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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CS, A, 2] Un accord profitable - 23/03/35
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Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 6 Sep - 22:48
Les mains sur les cuisses, la gauche appuyée dessus et le dos de la droite reposant légèrement pour ne pas attiser la douleur, Samuel semblait circonspect. Malgré sa décontraction apparente, la fatigue, la douleur et le stress se faisaient sentir si bien qu'il lui fallait déployer tous les efforts possibles pour fouiller dans l'attitude et les mots du binôme menaçant pour les amener là où il le désirait.

Ironiquement, en cet instant, les menaces de mort qui pesaient sur lui n'étaient rien comparée à l'idée, qu'il se gardait bien de laisser transparaitre, que Snatch lui-même ne périsse par sa faute après tout le dévouement qu'il lui avait montré... Le seul à l'avoir fait d'ailleurs. Il devait le sortir de ce trou pour lui donner une autre chance.

Il y avait bien une chose qu'il avait réprimé ces derniers temps. Si la bonne image ne pouvait pas fonctionner, peut-être cet étrange couple pouvait être sensible à la colère, la rancune, la vengeance, car le jeune canadien ne manquait pas de ce genre de choses. Ainsi, fronçant les sourcils tout en préservant un visage assez neutre, il opina doucement du chef :


"Bien bien, que de vaines paroles, qui envoute des psychopathes avec des louanges ? Tu veux que je m'étale Moïse ? Ce camp est empoisonné à tous les niveaux. Ho, ne va pas croire qu'il est pourri, ce serait faux, mais il y a manque la discipline, il y manque l'entente et il y manque une structure hiérarchique. Ingénieur, chasseur, militaire, docteur, gros bras et grosse tête, il s'y trouve peu ou prou l'essence de l'humanité, des compétences à foison mêlées à l'individualisme le plus pur.

Ce pourquoi je me trouve là, à attendre la mort, c'est que bien d'entre eux doivent me prendre pour un traitre, comme si j'avais le profil d'un trou du cul de laquais. Trop gentil, trop posé, je voulais leur laisser le temps... J'aurais mieux fait de poser un ultimatum dans l'heure et me tirer avec ceux qui étaient encore capable d'y voir clair. C'est moi le responsable mais c'est ce clodo louche qui m'a poussé à la faute, un type bizarre, fringué comme un clodo, avec un pote sniper... Lui faites jamais confiance."


A présent, accompagnant ses sourcils froncés, son regard s'était mis à flamboyer d'une fureur qu'il gardait bien contenue dans sa voix. Il n'avait aucune intention de s'agiter, de faire de grands geste ou même d'éclater, il fallait simplement expliquer dans quelle merde ces deux-là se trouvaient.

"Si j'ai besoin de vous pour rejoindre cette bande de cons, c'est par ce que certains méritent de vivre, cons ou pas, et que j'ai eu l'espoir, visiblement fou, de croire que vous étiez vous aussi digne de survivre, survivre sous mon commandement, par ce que jusqu'à avoir senti ces griffures sur mon cuir chevelu, j'ai bien espéré vous faire venir. C'est bien pour ça que j'ai donné ma putain de vie, pour deux ingrats qui préfère me voir cracher du salé sur mes plaies que du sucré dans leurs oreilles.

Vous vous en cognez de l'aide que j'ai apporté et je m'en tartinait tout autant de savoir si vous auriez été heureux de suivre mes ordres, j'étais là pour assurer la survie du plus grand nombre au péril de ma vie, et cette mission va bientôt s'achever. Ni les hommes, ni les anges ni Dieu lui-même ne choisiront si je dois revenir, ceux qui décident de me maintenir dans cet enfer, ce sont ces enculés de cons qui m'ont confiance à tort en fuyant vers le Mexique, car les cons qui sont morts ici se sont tous tués comme des grands, quoi que puissent en dire ceux qui font de moi un bouc émissaire de rêve."


Poussant un soupire, le jeune homme pris quelques secondes, faisant signe de sa main gauche de juste attendre un instant. Sans savoir l'image qu'il pouvait renvoyer à ses bourreaux, la colère qui se déversait en amenant toujours plus de ressentiment derrière elle commençait à lui coller des crampes d'estomac, car même lorsque la mort approchait, un ulcère n'en avait rien à foutre.

Malgré tout, il hoqueta très légèrement puis repris, le ton d'autant plus acide qu'une nouvelle douleur commençait à le tenailler :


"Si vous avez besoin d'un nom, je vous dirais bien Melody Campbell, la plus susceptible de prendre ma relève sans un remords puisqu'elle m'a allègrement poussée vers la sortie. Sinon, James... Everett, je crois, c'est celui qui m'a rafistolé la jambe, vous pouvez lui faire confiance, normalement, il est toujours avec une femme, Elizabeth... Son nom ne me revient plus, enfin, Ivy Lockhart. Elle est fragile, mais si elle évite de se faire tuer, ou mordre pour la troisième fois, c'est elle qui reconstruira une ville pour les vivants.

Quant au reste..."


Alors seulement, il esquissa un sourire. Bien loin de ses habituels sourire en coin pleins d'empathie, non, un vrai pur sourire narquois, moqueur, vil.

"Ils ne prévoient rien, ils veulent juste survivre en attendant la morsure d'un mort ou d'une balle, jusqu'à hier, j'étais leur meilleure protection contre le boucher qui nous menace, par ce que j'étais celui qui devait tout prévoir, tout visualiser et tout protéger. Quoi qu'il arrive, je ne serais pas loin pour compter les morts, par ce qu'ils n'ont rien, pas même une tour de guet, tout ce qu'ils ont, c'est vous casser en deux par la pensée... Mais ça n'arrête pas les Hordes ni les commandos suicide si il n'y a aucune cohésion."

Son sourire s'effaça enfin et, alors que son regard avait jusque là virevolté dans le vide pendant qu'il crachait verbalement sur une partie des dernières personnes à l'avoir connues, y compris ses bourreaux, il reporta alors son regard tantôt sur Eileen, tantôt sur Duncan, pour leur faire sa proposition finale, et ce toujours autant dénué de politesse que pendant son précédent laïus.

"Vu ma situation, je vais vous dire, je m'en fout un peu de savoir ce que vous allez faire. Vous y allez, vous n'y allez pas, vous vous faites tuer en essayant un raid à la mord moi le cordon de ma bourse. Moi je suis mort et le dernier chose que je voudrais, c'est corriger la fin de The Mist, avec ma fièvre, mon meilleur ami et ma chemise."

Comme quoi, même au fond du gouffre, quand on aime faire le malin, on s'assure bien que ce soit toujours la dernière chose qu'on ait put faire.

Duncan Waltz

Anonymous
Invité
Lun 12 Sep - 0:58
Duncan écouta le discours du condamné, les derniers mots d'un homme qui le savait, allait mourir. Il aurait pu relever les quelques piques lancées dans ce que ce type devait considérer, la pure vérité, mais à ceux-ci il préféra esquisser un léger sourire ironique. Qu'est-ce qu'il pourrait bien faire de plus de toute façon ? Le menacer de le tuer ? Lui ouvrir les veines ? Le taillader ou gâcher des munitions à le cribler de balles pour qu'il assimile les bonnes manières ? Non, car au fond, si Duncan s'était trouvé à sa place, il aurait fait pareil. Autant partir avec fierté quand le moment vient.

L'on ira pas jusqu'à dire qu'il se sentait proche de cet homme, ni qu'il ressentait de la compassion. Cet homme allait mourir, voilà tout, il faisait ce qu'il pensait le mieux à faire alors. Ses mains restées sur ses hanches, son regard perçant celui de cet homme, il resta d'abord silencieux. Il voulait partir en maître de ses restes, avec son chien et sa chemise comme il disait. Rentrer dans le lard de ses ravisseurs n'était pas la meilleure façon d'obtenir une réponse positive à ses dernières faveurs, il s'interrogeait d'ailleurs, sur ce que devait penser celui qui se retrouvait déshabillé et proche de la mort.

Si on lui posait la question, il parierait sur l'esprit du je-m'en-foutisme absolu, ce type n'attendait plus rien, sinon se convaincre qu'il mourrait en ayant raison, sur lui-même, sur ses actes, par rapport à ces autres personnes avec qui il avait vécu, vraisemblablement pas avec beaucoup d'amitié. Duncan laissa couler quelques instants d'incertitude après que ce Samuel eut fini, des instants durant lesquels il ne réfléchissait pas à ce qu'il allait lui répondre, plutôt à continuer de tenter vainement l'analyse de son état d'esprit.

C'est pourquoi il finit par relâcher ses hanches et s'approcha, scrutant momentanément le sol avec une mine à l'aise, puis posa avec assurance ses mains sur la table en se penchant, s'approchant un peu plus pour lui parler d'une voix adoucie, sereine et volontairement provocatrice, tout comme sa posture si rapprochée à en ignorer l'espace intime de son vis à vis :

« Tu aurais du tenter ta chance au Canada et te planquer au milieu des caribous. Maintenant tu vas crever ici, seul, c'est triste.  » Appuyait-il en allongeant son dernier mot avec sournoiserie, bien qu'il n'en ressentait pas une once de tristesse, c'était du pur sarcasme. « On pourrait te mettre nu et te faire un tas de choses pour ces dernières heures mais... ça porte malheur de titiller un mort. Et de toute façon, à quoi bon ? T'es fini. »

Ses propos furent cinglants, dénués de toute ferveur et il se redressa ensuite, l'observant de sa hauteur en soufflant du nez d'amusement et laissa un dernier sourire en coin se dessiner sur ses lèvres, puis il tourna les talons et se rapprocha des sièges avants, poursuivant en chemin avec une intonation plus neutre et plus prononcée :

« Aujourd'hui, nous sommes plutôt de bonne humeur et pour te remercier de ces informations que tu nous as si gentiment donné, mon cher commandant, on va te laisser prendre tes vêtements, ta bestiole et aller agoniser là où tu voudras, pourvu que ce ne soit pas dans ce camping-car. Il se trouve que ma femme bien vivante et moi-même nous avions des projets pour ce soir. Par contre... »

Il vint toucher le fusil d'assaut qu'il avait réquisitionné plus tôt du bout des doigts, ensuite se pencha légèrement pour saisir la crosse et hisser l'arme jusqu'à lui, la prenant à deux mains. Il revint se mettre face à l'homme, sans bouger d'au pied de la cabine, scruta avec beaucoup d'intérêt l'arme et testa la mécanique, avant de venir redresser le canon vers Samuel en positionnant la crosse à peu près au niveau de son estomac. Son regard couru vers les fenêtres à sa droite, constatant la présence d'un rôdeur qui se baladait près d'une maison, puis il se reporta au défunt à venir qu'il fixait de nouveau très directement et froidement.

« On va garder l'équipement, c'est qu'il ne te sera plus très utile de toute façon et puisque que tu ne seras bientôt plus là pour assurer notre survie à tous, il faut bien que l'on se débrouille. Allez, fiche le camp l'ami, sans faire de vague et corrige ta fin avec dignité. »

Eileen Waltz

Anonymous
Invité
Lun 12 Sep - 10:42
Eileen l'avait observé durant la totalité de son discours, l'oeil toujours attentif à ses moindres mouvements, bien que son attention ne se focalisait que sur cet aspect là de la prudence, ni sur les mots, ni sur les tons. En d'autre terme, elle se fichait pas mal de ce qu'il pouvait bien continuer à pleurer sur son propre sort, l'homme dénigré de ses semblables, l'homme abandonné après avoir tant vécu et survécu, l'homme qui n'avait pas su aborder le monde nouveau de la bonne manière, simplement. Et que demandait-il pour finir ? Une grâce ? L'accord d'une fin glorieuse tel qu'il l'aurait décidé ? Et puis quoi encore ?

Elle s'avança d'un pas, le canon s'affirmant sur sa cible et l'index prêt à appuyer sur la gâchette lorsque la silhouette de son époux, assez large d'épaule pour être repéré dans un espace si étroit, passa à côté d'elle pour s'avancer vers l'individu torse nu et vint lui parler à une distance qui frôla l'imprudence et sentait à plein nez la provocation moqueuse. Ce n'était pourtant pas l'audace, ni le risque qui fit froncer les sourcils du minuscule bout de femme, baissant l'extrémité de son canon vers le sol pour ne plus avoir quiconque dans l'alignement de son arme, mais bien la frustration d'avoir mis à plat ses intentions. La mâchoire serrée, le regard rivé sur les deux hommes face à face, elle marquait son agacement par un silence religieux. Elle saurait faire payer ces impairs en temps et en heure, et la seule chose qui la retenait de régler ses comptes immédiatement était l'attachement à la fois factice et bien réel qu'elle ressentait à l'égard de Duncan. Elle y tenait, comme un jouet préféré et savait parallèlement comment maîtriser sa colère, car pour l'instant, ce n'était que cela. Lorsqu'un autre facteur, moins contrôlable, rentrerait en jeu, il n'y aurait plus de préférence, ni d'attachement, seulement l'irrépréhensible besoin d'assouvissement.

Pour le moment, elle se contenait, et dans cet état d'esprit, Duncan regagna l'avant du véhicule, passant à nouveau à ses côtés tandis qu'elle rivait le reflet de la noirceur de son âme à travers son regard sur l'homme envers qui elle avait religieusement prêté serment, jusqu'à ce qu'il sorte de son champs de vision, et qu'elle n'ai plus que le second sur qui porter ses foudres. Les lèvres toujours closes, elle aura patienté, non sans mal, qu'il ne récupère son chien, sa chemise et sa fierté, et qu'il dégage de leur camping-car. Elle aura bien entendu continué à veiller qu'il ne tente pas d'acte héroïque à leur encontre, et qu'il ne récupère pas plus que ce que Duncan avait permis, le laissant seul ouvrir les portes du véhicule et repartir à l'assaut d'un brouillard qui s'estompait peu à peu, et laissant sur son sillage le décors d'un Texas en plein apocalypse.


Fin du Jeu.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 17 Sep - 23:23


Excursion Validée

Récompense(s) :

Duncan & Eileen ont trouvé : Taille-haie électrique x2, Bouteille d'alcool, Réservoir à gaz, Kit de secours basique, Couteau de combat, Camping-car Blucamp Ford, Couteau de cuisine, Tournevis, Lampe-torche dynamo, AK-47, Smith & Wesson M10, Grand sac à dos, Jumelles de vision nocturne, Talkie-Walkie, Pistolet taser, Kit de supplément armement, Gilet pare-balle.

Conséquence(s) :

Duncan a subit une blessure très légère au visage sous la forme d'une coupure, qui n'aura pas besoin de soins particuliers et dont la douleur générée sera faible et momentanée.

Vous avez consommé :

Le Camping-car Blucamp Ford est vide d'essence.

Les Scénaristes
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