Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

De l'obscurité nait la lumière - 18/03/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Camp Hope :: Périmètre

Aller à la page : Précédent  1, 2

Mark Logan

Anonymous
Invité
Ven 22 Avr - 16:51
Son fessier en appui sur le tas de bois, il observe la damoiselle bouger et agir remettant en place certaines pièces de la moto avant de lui répondre. Ce qu'elle commence par lui dire n'est pas une nouveauté pour lui, Mark a parfaitement compris depuis le temps que tout les parents n'agissent pas comme les siens ont fait et qu'au contraire ce que lui a vécu est plutôt rare. Il se souvient même que cela lui avait d'ailleurs provoqué des ennuis à l'école alors que souvent il se battait avec des copains de classe qui eux avaient tout ce que lui n'avait pas. Il avait été catalogué comme gamin bagarreur et irrécupérable, ses enseignants ne se donnant même plus la peine de savoir s'il apprenait quelque chose ou non, il était le cas désespéré qu'on fait passer de classe en classe pour s'en débarrasser. Jamais personne n'avait vu l'envers du décor et ce qu'il se passait réellement quand il était dans sa maison avec ses parents ou chez ses grand-parents.

Mais tout ceci n'a aucune importance face à ce que la petite brunette lui dit ensuite quand elle lui parle de son premier réveil, des imperfections gommées de son corps, les mois disparus de son calendrier et surtout des souvenirs qu'elle dit avoir flashs et discours prophétique. L'ex mineur se prenant alors à lui sourire, un vrai sourire franc qui ne cache rien derrière un de ceux qu'il a plus qu'exceptionnellement alors qu'une idée s'impose à lui. Et qui ne fait que s'affirmer dans son esprit alors qu'après avoir relevé sa manche et ôté un morceau de tissu de son avant-bras elle s'approche de lui pour lui exposer la trace noire qu'elle y porte. Mark la regarde quelques secondes dans les yeux alors qu'elle lui explique comment selon elle cette marque est apparue, son regard se reportant aussitôt sur l'avant-bras d'Ivy.

Sauf si elle a un mouvement en arrière mais Mark vient alors prendre délicatement l'avant-bras de la damoiselle dans ses mains. Laissant reposer l'avant-bras d'Ivy sur sa main gauche tandis que les doigts de sa main droite passe doucement sur la marque qu'elle porte. Dans son regard nul trace de dégoût ou autre sentiment négatif mais une certaine fascination avec une pointe de bienveillance et par dessus tout une approbation et satisfaction alors que lui voit la peau nécrosée de la petite d'une toute autre manière. Tout ce qu'il voit ne fait que renforcer ce qu'il pense, le faisant en arriver à une conclusion toute personnelle qu'il ne tarde pas à lui livrer.

"Oui maintenant je vois enfin la réponse, tu es bien réelle Ivy, je n'aurais pas dû douter de toi. Dieu t'a fait revenir à la vie en te purifiant de toute imperfection, ce que tu as entendu pendant ce temps là ne peut qu'être les Anges et il t'a mise une nouvelle fois à l'épreuve pour maintenant te faire porter Sa Marque. Que tu deviennes la représentation, l'incarnation de l'Archange Remiel, le Saint Ange chargé par Dieu du soin des ressuscités."

Et comme pour lui l'affaire est entendue maintenant qu'il a les réponses qu'il voulait, maintenant qu'il a démêlé toute cette histoire et qu'il est sûr et certain qu'Ivy n'est pas une hallucination, il répond à sa question par automatisme dans le même temps. Tout en délivrant l'avant-bras de la damoiselle de la légère emprise de ses mains du moins si elle ne l'a pas fait d'elle même avant.

"Barricader les fenêtres de la maison."

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mer 27 Avr - 1:23
Sans offrir de résistance autre qu’une légère appréhension, que j’estimais justifiée, j’avais laissé Mark se saisir de mon bras souillé pour l’amener à sa vue. Reposant ainsi au creux de son immense paluche, je regardais les doigts de sa main droite courir sur cette plaie sans pour autant en ressentir la caresse ni la moindre sensation. Néanmoins, je ne pouvais réprimer la légère grimace de dégoût en le voyant ainsi faire, toucher ce mal sans crainte, voire même avec une certaine fascination. Je me retrouvais même bien incapable de trancher entre mes sentiments à cet instant. Devais-je être rassurée de ne pas être rejetée par lui, et encore moins blâmée ? Ou bien au contraire était-ce complètement flippant de le voir ainsi empli d’une fervente contemplation qui allait à l’encontre même de toute réaction… Logique ? Logique… En voilà un terme qui avait de moins en moins de sens désormais, à mesure que les jours passaient, les relations se nouaient et les vérités s’affirmaient.

J’avais longuement fixé la main de Mark gratifiant cette partie qui se voulait moi sans l’être, ne relevant finalement mes noisettes intriguées, à la fois curieuses et quelque peu dubitatives à ses paroles pleines de ferveur, bercées de croyances, de mythes, de légendes ; et pourtant si convaincues, délivrées non plus comme un avis ou une hypothèse, mais comme une vérité, presque absolue que cela remettait en cause plusieurs choses. Mark était-il doté d’une capacité de jugement propre, que ses croyances religieuses ne pouvaient biaiser ? Bien sûr que non. Aucun de nous ne l’était réellement. Le libre-arbitre, c’était qu’une foutaise, une belle invention de l’esprit destinée à nous donner l’illusion que quelque part, nous avions le contrôle des choses. Un certain contrôle que cette nécrose, comme la Foi de Mark, ne faisaient que mieux réfuter, chacun à sa façon.

Finalement, il me confia ses intentions et ses projets pour le sort qu’il réservait à ce tas de bois. De simples barricades pour la maison. Quelque chose que nous aurions dû faire bien avant, depuis le premier jour en réalité. Mais il n’en avait rien été… Moi-même je n’avais rien fait en cela, hormis rêver à tirer des plans sur la comète, des plans destinés à nous rendre l’illusions dans laquelle nous étions baignée depuis toujours. Le confort, l’électricité, l’eau courante, la nourriture à foison que l’on pouvait à se point se permettre de jeter une pleine assiette à la poubelle, se permettre d’avoir le libre-arbitre de déclamer “j’aime pas les courgettes” ou “ce putain de steack est trop cuit…”

Bien sûr que j’étais bien réelle, physiquement du moins. Mentalement, je n’étais encore qu’un mythe, la construction et l’enchevêtrement de mes illusions passées. L’Archange Remiel… Il sortait d’où celui-là ? Probablement du même gouffre que celui ayant happé la “petite Ivy” pour la recracher quelques mois plus tard dans un monde aussi indigeste qu’elle avait pu l’être. Que j’avais pu l’être. Le corps ici, au milieu des morts, la tête ailleurs, là où se trouvait encore tout ce qui vivait : les souvenirs et les regrets.

Mark avait fini par relâcher mon bras croqué, que je m’étais alors empressée de ramener vers moi, dans l’idée de renouer ce bandage, cacher cette horreur en me reculant de quelques pas, lançant un dernier regard, entendu, à l’homme. Puis je me détournais de lui pour regagner la moto démontée, les sourcils légèrement froncés sur des pensées qui n’en finissaient plus de tourner, retourner et fourmiller de questions. Finalement, je roulais ce bandage de fortune en boule avant de le fourrer dans l’une de mes poches. Si un homme tel que Mark ne redoutait pas cela, y voyait même là le signe du Divin, la raison de croire en quelque chose de plus grand ; une autre chance, un autre espoir… Si je pouvais apporter ça à au moins l’un d’entre eux... Devais-je m’en cacher et en avoir honte, le craindre et le redouter, ce qui revenait à me craindre et avoir honte de qui j’étais, ou de ce que j’étais ? Certainement pas. Certainement plus.

De nouveau, je me penchais sur la bécane, remontant les pièces lentement, une à une, testant leurs mécaniques avec une aisance, une confiance, que je ne pouvais afficher et assumer qu’en ce domaine-ci tout particulièrement. J’avais simplement redressé la tête, distraitement vers Mark au bout de quelques minutes d’un silence concentré, le gratifiant d’un simple sourire parfaitement sincère, ponctué d’un tout aussi simple mot.

“Merci.”


Fin du jeu.
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: