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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Fraternellement votre - 18/03/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 21 Avr - 14:15
Interprété par Matt et Melody Campbell.

Une journée ensoleillée ordinaire voilà ce que ce jour là aurait dû donner. Bien que plus rien ne soit vraiment ordinaire depuis que cette apocalypse zombie a débutée. Une journée calme tout du moins la première qu'ils ont eu en quasiment trois semaines pendant laquelle rien hormis de l'entraînement pour retrouver ses facilités n'aurait dû arriver et pourtant encore une fois le destin s'est joué d'eux, d'elle. Nelson a débarqué plus tôt accompagné de Ricky mais surtout de cinq nouvelles têtes venant grossir les rangs des survivants, cinq nouvelles têtes à nourrir alors qu'ils n'ont presque plus rien. Pourtant parmi eux se trouvait un homme que la brune avait tellement attendu et tellement désiré sans jamais en parler aux autres. Le seul homme qu'elle aime plus que tout et qu'elle aime depuis sa naissance. Le seul homme capable de réellement la comprendre et l'apaiser. Son frère aîné, cette partie d'elle qui lui manquait pour être pleinement elle même.

Matt est bel et bien là maintenant même si Melody a eu du mal à le croire au début en le voyant sortir ainsi de la voiture du vieux fermier. Son coeur l'emportant sur sa raison, elle avait fini dans les bras de son grand frère, le toucher, le sentir bien vivant contre elle ainsi que ses moindres mouvements ou expressions, le son de sa voix et son odeur avait achevé les doutes qu'elle pouvait avoir, la fratrie était enfin réunie. Et elle n'avait plus qu'une idée en tête se retrouver seule avec lui dans un coin tranquille qu'ils puissent parler librement, se retrouver pleinement et Matthew avait eu la même idée au même moment. Si cela n'était pas le moins du monde surprenant pour la brune, elle en avait malgré tout sourit.

Pour autant après avoir rejoint la maison avec lui, Melody avait montré les lieux aux autres arrivants pour ceux qui l'avaient voulu. Leur faisant faire le tour de la maison, leur indiquant les emplacements des armes et des ressources, leur expliquant qui dort où et donc que les lits sont tous prit. Avant de les emmener voir Samuel pour qu'il leur fasse son speech d'arrivée, tous sauf son frère. La cadette profitant de ce moment pour s'éclipser avec son aîné afin de trouver un coin tranquille pour discuter et si les chambres auraient pu être une bonne idée, elle se souvint que n'importe qui pouvait écouter aux portes ou même entrer dans la pièce sans rien demander. Non s'ils veulent être vraiment tranquille, un seul endroit peut leur offrir cela et un relatif confort pour le faire.

La chasseresse entraîne alors son frère dans la cour dans un premier temps puis vers le camping-car garé dedans contre le mur du garage tout en lui expliquant pourquoi elle préfère ce lieu là à un autre. Ouvrant le camping-car par la porte latérale sur le quart avant du flanc de l'engin avec la clé qu'elle a en poche, la fratrie est alors rejointe par le petit loup rouge maintenant âgé de sept mois qui ne se gêne pas pour monter dans l'engin le premier. Elle se tourne vers son frère lui murmurant alors.

- Croc-Blanc il s'appelle, ça fait un mois que je l'ai recueilli.

Souriant à son aîné, la brune monte ensuite dans le camping-car attendant qu'il la rejoigne pour fermer la porte derrière eux et ainsi leur donner la tranquillité qu'ils veulent. Ôtant sa veste qu'elle dépose sur un meuble, elle laisse Matt s'asseoir sur une des banquettes avant de venir se mettre sur ses genoux et l'enlacer autant qu'elle le peut.

Matt Campbell

Anonymous
Invité
Ven 22 Avr - 14:17
L’aîné Campbell était resté assez calme et silencieux après avoir quitté le jardin et cet accueil controversé, les bras chargés de ses effets personnels qui n’avaient de personnels que la désignation. Accompagné de sa cadette, il avait suivi celle-ci dans la demeure qui lui servirait désormais de nouveau foyer, s’étonnant par ailleurs silencieusement que celle-ci soit si peu protégée et aménagée pour faire face aux hostilités de ce nouveau monde. Bien rapidement il ne manqua pas de ressentir une belle pointe de fierté à l’égard de sa frangine, qui menait les nouveaux venus qu’ils étaient tous auprès du second chef de camp, ou du leader en charge, il n’avait pas vraiment compris qui, entre sa Mel’ et ce Samuel, endossait toutes les responsabilités ici.

Néanmoins, Matt eut le droit à un traitement de faveur, si l’on pouvait dire, en se retrouvant épargné du speech de bienvenue du patron, kidnappé par consentement par sa petite soeur qui le mena jusqu’au camping-car garé dans la cour. Il avait croisé quelques têtes durant ses pérégrinations, sans pour autant réussir à coller des noms sur tous les visages tant cela faisait beaucoup de changements pour une seule et même journée, et l’ancien archéologue n’allait certainement pas cracher sur un peu de solitude et d’isolement, surtout en compagnie de sa désirée frangine qu’il avait tant cherchée et appelée au cours des derniers mois ; du moins ceux précédant cette histoire de retour à la vie dont il demeurait perplexe.

Matthew regarda la bête monter la première à bord du véhicule de tourisme avec un sourire amusé, sourire qui ne manqua pas de s’agrandir quand sa soeur nomma la petite boule de poil. Au moins retiendra-t-il celui-ci sans trop de difficultés. Puis il grimpa à son tour à bord de la cabine arrière du camping-car, découvrant l’intérieur de celle-ci avec une curiosité amusée et plus détendue encore.


« Il y a plus de confort ici, en beau milieu d’une apocalypse, que ce que j’en avais sur les rives du Nil à Aswan. »

Une remarque qu’il avait voulu plaisantine, l’esprit toujours aussi léger, soulagés de ses incertitudes et de ses impatiences à retrouver Melody. Une plaisanterie qui précéda d’ailleurs son assise sur l’une des banquettes du camping-car, dans laquelle il se laissa tomber presque trop lourdement avec un soupir de satisfaction, les bras écartés et les coudes reposant sur le sommet du dossier de la banquette. Ses émeraudes étaient quant à elles fixées sur la silhouette de sa soeur qui ne tarda pas à le rejoindre, préférant manifestement l’assise de ses cuisses pourtant amaigries, légèrement osseuses, à celle plus molletonnée de la banquette.

Les bras de Matt ne restèrent guère de temps installés sur le dossier de la banquette, finissant bien rapidement par venir à leur tour enlacer sa soeur et la retenir contre lui, son nez de nouveau fourrés dans les cheveux bruns de Melody.


« Je ne peux pas croire que tout ça soit vrai. »

Il avait murmuré ces mots, ressentant toujours le même étonnement et scepticisme à se trouver là, en compagnie de sa soeur. Son ton laissait très clairement percevoir son incrédulité quant à la situation qu’il vivait, au moins tout autant que le bonheur qu’il en tirait. Encadrant le visage de Melody de ses mains, toujours fines mais surtout redevenues douces, toute callosité ayant disparu avec son réveil, il recula doucement ce dernier de quelques centimètres et plongea ses yeux dans leurs jumeaux, les fixant intensément à la recherche du moindre indice qui trahirait l’onirisme de ces retrouvailles, en vain. C’était bien sa soeur, ils étaient bien présents l’un auprès de l’autre, ça ne laissait plus aucun doute.

« Je suis désolé Mel’. J’aurais dû rentrer plus tôt au pays. »

Une confidence qui manifestait là ses plus profonds et sincères regrets d’être effectivement reparti en Egypte si peu de temps après avoir inhumé leur mère. Néanmoins, il tenta de se faire pardonner d’un baiser déposé sur le front de sa cadette, pour le peu de réconfort que cela pouvait offrir.

« Je ne te laisserai plus. Je te le promets Mel’.  »

Une promesse que l’homme se résolut à tenir, coûte que coûte et qu’importe l’adversité qu’il pourrait rencontrer dans cette tâche. Une résolution aisément discernable dans son regard, qui révélait bien là la nature fière et ambitieuse de l’aîné Campbell, que sa curiosité encore plus caractéristique balaya par la suite alors que de nombreuses interrogations se bousculaient déjà à ses lèvres.

« Dis-moi tout maintenant, comment se fait-il que tu te retrouves ici, dans cette ville ? Et papa ? Et Marc ?  »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 23 Avr - 15:29
Melody se contente de hocher la tête à la taquinerie de son frère, elle se doute bien qu'il y a plus de confort dans le camping-car que lorsqu'il se baladait dans le désert et compagnie ou plutôt elle se l'est plus d'une fois imaginé. Et c'est vrai que quelque part cela est amusant. Se posant ensuite sur les genoux de son frère préférant mille fois être installée sur lui que contre lui, trop peur qu'il ne s'envole d'un coup de baguette magique ou qu'au final tout ceci ne soit qu'un rêve, un beau rêve qui deviendrait un cauchemar en se réveillant. Matt doute aussi et elle ne peut que le comprendre du coup, se décalant légèrement pour lui faire face et le contempler avec tout l'amour qu'elle lui porte se reflétant dans ses émeraudes. Alors qu'il lui encadre le visage de ses mains, la cadette peut sentir le changement de sentiments chez son aîné, la joie des retrouvailles laissant place à des regrets qu'il exprime. Il l'embrasse sur le front, elle tourne légèrement la tête pour se défaire de l'emprise des mains de Matt et venir lui déposer un baiser sur la joue.

- Je le sais Matt. Tu n'as pas à être désolé, tu n'avais pas le choix, tu devais repartir là bas, je le comprend.

Mais cela serait faux que de dire qu'elle ne lui en a jamais voulu d'être reparti assez rapidement, Matt avait fait sa vie en Egypte, il avait son métier, sans doute des recherches en parallèle, sa place n'était plus au Texas depuis longtemps tout comme elle d'ailleurs. Oui elle avait compris tout cela mais elle lui en avait voulu malgré tout. Même si elle avait envisagé le fait qu'il soit parti parce que rester était trop difficile pour lui, qu'il avait besoin de faire le deuil de leur mère loin d'ici. Assez égoïstement elle c'était demandé si ce n'était pas elle qu'il fuyait aussi, que quelque part Matt n'avait toujours pas accepté que sa petite soeur soit mariée qui plus est avec un homme que son aîné n'a jamais apprécié.

Se retrouvant donc surprise quand Matthew lui demande ce qu'il en est pour son mari, par contre pour leur père cela promet un moment difficile et pourtant il est en droit de savoir comment les choses se sont déroulées. Commençant par le plus facile ou le plus simple.

- Ici ? Comme toi, un réveil après des mois et loin du point de départ avec toute cette histoire de retour à la vie.
Elle prend une profonde inspiration avant de passer à la suite. Papa et Marc...J'ai voulu rester un peu avec papa pour l'aider à la maison entre les papiers et tout le reste, lui remonter le moral aussi, Marc faisait des allés-retours avec New York et quand tout à commencé il s'est retrouvé coincé à la maison. On était tout les trois, Marc voulait qu'on bouge qu'on ne reste pas sur place, papa et moi on a refusés parce que s'il y avait une chance que tu puisses prendre un vol retour c'est à la maison que tu nous chercherais. Même si on espérait en même temps que tu étais en sécurité et que tu ne chercherais pas à venir. Tout a été de pire en pire jusqu'au jour où notre quartier a été submergé par les zombies, on a voulu s'enfuir et papa a voulu nous couvrir, il est tombé j'ai voulu aller l'aider Marc m'a attrapée et m'a traînée loin de là au moment où plusieurs zombies tombaient sur papa...

Deux mois plus tard, peut-être je ne sais plus, on passait notre temps à changer de place, à se disputer avec Marc et c'est pendant une engueulade que des zombies nous sont tombés dessus. Ce jour là j'ai pu m'en sortir que de justesse après qu'une femme et son chien ne soient venus m'aider, pour lui il n'y avait plus rien à faire. Je ne suis pas restée avec cette femme, elle ne m'inspirait aucune confiance, je suis parti seule de mon côté jusqu'au moment où je me suis faite avoir à mon tour juste à côté de San Antonio et arrivée à Snyder je ne sais comment.


Tout du long Melody a regardé son frère mais alors qu'elle termine de parler, elle vient s'appuyer contre son épaule mettant son nez dans le cou de son frère alors que des larmes, contenues de justesse jusque là, viennent rouler sur ses joues. Elle qui pensait qu'elle avait réussi à digérer tout cela, qu'elle pourrait le dire à son aîné son broncher c'est peine perdue.

Matt Campbell

Anonymous
Invité
Lun 25 Avr - 23:38
Installé sur la banquette, sa soeur finalement lovée dans ses bras, Matt resta silencieux tout le long de son récit, qui se voulait aussi bref que chargé de souvenirs douloureux. L’homme ne put s’empêcher de blêmir, déglutir, les mains légèrement tremblantes alors quand l’une d’elles vint se poser dans la crinière brune de sa frangine. D’une étreinte aimante, qu’il voulait rassurante et protectrice, il tâcha de soutenir sa Mel’ dans son récit de quelques caresses sur l’arrière de son crâne, laissant ses larmes et son souffle trouver leur chemin jusqu’au creux de son cou. L’ex archéologue ne pouvait s’empêcher de fixer le plafond de l’habitacle du camping, d’un regard émeraude légèrement éteint, vague et contemplatif, lui-même perdu dans des pensées qui s’adressaient vers l’esprit et la mémoire de leur défunt paternel.

Seuls de longs souffles laborieux s’échappant de ses narines témoignaient encore de la vie qui l’habitait, rythmée par les battements de son coeur de plus en plus intenses et frénétiques, répondant à l’émotion et l’amertume par ce besoin d’exprimer la joie qu’il ressentait de tenir et retenir contre lui sa moitié, sa fratrie. Une accolade franche, douce et sincère, qu’il laissait s’exprimer longuement, dans un silence pensif alors que le visage de leur père lui revenait en mémoire. Son sourire si rassurant, sa voix qui pouvait se faire aussi apaisante que grondante, grave comme l’était le roulement du tonnerre sous le gris épais d’un orage d’été, la bienveillance de son regard, brillant de cette même détermination tout au long de sa vie d’homme et de père, qui avait fini par se tarir, se résigner, une année plus tôt quand leur mère, qui semblait en être le foyer, s’était éteinte. Un homme abattu qui n’avait pourtant pas renoncé jusqu’à son dernier souffle, lui semblait-il des mots même de sa soeur. Tout comme lui.

Baissant le visage, sa joue reposant contre les cheveux de Melody, s’enivrant de son odeur, il garda le silence durant une longue poignée de secondes au cours desquelles il ne se laissa bercer et attendrir que par la tristesse des souvenirs partagés, et l’émotion de ces retrouvailles inespérées, probablement par l’un comme l’autre ; avant d’enfin reprendre la parole.


« J’ai essayé de revenir. Il n’y avait plus de ligne directe entre Le Caire et San Antonio à ce moment-là. J’ai attrapé l’un des derniers vols pour Dallas, en désespoir de cause, puis j’ai entrepris de descendre jusqu’à San Antonio pour vous retrouver. »

Il avait parlé d’une voix calme, posément, à peine plus élevée qu’un murmure. Une confession plus qu’une histoire, qui semblait appeler à un pardon silencieux en terme d’introduction. Une demande de pardon et un aveu de faute, d’échec, ce qui restait d’autant plus en travers de la gorge de l’aîné Campbell.

« J’ai d’abord trouvé un véhicule, ce n’était pas ce qui manquait sur les routes. Mais les embouteillages monstrueux, les barrages routier ; j’ai rapidement été contraint de continuer à pied. J’ai réussi à quitter la banlieue de Fort Worth au moment où les premiers cas d’infections étaient reportés en ville, de manière avérée, et que le chaos s’installait. J’ai marché durant des jours, le long du réseau secondaire, des petites routes, évitant les rencontres et ignorant ceux que je croisais pour ne pas risquer d’être mis en danger, et ne pas pouvoir te retrouver. Mais ça n’a pas été suffisant.

Je n’étais plus très loin d’Austin quand je me suis fait infecter. Pratiquement à mi-chemin… Mais si j’avais su tout cela possible, cette seconde chance parfaitement incroyable, j’aurai peut-être été tenté de me faire mordre avant pour te retrouver plus vite. »


Il n’avait rien masqué de son ton de plaisanterie en soufflant ces derniers mots, jusqu’à en rire quelque peu bêtement avant de tourner son visage pour venir gratifier le sommet du crâne de sa soeur d’un énième baiser de pure tendresse fraternelle.


« Finalement, le véritable regret qu’il me reste, c’est d’avoir perdu mon carnet de note au cours du processus, et d’avoir bon nombre de mes souvenirs qui m’échappent encore. As-tu… Avez-vous eu le temps d’étudier ce mystère et ces… choses ? »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 27 Avr - 18:19
Leurs rires d'enfants emplissent son ouïe alors qu'elle se revoit à cette période de leur vie, le frère et la soeur dans le jardin familial entrain de courir et de rires aux éclats avec leur père les poursuivant pour s'amuser. Les parfums qui embaumaient le salon alors qu'elle était installée sur les genoux de son père, son frère à côté d'eux, la fratrie écoutant attentivement les contes et légendes Celtes mais aussi de bien d'autres endroits. Ces récits qui ont orientés les études de Matthew le faisant devenir un brillant archéologue, reconnu par ses pairs malgré son jeune âge sur le terrain. Ces récits qui ont grandement influencés ses propres études avec une franche fascination pour les loups. Deux voies presque opposées et pourtant tracées par l'attitude de leur père, oh bien sûr elle aimait sa mère tout autant mais d'une manière totalement différente.

Les souvenirs vont et viennent dans sa tête, ne gardant pied dans la réalité que par le coeur de son aîné qu'elle sent battre ainsi lovée dans ses bras. Elle peut ressentir que lui aussi est en proie aux souvenirs ou du moins aux émotions fortes liées au récit qu'elle vient de lui délivrer. De longues secondes passent avant que Matt ne prenne la parole, Melody a l'impression qu'il se sent obligé de lui expliquer pourquoi il n'a pas pu les rejoindre. Lui racontant le plus gros de ce qu'il a pu vivre pendant ce temps là même si elle est presque sûre qu'il ne lui dit pas tout. La chasseresse se surprend à sourire à la plaisanterie de son aîné, desserrant les lèvres afin de râler pour le principe, lui signifier qu'elle ne veut plus jamais entendre ce genre de chose, qu'elle aurait voulu qu'il n'ait pas à vivre cette résurrection lui aussi, qu'il aurait toujours trouvé le moyen de la retrouver. Mais finalement rien ne sort d'entre ses lèvres alors que son aîné n'a pas terminé de parler.

Melody se recule légèrement de manière à pouvoir regarder son frère dans les yeux, séchant ses larmes d'un revers de la main avant de glisser ses bras autour du cou de Matt venant lui caresser la nuque à la naissance des cheveux de ses doigts.

- Pourquoi tu dis que ça n'a pas été suffisant ?

Sans avoir interrompu son frère, elle a pourtant bien entendu ce passage qui l'intrigue et l'inquiète se demandant ce qu'il a voulu dire par là, qu'a t-il vécu qu'il ne veut peut-être pas lui dire.

- Un carnet de route ? Tu as essayé de les étudier ? Et non je n'ai pas essayé déjà parce que je n'ai pas autant de connaissances que toi et les miennes m'échappent encore également. Quant aux autres, ils n'ont pas les bases pour à part James vu qu'il est médecin, lui pourrait.

Mais James a bien d'autres chats à fouetter que trouver des solutions ou une ébauche de théorie à tout cela d'ailleurs ils ont tous autre chose à penser. Même si la curiosité de la brune est titillée par tout cela, elle ne peut pas y penser alors qu'ils ont à peine de quoi manger, survivre comme ils peuvent voilà la seule obsession de tous mais il y a aussi une autre raison.

- Et j'essaye déjà de comprendre les changements qui s'opèrent en moi qui sont aussi terrifiants que fascinants.

Des changements, des mutations, une évolution générale dont elle essaye encore de s’accommoder pour faire avec vu qu'elle n'a pas le choix. Bien sûr en ce qui concerne son pouvoir ou son don suivant comment on le nomme, elle pourrait ne pas s'en servir et en faire abstraction mais cela pourrait avoir des conséquences fâcheuse s'il se manifeste de lui même sans qu'elle ne puisse le contrôler. Quant au reste elle n'a vraiment pas le choix.

En tout cas il est "amusant" pour elle de constater que son grand frère n'a pas changé, ramenant toujours les choses et les faits du côté rationnel et terre à terre, cherchant une explication logique à toute chose. Une de leur grande différence puisque la cadette n'hésite pas à garder une part de mysticisme pour à peu près tout. Melody pourrait presque en parier que là ou elle voit l'oeuvre de Gaïa pour contre balancer les dégâts que l'homme à fait à la Nature, Matt lui y voit l'oeuvre d'êtres humains sans foi ni loi qui ont créés un virus dont le contrôle leur a échappé.

Matt Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 28 Avr - 13:54
Matt dévisagea sa soeur, soutenant son regard sans pouvoir dissimuler la légère surprise qui venait d’illuminer son regard. Plissant les sourcils, le sourire satisfait qu’il avait affiché jusqu’à présent se réduisit quelque peu quand les désagréables souvenirs de ses derniers instants remontaient à la surface de sa mémoire. Une expression grave qu’il s’empressa de chasser bien rapidement de ses traits afin de ne pas inquiéter sa petite soeur plus que de raison. Il s’éclaircit la gorge au terme de quelques instants d’un silence pensif, avant de finalement lui répondre dans un murmure d’inconfort.

« J’ai fait la rencontre d’un groupe d’individus assez hostiles qui ont tenté de me dépouiller. Il m’ont tiré dessus quand j’ai pris la fuite. Une balle m’a transpercé la cuisse, puis des rôdeurs sont arrivés, attirés par le grabuge et n’ont pas vraiment eu de mal à m’avoir. J’ai réussi à m’enfermer dans une cave, une chance que ces monstres ne savent pas ouvrir une trappe dans le sol, puis j’ai attendu mon heure. Tout ça pour dire que même un excès de prudence et une méfiance exacerbée n’ont pas été suffisants. »

Il avait terminé sa petite narration sur un sourire plus doux et plus triste à l’adresse de Melody, avant de saisir la balle au vol quand elle le relança sur le sujet de l’étude des infectés. Matt ne put réprimer un petit rire, presque nerveux en levant son regard émeraude vers la toiture du camping-car avant de revenir vers elle en secouant la tête.

« Non, non. Biologiquement parlant, je n’ai rien étudié de ces créatures. Je dois en savoir autant que tout le monde à leur sujet : ils ne ressentent pas la douleur, ne lâche jamais une proie et de gros dommages cérébraux peuvent les tuer. Je parlais surtout d’étudier leur schéma comportemental, c’était beaucoup moins risqué et ça m’évitait d’avoir à trop les approcher. Mais là encore, de mémoire, il n’y avait pas grand chose à en conclure. Ils semblent s’ignorer royalement les uns des autres, ne réagissent qu’aux stimuli extérieurs, et se moquent des conditions climatiques qui les entourent. Du peu que je m’en souvienne, ils me paraissent extrêmement réceptifs aux sons. Par contre, et je le regrette beaucoup, je n’ai pas eu la chance d’étudier de quelle manière ils parviennent à distinguer une proie vivante d’un de leurs semblables.

Bref, à mes yeux, ce sont de véritables aberrations de la nature, qui ne semblent répondre à aucune règle élémentaire de physiologie ; et je les trouve absolument fascinants de ce point de vue là. Leur existence remet en question beaucoup de choses, jusqu’aux plus anciennes traditions des plus anciennes civilisations. Le culte des morts, l’existence des nécropoles, la pratique même de la momification, de l’anthropophagie. Si ça se trouve, tout ce que l’on considère comme des mythes, des légendes et des coutumes ne sont pas si mystiques que ça. Peut-être que ce n’est pas la première fois dans notre histoire que cette maladie survient. Simplement que l’on n’a pas voulu y croire. »


Le grand frère venait, l’espace de quelques instants, de laisser place au professeur. Il avait parlé d’un ton à la fois concentré et enjoué, emporté par les réflexions que soulevaient son petit monologue, exprimant à haute voix les nombreuses théories et leurs doutes liés qui couraient sous son crâne. Il s’était cru, revu, durant une poignée de secondes sur l’estrade de son amphithéâtre, dispensant ses hypothèses à toute une clique de jeunes étudiants avides de savoir. D’ailleurs, c’était là un fait clairement perceptible au sein de ses émeraudes qui s’étaient perdues dans le vague de ses pensées.

Mais Matthew ne tarda guère à revenir à la réalité, absorbé par les prunelles d’un éclatant sinople de sa Mel’ ; s’excusant presque de ses élucubrations par un sourire à la fois amusé et désolé. Néanmoins, il prit le temps de la dévisager avec une insistance et un intérêt curieux alors que ses derniers mots lui revenaient à l’esprit.


« Tu as parlé de changements en toi. Quels genres de changements ? Je veux dire, hormis avoir perdu bon nombre de mes connaissances et de mes aptitudes, et quelques bons mois, je n’ai rien ressenti de particulier. »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 30 Avr - 15:52
Melody reste à fixer son frère alors qu'il lui explique ce qu'il a voulu dire par ne pas être suffisant, marquant un instant de surprise avant de froncer les sourcils en entendant ce qui lui est arrivé. Comprenant pourquoi il ne voulait rien lui dire alors que lui aussi a vécu l'enfer sur terre en essayant de la retrouver elle et leur père aussi. Elle ne devrait pas et pourtant elle ne peut s'empêcher de ressentir une pointe de culpabilité au récit que son aîné lui livre, s'il a vécu tout cela c'est à cause d'elle, parce qu'il voulait la rejoindre. Se disant l'espace d'une fraction de seconde qu'elle aurait préféré que Matt ne revienne pas sur le sol américain qu'il aurait sans doute été plus en sécurité en Egypte même si elle ne sait pas ce qu'il en est pour le reste du monde. Est-ce que toute la planète est touchée par cette épidémie de zombies ou juste le continent américain ? Aucune idée et elle n'est pas prête de le savoir. Oui quitte à ne jamais le revoir, à ne jamais savoir ce qu'il est devenu, tout pour pas qu'il vive ce genre de choses.

Pourtant Matthew est bel et bien là et elle en remercie le ciel, Gaïa, le Seigneur et tous les dieux possibles et imaginables, les anciens comme les nouveaux. Lui lâchant dans un murmure.

- On est ensemble maintenant, tout est fini.

Comme si par cette simple phrase la chasseresse pouvait balayer chaque mauvais souvenir de son Matt et le rassurer d'une manière ou d'une autre. La brune a toujours été plus douée pour réconforter les gens par des câlins ou des mouvements que par des paroles et  présentement encore c'est sans doute le cas, bien qu'elle ne puisse dire comment son frère va prendre ses paroles. D'autant plus qu'il poursuit ses explications, passant en mode professeur devant ses élèves et bien entendu même si elle sait déjà tout cela sa petite soeur l'écoute attentivement, buvant ses paroles même. Et si son regard vert conserve une part de tristesse, ce qui domine et le fait briller est la fierté qu'elle ressent pour Matt, qu'elle ne cherche pas à dissimuler, elle a toujours été plus que fière de son grand frère même si elle ne lui a peut-être jamais assez dit à voix haute.

- Possible oui mais il n'y a qu'en les étudiant de plus près que tu pourras trouver la réponse.


Et si Matt veut se lancer dans ce genre de recherches ou même n'importe quelle recherche, Melody sera la première à l'aider et à l'encourager, tout comme elle trouvera bien un moyen ou un autre de lui fournir tout ce dont il aura besoin pour ce faire. S'il y a bien quelqu'un qui pourra lever le voile sur ce mystère zombies et retour à la vie c'est son frère aîné et cela est une certitude qu'elle a ancré au plus profond d'elle depuis longtemps : quoi que Matt fasse il ne peut que réussir.

Alors qu'il semble percuter de ce qu'elle lui a dit juste avant, elle ne peut que lui offrir un grand sourire faisant ressortir les fossettes sur ses joues en voyant l'intérêt et la curiosité sur le visage de son frère.  Son sourire s'atténuant pour la faire redevenir un peu plus sérieuse alors qu'elle doit maintenant lui répondre et tenter de lui expliquer les fameux changements.

- Tu te souviens qu'avant d'être embauchée au Parc des Cairngorms j'avais suivi une formation rapide pour apprendre à suivre des traces, à ne pas me faire remarquer en forêt ? J'étais capable d'être silencieuse, de suivre des pistes assez fraîches et bien tout cela s'est démultiplié depuis ce "retour à la vie", je pourrais me fondre entièrement dans le paysage forestier. Mes sens se sont développés aussi, je peux maintenant percevoir clairement un danger m'arriver dessus avant même de le voir. J'avais vaguement apprit avec de vieux chasseurs écossais à manier arc et arbalète, j'ai clairement dépassé tout ce qu'ils ont pus m'enseigner, c'est peut-être prétentieux mais je suis devenue un virtuose dans ce domaine avec ces armes là alors qu'armes à feu et armes blanches m'échappent malgré les bases que j'avais.

Mais ce n'est pas tout et c'est là où tu vas avoir du mal à y croire mais un de mes sens s'est encore plus développé que les autres...Ma vue et pour faire simple depuis un mois maintenant j'arrive à voir dans le noir aussi bien qu'en plein jour.


Melody marque un temps de suspension dans ses paroles pour laisser à Matt le temps de comprendre les faits alors qu'elle a le mot adéquat pour définir cela qui lui brûle les lèvres. Nyctalope. Mais c'est tellement invraisemblable qu'elle se refuse à le prononcer à voix haute malgré le temps qu'elle a passé à essayer de comprendre les choses ou d'envisager une autre solution, revenant toujours à celle là.

- Cela ne concerne que moi à première vue mais il y a encore autre chose qui concerne tout ceux dans notre cas par contre, on développe tous une sorte de don ou de pouvoir. Pour le moment aucun n'est semblable d'une personne à l'autre, James notre médecin peut refermer les blessures c'est lui qui a oeuvré sur mes blessures et qui a fait qu'elles ont si vite guéries. D'autres en ont aussi, j'ai vu Adam repousser un autre homme par un espèce de champs de force, Ivy a le sien mais je ne suis pas sûre de ce qu'il fait tout comme Samuel aussi. Quant à moi c'est la télékinésie, le déplacement d'objets même si je n'ai pas testé ses limites de taille et de poids...Tout le monde y passe plus ou moins rapidement mais ce phénomène s'enclenche quand on s'y attend le moins je dirais.


Oh bien sûr elle ne s'attend pas à ce que son frère la croit sur parole mais si elle pouvait se passer d'une démonstration cela le ferait bien

Matt Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 12 Mai - 20:09
Aux mots de sa sœur, petite phrase qui se voulait rassurante, Matt ne put que lui répondre d’un sourire plus affectueux encore en resserrant son emprise autour d’elle, se raccrochant à sa présence comme il avait tant cherché à ne pas laisser la réalité s’enfuir. Ce fut donc dans un silence des plus contemplatifs, réellement intéressé par les informations qu’elle lui donnait à propos de leur étrange condition de revenus d’entre les morts, qu’il la laissa lui conter toutes les expériences, les bizarreries qui semblait la frapper, elle et les autres dont il apprenait les noms sans pouvoir y coller le moindre visage.

Malgré tout, et bien que ce soit sa sœur en qui il avait pleinement confiance, il ne pouvait s’empêcher de douter sur la réalité de tout cela. Et pourtant, vu ce qu’il avait vécu, ce qu’ils avaient tous vécu, il été extrêmement difficile de ne pas se laisser tenter de croire à l’impossible, quelle que soit la forme qu’il pouvait revêtir désormais, et ses domaines d’application. Un étonnement donc, qui se faisait parfaitement perceptible sur les traits de son visage au beau milieu de l’air réjouis, et passablement niais par ailleurs. Les sourcils légèrement froncés, il ramena l’une de ses mains caresser la pointe de son menton dans un geste de réflexion, laissant ses doigts gratter les poils drus de sa barbe naissante tout du long des mots de sa Mel’. Il n’avait par ailleurs traduit son intérêt à la conversation que de quelques mouvements de têtes pensifs et affirmatifs, alors qu’il engrangeait les nombreuses informations, chacune d’entre elles lui donnant de plus en plus l’impression de délirer.

De la télékinésie, des champs de force invisibles, cela sonnait à ses oreilles comme un récit fantastique, presque fantaisiste ; de ceux que l’on ne trouvait que dans les livres et les comics. Une réflexion qui l’amena à penser que cela faisait des mois maintenant qu’il n’avait pu connaître la tranquillité de savourer un bon bouquin, confortablement installé dans un fauteuil. Une distraction paisible qui semblait désormais reléguée au rang de divertissement de luxe dans ce monde. C’était comme si toute la déchéance de ce monde avait souillé le moindre instant de plaisir, de distraction ou d’évasion de sa chape sordide et pesante. Tout ne semblait plus n’être question que de survivalisme et d’inquiétudes matérielles. L’accueil dont il avait été le témoin et en partie le destinataire quelques instants plus tôt en était d’ailleurs une énième preuve, et l’archéologue se sentait littéralement partagé entre le soulagement d’avoir retrouvé sa cadette ardemment recherchée, au prix même de sa vie, et la place qu’il allait bien pouvoir occuper dans ce groupe qui ne semblait pas vouloir d’eux.

Longtemps après que Melody eut fini de parler d’ailleurs, elle aura pu voir dans les émeraudes de Matthew que celui-ci était parti bien loin dans ses pensées, son regard détaché de la réalité et de l’instant pour fixer un simple point vague et abstrait devant lui. Un mutisme qui lui était propre, un comportement qui était familier pour ceux qui le connaissait, et plus intriguant pour les autres. Finalement, il revint à la réalité en adressant un nouveau sourire toujours plus franc et révélateur à sa sœur, avant de lui répondre, après s’être éclairci la gorge.


« Je te crois Mel’. »

Il avait soufflé ses mots d’un ton simple, transpirant d’une sincérité presque brutale, mais qui se voulait rassurante. A aucun moment il n’avait pensé que sa Melody puisse lui raconter des histoires ou se moquer de lui, du moins pas dans ce contexte de retrouvaille si particulier. Si ces mots étaient sortis de n’importe quelle autre bouche, il était certain que l’ancien archéologue aurait eu bien plus de réserves quant à leur véracité, mais il était bien trop proche et complice de sa petite sœur pour remettre ses paroles et sa raison, surtout sa raison, en question. Il esquissa un sourire presque résigné, ses sourcils se haussant légèrement, avant d’ajouter sur un ton de légère plaisanterie.

« Ça fait beaucoup de choses à étudier d’un seul coup. Je suis curieux de savoir quel genre de phénomène je vais bien pouvoir provoquer à mon tour. Il faudra que je prenne le temps de discuter avec les autres de toutes ces choses, mais j’ai bien cru comprendre que ce n’était pas franchement à l’ordre du jour tout à l’heure. Dis-moi donc, ce campement, de quoi a-t-il besoin ? Comment fonctionne-t-il ? J’ai bien l’impression qu’il va falloir que je mette rapidement la main à la pâte si je tiens à ne pas me faire renvoyer comme un malpropre. »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 16 Mai - 14:33
Melody explique à son frère ce qu'elle a voulu dire par changement et elle peut le voir être intéressé par ses dires mais aussi lire l'étonnement sur son visage ce qui ne la surprend guère même si Matt la connaît par coeur il a toute les raisons du monde de douter de ce qu'elle peut bien dire. Terminant ses explications, elle ne peut que voir son aîné partir dans ses pensées et en rester silencieux un petit moment l'air absent, une expression dont elle a pleinement l'habitude et qui lui avait elle aussi manqué l'air de rien. Tout comme le reste oui mais chaque petit détail, chaque expression que Matt peut avoir est un petit trésor pour la brune qui lui montre que son frère est toujours le même, qui lui fait dire qu'elle n'invente rien de ce moment présent. Malgré qu'elle le connaisse par coeur, il reste le seul détenteur de ses pensées et la chasseresse ne peut que supposer ce à quoi il peut bien réfléchir et le laisser faire aussi, il reviendra tout seul dans la réalité quand il aura terminé.

Matthew doit avoir mille choses en tête, essayant d'intégrer ce que Melody vient de lui dire, essayant de donner un sens à tout ceci. Son esprit rationnel doit aussi lutter contre les faits exprimés. Bien qu'elle ne soit pas inquiète au sens strict du terme, cela ne rassure pas Melody qui se voit déjà entrain de montrer à son aîné la véracité de ses dires par une mise en action de son pouvoir. Pourtant quand son Matt revient au moment présent, il lui dit l'inverse de ce qu'elle a cru, lui disant qu'il la croit et si c'est à son tour de marquer de la surprise elle s'en montre aussi soulagée. Soulagée de ne pas avoir à lui faire une démonstration mais aussi soulagée parce que l'avis de son frère est la seule chose qui importe à ses yeux de cadette. Son sourire revenant sur son visage, la brune écoute ensuite ce qu'il a à dire, ne pouvant retenir sa réaction venant presque le couper dans un souffle.

- Quel que soit le phénomène qui est en toi, il ne peut qu'être parfait.

La petite soeur qui idéalise, qui idolâtre son grand frère le mettant sur un piédestal même si elle ne lui a peut-être jamais assez dit elle l'a toujours fait et continuera de le faire encore et encore. Jamais il ne pourra la décevoir, jamais il ne pourra faire quelque chose qui ne soit pas parfait à ses yeux à elle. Elle qui a une confiance aveugle en son grand frère, qui l'aime plus que tout, tout simplement. Le laissant terminer de la questionner, elle ne perd pas une seconde pour lui répondre.

- Tu ne risques pas de te faire renvoyer comme un malpropre déjà je suis là et puis si jamais je partirais avec toi ! Donc si tu as envie de parler de tout cela avec les autres ne te prive pas, on est tous passé par là après je te dirais de commencer par James. Comme je te l'ai dit, il est médecin, c'est un rationnel du coup et même si je ne suis pas toujours d'accord avec lui c'est un des seuls à qui j'irai me confier ou parler librement.

Solitaire comme elle est, ce que Matt sait pertinemment, ce qu'elle vient de dire veut tout dire justement et devrait suffire comme explication sans entrer dans les détails.

- Et il ne faut pas te reposer sur les paroles de Jena, elle dit toujours ce qu'elle pense même si ça peut blesser, surtout si ça peut blesser même mais elle n'est pas méchante. Je ne sais pas ce qu'elle a pu vivre mais elle est une des deux seule ici à ne pas avoir subit ce fameux retour à la vie et souvent elle n'a pas totalement tord comme là. Tu le sais maintenant on sort de trois semaines d'enfer pendant lesquelles on a épuisé nos maigres stocks de nourriture cela n'aide pas et franchement tu n'aurais pas été là je pense que j'aurai moi aussi mal prit l'arrivée à l'improviste de nouvelles têtes. Le manque de nourriture, de sommeil et tout, ça n'aide pas à être diplomate et enjoué...

Donc on manque de nourriture en premier mais de tout en général, on a pas encore pu solidifier le campement avoir de vraies défenses, on a plus de plateforme de guet non plus et ça manque cruellement. On a aussi tout simplement besoin de mieux s'organiser pour survivre, pour le moment c'est un peu beaucoup au petit bonheur la chance.


Melody terminant de parler sur un soupir alors qu'en disant cela elle ne peut que penser à un autre Matthew, l'aîné Jefferson qui ne peut, ne veut pas revenir parmi eux et dont l'absence est plus que pesante du moins pour elle. Lui au moins savait comment les rassembler et les faire marcher tous ensemble...

Matt Campbell

Anonymous
Invité
Ven 20 Mai - 12:45
Matt n’avait esquissé qu’un simple sourire à la remarque de sa soeur, constatant qu’elle n’avait en rien renoncé à son habitude de le jucher sur un piédestal qu’il n’avait pas mérité aussi souvent qu’imaginé. Néanmoins, il ne pouvait nier qu’il appréciait de voir son ego être flatté, même sans raison. En effet, son pouvoir, si tout cela s’avérait véridique, ne s’était pas encore manifesté, quand bien même l’aîné Campbell s’amuserait sûrement bien volontiers à tenter de deviner ce dont il serait capable. Aussi n’ajoutait-il rien de plus que ce discret sourire tant il n’avait rien à répondre, se contentant d’écouter le reste des réponses que lui confiait sa cadette avec le même intérêt curieux.

Des réponses qu’il ne manqua pas de tourner et soupeser dans son esprit alors que sa Mel’ lui dressait un portrait bien peu glorieux de la situation de ce campement qu’on lui avait présenté, plusieurs semaines auparavant, comme un refuge empli de survivants aguerris. Quelque part, il se sentait presque floué que ce ne soit pas le cas, et pire, il ressentait une profonde frustration à savoir que sa soeur était obligée d’y vivre, d’y survivre et de subir les difficultés de ce quotidien intransigeant qui était devenu le leur.

Aussi resserra-t-il simplement son étreinte autour des épaules de Melody, un simple geste de soutien, communiquant un désir protecteur, avant de laisser ses lèvres se perdre de nouveau dans sa chevelure brune. Il espérait lui offrir par ce geste ce qu’il semblait déceler comme manquant affreusement au sein de ce campement, ou de ce groupe : une réelle unité. Le tableau dépeint n’avait rien d’une oeuvre d’art, et n’était même pas porteur d’espoir ou de gaieté. Les derniers mots de Mel’ ne laissèrent d’ailleurs pas Matthew indifférent. Au petit bonheur la chance. Lui qui détesté laisser les choses entre les mains du hasard, et le voici qu’il se trouvait au sein d’un groupuscule qui comptait sur la chance pour survivre.

Un constat qui l’inquiétait, bien qu’il n’en laissait paraître qu’un froncement de sourcils pensif, de savoir sa soeur et lui par extension embarqués là-dedans. Aussi se laissa-t-il à finalement détacher ses lèvres pour revenir s’adosser plus confortablement sur le dossier de la banquette. Son regard émeraude se leva vers le plafond du camping-car, contemplant ce dernier avec détachement, puis se laissa aller à pousser un long soupir légèrement contrarié.


« Je n’ai pas vraiment prêté attention à ce qu’il se disait tout à l’heure, entre Nelson et cette Jena. Mais j’ai effectivement bien saisi l’idée que nous n’étions pas spécialement les bienvenus et je comprends tout à fait pourquoi, ne t’en fais pas. J’ai même l’impression qu’il s’agit plutôt d’un mauvais calendrier, que nous sommes arrivés au plus mauvais moment possible, que d’une réelle mauvaise volonté à refuser notre arrivée. Malgré tout, Nelson ne méritait à aucun moment d’être accueilli et traité de la sorte, pas après ce qu’il a fait pour nous. Qui sait ce qui serait advenu de moi et des autres si cet homme n’avait pas eu la bonté d’âme de nous recueillir. J’ose espérer que cette mésentente sera réglée quand la situation se tassera un peu. »


Matt avait prononcé ses mots sans ne rien dissimuler de son regret à avoir perçu un accueil froid, presque hostile. D’un simple geste de la main, il était venu saisir celle de sa sœur pour y mêler ses doigts dans un nouveau symbole de soutien et d’affection. Pourtant, lorsqu’il chercha à plonger son regard dans le sien, elle aurait pu y lire une certaine tristesse nuancée de déception, avant que l’archéologue ne reprenne d’un ton plus sérieux encore, qui se voulait presque paternaliste.

« Quoi qu’il en soit, il n’est pas nécessaire de penser à partir pour si peu. Ce que vous… nous avons là, maintenant, est une véritable chance, pour ne pas dire un miracle. Il est normal d’avoir des désaccords et de connaître des tensions, surtout après ce que vous avez vécu dernièrement, mais après tous ces mois passés à errer seul, à redouter les morts et les vivants, j’aspire à un peu de tranquillité. J’ai surtout l’espoir de voir ce groupe, peu importe ce qu’il semble être pour l’instant, à s’unir pleinement et faire face aux épreuves qui surviennent. Mais cette survie ne devrait pas se faire au détriment de notre humanité, sans quoi nous risquons de ne pas valoir mieux que les bandits qui m’ont attaqué, ou les troupes de ce Marchand dont j’ai entendu parler. On doit garder à l’esprit d’être au-dessus de ça, même si c’est plus difficile que de céder à nos travers. »
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