Haut de page
Bas de page



 

[CS, A, 2] Eve, mon Eve, ne sois pas jalouse - 19/03/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Excursions

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Adam West

Anonymous
Invité
Ven 20 Mai - 0:45
A l'ouverture, le duo découvrit un salon complètement retourné, à croire que des gangstas zombiesques ne s'étaient pas contentés de tuer tout le monde et avaient pris soin de foutre le boxon pour se la jouer rebelle, à moins que ce ne soit le fait de pillards venus tout fiche en l'air à la recherche de choses à prendre. La deuxième option était la plus probable, mais aussi la plus emmerdante : si des connards étaient déjà passés pour saccager les lieux, alors il y avait fort à parier qu'ils aient déjà tout prit ou presque, ce qui n'était pas une bonne nouvelle car même si le fait de se dégourdir les jambes et se farcir quelques charognards pour retrouver un savoir-faire échappé se justifiait en soi, ils étaient aussi sortis pour essayer de dénicher de la bouffe en premier lieu et du matos en second.

Le Son of Chuck lâcha la poignée en récupérant furtivement l'emprise de sa pelle tandis qu'il entrait, jetant des regards concentrés et précautionneux ici et là, appréhendant qu'un mangeur de chair ne les gratifient d'un "coucou" soudain en bondissant de derrière un fauteuil ou une arche de porte. Rien ne se présentait, ce qui était la bonne nouvelle qui atténuait un peu les mauvaises de prime abord. Il se foutait complètement de la décoration ou de la disposition du boxon, ne s'attardant ni sur les meubles, ni sur la télé cassée et les toiles de peintre, ou ce qu'il aime appeler des trous d'uc qui jouissent sur du papier. C'est surtout les traces de sang, même si aujourd'hui c'était très répandu, qui attirèrent tout de même son attention et il suivit du regard la direction de la substance largement séchée en s'arrêtant au milieu du salon. Il posa le manche de pelle sur le sol à sa gauche, saisit le sac à son épaule par sa main droite libre et le fit glisser le long de sa cuisse avant de le lâcher sur le sol dans un modéré bruit métallique, puis redressa les pommettes en étirant les yeux, s'interrogeant.

Il n'était pas particulièrement pressé de faire le tour de la baraque, puisque sa poupée blonde avait fermée la porte derrière eux et que le danger initial était à l'extérieur, c'était plutôt les risques à l'intérieur qui le préoccupaient. Le problème était simple : s'il y avait un rôdeur dans la maison et qu'ils tombaient dessus, il y aurait baston et donc du bruit, et ce bruit ne manquerait pas d'attirer les éventuels charognards qui furètent dehors. Il fallait de ce fait s'y prendre avec minutie, quelque chose à laquelle le grand gaillard n'était pas habitué mais aujourd'hui qu'il se sentait démuni de beaucoup de ses capacités d'avant... ce qui a pu se passer, il ne pouvait plus se permettre de foncer dans le tas aussi aisément. Ça lui rappelait d'ailleurs ce qui avait eu lieu le premier jour de leur arrivée dans ce camp, enfin camp... c'était un grand mot pour désigner ce boui-boui sans défense ni organisation, quoi qu'il en soit, il s'était plusieurs fois remémoré même s'il faisait mine de rien, le moment où il avait essayé d'en coller une bien sentie à l'autre blondinet beaucoup moins séduisant et ce mal de crâne harassant qui l'avait mis à genoux, de voir le blondinet en question étalé sur le sol des mètres plus loin à pleurer ses couilles en morflant.

Il n'avait pas revu le phénomène depuis, même quand il avait été confronté à cette centaine de mordeurs au motel en ruines - bon il exagérait peut-être les chiffres mais ça ne changeait pas grand chose, et cet élément supplémentaire, celui du risque d'avoir un mal de crâne soudain et d'être neutralisé temporairement, rendait plus délicats les risques. On pouvait se dire que cette réflexion sortait un peu de nulle part, lui qui était joyeusement allé au charbon contre trois morts-vivants il y a dix minutes, mais il était vrai qu'il n'y avait pas pensé sur le coup, embaumé par ses pulsions violentes et ce sentiment de puissance que lui avait procuré le défonçage de crâne dans la cour du camp. Ses écorchures lui faisaient d'ailleurs un peu moins mal maintenant, sans s'être vraiment calmées puisqu'il n'avait pas prit le temps de nettoyer tout ça et nul doute que si ça lui avait donné plus de rage à l'oeuvre, à présent que l'adrénaline retombait, les brûlures se rappelaient à lui très désagréablement.

C'est durant ce temps d'arrêt que la poupée vint à sa hauteur et levait ses beaux yeux pour lui parler, ce à quoi le grand gaillard répondit en détendant ses traits pour venir la regarder également - lui baissant la tête à cause de sa large domination physique, avant de lui donner du clin d'oeil et à voix basse :

« Si un méchant te surprend, cri mon nom, ça me fera plaisir de voler à ton secours. »

Il se décala sur sa gauche en passant derrière elle au moment où elle entamait la marche vers la cuisine et vint lui asséner une petite fessée de sa main libre en reluquant son très séduisant et rebondi postérieur, omettant ses questionnements d'un instant plus tôt pour se dire une fois de plus et d'une pensée encore plus envieuse comme il aimerait bien empoigner ses hanches nues et caler son bassin contre ses formes pour lui donner toute sa passion bestiale. Son geste avait été impulsif, franc et s'il n'avait guère mit de force, se contentant d'une bonne tape un peu claquante mais pas trop pour ne pas non plus alerter les potentiels habitants non-morts, il y avait en revanche mit tout son gros coeur de mâle avide de débauche. Il ne se posait pas la question de savoir si ça lui plairait ou non, il était certain que l'initiative la surprendrait mais qu'au final ça lui plairait, même si elle faisait mine de le gronder et elle ne le fera sans doute pas tout de suite vue la situation, mais il trouverait très amusant de la voir faire semblant de s'indigner pour le principe, histoire de montrer qu'elle n'est pas une fille facile même si le Son of Chuck savait pertinemment qu'il y avait quelque chose d'électrique entre eux. Et si elle se contentait d'être surprise et de rougir à son geste, voir de laisser échapper un petit sourire, ce serait encore mieux.

Il ne devait pas succomber tout de suite à ses autres pulsions, il fallait prendre son mal en patience, il y avait encore du boulot. Il commença par s'approcher du foutoir du salon, écrasant des morceaux de porcelaine qui gisaient au sol, sans doute de la vaisselle hors de prix qui avait été dispatchée en dizaines de parties, et fit un bref tour peu emballé en tirant complètement les tiroirs pour voir l'intérieur et constater qu'il n'y avait plus rien d'intéressant autre que des stylos vides d'encre, bouts de papiers, des restes de vase, de la vaisselle presque intacte issue du buffet, des espèces de petites statues à la con cassées et autres babioles en veux-tu en voilà toutes plus inutiles les unes que les autres. Pareil pour la table basse et le meuble télé, il n'y avait vraiment plus rien à prendre. Un constat irritant pour le grand gaillard qui se laissa tomber assis sur le canapé, déposant sa pelle à coté de lui et le bras sur le dernier coussin encore à demi retenu sur ce meuble plutôt très confortable, soufflant longuement en regardant autour de lui et en tapotant des doigts sur le manche de la pelle, il s'intéressa ensuite d'un coup d'oeil à la pièce voisine où Cassandra s'était dirigée, constatant qu'elle n'avait pas encore criée, donc n'avait pas été attaquée par un monstre pour le moment - ni par ses coups de reins possessifs à venir.

Rien que l'idée de devoir faire le tour de cette baraque sans doute déjà pillée en espérant trouver ne serait-ce qu'un sachet de pain de mie le gonflait d'avance, mais il fallait ce qu'il fallait après tout, tout comme il avait une fille à impressionner plus que ce n'était déjà fait. Pour se motiver à se relever, il dressa la main du coussin et frappa dessus un bon coup tout en se hissant dans le mouvement pour se mettre debout. Il se tourna et tendit la main pour saisir le manche de la pelle puis se figea subitement, son attention se remettant en marche alors qu'il se rendait compte qu'au moment où il avait frappé le coussin en tissu rembourré, il avait senti une espèce de boule au toucher qui n'avait rien de semblable au coton et même, lui avait donné une impression de solidité. Il se replaça droit, posa un regard inquisiteur sur le fameux coussin en penchant la tête quelques instants et finit par le saisir d'un geste de main avant de l'amener à lui, le tournant dans tous les sens jusqu'à trouver la fermeture éclair du tissu sur lequel il tira. La chose lui fit de la résistance, malheureusement il en fallait plus pour dissuader le Son of Chuck qui s'énerva dessus jusqu'à ce que la fermeture cède en se déchirant, ce qui le motiva à attraper la nouvelle ouverture des deux mains pour tirer des deux cotés et achever de mutiler le coussin.

Dès que ce fut grand ouvert, il soutenu l'objet d'un bras et plongea la main aux trois imposantes bagues dans le coton, fouillant jusqu'à sentir à nouveau cette matière solide qu'il vint tâter, reconnaissant le toucher du plastique et empoigna la chose qu'il sortit complètement de sa cachette. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il fut au moins surpris et surtout ravi de voir sa trouvaille : un sachet plein à craquer de cannabis et il n'avait aucun mal à reconnaître ce met fameux dont il avait de si nombreuses fois abusé que c'était l'une des dernières choses que pouvait effacer sa mémoire, même en revenant de la mort.

« Ho-ho, on dirait que c'est noël. Adam mon grand, tu vas te régaler et pas qu'un peu. De la bonne herbe, une jolie nana, de bonnes bastons gagnées... reste plus qu'à tomber sur une réserve cachée de Twinkies et de porc caramélisé, et tu seras au paradis. »

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Ven 20 Mai - 13:54
Alors que j'annonce à Adam que je vais faire un tour à la cuisine pour voir s'il reste de la nourriture ou autre chose, il me répond de ne pas hésiter à crier son nom au cas où, chose qui va de soit. Bon l'appeler lui en le nommant peut-être pas mais crier pour appeler à l'aide, il est clair que je le ferais sans qu'on me le dise mais au moins je sais à quoi m'en tenir maintenant il ne me lâchera pas si un danger se pointe. Je n'en doutais déjà pas étant donné ses agissements jusqu'à maintenant mais cela fait toujours plaisir de voir que l'on peut compter sur quelqu'un même un homme aussi particulier qu'Adam, à mes yeux en tout cas qui sait si pour les autres il n'est pas parfaitement normal. Entamant mon mouvement avant pour rejoindre la salle à manger, je sursaute quelque peu quand la main de l'homme vient claquer mes fesses, je ne m'y attendais pas du tout à celle là et me tournant à moitié vers lui un "Hey !" s'échappe de mes lèvres. Mon visage marquant sans nul doute la surprise dû à son geste tout comme mes joues rosissent à nouveau.

Au moins cette fois-ci je ne reste pas statique à le fixer en parvenant à poursuivre mon élan en avant, tout comme il ne le verra pas mais un léger sourire vient sur mon visage. Sensation plus qu'étrange je me sens presque bien alors qu'il vient de se permettre un geste déplacé et pas vraiment innocent, me faisant songer à de vieilles scènes dans des films les peu de fois où je regardais la télévision. Celle des mecs bourrus à moitié bourrés dans un bar qui cherchent à attirer les serveuses en leur claquant les fesses. Sauf que l'on est pas dans un film, que je ne suis pas une serveuse et que son geste devrait me révolter au lieu de...Finalement je ne me suis peut-être pas trompée tout à l'heure avec l'histoire du sac, il y a vraiment quelque chose entre lui et moi sauf que je ne me l'explique pas du tout. Est-ce que ce soit disant retour à la vie a effacé certaines choses en moi ou encore est-ce mon cerveau qui n'est pas totalement remit en marche normalement, du moins comme avant ? Pourtant je ne me sens pas différente si j’omets le fait qu'Adam me fait de l'effet alors que cela ne devrait pas.

Mes réflexions me poussent jusqu'à la salle à manger qui n'a rien à envier au salon niveau retournement, si la table est toujours debout, les chaises elles sont couchées sur le sol et l'unique meuble de cette petite pièce à savoir un buffet en bois massif a lui aussi les tiroirs ouverts tout comme ses portes. La vaisselle plus ou moins élégante en déborde brisée en morceaux plus ou moins gros, je prend le temps de vérifier malgré tout qu'il ne reste rien de récupérable dedans jusqu'à voir une boite noire à l'intérieur du buffet. Je reconnais immédiatement ce genre d'écrin, mes parents en possédaient plusieurs, ils sont fait pour les couverts de luxe, l'argenterie et ce genre de chose. Dans ceux que nous avions il y avait l'écrin de mon baptême contenant un gobelet en argent ciselé et cristal pur ainsi que des couverts en argent, il y a avait aussi l'écrin pour la ménagère vingt-quatre pièces elle aussi en argent et de ce que je me rappelle il y avait aussi l'écrin de la cuisinière qu'elle rangeait là et ne sortait qu'aux grandes occasions quand elle devait découper un plat devant les invités. Lui contenait une fourchette à trois dents et un couteau de cuisine haut de gamme en acier inoxydable conçus pour résister au temps et au design tournés vers la découpe de tout ce qu'on peut imaginer. Et le coffret que j'ai devant moi me fait penser à celui-ci, je le prend dans mes mains avant de le déposer sur la table près de moi pour l'ouvrir. Bingo c'est bien cela, le coffret contient ses deux pièces...Ah non il n'y a plus que le couteau de cuisine qui est parfaitement rutilant, la maîtresse de maison a dû égarer l'autre pièce. Pas très soigneuse celle là et qui me prouve une nouvelle fois que ceux qui vivaient là avaient beau jouer aux riches ils n'avaient pas l'éducation qui va avec. Tout comme pas très malins ceux qui ont mit la maison à sac et eux aussi sans éducation pour ne pas reconnaître ce genre de coffret et le laisser là.

Refermant le coffret, je le garde dans mes mains pour aller ensuite vers la porte donnant en toute logique sur la cuisine, celle-ci est entrouverte mais pas assez pour que je puisse observer l'intérieur et m'assurer que rien ne va venir se ruer sur moi. Je lance un coup d'oeil vers Adam resté dans le salon et qui a l'air de se débattre avec un des coussins du canapé ce qui me fait soulever un sourcil interrogatif, aurait-il trouvé quelque chose de planqué ? Je le saurais plus tard ou jamais alors que je reporte mon attention sur la cuisine dont je pousse délicatement la porte prête à faire un bond en arrière et à hurler au besoin. La porte poursuit sa route et rien ne vient sur moi ou ne se fait voir ou encore entendre, finalement on va peut-être l'avoir cette paix, en tout cas je peux entrer dans la cuisine et la découvrir. Et elle n'échappe pas non plus au souk des deux autres pièces, bien que certains meubles ici ont leurs portes fermées bien que différents ustensiles jonchent le sol, je m'approche et commence à fouiller pour voir ce que je peux trouver qui aurait échappé au massacre.

L'un des meubles en hauteur m'oblige à me hisser sur la pointe des pieds et...je vais de surprise en surprise aujourd'hui au fond d'une étagère je peux voir des boites et bocaux de différentes tailles. Glissant ma main sur l'étagère elle se pose sur une des boites pour l'en sortir et en lire l'étiquette...Impossible de définir le contenu de la boite c'est écrit en langue étrangère, du français peut-être bien, rapidement je passe en revue les autres boites et toutes sont dans une autre langue. Est-ce pour ça que les boites et bocaux sont toujours là ? Les pillards n'ont pas prit le risque de les emporter sans savoir ce qu'ils allaient découvrir comme nourriture dedans ? Un par un je ramène le tout sur le devant pour y déposer sur le plan de travail finissant par me pencher dessus pour essayer de deviner le contenu des boites et bocaux. Au milieu de ce que j'ai sorti il y a un sachet dont je sais ce qu'il contient des bonbons en chocolat, pour les bocaux se sont des légumes de toutes sortes et couleurs. Je poursuis mon inventaire tranquillement essayant malgré tout d'écouter les bruits autour de moi et savoir ainsi si Adam ou autre chose ne viendrait pas me rejoindre.

Adam West

Anonymous
Invité
Dim 12 Juin - 19:43
Une bonne trouvaille de faite et le grand gaillard rangeait son plaisir à venir contenu dans un sachet dans sa poche, l'y insérant généreusement afin d'être sûr de ne pas le faire tomber par mégarde. Dans la cuisine, il y avait du bruit, un petit remue-ménage sans doute oeuvre de sa blondinette qui avait peut-être trouvé quelque chose d'utile, ce qui incita le Son of Chuck à s'y remettre pour être sûr de rester à niveau. S'il voulait continuer de l'impressionner, il fallait qu'il soit efficace et pour cela, il se délaissa du salon pour se diriger dans la salle à manger, y jetant un bref coup d'oeil peu intéressé étant donné le maigre travail d'ameublement de cette pièce en grande partie vide, avant de scruter du coté des portes de droite dont le nombre se limitait à deux. C'était toujours deux portes vers quelque chose et d'une démarche quelque peu prudente mais un tantinet nonchalante, il s'y dirigea.

En arrivant devant la première, il vint presque accoler l'oreille contre pour essayer d'en percevoir des bruits quelconques, un son en principe banal qui pourrait trahir la présence d'un mangeur de chair, mais rien ne vint, seulement la sensation d'un courant d'air à peine perceptible provenant de l'intérieur. Il fronça légèrement les sourcils avec un air hésitant puis il frappa à la porte, deux fois et à près de deux secondes d'intervalle. Là encore, il n'y eu aucune réponse d'aucune sorte, le calme dans toute sa vérité, ou bien toute sa ruse. Il se décida finalement à saisir la poignée et la tourna, celle-ci lâchant un grincement aigu peu agréable et témoignant de la rouille, puis poussa la porte sans s'avancer, laissant se dévoiler progressivement à ses yeux une salle de bain. Une baignoire, un lavabo équipé d'un meuble, un beau placard aux portes arrachées et trônant au sol, brisées et une cabine de douche.

Il ne s'était pas trompé finalement en qualifiant les anciens propriétaires de richards, eux qui avaient pu se payer le luxe d'une cabine de douche et d'une baignoire indépendamment. Cette petite odeur typique d'une salle de bain jointe à la vision de ces équipements de luxe attisèrent un autre besoin qu'il avait ignoré depuis un moment : les plaisirs d'un bon bain. Non qu'il soit un gros dégueulasse qui ne se lave jamais, il avait pu se rafraîchir avec une bassine d'eau et un morceau de savon dans le nouveau camp qu'il était venu squatter pour ainsi dire, mais c'était incomparable au pouvoir relaxant et bienfaiteur d'un bain chaud et cela, maintenant qu'il était face à une baignoire, il maudit le jour où les affres de l'apocalypse avaient coupé l'accès aux réserves d'eau de la ville. L'armoire aux portes détruites était presque vide et il n'y restait rien de bien intéressant, et la fenêtre était entrouverte, voilà les seuls éléments qu'il pouvait tirer de ce lieu d'une inutilité avérée.

Il referma la porte et jeta un regard autour de lui, avant de se diriger vers la seconde porte. En s'approchant de celle-ci, il en perçut une odeur aussi surprenante que repoussante, son pouce et son index droit venant lui pincer le nez pour limiter le dégoût que provoquait cette perception non-désirée. L'odeur gagna en intensité quand il arriva devant la porte et nul doute ne planait plus autour de celle-ci malgré qu'il ait écrasé ses narines de ses doigts, c'était une odeur de mort. Allait-il avoir droit au rôdeur enragé cette fois ? Comme précédemment et même si cette fois ça lui coûtait, il vint accoler l'oreille pour écouter, rien. Il toqua à la porte, deux fois en trois secondes, rien ne lui répondit non plus.

Avec une telle odeur de mort et aucune réaction, la conclusion ne laissait guère place à beaucoup de fantaisie et il se passa de toute théorie en tournant la poignée presque aussi rouillée de cette porte pour la pousser et découvrir le spectacle morbide qui s'y était préparé. Un homme, ou plutôt le corps d'un homme, affalé au sol assis contre le mur et la tête tombant sur le coté. Sur le mur, une large quantité de sang avait en bonne partie repeint ce qui avait du être un petit débarras où l'on pouvait trouver des balais, des serpillières, toutes sortes de produits ménagers, sacs de sable, un Tournevis trônant sur une étagère, mais aussi un Réservoir à gaz à la gauche du cadavre et un Taille-haie à essence à sa droite. Dans la main du défunt, l'arme de son propre crime, un flingue qu'Adam ne savait pas encore, était plus précisément un Heckler & Koch VP70.

Un désastre du monde nouveau, une tragédie, un spectacle horrifiant et triste à la fois, autant de pensées que pourrait avoir un individu de compassion et d'humanité, lui n'en était pas, aussi y voyait-il plutôt une fin misérable pour un type certainement aussi misérable, qui avait préféré se faire sauter la cervelle dans un pauvre débarras que de faire face aux monstres d'au-dehors, qu'ils soient vivants ou morts. Il n'aurait pas la moindre peine pour ce type et davantage d'intérêt pour les trouvailles qui l'entouraient. L'homme était mort récemment, le simple fait que l'odeur n'ait pas encore envahie la maison en témoignait et le bon état du corps faisait office de confirmation, il n'y avait que la douzaine de mouches au moins lui volant autour de battements très audibles qui rappelaient que le corps commençait à pourrir.

Pour l'utilité que ça avait, il comprenait maintenant pourquoi les rôdeurs qu'ils avaient abattu s'étaient autant intéressés à la façade de cette maison. Ce ne serait pas un endroit dans lequel traîner, le temps que ça se calme dehors et ils fileront aussitôt. Adam tourna tout de même la tête et sorti en refermant derrière lui, il avait besoin de s'aérer les narines et l'esprit et reviendrait plus tard récupérer tout ça. Une idée lui traversa l'esprit et il porta le regard au salon où il avait laissé le sac et la pelle avant de s'y orienter, avalant rapidement les mètres le séparant de ses affaires d'une marche sûre et martelant le plancher jusqu'à les atteindre. Là, il empoigna la pelle puis saisit les bretelles du sac et souleva le tout, jetant un nouveau coup d'oeil vers la cuisine où la miss semblait toujours occupée, à moins qu'elle soit sortie entre-temps et ait rejointe une autre pièce sans qu'il ne fasse attention.

Une fois retourné devant la porte du débarras qui paraissait puer encore plus la mort que la première fois, il poussa la porte et balança la pelle sur le sol à droite puis le sac par-dessus, se penchant finalement pour attraper l'arme de poing que tenait mollement le cadavre avant de ressortir et fermer, s'offrant le toucher froid et mou de la main sans vie à qui il arrachait le bien. Il vérifia l'arme, essuya les traces de graisse et de poussière contre son jean et la glissa dans son dos pour la caler entre son jean et son caleçon avant de balayer toute la pièce du regard, puis de s'attarder sur la porte où il distinguait une ombre avec la forme d'une silhouette qui se mouvait au devant, en silence ou en tout cas sans bruit de sa distance. A ce moment-là, il se dirigea à pas rapides vers la cuisine en feintant une montée soudaine de stress tout en mêlant la force de sa voix à une forme de chuchotement qui prenait soin de ne pas faire de boucan.

« Cass ? Cass t'es dans la cuisine ? Faut qu'on se tire là-haut il y a du monde à l'extérieur, au moins dix charognards qui nous tournent autour et ça semble pas diminuer. Faut se grouiller ! »

Si elle n'était pas restée dans la cuisine et avait filé ailleurs durant son inspection, il la chercherait pour lui répéter ses mots.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Mer 15 Juin - 1:47
Je poursuis mon tri en écoutant autant que possible les bruits environnant, pouvant ainsi entendre Adam passer dans la salle à manger puis s'éloigner sans doute vers d'autres pièces. Du moins c'est l'impression que j'en ai alors que je détourne mes azurs de mes bocaux pour lancer un coup d'oeil derrière moi vers la dite salle à manger. Comme l'homme ne semble pas avoir besoin de moi et que je n'entends pas de bruit de lutte quelconque, j'en reviens à la nourriture devant moi. Finissant par me décider et mettre les différents bocaux et boites dans mon sac à dos, je ne sais pas combien de temps cela peut faire mais c'est toujours une ration de nourriture et vu l'état des stocks au campement personne ne va cracher dessus. Par contre je me réserve le sachet de bonbons en chocolat que je pose sur le dessus non sans avant avoir mit le coffret contenant le couteau de cuisine lui aussi dans mon sac à dos.

Cette tache terminé, je reprend mon inspection de la cuisine ne trouvant rien de plus qui peut être utile et absolument nécessaire. Il reste bien quelques poêles et casseroles mais j'ai pu voir que le campement à ce qu'il faut à ce niveau là du moins pour le moment. Si bien que j'ai finalement terminé mon tour des lieux quant à savoir quoi faire maintenant je ne peine pas à trouver, la cuisine disposant d'une autre porte que celle par laquelle je suis entrée. À pas de loup je m'en approche pour écouter les potentiels bruits avant de regarder derrière moi si Adam n'arrive pas ou si je ne l'entend pas. Je recolle mon oreille à cette porte et je n'entend strictement rien, si bien que tout en me préparant à faire un bond en arrière si le besoin s'en faire sentir -sans parler de hurler aussi au passage- je tourne la poignée de la porte. Celle-ci ne me cause aucune difficulté et je peux ouvrir la porte qui donne sur une pièce sombre si ce n'est quelques rayons de lumières qui passent à travers une fenêtre disposée en hauteur.

Rien n'a l'air de bouger dans la nouvelle pièce, me poussant à faire un pas en avant malgré la forte appréhension que j'en ai. Toujours rien, je poursuis mon avancée pour finir par entrer dans cette pièce qui une fois mes prunelles habituées à la basse luminosité me laisse voir qu'il s'agit là d'un garage. Le style de garage débouchant directement sur la cuisine afin de pouvoir décharger son véhicule en toute tranquillité. Garage qui est vide de véhicule bien entendu et disposant de quelques rayonnages qui semblent avoir toujours été vides, tout comme je peux remarquer qu'il n'y a aucune tache d'huile sur le sol bétonné. Par contre le fond du garage dispose d'un petit établi avec un tabouret haut rangé devant et sur l'établi je peux voir la forme d'outils ou de pièces ou d'autres choses. Je m'en approche et je peux alors comprendre de quoi il s'agit en voyant les marques sur le bois et les quelques papiers et photos traînant là, c'était le coin bricolage d'un adolescent.

Mon pied butte dans quelque chose, à moitié dissimulé sous l'établi, je recule d'un pas et me penche pour voir de quoi il s'agit pour extraire de là dessous un grand sac à dos. Je m'empresse de regarder à l'intérieur ce qui s'y trouve et comme pour confirmer ce que je savais déjà, je débusque un paquet de cigarettes dedans ainsi que des cahiers d'école. Ma gorge se noue à cette vision me faisant pleinement prendre conscience que le jeune homme ne reviendra sans doute jamais ici et qu'il y a de fortes chances qu'il soit mort quelque part. Mais aussi que je suis tout simplement entrain de fouiller dans ce qui était sa vie, ce qui me dégoûte quelque part. Serrant le sac dans mes mains, je me redresse et mon regard accroche de nouveau les objets de l'établi à commencer par une console technologique mais aussi une boite à outils. Le cœur déchiré, je passe la lanière du sac à mon épaule et me saisit de la console et de la boite à outils en murmurant.

- Pardon de devoir faire cela mais ils en ont besoin.

Bien sûr que mon envie de me faire bien voir au campement ne m'a pas quitté ce qui me pousse donc à prendre ce qui ne m'appartient pas en me disant que les hommes du campement trouveront une utilité à ceci. Même Adam s'il le faut.

Les objets en mains et les larmes au bord des yeux j'entends alors Adam m’appeler et les paroles qu'il prononce me glacent le sang. Faisant volte-face je me rue dans la cuisine, déposant les deux objets sur la table au passage, je ne sais pas pourquoi mais je me dis que si on doit se réfugier à l'étage mieux vaut que je ne m’encombre pas plus. La tristesse de mes actes mais aussi la panique de ce qu'il vient de me dire doit se lire sur mon visage et dans mes yeux bleus qui cherchent ceux gris-bleus de l'homme. Je me contente de hocher la tête à ses paroles tout en venant me mettre près de lui pour glisser ma main dans la sienne. Cela ne va de nouveau pas et j'ai besoin de me sentir réconfortée d'une manière ou d'une autre. Je ne sais pas comment Adam va prendre les choses mais vu le son de sa voix, je me doute qu'il ne va pas perdre de temps pour nous diriger vers le premier étage. Et bien entendu je le suivrais comme son ombre qu'il garde ma main dans la sienne ou non.

Adam West

Anonymous
Invité
Sam 18 Juin - 14:51
Elle n'était pas dans la cuisine et sur le coup ça l'emmerdait parce qu'elle pourrait très bien être allée jeter un coup d'oeil par une fenêtre dans une pièce voisine, si c'était le cas elle pourrait donc finir par se rendre compte qu'il mentait. Car oui, il mentait, il n'avait aucune idée de la présence ou non de rôdeurs et encore moins d'un nombre potentiel, si ce n'est la silhouette aperçue par l'entrée et encore, il n'en avait constaté qu'un seul en tout et pour tout. Pourquoi lui dire alors qu'il y avait du monde et qu'il fallait se planquer à l'étage ? Pour refermer son piège évidemment. La petite blonde avait été réceptive à ses furtives approches et même à la moins furtive d'entre elles avec le coup du sac, elle avait beau se donner certains airs, il lui paraissait clair qu'il y avait un coup à jouer, ou plutôt à donner, cette petite scientifique avait besoin de sensation et qui mieux que lui pouvait lui en donner ?

Le tout était de la convaincre rapidement pour l'entraîner dans une chambre de l'étage avant qu'elle n'ait le temps de se poser des questions, dès que ce sera fait, le reste sera sous contrôle : bloquer l'accès, prétexter l'attente et pour finir, profiter du temps où ils seraient enfermés seuls pour la consommer. Il y avait de bonnes chances que son accessibilité soit le résultat d'un état de faiblesse, après tout elle était arrivée tout récemment et revenue depuis peu d'entre les morts elle aussi, ou quoi que ça puisse être, il y avait de quoi se retourner le cerveau, surtout si celui-ci est sain à l'origine. Alors qu'il envisageait de bouger sur l'instant, elle apparue depuis une porte sur la gauche et déboulait avec les bras chargés, venant déposer le matos sur la table avant de se rapprocher de lui à la hâte. Elle avait peur, il pouvait le voir dans ses yeux qui croisaient les siens, mais surtout à sa façon de venir se coller presque à lui en glissant sa main dans la sienne.

Good job ! Non seulement elle n'avait pas traîné à gober ses mensonges, mais plus encore elle était cuite à point, prête à être dévorée. Le tout était de garder vivace son cinéma et de jouer le stress et l'empressement, c'est pourquoi il fit mine aussitôt de ne pas s'attarder sur le geste de la jeune femme et referma sa poigne sur sa peau en la tirant presque vers l'extérieur de la cuisine, regardant à droite à gauche avec un air quasi-paranoïaque - il jouait très bien la paranoïa. Rien ne venait les surprendre jusqu'aux escaliers, pour sûr qu'il n'y avait personne à l'intérieur et peut-être même à l'extérieur. Il s'emballait cela dit un poil sans doute, avec le coup de feu, il devait au moins y avoir deux-trois têtes qui étaient venues tourner dans le coin, peut-être même que son mensonge n'en était pas un au final. Il grimpa les marches presque deux par deux en jetant un regard pesant vers sa poupée.

« Allez grande fille, on sera en sécurité dans dix secondes. »

Encore un mensonge, parce que même si le quartier n'était pas infesté de mangeurs de chair - ce qui rendrait n'importe quelle planque tout sauf sécurisée, l'absence de menace morte-vivante conséquente ne ferait pas de cette baraque une bonne planque. La sécurité, ça n'existait plus, une protection temporaire tout au plus mais pas de risque de trouver de si tôt un endroit où pouvoir fermer les yeux et être totalement apaisé. Le danger c'est comme l'envie de chier, t'as beau espérer pouvoir t'en passer, ça finit toujours par te tordre les tripes. Ils arrivèrent en haut où un couloir carré séparait trois portes, en face et de chaque coté. Comptant sur sa chance, il fila à gauche à pas pressé et ouvrit la porte de sa main libre : une salle de bain avec toilettes qui avait visiblement connue le passage d'un ouragan, puisque tous les rangements étaient foutus par terre et leurs contenus bien inutiles répandus sur le carrelage, ce n'était pas ce qu'il cherchait, chance loupée.

Il laissa la porte ouverte et se rendit vers celle face aux escaliers, appuyant sur la poignée pour pousser la porte, mais celle-ci bien que s'ouvrant au début facilement, fit de la résistance à mi-chemin. Le grand gaillard plissa les sourcils, jeta un regard curieux à Cassandra puis lâcha sa main pour pouvoir pousser des deux bras la porte, devant aller jusqu'à gronder en mettant toute sa force, son visage tirant la grimace de l'effort, avant que la porte ne finisse par céder à ses exigences et ne se déplace progressivement sous le bruit bien reconnaissable d'un meuble raclant le plancher. Après un moment d'effort, il parvint à ouvrir aux trois quarts ce qui sautait aux yeux immédiatement comme étant une chambre d'adulte. Lit deux places spacieux, table de nuit de chaque coté du lit - aux tiroirs arrachés et fracassés sur le sol avec quelques photos, stylos, papiers et autres objets. Sur la gauche encore, on pouvait voir une bibliothèque dont les livres, albums photos et autres magasines avaient été en majorité balancés au sol si ce n'est quelques résistants renversés qui persistaient à rester sur les diverses étagères.

A coté de la bibliothèque, une fenêtre ouverte donnait sur la rue principale et en entrant, Adam put constater que ce qui avait coincé si durement la porte n'était autre qu'une armoire renversée, un bon paquet de vêtements en grande partie féminins, mais aussi pour homme, jonchaient le sol. Pour le détail, un tapis était coincé par les pieds du lit et allait jusqu'à la porte d'entrée, repoussé en partie par l'armoire étalée sur le plancher. Il attrapa le bras de Cass qui était fatalement restée derrière lui puisqu'il avait bloqué l'entrée et l'amena à l'intérieur sans forcer, l'incitant simplement à se dépêcher avant de refermer la porte.

« Bouge pas de là. » Lui ordonna t-il calmement avant de se diriger vivement vers la fenêtre.

Il fit mine de s'accroupir à moitié pour ne pas s'exposer à la vue de ce qui pouvait se trouver dehors et vint balayer l'extérieur prudemment du regard, avant de venir avec empressement mais doucement saisir de chaque main les volets qu'il tirait de la façade pour les rabattre sur la fenêtre. Un son de crissement faible - heureusement - rythma le mouvement, ce qui poussa le grand gaillard à aller plus lentement encore, jusqu'à ce que les volets se rejoignent et coupent une bonne partie de l'accès à la lumière sans que la chambre ne soit dans le noir grâce à ce qui filtrait par les interstices relativement larges. La tâche accomplie, il referma plus rapidement la fenêtre qu'il verrouilla d'un tour de poignée.

« Pfouh. » Lâcha t-il en soupirant tandis qu'il se retournait vers Cassandra avec un sourire mais aussi une mine un tantinet alarmée. « Mieux vaut ne pas traîner dans la rue pour l'instant, les charognards sont de sortie. Et t'approche pas de la fenêtre non plus, ils sont très cons en général mais imprévisibles et parfois, ils font des choses qui surprennent, genre lever la tête sans raison et repérer un idiot qui regarde par la fenêtre. Putains de bouffeurs de cuisse, un coup de feu et ils se pointent comme une bande de hyènes furieuses qui aurait entendu un agneau qui bêle. »

Il prit une bonne inspiration et revint vers la porte pour se pencher et prendre l'armoire par l'arrière, la poussant au grincement du mastodonte de bois sur le plancher pour aller la caler complètement contre la porte et éviter les visites soudaines, ce qui explique qu'il ait commencé par la fenêtre. Il se félicitait tout de même de son excellent jeu d'acteur, il avait toujours su que s'il n'y avait pas eu cette merde apocalyptique et que s'il avait pu se décider à bouger faire un tour à Hollywood, il aurait eu moyen de faire carrière dans le cinéma. Faire des films d'action ou avoir des rôles de méchant charismatique et flippant, même si au fond la vérité c'est qu'il aurait certainement filé rejoindre l'industrie du porno. Parce que bon, faut pas déconner, rien ne serait plus classe que d'être payé un paquet de fric à baiser des nanas par dizaines, ou une Pikachu, mais là on entrait dans une facette du porno assez hardcore.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Lun 20 Juin - 14:59
Adam referme sa main sur la mienne et ne perd pas une seconde pour sortir de la cuisine, son geste vivace me donne l'impression qu'il me tire hors de la pièce, je ressens le choc dans mon avant-bras même si cela ne dure que l'espace d'une seconde. La seconde nécessaire à mon corps pour réagir à ce mouvement avant et se calquer sur son allure qui reste de toute manière trop rapide pour moi qui n'ait pas les mêmes enjambées que lui. Et qu'importe au final alors qu'il nous emmène tout les deux en sécurité, je sais que je ne le devrais sans doute pas alors que je connais rien de lui, hors sa propension à avoir un langage vulgaire, mais je me sens en confiance avec lui. Cette impression juste ou fausse est sans aucun doute renforcée par son gabarit imposant, les féministes and co avaient beau dire mais un homme de sa stature a toujours donné aux femmes cette sensation de protection que l'on cherche toutes quoi que l'on en dise. D'autant plus qu'il n'a pas que la carrure mais il m'a montré par deux fois déjà qu'il savait quoi faire face à la menace des infectés, de ce fait de le voir regarder ainsi autour de nous alors que nous sommes à l'intérieur et donc à l'abri logiquement ne fait que renforcer mes inquiétudes certes mais aussi ma confiance envers cet homme.

Le regard qu'il me lance, une fois en haut des escaliers, fait que je me contente de hocher la tête en signe d'accord à ses paroles et que je le laisse continuer à nous guider en restant dans ses pas. La première porte donne une salle de bains que je ne peux que regarder furtivement pour voir qu'elle n'a pas échappé au désordre du reste de la maison. Adam passe déjà à la suite et la seconde porte lui résiste, après un regard dans ma direction et pour lequel je n'ai aucune solution à lui offrir, il me lâche la main pour forcer sur la dite porte. Je me recule d'un pas ou deux pour ne pas le gêner dans ses mouvements et pendant qu'il s'échine sur la porte je ne peux pas m'empêcher de regarder vers les escaliers pour m'assurer que rien ne nous ai suivi. Me faisant la réflexion que je ne sais même pas si en bas il n'y a pas une porte restée ouverte quelque part mais aussi que je suis tout aussi ignorante de la capacité des infectés à monter un escalier. Le peuvent-ils encore ou pas ? Fatalement je n'ai aucune envie d'avoir la réponse à cette question.

C'est sur cette réflexion personnelle qu'Adam vient se saisir de mon bras pour me faire entrer dans la pièce qu'il est parvenu à ouvrir correctement, ce qui ne va pas sans un léger sursaut de ma part à ce mouvement soudain que je n'ai pas vu venir. De nouveau mon regard cherche le sien l'espace d'un instant et une fois dans ce qui s'avère être une chambre, je me plaque contre le mur à côté de la porte le temps qu'il me parle et ferme la porte derrière moi. De nouveau un simple hochement de tête accueille ses paroles avant que mon regard azur ne suive chaque mouvement d'Adam à travers la pièce, mes mâchoires se crispant quand il ferme les volets et que ceux-ci grincent légèrement. Attendant que les volets soit clos comme une adolescente qui attend des résultats d'examens je retiens mon souffle alors que mon coeur bat la chamade. Ne soufflant que lorsque Adam se tourne vers moi avec son sourire qu'il veut sans doute rassurant sauf qu'avec son air un peu inquiet, je suis incapable d'esquisser le moindre sourire en retour du sien. Et ses paroles ne sont pas vraiment rassurante également.

Et comme si ça ne suffisait pas, l'homme revient vers la porte et donc vers moi pour bouger l'armoire, au contenu épars, de position et venir la caler contre la porte. Ce qui me laisse bien sûr penser que les infectés doivent encore pouvoir monter un escalier donc. Il vaut mieux que je ne m'approche pas de la fenêtre mais je ne peux pas non plus rester près de la porte déjà parce qu'actuellement je dérange Adam dans ses mouvements mais aussi par prudence. Ce qui ne me laisse que peu de choix, quittant l'homme des yeux pour voir où je vais quand même, je m'approche du lit situé à bonne distance de la porte et de la fenêtre. Ôtant le petit sac à dos que j'ai depuis notre départ du campement mais aussi le grand sac à dos trouvé en bas de sur mes épaules, je les pose tout les deux au pied du lit avant de m'asseoir sur le lit. Lit dont le matelas a l'air confortable au passage même si je ne risque pas d'y faire une sieste avec ce qu'il se passe. Mais au moins l'assise est agréable, si bien que je me recule légèrement, mes pieds ne touchant plus le sol mes bras passent derrière moi et je pose mes mains à plat sur le matelas m'appuyant dessus tout en reportant mon regard azur vers Adam. Et lorsqu'il a terminé de bouger son armoire, je prend le risque de lui murmurer :

- Et maintenant ? Tu crois qu'on va devoir attendre longtemps ?

Bien sûr que c'est l'inquiétude qui me fait parler, cette inquiétude qui doit encore se lire sur mon visage et dans ma posture tendue malgré que ma position soit censée être une position de détente.

Adam West

Anonymous
Invité
Mer 22 Juin - 15:09
Un dernier crissement marquait la fin de son effort, l'armoire bien calée contre la porte assurait à présent ce qu'il fallait de protection pour voir venir une attaque, surtout vue la taille et le poids du bazar ainsi que le mal qu'il avait eu à ouvrir lui-même, n'importe qui d'autre aura sûrement plus de mal que lui, sans compter qu'il avait mieux placer le tas de bois pour que ce soit encore plus ardu à forcer. Il avait confiance, le boulot était bien fait. Le temps de se redresser, il entendit la blondinette lui parler dans son dos, une question banale, le genre de question que poserait une fille, ce qui se comprenait autant que c'était complètement stupide. Est-ce qu'il avait l'air d'un scientifique ayant encadré des études d'analyse sur le temps que met un mange-merde à bouger son fion d'un endroit ? Qu'est-ce qu'elle attendait qu'il lui réponde au juste ? Ok, sa question était assez stupide aussi, elle attendait d'être rassurée voilà tout, une nana en somme tout ce qu'il y a de prévisible.

De nouveau droit sur ses bottes, le torse toujours nu, il soupira longuement en passant ses mains sur ses pectoraux jusqu'à son ventre avant de grommeler quelque peu en repliant son bras droit, inspectant les grosses et méchantes éraflures qu'il s'était fait plus tôt. Le temps de leur escapade, la douleur s'était atténuée, à moins qu'il n'ait eu simplement l'esprit trop occupé pour y penser, cependant l'exercice d'ouvrage de porte et de déplacement d'armoire mastodontesque avait frotté ses légères blessures en ravivant les sensations de brûlure. Il étira sa peau avec précaution de parts et d'autres de son mal quelques instants, puis fit de même coté gauche pour constater de plus près l'état de tout ça. Faudrait pas traîner à nettoyer et maintenant qu'ils étaient enfermés, il ne pourrait pas compter sur de l'eau et un chiffon pour faire le boulot, tant pis, il va bien falloir attendre et s'en accommoder. Ce qui comptait actuellement, c'était la proie aux formes bien marquées qu'il avait coincé dans cette chambre et qui attendait que l'on s'en occupe dans tous les sens et toutes les positions. Il répondit d'une voix relativement tranquille malgré le danger apparent - du moins ce qu'il avait fait croire à la poupée.

« Maintenant on reste tous les deux dans cette chambre et on trouve de quoi s'occuper le temps que les mange-merde foutent le camp. Quand, j'en sais rien, peut-être une heure, peut-être plus, peut-être la journée et la nuit à venir. T'en fais pas poupée, je suis le gars de bonne compagnie, surtout avec les jolies filles. »

Un sourire en coin, il se retourna en baissant les bras, mettant en évidence son thorax dont il n'était pas peu fier pour découvrir la position qu'il trouvait extrêmement aguicheuse du beau petit cul en la personne de Cassandra. Pour le coup, pas de cinéma, il dressa un sourcil en la regardant toute entière et s'il eut à penser à ce moment, c'est que plus ouverte tu meurs. Tout son plan improvisé avait marché comme sur des palettes : la faire venir dans la maison - pour ça et les rôdeurs, d'une pierre deux coups, lui faire gober la présence d'un tas de morts pour l'attirer dans la chambre et l'y enfermer en lui faisant croire qu'il n'y avait pas d'autre solution que d'attendre là, bien au chaud près d'un lit, et voilà qu'en deux secondes elle était déjà dessus prête à être prise par les cuisses. Qu'elle le fasse exprès ou non, cette fille en voulait ça se voyait, ça sautait aux yeux même, elle voulait se laisser aller, se décoincer de ses craintes et ses réflexions et pour se faire le Son of Chuck était prêt à lui faire lâcher prise en la prenant lui-même, comme un homme un vrai et surtout un bien monté, un vrai de vrai quoi. N'allons pas trop vite en besogne cependant, un assaut brutal pourrait être vu comme une agression, l'approche scientifique semblait la plus appropriée pour avoir le loisir d'explorer le corps bien formé d'une scientifique justement. C'était connu : celles qui paraissaient les plus sérieuses et travailleuses au quotidien étaient de vraies gourmandes au lit.

Il détourna les yeux vers la fenêtre, se passant la langue légèrement sur les lèvres pour les humidifier avec un air de réflexion comme il savait si bien les feinter, puis porta l'index droit à ses lèvres en tapotant légèrement dessus tout en effaçant la distance qui le séparait du lit de plusieurs pas, avant de venir poser un genoux dessus puis l'autre, se dressant presque au-dessus de Cassandra pour ensuite s'affaler sur le flanc à coté d'elle. Il avait le coude appuyé sur le lit pour le maintenir à une certaine hauteur et se collait presque entièrement à la poupée tout en venant l'observer à très peu de distance de son visage, continuant de parodier une sorte de regard analytique de chercheur au travail qui était largement trahi par le petit sourire que ses lèvres dessinaient.

« Voyons les choses sous un autre angle, on va reprendre la leçon de toute à l'heure. » Relança t-il avec un faux-sérieux bien amusé. « On avait parlé du fait de profiter de la vie et de tirer le meilleur parti d'une situation. Imagination, application, satisfaction, sans se poser trente mille questions inutiles en le tournant comme une formule à résoudre simplement. Bon, du coup, voici ma formule de scientifique expérimenté des familles... »

Il se racla la gorge, prenant une inspiration en levant momentanément les yeux au ciel avant de retrouver le regard azur de la petite blonde.

« Mettons que A est une jolie jeune blonde avec de superbes fesses qui en a gros sur le coeur et a besoin de sortir un peu de toute cette crasse généralisée en apprenant à profiter de ce qu'elle a sous la main, et mettons que B est un beau mâle costaud, avec des batteries au top et qui a bien envie d'apprendre à la jolie jeune blonde à savourer les occasions sans avoir peur de la vie et des plaisirs gratuits. A est donc ouverte à l'imagination et B est aptement foutu à l'application, soit A est également sensible au charme viril de B qui lui-même est très attiré par le corps de A et ses beaux yeux. Ce qui donne A + B = AB x C ; AB c'est l'alchimie des deux sujets et C est l'assurance de la satisfaction jouissive qu'ils trouveront au bout. Et tout ce que je débite depuis deux minutes n'a aucun sens, mais on s'en fout parce que je suis sûr que t'as compris le message. Alors, qu'est-ce qu'elle en pense la jolie jeune blonde aux superbes fesses ? »

A demi subtil et tourné vers l'humour, aux quatre quarts clair et direct sur le fait qu'elle lui plaisait concrètement et qu'il ne ferait pas semblant de la courtiser pendant trois mois, vive la vie. Il aurait pu se contenter de lui chiquer les lèvres, mais ça aurait été trop banal, trop facile, il voulait qu'elle le veuille et surtout, il voulait l'entendre ou au moins le voir dans ses yeux et d'éventuels bafouillages, qu'elle partageait cette envie. On dira ce que l'on voudra, mais une fille qui se donne bien volontiers est bien plus excitante qu'un rapport forcé ou une moitié d'agression sans laisser trop le choix sinon la violence en réponse, ou bien de se laisser faire. Mieux vaut la reddition par intimidation, voir un bon petit siège convaincant, qu'un assaut sanglant et destructeur qui ferait perdre une bonne partie de l'intérêt de ce qui devait être conquit. Peut-être qu'elle le repoussera et alors il faudra changer de tactique, mais quelque chose lui disait que ça ne se passera pas comme ça, il y avait quelque chose entre eux, il le savait et elle aussi.

Pour ponctuer son petit laïus, il lui fit un clin d'oeil et s'autorisa même à rire légèrement de ce qu'il avait pu baver, fallait bien avouer qu'il avait la tchatche et que face à une bombasse, il était très bien inspiré. Pas de risque qu'elle puisse croire qu'il se moque d'elle, sa façon de la regarder, ou plutôt la reluquer, était tout ce qu'il y avait de plus transparent.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Jeu 23 Juin - 17:16
Ma question lancée et mon regard azur qui ne quitte pas Adam, je peux le voir inspecter les blessures qu'il s'est faite plus tôt dans la cour du campement. Je lui ai promit ou plutôt je lui avait dit qu'il n'aurait pas d'autres choix que de me laisser le soigner, c'est le moins que je puisses faire après tout alors qu'il nous a sauvé tous les deux et qu'il a recommencé une fois sur la route et même maintenant. Son inspection n'empêche pas Adam de commencer à me répondre tranquillement et je me demande bien comment il peut être aussi calme dans cette situation alors que je suis à l'affut ou presque du moindre bruit et tendue au possible. La fin de ses paroles me font baisser le regard l'espace d'un instant si je n'apprécie toujours pas qu'il m'appelle poupée, le fait qu'il me dise être jolie même d'une manière détournée ne me laisse pas indifférente. Alors même que de base il n'est pas homme à pouvoir me séduire. Au moins arrive t-il à me rassurer légèrement même si cette crainte qu'il m'a inspiré un peu plus tôt n'est pas loin à être ainsi coincée avec lui dans cette chambre.

Et quand il se rapproche de moi et se pose sur le lit de cette manière, mes yeux reviennent sur lui, aimant et détestant à la fois la manière dont il s'y prend et cette façon de se coller à moi. Même si cela ne m'a jamais vraiment quittée me voilà prise entre des sentiments radicalement différent et ce qu'il me dit ensuite n'est pas pour arranger les choses. Tout cela m'obligeant à me reculer légèrement en baissant mes bras jusqu'à ce que mes coudes soient en appui sur le lit, cherchant déjà le moyen de m'échapper de là sans pour autant que je n'y parvienne. En ai-je vraiment envie d'ailleurs de m'éloigner encore plus ? Je suis on ne peut plus mal à l'aise à ce qu'il me dit, touchant une corde sensible je ne peux que comprendre où il veut en venir alors que sans doute en temps normal je n'aurais pas saisi d'éventuels sous-entendus.

- Je...Tu

Voilà que je bafouille et que je ne peux poursuivre plus avant ce que je pourrais dire alors qu'il n'a même pas terminé de parlé. Bien malgré moi je baisse les yeux et évite de le regarder tout en rougissant en même temps. Je ne suis pas du tout habituée à ce qu'on me parle ainsi, les hommes que j'ai fréquenté jusque là avait une toute autre approche et jamais l'un d'eux ne m'aurait dit aussi nettement qu'il avait envie de moi. Tout comme jamais je n'ai fréquenté de près ou de loin un homme comme Adam qui même s'il a déjà eu de bonnes remarques n'est pas du tout un intellectuel et un homme du même statut social que moi. Et physiquement il est loin d'être mon style d'homme, loin d'un homme sur lequel je pourrais poser les yeux en me disant que j'aimerai qu'il me séduise. Alors penser à plus que cela est impossible pour moi.

Et pourtant je me sens irrésistiblement attirée par Adam, tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait me perturbe au plus haut point, me donnant envie de me rapprocher de lui. J'ai beau ne pas être un experte j'ai cette fichue sensation qu'il y a comme un feeling, de l'électricité entre lui moi. Je ne me comprend plus du tout et l'air de rien je lutte contre cela si bien que j'aimerai lui hurler que je le hais de me parler ainsi, que je ne supporte pas qu'il le fasse, j'aimerai pouvoir lui coller une claque et mettre le plus de distance possible entre lui et moi. Et pourtant je n'en fais rien, laissant le silence s'installer entre nous deux, laissant l'imposante présence de cet homme peser sur mes épaules me donnant la sensation de suffoquer pendant que je me bats avec moi même.

Peut-être que cette lutte intérieure se voit sur mon visage, peut-être qu'Adam le verra, peut-être qu'il ne le verra pas. Peut-être qu'il vient de s'écouler quelques secondes entre la fin de ses dires et cet instant ou peut-être qu'il y a eu une minute ou deux de silence pesant. Je ne sais rien de tout cela mais aussi subitement pour moi que pour Adam sans doute, je me redresse sur mes bras comblant la courte distance entre lui et moi pour venir poser mes lèvres sur les siennes et l'embrasser. Scellant ainsi les choses et lui laissant carte blanche pour me montrer le résultat de son équation, pour trouver le moyen que je me laisse totalement aller entre ses bras et me faire savourer ce moment.

Adam West

Anonymous
Invité
Sam 2 Juil - 0:07
Il était quasiment au-dessus d'elle et voilà qu'elle faisait de nouveau sa timide et feintait de vouloir s'éloigner, mais sans s'éloigner. Je, tu, il, nous, vous, ils... elle se lançait dans l'énumération des pronoms personnels pour s'arrêter au second seulement, sans avoir construit la moindre phrase. Je pour elle et tu pour lui, voilà tout ce qui l'intéressait. Perturbée, elle l'était, à sa merci, c'était déjà fait et maintenant, restait à savoir si elle s'abandonnerait ou si elle continuerait à faire du cinéma, car il était convaincu de la façon dont ça allait se finir. Son regard plongé dans le sien, il conservait ce petit sourire qui refusait de filer, trop amusé et satisfait de la tournure que prenaient les choses. Cet excès de confiance n'était pas due au hasard, il avait la prétention de prétendre savoir ce que pensait les femmes et comment les aborder, prétentieusement. Qu'il ait raison ou tort, il était toujours plus ou moins parvenu à ses fins, si ce n'est quelques greluches dont le balai qui leur était coincé dans le cul - et qui leur faisait un gros cul - était enfoncé si profondément qu'elles se crispaient au moindre mouvement droite comme des concombres peu mûrs.

La poupée elle, bafouille, se perd sans doute dans mille pensées à la fois et fait un blocage momentané entre ses désirs et ses manières. A la façon dont elle le regarde, il sait qu'il sera bientôt en terrain conquit. Il pourrait lui sauter dessus maintenant, comme il aurait pu le faire les vingt fois précédentes, mais il voulait que ça vienne d'elle, il voulait qu'elle le souhaite, qu'elle le veuille vraiment, l'accomplissement ne pouvait être total qu'ainsi. Les demi-victoires n'étaient pas son rayon. Un bras passa de l'autre coté de la jeune femme pour venir se dresser au-dessus d'elle pour de bon et accroître l'oppression de son corps quand elle accéda à son désir profond et lui accorda une victoire d'une saveur incomparable en se redressant sur ses bras, pour venir l'embrasser. Le contact de ses lèvres tièdes fut un vrai délice et si les raisons de l'acte lui paraissaient aussi enivrantes que l'acte lui-même, il s'en délecta pour autant des plus franchement, lui rendant un baiser d'autant plus fougueux.

Ses lèvres dévorèrent celles de la jeune blondinette dont la chevelure venait fatalement caresser son visage barbu et la sensation avait un quelque chose de soie, si doux. Sa bouche avait un goût bien particulier, indéfinissable mais exquis, sa peau était si moelleuse comparée à la sienne épaisse, masculine et solide qu'il en sentit brutalement l'écart savoureux au point de vouloir la croquer. Le baiser évolua pour devenir langoureux, venant caresser légèrement ses lèvres avant de chercher la sienne. L'appui ferme de ses bras soutenait sa masse bien supérieure à cette petite poupée pour ne pas l'écraser et en même temps, pour l'englober presque à la manière d'un cocon, celui du mâle viril, dominateur et chaud à souhait. Son torse se baissa en même temps que ses bras se replièrent pour venir s'appuyer contre sa poitrine cachée de ses vêtements pour le moment et la pousser à rejoindre le matelas du dos, ainsi mieux la posséder.

Tout en poursuivant l'assaut de sa bouche sur la sienne, ou plus concrètement de lui rouler des pelles, il transféra son poids et sa force d'un coté pour libérer une main qui s'empressa d'agir, sans demander plus de permission car il considérait que tout lui était permis à présent. Le grand gaillard sans besoin de voir dénoua son cardigan pour libérer sa taille et vint glisser une main baladeuse sous sa chemise qu'il posa d'abord sur son ventre, liant sa chaleur, avant de flirter avec sa hanche qui lui offrirait une poigne parfaite lorsqu'il se lancerait dans l'acte lui-même et les coups de reins endiablés, avant de glisser dans le bas de son dos qu'il caressait et saisissait à la fois. Après un moment seulement, prenant le temps du plaisir et de la tension, il la descendit sous son jean en faisant basculer en même temps sa propriétaire sur le coté et continua jusqu'à disparaître sous sa culotte - ou son string, il avait hâte de savoir, découvrant la fraîcheur de ses fesses dont la concrétisation en terme de forme et de juste générosité était à la hauteur de ses estimations et espérances.

En basculant sur le coté avec elle pour doucement l'inciter à venir le chevaucher lui assis, et pour qu'il puisse profiter du spectacle, il voulait la voir se déshabiller pour lui ou le déshabiller pour elle, peu importait, il voulait aussi voir son regard, constater et apprécier son désir, communier autant par les yeux que par le corps pour ne rien perdre de ce qui se passait et de tout ce qui se passera dans les minutes à venir. Il continua de jouer avec ses formes et les presser d'une main tout en laissant son autre main qui avait travaillé à la faire basculer quelques instants, venir défaire l'attache de son jean à elle. Il était prêt à ce qu'elle se mette à nue, ou qu'il la mette à nue, il était prêt a ce que ses mains explorent tout son corps dans les moindre recoins, à ce qu'elle lui partage son expérience ou sa découverte des caresses les plus sensuelles et les plus langoureuses, les plus coquines en somme.

Il voulait sa bouche sur la sienne et ailleurs, et lui rendre la pareille. Il voulait ses seins fermes, il voulait ses fesses rebondies, il voulait tout d'elle et il voulait la prendre de différentes manières, dans différentes positions, il voulait venir en elle et la faire sienne aussi longtemps qu'il le pourrait. Devenir son intime, il voulait ses gémissements, il voulait entendre son bassin claquer sur ses formes, il voulait que ses pectoraux d'homme frottent sa poitrine de femme pendant qu'il la mettrait au supplice tout en la regardant s'extasier. Il voulait énormément de choses et il avait les moyens, la connaissance, l'énergie pour assouvir tout cela. Poser sa marque dans son corps et son esprit.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Sam 2 Juil - 15:29
J'ai fini par céder aux avances d'Adam, à mes envies profondément enfouies qui visiblement ne dormaient que d'un oeil, je l'ai voulu et je le veux toujours. Malgré tout au premier contact de nos lèvres je reste tendue et peut-être un peu maladroite, ne résistant pourtant pas quand Adam me fait basculer totalement sur le dos. Au contraire même, une de mes mains vient se glisser dans sa nuque comme pour l'empêcher de s'écarter de moi, le gout de ses lèvres sur les miennes, l'odeur de sa peau je ne veux pas que cela cesse. Sa main qui passe sous mon chemisier m'électrise dès l'instant où je sens ses doigts parcourir ma peau, il se fait toujours plus présent et petit à petit mes verrous mental s'ouvrent un à un me libérant toujours plus du carcan de mon éducation et de mes bonnes manières. Je ne cesse pas pour autant d'analyser les faits que cela soit ses mouvements ou la manière dont il m'embrasse et malgré tout je me retrouve à cheval sur lui, mes cheveux venant encadrer son visage pendant nos baisers jusqu'à l'instant où je sens le bouton de mon jean s'ouvrir.

Avec un peu de regret je délaisse ses lèvres pour me redresser, me tenant au dessus de lui mes mains glissent sur son torse avant de remonter sur mon corps. Un à un j'ouvre les boutons de mon chemisier avant de l'ôter, l'envoyant balader sur le sol de la chambre avant de devoir me remettre debout pour terminer de défaire mon jean et l'ôter et qu'il termine lui aussi sur le sol. Il ne me reste plus que mes sous vêtements un ensemble assorti de tissu bleu ciel au liseré en dentelle blanche que cela soit pour mon soutien-gorge ou pour ma culotte bien que le terme soit mal choisi, boxer féminin est plus adapté. Il est hors de question que je les garde plus longtemps, j'ai envie de pouvoir sentir les mains et même les lèvres d'Adam parcourir chaque parcelle de mon corps sans que rien ne vienne le déranger.

Mon corps mis à nu et tout en prenant mon temps, je reviens me mettre à cheval sur Adam, l'embrassant dans un premier temps avec une passion et une envie toujours plus présente dans mes mouvements et mon regard azur. Mes lèvres quittent les siennes pour trouver la peau de son cou, je prend mon temps afin de moi aussi découvrir le peau de son corps au contact de mes lèvres. Bien que mes mains oeuvrent également, une sur laquelle je garde un appui certain pendant que l'autre glisse sur son torse finissant par ouvrir les attaches de son pantalon. Mes lèvres passent de son cou à son torse descendant toujours plus bas avant que je ne m'aide de mes mains pour lui ôter son jean, à mon tour de découvrir s'il est plutôt du genre boxer, caleçon ou autre. Porte t-il ce qui a ma préférence ou non ? Bien que je ne m'attarde pas plus que le temps nécessaire à ôter ce dernier morceau de tissu.
Découvrant toujours plus son corps que cela soit avec mes mains ou ma bouche et sans plus aucune retenue, le laissant découvrir mon corps également de la manière qu'il lui plait jusqu'au moment où cette découverte voit nos corps s'unirent l'un à l'autre.

Un peu plus tard...

Lentement je reviens à la réalité blottie contre...Comment le nommer avec ce que l'on vient de faire ? Contre mon amant le terme est tout à fait adéquat bien que je pourrais en utiliser d'autres. Libérateur par exemple alors que je me suis donnée à lui sans aucune réserve tel que je ne l'avais jamais fait auparavant, un laissé aller total qui me donne un sentiment de sérénité intérieure que je n'avais jamais ressenti. Démon aussi lui conviendrait bien alors qu'il m'a tentée et que je n'ai pas pu résister à ses avances sans parler du fait qu'il est un amant exceptionnel, il n'y a qu'un démon pour pouvoir me donner la certitude que je pourrais fort ne jamais connaître meilleur que lui. Moi qui pensais avoir eu des amants parfaits jusque là, ils me semblent bien pâles en comparaison, d'autant plus que jamais je n'aurais pu soupçonner cela en le voyant, lui qui a tout d'un homme rustre en apparence. Adam m'a réellement fait tout oublier, mon analyse constante des faits, notre situation inquiétante et ce nouveau monde autour de nous ou encore ma tendance à toujours surveiller le temps qui passe, d'ailleurs je ne saurais même pas dire s'il est écoulé une heure ou deux heures ou plus ou moins depuis que nous sommes là.

Un sourire s'affiche sur mon visage et ne le quitte plus même si ce retour à la réalité veut aussi dire que mon esprit cartésien reprend le dessus, me faisant de nouveau tout analyser. Même si ce retour à la réalité implique que je prenne pleinement conscience de tout et que de nouveau je me fasse la remarque que je ne me reconnais plus. Ce n'est pas moi, cela ne me ressemble pas de céder ainsi à l'appel de la chair, laissant une certaine honte m'envahir, honte de moi même alors que finalement j'ai brisé les règles de vie que m'ont transmis mes parents. Mais le pire dans tout cela c'est que je ne regrette rien du tout et que si Adam revenait me faire des avances je lui céderai exactement de la même manière. Et même sans doute plus rapidement. Oui malgré cela mon sourire reste sur mon visage alors qu'en parallèle je repense aussi à l'équation qu'Adam m'avait sorti en argument me faisant alors murmurer.

- Tu avais raison ton équation est juste.

Ne lui laissant pas le temps de répondre immédiatement, je me redresse pour venir l'embrasser avant de m'asseoir dans le lit. Et à moins qu'Adam ne m'en empêche, je termine par me lever pour récupérer mes vêtements et me rhabiller, mon regard se portant pratiquement aussitôt vers la fenêtre de la chambre avant de passer furtivement sur la porte. Inutile d'être devin ou autre pour savoir à quoi je peux bien penser à cet instant "est-ce que les infectés ont finis par aller voir ailleurs ou non". Bien sûr que cette inquiétude est revenue elle aussi mais ce n'est pas pour autant que je me risque à aller voir de plus près ce qu'il en est.
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: