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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CS, A, 2] Eve, mon Eve, ne sois pas jalouse - 19/03/35
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Adam West

Anonymous
Invité
Ven 22 Avr - 1:34
Elle avait un beau sourire cette petite caille, ce qui poussa le grand gaillard à l'imiter en lui jetant un regard, avant qu'un rire ne s'extirpe d'entre ses lèvres en levant le nez devant lui avec un air fort amusé.

« Oh mais tu m'examines et tu me désinfectes ce que tu veux poupée, mon corps est à toi. »

Le double-sens ? Ok. La drague ? Ok. Le talent d'en rajouter une tonne pour la perturber un peu plus ? Putain que c'est ok. Il ne savait pas si elle aimait qu'il la nomme poupée, mais lui il aimait ça et si il aimait ça, elle finira bien par s'y faire à moins qu'elle fasse entendre clairement ne pas apprécier le terme, et si ça devait arriver, il respecterait sa volonté en bon gentleman qu'il était... non c'est pas vrai, il en rajouterait encore histoire de la titiller et voir jusqu'où il pouvait la pousser dans son moi profond et voir par-là si elle adhérerait au caractère bourru mais authentique du Son of Chuck histoire qu'il puisse y aller dans son soi profond. Ça manquait de poésie certes, mais depuis quand les pensées d'un homme étaient faites de poésie ?

C'était plutôt la mise en forme des nazes qui cherchaient à convaincre par la plume à défaut de pouvoir convaincre par le corps et la dégaine. Et puis c'était dépassé, les filles n'aimaient plus ça, la poésie, les chants à la guitare sous la fenêtre et les demandes en mariage sur un pont, aujourd'hui, elles voulaient de l'étalon qui tienne la distance et qui en avait dans le froc, mister Adam avait toujours remplit ces critères haut la main, c'est ce qui lui avait évité de se faire chier à apprendre à écrire de la poésie, faire de la guitare ou avoir besoin de poser le genou à terre sans se dégueulasser le jean. Très peu pour lui, au revoir la Belle au bois dormant, bonjour la Bombe aux élancés gémissements. Quelque chose lui disait que cette petite avait eu une vie sexuelle digne d'un siècle entier de sommeil profond, d'où il l'extirperait d'un langoureux baiser volontiers, mais pas sur la bouche.

Elle faisait de son mieux pour le suivre avec ses petites jambes, quand bien même il n'allait pas vite de base parce qu'aujourd'hui, il avait bien l'intention d'y aller tranquillement et de prendre les choses comme elles viendraient. Un manque de prudence ? Non, juste une absence de prise de tête à vouloir contrôler ce qui était incontrôlable et de toute façon, jouer les ninjas n'allait pas berner les morts qui savaient très bien renifler un derche bien vivant. Sa réponse quant à elle s'avérait plus instructive sur ce que pensait réellement ce bout de femme. Il aimait son coté terre à terre, non pas que les nones le rebutaient vraiment mais le délire chrétien à base de « c'est dieu qui nous a sauvé, allons nous fouetter le cul pour le remercier et baiser la croix bien grasse de Jésus » c'était vraiment trop loin de lui, qui s'était toujours dit que si dieu existait, il avait certainement prit un congé sans solde à durée indéterminée pour cause de ras le bol, c'est ce que lui aurait fait en tout cas.

Non, la seule vraie religion qui méritait sa foi, c'était la croyance en Chuck Norris : ce qui t'emmerde, tu le défonces, si t'as des couilles, tu les portes et la subtilité, c'était pour les pédales et les nègres - ce que la série Texas Ranger n'avait pas aidé avec son fameux coéquipier. Voilà son crédo, vivre à fond et se fiche des raisons pour lesquelles elle était. A partir du moment où l'on avait un estomac et une langue pour savourer et abuser de la bonne bouffe, un équipement génétique pour savourer une belle femme et deux bras avec deux mains pour prendre, rendre et castagner, le reste n'avait pas d'importance. Un quasi-nihilisme dont il s'était toujours très bien accommodé et que cette histoire de retour à la vie n'avait pas ébranlé, mais au contraire bien affirmé parce que s'en était la preuve formelle : ça n'avait aucun sens.

Continuant de marcher en plein milieu de la rue en observant les alentours, il ne tardait pas à apercevoir à quelques dizaines de mètres d'ici, devant la façade d'une maison de gauche, trois rôdeurs dont un râlait faiblement devant une fenêtre, tandis qu'un autre passait mollement devant la porte d'entrée, sans savoir quoi foutre de sa propre existence, le dernier s'engageant dans la rue, aucun des trois ne les avaient encore repéré mais s'ils avançaient, ce serait inévitable. Le temps de jeter un oeil à la jeune femme qui continuait de parler à coté de lui et il constatait qu'elle sautillait presque, à croire que cet élan qu'il lui avait donné avait abouti à un raisonnement qui l'éclatait presque, alors qu'ils parlaient de morts-vivants, de virus et d'armes biologiques.

Et le pire - à entendre le meilleur - dans toute cette histoire ? C'est qu'elle terminait par lui sourire. Soit elle était aussi barrée que lui, soit elle était encore dans son monde, dans tous les cas, ça aussi il aimait bien, peut-être qu'il parviendrait à faire quelque chose de ce bout d'intelligence hors laboratoire si il en avait l'occasion, mais pour commencer, il s'arrêtait dans leur marche, ayant raccourci la distance d'avec les monstres d'une douzaine de mètres en se tournant vers elle. Il avait toujours le sac bien à la main et la pelle sur l'épaule, ils allaient devoir traiter ce qui les attendaient plus loin mais là tout de suite, un point à éclaircir s'imposait auprès de la poupée.

« Ok, avant de passer à la suite, on va mettre au clair une chose. Tu me dois que dalle, ni à moi, ni à qui que ce soit dans ce campement ou dans tout ce foutu pays, Cass. Si tu pars dans le tripe "il faut que j'agisse parce que c'est mon devoir et que sans ça je serais une vilaine égoïste", tu vas te foutres en l'air. Ce que tu veux faire ou prendre, tu le fais ou tu le prends pour toi, point barre. Si tu veux chercher une solution à cette chose parce que ça t'excite, vas-y et si tu te loupes, tant pis, tu recommenceras.

Et si tu te loupes encore, eh bah tu recommenceras encore parce que t'aime ça et si tu la trouves cette fichue solution, tu pourras être fière de toi et on se fera des piqûres en dansant autour du feu camp et en chantant We are the world en slip kangourou. Enfin... tu piges l'idée. Ça s'arrête là. L'égoïsme et l'héroïsme, c'est comme le jaune caca d'oie et la marche athlétique, des concepts inventés par des pète-nouilles pour justifier une connerie sans aucun sens, que le sens qui nous intéresse au moment donné. Quand tu fais une chose, tu la fais d'abord pour toi et ensuite tu vois si ça sert, parce que ces autres dont tu parles, ils te laisseraient crever au milieu d'une bande de charognards pour te voler trois snickers et un paquet de cigarettes mentholées. Mais t'as de la chance, je suis pas comme les autres et j'aime pas les mentholées. »


Le temps qu'il termine son petit discours, durant lequel il avait fixé derrière ses lunettes Cassandra de sa hauteur d'une voix et d'une allure plus que convaincue, il put entendre le grognement plus distinct du monstre à la forme de femme en vieille robe semi-déchirée et crasseuse au possible qui, presque au milieu de la rue également à ce moment-là, s'était tournée vers eux et entamait une marche loin d'être athlétique tant qu'à en parler, mais décidée. Ses yeux étaient vides, mais son visage marqué d'une expression sauvage et répugnante. Le grand gaillard prit une grande inspiration et bascula la tête sur le coté pour faire chantonner ses cervicales, avant de porter le regard vers la chose morte qui ne tardait pas par sa plainte énervée à attirer l'attention de ses deux camarades plus éloignés près de la maison.

« Pour l'instant, va falloir que tu t'essaies à analyser autre chose, de moins propre. Pour ça oublies ton cure-dent. » Il venait de se tourner complètement vers la créature en restant sur place, pas prêt de vouloir reculer, tandis que d'un geste il laissa tomber son sac à coté des pieds de Cassandra qui émit un bruit de chocs métalliques entremêlés. « Il y a des armes dans ce sac, tu l'ouvres et tu fais ton choix. Si tu veux prendre un flingue, te presse pas et fais en sorte de bien le tenir en main. Oublies pas la sûreté si tu veux tirer, c'est un mécanisme sur le coté, devrait y avoir un point rouge, et tu vises que quand tu veux tirer ! Va pas me buter par accident, ça me ferait mal de crever aussi vite. Allez, on respire et on se prépare, parce que maintenant soit on se la pète, soit on se dégonfle. Oh ouais... »

Sur ces derniers mots emprunts de philosophie, il redressa la pelle de son épaule et vint l'empoigner à deux mains, tête vers le ciel en s'avançant droit vers le - la - charognard. Il était certain de réussir son coup cette fois et si ce n'était pas le cas, il balancerait cette fichue pelle à la première occasion, c'était le moment pour elle de se révéler utile et pour lui, de montrer ce qu'il avait dans le ventre, qui'l n'avait pas tout perdu. Et le tout avant que les deux autres mange-couilles qui s'étaient tournés vers leurs nouvelles proies potentielles en entamant une avancée d'un coup beaucoup plus énergétique, ne tombent sur eux.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Ven 22 Avr - 19:39
Je dois bien admettre que tout du long de mes paroles mon attention et mon regard étaient restés majoritairement sur Adam et cela même si l'homme ne semble pas avoir de réactions particulières à ce que j'ai bien pu lui dire. Je n'avais pas manqué le fait qu'il regardait devant lui et autour surveillant sans nul doute ce qui pourrait nous approcher mais pour autant je n'arrive pas à définir pourquoi il le fait. Par mesure de précaution ou parce que mes paroles l'ennuient au plus haut point ou peut-être bien un mélange des deux. Cela a été plus fort que moi quand il m'a lancée sur le sujet, je me suis emballée et je suis partie dans mes théories et mes raisonnements. Pourtant je le savais d'avance qu'il n'adhérerait pas à mes paroles, cela allant bien au delà de l'apparence physique de Adam ou des paroles qu'il emploie qui nous placent dans deux mondes différents de base. Non c'est ce que je suis, mes études, ma carrière, les chances de croiser un autre scientifique étaient plus que minces, croiser quelqu'un qui comprendrait ce besoin viscéral de parler en tant que scientifique qui voit le monde d'une manière différente. Et trop terre à terre.

J'ai parlé, exposé mon point de vue et je m'attends presque à ne recevoir que moqueries en retour, me faisant reporter mes prunelles azur devant moi et sur la route que l'on suit depuis tout à l'heure. Ne remarquant que maintenant la présence d'infectés un peu trop près de nous à mon goût. Adam se stoppe et j'en fais autant restant à sa hauteur quand il brise le court silence entre nous deux pour revenir sur une partie de mes dires, sa première phrase ne me laissant rien entrevoir de réjouissant une boule se forme dans ma gorge avant qu'il ne poursuive. Ainsi il a malgré tout écouté au moins la dernière partie de ce que je lui ai dit et ce qu'il me dit maintenant, je n'aime pas du tout, bien sûr que si je dois agir pour l'humanité, on ne peut pas rester ainsi à avoir peur pour nos vies à chaque seconde qui passe. Bon d'accord il marque un point, ça m'éclaterait carrément de travailler sur cette infection et pas qu'un peu, même si cela devait me prendre des années pour trouver le moindre résultat, à condition de rester moi même vivante jusque là. L'échec n'est de toute manière pas un option, c'est soit je me lance dans ce défi et je réussis, soit je n'essaye pas tout court. Il ne peut pas y avoir de demie-mesure. Rebondissant sur une des phrases d'Adam, ma voix se fait entendre sans savoir si c'est plus à moi même que je m'adresse ou plus à l'homme près de moi.

- Ce qu'il reste de l'humanité ne peut pas avoir autant sombré, si ?

Je sais bien que les êtres humains n'ont jamais été tendres entre eux, qu'il y a toujours eu des actes horribles de fait à travers le monde. Et comme je le disais juste avant certains s'amusant même à créer des armes biologiques pour s'en servir sur des pays voisins ou plus lointain. Mais de là à ce que tout le monde marche sur tout le monde maintenant qu'il n'y a plus de lois, on ne peut pas être redevenus des animaux sauvages. Bien que cette comparaison ne soit pas vraiment appropriée, les animaux ne connaissant pas la cruauté comme nous les hommes, ils agissent juste pour leur survie, tuer pour manger et fuir pour ne pas l'être. Même les guerres de territoire ne sont pas aussi répandues que l'on pourrait le croire.

À peine le temps de souffler ma phrase que j'entends à mon tour le grognement d'un de ces infectés, un zombie comme ils disent tous. D'un mouvement réflexe je recule d'un pas ou deux, me décalant légèrement sur la droite comme si en faisant cela je pouvais me cacher derrière Adam alors que lui ne bronche pas, se tournant même pleinement vers la femme infectée. L'homme fait tomber son sac à mes pieds tout en m'expliquant qu'il va maintenant falloir que je fasse autre chose que parler de mes théories. En l'entendant mes yeux s'ouvrent en grand mais il est fou ou quoi ? Je ne suis pas du tout taillée pour me servir d'une arme quelconque. Scientifique de terrain ne veut pas dire savoir se défendre surtout qu'à chacune de mes missions sur le terrain l'équipe dont je faisais partit était supporté par les forces de l'ordre locale ou des militaires ou des agents du gouvernement. A eux les armes, à nous les recherches c'est comme cela que ça fonctionnait.

Adam ne me laisse pas le choix alors que mon regard passe de lui au sac à mes pieds, lui commençant à s'éloigner de moi pour aller droit sur l'infectée. Si ses actions me laissent sans voix et quelque peu figée, la vision des deux autres infectés qui se mettent à venir vers nous à leur tour me secoue. Je ne peux pas laisser Adam se démerder tout seul face à trois zombies, je ne vois pas comment l'homme aussi bien battis soit-il peut s'en sortir face à trois agresseurs décidés à lui faire la peau. Sans compter que si lui y passe mon tour viendra ensuite, comme quoi finalement peut-être que je connais un peu le mot égoïsme, bien que je pourrais tout simplement fuir en courant. Oui mais non cela ne me ressemble pas du tout, je suis faite pour aider les autres. Je finis par m'accroupir rapidement au dessus du sac de l'homme avant de l'ouvrir, restant bouche bée en voyant ce qu'il contient jusqu'à la seconde ou mes azurs se posent sur une arme à feu qu'il me semble avoir déjà vu auparavant. Sans en connaître le nom, mes doigts s'emparent du Beretta 96, le tournant et retournant dans mes mains avec l'impression que c'est par le FBI ou autre agence de ce style que j'ai déjà pu en voir.

Bon au moins j'arrive à savoir dans quel sens tenir l'arme mais de là à m'en servir. Je me redresse l'arme en main et mes yeux posés dessus quand je remarque le point rouge sur le côté et dont Adam m'a parlé quelques instants avant, la sûreté il a appelé cela. Mais il faut en faire quoi exactement ? Faire bouger le mécanisme avant de tirer avec ce qu'il m'a dit c'est le plus logique. Sans doute que sinon le tir ne partira pas. Anxieuse à l'idée de ce qui se produira ensuite, je dois me faire violence pour ne pas laisser mes membres trembler alors que je termine pas reporter mon regard vers Adam et ce qu'il fait tout en me faisant la promesse de n'intervenir que si les deux autres infectés approchent de lui ou de moi trop rapidement.

Adam West

Anonymous
Invité
Ven 29 Avr - 23:42
Il regardait cette chose, décharnée, dresser ses dents jaunâtres et s'avancer aussi bien vers lui que lui-même vers elle, tous deux bien décidés à ce que l'autre trépasse et pour le grand gaillard, il n'était pas question d'être le déjeuner qui goinfrerait son estomac jusqu'à l'explosion ou presque. Non, il ne serait pas déchiqueté par cette chose et ses mains manquant de plusieurs ongles comme tout son être manquait d'une âme. Ça avait une certaine forme poétique dans l'absolue, la vision du mort sans état d'âme et du vivant plein de ressentiments bien à l'inverse, à ceci près que le vivant tenait une putain de pelle avec laquelle il avait bien l'intention de refaire le portrait de son opposant.

Lorsqu'il arriva à deux pas de la créature, celle-ci annonça son funeste destin d'un râle endiablé en se jetant sur lui mais elle n'eut guère le temps, ni d'appliquer ses prévisions ni d'agripper son repas potentiel, car ledit repas avait entre-temps baissé la tête de la pelle vers le sol d'un mouvement avant de la remonter pour balancer un féroce coup qui percuta la mâchoire du monstre de plein fouet et cassa à l'ouïe ses cervicales sous la violence du choc qui renvoyait la tête puis le reste de la créature en arrière, celle-ci s'effondrant sur le sol en cognant le bitume sèchement. Le coup désorienta la bête sans la blesser, ou rien qu'elle ne puisse ressentir bien qu'elle n'était plus apte à porter son crâne avec ses cervicales cassées, si bien qu'elle passa les instants suivants au sol à gémir non de douleur ou de peine, mais de cette imperturbable envie de manger cette chair qui venait de lui échapper, ou plutôt de la démolir, ne voyant pas plus d'existence en l'homme que l'homme n'en voyait dans la bête. C'est pourquoi ni l'un ni l'autre n'aurait de scrupule à ce qui suivrait.

Parallèlement, les deux rôdeurs avaient bifurqué vers le porteur de la pelle en s'approchant rapidement, ne laissant bien vite qu'une douzaine de mètres entre lui et eux, ce qui poussa le Son of Chuck à leur porter un regard méprisant sachant qu'il n'avait pas beaucoup de temps pour agir et qu'il ne prenait pas la peine de regarder dans son dos si la jeune femme avait consenti à son conseil au reflet d'injonction en réalité. Elle pourrait très bien avoir prit la fuite dans l'instant sans qu'il ne s'en soit rendu compte, tout comme elle pouvait avoir récupéré une arme à feu non pas pour viser les créatures mais pour le viser lui, il se doutait que si elle s'était équipée ce serait d'une arme à feu puisque c'était une femme, elle avait très bien pu le berner sur ses vraies capacités et elle avait d'autant plus l'occasion farfelue, même sadique, de l'abattre pour le donner en pâture aux morts. A vrai dire tout était possible dans l'esprit tordu mais plus tant que ça par rapport au reste du monde, d'Adam le manieur de pelle.

Peu de temps donc pour accomplir la suite, qui se résuma bien vite en contournant le monstre au sol sans perdre de temps avant de dresser la pelle avec une inspiration bien entendue avant de l'abattre d'un grondement sans pitié sur son crâne. La pelle frappa de plein fouet le crâne mais n'arracha que la peau morte en ripant, son geste manquant d'assurance et de maîtrise sur l'instant, le grand gaillard souffla en se ressaisissant, un peu tardivement après avoir du récupérer son équilibre puisque la bête ne se freina pas pour l'attraper à la jambe en grognant à son tour plus froidement, ce qui déstabilisa l'homme qui se débattit dès ce moment avec sa Némésis des dernières minutes.

« Lâche moi putain de saloperie ! » Beugla t-il en reculant, essayant tout du moins et en agitant la jambe pour frapper la bête qui portait les dents à sa chaussure en restant bien agrippée de ses doigts crochus.

Il jeta un nouveau coup d'oeil dans l'action vers les deux autres morts qui n'avaient plus que quelques pas à franchir et eut le réflexe de basculer la pelle dans l'autre sens et de l'abattre tête la première de toutes ses forces d'un coup droit en lâchant son râle bien à lui et bien vivant, d'une intonation grave et colérique, vers le visage de la créature. La tête de la pelle, cette fois, perça le visage du monstre par les yeux et le dessus de nez et projeta une espèce de substance semblable à ce qu'il avait extirpé du premier rôdeur abattu dans la cour, ce qui ne tua pas la bête sur le coup mais permis à l'homme de se défaire majoritairement de la prise de ses mains avant de placer sa botte dans la gueule de la femme non-morte qui s'en donna à coeur joie en mordant dedans. Se félicitant de porter des rangers qui pouvaient résister un moment aux tentatives de morsure de dents malgré tout très classiques, là où il ferait moins le malin face à des crocs, il profita de cette position pour appuyer sur la pelle et l'enfoncer bien dégueulassement dans son crâne, jusqu'à ouvrir suffisamment son visage pour atteindre le cerveau et l'écrabouiller en partie. Ce fut assez pour tuer enfin le monstre qui cessa de se débattre, ou plutôt de tenter de le chiquer très volontiers, puis se fit inerte.

Pas le temps de profiter ou se questionner sur cette maigre victoire qu'Adam du lâcher la pelle restée dans le crâne du monstre et reculer pour s'éloigner in-extremis des deux autres rôdeurs mâles et en presque meilleur état qui venaient d'atteindre leur hauteur bras levés et mains prêtes à l'oeuvre et ne tardèrent pas à enjamber le cadavre pour avancer vers le troisième homme à la chair encore intacte et au coeur utile, celui-ci agrippant le Tomahawk, son Eve, à sa ceinture en se préparant à accueillir ses nouveaux assaillants, non sans reculer de quelques pas encore en passant le regard de l'un à l'autre pour anticiper leur surnombre, parce que oui, deux était un surnombre face à un, ça paraissait logique.  

« Quand tu veux ! » Lança t-il un peu au hasard vers Cassandra.

Sa façon de demander son aide, et il constatait d'un ultime coup d'oeil dans cette action, qu'elle était toujours là, n'avait pas fuit et tenait bien une arme à feu sans l'avoir utilisée sur lui. Un bon point, déjà, en soi, pour l'instant, mais si elle se ratait, ça risquait ne pas être un bon point très longtemps, surtout qu'il n'y avait aucun silencieux pour leur faciliter la vie. Ils n'auraient pas beaucoup de temps pour prendre la tangente avant que les copains morts, des morts, ne rappliquent. Ça c'était si elle consentait à tirer bien sûr, à moins qu'elle ne choisisse de le laisser dans sa merde.

Cassandra Johnson

Anonymous
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Dim 1 Mai - 14:36
Je vois Adam s'avancer sans me donner l'impression qu'il ressent de la peur ou autre sentiment prouvant qu'il appréhende malgré tout la situation même alors qu'il se porte ainsi en avant. Mes prunelles fixées sur l'homme bien vivant ne peuvent qu'assister à la suite quand il vient frapper l'infectée, un craquement se faisant entendre avant qu'elle ne rejoigne le sol. Une nouvelle fois cette sensation étrange me prend, une sorte de fascination pour ce qui est entrain de se produire Adam m'impressionne par son sang froid, par ses actes autant que cela me dégoute et laisse ma crainte pour lui revenir sur le devant de la scène. Sauf que cette fois j'arrive à mettre le doigt sur ce qui me dérange le plus : son apparente froideur qui me fait clairement me demander s'il serait capable de faire la même chose sur quelqu'un de non infecté, sur quelqu'un de normal comme moi ou une des autres personnes au campement.

Non, je ne dois pas penser ainsi il est juste un homme qui a largement plus d'expérience que moi dans ce qu'il nous arrive, un homme qui a apprit à défendre sa vie devant ces infectés qui eux n'auraient aucun scrupule à le mordre et le bouffer vivant. Juste un homme qui a lui aussi sans nul doute des inquiétudes avant d'agir mais qui les dissimule devant moi, après tout avec la manière qu'il a pour me parler ça ne peut être que ça. Ce qu'avant on appelait un macho, le genre d'homme qui pense qu'il ne doit jamais montrer une seule faiblesse devant une femme, qui doit toujours être maître de la situation. Ce qui je dois bien l'avouer est très réconfortant pour une femme, avoir cette certitude que rien ne peut l'atteindre, qu'il est un roc sur lequel on peut s'appuyer, un protecteur même. Oui c'est cela, ça ne peut être que ça d'autant plus qu'on est actuellement isolé des autres s'il devait être homme à m'agresser, il l'aurait déjà fait, il en a largement eu l'opportunité alors que nous marchions au lieu de m'écouter il pouvait me faire taire d'une manière ou d'une autre. Cela serait plus qu'un coup de chance si j'ai vraiment réussi à nous débarrasser de cet infecté.

Bien que cette crainte ne s'évanouisse pas vraiment, je suis réconfortée par mes pensées et mon raisonnement, je dois juste continuer à faire confiance à Adam et tout ira bien. D'ailleurs sous mes yeux il poursuit son entreprise de se débarrasser de cette infectée, un regard vers les deux autres qui ont continués d'avancer avant qu'Adam n'arrive à ses fins elle ne se relèvera plus jamais pour mordre quelqu'un. Je vois l'homme se reculer vivement pour éviter les deux autres ne me rendant compte que maintenant qu'ils sont plus proches que je ne le pensais de prime abord pendant que le son de sa voix me fait tressaillir quelque peu en me donnant l'impression d'un sentiment d'urgence. Il semble compter sur moi pour l'aider à se défaire des deux infectés restant, j'acquiesce d'un mouvement de tête vertical sans savoir s'il l'aura vu.

Tout du long de mes réflexions, et de cette scène macabre et encore irréaliste pour moi, mes mains sont restées fermement autour de l'arme à feu avec le canon pointé vers le sol. Tandis que mes pieds s'écartent l'un de l'autre dans l'espoir d'une stabilité plus importante, je redresse le canon de l'arme alors qu'une pression invisible mais énorme s'abat sur mes épaules, Adam compte sur moi une fille qui ne s'est jamais servie de ce genre d'arme. Je ne sais pas à quoi je peux ressembler en cet instant mais certainement pas à quelque chose de glorieux alors que mon manque d'assurance doit être plus que flagrant. Intérieurement je ne peux que remercier le FBI grâce à eux et en les ayant vu faire je sais ou placer mon doigt pour que le tir puisse partir adressant le même remerciement muet à Adam pour son histoire de sûreté que je peux ôter avant de viser maladroitement un des deux infectés. Mes mains tremblent légèrement alors que j'appuie une première fois sur la détente, le coup partant immédiatement la balle allant se perdre je ne sais où tandis que la détonation me vrille les tympans et que le recul de l'arme me fait avoir un pas en arrière.

Je secoue la tête pour essayer de faire cesser l'acouphène, mes azurs captants que les infectés continuent d'avancer vers Adam ou vers moi maintenant je ne sais pas bien. Tout ce que je sais c'est que je dois poursuivre, essayant de contrôler les mouvements de mon corps je prend quelques secondes supplémentaires pour viser autant que je le peux la tête de l'infecté. Bien malgré moi ma respiration se suspend alors que je presse une nouvelle fois la détente, une violente détonation retentit qui me semble pourtant moins forte cette fois alors que la balle fuse droit sur l'infecté. Je recule encore une fois d'un pas ou deux alors que, de manière imagée, ce nouveau tir m'arrache l'épaule à m'en faire lâcher l'arme reportant mon regard sur Adam puis sur l'infecté. Avant de le voir s'effondrer j'ai eu l'impression que la balle est allée se loger dans une de ses orbites et il semble ne plus bouger bien que je ne puisse pas vraiment l'affirmer à cent pour cent.

Adam West

Anonymous
Invité
Ven 6 Mai - 21:09
Il avait la poigne bien affirmée sur son arme fétiche, qu'il avait décidé fétiche depuis sa découverte dans cette carcasse de voiture complètement fichue, comme un coup de foudre qu'il avait eu et qui lui avait clairement dit : c'est elle, c'est la bonne. Un parallèle bien effrayant de voir cette arme comme une femme, mais ça c'était sa manière de faire et de penser. Certes, il le gueulait pas sur tous les toits, histoire de ne pas non plus passer pour un cinglé, pas trop vite en tout cas, il aimait affilier les armes aux femmes pour créer un sentiment de sécurité et d'intimité afin de mieux en profiter et davantage apprécier les glorifier. Parce qu'il n'y avait rien de mieux et de plus parfait que le corps d'une femme, en faire la parallèle était tout trouvé.

Néanmoins le moment n'était pas à se questionner sur l'art et la méthode de traiter les armes, mais plutôt de se préparer à s'en servir car face au grand gaillard qui reculait de plusieurs pas après avoir interpellé Cassandra, dans l'espoir qu'elle réagisse et dans l'intérêt à éviter d'être dans son champs de tir, deux morts-vivants ne semblaient ni se préoccuper de la petit blonde bien formée, ni de quoi que ce soit d'autre que du torse et la gorge exposée du Son of Chuck sans doute. Il se prit à penser qu'il devait attirer plus facilement les charognards que les autres vivants, étant donné sa viande de qualité première et ses vertus énergisantes, d'aucuns disaient que sa peau était composée de particules de pierres précieuses et ses couilles faites en or blanc. Oui, c'est totalement n'importe quoi mais autant avoir des pensées sans queue - beau jeu de mot - ni tête plutôt drôle pour limiter le stress à un moment où on risquait plus que sa vie, mais aussi sa chair et il ne voulait pas finir bouffé par ces sacs fourre-tout ambulants à l'haleine de chacal à cause de la pression, oh non.

Le premier coup de feu parti finalement quand le grand gaillard avait arrêté de reculer et s'était redressé droit tout en dressant à demi le Tomahawk pour se préparer au combat, l'écho assourdissant du coup de feu lui faisant plisser le front et les yeux sans quitter du regard ses prédateurs, n'étant pas tant perturbé par les tirs d'arme à feu qu'il connaissait suffisamment bien depuis l'apocalypse, que par le soucis de voir sa camarade du jour réussir son coup malgré toute sa féminité et surtout son noviciat. Quand il vit que les deux monstres, à quelques pas de lui, couvraient ce qu'il restait de distance toujours debout, il lança avec une certaine légèreté paradoxale dans la situation à Cassandra :

« Loupé, on se concentre sur la direction du canon et sur ses jolis petits doigts ! »

A peine eut-il terminé sa phrase en ployant passablement les genoux pour se lancer dans la prochaine seconde au contact qu'un second coup parti, encore plus hurleur, du moins c'est l'impression qu'il eut, mais aussi plus pertinent : le coup s'était logé dans l'orbite du mort de gauche - par rapport à lui - qui s'effondra à ses pieds en laissant fuiter les liquides et substances organiques qui furent projetées au sol, Adam ayant échappé à la repeinte qui s'était faite à coté de lui par chance, le résultat lui donnant le sentiment de voir du Jelly qui avait pourri par un procédé miraculeux et qui avait été écrabouillé avec acharnement pour finir en bouillie infecte. On parlait de miracle du fait que le Jelly était composé de gélatine ou de pectine, ajouté à des liquides comestibles pour des préparations de jus de fruit cuits qui se solidifient partiellement sous l'effet de la pectine qu'ils contiennent, préparation servie sous forme de gelée en dessert, ce qui en fait une nourriture bourrée de conservateurs et donc très bien conservée par le temps.

Un petit topo qu'il avait lu sur wikipedia à l'époque après s'être posé cette question existentielle au cours d'une soirée où il s'était emmerdé devant la télévision entre deux films pornos et quelques chatouilles à l'anaconda. Quand on disait que le danger faisait penser à n'importe quoi. Pas le temps de faire éloge cependant de la réussite de sa blondinette que l'autre mort lui tombait dessus et il dressa alors complètement Eve d'un mouvement pour l'abattre sur le crâne de la bête, ouvrant grand les yeux et serrant la mâchoire dans l'élan, les mains griffues du monstre venant le frôler tandis que la lame du Tomahawk pourfendait le crâne pratiquement défait de toute chevelure et craquelé en arrachant un morceau de boite crânienne enfoncé dans le cerveau qui était broyé par l'acier et le choc. Le coup maîtrisé et lancé sous un angle qui, joint à une parade d'avant-bras pour dégager le bras droit du rôdeur, évitait d'être agrippé par les ongles mortifiés, mit un terme à l'existence de cette chose qui s'effondra à genoux en relâchant ses bras sans plus de vie le long de son corps toutefois sans pouvoir rejoindre le bitume par la prise d'Eve qui retenait son crâne.

Adam retint l'arme en posant sa botte sur le thorax de la bête puis tira sur la lame en la levant par l'arrière pour faire faciliter le décrochage de son amie dans un mélange de craquements et autres bruits à faire frissonner. Eve finit par lâcher sa proie en faisant dégouliner de nouveau de cette substance dégoûtante plus liquide, presque autant que le sang qui y était mêlé, et le corps cadavérique cogna visage le premier le sol qui était vraiment repeint pour le coup avec ses trois nouveaux occupants répartis sur ce morceau de route. Devant l'oeuvre accomplie, grâce à Cassandra pour un tiers, il laissa un large sourire se dessiner sur ses lèvres, très satisfait pour son égo et pour son assurance d'être venu à bout de plusieurs bêtes après avoir été mit à mal par une seule, par surprise entendons-le bien. Il leva le menton des cadavres et scruta les alentours rapidement, constatant qu'aucun rôdeur supplémentaire n'avait encore pointé le bout de son nez, avant de porter son attention à Cassandra, sa satisfaction toujours marquée.

« Joli coup ma belle, en plein dans l'oeil. Ça te fera une histoire à raconter au campement, pour peu qu'il y ai une bonne oreille en dehors de moi pour y prêter de l'intérêt. On va pas traîner par contre, avec les coups de feu, d'autres vont débarquer d'un instant à l'autre, essaie de choper le sac pendant que je récupère la pelle, on file derrière la maison et on voit si on trouve un accès pour se mettre à l'abri le temps de voir si ça se calme ou si ça se gâte. Je le reprendrais ensuite. »

Le temps de parler, il s'était penché en avant pour essuyer la lame de son Tomahawk qui ne dégoulinait plus mais restait très sale - c'est peu dire - sur le corps le plus proche, puis il se remit debout et replaçait Eve à sa ceinture en arrivant à la fin de sa suggestion. Il lança un clin d'oeil à Cassandra en lui souriant à nouveau, autant pour la rassurer et parce qu'il en avait envie, disons-le, gonflé par cette petite mais claire victoire. Après cela, il rejoignit le premier cadavre à avoir été éliminé et empoigna le manche de la pelle restée dans son crâne déformé en prenant appui sur sa mâchoire inactive, tirant dessus pour l'en déloger plus facilement qu'il l'aurait imaginé. Cette fois, pas de temps perdu à vouloir essuyer son arme, il laissa la tête de la pelle ensanglantée, ou "homoglobinée" plus précisément en saisissant le manche assez haut pour laisser le fer frôler le sol.

Le temps pour Cassandra de ramasser le matos et il alla droit devant lui vers la façade sud de la maison au terrain ouvert, où la blondinette le rejoindrait rapidement en coupant le trottoir. Un dernier coup d'oeil sur l'avenue, l'impression d'avoir vu quelque chose bouger à distance et ils longeraient la façade sans fenêtre de ce coté et au rez-de-chaussée dans le but d'accéder au jardin à l'arrière. Ce scénario envisagé en partant du principe que Cassandra récupérait le sac et n'émettait aucune objection à son plan.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Dim 8 Mai - 12:34
L'arme involontairement lâchée sur le sol, je reste à fixer Adam et les infectés venant en réflexe me masser l'épaule droite bien engourdie et douloureuse de par le recul du coup de feu. Je commence à réaliser pleinement ce que je viens de faire, je sais que je n'avais pas d'autre choix - enfin si mais l'autre choix n'aurait pas été le bon - mais cela ne m'empêche pas de me détester. Comme je peux maintenant m'en rendre compte l'infecté est bel et bien sans vie sur le sol, je viens d'ôter la vie à un homme. Tout le monde me dirait que ce n'est plus un homme, plus un être vivant et que ce zombie n'aurait pas hésité lui à tuer Adam ou même moi et ils auraient raison mais je n'y peux rien, je n'arrive pas à voir autre chose qu'un homme mort. Bien que là encore pour en arriver à cela il a dû mourir une première fois. Ce que je peux penser n'a pas de sens ou plutôt un double sens justement me déchirant le coeur et ma raison pendant qu'Adam envoie le dernier infecté présent rejoindre les deux autres pour une mort définitive.

Les sons que produisent et l'arme d'Adam et le crane de l'infecté me font détourner le regard et avoir une moue de dégout mais aussi avoir un peu plus de culpabilité quand au destin de ces humains infectés. L'homme son oeuvre terminée se tourne vers moi avec un sourire de satisfaction avant de me féliciter pour ce tir réussi par pure chance disons le clairement cela n'a été que de la chance oui.

- Je préfère n'en parler à personne d'autre.

Je n'ai aucune envie de parler de mon acte à qui que se soit, c'est bien assez suffisant qu'Adam ait vu ce que j'ai dû faire quand bien même il en est largement responsable en ne m'ayant pas laissé le choix. Encore une fois j'aurai pu fuir pour ne pas voir et faire cela mais je ne pouvais pas me résoudre à abandonner l'homme à son sort alors qu'il a foncé au devant des infectés après m'avoir sauvé la vie tout à l'heure avant de partir. La mienne ou celle de quelqu'un d'autre au campement, l'infecté aurait pu tomber sur n'importe qui et cela se serait mal terminé. Et puis plus simplement Adam est un être humain tout ce qu'il y a de plus vivant, la vie était déjà précieuse avant cette infection, elle l'est encore plus maintenant. Toujours est-il qu'au reste de ses paroles je me contente d'un acquiescement pour lui signifier que j'ai bien compris ce qu'il m'explique et me demande après tout c'est lui le chef de notre duo pourquoi irais-je contre ce qu'il demande ?

Pendant son petit discours j'ai pu le voir se pencher pour essuyer son arme avant de se redresser et de m'adresser un nouveau sourire accompagné d'un clin d'oeil. Je ne peux pas faire autrement que de me faire à nouveau la remarque qu'Adam semble être dans son élément au milieu de tout ce bordel ou tout du moins que c'est ce qu'il veut montrer à tout le monde. Bien plus timidement j'esquisse un sourire en réponse au sien avant de m'accroupir pour ramasser l'arme à feu que j'ai laissé tomber pendant que lui part récupérer sa pelle. In extremis avant de la remettre dans le sac de voyage je me souviens de regarder la sûreté si elle est ou non remise pour le faire avant de la déposer rapidement dans le dit sac que je referme. Je me redresse en empoignant le sac de ma main directrice à savoir la droite, grimaçant quand le poids dans ma main de par un processus physique tiraille sur les muscles de mon épaule. Cette légère douleur m'obligeant à passer le sac dans ma main gauche avant de pouvoir rattraper Adam parti devant vers la maison.

Son arsenal n'est vraiment pas léger à transporter pour autant je parviens à rejoindre l'homme et me caler à ses côtés bien que légèrement en arrière par pure prudence sait-on jamais ce qui pourrait nous tomber dessus. Ce qui d'ailleurs me pousse à lancer des coups d'oeil derrière nous pour m'assurer que rien ne se mette à nous suivre. Pendant que nous longeons la façade qui va nous mener sur l'arrière de la maison je me surprend à espérer de tout coeur que les mauvaises surprises et les rencontres avec les infectés vont s'arrêter là. Je ne sais pas si je pourrais en supporter plus alors que je ne suis pas taillée pour ce nouveau monde avec l'horreur qu'il verse sur nous à chaque instant, ce monde qui a vraiment déraillé. Ma coupe horrifique était déjà bien pleine avant tout ceci me poussant à quitter le CDC du jour au lendemain, je ne sais vraiment pas comment j'aurai terminé si j'étais resté là bas, dans une certaine forme de folie possiblement. Un frisson glacé parcoure mon corps à ces pensées d'un autre temps, me faisant inconsciemment me coller à Adam presque un peu trop d'ailleurs alors que nous débouchons sur le jardin à l'arrière de la maison.

Adam West

Anonymous
Invité
Jeu 12 Mai - 2:08
C'était un fait, elle n'avait pas été fière de son geste et ne cherchait pas à faire semblant, tout comme Adam ne faisait pas semblant dans la façon dont il avait apprécié cette mise à mort victorieuse, de la proie devenue le chasseur. Il ne pouvait pas lui en vouloir, après tout elle paraissait être une fille tout ce qu'il y avait de plus saine mentalement, scientifique qui plus est, de ce fait les armes et les affrontements sanglants n'étaient pas sa tasse de thé loin de là. A moins qu'elle soit une excellente comédienne ce qui inspirerait une totale admiration de la part du grand gaillard, de découvrir que c'est en réalité une amazone rusée qui fait semblant d'être fragile et qui en fait dégomme des zombies à coup de flingue et de lance avec un bikini en peau de bête mettant bien en valeur ses beaux seins bien fermes et galbés... mais là il rêvait un peu trop dirons-nous.

Plus que ça, elle avait consenti à sa demande, ou plutôt son ordre, son conseil, à prendre comme on veut de toute façon il se foutait pas mal d'être considéré comme autre chose qu'un beau mâle plein d'entrain et de vigueur prêt à satisfaire ses pulsions d'homme et de guerrier avec la femme et le mort-vivant, dans cet ordre et sens là, attention à l'interprétation foireuse. Elle se montrait timide, mal à l'aise, fragilisée peut-être, tout ce qu'il fallait pour la mettre en condition de proie, mais pas pour des mangeur de chair, plutôt pour le croqueur de petites fesses. Il avait gagné la façade sud le temps qu'elle le rejoigne avec son propre sac de voyage, ce qui ne lui était pas tâche aisée vu sa grimace et cela fit rire intérieurement le grand gaillard, elle n'en paraissait que plus mignonne à jouer la porteuse pour le mâle, à écrire avec cet orthographe ou un autre selon l'envie. Il l'observa le rejoindre avant de poser le fameux regard au loin lui donnant l'impression de voir quelque chose puis de s'avancer le long de la façade.

Il avait beau être insolent face au danger et impétueux, même si il préférait audacieux et passionné à choisir les termes, il n'était pas idiot et avait bien l'intention de rester en vie. C'est pourquoi c'est sans trop se presser et avec prudence qu'il longea la façade, scrutant l'angle qui donnait sur le jardin en envisageant sans l'espérer qu'une tête décharnée leur fasse un coucou gratuit et plus encore. C'est dans la progression qu'il sentit le corps de Cassandra se rapprocher contre le sien jusqu'à s'y coller, et même bien s'y coller, ce qui le surpris un peu et lui fit arquer sans la regarder, juste en tournant les yeux, un sourcil intéressé. Ça, si ce n'était pas une ouverture modèle géant avec un panneau de signalisation bien visible marqué : fonce et STOP surtout pas, il ne connaissait rien aux opportunités et il ne lui en fallait pas beaucoup plus pour la capter, cette fameuse opportunité. C'est pourquoi il se stoppa, bien que rien ne s'était manifesté encore, même si l'aura de danger continuait de grossir car tout portait à croire que des monstres pourraient s'approcher suite au coup de feu, laissant le petit rictus qui s'était dessiné sur son visage disparaître avant qu'il ne se tourne vers la jolie blonde tout contre lui.

Ainsi face à elle, il pouvait sentir le toucher involontaire mais fort gracieux de sa poitrine à travers sa chemise bleu à carreaux et son souffle chaud tandis qu'il la regardait de haut, ce qui forcerait la jeune femme à lever ses yeux gris, un tout qui eu son petit effet sur l'homme et Hector - son fidèle compagnon planqué sous la ceinture, mais il évita de s'emballer, laissant simplement ses propres yeux bleus clairs perçants scintiller du désir qui l'animait et pas besoin d'être le Dr Lightman pour s'en rendre compte. De toute façon, il ne cachait pas et moins encore en cet instant que ce petit bout de femme aux cheveux d'or lui plaisait, un nouveau sourire aux lèvres closes et plus nuancé en ce sens marquant son visage. Si le moment pouvait être relevé d'incertitude à ce que le grand gaillard allait faire, surtout vu son regard espiègle et sa forte proximité - plus que ça il l'enlaçait sous la taille pour l'embrasser passionnément à l'improviste, il commença plutôt par passer la pelle en la retournant du geste dans son dos pour la récupérer de la main gauche, le mouvement ample vu la taille de l'objet. Puis ensuite en effet vint se pencher et amener son visage si proche du sien que le bout de leurs nez respectifs se frôleraient presque, mais au dernier moment, quand elle aurait pu croire qu'il allait saisir ses lèvres sans demander son accord, elle put sentir qu'il saisissait de sa main droite libérée le sac dans la main gauche de la jolie blonde. Et si elle avait reculé devant son manège, il aurait tout de même intercepté le sac.

Une attitude très claire dans l'intention, puisqu'il n'aurait pas eu besoin d'en faire tant si c'était juste pour le sac, mais lui donnait aussi l'occasion de voir comment elle réagirait à cette très forte proximité, d'autant plus qu'il était toujours torse-nu et pectoraux saillants pile ou à peu près au niveau du visage de la jeune femme, lui de son mètre quatre vingt seize et elle de son mètre soixante douze, de quoi soit accroître une intensité mutuelle, soit la mettre totalement mal à l'aise si elle n'avait aucune attirance. Direct vous dites ? Bien sûr, après tout l'on a rien sans rien et tourner autour du pot cent ans ne servirait pas à grand chose, sa seule limite étant que même si elle aurait pu paraître réceptive à son approche, il ne l'aurait pas embrassée, pas tout de suite en tout cas. A la fois pour éviter d'être trop direct justement, au risque de la braquer et pour faire durer un peu le plaisir en laissant planer le doute et le désir, c'était plus drôle ainsi. Certes ils se connaissaient depuis moins d'une demi-heure, mais techniquement il ne lui en avait jamais fallu plus que ça en boite de nuit ou dans les bars pour accrocher une nana. Finalement, une fois le sac récupéré de sa main, il le hissa à son épaule dans le brouhaha métallique des armes à l'intérieur et se dégagea sur le coté, tout en restant proche, pour récupérer la pelle de la main droite.

C'est ainsi l'autre libérée qu'il vint glisser sa main dans le dos de la jolie blonde et l'y poser pour l'inciter à avancer, jetant un coup d'oeil derrière eux et conservant sa proximité même si elle n'avait pas été réceptive, pour garder la main mise sur la situation et sur elle. Evidemment que c'était avant tout l'angoisse et la peur qui avaient du la pousser à se coller à lui, mais ça n'avait pas d'importance outre l'opportunité en soi d'établir un contact plus intime et un homme, un vrai, se devait de ne pas craindre l'opportunité et dans son cas c'était tout l'inverse : toutes les occasions étaient bonnes, aussi petites soient-elles. Afin de détendre l'atmosphère et capter la potentielle et même assurée réflexion de la jeune femme après ce qu'il venait de se passer, il s'empressa de se lancer dans un petit monologue bien à lui :

« Avançons, autant ne pas jouer avec le feu, mais pas besoin de t'angoisser autant. J'avais un oncle, il s'appelait oncle Jonathan mais on l'appelait Joe, ou Joe le clodo entre frères. L'oncle Joe c'était le genre bretelles serrées, gros ventre plein de bière et le nez rouge bien cliché de l'ivrogne qui passait son temps à se picher la calebasse, prendre une biture, à se murger la gueule, se torpiller le caisson, se pitancher... enfin tu vois le genre. Un jour, j'avais pas plus de douze pommes mais je me rendais déjà compte d'à quel point il était raide et un peu misérable, et je lui ai demandé - même si il était plein comme une barrique : dis tonton, pourquoi tu passes ton temps à te beurrer ? Ça te dérange pas que tout le monde te voit comme un raté qui fout rien à part se noyer dans ses bouteilles ?

Bien sûr je m'attendais à m'en prendre une, la bonne tartine à te faire faire trois tours dans ton slip sans toucher l'élastique. Mais il en a rien fait. Il m'a plutôt regardé, a rigolé - en m’assommant avec son haleine de bison au passage et m'a répondu très tranquillement : tu sais mon grand, la vie c'est comme une boite de capotes bon marché. Tu sais jamais si l'outil va péter en pleine bourre, mais au final c'est pas grave, car quelque soit la matière ou le goût du machin, ce qui compte, c'est le plaisir que tu vas prendre avec la coquine que t'as collé dans ton lit et ça vaut tous les risques, parce que le plaisir c'est ce qu'il y a de plus précieux dans la vie. Peu importe la merde que les autres ont dans la bouche, contente toi de t'intéresser à remplir celle d'une coquine de ton nectar aussi souvent que possible. »


Le grand gaillard se mit à rire avec amusement et de sa voix grave, gardant un volume assez bas en approchant de l'angle de la maison lentement, la pelle pointée en avant car il n'oubliait pas leur situation, mais tendait à dissiper la crainte de la jeune femme par sa propre légèreté - excessive dans un sens. Il lui jeta un coup d'oeil faussement sceptique puisque amusé, mimant la grimace, puis reprit.

« Bon c'est sûr, c'était un gros dégueulasse et je vais pas prétendre que j'ai été très peiné quand il est mort d'une cirrhose, mais ce qu'il m'avait dit ce jour là m'a marqué parce que tout ce que j'ai vu et vécu ensuite, m'a fait comprendre qu'à sa façon bien bourrin il avait tout compris à la vie. Ce genre de risques, tu en prendras ou ils s'imposeront à toi sans que tu ais rien demandé, tu seras forcée à nouveau d'achever ces choses, pour défendre ta vie et t'aimera sans doute pas plus ça qu'aujourd'hui, à moins que ta vision des choses changent, mais c'est pas grave. La fatalité on y peut rien, que notre quotidien soit parti en vrille pour être remplacé par ce foutoir, on y peut rien non plus. Faut prendre la vie comme elle vient et profiter de ce que l'on peut en tirer de bon, c'est la meilleur façon de s'en sortir même dans un environnement comme ça.

On va te dire que les bandits avec leurs armes et leurs grandes gueules sont les plus dangereux, que les morts avec leurs dents pourries et leurs tronches enfarinées sont ce qu'il y a de pire, c'est pas si vrai que ça. Ce qu'il y a de plus dangereux et de pire, c'est ce que t'as dans la tête, ton moral et ta volonté à aller de l'avant. C'est encore plus vrai aujourd'hui, si tu as envie de quelque chose, qui peut te faire du bien, qui peut te donner envie de continuer, ou ne serait-ce que t'apaiser un peu, fonce, réfléchis pas et oublie ce que t'as vécu de moins bon autant que possible. Et un jour, quand tu auras sauvé le monde et qu'on sera assis autour d'une table à se boire un bon champagne en laissant l'apocalypse derrière nous, on saura que malgré tout ce que l'on aura pu prendre dans la gueule, on a vécu nos vies sans regrets. Te mine pas pour ce que t'as été obligée de faire il y a deux minutes, occupe toi de ce que t'as envie de faire tout de suite. »


Sur ces mots pleins de morale approximative mais solide et de sous-entendus pas tout à fait désintéressés, mais se voulant plein d'intérêt pour elle, il vint s'accoler au mur en la poussant contre, près de l'angle, puis s'employa à saisir sa pelle des deux mains et opina du chef dans sa direction avec un air très serein, y rajoutant même un petit mouvement de lèvres l'air de dire : tout roule.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Ven 13 Mai - 1:48
Ce n'est que lorsque Adam se stoppe que je me rend compte que je me suis collée à lui et le pire dans tout cela c'est que son mouvement d'arrêt que je n'ai pas vu venir me fait me serrer un peu plus contre lui en imaginant déjà qu'un danger rôde devant nous, que l'on va encore devoir affronter des infectés. Avant même que je puisses faire un pas en arrière pour m'écarter de lui, et retrouver une distance raisonnable entre nos deux corps, il se tourne faire moi me faisant face. En réflexe ma tête se lève vers lui et nos yeux se croisent, regard au coloris si similaire et pourtant si différent du mien pendant que ma main droite vient se poser sur son torse nu. Sans doute pour essayer d'ériger une frontière entre lui et moi, chose totalement obsolète s'il en est d'autant plus qu'à ce contact, mêlé avec la manière dont il me regarde, je peux sentir mes joues rosir plus que de raison.

Reculer et m'écarter, je ne penses qu'à cela pourtant je reste statufiée à le regarder sentant un trouble certain envahir mon corps, une sensation que je connais bien l'air de rien : l'envie. Sauf que ce n'est pas normal que je ressente cela pour cet homme là, un presque parfait inconnu, d'aussi loin que je me souvienne c'est une première pour moi et cela me perturbe un peu plus. Trouble qui grandit encore alors qu'Adam se penche lentement vers moi nos visages se retrouvant à quelques centimètres l'un de l'autre me faisant rougir un peu plus. Je suis partagée entre deux pensées, celle où j'aimerai qu'il comble le vide entre nous pour venir m'embrasser et celle où je ne veux surtout pas qu'il essaye une telle chose, je ne suis pas ce genre de filles !

Un certain soulagement me saisit quand je sens le sac m'être ôté de la main pour rejoindre son propriétaire légitime. Je peux vous assurer que le dit soulagement ne vient pas du poids qui m’encombrait mais de l'acte en lui même ou de l'absence d'acte selon comment on prend les choses. Adam finissant par se redresser, j'ai l'impression d'être libérée d'une emprise qu'il aurait sur moi ce qui me permet de baisser le regard pour venir fixer le sol avant de faire un pas en arrière. Quelle idiote je fais, l'homme voulait simplement récupérer ses affaires et moi j'y ai vu autre chose et maintenant il va me prendre pour quoi en ayant réagit ainsi ? Le fait que je n'ai que rougit n'arrange en rien la situation alors qu'Adam n'a pas pu louper cela, il aurait fallu être aveugle pour ne pas voir mes réactions !

L'homme vient glisser une main dans mon dos me donnant une légère impulsion pour avancer et continuer notre progression et si je ne résiste pas à son geste, je ne le regarde pas pour autant, je n'y arrive tout simplement pas. Même alors qu'il prend la parole pour conter une histoire à laquelle je ne comprend pas grand chose sur le coup, surtout avec son langage que je qualifie de vulgaire. Que cherche t-il à me dire ou m'expliquer ? Je n'entrevois la réponse qu'en l'entendant s'adresser plus à moi qu'à lui même ou du moins que son histoire passe à des choses du présent. Relevant la tête et mon regard vers Adam, j'entrouvre la bouche pour lui répondre du tac au tac que jamais je ne pourrais m'habituer et encore moins aimé ce genre de faits sauf qu'aucun son ne sort de ma bouche. Je suis frappée par certaines de ses paroles à vrai dire et malgré sa façon de parler je m'aperçois que je lui donne raison sur certaines choses. Sauf que de mon point de vue, j'ai un sacré problème avec sa philosophie de vie ce qui termine par me faire parler à mon tour.

- Et on fait comment pour profiter de la vie comme tu dis ? C'est quelque chose que je ne sais pas faire.

Moi et manque d'aptitudes sociales même si j'aime profondément le genre humain et que je n'hésite pas à parler avec tout le monde j'ai certains déficits là dessus. Quant au concept de la détente, de s'amuser, de profiter de la vie n'en parlons pas c'est quelque chose d'inconnu pour moi du moins avec le sens que donne Adam à cela et peut-être même tout court. Rien que prendre des vacances au sens commun du terme, je ne l'ai jamais fait mes patrons devaient me forcer à quitter mon laboratoire et ne pas revenir pendant quelques jours me disant de me changer les idées et moi je passais mon temps dans mes bouquins, mes formules et tout le reste. Enfin visiblement l'heure n'est pas à la parlote alors que l'homme m'a poussée contre le mur avant d'empoigner à deux mains sa pelle me faisant ainsi comprendre que le moment est venu de regarder ce qu'il se passe au delà de l'angle de ce mur et de poursuivre notre route.

Adam West

Anonymous
Invité
Lun 16 Mai - 17:31
Leurs regards s'étaient croisés, eux qui étaient si proches qu'ils auraient pu s'étreindre pleinement, là, tout de suite, en faisant abstraction du reste. Pour ne rien diminuer de l'intensité sexuelle qui s'emballait entre eux, elle posait sa main sur son torse. Alerte ! La pression a dépassé le seuil critique, si son esprit stratégique ne l'avait pas retenu, il l'aurait soulevée par les cuisses contre le mur de pierre et ça aurait été bestial, mais ne nous emballons pas, pas encore. Et l'on peut dire qu'il s'était fait violence et avait déployé une énorme énergie pour se retenir de lui sauter dessus - pas au littéral évidemment. Elle garda sa main contre sa peau et ses joues rosirent, l'étalon lui faisait de l'effet, c'était une certitude à présent et cela affirmait sa confiance de mâle dans l'entreprise qu'il mettait sur pied. Elle était toute chaude, il pouvait la sentir d'ici, la chaleur de son corps et la douceur de sa peau blanche, de quoi lui gonfler les sens si le besoin était, plus qu'il n'en fallait, moins que lorsqu'il venait mêler son souffle au sien en étant si proche de ses lèvres. Ses yeux noyés dans les siens, il pouvait presque distinguer son âme et il aimait ressentir cela.

Paradoxalement à sa condition d'homme violent et rustre au profil de sociopathe assumé, il était très réfractaire à la condition des psychopathes outre une bonne culbute avec une femme de ce genre en passant. Car cet état excluait toute forme d'émotion et de sentiment, de ressentiment, un vide béant sans âme, un froid glacial dont on ne pouvait tirer que l'illusion de quelque chose. Et putain, ce qu'il aimait pas ça. Alors qu'avec une fille comme sa petite scientifique, douce et si humaine, si posée et pleine d'émotions, il y avait beaucoup, beaucoup de choses à ressentir et faire potentiellement ressentir, provoquer la passion même éphémère ou la folie pure, la tranquillité qui lui donnait l'occasion d'un break dans sa vie énervée ou une audace commune à se plonger dans les désirs les plus inavoués sans se poser de question, juste en expérimentant, sans remord ni regret et même si ce devait être le cas pour la fille qu'il avait en face de lui, il pouvait largement s'en accommoder et faire en sorte de désamorcer la situation. Il l'avait déjà fait, alors que face à quelqu'un qui ne ressent rien, autant essayer de séduire une porte de prison et s'y frotter en grognant pathétiquement de plaisir, dans d'un tel manque de réciprocité qu'il préférerait presque se débrouiller avec madame Cinqdoigts. On a dit presque, car quelque soit la philosophie de vie que l'on adopte, rien ne vaut une bonne paire de fesses bien humide là où il faut et des gémissements libérés, peu importe l'état mental de la partenaire du moment.

Elle avait l'air d'attendre qu'il passe à la suite, elle semblait troublée, mais pouvait le vouloir. Le voulait-elle ou était-elle simplement paralysée par cette approche dominatrice ? L'un dans l'autre aux yeux du grand gaillard, ça se valait, car dans les deux cas elle s'était montrée accessible et prenable, voilà qu'il avait sa réponse et cette réponse lui plaisait. Mais il préférait prendre ce fameux sac et passer à la suite, de façon à ce que la prochaine fois qu'il tentera cette approche dans un lieu calme, ce qui pourrait survenir plus vite qu'imaginé et les morts-vivants y aidaient par le coup de feu qui lui donnerait le moyen de la coincer dans une pièce, ça puisse être aussi sérieux dans le but recherché qu'elle ne soit pas surprise et prouve être bel et bien désireuse, même si c'est sur un coup de tête. Après tout beaucoup de femmes avaient découvert l'orgasme sur un coup de tête et par les coups de reins puissants de l'étalon. Il était sûr de lui, très sûr même et quelque part, il était certain qu'à la prochaine approche pour aller au bout des choses elle ne le repoussera pas.

Elle se laisse ensuite faire et ne répond pas tout de suite à ses mots, entrouvrant plutôt la bouche, et autant dire qu'il voulait la voir ouvrir encore plus grand cette sulfureuse bouche, dans d'autres circonstances et pour goûter à un met... très consistant. Le fantasme était une fin en soi, d'aucuns diront que le fantasme doit le rester et que la réalité est souvent bien loin de ce que l'on a désiré, que l'acte est toujours plus décevant que l'imagination. Un discours de perdant, les mots qu'auraient ceux qui ne sont pas capables d'être à la hauteur de leurs désirs et de ceux de leurs partenaires. Adam était convaincu que ce n'était pas son cas et des fantasmes, il en avait déjà réalisé bon nombre. En soi, obtenir de la jolie blonde une mise en bouche digne de ce nom accompagnée de gémissements surfaits les mains attachées était là un fantasme qu'il ne considérait pas si inaccessible, loin de là. Quand il en vint à se planquer contre le mur, devant s'accommoder du sac fort gênant qu'il coinçait à demi dans son dos puisqu'il le portait à l'épaule, il trouva tout de même le moyen d'empoigner à peu près correctement sa pelle et de rester planqué quelques instants dont il profita pour caler une réponse claire et directe tout en ayant un coup d'oeil du coté de l'angle.

« Trois mots : imagination, application, satisfaction. Imagine que c'est une formule et démystifie-la, tu verras, il n'y a pas plus facile à faire quand on se détend un peu. »

Le temps de terminer et il perçut, presque aussitôt, une sorte de grognement inhumain, cependant il ne venait pas de l'angle vers lequel ils se dirigeaient, mais du coté de la rue d'où ils venaient. Un coup d'oeil par réflexe et le grand gaillard ne vit rien, pas encore. La créature, où qu'elle puisse être ne s'était pas encore dévoilée à eux et de ce fait, eux ne s'étaient pas dévoilés à elle. Le plus important était qu'elle ne soit peut-être pas seule, une chose à noter en revanche, quelque soit l'endroit où elle se trouvait à l'origine elle avait fait vite, très vite, ils devaient se dépêcher avant que toute la zone soit occupée par les morts. Revenant devant lui, il prit une bonne inspiration en agrippant sa pelle, puis marqua un temps durant lequel il se convainquit avant de sortir d'un vif appui de sa jambe droite pour s'extirper de sa planque et faire face à l'arrière de la maison, se préparant à affronter les morts qui les attendaient peut-être.

Et à présent devant le fait accompli, il ne découvrit... aucun mort. L'arrière de la maison, composée d'un jardin bien trop vert et beau, sans aucune mauvaise herbe ni hauteur, donnant l'impression d'un parfait entretien, s'avérait être en réalité parfaitement synthétique. C'était à se demander si les gens de ce quartier avaient été à ce point friqués pour se payer un jardin synthétique, rien que cela. Bien sûr aujourd'hui ça n'avait plus aucun sens ni aucune valeur, mais force est d'admettre que c'était agréable de voir un beau jardin une fois de temps en temps. Tout ce domaine n'avait que des jardins à l'abandon qui ne ressemblaient plus à grand chose, le seul point qui faisait tâche ici était les herbes marquées de sang près de la porte arrière, preuve d'une baston très violente qui avait du avoir lieu. Peut-être que les propriétaires étaient passés à la casserole. De sa position, il fit signe à Cassandra de venir si ce n'était pas déjà fait et ne traîna pas à s'approcher de la porte en question. Au niveau du sang, il pouvait distinguer une chose, un objet qui écrasait l'herbe à cet endroit et était presque caché par l'amas à la fois rouge et noirâtre : un os, une partie de la jambe probablement de ses quelques grossières connaissances en anatomie pour avoir lui-même expérimenté la constitution humaine dans le passé - pour la science bien sûr. L'os avait été en bonne partie rongé mais il restait quelques morceaux de chair ici et là qui avaient déjà bien avancé en décomposition. Le massacre avait du avoir lieu il y a un bon moment.

Il se désintéressa de ce reste humain et plaça sa botte droite dans le sang séché pour se placer devant la porte, puis posa la queue de la pelle sur l'herbe sans vie afin d'y prendre appui et de l'autre main exerça une pression sans détour sur la poignée : la porte réagit bien en libérant la serrure, c'était ouvert.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Mar 17 Mai - 15:36
Finalement Adam prend le temps de m'expliquer à sa manière comment je suis censée arriver à profiter de la vie, le faisant en trois mots mais surtout ce qui m'amuse c'est de l'entendre me dire que je dois prendre cela comme une formule. L'entendre me répondre ainsi me détend quelque peu également alors qu'il a l'air de ne pas m'en vouloir de mes réactions juste avant ou alors il fait celui qui n'a rien vu exprès pour une raison qui m'échappe pour le moment. Par contre concernant le fait de me détendre pour y arriver me laisse perplexe comment veut-il que je parvienne à cela, un lâché prise sans doute sauf que je suis perpétuellement dans le contrôle enfin presque si on omet mon rougissement d'il y a deux minutes. À croire que même les infectés veulent me donner raison alors que l'un d'eux se fait entendre derrière nous, j'ai pourtant fait attention à cela pendant qu'on avançait.

Le râle de l'infecté me fait sursauter et reporter mes yeux vers la rue par laquelle nous sommes arrivés, pour le moment on l'entend mais on ne le voit pas, ce qui laisse penser qu'il ne nous a pas vu non plus. Ce qui n'est pas forcément rassurant puisque cela veut dire qu'il y en a encore pas loin de nous, ils seront de toute manière toujours trop proche de nous, de moi. Du coin de l'oeil je perçois le changement de position d'Adam, laissant mes azurs se reporter sur lui alors qu'il prend une impulsion pour franchir l'angle de la maison. Un peu comme s'il voulait se donner le courage nécessaire pour affronter l'inconnu. Bien malgré moi, ma respiration se suspend dans l'attente du verdict : d'autres infectés ou la voie est-elle libre ? Cette attente qui me paraît une éternité m'angoisse avant qu'un soupir ne franchisse mes lèvres au signe qu'Adam m'adresse.

C'est à mon tour de découvrir le fameux jardin à l'arrière de la demeure et la première vision du lieu, une fois l'angle passé, me laisse surprise et intriguée. Le temps nécessaire à mon cerveau d'analyser les informations transmises par mes sens et je comprend alors que la pelouse sur laquelle mes pieds viennent de se poser est tout sauf naturelle. Mon inspection visuelle de l'environnement fait, je m'avance à la suite d'Adam ne loupant pas les traces rouges sur le sol trop vert. En approchant je discerne maintenant un os à moitié caché, ce qui me met de nouveau dans une dualité, le dégoût que je ressens à cette vision alors que je me doute de comment a fini le propriétaire de l'os et de l'autre côté la fascination de la scientifique qui veut absolument découvrir de quel os il s'agit. Bien entendu c'est la scientifique qui l'emporte et je me penche légèrement pour mieux discerner les contours de l'os malgré la chair restante en décomposition. Fibula, communément nommé péroné et si je me demande bien où est passé le tibia et le reste de la jambe, je n'ai pas vraiment envie de le savoir.

Pendant mon observation, Adam de son côté se met en position pour ouvrir la porte vitrée marquant la limite entre la maison et le jardin. Si je me fie au vitrage et à la logique des constructions, on devrait entrer directement dans le salon de la demeure. Mais pour le moment Adam fait jouer la poignée et celle-ci s'ouvre lentement, c'est déjà ça même si on ne sait pas quel secret peut encore cacher l'intérieur de la maison. Restant derrière l'homme, j'écoute attentivement les hypothétiques sons en provenance de l'intérieur mais force est de constater que rien ne bouge et ne se rue vers nous. Certes je ne crie pas encore victoire mais cela augure un peu plus de calme que l'on en a eu jusqu'à maintenant et dès que Adam juge que le moment est venu d'entrer dans la maison, je le suis restant quelques pas en arrière par précaution.

Comme je le pensais la porte donne directement sur un vaste salon qui a l'air d'avoir été retourné dans tout les sens. Les coussins du vaste canapé en cuir autrefois blanc sont éparpillés sur le sol, la télé à l'écran brisé jonche le sol alors que les tiroirs et portes de son meuble initial sont tous ouverts, d'ailleurs chaque meuble de la pièce a portes et tiroirs ouverts et s'il reste des tableaux sur les murs ceux ci penchent lamentablement pendu à leur accroche. Pour compléter la scène des traînées et projections de sang devenus noirâtres se font voir un peu partout alors qu'autrefois la décoration devait être celle de personnes aisées. Bien que je peux discerner à travers ces restes que les propriétaires avaient quelques lacunes niveau décoration, certaines choses n'allant pas du tout ensemble. Mais bon tout le monde ne peut pas jouer au riche et avoir le goût qui va avec.

Étant donné que je ne vois, ni ne perçois de danger imminent, je me décale enfin de derrière Adam et si je referme en premier lieu la porte donnant sur le jardin je vais ensuite à ses côtés marquant un bref temps d'arrêt, juste ce qu'il faut pour lever mes prunelles azur vers lui et lui glisser.

- Je vais voir si je trouve quelque chose à la cuisine.

Bon d'accord il faut d'abord que je trouve la fameuse cuisine mais cela ne devrait pas être trop difficile alors que le salon donne en face de moi sur ce qui ressemble en tout point à une salle à manger, l'accès pour la cuisine ne doit pas être bien loin. Pour la première fois depuis qu'on est parti, je passe devant Adam avançant lentement et avec prudence, je n'ai pas autant d'assurance que lui peut avoir mais il faut bien que je me lance. Et puis le fait d'être dans une maison avec des murs autour de moi, entre les infectés et moi devrais-je dire me donne l'impulsion nécessaire pour ne pas faire que le suivre. Le salon se laisse traverser sans qu'aucun bruit suspect ne vienne briser mon élan, je me retrouve vite au début de la salle à manger sous l'arche de pierre marquant une séparation entre le salon et cette pièce.
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