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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, A, 2] Doux rayons venus du ciel - 20/03/35
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Thomas Lefebvre

Anonymous
Invité
Jeu 15 Sep - 1:18
J'avais posé mes questions mais il me fallait attendre maintenant qu'il daigne me répondre. Ai-je affaire aa un pur produit de deux lignées redneck ? La réponses a chacune de mes questions est pourtant simple alors pourquoi reste-t-il silencieux ? En tout cas, nous étions dans un silence de plus en plus gênant mais de l'autre coté de la porte, elle ne faisait pas autant de manière. A bien y écouter, les grognements et les coups semblaient confirmer ma petite théorie comme quoi elle était bien morte. Morte de chez morte. Elle n'avait pas eu ma chance, si on peut appeler cela une chance. Sa phrase résonnait toujours dans mon crane et j'essayais tant bien que mal de la remplacer par une chanson, si possible un disney bien joyeux pour rajouter un petit côté paradoxal à toute cette scène.
Mais bon, je ne suis pas un grand connaisseur de zombie, Hollywood n'est pas expert en la matière et encore moins docteur es non-mort, mais je trouve qu'elle s'excite quand même vachement beaucoup cette petite. On ne s'entendrait presque plus penser. Bien qu'à ce stade, je ne pense presque plus. Je n'ai que les sensations dans mes jambes trop tendues, mes muscles crispés qui j'espère agiront comme un ressort et surtout la douleur dans ma main qui n'essaye plus que de ne faire qu'un avec le couteau de cuisine. Mon estomac me criait famine aussi mais le reste de mon corps savait que ce ne serait pas pour tout de suite. Il y avait plus urgent pour le moment. Peu importe qu'elle n'ai jamais pu « ressusciter » ou bien qu'elle n'ai réussi qu'en partie car des qu'il ouvrirait la porte, cela ne compterait plus.
Cependant, je notais un petit detail qui tournait en boucle dans mon crane, encore un autre, sans que je puisse pleinement l'analyser. Qu'est-ce qui protègerait mon hôte quand il ouvrirait la porte. Est-ce qu'il voulait que je me jette sur elle et dans la chambre pour qu'il puisse fermer tranquillement la piece ? Et que je sois aussi prisonnier que ma nouvelle besta ? Bon, il est plus doué que moi, en pleine possession de ses moyens, et pendant qu'elle se jettera sur moi, je suppose qu'il pourra se cacher derrière la porte ou se faufiler dans la-dite pièce.

Fait étrange, toute cette attente me permit de canaliser mon énervement et je n'avais plus qu'un objet de haine, un point focal sur lequel concentrer mon stress : le sadisme de ce mec. Je le voyais du coin de l'oeil qui ne se gênait pas pour m'observer, m'analyser. Je comprenais enfin ce que ressentaient toutes mes amies quand elles me racontaient l'attitude de certains mecs. Il me détaillait sans aucune gene, comme si j’étais un objet. Et ca m'oppressait. En plus, sa proposition dangereuse m'obligeait aa risquer mon retour aa la vie. Autant dire que tout cette rage puerile serait dirigée sur la morte, fausse morte, fausse vivante, moitié zombie, je ne sais pas. Mais quand mon couteau transpercera le crane de la meuf, dans ma tête ce sera le sien.
Mes tremblements se calmèrent ainsi. Ils étaient toujours là mais je pouvais les contrôler. Merci Monsieur. J'essayais d’être prêt, je faisais tout pour garder mon regard sur cette main, sur la poignée qu'elle encadrait. Des qu'elle tournerait, je serais prêt !

Seulement l'attente est de plus en plus longue et mes muscles commencent à me faire mal. Quand est-ce qu'il va se decider ? Et puis vient le premier mouvement, ca y est ! Que les jeux commencent !
Sauf que la main s'éloigne et la porte ne bouge pas. Des microsecondes s'enchainent pendant lesquelles je reste incrédule. Qu'est-ce que cela veut dire ? La monstre est toujours en train de tambouriner sur la porte mais rien ne bouge si ce n'est l'américain. Je commence aa lever mes yeux vers les siens, perplexe. Pourquoi fait-il cela ? Et je ne comprend pas grand chose aa part qu'il s'avance vers moi. Il ne me prend vraiment pas au sérieux mais qui suis-je pour le lui reprocher ? Vu mon état, je ne suis même pas sur de pouvoir blesser une mouche.
Je me calme un peu mais mes muscles sont contrits, je n'arrive pas à me dénouer. Ils sont rester trop longtemps en tension alors que je n'ai rien mangé depuis des mois, qu'il dit. Le plaisir de ne pas avoir à affronter un monstre est donc réduit par l'attente de ce qui va suivre. Est-ce que c'est encore un de ses jeux ? Comme pour toutes les fois précédentes, je n'arrive pas aa comprendre son regard. Mais je ne suis pas tranquille, il a sans doute trouvé un nouveau jeu pour mes nerfs.
Il s'approche donc de moi et est à portée de mon couteau, il ne me crains pas et il a bien raison. Je suis sûr qu'il me désarmerait avec facilité si je tentais quoique ce soit. Mais il n'est pas agressif. Il dirige sa main vers une poche de son gilet mais je sens que cela ne servirait à rien de réagir. Je reste suspicieux mais j'attend de voir ce qui va sortir de cette poche. Et je ne suis pas déçu car il me présente des barres de céréales et chocolatées. J'aurai été un chien, le réflexe de Pavlov aurait fini de me ridiculiser. Mon ventre se crispait encore plus à cette vue ! Que j'ai faim...

Il se remit à parler sans prendre le moins du monde en considération les questions que je lui avais posé. Pas de cigarette pour le frenchie hein ! Mais de ce qu'il dit, je n'aurai pas non plus à me battre contre le truc. Sa pitié ne me dégoute pas mais elle ne me réchauffe pas le coeur non plus. Je n'ai rien contre le fait qu'il change d'avis mais il peut encore en changer une seconde fois.
Ou alors, était-ce un test ? Il voulait voir si je foncerai sur l'occasion pour tuer quelque chose ? Ou si j'allais pleurer et dire que je ne pouvais pas faire ce genre d'acte inhumain ? Dommage s'il attendait la moindre de ces réactions car je n'ai pas de fierté et je veux juste rester en vie. Même si je ne sais pas la fermer. En tout cas, le mystère se rajoute aux autres mystères autour de ce personnage aux allures de fauve. Et mon envie de le fuir. Je suis de plus en plus persuadé que c'est un pervers psychopathe. Est-ce que je l'ai déjà dit ?
En écoutant son discours, je ne sais vraiment plus que penser. Est-ce que je devrai accepter ou lui dire que je préfère rester avec lui ? L'idée de me retrouver seul sur la route m'inquiète beaucoup. Ce n'est pas ces barres qui vont me permettre de récupérer complètement. Mais en même temps, je ne suis pas en position de refuser cette offre "généreuse". Alors c'est à mon tour de garder le silence. Et pendant que mon cerveau fulmine, produisant plus de chaleur que de résultat, je garde mon couteau dans la main et je ne lui réponds pas.

Des tonnes de phrases naissent dans ma bouche mais pas beaucoup m'aideraient à le garder dans de bonnes dispositions. Il faut vraiment que je fasse des efforts surhumains pour ne pas lui en vouloir. Mais lui en vouloir de quoi ? J'ai envie de lui reprocher tous les maux de la terre. Mais je pense que c'est un contrecoup de toute l'histoire que je viens de subir. J'ai eu trop d'informations d'un coup et soyons honnête, je suis content d'être en vie mais ça ne me dérangeait pas d'être mort...
Mais il a finit en disant que son job s'arrêtait là... Son job aurait été de m'accueillir ? Est-ce trop autocentrée comme réflexion ? Il ne me dit pas tout et c'est une évidence. Mais je n'ai aucun moyen de faire pression sur lui alors autant accepter l'offre et on verra ce qui arrivera par la suite. Je me redresse donc et je range mon couteau dans mon caleçon, comme il me l'a suggéré. Le contact du métal froid sur la peau de mes fesses me procure un apaisement étrange. C'est très loin du fétichisme et très proche du "J'ai un truc pour me défendre".

- Ton job hein ?

Je tend la main pour prendre les barres qu'il m'offre mais je ne les mangerai pas tout de suite. J'ai toujours un mauvais pressentiment, ou tout simplement... Je ne lui fais pas confiance. Soit sa pokerface est merveilleusement bien travaillée, soit il a un sérieux problème. Et je me méfie toujours de ceux qui ont un sérieux problème.

- OK, je te suis alors.

J'espère qu'on s'éloignera vite de cette porte car il ne manquerait plus qu'elle craque alors que je n'ai plus besoin de tuer le truc. En prenant les barres, je grommèle un merci sincère mais je n'ai pas envie de le dire trop fort.

- Je ne veux pas faire les ingrats hein ! Mais toujours pas de cigarette ?

La cigarette avant de mourir doit être délicieuse mais celle quand on se dit qu'on a échappé à la mort doit être sublime !

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Ven 16 Sep - 23:48
L'homme, derrière ses mèches, glissait les yeux en bas pour scruter la main armée de Thomas qui gagnait l'arrière de son pantalon, l'y planquant. Quand il eut fait cette affaire et venait prendre les barres chocolatées, l'homme reporta son regard vers lui et n'opposa aucune résistance, lui cédant la nourriture. L'une après l'autre, il resta muet face aux questions les premiers instants, laissant quelques secondes de silence planer avant de permettre à un léger sourire de naître au coin de ses lèvres en soufflant un peu du nez : une vraie victoire, d'avoir réussi à dérider ne serait-ce qu'un chouïa ce mur de muscles, de protections et d'armes endurci par un sérieux excessif.

Il reculait d'un pas ensuite et tourna les talons en commençant à se diriger vers le fond du couloir qui donnait sur les escaliers, longeant leurs rambardes. C'est dans cette avancée qu'il daigna rétorquer en toute simplicité.

« Oui, mon job et non, pas de cigarette. Si j'avais déniché un paquet, je ne t'aurais pas attendu pour le fumer entièrement. »  

A la fois évasif sur un sujet, franc sur un autre, il ne cherchait pas vraiment à développer la raison pour laquelle il avait employé le mot "job" plutôt qu'un autre, mais une chose pouvait apparaître plus clairement : il semblait savoir exactement à qui il avait à faire. Au bruit lourd de ses bottes, sans vraiment chercher à savoir si Thomas le suivrait - ce qui n'avait pas nécessairement d'intérêt à être vérifié, à moins que le français préfère rester avec la créature. D'ailleurs, celle-ci semblait inépuisable et continuait de tambouriner par intervalle sur la porte, quelques râles en moins cependant.

En tête du duo, l'homme au fusil de précision confortablement installé dans son dos, descendit la dernière marche et s'engagea dans le couloir qui n'avait pas changé depuis dix minutes, ou un peu plus. Le temps de le traverser, les voilà qui arrivaient au salon, toujours garni de meubles excessivement poussiéreux, le tapis éternellement marqué par des traces de sang, cette fois néanmoins, ce n'est pas vers la fenêtre brisée que celui que Thomas avait tendance à considérer comme une espèce de psychopathe le conduisit, mais vers la porte à proximité. D'une main, il saisit le verrou et libéra l'accès à l'extérieur. Cette même main saisit la poignée de porte et l'abaissa, ouvrant ladite porte en grand. C'est à ce moment-là seulement que le type jeta un regard en arrière pour vérifier que Thomas suivait toujours.

Sans rien dire de plus, il sortit et posa pied dans le jardin que le français avait visité plus tôt, avec la même voiture accidentée et le corps décharné d'un mort abattu en pleine tête, le cabanon plus loin et les murets. Un regard à gauche, puis un à droite, l'oreille attentive, parurent suffire à l'homme pour qu'il s'engage vers la voiture et la contourne par l'arrière - d'ailleurs, il faisait toujours vingt-cinq degrés environ. Une fois la voiture contournée, il ne restait plus qu'à enjamber le morceau de clôture effondré que Thomas avait aperçu plus tôt. Devant eux, se dresserait la rue : zone résidentielle et visiblement cossue, le trottoir autrefois propre et entretenu était sale et partiellement noirci, mais on reconnaissait toujours ce béton très citadin.

La route était large et la maison dans laquelle Thomas s'était aventuré, faisait visiblement partie d'une succession de propriétés aux jardins assez vastes pour mettre quelques dizaines de mètres entre les maisons elle-mêmes, cependant les propriétés dans l'ensemble étaient accolées aussi bien de ce coté de la rue, que de l'autre. Il y avait quelques véhicules restés garés le long des trottoirs, au loin sur la gauche, on pouvait apercevoir une voiture encastrée dans le perron d'une maison. Chose rassurante : la rue n'était pas bondée de morts-vivants. Sur la gauche, du coté de la voiture encastrée, il y avait bien une ou deux silhouettes errantes, mais suffisamment lointaines pour que le français ne puisse pas les décrire et n'ai pas à être inquiété. Ce qu'il pouvait noter, c'est que ces personnes étaient lentes, affaissées et absentes, marchant sans but au milieu de la route ou le long d'une propriété.

Le chasseur aux cheveux longs alla jusqu'à la route et même jusqu'au milieu de cette route, observant encore plus attentivement d'un coté et de l'autre, particulièrement les rôdeurs, il finira par se tourner vers Thomas sans vraiment le regarder. Cet homme ne voulait pas lâcher son inspection visuelle et tout en reprenant la parole, il passa ses mains dans son dos pour y défaire l'attache de la petite gourde grise en plastique qu'il possédait à son gilet, au niveau de la taille.

« Le terrain est plutôt ouvert, tu ne devrais pas avoir de problème à rejoindre le campement, mais si tu devais tomber sur un ou plusieurs rôdeurs, ne cherche pas l'affrontement : tu cours droit dans la direction que je vais te donner. Quoi que tu ressentes, tu n'es pas en état d'affronter qui que ce soit, ou quoi que ce soit, une adolescente pourrait te coller ta raclée. Viens voir. »  

Il attendra que Thomas s'approche, si ce n'était pas déjà fait et s'avancera lui-même pour lui coller la gourde contre le torse, sa façon de lui en faire cadeau. De l'autre main, il indiquait avec l'index le bout de la rue sur la droite du garçon, ni à peu près sur le coté, ni dans un coin spécifique, mais absolument droit devant lui. Dans cette direction, on pouvait discerner à bien deux cents cinquante mètres, la fin de la rue qui donnait sur une intersection vers la gauche et en face, une autre propriété avec des petits bâtiments, bordée par une cour centrale.

« Tu vois cette maison droit devant nous qui ferme la rue ? C'est là que tu vas, comme quoi ça ne te fera pas une longue marche, heureusement pour toi. Tu y vas, tu t'annonces, sans sortir ton couteau pour éviter de stresser les occupants des fois qu'ils te liquident au moindre accroc, tu demandes Melody et si on te questionne sur qui tu es et ce que tu veux, tu leur explique ce qu'il s'est passé, comme tu le voudras, mais quoi qu'il arrive, tu leur précise ces mots : je suis un dégénéré. Ne me demande pas pourquoi, je ne te dirais rien de plus, eux auront des réponses pour toi. Considère ça comme une manière de te dire bonne chance. Allez, tire-toi. »  

Sur ces dernières paroles fort amicales - ironie, il recula de deux pas en fixant Thomas, laissant la gourde avec lui et ayant reprit tout de son imperméabilité. Il demeurerait là le temps que Thomas file, quoi qu'il dise, ou même s'il ne dit rien, il se contentera d'un signe de tête, puis de le regarder partir. Une douzaine de secondes après, il ira disparaître à pas rapides de l'autre coté de la rue. Cet homme, malgré ses méthodes asociales, venait assurément d'aider le jeune homme à dénicher sa propre chance et cela, sans jamais avoir dit son nom, ni donné de raison à ce qu'il avait fait et même si ce type aux allures de bête sauvage l'avait menacé à plusieurs reprises et confronté à des situations on ne peut plus stressantes et flippantes, c'est bel et bien avec deux barres chocolatées et une gourde d'eau, sans la moindre égratignure, qu'il lui disait adieu.


Fin du Jeu.
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