompte qui glaça son sang et galvanisa sa peur, mêlant les appréhensions aux doutes. Étaient-ils vraiment sérieux ? Avaient-ils supposé pouvoir gérer, dix, voir quinze rôdeurs à deux avant qu’elle ne décide de s’inviter sans vraiment comprendre de quoi retournait cette mission ? Elle douta cependant que James fut au courant de ce « léger » détail, car si cela avait été le cas, il aurait sans doute fait appel à d’autre pour les aider. D’ailleurs pourquoi ne pas l’avoir fait ? Devait-elle conclure qu’il n’avait pas pris la peine de s’enquérir de la situation avant de se lancer tête baissée vers le danger ?
Elle n’en fut pas vraiment surprise si c'était vraiment le cas. Malgré le peu de temps qu’ils avaient passé ensemble, elle commençait à connaitre son compagnon, sa manière de penser, ses qualités comme ses défauts. Et si elle lui en trouvait bien un, c’était sans doute de penser un peu trop aux autres avant lui, sans réfléchir. Elle espérait seulement que son humanité n’allait pas le perdre car sans lui, elle ne saurait pas comment les choses évolueraient ni quelles décisions elle serait capable de prendre.

Et puis l’aveu fut rejoint par la réalité. Dix, quinze ? Loin ! Elle n’eut pas le temps de compter qu’un coup de frein propulsa son corps vers l’avant, la forçant à s’écraser contre le siège conducteur, manque de ceinture de sécurité oblige. Un grognement gêné s’échappa de ses lèvres alors qu’elle se redressait par la force de ses bras, toute comprimée dans l’espace restreint où elle était tombée.
Laissant échapper un juron, son regard se porta immédiatement sur la fenêtre à sa gauche puis le pare-brise pour être certaine des circonstances qui avaient poussé son tendre médecin à réagir de la sorte. Elle les voyait aussi, tous agglutiné à cette maison que la passagère avait indiquée comme celle où Jordan se trouvait blessé. Un groupe de mangeurs de chairs qu’elle avait aperçu quelques secondes avant venaient de contourner l’angle du mur opposé à leur position pour y disparaître.

Le cœur battant à tout rompre, la cruelle réalité allait les pousser à faire un choix difficile. Il y avait un jeune homme, là-dedans, assez jeune pour être rapproché de ceux qui avaient disparu trop tôt. Jian, le dernier en date, qui avait péri avec l’espoir d’enfin s’en sortir. Peut-être que Jordan attendait, en priant Dieu et ses anges, que quelqu’un vienne à son secours, que quelqu’un le sorte de cet enfer de douleur de souffrance avant de se faire dévorer vivant. Quelle valeur avait cette vie vis-à-vis de ceux qui étaient prêt à risquer la leur pour lui ? Quelle valeur avait l’héroïsme d’ailleurs dans l’apocalypse ?

D’un geste pressant, elle posa sa main sur l’épaule gauche de James, voulant prononcer son nom, lui demander de ne rien en faire, qu’ils n’étaient ni le nombre, ni préparé pour cette aventure, que ce n'était que du suicide. Mais avant qu’elle n’ait pu prononcer le moindre mot, deux s’échappèrent de la bouche du conducteur laissant sous-entendre une nouvelle conduite sportive.
Elle ne voulait pas qu’il risque sa vie. Elle ne voulait qu’il se lance à corps perdu dans une bataille qu’ils ne pouvaient remporter. Elle n’eut qu’à peine le temps de se cramponner au siège conducteur que la voiture redémarra sur les chapeaux de roue avant d’effectuer un virage violent en tête d’épingle et de repartir aussitôt vers leur provenance.

Essayant de retrouver une stabilité, même précaire, elle se rapprocha le plus possible du siège conducteur à nouveau, avant de prononcer à d’un ton bas sans qu’il ne soit un vrai murmure :

« Fonce… »


Un soulagement indescriptible marqua son visage tandis qu’elle remerciait silencieusement son homme d’avoir pris la décision qu’elle avait voulu lui crier. Elle sentait, au plus profond de son cœur, qu’il allait devoir assumer ce geste qui allait sans aucun doute ronger son âme, son humanité. Oui, il faisait demi-tour et faisait le choix de sceller le destin du pauvre garçon, de le condamner à un tourment inimaginable, et en même temps, décidait de leur place dans ce monde.
James aurait alors besoin de tout le soutient possible pour qu’il ne soit pas seul à endosser cette épreuve et ce choix. Toutes réprimandes qu’il subirait, il les aurait avec elle.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 18 Mai - 15:17
Melody vient d'expliquer à Elizabeth le nombre de zombies en approche de la maison quand elle l'a quittée tout comme elle l'avait dit à James un peu plus tôt dans la cour quand il était venu la rejoindre. Ce nombre peut et fait peur sans aucun doute possible mais ils devaient partir à deux et se retrouvent à trois au final, un nombre qui passe un peu mieux alors que la brune peut s'occuper d'au moins un tiers d'entre eux sans faire de véritable boucan. Grâce à son arbalète et s'il le fallait à ses couteaux de lancés sans parler que malgré sa fatigue il lui restait toujours la possibilité d'user de son pouvoir, sans doute la seule à pouvoir le faire d'ailleurs alors que celui de James n'est pas offensif et qu'elle ne sait pas ce qu'il en est pour l'autre belle brune du trio. Potentiellement une folie de penser ainsi ou la preuve d'un égo trop démesuré, ce que penserait beaucoup de personne sans doute mais pas la chasseresse qui elle n'est animée que par l'espoir que tout ne peut qu'aller mieux malgré tout. N'a t-elle pas réussi à revenir au campement ? À trouver James et le convaincre de partir avec elle pour sauver Jordan ?

Espérance rapidement brisée alors que la Cadillac arrive à la hauteur de la maison où se trouve le jeune homme si elle manque de se bouffer le tableau de bord avec le coup de frein du médecin, elle ne peut ensuite que constater, tout comme James et Liz, que le nombre de rôdeurs a au minimum doublé. Effarée en contemplant le spectacle des zombies qui s'agglutinent presque tous au même endroit et qui laissent supposer qu'ils ont trouvés ou faits une brèche pour pénétrer la maison. À moins que Jordan ne soit revenu à lui et n'ait essayé de sortir seul de la baraque même si elle ne voit pas comment il aurait pu le faire. La nausée revient s'installer en elle tout comme la peur panique ressentie avant de s'éloigner de la maison un peu plus tôt, ses émeraudes fixées sur les zombies en mouvement et enfermée dans sa bulle d'horreur -alors que le film de ce qu'il s'est passé déroule devant ses yeux- elle ne prête pas attention à ce que dit James, ni au redémarrage du véhicule.

Pourquoi James repart-il ? Que veut-il faire attirer les zombies ailleurs ? Mais les deux brunes devraient descendre du véhicule pour pouvoir approcher de la maison quand cela sera fait. Et pourquoi maintenant fait-il demi-tour ? Veut-il entraîner les rôdeurs vers le campement ? Cela serait de la folie. Elle reporte ses yeux vers le conducteur.

- James qu'est-ce que tu fais ?...

La réponse lui venant du cliquetis des portières qui se verrouillent et l'accèlaration brutale de la Cadillac, la chasseresse percute enfin de ce qu'il se passe : James n'a pas l'intention d'aller aider Jordan. Ses yeux s'écarquillent alors qu'elle porte sa main droite sur la poignée de la portière pour l'ouvrir quand bien même elle ne le peut pas, s'acharnant dessus alors que le médecin vient poser sa main sur son bras la tenant fermement. Bien sûr qu'elle veut descendre du véhicule avant qu'il ait prit trop de vitesse, elle est là pour aller aider Jordan et James l'en empêche d'une poigne bien trop ferme pour elle et qu'elle puisse s'en défaire aisément. S'en défaire tout court même alors que les larmes reviennent la submerger pourtant elle essaye de toutes ses forces de se libérer de l'emprise du médecin allant même jusqu'à prendre l'arbalète dans sa main droite. Trop massive pour être maniée d'une main d'autant plus en lieu clos cela empêche Melody de venir frapper James avec pour le faire lâcher prise. Hermétique au reste, Melody n'entend pas le simple mot d'Elizabeth pour elle l'autre brune ne s'indigne tout simplement pas de ce que James est entrain de faire, à moins qu'elle ne le fasse et que Melody ne l'entende pas...Luttant entre fureur, peur panique, sanglots et compagnie, tout en cherchant à se défaire de la prise de James, la brune hurle dans l'habitacle.

- Stop...Arrête toi...James ne fait pas ça. Tu es un monstre, on ne peut pas lui faire ça. Lâche moi espèce de traître, il avait raison il y en a bien un et c'est toi. Cela a toujours été toi ! Ils t'ont promit quoi pour ça ? Lâche moi ! Vous êtes tout les deux des monstres.

Des cris qui n'ont peut-être aucun sens pour James et Liz mais aux yeux de Melody ils en ont alors qu'elle les répète en boucle entre deux sanglots et deux respirations de plus en plus hasardeuses toujours en cherchant à se libérer du médecin. Une crise de nerfs sans doute possible au milieu de laquelle il n'y a aucune place pour arriver à la raisonner d'une manière ou d'une autre du moins en apparance.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 21 Mai - 1:04
Il fonçait, droit devant lui, une main bien ancrée sur le volant et l'autre se préparant autant que faire se peut à ce qui allait suivre, mais ce n'était pas suffisant. Melody lança une question, une bien lourde question à laquelle il ne répondit rien et qui n'arrangerait pas la prise de conscience de la situation par la chasseresse mais il le savait, rien ne l'arrangerait de toute façon parce qu'il avait prit la décision d'abandonner Jordan. Il avait fait un choix, Elizabeth vint lui murmurer un mot, simple mot qui lui révéla qu'elle ne s'indignait pas, qu'elle ne s'opposait pas à cette décision prise par le chirurgien pour le groupe, prise pour être assumée et qu'au contraire, elle l'encourageait à poursuivre.

Il en fut rassuré, un peu, au milieu de la marée d'indignation qui montait en Melody, à peine plus forte que celle que sa propre conscience envoyait à son âme, la férocité de ses propres voix qui hurlaient au meurtrier, à l'assassin, et aussi à l'évidence qu'ils n'auraient pas pu faire autrement. La poigne du barbu était forte, sa force bien plus grande que celle de la chasseresse mais la fureur de cette dernière tandis qu'elle tentait de se défaire avec énergie, mis à mal la coordination des deux tâches de l'instant, à savoir conduire et la maintenir elle, craignant qu'elle ne fasse une grosse bêtise en s'extirpant de la voiture en marche, ou qu'elle aille rejoindre Jordan pour mourir avec lui comme cela était maintenant une certitude pour le chirurgien.

Elle pleurait, il pouvait l'entendre même s'il ne lui avait jeté qu'un coup d'oeil, les dents serrées et la mine crispée, particulièrement tendu alors que la conduite devenait difficile. Elle devenait folle ou presque, elle se débattait, elle se mettait à hurler et ne voulait pas en démordre, elle cédait à ses pulsions mais surtout à ses émotions l'assaillant en vagues, si bien qu'elle ne se rendait pas compte que la situation devenait dangereuse pour eux. Pouvait-il seulement vouloir le lui reprocher ? Ce serait odieux, parce qu'il la comprenait plus que quiconque et voulait l'en empêcher, plus que quiconque, un deuxième cas de figure d'autant plus clair qu'il était le seul à pouvoir le faire et à vouloir le faire. Un monstre, un traître, c'est ce qu'elle lui criait, ce qu'il était à ses yeux en cet instant, il y avait peut-être une part de vérité qu'il ne voulait pas nier, à laquelle il adhérait même car contre toute justification il agissait comme un homme qui voulait vivre et survivre, qui voulait voir son aimée vivre et survivre, hostile à ses propres principes qui avaient été les plus forts tels que le sacrifice pour autrui, l'espoir même quand tout était fait de ténèbres, être prêt à tout pour sauver une vie quand bien même elle ne tenait qu'à un fil.

Il se sentait lourd, très lourd, son coeur lui pesait une tonne, ses yeux rougissaient des débuts de larmes de honte et de tristesse, mais il ne cherchait pas à faire à nouveau demi-tour, il ne revenait pas sur sa décision, parce que face à tous ses remords qui ne cesseraient assurément pas de gonfler, il y avait la raison, la réalité, la fatalité qui, s'il les avaient ignoré, auraient déversé une avalanche de regrets avec de grandes chances de débarquer quelques instants avant sa mort et celle de son ange d'ébène, ainsi que celle de la chasseresse dont il ne voulait pas sacrifier la vie quitte à aller à l'encontre de la volonté de la concernée pour tenter de sauver une autre vie probablement déjà perdue. Toute vie était précieuse et de ce fait, aucune ne méritait d'être détruite au bénéfice d'une autre. La contradiction apparente de ses idéaux n'étaient au final qu'un respect de ceux-ci cachés par le déni et la facilité de croire que l'on pouvait sauver ce qui ne pouvait l'être, empêcher ce qui ne pouvait être évité, foncer dans un mur de lames pour le simple fait de ne pas accepter les choses comme elles étaient. Sa prise de la main devenait de plus en plus difficile, Melody ne se calmait pas et n'en démordait pas, si bien qu'il commençait à avoir du mal à conserver le contrôle de la voiture qui se mettait à zigzaguer, bousculant toutes ses pensées pour faire gronder l'alarme du danger.

« Arrête ! » Rugit-il en lui lançant un regard effrayé et colérique. « On ne peut pas le sauver Melody ! Jordan est sans doute déjà mort et tu seras tuée avec lui si tu y vas ! On ne peut plus rien faire, calme-toi ou ça va mal finir ! Bon sang MELODY ! »

Il y eu un intense crissement et le décor se mit à bouger très vite, d'un instinct terrifié James écrasa la pédale de frein mais... c'était déjà trop tard, il avait perdu le contrôle. Les roues raclèrent sur le bitume, le véhicule tout entier se déporta d'une volonté sauvage sur la gauche et le barbu lâcha le bras de Melody pour agripper le volant et le tourner à droite, tentant d'éviter la catastrophe sans lâcher le frein. Cependant rien n'y fit, elle allait trop vite et était devenue enragée à son tour, grimpa sur le trottoir presque en parallèle avec celui-ci, faisant faire un bond violent au conducteur et ses passagères. Il perdit sa prise sur le volant et son pied ripa, il n'avait plus aucun moyen d'empêcher le drame. Si seulement il ne l'avait pas retenue, s'il ne l'avait pas regardée, s'il ne s'était pas soucié outre mesure, s'il n'avait pas essayé de l'empêcher de risquer sa propre vie comme elle l'entendait ou mieux encore, s'il avait freiné à l'avance en anticipant le risque... ses dernières pensées, fulgurantes, précédèrent une seconde au cours de laquelle il eut à peine le temps de le discerner, l'épais mur gris qui encerclait la propriété vers laquelle la voiture s'était lancée.

Puis vint le choc, terrible, qui projeta le barbu défait de toute protection vers l'avant tout en déployant, pas assez vite ni avec suffisamment de pouvoir d'arrêt, l'airbag intégré. Son crâne frappa quelque chose dans le même temps qu'il s'écrasait sur l'airbag, qui lui-même s'écrasait sur le volant. Le toit peut-être, qu'il avait percuté, il ne le saura pas : l'instant d'après, sa conscience s'éteignit et toute la peur, toute la colère, tous les remords s'envolèrent vers le noir. Un noir absolu.


Fin du jeu.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 21 Mai - 12:25


Excursion Validée

Récompense(s) : /


Conséquence(s) :

Melody a perdu 10 points de Stabilité Mentale & 15 points de moral.
James a perdu 15 points de moral.
Elizabeth a perdu 5 points de moral.

Conséquences de l'accident à définir dans l'excursion suivante.

Vous avez consommé :

La Cadillac a été bousillée dans l'accident, elle est irrécupérable.
Les 2 Machettes de survie & le Petit sac à dos de Jordan sont perdus.


Les Scénaristes

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