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[CS, A, 2] Eve, mon Eve, ne sois pas jalouse - 19/03/35
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Adam West

Anonymous
Invité
Sam 9 Avr - 20:44
Interprété par Adam West et Cassandra Johnson.


Dans le ciel, un soleil très visible, avec une température sympathoche avoisinant les vingt degrés, quelque chose comme ça, il fallait dire que la météo c'était pas son rayon. Et devant la maison, son sac sur le capot de la Chrysler 200 et lui-même les cuisses contre la voiture, le nez vers son matériel, il ne paraissait pas souffrir du temps, dans un sens ou dans l'autre, la chemise sans manches qu'il portait, violette et grise - car à carreaux, lui suffisait amplement, tout comme son jean, récemment acquis et tout à fait délavé, mais lui donnait un certain style, s'associaient assez bien avec ses rangers couleur terre.
Depuis quelques semaines, il avait complété sa panoplie du beau gosse viril grâce à une épaisse chaîne en argent à laquelle était accrochée une patte de dragon du même métal, un bijou fort imposant qui se voyait à son torse dont la chemise était ouverte sur trois boutons, et ce à un kilomètre, une exposition voulue évidemment. Ça et les lunettes de soleil qu'il avait sur les yeux d'ailleurs, noires et très classes, d'une marque qu'il ne connaissait pas mais qui faisait sacrément bourge, récupérées dans une maison de bourge justement, s'ajoutaient à sa boucle d'oreille dotée d'une bille argentée et à ses trois bagues très volumineuses garnissant sa main droite qui se voyaient d'encore plus loin que la patte de dragon.

Cachés derrière les verres des lunettes, ses yeux observaient ses mains faire l'inventaire de son sac de voyage récupéré dans les stocks et qui lui offrait le loisir de transporter une vrai petite armurerie : pistolet-mitrailleur Heckler & Koch, pistolet Beretta 96, une dague de Chasse, des poings américains qu'il prisait particulièrement, son hachoir de boucher, souvenir de son réveil à la cambrousse, sa jolie batte de baseball en métal dont il n'avait pas daigné se séparer et pour couronner le tout, une boite de munitions .40 S&W qui s'accordait aussi bien avec son mitrailleur que son flingue. Et d'aucuns diront que l'apocalypse n'avait pas du bon ?
Certainement pour lui, qui pouvait se balader librement avec une mini-armurerie et en user de la façon qu'il le souhaiterait et ça ne lui avait pas échappé, car aujourd'hui, il avait décidé de tester son corps, sa volonté et surtout, trouver de la bouffe. Après le départ de cette armée de morts et le retour des espoirs pour le camp retrouvé, son éventail d'envies était clair : cacahuètes, olives, biscuits, tablettes de chocolats, chips, alcool, soda... bref, il voulait de la nourriture, de la bectance, du solide et il en avait un besoin bien plus légitime et supérieur que tous les autres gus de cette communauté misérable et miséreuse. Ce qui le faisait particulièrement rêver ? Un Twinkie, délicieuse génoise fourrée à la crème créée en mille neuf cent trente par Hostess, plus savoureux que la panoplie de Kinder, même s'il ne cracherait certainement pas dessus.

Il était prêt et convaincu, un survivant en même temps qu'un vivant pour qui ce monde était fait, la preuve étant, l'infection ne l'avait pas détruit car il était là, plus en chair et en os que jamais. Il refermait le sac, mit une bonne tape dessus avec un léger sourire satisfait avant de tendre la main à droite et attraper le manche d'une superbe pelle qu'il avait trouvé de même dans l'armurerie du camp, petit bijou déconsidéré par la population au temps où elle servait uniquement aux paysans et aux croque-morts, mais qui prenait tout son sens maintenant que l'on pouvait s'en servir pour défoncer des crânes sans risquer de finir au tribunal sous le coup d'accusations fallacieuses.
Il la prit par le manche des deux mains, sa grande séductrice pas bien portée sur l'hygiène - ce qui ne le gênait d'aucune façon - et amena sa tête à proximité de son visage pour détailler son état, la faisant tourner plusieurs fois avec l'air d'un type qui analysait une technologie nouvelle alors qu'il était question d'un gros buffle qui se plaisait à contempler un manche en bois surmonté d'une tête de métal proéminente. Nul doute que l'individu avait non pas un simple grain, mais un vrai bourgeon, ce qui était pour lui une bonne chose car c'est ce qui rendait la vie plus affriolante, même dans des conditions aussi désespérées que celles d'aujourd'hui, surtout dans ces conditions. Satisfait, il posa la pelle sur le sac en long et vérifia au final sa première et sa plus précieuse acquisition depuis son retour de l'enfer, la saisit à sa ceinture où elle était glissée, son - sa - magnifique Tomahawk Downrange qu'il avait baptisé par le nom le plus évident qui soit.

« Eve, Eve, mon Eve, arme trancheuse et défonceuse, tu es ma reine, la source de ma folie et je me délecte de tes formes. Toi et moi on va faire de grandes choses ma belle, je te le promets, tu vas en castrer des putains de petites burnes et faire gémir des bonnes soeurs à quatre pattes, amen. »

Sur ces bonnes paroles à en dévier sans honte des poèmes, il porta la lame à ses lèvres et l'embrassa, puis la replaça religieusement à sa ceinture, glissant le manche en dessous pour la faire tenir à son jean. En vint le moment de partir en quête de son salut, son ambition et surtout, d'une bonne pièce de poulet caramélisée. Bon sang ce qu'il avait envie de se faire péter le bide avec de bonnes choses. Il attrapa la pelle de la main droite et la fit basculer sur son épaule, la tête trônant à moitié au-dessus de la sienne dans son dos et sa main gauche agrippa les sangles du sac de voyage avant de le soulever, rabattant le bras le long du corps d'une bonne poigne sur son conteneur et il vint contourner la Chrysler pour se diriger vers l’extrémité de la cour.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Sam 9 Avr - 23:34
Depuis la veille mon monde a une nouvelle fois changé alors que je me retrouve maintenant dans ce campement, finalement je me demande si je n'étais pas mieux à la ferme au moins Nelson nous occupait une grosse partie de la journée et je dois bien admettre que je me sentais en sécurité là bas. Bien plus qu'ici en tout cas, non pas que je doute des capacités de nos hôtes mais il faut bien admettre que je n'ai pas encore eu le temps de les connaître. La nuit a été mouvementée pour ma part, mon esprit ne me laissant que peu de temps pour dormir alors qu'il ne cessait de tourner et retourner les faits. La nouveauté et les changements ne m'avaient jamais laissé anxieuse jusque là, avec mon tout premier métier et même avant ça avec mes études, j'avais appris à composer avec ces deux données inhérentes à la carrière que j'avais choisi. Rien n'est plus pareil aujourd'hui avec la menace constante des infectés mais aussi des êtres humains sans foi, ni loi qui arpentent les routes du Texas comme nous l'avait expliqué les habitants de la ferme.

J'ai pourtant terminé par trouver le sommeil, un sommeil agité mais restant assez réparateur pour qu'une fois le jour levé, je puisse aller dehors pour quoi faire, je ne le savais pas encore. Pas avant de constater que la journée allait être ensoleillée, cela me rappelant les moments de libertés que j'avais quand je pouvais m'adonner à un loisir que j'aimais particulièrement. Je m'habillais de manière sportive pour partir dans le parc voisin, commençant par effectuer un footing courir a toujours eu le don de me permettre de me vider l'esprit de toutes les chose négatives que je pouvais voir à longueur de temps. Ensuite je m'installais dans un coin ensoleillé pour parfaire les étirements de mon corps en effectuant une petite séance de yoga, travaillant ainsi ma souplesse et mon agilité et je n'étais pas mauvaise à ce jeu là. Souriant légèrement à cette idée, je me dirige vers un coin herbeux histoire de mettre à l'épreuve une nouvelle fois la véracité des dires d'Ana, elle s'est peut-être trompée là dessus. Qu'on ait oublié pas mal de choses qu'on savait avant j'ai pu me rendre compte qu'elle avait raison mais sur les capacités de mon corps à réagir comme avant peut-être qu'elle se plante lamentablement !

Laissant le temps filer au rythme de mes exercices qui me frustrent dès le moment où je m'aperçois que même là j'ai de grosses lacunes, des choses qui ne veulent pas revenir. Oh bien sûr je ne m'attendais pas à pouvoir enchaîner les grands écarts mais quand même. Bon d'accord le grand écart en étant vêtue d'un jean gris ce n'est pas la meilleure option qui soit. Mes vieilles rengaines liées à la peur de l'échec revenant, je décide de cesser mon entraînement, sortant de ma bulle de concentration je constate alors que je ne suis pas totalement seule, un des hommes du campement est là un peu plus loin entrain de fixer ce qui ressemble à une arme à sa ceinture avant d'attraper une pelle et d'en basculer le manche sur son épaule.

Je le regarde faire lui et son gabarit hors norme me donnant tout l'air de préparer une sortie du campement et il a l'air de savoir y faire. Je ne sais pas ce qui me prend alors mais je me redresse d'un bond avant de partir le rejoindre, me trouvant rapidement à sa hauteur bien qu'un peu en arrière je l'interpelle d'une voix qui se veut enjouée.

- Attends s'il te plait !

Dès qu'il me regardera il pourra découvrir ma silhouette, fine et élancée, je ne suis pas petite et pourtant je dois lever mon visage vers lui pour que mon regard azur croise le sien. Vêtue d'un jean gris délavé, d'une chemise bleu à carreaux plus clair mon cardigan gris dont les manches sont nouées autour de ma taille. Je sais qu'ainsi je ressemble plus à une poupée de bonne famille qu'à une survivante endurcie et que l'homme va sans doute être surpris de ce que je lui dis ensuite.

- Tu as l'air d'être paré pour une sortie, est-ce que je peux venir avec toi ?

Je me rend compte que j'ai des choses à me prouver mais aussi à prouver aux autres survivants étant donné que mes talents d'avant ne sont toujours pas revenus mais qu'en plus ils sont peu visibles. Malgré l'étrangeté de la situation, j'ai envie de bien faire et de m'adapter à ce groupe de personnes, cela me faisant ajouter rapidement.

- Je peux m'équiper d'un sac et d'une arme rapidement ne t'en fait pas !

Terminant en souriant pour essayer de faire une bonne impression à cet homme qui m'intimide pourtant, lui qui a l'air de savoir parfaitement se défendre, à côté de moi qui n'est même plus capable de disséquer une souris alors me défendre n'en parlons pas. Quand bien même je viens de dire vouloir m'équiper d'une arme.

Adam West

Anonymous
Invité
Dim 10 Avr - 14:20
Le poids du sac était encourageant, tout comme la sensation de la pelle sur son épaule et du Tomahawk qui se balançait à sa ceinture. Être entouré d'armes lui plaisait et lui donnait l'envie d'aller enculer le monde, parce que c'était comme ça que les choses se goupillaient maintenant, enculer ou se faire enculer. Et dans son cas, il ne comptait pas être en-dessous, il était bien trop homme pour ça.
Chaque pas sur le bitume le rapprochait de la rue, passant non loin du camping-car qui avait été garé dans la cour, ce qui, disons-le, rendait l'état du camp encore pire, car en plus d'avoir des accès de partout complètement ouverts, ils n'y voyaient plus grand chose pour une surveillance à terre. Le pire c'est que ces zouaves n'avaient même pas mis en place de guet ou de ronde, dire qu'ils étaient inconscients était un euphémisme et à bien des égards, il se sentirait moins en danger dehors à prendre les choses en main et provoquer le danger, qu'ici à attendre qu'il leur tombe sur le coin de la figure.

Il posa un pied sur la rue quand une voix l'interpella dans son dos. Une petite voix douce et féminine, qu'il n'avait encore jamais entendu car il n'y reconnaissait pas ni le ton grave de la cruche brune appelée Ivy, ni la sonorité de péripatéticienne de la nana qui les avaient accueillis, Melody lui semblait-il, et non plus le ton faussement-ferme de l'autre petit lot à casquette dont il n'avait pas retenu le nom mais qu'il prendrait bien au goûter. En se retournant, penchant quelque peu la tête pour que son regard intercepte l'origine de cette voix avant que son corps n'ait accompli le demi-tour, ses yeux cachés par les verres teintés de ses lunettes furent surpris de découvrir celle qui l'avait rejoint.

Une blonde aux yeux bleus tout ce qu'il y avait de plus typique, grand dieu, qui plus est fine et assez grande avec une séduisante poitrine dont il définissait les courbes par-dessous sa chemise, probablement bien ferme. Elle lui demandait de pouvoir sortir avec lui, ce qui dans son esprit et à la vue de ce jolie morceau de chair blanche à la fine bouche rosée qui lui irait parfaitement à dévorer l'attribut viril, trouva un double sens très plaisant. A cela, cette jolie poupée tombée du ciel, ou débarquée de nulle part si l'on préfère, y ajoutait un sourire enthousiaste.

Était-elle l'une des têtes qui s'étaient pointées la veille ? Il avait cru comprendre, sans vraiment les croiser directement, qu'une nouvelle fournée de la ferme avait été déposée, grossissant leur repaire de proies à tous les prédateurs qui le souhaitaient. Si c'était bien une histoire de résurrection, la mort choisissait sacrément bien les femmes ayant le droit de revivre sur des critères probablement physiques, car le peu de femmes qu'il avait vu n'avaient rien à envier à ce niveau-là, pas un seul cageot dans le tas. La mort était-elle lesbienne ? Probable vu sa méthode de sélection très subjective qui ne déplaisait pas au grand gaillard, mais pour l'heure elle lui avait ainsi déposé un joli cadeau emballé dans une chemise à carreaux et un jean gris, à qui il rendit un large sourire avenant et agréable.

« Hey poupée. Mais on va où tu veux ensemble, qui dirait non à une proposition si gentiment faite ? File donc t'équiper ma jolie, je t'attends ici et on fera les présentations en chemin. »

Les mains toujours bien encombrées, il opina du chef en terminant pour appuyer son accord plein et entier à sa proposition, lui laissant le loisir de retourner à la maison prendre du matos et lui donner ainsi de dos. Lorsqu'il aurait les formes de son popotin dans le champs de vision, profitant de la vue qui lui offrait l'opportunité de les dessiner à leur tour, il ne put se retenir de souffler longuement de frustration et d'excitation, se murmurant à lui-même.

« Ouuh... regardez-moi ça. Toi ma cocotte je te fais jouir à t'incendier tes jolies petites fesses quand tu veux. » Il marqua ses paroles terriblement envieuses d'un coup, lui qui n'avait pas tiré son coup une fois depuis son retour à la vie et soumis à la présence de toutes ces poules, en basculant la tête sur le coté afin de soulager ses cervicales qui craquèrent sous l'impulsion, puis il expira en posant le regard teinté sur son amie à sa ceinture. « Sois pas jalouse, papa a d'autres besoins que tu ne peux pas satisfaire, mais promis, tu restes ma préférée. »

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Dim 10 Avr - 17:45
À mesure que je me suis approchée de cet homme, je me suis retrouvée de plus en plus intimidée par son allure générale tellement éloignée des gens que j'avais l'habitude de fréquenter. Les lunettes de soleil sur le nez passent encore tout le monde en porte non c'est plutôt un effet général dont je peux identifier les différents détails. Ainsi proche de lui, c'est la lourde chaine qui pend à son cou que je vois en premier avec en pendentif une patte de quelque chose, bijou imposant qui trône bien évidence accentué par les quelques boutons ouverts de sa chemise. Sa main avec ses bagues voyantes si ce n'est que mon regard ne s'attarde pas dessus pour en reconnaître les motifs et enfin lorsque mon regard remonte sur la silhouette de l'homme sa boucle d'oreille qui en est presque discrète à côté du reste.

Mes parents m'ont toujours apprit à ne pas me fier aux apparences, à ne pas laisser des préjugés, des clichés venir entraver mon esprit et j'ai de nombreuses fois pu voir qu'ils avaient largement raison. Et une nouvelle fois cette vérité se trouve être juste alors que je peux voir l'homme se retourner et m'offrir un grand sourire encourageant à l'écoute de mes paroles. Juste avant qu'il ne prenne la parole, ses mots me faisant entrouvrir la bouche avant de baisser la tête pour regarder vers le sol, je me sens mal à l'aise d'un seul coup ne sachant comment je dois prendre ses paroles. Troublée, il est clair que je le suis, poupée, jolie ce ne sont pas des mots que j'ai souvent entendus surtout dans la bouche d'un inconnu. Pour lui est-ce une façon de parler habituelle, sort-il cela à toute les filles. Je n'en ai aucune idée mais cela me renvoi à mon réveil et à la remarque d'Armstrong concernant la douche et qui pouvait avoir un double sens sauf que je ne suis pas du tout douée à ce jeu là.

Je choisis de n'y voir là qu'une façon de s'adresser à moi comme une autre et de relever mes yeux sur lui et malgré tout je n'arrive à balbutier qu'un simple.

- Je fais vite

Tournant aussitôt les talons pour m'éloigner de l'homme avant que ma volonté de me faire accepter par le groupe ne s'envole en même temps que mon envie de me risquer à une sortie. En route vers la maison, je me rassure comme je le peux en me disant une nouvelle fois que mon futur partenaire d'excursion m'a tout d'un homme apte à se défendre et à me défendre. Qu'avec lui je devrais être en sécurité et que je peux bien arriver à faire abstraction de son langage un peu trop familier par rapport à mes critères d'avant.

Parvenue dans la maison et dans le salon, je me stoppe quelques secondes, le temps pour moi de me remémorer les lieux visités la veille pour localiser les stocks le plus rapidement possible avant de me diriger vers la pièce sans fenêtre pour vérifier mes pensées. C'est bien ce que j'avais retenu au moins ma mémoire ne me fait pas défaut sur tout, je ressort de la pièce en trombe pour aller récupérer mon sac de course et ce qu'il contient et ensuite y revenir pour troquer le sac de courses contre un petit sac à dos. Déposant au passage le kit de secours ainsi que le boost d'adrénaline qui ne me serviront à rien d'autant plus que je ne saurais plus m'en servir depuis ce réveil. Ayant promit de prendre une arme, je me dirige vers la porte donnant sur un couloir et ses trois pièces, passant devant la salle de bain et ce qui devait être une buanderie avant de pénétrer dans la dernière pièce, celle qui sert d'armurerie. Je regarde les différents choix qui s'offrent à moi, tous me laissant plus perplexe les uns que les autres avant de jeter mon dévolu sur un coupe papier.

Je suis étonnée du fait que ceci puisse être considéré comme une arme mais bon après tout pourquoi pas, n'y connaissant presque rien aux armes traditionnelles peut-être que cela fera, ça doit faire l'affaire. Je ne sais même pas vraiment comment prendre le coupe papier enfin si je le sais mais pas comment le mettre pour ne pas le garder en main. Je décide de le coincer entre mon jean et mon cardigan noué à ma taille dont je ressers le noeud des manches pour ne pas qu'il glisse. Passant ensuite les bretelles du sac à dos sur mes épaules avant d'en ajuster la longueur, finissant par sortir de la pièce afin de me ruer à l'extérieur pour rejoindre l'homme. Je reviens à son niveau presque en courant avant de lui lancer.

- C'est bon je suis prête. Au fait moi c'est Cassandra mais tu peux m'appeler Cass si tu le veux.

Lui souriant à nouveau me disant que peut-être ainsi je n'aurais plus le droit à des surnoms me mettant mal à l'aise avant d'ajouter une dernière chose.

- Alors quel est le programme ?

Bien que je m’immisce dans sa sortie, j'ai réellement envie de savoir ce qu'il a prévu même si au final il y a de fortes chances que je ne fasse que le suivre et ainsi essayer de retenir comment ce groupe fait ses excursions dans le vaste monde devenu si dangereux au quotidien.

Adam West

Anonymous
Invité
Lun 11 Avr - 1:50
La voilà qui revenait presque en courant, agitant tout son joli petit corps. Elle venait, elle, sa blondeur, son bleuté, sa minceur et ses formes non moins bien développées, de réveiller les pulsions autres que celles qu'il avait ressenti avant son arrivée, car s'il s'était mis en tête d'assouvir aujourd'hui son besoin de cogner sur quelque chose, qui l'avait énormément miné au cours de ces semaines d'enfermement au point qu'il en avait presque des chaleurs, il y avait d'autres besoins tout aussi importants mais dont il avait moins senti l'oppression, jusqu'à maintenant : le sexe, le plaisir des chairs, l'étreinte des corps, le goût des lèvres et de la peau, le claquement des formes... la culbute sauvage en somme.

Si Ivy, la petite brunette sortie de maternelle avait titillé ces désirs - sans double-sens car il n'était pas pédophile, qu'on se le dise, leurs échanges un peu houleux et son attitude de gamine vexée avaient vite passé à la trappe ou presque cette envie. Là en revanche, c'était déjà bien différent et pour cause, cette nana était autrement plus canon, blonde claire, très blanche de peau, aux yeux bleus azurés, pas trop grande non plus et elle avait l'air d'une vrai femme de prime abord. Un fantasme plus vivace que la Melody qui pétait trop haut à son goût et la Lara Croft discount qui le laissait un peu plus sceptique sur ce domaine à cause de toutes ses manières de garçon manqué, même si attention : il les feraient bien gémir à coup de bassin sans problème, tout était une question de mesure.

Quoi qu'il en soit, cette petit bimbo lui donnait son nom et l'invitait à un peu plus d'intimité, un geste sûrement de politesse ou amical histoire de se familiariser, mais qui avait un sens volontairement plus profond pour lui. Ah ça... la profondeur, il imaginait déjà jusqu'où il pourrait l'approfondir, lui entre ses jambes et elle toute chaude, comme un bon gâteau au chocolat tout juste sorti du four. Il sortit de ses pensées quand elle lui demanda le programme. Le programme se répétait-il intérieurement ? Quel programme ? Arpenter le secteur, trouver de la bouffe et exploser des caboches était un programme bien assez viable pour lui mais s'il fallait rassurer la petite histoire de l'adoucir, il trouverait bien des mots plus professionnels à lui baratiner. Acquiesçant en basculant à moitié la tête sur le coté, il rétorqua d'un ton faussement sérieux, qui en réalité traduisait tout son humour sarcastique qui ne pouvait que séduire les femmes, évidemment :

« La mission, si vous l'acceptez poupée - je peux t'appeler poupée ? Je trouve que ça te va bien - est la suivante : droit devant nous, à environ deux mètres. » Il se retourna vers la rue et brandit la pelle en direction de celle-ci qui traversait les propriétés de chaque coté.  « Se trouve une zone hostile de niveau cinq point trois, comprenant d'éventuelles ressources de quantité incertaine, mais aussi des méchants, et il sont très méchants. Notre objectif d'une extrême importance est de trouver quelque chose à becter parce qu'on crève la dalle ici, oh oui, et de neutraliser d'éventuels méchants qui nous barreraient la route. Cette mission sera rude, le terrain, bétonné et mes pectoraux de mâle seront saillants. »

Son discours théâtrale terminé, il revint à Cassandra en rapportant la pelle à son épaule, esquissant un large sourire d'amusement en lançant sur un ton bien moins ironique, même très amical :

« Plus sérieusement, je voulais juste gambader un peu dans le coin voir si je trouve de la nourriture et d'autres choses, il y a quelques résidences à visiter au fond de la rue et pas sûr que to- »

Il s'interrompit brusquement quand un râle inhumain survint sur sa gauche, brisant la légèreté du moment de l'éraillement excessif du monstre qui venait de s'inviter à leur rencontre. Décharné, grand, le visage creusé et un oeil manquant, les vêtements de ville lacérés, le monstre apparu de derrière le camping-car traître avançait rapidement et couvrir très vite les deux mètres le séparant de l'homme qui avait été proche du véhicule, entre celui-ci et la Chrysler.

Adam avait alors vivement tourné la tête dans sa direction et étouffa un juron en rabattant la pelle de son épaule pour la lui balancer en plein visage, ce qui s'avérait moins évident sans élan et à si courte portée. La surprise, il fallait bien l'avouer, était totale et son geste de défense impulsif, trop approximatif surtout avec la perte de ses capacités de jadis qui s'illustrait à nouveau quand la pelle lancée avec trop peu de force sur le coup percutait avant tout les bras de la créature qui les avaient levé entre-temps pour témoigner au grand gaillard son envie non-réciproque de goûter aux plaisirs de la chair avec lui.
Si bien que tandis qu'Adam lâchait son sac s'écrasant lourdement sur le sol, la bête avait agrippé la pelle et le força à pivoter dans sa direction en attrapant l'arme par l'autre main au manche, se retrouvant prit dans un exercice de force surréaliste où il tentait de maintenir une distance suffisante d'avec le monstre, ce dernier venant se plaquer sur l'arme pour essayer de passer outre, trop stupide heureusement pour avoir un geste de combat afin de mettre Adam davantage en difficulté, il se contentait de forcer le passage de façon brute en demeurant agrippé à la pelle mais se rapprochait dangereusement du visage du grand gaillard qui dut ployer les genoux et reculer la tête pour conserver la distance entre les dents du macchabée et la chair de son visage.

« T'approche pas ! » Rugit-il à l'attention de Cassandra, la voix rendue plus rauque par les efforts combatifs qu'il déployait contre son agresseur.

Il s'efforçait de maintenir l'équilibre de l'arme pour qu'elle ne s'échappe pas sur un coté et serrant les dents, il finit par lâcher un grondement féroce en poussant la bête pour l'envoyer contre le camping-car en percuter la façade, appuyant de toutes ses forces sur la pelle pour prendre le dessus et pivota violemment l'arme pour envoyer la tête de celle-ci contre celle du monstre. Le coup porta mais se contenta d'arracher la joue du rôdeur, laissant avec dégoût sa chair décomposée pendre et sa mâchoire visible jusqu'à la gencive. Déséquilibré par l'effort, Adam bascula de quelques pas sur le coté et lâcha la pelle avec rage, voyant le monstre se redresser, à peine freiné et repartir de plus belle vers lui, il recula en grimaçant de haine, retirant ses lunettes qu'il envoya au sol sans ménagement et tira Eve de sa ceinture d'une poigne pleine d'envie bestiale.

Cette saloperie l'avait prit par surprise, mis en difficulté et manqué de le mordre, devant son salut à cette fichue pelle qui n'avait pas remplie son job pour autant en ratant ses essais par deux fois et lui, il fulminait, de se dire qu'aujourd'hui il avait autant de mal avec un seul rôdeur alors qu'autrefois, il les défonçaient sans trop de galère. Si bien que, plantant ses yeux grands ouverts dans ceux du monstre sans plus de teinte, la mâchoire serrée et crispée, affichant un dégoût sans borne, il perdit toute notion de danger et lança :

« Tu crois pouvoir bouffer facilement le Son of Chuck ? Viens le chercher enfoiré ! »

Dans un ultime effort, il se jeta littéralement en avant un pas après l'autre et plaqua comme un rugbyman le monstre à la taille en attrapant ses jambes, l'emportant - avant qu'il n'ait le temps de hisser sa chemise pour griffer sa chair - sur le sol en hurlant de colère, laissant toutes ses pulsions et toute son animosité ressortir du plus profond de son être pour inhiber ses peurs, son instinct de conservation et sa conscience, les effacer l'espace d'un moment pour devenir comme lui, un monstre contre un monstre, l'homme devenant la bête pour mieux la vaincre.

Le mangeur de chair percuta le sol violemment et Adam par dessus lui, sentant ses bras être griffés par le bitume, il ne s'arrêta pas malgré tout, passant outre la douleur et se redressa aussitôt pour venir au-dessus du rôdeur et repoussa un bras avec Eve, son autre saisit par sa main libre, puis il il se débattit quelques instants avec la bête en déversant la même férocité, jusqu'à ce qu'il parvienne à bloquer un bras puis l'autre sur ses genoux en remontant encore sur la créature, terminant par dresser Eve avant de l'abattre de ses deux mains empoignant le Tomahawk sur le crâne du monstre immobilisé, certain de ne pas louper son coup cette fois, il planta la queue de l'arme faite d'un pied de biche qui broya bruyamment la boîte crânienne et s'enfonça dans son cerveau majoritairement fichu jusqu'à percer l'autre coté, quand la sensation du bitume stoppant l'arme précéda l'arrêt de tout ce qu'il restait de vivacité du monstre, qui s’affaissa, inerte.

Mais l'homme, en dépit de la retombée du danger, ne s'arrêta pas pour autant. Prit dans sa lancée, aveuglé par ses pulsions enivrées, il retira l'arme du crâne non sans devoir y mettre de sa force, projetant une éclaboussure d'hémoglobine pourrie sur la partie basse de sa chemise, pour rabattre toujours aussi rageusement la queue en pied de biche dans le crâne de la bête définitivement morte, retirant puis rabattant à nouveau l'arme en faisant jaillir encore plus de substance organique visqueuse qui éclaboussa cette fois son jean mais également à nouveau sa chemise, et frappa encore, et encore, pulvérisant le visage et le crâne du monstre avec la volonté de ne rien en laisser, sous les yeux de Cassandra.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Lun 11 Avr - 21:19
Je lui demande quel est le programme de la sortie qu'il a prévu et il entame une réponse qui me laisse perplexe avant de comprendre qu'il fait usage d'une forme d'humour, particulière certes mais de l'humour quand même. Réussissant alors l'exploit de me faire avoir un bref rire en l'entendant, je ne sais pas pourquoi je réagis ainsi mais le résultat est cela m'amuse et je le lui montre malgré le fait qu'il veuille toujours m'appeler poupée. Mais après tout si cela peut lui faire plaisir il n'a qu'à le faire, ce n'est pas comme s'il usait de termes vulgaire ou injurieux, c'est juste familier. Cela avant qu'il ne reprenne plus les faits plus sérieusement, j'écoute attentivement le début de ses explications avant qu'il ne se stoppe brutalement en même temps que j'entends le râle ou le grognement d'un de ces infectés qui se rue sur l'homme. Son qui me fait avoir un grand sursaut avant que je ne recule de quelques pas, découvrant ou plutôt redécouvrant la sensation de peur qui me prend au tripes comme dans l’hôpital quand ce pauvre homme s'est relevé pour se jeter sur moi et me mordre.

Je me retrouve incapable de faire un mouvement de plus, mes jambes sont comme paralysées et baignant dans du coton malgré mon impérieuse envie de m'éloigner de l'infecté et cela même si monsieur muscles saillants prend les choses en main et cherche à s'en occuper. Ou se défaire de sa prise pour le moment alors que le mort-vivant s'approche toujours plus dangereusement de son visage. Il me hurle à peine quelques secondes plus tard de dégager de là, le son de sa voix donnant à mon organisme un bon coup de boost me permettant de ne pas rester statufiée presque dans ses jambes. M'arrachant de mon emplacement je me réfugie une bonne dizaine de mètres plus loin au milieu de la cour là ou rien ne devrait pouvoir me tomber dessus par surprise. Bien que je ne pense pas à ceci alors que mes azurs ne peuvent se détourner du combat qui a lieu un peu plus loin.

Ne pouvant rien faire d'autre d'ailleurs que regarder ce qui se joue alors que l'homme prend tout les dangers possible pour maîtriser l'infecté. Bien que je n'ai pas vraiment eu le temps d'assister à la montée pleine et entière de l'infection, je ne suis pas totalement naïve pour autant et je sais que si l'homme arrive à ses fins l'infecté sera tué. Malheureusement j'ai vu faire les forces de police d'Austin a de nombreuses reprises, d'ailleurs ce jour là, ils n'avaient pas pu rester à l’hôpital pour surveiller nos patients, peut-être que s'ils étaient restés, je ne me serais pas faite mordre. Au milieu de mon dégout, de la nausée qui monte et de l'expression de haine et de rage de l'homme, je me rends compte qu'il m'impressionne par son courage et sa pugnacité, beaucoup de personnes -dont je fais parti- auraient simplement fuis loin de là. Laissant à d'autres le soin d'effectuer cette besogne.

Je le vois se ruer sur le zombie jusqu'à le faire tomber au sol, arriver à le maîtriser malgré tout l'acharnement que le non mort y met. Il lève son arme prêt à l'abattre dans la boite crânienne de son opposant puis son mouvement descendant, parvenant à me détourner de cette scène macabre au moment précis où l'arme vient broyer les os dans un violent craquement. La nausée qui montait depuis quelques minutes me fait me pencher en avant, les mains sur les genoux alors que le contenu de mon estomac vient se répandre sur le sol. Mes membres tremblent alors que mon ouïe perçoit de nouveaux coups dans mon dos dont l'origine ne me laisse que peu de doutes quant à ce qu'il se passe.

Je n'oses plus me risquer à un seul mouvement de peur de m'effondrer sur place et pire encore de ne pas être capable de supporter la vision d'horreur derrière moi. Malgré qu'une infime partie de mon être, la scientifique de terrain veuille savoir comment se porte l'homme qui vient de se battre pour sa vie et sans nul doute pour la mienne également. Cette partie là de moi se disputant avec les autres pour simplement retourner dans la maison loin de toute cette violence, loin de cet homme qui m'impressionne dans le bon sens du terme mais me laisse craintive également devant les expressions qu'il a pu avoir.

Adam West

Anonymous
Invité
Mer 13 Avr - 20:29
Violence et rage, il avait détruit le crâne et le visage de la créature jusqu'à n'en laisser qu'une bouillie de matière organique visqueuse et pourrie, couvrant le sol. Il ne s'était pas rendu compte, dans son élan de barbarie, ou bien n'y avait pas fait attention, d'avoir dégueulassé son pantalon et sa chemise. Ce qu'il avait ressenti à ce moment là avait été... intense. Bien que s'être acharné sur un zombie manquait d'un quelque chose, de beaucoup de quelque chose qu'il avait du mal à définir, ou la vitalité tout simplement ? Il s'était senti moins oppressé dans son propre corps, moins frustré qu'il ne l'avait été au cours des dernières semaines et même, depuis son retour à la conscience.

Cette violence, cette envie de détruire, de tabasser et de faire souffrir ce qui vit et ce qui marche, elle avait toujours été là, depuis l'enfance. Comprendre ses pulsions avait été un véritable parcours du combattant, les accepter, les maîtriser, les utiliser à bon escient, une plaie jusqu'à l'âge adulte. Tout ce qu'il avait vécu, tous ces regards effarés lorsqu'il avait frappé un homme, ces cris de femmes qui étaient terrifiées et avaient vu en lui seulement un monstre, les coups des policiers à l'abri de leur commissariat, le plus souvent administrés avec une serviette mouillée pour ne laisser aucune trace, par envie de lui coller une raclée pour ce qu'il avait été à leurs yeux, une gangrène, un voyou, une nuisance à écraser, tout ça il l'avait ressenti toute sa vie. Pourtant, cela lui avait toujours paru si normal, si limpide. La façon de communiquer entre frères, les branlées qu'ils s'infligeaient, les sévices parfois, l'enfermement, la tête dans le lac, les corps à corps brutaux et sans restriction, les côtes fêlées, les injures, les bousculades, les coups de boule bien senti à en faire chialer en dépit de l'habitude, ça avait été son quotidien, une façon de se parler et de se comprendre, un mélange de haine et d'amour qui pour Adam, avait été et est encore au final qu'une seule et même chose.

Ses frères étaient partis depuis longtemps maintenant, son père, cet homme rustre et colérique, en souffrance, était parti avant eux encore. Depuis leur départ, le grand gaillard, en dépit de ses airs et de sa grande gueule, de son assurance excessive en lui-même et même, disons-le, sa vanité, son narcissisme, cachait la vérité insondable de se sentir seul au monde. Il n'avait trouvé aucun interlocuteur avec qui être sur la même longueur d'ondes, des potes de bar avec qui trinquer oui, mais il n'avait plus connu l'intimité autre qu'en compagnie des femmes avec qui il couchait essentiellement, sans qu'il y ai jamais vraiment eu autre chose. Le plaisir de la chair, voilà tout ce qu'il avait trouvé à l'intérêt des femmes car lorsqu'il fallait parler, apprendre à se connaître, confronter leurs idées et leurs façons de faire, cela avait toujours fini mal et le même discours avait tourné en boucle : salaud, malade, taré, baiseur, monstre, bête - dans le bon sens du terme souvent dans ce cas là.

Des émotions aussi, la peur principalement, la fascination peut-être, ce regard qu'elles avaient toutes eu, ces mêmes yeux emplis de crainte après deux jours à peine, trois dans le meilleur des cas à se fréquenter. De temps en temps, il était tombé sur une cinglée, qui avait prit son pied à être avec lui durant des semaines, à faire des folies et n'avoir aucune limite, jusqu'à ce qu'elle déconne au-delà de ce qu'il avait pu admettre, nécessitant de la dégager aussi sec. En de très rares cas, il était tombé sur une femme qui avait du répondant, qui n'avait pas froid aux yeux et qui savait ce qu'elle voulait, mais ça n'avait jamais trop longtemps duré.

Au final, depuis qu'il arpentait la route de cet enfer seul, ces moments sanglants, ces instants de chaos, la souffrance et la peine qu'il avait administré, d'une façon ou d'une autre, lui permettant de plonger dans les secrets et les vérités de ses victimes, avaient été les seuls où il s'était senti vraiment vivant, tout puissant, dominateur plein et entier, intime avec elles. Même les plaisirs de la chair, outre la jouissance de cette mêlée des corps qu'il adorait, bien que ces moments étaient aussi intenses - du moins une fois sur deux quand il ne tombait pas sur une étoile de mer ou une coincée du cul, n'avaient pas réussi à satisfaire cette sensation de vide qui le poursuivait la plupart du temps.
Ainsi il finit par cesser de frapper, quand la queue en pied de biche finissait par cogner le bitume plus qu'autre chose, sentant les vibrations de ces chocs plus durs passer dans tous ses muscles, et observa son oeuvre sans sourciller en soufflant intelligiblement du nez, les dents serrées et le visage rouge de sa férocité déchaînée, mais un brin de sourire de satisfaction se dessinant peu à peu. De la pâte organique noirâtre, des gelées d'il ne savait quoi, des morceaux de crâne fragilisé par la mort en nombre et bien d'autres choses qu'il n'était pas besoin de décrire hormis affirmer que le spectacle serait immonde pour n'importe qui d'autre, du moins la plupart des gens. En revanche pour lui s'en était presque l'ébauche d'une oeuvre d'art, l'expression de son sens artistique bourru mais authentique, qui demandait de faire plus grand et plus investi à l'avenir.

Une expiration s'échappa de ses lèvres et il se redressa en ne s'aidant que de ses jambes, ne voulant pas mettre la main dans la merde d'un mort, pour ainsi dire, et finit par détacher ses yeux des restes du rôdeur pour les poser sur sa chemise, lâchant une interjection exprimant son dégoût avec une grimace caractéristique avant de reculer de deux puis trois pas et se tourner vers la voiture, restant plongé dans ses pensées durant ces longs instants où il ne chercha à s'enquérir de rien d'autre. Il posa le Tomahawk dont la moitié du manche était repeint sur la Chrysler, puis marqua un temps avant de soupirer d'une certaine forme de soulagement en levant le visage au ciel et fermant les yeux, offrant aux doux rayons du soleil de caresser ses traits qui se décrispaient. Puis, après quelques secondes de semi-absence, il rouvrit les yeux et baissa la tête en soufflant par la bouche cette fois, après quoi il s'employa à déboutonner sa chemise et la retira, finissant par chercher du regard la jolie jeune blonde qui était censée ne pas s'être approchée pour constater qu'elle n'était pas loin et avait même vidé le contenu de son estomac au sol, ou le peu qu'il devait y avoir.

« Ça va aller. » Dit-il avec un étonnant calme, même une quasi-sérénité qu'il exprimait d'un sourire en coin auquel il ajoutait un clin d'oeil à son attention, à moitié retourné. « Ça va, cette chose m'a surpris mais on s'en tire bien non ? Tu es en vie, moi aussi, j'ai pas de morsure... et de toute façon tu devais pas avoir grand chose dans l'estomac, c'était le moment de le nettoyer. Au pire ça te fera une mauvaise halène, rien de dramatique. De toute façon faudra bien s'y habituer, même si c'est pas ragoûtant. »

Il poursuivait en se servant de sa chemise chiffonnée dans sa main avec laquelle il essuya tant bien que mal les restes organiques ayant giclé sur son pantalon. Il ne pourrait pas le nettoyer comme ça mais, même si en être couvert ne manquait pas d'une certaine aura, ce n'était franchement pas agréable et il préférait en dégager le maximum quitte à laisser des traces pour le reste de la journée.

« Sans vouloir te démoraliser, tu risques de voir ce genre de tableau souvent maintenant. Je vais te dire, le plus important, c'est d'éviter d'en prendre au visage, il ne faudrait pas dégueulasser une jolie peau toute blanche et toute nette comme la tienne poupée. Je serais triste. » Poursuivait-il en jetant un bref regard dans sa direction, s'offrant même le luxe d'un léger rire très amusé en attrapant le Tomahawk.

« Ça impressionne au début, on croit que c'est pire que tout, mais c'est comme une première fellation ou une premier cunni, ça a l'air flippant sur le coup mais à force, on se fait au goût et à la matière et on y prend plaisir. Bon ok, je dis pas que tu vas adorer voir des têtes de rôdeurs éclatées, mais on prend plaisir à préférer la leur que la nôtre. »

Il se servit de la chemise empoignée pour essuyer le manche de sa Eve, puis balança la chemise sale - c'est un moindre mot - sur le capot de la voiture avant de ranger l'arme à sa ceinture. Sans chemise, il présentait un torse qui n'était pas bodybuildé, mais assez imposant et aux pectoraux formés, parsemés d'une pilosité très masculine, tout comme son ventre plat, où l'on distinguait ses abdominaux sans exagération. Après avoir rangé sa nouvelle arme fétiche, il se retourna complètement et fit quelque pas à l'opposé du cadavre mutilé pour se pencher et ramasser ses lunettes balancées dans le feu de l'action, qu'il replaça sur ses yeux et ses oreilles posément.

« On avait parlé des présentations non ? Viens donc ma belle, laissons pas ce tas de fiente saboter notre sortie. D'ailleurs, moi c'est Adam, mais tu peux m'appeler chéri si tu veux. »

Il terminait en lui faisant un plus large sourire, très franc, s'en détachant à nouveau pour passer à coté du monstre inerte, littéralement bousillé, et ramasser son sac en main gauche, heureusement épargné par les éclaboussures. Puis il le contourna pour récupérer la pelle qu'il souleva et remis sur l'épaule comme initialement, évitant tout de même de se frotter à la tête qui avait embrassé le rôdeur et était un peu salie. Restait plus qu'à reprendre leur sortie, ou plutôt, la commencer réellement et dans leur cas.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Jeu 14 Avr - 14:51
Malgré le fait que je n'oses plus bouger, je peux continuer à entendre les coups derrière moi, chacun d'eux me faisant clore les paupières pour une seconde ou deux. Quand enfin ce bruit infernal pour moi cesse j'en ressens un soulagement me risquant à jeter un coup d'oeil vers l'homme alors que ses premières paroles me parviennent. Son ton est si calme, si détaché des choses que cela m'arrache un frisson qui se répand dans tout mon corps me donnant froid malgré le soleil au dessus de moi. Comment peut-il rester aussi calme alors qu'il vient de tuer ou plutôt devrai-je dire de massacrer un autre être humain tout aussi infecté qu'il soit ? Comment peut-il être aussi détaché des faits, est-ce réel et il ne ressent rien ou est-ce seulement une carapace qu'il a du se forger devant tant d'horreurs ? Mais d'ailleurs comment aurait-il pu s'endurcir à ce point là si vraiment on est tous revenus d'entre les morts, comment en aurait-il eu le temps ? À moins qu'il ne se soit fait mordre plus tard que moi et "revenu" à la vie bien avant moi. Oui ça doit être cela, je ne vois pas d'autres explications possibles. Je n'aime pas du tout ces incertitudes ne pas savoir, ne pas trouver de raison logique et rationnelle me raccrochant aux seuls faits que mon esprit essaye de mettre en évidence pour continuer de me rassurer comme je le peux.

L'homme continu de parler et mon estomac se contracte de nouveau, effectivement il est vide. Ce spasme douloureux me fait me redresser, pliée en deux cela ne m'aidera pas à reprendre le contrôle sur mon corps. Je me tourne vers lui prête à lui répondre, à lui dire que ses comparaisons sont d'un gout plus que douteux, ma bouche s'entrouvre à cette intention mais aucun son ne sort de ma bouche alors que mes azurs me font constater qu'il est maintenant torse nu et que cela n'a pas l'air de le déranger. Sauf que moi ça me met mal à l'aise de nouveau, comme avant quand je croisais des ouvriers bossant sur des chantiers en ville et qu'avec la chaleur ils avaient ôtés leur tee-shirt laissant voir à n'importe qui leurs corps musclés et souvent luisant de sueur. Une vue certes agréable mais que je ne pouvais regarder plus que quelques secondes avant de sentir mes joues s'empourprer, me faisant détourner les yeux comme présentement d'ailleurs. J'ai toujours eu un rapport étrange avec la nudité, forgée par l'éducation stricte que j'ai reçu par mes parents, par mes professeurs, par la société en générale où ce genre de choses ne doit arriver que dans l'intimité quand on le choisi. Et à côté de ça pour mes études voir des corps nus ne m'a jamais dérangé mais c'était pour la science, pour la médecine, c'était une autre manière de concevoir le corps humain.

Fort heureusement l'homme se détourne pour ramasser ses affaires me permettant de reprendre mes esprits avant qu'il n'ajoute autre chose dont son prénom. S'il pouvait seulement éviter de me sortir des poupées, des ma belle, cela m'arrangerait surtout que je me retrouve incapable pour le moment de le regarder réellement en face à face. Pour autant je garde cette réflexion pour moi alors que j'admets volontiers que la crainte qu'il m'a fait ressentir quelques minutes avant ne s'est pas envolée me laissant avec zéro envie de le contrarier d'une manière ou d'une autre. Le pire c'est que malgré mes pensées, il arrive à m'arracher un sourire quand je perçois celui qu'il m'adresse me poussant à lui répondre, à lui délivrer une partie de ce que je ressens face à la situation.

- Je ne suis pas sûre d'arriver à me faire à tout cela, j'ai toujours oeuvré pour sauver les gens pas les détruire. Je sais qu'eux n'hésiteraient pas mais je n'arrive pas à les voir autrement que des personnes infectées par une maladie encore incontrôlable. Une maladie qui nécessiterait un labo pour que je me penche dessus.

Encore faudrait-il que j'arrive à retrouver mes savoirs d'avant et plus que par bribes chaotique. Cette pensée me fait avoir une petite moue de frustration alors que je peux voir Adam prêt à partir dehors pour de bon cette fois-ci. J'esquisse enfin un pas pour le rejoindre prenant bien soin de contourner l'infecté au sol dont le crâne est en bouillie, prenant bien soin également de ne pas laisser mon regard se reporter dessus. À choisir entre ça et l'homme torse nu mon choix est vite fait, mes prunelles se fixent sur celui qui est bien vivant me faisant presque oublier le pourquoi du comment je voulais éviter de le regarder.

- Tu es sûr de ne pas être blessé ?

Question légitime alors que je m'approche de lui et que j'ai l'impression de voir des marques sur ses bras, inquiétude de la scientifique qui me fait faire abstraction du reste entre autre de pourquoi je me suis décidée à aller avec lui malgré ce qu'il a fait et malgré ses paroles.

Adam West

Anonymous
Invité
Lun 18 Avr - 14:09
Cette petite nana avait l'air toute émoustillée en le regardant, ce qui, il fallait le dire, lui fila tout un tas d'idées en tête sur le pourquoi du comment et ajoutait à son charme dans le bon sens du terme, surtout cette teinte rosie à ses joues très blanches. Certes, il aimait les femmes de caractère qui n'avaient pas froid aux yeux, et qui étaient de vraies cochonnes soit dit en passant, mais il aimait en réalité toutes les femmes pour leurs corps gracieux - en tout cas le plus souvent - et allez savoir pourquoi, cette touche de timidité marchait carrément sur elle, vis à vis de lui, et de lui vis à vis d'elle. La main bien affirmée sur son manche - de pelle, il l'observa l'éviter du regard et si dans certaines circonstances, il aurait pu être de ces hommes à douter sur le fait qu'elle puisse ne pas apprécier la vue, dans son cas et son assurance excessive en lui-même, la conclusion lui vint aussitôt : elle était sous le charme, ou tout du moins, la vue ne lui était pas désagréable, sinon pourquoi l'éviter hormis pour ne pas être trop perturbée ? Il fallait dire que dans son genre, il était pas mal et ça, l'expérience l'avait prouvé, les femmes aimaient son coté vilain garçon et biker aux airs de voyou - était-ce déjà dit ? - même si dans ce contexte, il faisait plutôt charpentier ou homme de chantier avec sa pelle et son sac plein d'équipement, torse-poils à l'appui.

Quand elle se décida à faire entendre de nouveau sa voix, douce petite voix féminine si affriolante, tout comme ses petites hanches courbées qui promettaient une joliment ferme paire de fesses juste ce qu'il fallait pour le plaisir des mains, des lèvres et du bassin, il ne put s'empêcher de réprimer une grimace très sceptique, préservant à la blondinette ses yeux et leurs expressions derrière ses lunettes teintées. Des malades ? Il voulait bien comprendre qu'elle soit du genre Green Peace, il faut sauver le monde et les bébés phoques parce que c'est gentil, mais avait-elle à ce point de la fiente dans les yeux pour ne pas voir qu'il n'y avait rien à sauver de leurs corps décomposés et leurs yeux sortant à moitié de leurs orbites dans cinquante pour cent des cas ? Statistique sortie de son trou du cul certes. Ou était-elle dans un tel déni qu'elle pensait vraiment trouver une solution pour un tel tas de bousiers défenestrés ? Qui plus est, elle pensait vraiment qu'avec un laboratoire et quelques fioles elle pourrait trouver par elle-même et seulement elle une solution à ce qui n'avait pas de sens ?

Pourquoi pas, il n'allait pas lui casser trop durement tous ses espoirs, ou ce qu'il appelait plutôt un bon gros délire auto-généré, après tout il fallait bien que chacun trouve une bonne raison pour continuer à vivre et faire ce qui devait être fait, quitte à ce que ce soit complètement farfelu, lui-même satisfait à l'idée qu'il s'agissait de cadavres encore en activité pour une obscure raison dont il se moquait, ni plus ni moins, pour mieux s'essayer à toutes les expériences de brutalité et de violence avec tout ce qui lui passait sous la main, comme un nombre conséquent de toiles aux yeux d'un peintre pour pouvoir s'essayer à tous les assortiments de couleurs, de motifs et de perspectives. Bien qu'aujourd'hui s'y atteler serait compliqué tant qu'il n'avait pas retrouvé toutes ses facultés physiques et mentales, et il comptait là-dessus, autre raison pour laquelle il allait titiller le danger. Parallèlement et honnêtement, il ne pouvait que la respecter car elle avait du cran de croire à ce point en ses idées, aussi improbables si ce n'est absurdes soient-elle de son point de vue, car elle se tenait à ses convictions et c'était rare de tomber sur une personne de ce genre-là, presque tous ceux qui restaient se contentaient de l'idée que tout était fichu de toute façon pour faire tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi, puis mieux pleurer quand ils se retrouvaient face à eux-même. Avoir foi en soi était certainement la plus importante vertu en ces temps de chaos.

« Non t'inquiète pas, je suis frais comme... » Avait-il commencé à répondre tandis qu'elle passait à coté du cadavre pour le rejoindre, prêt à se lancer dans une affirmation quand il sentit, à bon timing, que ses avant-bras commençaient à lui faire mal, sous la forme de brûlures.

En basculant un peu plus le bras portant la pelle, il constatait bien amèrement qu'il ne s'était pas loupé dans son plaquage maison sur le rôdeur, puisqu'il avait le dessous d'avant-bras éraflé, quelques fins morceaux de peau arrachés et du sang perlant tout le long de ces griffures du bitume. Maintenant qu'il y faisait attention, la douleur était concrètement présente et il ressentit tout aussi bien alors les griffures similaires à son bras gauche, qu'il inspecta en le faisant tourner avec le sac percutant mollement son tibia. Ça n'avait pas l'air d'être grave, des grosses éraflures comme n'importe qui s'en ferait en se cassant comme il faut la gueule, peut-être un léger plus profondes à cause de son entreprise bien plus houleuse qu'un simple dérapage. C'était très désagréable, mais que pourrait-il bien y faire tout de suite ? Il n'allait quand même pas retourner à la maison pour un bon petit bobo, ce qui serait vraiment ridicule pour le coup. Ils trouveront bien un endroit où s'arrêter deux minutes pour nettoyer ça avec la bouteille d'eau qu'il avait préparé dans son sac et ce serait briser toute l'aura qu'il pouvait avoir auprès d'elle que de rebrousser chemin pour si peu. Non, ils allaient pour partir et cette fois, rien ne les en empêcheraient, il endurerait la douleur comme un homme - ouais. Au pire, il verrait le moment venu si il y a risque que ça s'infecte ou un truc du genre.

« Boarf, c'est pas grave, quelques égratignures, il faut bien ça pour frimer un peu. » Reprit-il finalement en fronçant le nez d'une grimace à la constatation de ses blessures, avant de venir lui sourire largement, le bout de sa langue venant se coincer entre ses dents. « Allez go, on verra plus tard, sinon on va s'endormir sur place. »

Dans un ultime geste de menton vers la rue, il s'y engagea en retrouvant sa posture de départ, relevant son bras pour le plier et le soulager un peu avant de redescendre le sac. Ok, il avait les bras qui lui faisaient plus mal qu'il voulait bien l'admettre, surtout que c'était sa première blessure depuis son retour de... quelque part, et qu'il se rendait compte qu'il n'encaissait plus aussi bien, tout comme son sac était plus lourd à porter qu'il l'avait imaginé, ou qu'il en avait le souvenir de ses habitudes passées à s'encombrer, puisqu'il n'avait plus toute sa force d'antan. Ça faisait beaucoup à retrouver mais à force de persévérance, il était certain de finir par y parvenir. Son regard se baladait avec curiosité et méfiance sur le décor environnant, prêtant grande attention aux résidences et leurs terrains, de chaque coté de cette rue, pour veiller à ne plus se faire surprendre par une de ces saloperies, il finit par revenir sur les premiers mots de Cassandra.

« T'y crois vraiment en cette histoire de maladie ? Qu'avec un laboratoire tu pourrais régler le problème ? Je suis pas chercheur, j'y connais même foutrement rien mais j'ai pas besoin d'être expert en la matière pour me rendre compte que ces choses sont déglinguées de base. Suffit de les voir, ils tombent en lambeaux, avec leurs os apparents, leurs visages rongés et leurs corps qui se décomposent, à agir comme des bêtes idiotes et très toxiques. Franchement, qu'est-ce qu'on peut espérer sauver ? Et même si il y avait un fichu antidote à cette saloperie, on pourrait rien récupérer de ces gens déjà bouffés par la maladie, les abattre est encore le plus chrétien.

Je te le dis un peu comme je le pense sans vouloir te démoraliser, mais tu devrais pas trop t'accrocher à ce genre d'espoirs pour l'instant. Tu veux les garder en tête, ok pas de problème, je t'aiderais même à le dénicher ton labo. Mais ces choses-là, malades ou non, elles ne veulent qu'une chose, c'est faire de toi leur déjeuner et à n'importe quelle heure de la journée, sans régime ni attention pour les heures de repas, pire que des morpions. Le mieux que t'ai à faire, si l'une de ces choses approche, c'est de fuir, ou si tu te sens de leur défoncer le crâne, parce qu'elles te feront pas de cadeau.

C'est comme si un type qui avec une grosse grippe t'approchait, qu'est-ce que tu ferais ? L'éviter probablement, lui dire de garder ses distances pour ne pas faire de la semaine à venir un enfer. Là c'est pareil, sauf que cette grippe-ci, elle te tuerait en quelques minutes ou quelques heures avec un peu de mauvaise chance. Je crois que la personne que j'ai vu tenir le plus longtemps a agonisé pendant dix heures environ, c'était vraiment pas beau à voir. Enfin, je te dis ça... toi aussi, t'y es passée, tout comme moi, tout comme la plupart des gens de ce groupe paumé. Tous passés par la même merde et on en a pas fini. J'ai pas hâte de revivre ça même si je n'y comprends pas grand chose. Et toi ? »

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Lun 18 Avr - 17:14
Alors que je m'approche toujours un peu plus d'Adam, il commence à me répondre ne finissant pas sa phrase pour se regarder les avant-bras me laissant à mon tour constater qu'il a de belles éraflures. Leurs formes me suggérant qu'il a du se râper la peau sur le bitume dans sa lutte avec l'infecté il y a quelques minutes, tout comme il ne s'en rend compte que maintenant, le temps nécessaire pour son organisme d'éliminer la dose d'adrénaline que son corps à déversé en lui pendant son combat. Une réaction chimique du corps humain qui a déjà vu des blessés au combat poursuivre alors qu'ils ne le pourraient pas dans un état normal et s'effondrer une fois le choc premier passé. Bon on en est pas à ce stade là mais Adam a du réagir d'une manière similaire. Ses mimiques m'amuse autant que ses nouvelles paroles me faisant une nouvelle fois lui offrir en grand sourire et lui répondre d'un ton où cet amusement est perceptible.

- D'accord mais au retour tu n'y couperas pas, je t'examinerai et je désinfecterai ces égratignures par mesure de précaution !

Certes il y a peu de chance que ses éraflures s'enveniment mais tout était possible déjà avant cette contagion donc inutile de prendre ce genre de risques de nos jours et même pour une blessure bénigne. Et puis cela ne serait pas du tout professionnel de ma part de laisser les choses ainsi, qu'il ne veuille pas prendre le temps de la faire maintenant je peux comprendre mais une fois de retour au calme il n'aura plus d'excuses.

Et puisque Adam se montre décidé à prendre la route, je lui emboite pas le pas avant de venir me mettre à sa hauteur bien que pour cela je dois forcer quelque peu mon pas alors qu'il a de bien plus grandes enjambées que moi. Venant me poster sur sa gauche pour ne pas le déranger ou être dans le champs d'action de la pelle qu'il porte à son épaule droite. Observant le sac qu'il porte, je me demande ce qu'il peut bien contenir alors que ce dernier a l'air lourd, d'autres armes peut-être ? Est-il du genre à se sur-armer pour ne pas prendre de risques et être paré à toute éventualité ? Chose qui serait à la fois rassurante et inquiétante de mon point de vue. Je finis par reporter mes azurs sur le décor autour de nous, les différents terrains allant avec des maisons et qui avant devaient être des jardins bien entretenus, un endroit paisible où il devait faire bon de vivre et qui ressemble maintenant un gigantesque terrain vague parsemé de constructions.

L'homme ne m'avait pas semblé réagir quelques minutes avant concernant mes dires sur cette maladie qui ronge les corps des humains infectés par elle mais il se rattrape. Je tourne légèrement mon regard dans sa direction écoutant ses questions avant qu'il ne me livre ce qu'il en pense, je reste à l'écouter avec attention. Il n'est pas du tout d'accord avec moi et ne se prive pas de me le dire mais au moins a t-il la décence de ne pas me dire que je suis ridicule ou autre mot du même genre. Et aussi la décence de ne pas user de surnoms pour s'adresser à moi. Tournant cela plus comme une conversation et je ne peux que l'en remercier. Le pire dans tout cela c'est qu'Adam n'a pas totalement tort, ramener les infectés à la normalité est quelque chose d'impossible et je m'en rend compte. Mais il y a forcément quelque chose à faire, c'est obligé ! La grippe ? Il vient de me donner une excellente idée, c'est là dessus qu'il faut partir pour mes recherches. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt et toute seule ?

- Je ne suis pas pressée non plus, par contre je ne peux pas croire ce qu'ils disent, revenir d'entre les morts et tout c'est trop biblique pour moi. J'ai eu le temps d'y réfléchir pendant que j'étais à la ferme et j'en suis arrivée à la conclusion qu'on a dû développer des anti-corps à cette infection, à ce virus, je ne vois pas d'autres voies possible même s'il reste des zones d'ombres. Tu as raison la plupart sont trop abîmés la médecine a ses limites et c'est ce que tu viens de dire en faisant référence à la grippe, c'est un vaccin qui doit être créé pour nous, pour les personnes encore saines pas pour eux !

À mesure que je parle, je sautille presque en avançant à côté d'Adam, emportée par mes idées que je lui livre aussi simplement que possible bien que le faire en des termes savant je ne suis pas sûre que j'en serais capable.

- Mais il me faudrait un laboratoire pour pouvoir analyser notre sang voir si on a réellement développé une immunité à ce virus. Tu sais dans la nature pour chaque virus qui se propage il y a quelque part une solution, un remède à cela par des porteurs sains, des personnes immunisées ou encore des rares cas de personnes qui survivent à un virus systématiquement mortel. C'est là dessus qu'il faut se concentrer tout en cherchant des alternatives même si seule je n'y arriverai sans doute pas, je me dois d'essayer malgré tout. Je me le dois à moi, à toi, aux autres alors que j'ai passé une grande partie de ma vie à chercher des solutions à des virus, à des armes biologiques de plus en plus violentes, ne pas le faire maintenant serait égoïste et monstrueux.

Je soupire en terminant d'expliquer mon point de vue à Adam, je me rend bien compte que j'anticipe les choses, que je vais trop loin dans mon raisonnement. Je le regarde une nouvelle fois en lui adressant un sourire.

- Tu as raison c'est trop utopique tout cela, je vais me contenter d'essayer de survivre pour le moment.

En tout cas cet échange d'opinion m'a permis de me détendre et de laisser ma crainte d'Adam s'envoler pour aller voir ailleurs si j'y suis. Je lui laisse tout le loisir de me répondre s'il le souhaite, mon regard allant de lui à la route devant nous pour voir où je met mes pieds m'assurant ainsi de ne pas me vautrer alors que l'homme est le seul à savoir où il compte nous mener. S'il avait un itinéraire précis et déjà tracé en tête.
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