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[Spécial] Il revenait, celui qui erre - 19/03/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 16 Mai - 11:30
Restant volontairement en retrait Melody ne peut qu'assister à la suite dont le pétage de plombs d'Ivy envers Samuel, du moins elle le prend ainsi en voyant l'arme voler vers le "chef" et en entendant la brunette marmonner sans arriver pour autant à saisir les paroles dites. Marquant néanmoins un mouvement de recul en même temps que Samuel et le Vagabond avant de lancer un coup d'oeil vers Jordan qui reste silencieux, arquant un sourcil elle tourne la tête pour observer le secteur A blêmissant en voyant les zombies en approche...N'aurait-il pas dû les annoncer ? Laissant l'inconnu pester et faire ses signes de main que la brune ne fait que percevoir du coin de l'oeil, elle reporte son attention sur Samuel et sur la remarque qu'il lui adresse. Un nouveau claquement de langue se fait entendre de sa part avant qu'elle ne lui réplique.

- Tu te fous de ma gueule là ? C'est toi qui joue au cow-boy en tirant dans les jambes de l'autre, c'est toi qui les attire et tu veux te casser bouffer au lieu de réparer tes conneries ? C'est toi le "patron" tu n'as plus qu'à montrer à tes employés comment on fait vu que selon tes dires ils sont incompétents !

Poussant le vice jusqu'à lui faire une courbette l’accompagnant d'un signe du bras, le tout d'une manière pour laquelle aucun doute ne subsiste : montrer à Samuel l'absurdité des propos qu'il a tenu juste avant et à quel point ils ne passeront jamais. Se désintéressant de Samuel aussitôt que le Vagabond reprend la parole, l'inconnu marquant clairement qu'il veut se casser mais que malgré tout il leur laisse une chance d'avoir leurs explications. Si Melody le laisse parler de bout en bout dès qu'il approche d'elle en lui demandant d'ôter son pied, elle le fixe de ses yeux émeraudes.

- Non, ne partez pas comme ça s'il vous plait, aidez nous avec les zombies, ne laissez pas la faute d'une personne retomber sur tout le monde. Aidez nous à nous en débarrasser, vous aurez ce que vous avez demandé après, Ivy et nous tous on a besoin de vos réponses, six jours c'est trop long. Non je ne marchande pas, je le pourrais j'irai maintenant chercher ce que vous voulez mais il y a les rôdeurs...
Et si vous ne voulez quand même pas faire cela, essayez au moins de les attirer ailleurs en partant, vous et votre invité vous avez largement le moyen de le faire sans que cela vous mette en danger. S'il vous plait...


Sa demande terminée, Melody retire son pied de la lanière de l'AK, la suite est entre les mains de cet inconnu aussi détestable soit-il. Et de toute manière ne pas ôter son pied ne servirait à rien de plus qu'à potentiellement l'énerver ou à ce qu'elle se retrouve le cul par terre puisque la brune n'a pas les moyens de l'en empêcher. Il y a aussi le fait qu'il n'y a pas de temps à perdre avec les rôdeurs en approche dont les râles sont de plus en plus perceptibles, si bien que la chasseresse leur fait face. Et s'il est clair qu'elle attend une réponse ou un acte du Vagabond, elle prend malgré cela pour cible le zombie qui sera le plus proche d'eux avant de se concentrer sur le première pierre venue afin d'activer son pouvoir. Cela pour la faire décoller du sol et la propulser à vitesse maximum sur la tête du zombie visé dans le but de lui exploser le crâne et qu'il ne soit plus une menace.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mer 18 Mai - 16:17
Mon geste d’agression lancé, j’avais senti le revolver fendre les lignes de champs dans sa course vers Samuel, m’étonnant cependant de le voir poursuivre sur sa trajectoire et retomber un peu plus loin alors que mon amant réussissait une esquive réflexe qui me surprit moi-même. Un dénouement qui ne fit qu’accroître encore plus ma colère et mon aigreur de l’instant, renforçant d’autant plus mes craintes vis-à-vis du Canadien, et dont les mots prononcés encore ensuite n’arrangèrent rien. Plus la situation évoluait, et sacrément en mal, plus je me persuadais de la véracité, de la réalité de mes hypothèses et de mes soupçons à l’encontre de Samuel.

Son comportement, et la patience du Vagabond qui s’épuisait, son détachement de la réalité, son apparent refus de combattre la menace qu’il avait lui-même fait tomber sur nous. Je sentais ma raison s’écrouler comme un château de cartes, démolie par un cheminement de pensées de plus en plus abject et aberrant. Je me retrouvais soudainement tétanisée sur place, fébrile, mon corps agités de tremblements tandis que mon souffle devenait de plus en plus saccadé et chaotique, en proie à une véritable crise d’angoisse, suscitée par la fracture de mes pensées entre l’évidence des faits et le déni de cette même réalité. Comment avais-je pu être aussi stupide et aveugle tout ce temps ? Je n’arrivais pas à croire, et encore moins à accepter, que Samuel ait pu jouer cette comédie durant tout ce temps.

Et le Vagabond qui nous lançait un nouvel ultimatum, un autre rendez-vous dans de nouvelles conditions, et ce seulement la semaine prochaine. Six jours encore à devoir nourrir mes soupçons et mes doutes, à me torturer d’idées terribles et coupables. Je glissais un regard perdu et affolé en direction du Vagabond puis de Melody, en espérant que celui-ci accède à la demande de la chasseresse de nous venir en aide pour combattre ou éloigner les monstres qui marchaient sur nous. Mais l’espoir d’obtenir des réponses aujourd’hui semblait s’être définitivement envolé, et cela ne fit que renforcer un peu plus la fureur que je portais à l’encontre du Canadien. C’en était trop, beaucoup trop, pour que je parvienne encore à contenir mes idées pour moi. Je devais les confronter à la réalité, voir si j’étais la seule à parvenir à cette conclusion, ou si d’autres ici pouvaient partager mes conclusions et mes craintes.

“C’était pas Matthew…” réussis-je finalement à souffler au bout de quelques secondes d’une voix tremblante et éraillée par l’émotion. “C’était pas Matthew, ni Ricky ni aucun d’eux… C’est toi !” m’écriai-je en montant encore le ton de sorte à être entendue par toutes les oreilles alentours. “Le traître… Celui qui livre les informations au Marchand… Ça explique tout… Ta tente posée à l’écart du groupe, la présence des hommes du Marchand à l’école et le fait que l’on t’y retrouve alors que même Matthew s’était fait avoir, ou... ou… ou la mort de Calvin qui t’a permis de prendre la tête du groupe. C’est peut-être parce qu’ils se sont rendus compte qu’il y avait un traître parmi nous que Ricky, Clark et Calvin ont voulu foutre le camp et nous laisser derrière ; et c’est pour ça que le déménagement n’a pas eu lieu ensuite...”

Plus je parlais, plus ma voix grimpait en volume et mon ton se faisait plus chaotique, à la limite de l’hystérie qui accompagnait ma colère et mes appréhensions. J’avais pointé un index lourdement accusateur vers Samuel, soutenu par un regard aussi accablant qu’il se voulait teinté d’incompréhension, brillant d’une pointe de folie nourrie d’une farouche suspicion, voire paranoïa alors que je continuais à déverser mes accusations.

“... Et… Et cette attaque qui a eu lieu au moment exact où la moitié des effectifs du groupe se retrouve pris au piège en ville et qui, sans l’intervention du Vagabond qui a tué les hommes qui me retenaient prisonnière, aurait tourné en véritable massacre. Et voilà que tu sembles tout faire pour éviter que notre ami révèle des informations cruciales sur le Marchand et les menaces qui pèsent sur nous. Pourquoi ? Pourquoi t’agirais comme ça si ce n’était par crainte d’être compromis ou démasqué ? Pourquoi tu nous fais ça ? Toi qui demandes aux autres de te convaincre ; convaincs-moi, démontre-moi que j’ai tort, que je me plante, parce que j’te jure que j’ai vraiment envie d’avoir tort à ce sujet...”


Une demande lancée avec le fond rhétorique d’une accusation que j’estimais purement véridique, dont l’énonciation des différents faits à haute voix me renvoyait une image encore plus crédible tant cela semblait trop gros, trop lié, pour n’être qu’un amoncellement de coïncidences. Mais j’avais bien rapidement reporté toute mon attention sur le Vagabond, décidant d’ajouter une valeur commerciale dans la balance afin de le convaincre de nous aider à neutraliser la menace approchante des rôdeurs dont je parvenai sà distinguer l’amas de silhouettes abstraites et dodelinantes sous la clarté de ce jour ensoleillé.

“J’ai pas l’intention de vous laisser disparaître sans obtenir de réponses,” lui avais-je affirmé d’une voix toujours tremblante, mais dont le ton s’était voulu à la fois résolu mais suppliant. “Dans six jours, à midi, vous aurez l’alcool et les clés du camion-porteur puisque c’est ce que vous désirez, mais sachez que le camion n’est pas en état de rouler. Aidez-nous à neutraliser les rôdeurs, ou à les éloigner, et je le réparerais pour vous,” proposai-je au Vagabond avec un certain empressement dans la voix, sentant l’urgence de la situation peser de plus en plus sur mes épaules et mon esprit.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 18 Mai - 17:58
Passablement excédé par le comportement de tout un chacun et n'ayant même plus la gentillesse, ou le bon sens, de continuer à simuler le moindre respect pour ceux qui avaient bel et bien décidés, par leur action ou leur inaction, à lui faire endosser un joli dossard à cible. Samuel se contenta tout d'abord de contourner le Vagabond, et donc par la même Melody, de telle sorte d'être celui se retrouvant en première ligne face aux meutes approchant.

Là, semblant vouloir ignorer les autres personnes, jusqu'au pauvre Snatch qui l'avait finalement imité, contournant bien plus largement les autres protagonistes pour se rapprocher de son maître, sans autres explication que quelques aboiements passablement identiques à celui qu'il avait lancé pour attirer son attention.

Dans le même temps, tournant le dos à tout le monde si ce n'est au sniper, il n'avait pas finit de contourner le groupe pour se diriger ensuite vers la route qu'il avait placé la main droite, les doigts courbés pour en simuler une lunette, sur son oeil droit avant de regarder fixement sa direction. Le geste pouvait très bien être mal compris, mais il importait peu à présent. Si il ne bougeait pas, il était mort, si il ne parlait pas, il était mort, et l'inverse de ces deux propositions allaient le tuer aussi, alors à quoi bon arrêter de jouer aux dés lorsqu'on a plus un sou ? Sur un malentendu, ça peut bien s'arranger...

Quoi qu'il en soit, à peine eut-il cessé d'observer, ou plutôt de réclamer l'attention du sniper, il levait sa main gauche afin de la garder bien en vue et, avec rapidité mais sans précipitation, il passa la sangle de son fusil d'assaut entre son pouce et son index afin de soulever l'arme et l'ôter de sa position, dans son dos. A peine celle-ci fut enfin libre qu'il rabaissa la main afin de la déposer plus ou moins délicatement au sol.

Et puis, à cet instant, il se retourna, le visage toujours animé par son exaspération et sa déception, et s'exprima simplement, sans égard pour quiconque aurait put être en train de parler, ce qui aurait été étonnant pour Ivy et Melody qui attendait sans doute une réponse de sa part malgré leur agenouillement métaphorique devant le prince de l'extorsion.


"Mon sac est dans la chambre, il contient les silencieux et un taser. Démerdez vous avec les armes mais ne restez pas dans leur champs de vision, sinon, ça ne servira pas à grand chose."

Notons qu'il ne manqua pas d'ailleurs de désigner les zombies non loin pour donner une idée du champs de vision de qui il parlait. Maintenant, comme d'habitude, il devait s'en remettre à leur esprit d'initiative et leur indépendance qu'il chérissaient tant alors qu'ils le détestaient tous visiblement.

"Bien sur, si ces mesdames veulent mes réponses, je parlerais mieux vivant que mort, mais si elles n'ont pas envies de se faire engueuler, il vaudra mieux pour elles qu'elles se contentent de mes cris d'agonie, ou de ma disparition."

Et enfin, signifiant que ses instructions étaient terminés, il ouvrit grand les bras et commença à reculer, se retournant rapidement et posant les mains sur sa tête, visibles pour le tireur embusqué, pendant qu'il s'éloignait du camp, dépassant même la route, tout en observant les deux groupes de zombies. L'idée, passablement évidente, était de tous les amener à le prendre pour cible et, une fois ceci fait, décider du bon moment et la bonne direction à prendre pour les rassembler au mieux sans risquer de se faire croquer.

Ne restait qu'à espérer qu'entre le suivre loyalement et aller se terrer dans la maison, Snatch choisirait de suivre l'indication de son maître, un regard, un geste et un sifflement en tout et pour tout afin de lui demander de rester auprès de lui, l'homme sans défense.

Le Vagabond

Anonymous
Invité
Sam 4 Juin - 18:28
Beaucoup de choses avaient été dites, beaucoup de reproches et de remises en cause, le temps n'était pas à l'éclosion des fleurs fraîches et joyeuses, mais à leur broiement par des bottes épaisses et colériques. Ses doigts s'étirant régulièrement et d'une pointe de nervosité, qu'elle soit de circonstance ou issue d'une forme de stress continuel, il ponctua les échanges houleux par des regards inquisiteurs, curieux, étonnés et des froncements de sourcils à la signification ombrageuse. Son intervention aujourd'hui n'avait pas été celle escomptée, mais semblait dénouer en partie des nœuds épais internes au groupe, ou une partie tout du moins. Si le jeune homme nommé Jordan restait particulièrement passif et silencieux, il était bien le seul et au final, le Vagabond gonfla ses pommettes à la demande de Melody en venant se pencher pour ramasser son fusil AK-47 pendant qu'elle s'attaquait à un rôdeur d'une pierre tenue par l'esprit.

Derrière, la réplique d'Ivy était très virulente et d'une crédibilité stupéfiante, si bien qu'en se retournant, il n'avait donc rien trouvé à ajouter que de laisser Samuel faire entendre sa réponse, ou plutôt son discours esquivant toute réponse à ce qui lui était reproché sur fond de menaces appuyées. Ce fut au tour d'Ivy de faire appel à son appui et le nomade dressa les yeux au ciel avant de les poser sur les morts venus du Nord et n'étant plus qu'à trente mètres. Il finit par dresser l'index vers la petite brune et entrouvrit les lèvres avec l'intention de répondre, son regard assez mitigé de visu, mais n'eut pas l'occasion de faire entendre le fond de sa pensée qu'un éclat hurlant le devança.

Samuel venait de poser son arme et commençait à se diriger seul, les mains derrière la tête vers l'intérieur du Secteur, s'engageant en direction du terrain de la propriété la plus proche pour s'y engouffrer et espérer attirer les groupes de morts-vivants, quand le sniper inconnu avait tiré un coup de feu qui venait résonner dans tout le Quartier tant l'arme était puissante. L'éclat hurlant se caractérisa par l'explosion au littéral du crâne d'un des morts du groupe Nord, parmi les premiers à avancer, qui ne tarda pas à s'effondrer. Un soupçon de surprise, à peine caché par la soudaineté du tir, effaça le scepticisme du visage du Vagabond qui s'empressa d'appuyer son geste d'index vers Ivy en lançant à grande hâte :

« Vendu ! Nous venons de conclure un marché ! »

Avait-il été pressé par l'enchaînement des événements ou le tir du sniper aurait été indépendant de la volonté du nomade qui se serait empressé de sauter sur l'instant pour conclure le marché proposé avant que la jeune brune ne puisse se raviser. Ce qu'il appuya en rabaissant immédiatement sa main pour prendre son fusil à deux mains et courir vers le groupe de rôdeurs Nord tout en les contournant d'une course en diagonale, venant se positionner près du trottoir Ouest en dressant son arme. Il se mit à mitrailler les non-morts en saturant l'ouïe des autres individus présents du hurlement de son arme, criblant les rôdeurs de balles et en fit tomber plusieurs par une balle classiquement logée dans le crâne. Il n'avait été surplombé ou presque que par les deux nouveaux tirs du sniper, plus fort en écho, qui furent plus directs et envoyèrent au sol deux autres charognards. Le Vagabond, finissant par la proximité et par l'agressivité par attirer l'attention de la plupart des rôdeurs, à la fois à la faveur et la défaveur de Samuel qui avait prit le risque de s'enfoncer dans les jardins pour les accaparer, reprit une marche rapide pour s'éloigner des morts qui le suivaient au fur et à mesure.

Le Vagabond, appuyé par les tirs réguliers et incessants du sniper, finit par redirigé le gros du groupe coté Nord vers l'Ouest, les poussant dans la plaine tout en y disparaissant, faisant tomber les morts les uns après les autres. A l'Est, Melody, Ivy et Jordan n'eurent d'autre choix que de se battre et parvinrent à vaincre plusieurs de la quinzaine de rôdeurs qui s'était approchés, le reste ayant fini par se diriger vers l'intérieur du Quartier et des propriétés sur les talons de Samuel et son chien aboyant à sa suite.

Au final, le bruit intense généré par le sniper avait heureusement poussé les autres rôdeurs du Quartier qui n'étaient pas encore arrivés à la vue du petit groupe, dans sa direction au Nord-Est, ce qui fut surtout une aubaine pour un Samuel désarmé et encerclé qui ne put aller très loin à cause du très fort danger, contraint rapidement de partir vers l'Ouest et de retrouver une certaine sécurité grâce à l'espace dégagé de la plaine pour pouvoir aller au pas de course et faire le tour jusqu'à revenir au camp.

A terme, la menace pourtant sérieuse ne s'éternisa pas grâce aux actions de chacun, bénéficiant tout de même d'une grande part de chance là où les choses auraient pu être un désastre dans des circonstances un poil différentes. Le Vagabond était parti, retrouvant sa condition de nomade ou une autre si ce devait être illusoire, de même que le Sniper qui aura été impossible à approcher si l'un des survivants avait pu le souhaiter d'une manière ou d'une autre à cause de la concentration de rôdeur dans la partie Nord du Quartier 2, et qui aura fini par disparaître également.



Fin.
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