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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CS, A, 2] Acharnement tragique - 20/03/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 25 Juin - 21:27
Trois carreaux pour deux zombies et un seul de tué, il ne lui en reste plus que deux en réserve et elle ne peut pas se redresser, elle ne peut qu'essayer de recharger une nouvelle fois son arbalète avant que le second zombie ne lui tombe dessus et elle ne peut qu'essayer de viser juste cette fois-ci. La situation est de plus en plus urgente, son corps entier est prit de tremblement depuis plusieurs minutes maintenant, ses mains lui font mal à en oublier le reste de son corps provisoirement et la mort n'est plus qu'à quelques pas et claque des mâchoires. Hermétique à tout ce qui se passe autour d'elle, elle ne perçoit pas le nouveau coup de feu qui se fait entendre alors qu'elle n'a toujours pas terminé de recharger son arme de jet. Le regard rivé sur le zombie en face d'elle, elle sait qu'elle n'y arrivera jamais à temps qu'il va lui tomber dessus et que ça en est fini pour elle.

Un nouveau tir qui résonne depuis derrière elle, une giclée de sang et le zombie qui chute en arrière un trou dans le crane, la brune sursaute une nouvelle fois. Persuadée que cette aide providentielle provient de James qui a dû venir après s'être occupé de Liz, commençant à esquisser le fait qu'elle s'est peut-être trompée. Tant bien que mal elle essaye de se tourner, percevant dans le même temps le râle derrière elle, sûre là encore que le toubib ou l'autre brune sont la proie d'un nouveau rôdeur. Paralysée net en voyant la silhouette tout de noir vêtue, cette carrure, ce foulard sur le visage, oh oui elle le reconnait immédiatement celui qu'elle attend de revoir depuis plus d'un mois maintenant. Il est là près d'elle, il est venu, est-ce un pur hasard ou a t-il réellement continué à surveiller le campement, la surveiller ?, depuis tout ce temps là. Les larmes finissent par couler bien malgré elle pourtant elle essaye de se redresser, de se mettre sur ses pieds, elle doit le faire, elle doit le rejoindre coûte que coûte.

Le chasseur approche d'elle à toute vitesse et la soutient dans son mouvement, trop de choc, trop de choses à encaisser d'un coup ses jambes veulent se dérober sous elle mais il la retient. Oui Matthew est bel et bien là, elle ne peut qu'en être totalement certaine quand il lui tourne la tête pour qu'elle le regarde, son regard sombre dans lequel elle peut percevoir des traces émeraudes. La brune sait qu'elles y sont qu'elle les voit présentement ou non. Matthew, son Matthew lui parle, Melody est encore ailleurs ne réagissant pas à ses deux questions, il lui ordonne sèchement, pressé par la situation, de tenir le coup sa voix trouve enfin écho en elle. Un chant si doux et tellement attendu pour ses oreilles, l'odeur qu'il dégage enivrante à ses narines quand bien même ce n'est pas du parfum qu'elle sent.

Elle fini enfin par réagir et hocher la tête, Matthew n'a pas terminé de parler et une nouvelle peur s'empare d'elle en réalisant ce que la présence de Matthew à ses côtés signifie alors qu'il prononce les prénoms du couple. Sa voix se fait alors suppliante bien qu'une forte inquiétude s'y mêle et que le chasseur ne pourra que l'entendre malgré que cela reste du domaine du murmure.

- Surtout ne les laisse pas comprendre que c'est toi, il ne le faut surtout pas Matthew.


Oh non elle ne veut pas aller vers James et Elizabeth, elle veut rester là ou elle est, elle veut fuir avec Matthew. Elle voudrait pouvoir se reposer sur lui, se sentir à nouveau en sécurité, elle voudrait pouvoir avoir le temps de s'assurer de comment il va mais elle ne le peut pas. Pas alors que James et Elizabeth sont là, pas avec ce qu'ils ont fait à Jordan le condamnant à la mort encore plus sûrement qu'il ne l'avait fait lui même. Non ils ne doivent surtout pas avoir le temps de comprendre que cet homme est Matthew.

Le laissant la libérer de son soutien presque aussi sec et prendre ses armes comme il l'entend. Cela ne l'empêche pas de prendre une seconde ou deux supplémentaire pour venir lui frôler la main et le regarder dans les yeux en lui murmurant la voix toujours tremblante.

- Merci d'être là, d'être venu et surtout fait bien attention à toi, d'accord ?

Son chasseur lui a demandé quelque chose, elle va le faire quand bien même elle tient à peine debout et continu de trembler, puisant au plus profond d'elle même les ressources nécessaires pour s'écarter de Matthew qu'il lui réponde ou non. Aussi rapidement qu'elle le peut, elle récupère son arbalète et la passe à son épaule avant d'essayer de récupérer les carreaux sur les deux zombies. Melody se fait violence pour s'éloigner de là et rejoindre James et Elizabeth de l'autre côté du véhicule, elle se fait violence aussi pour ne pas lancer plus qu'un simple et dernier coup d'oeil vers Matthew.

La brune fait le tour de la voiture pour voir que le médecin est debout et que Liz aussi même si elle semble être en encore plus mauvais état que son compagnon ou qu'elle même. Si James n'a pas relaché son étreinte sur Liz ou s'il ne la porte pas dans ses bras quand elle arrive à leur niveau, Melody viendra se porter de l'autre côté d'Elizabeth pour aider James à la faire bouger, que les trois puissent rejoindre la maison et une sécurité relative. Leur lâchant juste d'une voix ne dépassant toujours pas le murmure.

- La maison on a pas d'autres choix.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 29 Juin - 19:47
Melody tenait le coup, qu'elle s'y force plus que de raison ou non, le chasseur n'avait guère le temps et le luxe de s'en assurer plus qu'au premier abord, lui laissant toute confiance. Celle-ci se reprend assez pour qu'il puisse la lâcher et changer son poignard de main comme prévu, il n'avait pas répondu directement à ses premiers mots et tournait la tête pour balayer la petite horde qui venait se rassembler près d'eux du regard tout en voulant attraper son FN Five-seveN, mais son geste s'interrompit de lui-même en sentant la caresse de la chasseresse.

Il fut attiré par l'acte de Melody et reporta le regard vers elle, sa main un instant, puis elle à nouveau, son foulard figeant son visage dans les ténèbres bien que ses yeux marqués d'intensité parlaient pour laisser entrevoir une faille dans la glace, un soupçon de tendresse rappelant l'affection qu'ils avaient eu l'un pour l'autre dans la cabane du chasseur au fond des bois et au-dessus des arbres. La voix de la jeune femme tremblait et si le chasseur resta silencieux un instant, il lui répondit avec plus de douceur que la hâte autoritaire des secondes précédentes.

« Ne me remercie pas, survie, tu sais bien que ce n'est pas mon genre de vous regarder vous faire déborder sans réagir. Heureusement, je regardais. La prochaine fois, évitez de foncer dans un mur. » Releva t-il avec une pointe d'humour, qu'il effaça aussitôt en retrouvant la force de sa voix grave. « Allez, file ! »

N'ajoutant rien de plus qui puisse être dit ici et maintenant, il resta là où il se trouvait pour regarder Melody récupérer son arme et le carreau sur le zombie le plus proche, l'autre à l'avant de la voiture inaccessible pour le peu de temps et de forme qu'elle avait avant la venue des morts. Tandis qu'elle rejoignait tant bien que mal James et Elizabeth pour aider, tous trois auront, tout au long des instants à venir, pu entendre une succession de coups de feu depuis l'autre coté de la Cadillac. Et les instants qui suivront ne diminueront pas de colère, car de nouveaux coups de feu persévéreront jusque derrière le véhicule, le chasseur assurant les arrières du trio face aux morts qui marchent.

L'homme masqué ne réapparaîtra pas par la suite : une fois que le trio se sera éloigné, l'affrontement armé durera encore une bonne minute avant de cesser et laisser percevoir des râles endiablés des morts, puis à mesure qu'ils continueront de s'éloigner, le silence du combat s'imposera et aucun d'eux si ce n'est Melody ne pourra soupçonner ce qu'il est advenu de cet homme.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mar 5 Juil - 14:39
« Ça va aller pour moi t'en fais pas, je tiens le coup. » Avait-il relancé aux premiers mots d'Elizabeth en l'enlaçant tout autant, inspirant près de son cou en sentant le parfum de ses cheveux et mesurant ses quelques forces pour ne pas risquer d'appuyer les blessures que pouvait avoir son aimée et dont il ne savait rien.

Il était terrorisé par la situation, non pas d'une forme de lâcheté personnelle souhaitant sauver sa peau coûte que coûte, mais de voir Elizabeth dans un état qui paraissait vraiment préoccupant. Son regard parcouru rapidement son corps sans que la moindre conclusion ne lui permette de deviner où et comment elle pouvait être blessée, ses mains de chaque coté des jambes et du dos de la brune sans la toucher, il se poussait à réfléchir vite à la façon d'agir et sa compagne su l'aider en trouvant la manette du siège qui permettait de le déplacer. Il s'empressa alors d'enchaîner en venant pousser le siège tandis qu'elle tenait la manette et prit ses jambes pour les sortir de l'habitacle. Le cri d'Elizabeth le glaça d'effroi, son regard miné par l'inquiétude et la peur virant presque au pâle en voyant la lourde grimace qui accompagnait le cri de sa belle.

Ce n'était pas une simple blessure, c'était plus que cela et ça lui faisait un mal de chien de la voir ainsi. Les râles vinrent à quelques mètres d'eux, les deux rôdeurs étaient presque sur eux et emporté par l'oppression insupportable des secondes défilant avant l'assaut des morts, il fit en sorte péniblement de brider son esprit des questionnements et des appréhensions, pour lui, pour Elizabeth, pour tout ce qui les entouraient, jusqu'à mettre de coté l'existence de l'homme et même de la chasseresse à vrai dire. C'est ce moment que choisit cette dernière pour apparaître de l'arrière de la voiture et devancer les rôdeurs pendant que James attrapait Elizabeth par le bras qu'il passa à son épaule opposée d'une main en l'entourant à la taille de l'autre, la hissant en dehors en lui offrant le meilleur appui qu'il était en mesure de lui apporter dans la situation.

Melody, avec une presque surprise, les rejoignit directement pour aider James à déplacer Elizabeth et leur lança une indication très dirigée, ce qui fit monter un vent de colère et de férocité dans le coeur du chirurgien qui s'apprêtait à lui rugir de la lâcher et de foutre le camp, mais il se retint. Elizabeth était blessée, elle souffrait, il souffrait aussi de l'accident et ils avaient failli mourir, à cause de la stupidité de Melody, de ses actes irréfléchis, de sa vanité qu'il connaissait presque trop bien maintenant et de son obstination à agir sans aucun recul ni prudence quand elle-même avait à plusieurs reprises eut le culot de juger au quart de tour les uns et les autres. Elle était responsable de la mort de Jordan en ayant agit sans penser ni prévoir les risques contre tous ces morts, elle avait forcé James a abandonner un être humain condamné pour ne pas les entraîner tous les trois dans un bain de sang inutile et pire que cela, elle avait osé lui reprocher sa faute et avait provoqué ce terrible accident en se comportant comme une folle toujours plus irréfléchie.

Cette fois c'était à elle d'être jugée et il n'avait pour la première fois aucun scrupule à l'accabler, c'était la vérité et la réalité. Oui, il voulait qu'elle s'en aille à défaut de lui coller son poing dans la figure mais il ne le fera pas, pas maintenant, parce qu'ils n'étaient pas encore sortis d'affaire. Tout cela bouillonnait en lui en même temps qu'ils avançaient tous les trois vers l'avant du véhicule, faisant le plus vite possible après qu'il eut prit deux instants pour ramasser son arme au sol et un troisième pour reprendre son appui, ce qui n'était pas bien plus concluant que la vitesse des rôdeurs sur leurs talons, Elizabeth pouvait à peine s'appuyer sur une jambe et lui comme Melody n'étaient guère en bon état. Ils avançaient laborieusement, mais ils avançaient sans se retourner jusqu'à la brèche dans le mur que la voiture avait enfoncé.

« Passe devant et aide Elizabeth. » Dit-il à la chasseresse d'un ton des plus neutres, la voix éraillée et quelque peu exténuée, car il luttait toujours intérieurement pour contenir l'intense colère qu'il nourrissait envers elle au profit de la situation bien plus importante.

Ils auront l'occasion de régler leurs comptes une autre fois, ou peut-être pas du tout, mais encore fallait-il qu'ils sortent en vie de cette journée merdique et c'était le seul objectif qu'il devait garder en tête. Si Melody acceptait sa demande - et vue la situation il n'y avait pas de raison qu'elle en rajoute à leur misère - en grimpant sur les débris à quelques centimètres du par-choc de la voiture pour passer de l'autre coté et soutenir Elizabeth, il garderait sa compagne contre lui jusqu'à ce que la chasseresse soit prête et la soutiendrait également dans sa difficulté en passant la main à l'autre femme. Aussitôt qu'il fut contraint de lâcher sa douce, il se retournera tant bien que mal et boitant légèrement de la jambe droite, pour faire face aux deux montres qui ne les avaient pas lâché et avaient même gagné de la distance qui ne les séparaient plus que de quatre mètres d'eux.

Derrière Melody et Elizabeth ne pouvaient pas passer rapidement le mur, lui non plus d'ailleurs, il devait prendre les devants en les affrontant maintenant pour mettre fin à la menace. Il dressa sa main droite empoignant son arme, l'autre s'appuyant sur sa jambe gauche pour le retenir de tomber à genoux à cause de la douleur et de l'essoufflement et pressa la détente. Un nouvel éclat joint d'un hurlement et la balle fracassa la boite crânienne du monstre de gauche en lui faisant exploser le cerveau, jetant après quoi la bête au sol comme une poupée de chiffon. Déportant son arme sur la droite dans la foulée et presque à bout portant, il tira une seconde fois, mettant davantage à l'épreuve sa main qui avait déjà souffert de tous les chocs subits en plus du recul dominateur de l'arme dans son état, mais il tint bon juste assez pour que le coup de feu broie le nez du charognard et vienne faire son office à travers sa tête comme il ne pouvait le voir, si ce n'est le monstre s'effondrant telle une enclume par l'avant et contre le bitume.

Il n'avait pas raté ses coups et remercia en silence son arme si efficace sans laquelle il serait probablement déjà mort. James relâcha sa crispation d'un soupir accablé. Il était maintenant temps de tourner les talons et rattraper les deux femmes de l'autre coté du mur pour gagner cette fichue maison qui pouvait bien être un piège entouré de murs prometteurs et sournois.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mar 5 Juil - 18:09
La douleur était atroce. Maintenant que le siège avait libéré sa jambe, elle ressentait tout le traumatisme subit par cette dernière jusque lors ignoré. Chaque mouvement, chaque appui, qu’importait leur degré, provoquait une décharge supplémentaire qui aurait pu la clouer au sol si sa force mentale n’avait pas galvanisé ses gestes et sa conscience. Malgré tout, le pire était encore à venir.
Elle serrait les dents à s’en figer la mâchoire, l’ensemble des muscles contractés à leur paroxysme, les poings serrés et une très bonne partie de son poids déporté sur James qui la soutenait pour épargner sa blessure la plus grave au détriment d’autres plus légères qui se réveillaient brutalement. S’ils avaient pu avoir quelques antidouleurs efficaces et rapide à leur porté, si les morts n’avaient pas débarqué comme les charognards qu’ils étaient, elle aurait sans doute pu être d'une meilleure utilité dans leur survie qu'un poids inerte.
Et pourtant, tout ce qui comptait, était que James soit là, près d’elle. Là pour elle comme il l’avait toujours été depuis son réveil, depuis leur toute première rencontre, depuis ce regard lancé à l'arrière de la camionnette qui avait été une promesse prophétique de ce qui les unissait désormais, et c’était en cela qu’elle puisait toute son énergie, toute sa motivation pour continuer d’avancer, qu’importait si c’était au prix d’effort ou de douleur, même si elle devait s’y reprendre à plusieurs fois, elle ne pouvait se permettre de fléchir, de céder.

Lorsque Melody arriva de leur côté, elle ne pu immédiatement constater avec soulagement de sa santé, mais même si son état n’avait rien de glorieux, elle était toujours en vie, et debout. Cela signifiait sans aucun doute que la personne qui avait tiré plusieurs coups de feu du côté de James et était aller à sa rencontre, était l’un des leurs.

Gémissant les supplices supplémentaires qui la transcendaient, elle se laissa porter par la femme, tandis que celle-ci la privait parallèlement de son appui sous la forme du fusil en béquille et au détriment de ses blessures qui bondissaient à un rang plus qu'élevé sur son échelle de douleur, elle avait tout de même acquis une vitesse supérieure, loin pourtant d’être fulgurante, et cela méritait  quelques concessions en vue de la situation qui les menaçait. Elle supposait que ses blessures, qu’importait leurs gravités, pouvaient largement attendre pour ne pas succomber aux morsures des morts. Entre souffrir et mourir, il n'y avait pas à tergiverser.
Il fut un temps où elle aurait simplement abandonné tout espoir, ne se sentant ni l’âme ni l’envie de continuer à lutter, jugeant le résultat du combat sans aucune valeur. Mais les choses avaient changé.

Elle trébucha et manqua de tomber à plusieurs reprises, joignant à chaque fois l’affaiblissement physique à la protestation orale, le visage crispé, du sang frai continuant d’agrandir l’auréole qui s’était formé au niveau de sa jambe blessée. Une jambe qui ne parvenait plus à toucher le sol sans la paralyser sur place. Presque amorphe, passant d’un bras à un autre sans sans vraiment se rendre compte de la situation, des obstacles qu’elle parvenait à franchir, elle continuait à aller de l'avant. Le seul véritable moment où elle reprit conscience de la réalité fut lorsqu’elle constata que James échappait à son contact. D’un regard en arrière, le corps entré dans une mécanique de progression qu’elle ne pouvait presque plus contrôler, quasiment intégralement soutenu par les différentes aides dont elle disposait.

Son cœur et son regard lui criait de ne pas l’abandonner, comme une supplique muette qui ne pouvait être officialisé sous peine de le mettre dans l’embarras. Elle devait avoir confiance en lui, en ses décisions, et en ses actes. Luttant pour reporter son attention devant elle, elle finit par abandonner sa fixation de la silhouette de cet homme pour constater qu'elles se trouvaient déjà devant la façade de la maison campagnarde à la porte  entre-ouverte, prête à les accueillir.

D’une voix défaillante et tremblante, mais paradoxalement confiante dans ses mots, elle glissa à l’attention de l’autre femme :

« Laisse-moi contre la porte… si tu veux t’assurer de l’intérieur. »

Elle le savait, elle était un poids mort, qu’importait qui elle encombrait, et même si elle avait davantage de réconfort d’être aux côtés de James, elle avait l’esprit encore assez lucide et travailleur pour juger du bon équilibre des différents choix qui s’imposait à eux : avec elle dans les bras, Melody n’aurait pas la force de réagir si un dégénéré se trouvait à l’intérieur et les attaquait, et même si elle ne parvenait pas à évaluer sa capacité à tenir debout seule, ou au moins en équilibre contre un appui inerte, elle préférait la sécurité. Le médecin ne serait sans doute pas loin derrière et s’il progressait à l’intérieur de la bâtisse, il pourrait la cueillir sur son passage.
Elle lui aurait également tendu son fusil si la chasseresse l’acceptait. De son propre point de vue, c’était une arme plus efficace qu’une arbalète dans un lieu confiné tel que l’intérieur d’un maison, mais elle ne connaissait pas la pratique de Melody à ce propos. Peut-être qu’elle se trompait. Dans tous les cas, elle s’accrocherait à l’encadrement de porte dès qu’elle serait à proximité, même si les intentions de la brune avait été contraire, un moyen comme un autre de gagner du temps.

Un temps pendant lequel Elizabeth se sera affaissée sur son propre poids en glissant contre son appuis d’une manière plus ou moins contrôlée, luttant de toute ses forces pour ne pas sombrer dans l’inconscience dont le voile ombreux commençait à masquer ses yeux.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 6 Juil - 0:30
Un simple hochement de tête c'est tout ce que Melody aura pu adresser à Matthew avant de se contraindre à s'éloigner de lui, elle ne pouvait de toute manière pas desserrer les dents, la gorge nouée de devoir s'éloigner une nouvelle fois de lui et ses larmes qui roulent sur ses joues. Déjà présentes ses larmes évitent qu'elle ne soit démasquée, que son chasseur ne se rende compte de ce qu'elle ressent à cet instant précis avec le regard qu'il a eu quand elle lui a frôlé la main. Son regard, elle en est sûre, la hantera longtemps, un éclair de douceur au milieu de la tempête perpétuelle qui l'habite, une éclaircie qui lui était destinée à elle et personne d'autre. Le coeur déchirée et pouvant à peine tenir debout, la brune n'a que le temps de récupérer un seul carreau et de lancer un dernier regard sur Matthew avant de rejoindre les deux amoureux.

Près d'eux, Melody parvient à ouvrir la bouche pour leur donner une simple indication faisant écho à ce que son chasseur lui a demandé pour les mettre à l'abri, la messagère qui ne parvient pas à voir si elle ou non bien accueillie. La messagère qui n'a qu'une idée en tête, éloigner les deux le plus loin possible avant qu'ils ne puissent comprendre quoi que se soit. Et qui se passe en boucle un tout autre message dans sa tête, elle doit tenir le coup pour Matthew, elle doit faire ce qu'il faut pour se mettre à l'abri, mettre Matthew à l'abri d'une certaine manière. Et aussi pouvoir par la suite retourner au campement, retrouver son frère qu'elle aime plus que tout, pouvoir finir dans ses bras à ne plus penser à rien. Faut-il encore que son corps suive le mouvement alors que très rapidement Liz est plus ou moins en appui sur elle, se rendant que malgré la colère qu'elle ressent envers les deux, les gémissements de douleur de Liz lui font mal à elle aussi. C'est plus fort qu'elle, Melody n'aime pas voir les autres souffrir même dans ce cas précis et puis il faut bien qu'elle soit honnête c'est surtout James la vraie cible de cette hargne.

Tant bien que mal -surtout avec du mal- ils parviennent à avancer, la brune ne levant son regard émeraude vers James qu'en l'entendant lui dicter ce qu'elle doit faire. Ses mâchoires se crispent alors qu'elle n'a qu'une envie, celle de lui coller une claque en plein visage, hum non pire en fait; à cet instant précis elle a même envie de lui coller un carreau entre les deux yeux. Finissant au bout de quelques secondes par hocher la tête avant de daigner obtempérer à l'injonction, grimpant comme elle le peut les débris, se stabilisant du mieux possible avant de pouvoir récupérer Elizabeth. La chasseresse n'a pas de temps à perdre et n'attend pas James pour repartir vers la maison avec Liz d'autant plus avec les coups de feu qui résonnent dans l'air depuis tout à l'heure et dont elle est la seule à connaître la provenance. Et puis elle part du principe que le toubib va suivre le mouvement pour être près de sa chérie donc autant mettre le plus de distance possible entre eux et Matthew quand bien même il s'est peut-être déjà éloigné.

Parvenues devant la maison, la voix de la seconde brune se fait entendre tout aussi tremblante que la sienne quant elle était auprès de Matthew. Melody hésite même si James est sur leurs talons, elle ne veut pas abandonner Liz même quelques instants et pourtant Liz a raison, Melody ne peut vérifier la maison avec elle dans les bras. Déjà que c'est un miracle qu'elles soient arrivées là sans s'écrouler l'une et l'autre. Toujours pas décidée à desserrer les dents, Melody hoche de nouveau la tête pour signifier son accord avant de refuser l'arme de Liz ne voulant pas la priver d'un moyen de défense le temps que James arrive et/ou qu'elle s'assure de l'intérieur de la maison. La chasseresse n'est pas sans défense avec son arbalète et....son arme ! Cela fait tilt d'un seul coup, elle a son SIG Sauer sur elle. Et n'a pas le temps de la chercher immédiatement que Liz s'effondre, Melody la retient comme elle le peut avant de s'accroupir devant elle, lui levant le menton d'une main pour constater que les choses sont encore plus urgentes qu'il n'y paraît.

- Liz tient bon surtout, accroche toi, James arrive ! On va te sortir de là et te soigner !


Elle aura terminé par décrocher quelques mots sa voix tremblant encore, elle essaye de la faire la plus ferme et rassurante possible. Melody essaye de se redresser tout de suite après, trop vite, un vertige la prend et elle doit reprendre son équilibre en se tenant au mur de la maison. Pas de temps à perdre, encore moins qu'avant sinon les choses vont empirer...Une main sur le mur sans autre main glisse dans son dos pour attraper son flingue qu'elle ne trouve pas et pour cause elle l'avait glissé dans une poche de sa veste avant de monter en voiture. Heureusement elle s'en souvient au bon moment, juste avant de se remettre à paniquer. Vérifiant par réflexe la bonne marche de l'arme dont elle ôte la sécurité c'est presque en tanguant qu'elle se met face à la porte de la maison avant de la pousser du bout du canon de son flingue.

Bordel qu'elle n'aime pas les porte entrouverte alors qu'elle imagine déjà ce qu'elle pourrait trouver à l'intérieur pour autant rien ne semble venir à sa rencontre. Un dernier regard vers Liz et elle entre dans la maison, faisant plus attention aux bruits et à d'éventuels mouvements qu'à la disposition des lieux. Partout où son regard se pose elle ne voit que remue ménage et trace de sang de quoi l'ébranler un peu plus encore jusqu'à déboucher dans le salon qui est lui aussi sans dessus-dessous. Les portes donnant dessus sont toutes closes, rien ne bouge dans le salon, les traces de sang se font plus présentes autour de ce qui était le canapé. Prudemment la brune en approche prête à tirer sur le premier truc qui bougera mais rien ne bouge si ce n'est qu'elle découvre des restes humains à même le sol devant le dit canapé. La moitié supérieure du corps d'un homme pour être précise, un haut le coeur la saisit et elle fait demi-tour.

Cette rapide première inspection n'amenant pas de danger immédiat, bien que derrière les portes closes cela peut en être autrement, Melody retourne vers l'entrée de la maison pour rejoindre Elizabeth. Si par hasard James n'est pas encore là, ça sera la fin du monde pour deux raisons : Matthew, James aurait pu vouloir aller voir cet inconnu à ses yeux et Liz parce que jamais elle ne pourra la soigner seule. Melody n'a jamais eu et n'aura jamais les connaissances nécessaire pour traiter Liz que ça soit avec ou sans trousse d'urgence d'ailleurs. Si elle se retrouve nez à nez avec le toubib portant Liz, elle fera à nouveau demi-tour pour rejoindre le salon après s'être assurée que la porte d'entrée est fermée.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mer 6 Juil - 16:48
Les deux monstres étaient définitivement morts et les deux femmes s'en allaient vers la maison. Pressé de les rattraper, il retira sa main en appui et perçu une sensation humide et une vive brûlure. Par réflexe il dévoila sa paume à ses yeux et reprit conscience de la profonde coupure que le verre cassé lui avait infligé à la main, laissant une plaie moche à voir et une large tâche de sang sur son jean là où il avait prit appui.

De l'autre coté du véhicule, tandis qu'il s'avançait et grimpait les débris en posant une main sur le capot de la Cadillac foutue pour ne pas se casser la gueule, il pouvait apercevoir la silhouette de l'homme en noir qui lui continuait de tirer des coups de feu en direction des morts, visiblement bien décidé à les affronter, à moins qu'il ne leur offre une chance de filer en veillant sur leurs arrières. Toute cette situation tendait à ne pas réfléchir et se tirer d'ici aussi vite que possible, mais il ne pouvait s'empêcher de se demander qui pouvait bien être ce type, ce qu'il avait pu faire avec Melody quand il était lui-même parti au secours d'Elizabeth et pourquoi il semblait les aider. Quand Melody les avaient rejoints, elle n'avait pas eu l'air d'avoir été frappée, secouée ou même menacée par cet homme et elle tenait toujours son arbalète, signe qu'il ne l'avait pas volé. Alors que voulait-il et pourquoi était-il intervenu ?

Il y aurait des choses à voir et à comprendre, avec ce qu'il s'était passé aujourd'hui et l'attitude de Melody qu'il avait soupçonné cachottière depuis le camp Jefferson déjà, sans parler de la sortie en silence d'avec Jordan qui ne tendait qu'à remettre l'idée sur le tapis, un vent de méfiance souffla dans son esprit et de nouvelles idées se mirent à germer. Et si Jordan n'avait pas été blessé à mort par quelconque folle, après tout pourquoi deux femmes auraient attaqué aussi gratuitement et violemment Jordan ? Et si Melody avait quelque chose à voir avec la mort du jeune homme, c'était dur malgré sa colère du moment d'imaginer une telle chose mais avec tout ce qui leur était arrivé, les attaques, l'ennemi organisé, les disparitions au camp Jefferson et tous les autres événements qui n'avaient fait que les enfoncer toujours plus dans l'impuissance. Au final, même s'il avait une grande confiance en Elizabeth qu'il aimait et en Ivy qu'il considérait comme une amie, ils n'avaient jamais vraiment eu le temps de connaître leurs passés respectifs, pour le reste du camp il ne les connaissaient en vérité presque pas voir pas du tout, d'autres types de monstres plus sournois et joueurs pouvaient-ils se cacher parmi eux ?

Tous ces morts, tous ces accidents, tous ces malheurs. Et si les membres du groupe n'étaient pas ce qu'il pouvait imaginer qu'ils soient ? Il avait eu quelques doutes à propos de Samuel, basés sur peu de choses en vérité mais c'était là ce qui le perturbait, l'homme étant peu investi dans le groupe et le camp, il s'était montré très individualiste et pratiquement isolé alors qu'ils l'avaient nommé chef de leur petite communauté. Melody elle, c'était encore plus complexe, ils avaient eu plus d'un différent tous les deux et ce n'était pas le seul à entretenir quelques griefs - à croire qu'elle s’obstinait à se mettre toujours plus de monde à dos, et si la chasse qu'il avait réalisé avec Jordan et elle fut l'occasion d'en apprendre un peu plus en la faveur de la chasseresse, c'était encore loin d'être suffisant en fait. Ses plus gros doutes avaient été portés sur Jordan, ce garçon qu'il avait vu pratiquement arracher le nez d'une femme à pleines dents, qu'il avait vu avoir des réactions étranges et inquiétantes dans la forêt, et si Jordan avait essayé de s'en prendre à Melody ? L'avait-elle abattu pour se défendre ? L'avait-elle abattu pour une autre raison ? Avait-elle simulé sa tentative de le sauver en sachant pertinemment qu'il n'y aurait pas moyen d'approcher de la maison censée abriter le jeune homme à l'agonie et de constater la présence des deux femmes prétendues, sans affronter des dizaines de morts-vivants ? Était-il en réalité mort ailleurs et la chasseresse avait-elle tenté d'en profiter pour le mener sur une fausse piste ? Voulait-elle le piéger aussi ?

Toute cette histoire avait un goût d'entourloupe, peut-être se faisait-il trop d'idées à cause de ce qu'ils vivaient mais il sentait que cela allait bien au-delà d'une paranoïa passagère pour cause d'accident violent, ça le prenait aux tripes. Jordan était mort, probablement, peut-être l'était-il déjà avant que Melody ne fasse appel au médecin, il n'en doutait pas tellement étant donné la vigueur avec laquelle tous ces morts s'étaient jetés sur la maison, à moins qu'il y ai bel et bien piège là-dessous, dans tous les cas que Jordan y soit mort ou non, il avait autant de remords que de conviction d'avoir fait le seul choix censé à défaut d'être bon au sens propre. Pas seulement d'avoir préservé sa vie et surtout celles des deux femmes, mais que ça aurait été aussi inutile que peine perdue, ses doutes sur Jordan n'avaient pas été dus au hasard, quant à cette tentative de sauvetage, il y avait trop de points noirs à l'histoire pour que cela ai eu une chance de valoir le coup. Il avait tout intérêt à être prudent avec cette chasseresse, elle n'était pas nette.

James traversait le jardin de cette propriété à la fois si proche et si loin de leur campement et ce n'était pas plus mal car s'ils avaient foncé directement jusqu'au camp, ils auraient pu amener le danger avec eux. Il boitait, se tenait la jambe de sa main libre malgré qu'il continuait à tâcher son jean de sang et que le contact soit loin d'être agréable, et restait attentif en regardant autour de lui sans lâcher son arme dans laquelle il ne restait que deux ou trois balles avec de la chance, autant dire qu'il n'avait guère eu le temps de vraiment compter. En s'approchant, il distingua Elizabeth affalée contre l'arche de l'entrée et semblant prête à tomber dans les pommes. Il pressa le pas, appuyant sur sa jambe, sur sa main, stimulant son cerveau aussi bien que tous ses muscles pour se dépêcher et redoublant de mal en tirant ainsi sur ses douleurs. Mais tant pis, qu'il souffre et aggrave son mal, il devait aider Elizabeth, maintenant, tout de suite, elle avant tout c'était sa promesse. Il finit par arriver près d'elle et glissa son arme dans son dos en tirant sur son jean de sa main pleine de sang et tremblante, le liquide rougeâtre facilitant ironiquement l'insertion du canon de l'arme sous son bas, avant de plier sa jambe encore pleinement saine, puis l'autre plus lentement et d'un râle fort rauque dans le but se mettre à genoux à deux centimètres de son aimée.

« Je suis là ma belle, reste avec moi. Il faut que tu tiennes le coup, je vais te soigner. Je vais te soigner... »

Une pensée lui vint à l'esprit : le kit de chirurgie, il était resté dans la voiture, il l'avait oublié dans l'empressement et l'affrontement. Ses lèvres retinrent l'injure qu'il voulait lancer mais son esprit en projeta en lui une avalanche en punition. Cependant il avait toujours son pouvoir et c'était là le plus important, son pouvoir, ce don offert par la mort, la vie et le divin, peu importe d'où il venait, il pouvait régénérer la chair et les os, relativement en fonction de la gravité mais sans laisser ni marque ni effet secondaire, de vrais miracles dont il était capable pour sauver autrui de la mort ou de l'infirmité et dont il avait besoin plus que jamais. Il n'avait pas encore testé sur d'autres blessures que des plaies dues à une arme tranchante ou des blessures par balle et ne connaissait ainsi pas ses limites, mais il les découvrira. A la hâte, il glissa un bras sous les épaules d'Elizabeth et l'autre sous ses fesses pour ne pas risquer d'appuyer sur ses jambes, puis la souleva du sol pour la faire basculer contre lui avant de se redresser, non sans serrer lui-même les dents qui ne parvinrent pas tout à fait à retenir un grondement pénible. La porte ouverte, il s'engouffra dans la maison sa douce dans les bras et balaya rapidement la grande majorité du salon des yeux, constatant que Melody y faisait... il ne savait quoi, il s'en fichait, ce qui comptait c'est qu'elle soit entrée et qu'il n'y avait à priori pas de monstre caché dans la première pièce.

Il n'avait pas le temps d'en regarder davantage et se dirigea aussitôt vers l'escalier à sa droite, prenant appui sur la première marche en s'accordant un temps où il souffla longuement. Après quoi, avant de se lancer dans l'effort monstrueux qui l'attendait et qui consistait à grimper cet escalier en direction des chambres, bien triste descriptif de calvaire qui relevait à quel point ils avaient tous besoin de repos, de sécurité et surtout de soins. Il tourna la tête et lança à haute-voix afin que la chasseresse puisse l'entendre.

« J'ai besoin de toi pour fermer la porte d'entrée et venir inspecter l'étage, il faut absolument s'occuper d'Elizabeth avant que son état empire, on pourra s'occuper de nous ensuite. Aide-moi. »

Il n'avait pas le choix, lui seul avec Elizabeth presque inconsciente, il n'avait pas beaucoup de chances et c'est pourquoi il devait faire abstraction de ce qui avait précédé et de sa méfiance croissante envers Melody, il avait besoin de son aide et elle avait besoin du leur. Ce serait pour eux la dernière fois qu'ils collaboreraient, il l'avait décidé une bonne fois à présent, pour toute la confiance qu'il avait pu accorder aux deux prétendus chefs dont le travail avait consisté tantôt à laisser à l'abandon le camp, tantôt à aggraver la situation du groupe. Avec eux, l'avenir s'annonçait bien sombre. Mais pour le moment, ils devaient le faire, collaborer, cette dernière fois. Stationné un pied sur la première marche de l'escalier, il tourna la tête vers la droite pour scruter l'entrée et attendit. Soit Melody acceptait et venait l'aider à assurer leurs arrières puis prendre les devants et dégager l'accès vers une chambre, soit elle refusait et à ce moment-là, il n'aurait pas d'autre choix que de se débrouiller et espérer ne pas être surpris par une créature dissimulée.

Elizabeth R. Evans

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Jeu 7 Juil - 17:34
Les douleurs s’éclipsaient peu à peu, et l’adrénaline retombait définitivement, si bien que son corps entier fut prit de tremblement, important comme si un froid vicieux et sournois s’était glissé en elle, dans sa chaire, dans ses os et même dans son esprit. Elle avait froid en dedans, perdant jusqu'au contrôle propre de son corps, l'ensemble de ses membres refusant d'obéir à l'ordre simple.

Il n’y avait plus de réelle consistance, qu’une partielle resonance qui arrivait à l’esprit d’Elizabeth, comme si son esprit avait commencé à fermer quelques vannes les unes après les autres pour isoler la douleur et la rendre plus supportable, moins présente. Elle se sentait partir, défaillir malgré la lutte qu’elle exerçait sur son propre esprit pour ne pas se laisser aller, mais il y avait des choses immuables qu’importait la résistance ou la force de volonté. Elle eut néanmoins conscience d'être soulevé du sol, comme si elle volait et flottait, calant son dos et le haut de ses jambes sur un oreiller de coton léger, observant entre le flou de ses yeux le profil d’un James qui murmurait à son oreille. Un écho sourd et indistinct.
Elle mettait du temps, à saisir, à analyser, à comprendre ce qu’il tentait de dire à son attention mais rien n’y faisait, elle ne put rien répondre d’autre qu’un simple souffle, un murmure s’évadant d’un dernier sursaut, lançant l’ultime appel de son phare dans la nuit noire.

«  James… »

Et puis, ce fut le néant. Ce fut aussi lent que brutal, paradoxalement. Elle s’était sentit partir si loin que son esprit fini par lâcher l’affaire, abandonnant la lutte endiablée. Etait-ce ainsi que l’on mourrait ? Sans même comprendre, ni regretter ? Sans même avoir pu faire le lien, le tri, dans ses pensées pour se faire une idée de ce que l’on perdait, d’avoir même conscience qu’on vivait alors les dernières secondes. En se laissant simplement aller au gré d’un battement sourd et profond qui résonnait aux oreilles réglé comme un parfait métronome.
Dans le cas d’Elizabeth, nulle mort l'attendait si tôt, ce fut un sommeil sans rêve, si profond, si sombre, qu’il n’y avait plus de place pour la dérive, pour la pensée, pour le souvenir. Elle s’était tout simplement laissé emporter par une inconscience lourde, les muscles de ses bras lâchant progressivement leur tension jusqu’à tomber simplement ballottant dans le vide, et le côté de sa tête ensanglantée vint s’assoupir sur le torse de son amant. Son fusil échappa à sa prise, chutant sur le sol dans le couloir d'entré dans un bruit métallique, annonçant les faits à ceux qui ne l'avaient pas remarqué.

Son destin ne lui appartenait plus désormais, elle avait confié son sort, comme elle avait jadis confié son cœur, à l’unique homme qu’elle n’avait jamais aimé.

Melody Campbell

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Jeu 7 Juil - 21:02
Sa première inspection terminée, Melody retourne vers l'entrée devant se stopper et laisser passer un James portant Elizabeth, évitant encore et toujours de le regarder. La brune attend qu'il aille elle ne sait où pour le moment avant d'aller vers la porte d'entrée pour la fermer comme prévu avec elle même, ramassant en chemin le fusil que Liz a laissé tomber, ce qui lui indique que cette fois la seconde brune est totalement dans les vapes. Revenant vers le salon au moment où James s'adresse à elle, ses dents grincent l'une contre l'autre avant qu'elle ne passe sa langue sur ses lèvres retenant de justesse une flopée d'injures à l'adresse du toubib.

- Je sais...

La chasseresse a dû se faire violence pour ne pas en rajouter mais elle ne pouvait pas rester sans rien dire non plus, sous entendant par ses paroles qu'elle sait très bien ce qu'elle a à faire dans l'unique intérêt d'Elizabeth. Cela ne serait que James et même si elle n'est pas comme ça habituellement, il aurait pu crever la gueule ouverte dans un fossé, Melody n'aurait pas levé le petit doigt pour lui. Oui même avec Matthew présent elle n'aurait rien fait pour le médecin avec un James inconscient comme l'est Elizabeth elle aurait même pu expliquer le pourquoi du comment au chasseur de son coeur. Sauf qu'il y a quand même un gros détail qui ne passe pas inaperçu, le toubib veut monter Liz à l'étage alors que depuis tout à l'heure, il semble aussi mal au point qu'elle. Et s'il jouait la comédie pour en rajouter ? Et si James va bien contrairement à ce qu'il laisse supposer ? Et s'il avait volontairement mit la voiture au fossé et profiter de son inconscience à elle pour joindre son pote le Marchand ? Et si ces enculés étaient en route pour venir ici ? Et s'ils tombaient d'une manière ou d'une autre sur Matthew ? Non Matthew ne risque rien tant que Soulstrange n'est pas dans les parages comme la dernière fois à l'école, il pourra se défaire de n'importe quel agresseur normal ! Mais quand même il y a ce risque malgré tout.

Ce n'est pas logique qu'il veuille monter à l'étage dans le soit disant état dans lequel il est, pas logique, pas normal alors que malgré les risques il devrait se contenter du rez de chaussée au lieu de perdre plusieurs précieuses minutes à monter Elizabeth à l'étage. Et si James avait séduit Liz pour mieux pouvoir s'en débarrasser le moment venu ? La brune n'était vraiment pas bien quand Melody est entrée dans la maison mais James peut tout à fait l'avoir droguée pour qu'elle sombre dans l'inconscience, si ce n'est pire d'ailleurs puisque Melody ne peut vérifier le rythme cardiaque et la respiration de Liz. La chasseresse doit-elle vraiment prendre ce risque ? Celui de monter à l'étage au risque de se retrouver piégée par ce traître près d'elle ? Pour Elizabeth oui elle le doit si jamais il y a une chance qu'elles s'en sortent toutes les deux et puis Matthew sait où elles sont, Matthew sait toujours tout, Matthew a toujours le Vagabond pour l'aider au cas où. Melody a une confiance inébranlable dans l'aîné Jefferson, il fera tout ce qu'il peut pour venir l'aider si jamais les choses tournent mal.

Melody doit juste éviter de penser à son frère tout juste retrouvé au risque de s'effondrer sur place, de ne pas avoir le courage nécessaire de faire ce qu'elle doit faire, c'est à dire jouer temporairement le jeu de James. Matt et Matthew les deux seuls à qui elle pense, les deux seuls qui peuvent lui faire tenir le choc rien qu'en pensant à eux. Mélange étrange de pensées avant de foudroyer le médecin du regard, de déposer le fusil de Liz sur elle puis de passer devant lui pour grimper l'escalier en devant s'appuyer au mur, ressemblant plus à une limace qui se traîne qu'à la fière chasseresse qu'elle est habituellement. Mais elle tient par elle ne sait quel miracle sur ses jambes alors coordonner montée d'escalier plus arme et tête levée vers l'étage en même temps est mathématiquement impossible pour elle à cet instant. Parvenue sur le palier sans que rien encore ne lui tombe sur la tête et sans rien entendre elle observe le premier étage dont les portes sont toutes ouvertes si ce n'est une. Elle lance alors à l'intention du médecin sans forcer sur sa voix pour autant.

- Palier dégagé...

Le temps que l'autre monte les marches - en partant du principe qu'il ne simule pas son état physique - Melody devrait avoir eu le temps d'aller vérifier cette dernière porte. Son arme à feu qu'elle tient de moins en moins fermement de par les blessures à ses paumes, elle avance vers la dite porte lentement et prudemment. S'assurant en route que rien ne sorte d'un coup par une des autres portes ouvertes, repérant une première pièce qui devait être un dressing puis une seconde qui est une salle de bain, il ne lui reste que deux portes. Une ouverte par laquelle elle commence pour découvrir une chambre d'enfant sur laquelle elle ne s'attarde pas pour le moment, se tournant vers la porte close qui devait donc être la chambre des parents. Toquant à la porte, elle écoute les bruits une bonne minute et comme rien ne se fait entendre elle ouvre la porte lentement en restant autant qu'elle le peut sur le qui vive.

Rien d'hostile dans cette chambre non plus, elle ressort de la chambre pour revenir dans le couloir attendant que James soit en haut pour lui indiquer par sa seule présence dans l'encadrement de la porte que s'il doit déposer Liz quelque part c'est là qu'il doit le faire. Pour autant elle ne reste pas sans rien faire et puisque le but avoué de James et de soigner Liz autant qu'elle se mette en quête de quelques chose pouvant l'y aider. Se rendant dans la salle de bain car qui dit salle de bain dit placards et qui dit placards dit possibilité de médicaments quand bien même la maison semble avoir été visitée. Sauf qu'elle avait oublié qu'une fois dans la salle de bain elle risquait de tomber sur un miroir et l'image qu'il lui renvoi lui fait peur. Ses larmes ont tracées des sillons sur sa peau poussiéreuse certes mais surtout elle peut voir qu'elle doit bien avoir une blessure à la tempe avec le sang séché qui s'agglutine à cet endroit sans parler de son visage creusé et encore plus pâle des semaines de privation qu'ils ont tous subit.

S'extirpant de cette vision horrible pour elle, elle ouvre les placards se cachant derrière le miroir ne découvrant rien qui puisse les aider avant de passer aux placards sous le lavabo. Là encore rien d'utile, abandonnant cette partie de la salle de bain, elle fouille le dernier meuble jetant à terre la pile de serviette de toilette s'y trouvant pour découvrir sur une des étagère et bien dissimulé pour quelqu'un regardant juste rapidement : une trousse de soin basique. Espérant de tout coeur que celle-ci soit pleine, elle l'entrouvre pour voir qu'en effet c'est bien le cas ! De là à dire si les médocs à l'intérieur sont encore bon, elle ne prend pas le temps de vérifier ceci, attrapant la trousse de soin pour filer vers la chambre, la lançant plus qu'elle ne la tend à James. Si tout de fois il est bien arrivé dans la chambre et qu'il a bien déposé Elizabeth sur le lit.

James F. Everett

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Dim 10 Juil - 18:13
Le poids d'Elizabeth, bien qu'elle ne soit pas épaisse et qu'il ait du bras en temps normal, lui pesait beaucoup ce soir, en cause ses douleurs et sa fatigue post-violence. L'adrénaline était quelque peu retombée, mais une partie demeurait aussi vivace que sa crainte pour son aimée qui finie par sombrer dans l'inconscience et dans ses bras. Il voulut contester, lui parler, lui dire de rester éveillée et de lutter, mais il ne le fit pas car il savait pertinemment qu'avec ce que sa jambe lui avait fait subir comme souffrance, elle était sûrement cassée. Additionnez les autres blessures, le choc et les efforts conséquents produits pour arriver ici et autant dire qu'il était fier qu'elle ai tenu aussi longtemps avant que son esprit ne se dissipe. Le souffle court, haletant presque et clignant mollement des yeux, se sentant vidé de ses forces, il vint poser son regard sur le visage de sa compagne affalée contre lui et put, comme il l'avait fait chaque soir quand elle dormait déjà et chaque matin quand il était le premier réveillé, contempler sa peau blanche et laiteuse malgré l'âge du chaos, ses lèvres sensuelles et son nez fin, qu'elle était belle sa femme.

Il se surprenait encore à se demander comment il avait pu séduire une aussi magnifique créature, c'était arriver, mais le plus étonnant n'avait pas été son physique, plutôt son esprit et son caractère, un vrai bijou de tendresse et d'émotion quand on aurait cru que si belle femme pouvait être superficielle, hautaine ou sournoise de profiter de ses atouts comme pour d'autres raisons d'un passif trop peu justicier. Ne demandez pas pourquoi, mais le nom de Melody lui traversa l'esprit. Elizabeth en était tout l'inverse et la perspective de la perdre était inacceptable, la voir souffrir plus longtemps, insupportable. D'aucuns se moqueraient de ce romantisme et son amour fou, un peu trop fleur bleue, pourtant James était prêt à tout pour elle, mourir, comme vivre à tout prix. Pouvait-il être ce survivant qu'il s'était efforcé de fuir ? L'aimerait-elle autant s'il devenait un homme différent ?

Un coup d'oeil de coté, quelque peu surpris alors qu'il aurait du s'y attendre, vit venir la chasseresse qui lui jeta un regard noir, ne récoltant que l'indifférence et la froideur du médecin sorti de ses pensées. Elle n'était pas en grande forme - autant que lui et tous deux plus qu'Elizabeth, c'était le moins que l'on puisse dire mais au moins accédait-elle à sa demande, aussi, il attendit qu'elle ai quelques marches d'escaliers d'avance avant de grimper à son tour, plus lentement pour ne pas risquer de trébucher et redescendre les marches avec pertes et fracas. Progressivement, prenant le temps d'assurer ses appuis, il monta et déjà la brune avait prit les devants à l'étage, jusqu'à ce qu'il soit pratiquement arrivé à la dernière marche, marquant une courte pause en soufflant péniblement, puis y parvint. La voilà qui ne tarda pas à lui lâcher deux mots, juste ce qu'il voulait savoir, ni plus ni moins et l'un comme l'autre en étaient sans doute satisfaits.

Il termina les escaliers et avança lentement sur le palier, regardant de-ci de-là ce qui s'y trouvait pour passer ensuite devant le dressing à droite, la salle de bain à gauche et se rapprocha de l'arche où stationnait Melody. Sans un mot ni un regard, il passa à coté d'elle pour rejoindre le lit, défait et froissé mais sans tâche de sang, ni graisse organique, ni tête ou main, juste un lit, ce qu'il fallait. Il déposa sa bien aimée avec prudence et s'assura d'un appui attentionné par la nuque et le front que sa tête soit bien installée sur le coussin qu'il venait de placer. En se redressant, il cogna la table de nuit de la jambe et du bassin, qui trembla, le réveil trônant encore dessus bousculé et les photos de famille se renversant, il ne s'y attarda pas et tira son arme de son dos pour la poser dessus afin de pouvoir l'attraper rapidement, au cas où la menace viendrait de l'extérieur, ou de l'intérieur - et tous ses sous-entendus. Le sang qui traînait un peu partout sur lui commençait déjà à sécher, il pensait moins à sa main blessée, commençait à ressentir davantage la coupure qu'il avait au-dessus de sa tempe gauche, et les quelques autres sous ses vêtements.

La peur, la colère, la méfiance, le stress, le contre-coup des chocs physiques et psychologiques, tout cela se cumulait et le médecin resta quelques instants presque figé, ne redressant que sa main ensanglantée pour mieux en constater les tremblements qui avaient grand mal à cesser. Il devait se ressaisir, rester conscient et actif, et il devait surtout procéder par étape en se focalisant sur sa bien aimée. Son regard se posa à nouveau sur elle dont les yeux fermés et l'absence lu sur son visage témoignaient de l'envol de son esprit, il devait le ramener à son corps. D'un pas il vint s'asseoir à coté d'elle et porta la main sous ses narines et près de sa bouche pour percevoir l'air qu'elle aspirait et surtout rejetait, ce qui était essentiel sur le moment. Il prit ensuite sa proche main et la tourna paume vers le ciel, venant de l'autre presser son poignet entre le pouce et l'index afin de percevoir son pouls. Ses battements étaient réguliers et le rythme correct, rien de dangereux dans l'immédiat, bien que s'il ne s'occupait pas rapidement de ses blessures, les souffrances qu'elle subirait de nouveau au réveil pourraient à terme changer la donne.

C'est à ce moment-là que Melody réapparue dans la chambre en lançant une sacoche sur le lit, dont le rouge et les écritures blanches l'informa rapidement sur ce qu'il contenait et ce à quoi il était destiné. A regarder cette trouvaille trônant sur le lit, il voulut lui dire merci, ne serait-ce que par politesse mais rien ne vint. Il ne se permettait pas d'oublier qu'elle était fautive de cette situation, de cette journée, de ce qu'il s'était passé et pour ça, il ne pouvait ni la remercier, ni lui parler, la regarder et encore moins lui pardonner. Elle ne tarda guère à ressortir et le médecin déposa le bras de sa douce sur le lit délicatement avant de se relever et aller fermer la porte qu'il verrouilla d'un geste. Melody avait prôné sa solitude, son orgueil persuadé de pouvoir se débrouiller sans quiconque, qu'elle le fasse pensait-il, il n'allait pas essayer de la contraindre et encore moins la convaincre, elle pouvait bien faire ce que bon lui semble, Elizabeth était son seul intérêt. Il retourna auprès de son aimée et se dépêcha de passer à la suite, il ne savait pas combien de temps de tranquillité ils avaient et surtout, n'avait aucune emprise sur ce qui pouvait arriver.

Maintenant sûr d'être seul avec elle, il défait le bouton de pantalon de sa brune et le saisit des deux cotés pour le lui baisser jusqu'aux chevilles, dévoilant son sous-vêtement et sa peau nue que lui seul pouvait et devait voir, mais surtout la plaie ouverte, avant de lâcher un long soupir en venant se frotter une main contre l'autre, son regard rivé sur sa jambe blessée et sur laquelle il distinguait nettement un bleu se colorant sous la peau. Il n'avait aucun doute sur le fait qu'il y avait cassure et après de multiples utilisations, il ne souffrait plus autant de son pouvoir qu'avant, parvenant à le déployer sans finir avec un mal de crâne, à peine un coup à la forme. Pour ce pouvoir il n'avait que reconnaissance et bénissait le ciel de le posséder dans un moment aussi pénible. Il posa alors ses mains dessous et dessus sa jambe, ferma les yeux et concentra tout de son esprit à cette tâche surnaturelle, jusqu'à ce qu'il ressente cette impulsion familière. Une décharge, une secousse électrique et force invisible, qui le frappait de plein fouet et parcourrait son corps d'un bout à l'autre jusqu'à trouver son paroxysme dans son crâne qu'il sentait s'enivrer, comme si l'énergie qui le touchait redonnait vie à son cerveau et ses connexions pour lui offrir l'accès à une source d'énergie supérieure et toute de doré vêtue, dont il ne comprenait pas l'origine mais qu'il avait appris à aimer, ce plan parallèle à la réalité tangible qui était le sien.

Cette extraordinaire secousse électrique parcourant son corps vint se concentrer dans ses mains, clairement visible pour lui à présent et entrait en contact avec la peau et la chair qu'il touchait. Pour Elizabeth en revanche, il n'y avait aucune douleur, ce n'était pas même irritant ou chatouillant, c'était au contraire intensément doux, une véritable injection de la plus pure morphine sans effet secondaire qui faisait disparaître la douleur et lui donnait l'impression qu'un baume divin était venu soulager sa jambe et son corps dans son ensemble d'une même et extrême bienveillance. Plus encore, une sorte de connexion énergétique et spirituelle forte s'était créée entre James et elle, l'espace de quelques instants.

Les mains de James se mirent à trembler, de plus en plus fort, ses poils se hérissant et une colonie de fourmis semblait traverser ses bras et chatouiller ses os. Puis, tout aussi brutalement, la connexion se brisa et l'énergie se dissipa, comme si elle avait implosé. Une même description, un même ressenti, un même pouvoir pour des effets sensiblement différents et il pouvait en constater le résultat. Il avait perçu l'espace de sa connexion avec elle ses os se déplacer, se réinstaller et se solidifier en minimisant cette cassure qui se retrouvait en grande partie gommée pour revenir à l'état de fissure, blessure bien moindre tout comme la plaie qui s'était majoritairement refermée, son corps s'était régénéré et cette meurtrissure presque grave en devenait pratiquement légère. Elle était sortie d'affaire, pour l'instant, elle pourra se remettre sans trop de mal une fois qu'ils seront rentrés.

Vingt minutes plus tard...


La migraine qui avait pointée son nez depuis plusieurs minutes l'alertait quant à son corps qui s’essoufflait, éreinté. Dans cette chambre qu'il avait transformé en cocon de fortune, tout était resté calme, les combats de l'extérieur semblaient s'être dissipés et dans la maison, bien qu'il avait cru percevoir un peu de bruit de temps à autre qu'il affiliait à Melody, le danger demeurait écarté. Il n'avait à dire vrai aucune idée d'où était Melody et de comment elle allait, occupé qu'il était. Il s'employait à remonter le pantalon de sa douce, dont la jambe blessée avait été soignée et embaumée de bandes de tissu après qu'il ai appliqué les produits désinfectants et cicatrisants. Son soutien-gorge était exposé, chemise ouverte et son pull retiré, délaissé sur le lit. Il avait prit soin de nettoyer les quelques coupures, d'y appliquer un pansement et d'utiliser de la pommade soignante sur ses bleus. Un lange était replié sous son crâne, imbibé de produit pour le soulager et installé après qu'il ai nettoyé la blessure qu'elle y avait subit, enfin il s'était efforcé de nettoyer ses cheveux aux petites longueurs de tissu pleines de sang qui salissait le lit également. Son pantalon remit, il le laissa déboutonné pour ne pas oppresser sa belle. Ceci fait, ce fut au tour de la chemise d'être refermée, petit à petit. Il récupéra les flacons et tubes de produits vides ou presque vides de la table de nuit qu'il remit dans la trousse, avec tous les cotons et tissus usagés, sachets et autres déchets pour la refermer.

Il l'avait en grande partie utilisée, mais il ne voulait pas qu'à son réveil, Elizabeth voit tout cela étalé autour d'elle, son sang, il préférait qu'elle revienne à la conscience dans un environnement propre - plus ou moins - et normal. Elle avait été suffisamment secouée par tout cela, lui aussi d'ailleurs et il avait pour devoir d'alléger ça. Son travail achevé, il prit le drap resté en bout de lit, ainsi que la couverture et les ramena sur elle, l'un sur l'autre, afin qu'elle trouve du réconfort et un peu de chaleur durant son sommeil. Il n'y avait rien de plus à faire pour l'instant, elle était soignée et avait besoin de calme, lui-même s'était nettoyé la main et la tempe, qu'il avait désinfecté. Une bande entourait sa main, un pansement recouvrait sa tempe, quant au reste des blessures plus dur à encaisser sur le coup mais moins violentes que sa compagne, c'était un cumul de bleus de-ci de-là et de douleurs dans les muscles, rien qu'il ne puisse soigner dans l'immédiat si ce n'est quelques coupures pansées et quelques médicaments qu'il s'était administré en comprimé pour faciliter les réparations et atténuer le mal le temps que tout se fasse naturellement.

James prit la trousse dans une main, son Desert eagle dans l'autre récupéré de la table de nuit et se remit debout pour faire le tour du lit, sa jambe le gênant toujours un peu qu'il illustrait d'un léger boitement. Il gagna la porte, la déverrouilla et en sorti, refermant derrière lui. Il ne restait pas grand chose dans la trousse, juste de quoi éventuellement soigner la chasseresse si celle-ci daignait se laisser faire, parce qu'il comptait bien s'y employer malgré tout. Il avait des doutes, de gros doutes et questionnements à son sujet sur cette journée et pas seulement, il avait de la colère et de la rancoeur envers elle pour ce qui avait eu lieu et continuait d'être dans leur situation. Mais il restait un médecin et il n'était pas question de l'abandonner à son sort. Aussi fit-il le tour de l'étage pour essayer de la trouver, tout en s'assurant que rien ne menace Elizabeth, et si elle n'y était pas, il redescendrait pour la quérir au rez-de-chaussée, s'approchant d'elle quelque soit sa posture et le lieu où elle se trouvait pour l'interpeller simplement d'une voix plus posée qu'il ne l'était.

« Elizabeth est toujours inconsciente mais soignée, elle s'en remettra. Il faut que l'on aille voir ce qu'il en est dehors, mais avant ça, tu as besoin de soins toi aussi. »

Melody Campbell

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Lun 11 Juil - 14:52
Depuis le pas de la porte Melody lance vers James la trousse de soin qui termine son vol sur le lit, elle n'a aucune envie ni de lui parler, ni de le regarder par contre elle cherche à observer Elizabeth voyant ou croyant voir sa poitrine se soulever au rythme d'une respiration faible mais présente. Ce qui rassure légèrement la chasseresse avant qu'elle ne se retrouve avec un James devant le nez qui lui claque la porte au nez pour la fermer à clé, un réflexe et la porte se prend un coup de pied de colère. De quel droit se permet-il de la foutre dehors et de fermer ainsi la porte ? Quel mauvais coup le toubib est entrain de préparer ? Cette fois un juron franchit ses lèvres, trop bas pour qu'il puisse l'entendre au travers de la porte. Cela ne dit vraiment rien qui vaille à Melody, elle se force à réfléchir un tant soit peu sur la meilleure stratégie à mettre en place. La porte est fermée, elle ne peut pas la défoncer déjà en temps normal elle n'a pas la carrure pour mais là encore moins, James pourrait faire tout et n'importe quoi avec Liz mais il est aussi armé, ce qui veut dire apte à lui tirer dessus et les tuer toutes les deux. Les isoler l'une de l'autre pour mieux pouvoir se débarrasser d'elles en attendant ses acolytes à la solde du Marchand ou de Soulstrange.

Non la chasseresse ne doit pas laisser cela arriver, elle doit monter la garde et vérifier les endroits de la maison susceptibles de lui tendre un piège. S'éloignant à regrets de la porte de la chambre parental, elle entreprend d'aller voir la seconde chambre, se rendant compte que c'est une chambre d'adolescent. Observant rapidement par la fenêtre ce qu'il se passe dehors, découvrant que dans l'immédiat hormis des zombies rien d'humain ne semble en approche. Allant pour ressortir de la chambre, Melody aperçoit sous le lit de la chambre un paquet de cigarettes, non elle ne fume pas et n'aurait aucune raison de s'y intéresser si cela ne lui mettait pas l'image de Matthew en tête. Elle sait pertinemment pour l'avoir vu faire que son chasseur fume de temps à autres. Se penchant, elle ramasse le paquet de tabac et le met dans une des poches de son pantalon cargo. Dans la même poche où se trouve rangé la balle qu'il lui avait lancé la dernière fois, celle gravée du croix, d'ailleurs son coeur fait un bond en y pensant, soufflant en constatant qu'elle ne l'a pas perdue. Il est clair et net que si elle sort de là vivante, elle gardera le paquet sur elle pour le donner à Matthew le jour où elle le reverra.

La salle de bain, Melody sait qu'elle est vide de tout, elle passe ensuite au dressing qui n'a aucune fenêtre pour voir dehors ce qu'il se trame et d'un rapide coup d'oeil elle ne voit que quelques vêtements épars. Son SIG Sauer toujours en main et son arbalète à son épaule, elle entreprend de retourner au rez de chaussée puis elle vérifie que la porte d'entrée est toujours fermée avant de retourner au salon, observant à nouveau par les fenêtres que rien ne semble bouger dans le périmètre immédiat de la maison. Revenant à la moitié de corps trônant au pied du canapé, elle met enfin un nom sur le détail qui lui semblait suspect tout à l'heure, ce qu'il reste de l'homme porte encore un gilet pare-balles. Melody s'empresse alors de le défaire quand bien même l'objet est couvert de sang séché, elle ne peut pas faire la fine bouche alors qu'elle a un homme armé et dangereux -et sans doute un traître- dans la maison. L'enfilant avec peine chaque mouvement restant plus que douloureux pour elle avant de parvenir à le régler à sa taille. Tiltant que si le corps portait un gilet pare-balles, il devait avoir des armes ! La chasseresse entreprend alors de fouiller un peu mieux le salon surtout autour du canapé, finissant par découvrir sous un coussin du canapé un sac de course contenant des vêtements d'hommes mais aussi un flingue et un kit d'armement pour armes à feu. Observant le kit qui semble être en état bien qu'il n'est pas neuf avant d'observer l'arme à feu qui elle est dans un sale état et rendue inutilisable de ce qu'elle en voit, peut-être qu'un bricoleur pourrait y faire quelque chose mais pas elle. Vidant le sac des fringues et de l'arme foutue, elle les recale sous le coussin du canapé. Ôtant son sac de sur son dos, elle l'ouvre pour enquiller le kit et le sac de course avant de ne remettre qu'une bretelle sur son épaule.

Maintenant elle doit vérifier les portes donnant sur le salon qui sont fermées, la première s'ouvre sur des toilettes avec personne de planqué à l'intérieur ni vivant, ni mort-vivant. La seconde porte donne sur un bureau faisant aussi office de bibliothèque, vide de tout elle aussi, Melody n'y entre que pour regarder à l'extérieur si elle voit quoi que se soit de ce nouvel angle de vue mais toujours rien d'alarmant. La troisième porte quant à elle donne sur la cuisine, à nouveau le calme plat niveau présence, elle observe encore une fois l'extérieur rapidement avant de passer à la pièce donnant sur la cuisine pour tomber sur une réserve avec une fenêtre trop haute et trop petite pour représenter un risque. La brune entreprend de fouiller les deux pièces, c'est à dire la cuisine et la réserve, tombant tour à tour sur un couteau de cuisine puis un tournevis et ensuite un autre tournevis dans des recoins ou sous les meubles vu que le reste a été plus ou moins visité et les trois objets terminent dans son sac à dos. Si Melody prend le temps de fouiller ses pièces là dans la situation qui est la sienne c'est uniquement parce qu'avec un peu de chance et beaucoup d'espoir elle pourrait y trouver de la nourriture. Et si elle sort de là ramener de la bouffe au campement est primordial et au pire, elle aura mâché le boulot à James et ses acolytes...

À force de persévérance et d'espérance à mesure qu'elle fouine dans les meubles, sous les meubles, sur les étagère  de la réserve ou en dessous, la chasseresse trouve des boites de conserves et autres produits. Certaines périmés et d'autres non encore en parfait état, trouvant aussi une bouteille d'eau de plus d'un litre encore consommable et surtout non ouverte. S'empressant cette fois-ci de l'ouvrir pour en boire de grandes gorgées ce qui lui soulage sa gorge en feu et sa soif, rebouchant la bouteille elle met le reste de côté et enquille la nourriture dans son sac à dos, finissant par avoir l'équivalent de deux rations de nourriture saines et une ration de nourriture périmée. Toujours dans l'optique de s'en sortir si elle prend la ration périme c'est que la brune sait qu'elle pourra la consommer, son corps sera assez résistant pour cela même si ça lui flanquera un coup quand même. Au moins ça économisera de la nourriture saine pour les autres.

Comme si elle n'était pas déjà assez crevée, cette relativement courte fouille vient de la vider du reste de son énergie sans parler de son corps qui n'est que douleurs. Serrant les dents, elle remet son sac sur son dos, son arbalète à l'épaule, son arme à feu dans une main et la bouteille d'eau de l'autre pour ensuite regagner l'étage. S'assurant que la porte de la chambre est toujours fermée elle part dans la salle de bain où elle attrape une serviette de toilette qu'elle mouille avec un peu d'eau de la bouteille. Se plantant face au miroir la chasseresse commence délicatement à se tamponner la tempe et la base des cheveux pour ôter le sang et espérer mieux voir la blessure qu'elle porte. Elle a à peine le temps de terminer qu'elle perçoit un mouvement dans son champs de vision, elle laisse tomber la serviette dans le lavabo et attrape son flingue posé dessus pour se tourner vers la porte et voir ainsi James. L'observant vite fait, elle se rend compte que s'il a son arme en main, elle n'est pas pointée vers elle ce qui l'incite à baisser sa propre arme tout en écoutant le médecin.

Un soupir de soulagement on ne peut plus visible accueille les paroles du toubib, bien qu'elle se méfie de lui et que ce n'est pas près de passer. Elle qui normalement a une voix fluide, présentement elle résonne plutôt rauque quand elle répond à James.

- Liz a quoi ? Et ok.

Le strict nécessaire en paroles et si elle demande ce qu'à Liz c'est pour avoir la réponse de James essayer de discerner par tous les moyens possible s'il lui ment ou non puisqu'il lui bouche la sortie de la salle de bain et qu'elle ne peut pas aller y voir par elle même. Et comme elle a donné son accord pour le laisser la soigner, elle s'attend à ce que le toubib approche tout en répondant, se calant comme elle peut et se faisant la réflexion que même sans être une pro des armes à feu, elle ne pourra pas le louper quand il sera à côté d'elle. C'est pareil, elle aurait pu refuser et lui dire qu'elle n'a rien de plus qu'une belle coupure sur la tempe et ses mains plus ou moins ouvertes des bris de verre mais elle garde cela pour elle même, pour ne surtout pas lui laisser croire qu'elle pourrait se faire un premier diagnostic seule. Et puis ses connaissances sont limitées, il se peut qu'elle loupe une commotion cérébrale ou autre connerie de ce genre là. Tout comme n'ayant pas prit le temps de regarder ses mains il se peut qu'elle ait des bouts de verres encore dans les paumes, déjà qu'elle peine à garder les yeux ouverts faire quelque chose d'aussi précis, ce n'est pas dit qu'elle y serait arrivé. Quant à des fractures il ne lui semble pas en avoir bien qu'étant restée tout le temps en mouvement et donc à chaud rien n'est entièrement certain.

Et puis il y a un autre détail à prendre en compte c'est que même si jusque là, elle n'a rien vu bougé dehors, elle ne sait toujours pas si James aurait pu ou non appeler le Marchand ou Soulstrange, autant le laisser penser qu'il a réussi à endormir sa vigilance. Et pour cela et pour Melody rien de mieux que prendre la bouteille d'eau, d'en avaler une gorgée puis de la tendre au médecin, loin d'elle l'envie de faire ami-ami avec lui mais bien de lui laisser penser qu'elle n'a rien capté du manège qu'il a pu mettre en place pour les isoler Liz et elle.
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