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[Spécial, ZdC 2] Le vice aime l'obscurité - 30/03/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Sam 25 Juin - 9:13
L'homme, ayant longuement observé l'attitude de "Frank" et écouté ses réponses, finit par tourner lentement les yeux vers Angela qui était toujours la proie de ses propres liens, avant de revenir au second mâle de la pièce pour lâcher un léger rire bien loin d'être amusé, plutôt plein d'ironie et de mépris, qu'il appuya en fixant Dave dans les yeux.

Après cette brève réaction, il laissa planer un silence de plusieurs secondes, qui parurent longues, très longues à force de méconnaissance de ce que pourrait dire ou faire le bandit ensuite. Car c'était ce qu'il était, ce qu'il avait avoué sans détour : un bandit, un pillard, un violeur, peut-être même un tueur et nous ne parlions pas là d'infectés pratiquement sans vie ou ce que cela pouvait bien être. Sa décision tomba alors. Il baissa son arme en ramenant son bras le long de son corps, laissant le canon pointer le sol. Il n'avait toujours pas cessé de fixer Dave et d'un geste qu'il fit durer plus que nécessaire, il bascula ses bras dans son dos pour venir glisser son arme dans son pantalon, sa main libre repoussant ce qu'il fallait le trench pour dégager le passage à son arme. Une fois rangée, il laissa de nouveau ses bras pendre quelques instants supplémentaires, dans le silence, encore le silence.

« Frank, Frank, Frank... tu crois vraiment que je te laisse le choix ? Sérieusement. »

Son ton avait changé, il était maintenant beaucoup moins enjoué, rieur, blagueur ou amical, il se montrait beaucoup plus froid et sérieux, dressant la main qui n'était plus armée pour du dos de son index frotter sa barbe hirsute en avançant de quelques pas en diagonale, à la fois se rapprochant et tournant courtement autour de Dave. Il avait pour ça baissé ses yeux qui regardaient faussement le sol et finalement s'arrêta entre la tête empaillée d'un cochon sauvage et une fenêtre, à trois mètres tout au plus de Dave. Il revint à lui, les lèvres un brin plissées et leva les bras de chaque coté en prenant une inspiration, les épaules se redressant le temps de l'acte avant de laisser le tout s'affaisser en expirant d'un souffle rauque.

« Tu r'fuses mon offre, en me prenant pour un con à vouloir me faire croire que quoi ? T'es ménopausée ? T'es un p'tit vieux qui a passé la soixantaine et qui a le slip flasque ? T'aime pas les filles peut-être ? Ou alors tu t'es fait couper les pêches et la banane et on t'a laissé un trou ? Comme une femme. Tu crois que je vais t'dire "ok mec, ça roule, tu peux partir je suis un type bien tu sais" ? »

Il avait imité bien mal un air cool en agitant les mains levées et la tête, se laissant ricaner avec un sourire plus franc cette fois, avant de désigner Dave en agitant l'index.

« T'es mal tombé mon pote, très mal tombé. J'crois que t'as pas bien bité la situation dans laquelle tu te trouves Rikkiki. Et toi t'en pense quoi ? » Dit-il en changeant d'interlocuteur puisqu'il se penchait la tête sur le coté en regardant la jeune femme ligotée un instant avant de se redresser. « T'as peut-être envie de donner ton avis au milieu de ta chialerie ? Les filles, tu leur laisses la vie sauve moyennant une gâterie, ça chiale. Tu leur en met plein la chatte histoire qu'elles prennent leur pied, ça chiale encore. C'est tout ce qu'elles savent faire, chialer mais au fond elles adorent ça alors tu vas pas me faire chier trou du cul. Tu vas me baisser ton putain froc et tu vas lui défoncer le cul, ensuite tu rentreras dans le rang et tu feras ce qu'on te dit, ou c'est moi qui vais te défoncer le crâne à mains nues, et je donnerais ta saloperie de carcasse à bouffer aux mordeurs pendant que j'éclaterais cette pétasse parce que t'as pas d'alternative, tu piges ?! »

Il s'était pratiquement mit à hurler en balayant l'air de la main de gestes énervés et avait avancé de plusieurs pas pour se retrouver sous les deux mètres de distance d'avec Dave.

Dave Bernier

Anonymous
Invité
Mer 29 Juin - 16:35
Bon. Je crois que j’ai atteint les limites de sa patience. L’humour ne m’avait pas aidé cette fois, mais je ne suis pas à court d’idée. Il avait perdu un peu de son sang-froid, gesticulait et parlait un peu plus fort. Quoique, «un peu» était un euphémisme. Moi-même, mon cœur se remettait à battre plus vite et de nouveau, je sentais mon corps suer. Bien que son arme ne fût plus pointée sur moi, il gardait une distance raisonnable afin de garder l’avantage si je tentais quoique ce soit. Et puis, cet homme à l’air de SDF était aussi en plein possession de ses moyens, contrairement à moi que mes membres me faisaient toujours souffrir.

Alors que j’hésitai entre deux idées pour retarder ce qui me semblait inévitable, le SDF, sous le coup de la colère émiettait les centimètres qui nous séparaient. Un bon saut les bras tendu et nous pourrions rouler au sol. Bien que mon corps soit douloureux, je n’ai rien perdu de mes muscles et de ma stature. Comparativement à moi,  bien qu’il soit un peu plus grand, il a une stature émacié par les temps difficiles. Mais pour avoir survécut, il doit surement avoir pas mal de nerf et aucun sens moral quant à la vie humaine. Sincèrement, même s’il est une ordure de la pire espèce, je ne sais pas si je serais capable de le tuer. C’est mon grand désavantage face à lui.

Bon, soyons encore patient. Juste un peu. Tout en me tournant vers la femme suspendue, je fis un pas discret vers mon homologue, histoire de réduire même d’un centimètre, la distance qui nous sépare. Je portais les mains à mon pantalon afin d’en défaire tranquillement le bouton, le zip et tout ça. Mes doigts étaient toujours un peu engourdit, ralentissant ainsi ma démarche. Intérieurement, j’en souris.  Puis, sur le même ton convivial, comme si lui n’avait jamais perdu patience, j’enchainais :

«Vue la taille que j’ai soit tu m’apporte un tabouret, soit tu la descends un peu pour que j’puisses me rendre. Quitte à c’qu’on lui attache les pieds pour éviter les coups.» Je redressai la tête vers le séquestreur, comme si j’avais oublié un détail anodin : «C’est sûr que ce sera plus compliqué pour l’avant, mais j’pense qu’on pourra toujours la prendre par derrière.»

Mes propres paroles me dégoutèrent. Je me dégoûtais.  
À ce moment, ma braguette s’ouvrit, mon pantalon descendant un peu sur ma taille. Mais rien d’encombrant. J'évitai de penser à toute l'horreur que pouvait ressentir cette femme.

Angela Lawson

Anonymous
Invité
Dim 3 Juil - 16:26
Elle restait là, pendue, suspendue à cette poutre qu'elle n'arrivait pas à voir, préférant garder son regard empli de larmes qui passait de Frank à son kidnappeur au fil de leurs interventions. Elle tremblait, légèrement à cause de sa position qui devenait bien plus inconfortable d'instant en instant, autant pour son corps que pour son esprit. Elle sentait de la douleur non pas dans ses bras, mais dans ses épaules, qui supportaient à elle seules le poids, bien que léger, du reste de son corps, que ce soit son buste ou bien ses jambes. Elle n'arrivait même plus à garder la tête droite, impossible de savoir si elle parvenait à aligner son crâne à sa colonne vertébrale, ou si elle ne faisait que se tordre sur elle même tel un ver. Elle n'avait cessé de sangloter, se retenant quelque peu lorsque l'homme rangea son arme et fit planer un lourd silence.

C'était comme le calme avant la tempête, juste avant qu'il ne commence à s'énerver, à prendre un ton bien plus sérieux, un ton qu'Angela n'appréciait guère, quelque chose qui s'ajoutait à cette interminable liste, cette liste des choses qu'elle détestait. Et elle s'était sacrément agrandie depuis son réveil. Si elle n'avait pas été aussi terrifiée, peut-être se serait-elle demandé si Frank avait lui aussi peur malgré le fait qu'il était plus ou moins libre de ses gestes, malgré le fait qu'il ne soit pas la proie de cet homme, enfin, dans un sens. Mais le vaurien venait de se retourner vers elle, lui demandant ce qu'elle pensait de cette situation. A elle, qui était suspendue là, à sentir ses épaules se démettre d'instant en instant, elle ne pouvait que demander la pitié. Elle savait ce qu'il allait se passer, et elle ne devait surtout pas énerver cet homme qui semblait avoir bien trop confiance en lui.

« Pitié... Laissez-moi partir... »

Qu'aurait-elle pu dire d'autre ? Une insulte ? Une menace ? Pourquoi ? Se prendre un coup au visage ? Un coup ? C'était bien une pensée optimiste. Elle n'avait aucune envie de l'énerver alors qu'elle était ligotée ici, mais la rage se mêlait à la peur, et il avait rangé son arme. Devait-elle attendre qu'il s'approche pour le frapper avec ses pieds ? Pour donner une chance à Frank de le désarmer et de la secourir ? Devait-elle le tuer toute seule ? Et si oui comment faire ? Attendre qu'elle soit détachée ? Tout un questionnement s’échafauda dans son esprit alors que sa vue devenait de moins en moins nette, alors que sa réflexion devenait de moins en moins rapide, allait-elle perdre conscience avant de toucher le sol ? C'était inconcevable.

Elle devait sortir de là avec ou sans aide. Frapper cet homme avec les pieds ? Un coup dans la pomme d'Adam pour le tuer sur le coup ? Un coup dans la tempe pour faire exploser son cerveau ? Un coup sous l'arrête du nez pour le laisser franchir la ligne d'arrivée de sa mort que tant de personnes avaient du souhaiter ? Et si elle se faisait détacher ? L'étrangler ? L'étouffer ? Le tuer avec son arme ? Avec les lames qui se trouvaient par terre ? Tant de questions qui menaient au même chemin, elle souhaitait la mort de cet homme. Tout ce qu'il était et tout ce qu'il laissait paraître donnait la nausée à Angela, tout ce qu'il souhaitait lui faire méritait la mort dans la plus grande des souffrances. Se venger de cet affront, ou bien venger ses précédentes victimes s'il y en avait eu, Angela s'en moquait, il était toujours possible de faire d'une pierre deux coups. Elle n'avait cessé de pleurer, mais ses yeux s'étaient fermés. Elle refusait de le laisser en vie.

Mais même si l'espoir d'être aidée par une main inconnue y faisait beaucoup dans son idée de se libérer et de rendre la monnaie de sa pièce à son malfaiteur, un regard tout à fait optimiste aurait déjà parié le sort d'Angela. Ce qui n'était pas le cas pour elle, elle se raccrochait au fait que cet homme venait de hurler et que les morts l'entendent, qu'ils arrivent pour frapper sur les murs, les fenêtres et les portes, qu'ils rentrent et qu'ils l'occupent afin que Frank puisse la détacher. Angela était obligée de miser sur tant de facteurs inconnus, incontrôlables, capables du meilleur, comme du pire. Mais ce fût le pire qui arriva lorsqu'elle vit Frank défaire son pantalon.

Peut-être qu'il souhaitait jouer le jeu de l'homme en face pour gagner du temps, pour pouvoir détacher Angela, mais c'était ses mots qui brisèrent les espoirs de la jeune femme. Frank ne jouait pas son jeu, il n'aurait pas proposé d'entraver les pieds d'Angela si c'était le cas. Alors qu'elle entendait ses mots, elle sanglotait de plus en plus fort, à tel point qu'elle avait du mal à respirer tandis que ses larmes continuaient de couler sur ses joues jusqu'à glisser le long de sa mâchoire pour finir leur chemin dans une chute en direction du sol, ou de sa poitrine. Elle ne méritait rien de tout ça, absolument pas. Elle n'avait qu'une seule envie en cet instant, fuir, le plus loin possible, sans jamais se retourner, retrouver une maison dans laquelle elle pourrait rester tranquillement sans avoir à se retrouver face à ce genre de monstres qu'étaient l'Homme.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 7 Juil - 11:22
Relevant le menton à l’égard de Dave pour le juger de haut et se donner une certaine contenance, il garda un air impassible le temps de le juger, de sonder son regard, ses mots, arbitrant la teneur et la véracité de ce qu’il venait de dire. Et lorsqu’il parvint à une sentence silencieuse, il finit par plisser les lèvres à nouveau, le ton ne sombrant plus dans l’excès de colère, mais parfaitement linéaire.

«  C’est bien, Frank. Tu vois, on peut s’entendre. » Il dressa son pouce en repliant les autres doigts pour désigner une direction à peu près dans son dos, vers l’encadrement de porte et y rajouta un léger mouvement du coude. «  Il doit rester de la corde dans la pièce d’à côté. Tu vas la chercher et tu la ramènes. T’as bien raison, on va attacher ses petites guiboles, ça sera plus facile. »

Il ne fit aucune mention d’une éventuelle fuite du gaillard, comme si la présence de Dave ne constituait pas son principal intérêt. Qu’il reste ou qu’il fuit relevait pour lui du même résultat. Il semblait avoir jeté son dévolu sur Angela, et se recentrait d’ailleurs sur cela.
Son regard ferme et résolu, ne laissait supposer aucune autre alternative possible pour le Canadien, et aussitôt fait, il aura contourné la position de Dave à  plusieurs pas de distance en lui laissant toute manœuvre nécessaire pour rejoindre le lieu indiqué tandis que lui-même se rapprochait de la jeune femme suspendue par les bras. Ne laissant aucune chance à une possible attaque dans le dos, il se positionna de façon à présenter ce dernier du côté de la cheminée où s’éternisait les braises rougeoyantes, puis reporta toute son attention à la femme. Si la première complainte de celle-ci n’avait pas même éveillé l’attention de l’homme, il semblait désormais lui donner tout le crédit qu’elle méritait.

«  Non. Non, ne chouine pas. Tu avais si bien commencé. Je prendrais soin de toi, tu verras. Tu vas adorer. Elles adorent toute au bout d’un moment. Tu sais ce que j’aimerais ? C’est que tu dises mon nom. Vraiment, ça me donnerait des frissons. Tu diras Benny. Tu pourras le crier si tu veux. »

Sa main glissa dans le dos d’Angela, relevant le vêtement qu’elle portait pour s’y faufiler, entrant en contact avec sa peau, redessinant la courbe de ses reins avec une tendresse malsaine.

« Je dirais à Frank d’y aller en douceur, tu ne seras pas déçue. J’aime beaucoup les brunes, tu sais ? Elles ont un truc dans le sang, un truc de piquant, un peu sauvage. Tu vois ? »

Sa main avorta son début d’inspection pour venir s’emparer de quelques mèches de ses cheveux, les portant à son propre nez pour en renifler l’odeur avant de saisir un couteau fixé à sa ceinture sous son trench. Il avait un sourire satisfait sur son visage, fixant son trophée qu’il sectionnait du tranchant de sa lame avec une attention et une minutie particulière, humant encore et encore la mèche avant d’en pousser un long soupir d’exaltation.

«  Aaaah.. bon sang. Tu sais quoi, on va faire un deal. J’vais couper ta corde et tu vas pas broncher d’un pouce. Plus tu seras calme, et plus je serais doux avec toi. Tout en douceur. J’te glorifierais. Ça roule ? T’es ok avec ça ? »

Si Angela obtempérait, si elle hochait la tête, ou répondait d’une quelconque façon par l’affirmative, si elle ne cherchait ni à se débattre, ni à protester, alors il trancherait la corde par laquelle elle était pendue, laissant ses mains liées par le nœud restant, coupant son appui et forçant son corps à retrouver la terre ferme.

Dave Bernier

Anonymous
Invité
Lun 11 Juil - 5:15
Ouf ! Le gaillard semblait avoir retrouvé un peu de son calme. Même si son ton était un peu moins sur la rigolade, je préférais ceci au timbre coléreux utilisé un peu plus tôt. N’empêche que ce moment de silence m’avait un peu stressé. Avais-je été assez convainquant pour lui ?  Il est certain qu’il doit encore se méfier même si dès le départ j’avais accepté d’embarquer avec lui, il ne me fera jamais confiance.  Les plus forts mangent les plus faibles et il n’hésitera pas à s’en prendre à moi dès qu’il en aura l’occasion. Puis, il me donna une indication que jamais j’aurais pu espérer. Soit tout simple d’aller chercher la corde dans une pièce adjacente. Ou encore, en profiter pour m’enfuir pendant qu’il s’occupait d’elle.

Mon cœur se mit à battre à tout rompre. Il me laissait carrément une chance de m’enfuir d’ici ! Certes, il avait une arme et il était certain qu’il savait s’en servir. Il ne lui serait pas très difficile de se diriger vers la porte ou encore une fenêtre et me tirer à vue. Mais la possibilité était là. Le dernier regard que le bandit me lança m’indiqua clairement qu’il en avait fini avec moi. Me contournant largement, il effaça le peu d’espoir que j’avais pour le maitriser immédiatement. Tandis qu’il s’approcha de la femme, je boutonnais mon jean, sans en remonter la fermeture éclair. Le déplacement sera plus aisé ainsi. Ne soyons pas con.

J’inspirais une fois, deux fois, mon cœur semblait se calmer. Je l’observais se positionner près d’elle et dès qu’il se mit à lui parler, je me mis tranquillement en marche. C’est à ce moment que je me rappelai que mon corps était lourd et courbaturer. Que mon ventre criait famine et que le maçon dans ma tête frappait toujours. Puis, alors que toutes les douleurs se réveillaient de par mes mouvements, je me souvins d’une chose. Un élément pourtant crucial : Pourquoi étais-je toujours en vie ? Et ma blessure ? Automatiquement, comme un vieux réflexe, je portais mon bras à mon épaule… pour ne rien y sentir du tout ! Le mouvement avait été si vif, si impulsif, que je me tournai vers le bandit avec un air d’excuse banal du genre «Je crois qu’un moustique m’a piqué!». Il avait glissé une main dans le dos de la femme suspendue. Sans plus attendre, je me tournais et quittai la pièce d’un pas plus rapide. Je devais me dépêcher. Je mis de côté toute les questions qui me taraudaient sur ma blessure disparu et le fait que je sois en vie et quittai la pièce.

Le couloir n’était pas très bien éclairé et j’arrêtai un instant de bouger le temps de me calmer et de repérer les lieux. L’envie de fuir était de plus en plus forte. La porte ne devait pas être très loin. Tout était calme, y avait-il vraiment d’autre gens ici ? Ou encore, mon ouïe était trop endormie pour bien saisir les subtilités de l’endroit ? La pièce en question n’étant pas bien loin j’approchais à pas de loup, attentif au moindre bruit, son ou mouvement pouvant venir de cette direction. La porte était fermée. Non loin, j’entendais le fredonnement de la voix du SDF sans pourtant  en comprendre les paroles. Je pouvais seulement espérer qu’il «m’attende» avant de commencer quoique ce soit de plus grave pour elle.  Cette femme ne devait plus avoir une belle vision de l’homme. Elle ne me ferait pas confiance et me frapperait après ceci que je ne lui en voudrais même pas. Enfin… si on s’en sort. Pas question que je la laisse ici, à la merci d’homme violent. Avec une détermination faible, mais renouvelée, je posais la main sur la poignée et la tournai le plus doucement possible…

Angela Lawson

Anonymous
Invité
Lun 11 Juil - 16:41
Frank avait quitté la pièce, laissant Angela seule avec cet homme. Benny. Sa tête tremblait nerveusement, et il n'y avait aucun doute sur le fait qu'elle aurait trembler de tout son corps si elle n'avait pas été pendue par les poignets. Et peut-être qu'elle allait avoir ses pieds attachés avant de pouvoir faire quoi que ce soit, mais avec le pessimisme, ou plutôt le pragmatisme d'Angela, ce « peut-être » allait rapidement se transformer en une certitude. Elle était morte pour empêcher que ce genre d'horreur lui tombe dessus, et la voilà réveillée en plein cauchemar. Était-ce l'enfer qui l'accueillait en lui faisant subir sa plus grande peur ? Malgré son cauchemar qui aurait pu lui faire douter de la bonté de Dieu ou de n'importe quelle autre force supérieure, elle conservait encore et toujours cette foi antithéiste au plus profond d'elle. Ce schéma allait-il se répéter ? Échapper à sa plus grande crainte en saisissant la mort pour se réveiller ensuite pour revivre encore et toujours sa plus grande peur ? La perversion divine n'avait-elle aucune limite ? Redonner l'espoir à ceux qui pensaient avoir tout perdu pour reprendre instantanément toute possibilité d'aspirer à un meilleur avenir ? Avait-elle été aussi mauvaise dans sa première vie pour mériter cela ?

Malgré la situation plus que préoccupante, Angela ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle était encore au dessus de ce qu'elle affrontait, encore et toujours pouvait-elle penser, car c'était vrai. Que ce soit à cet étage du bâtiment dans lequel elle avait trouvé refuge auprès des forces armées, surplombant les hordes de cadavres qui semblaient tous trop stupides pour pouvoir les atteindre, ou encore dans cet appartement lorsqu'elle s'était levée seule, dévisageant ses compagnons d'infortune alors que la torpeur les tenait couchés sur ce carrelage froid. Mais cette situation lui faisait penser à la dernière scène de sa vie, celle qu'elle voyait la plus clairement alors que ses souvenirs les plus anciens demeuraient flous ou tout simplement perdus dans un fatras d'images et de sons indéchiffrables, mélangés et découpés, celle où elle s'était retrouvée attaquée par ces hommes armés qui ne souhaitaient que lui faire ce que faisait Benny. Cette scène où elle avait du se jeter à bras ouverts dans la gueule de la Mort d'elle-même plutôt que de subir les plus profondes déviances de l'esprit humain.

Elle n'avait chuté que lorsqu'elle avait décidé de perdre sa place, celle qui surplombait tous les autres. Elle se retrouvait dans la même situation actuellement, toujours au dessus des autres, de ceux qui lui voulaient du mal. Mais Angela savait qu'en restant suspendue en l'air, surplombant les autres, elle risquait de tomber et de ne jamais s'en relever. Peut-être que la peur et la terreur faisaient intégralement partie d'elle, mais la haine envers ces hommes ne pouvait que difficilement être plus prononcée. Jusqu'à ce que cet homme immonde la touche. Elle serrait les dents tout en relevant légèrement la tête, fermant les yeux, espérant que cet instant qui ne durait qu'une seconde, qu'une éternelle seconde interminable cesse enfin. Mais cette torture psychologique avait pris fin uniquement pour laisser place à une autre, celle qui donnait à Angela l'impression qu'elle avait céder une partie d'elle à cet homme lorsqu'il lui coupa une mèche de cheveux. Elle déglutit en l'entendant humer ses cheveux. Elle était effrayée, mais déterminée au point qu'elle hocha la tête lorsqu'il lui fit sa proposition.

Et il coupa la corde qui la maintenait pendue, mais ses mains restaient encore et toujours liées. Ses pieds touchèrent le sol qui ne se trouvait qu'à quelques centimètres, mais l'énergie lui manquait, sa tête tournait, sa vision était floue, son équilibre était presque inexistant au point qu'elle vacilla grandement lorsqu'elle toucha le sol. La pointe de ses pieds l'avait fait basculée vers l'avant, légèrement, mais suffisamment pour laisser ses jambes se plier, à tel point qu'elle avait failli tomber à genoux. Malgré tous ces handicaps, elle avait réussi à se redresser rapidement sans tomber au sol, sans que son genou ne touche la place où seuls ses pieds étaient autorisés à aller et venir. Sa tête tournait, mais elle se forçait à rester droite, bien droite, les poignets liés devant elle, elle attendrait sans bouger que Benny passe devant elle, qu'il se tienne face à elle pour qu'elle lui lance un coup de pied dans son entrejambe.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 15 Juil - 16:10
Passé l’arche qui donnait sur l’espèce de salon dans lequel Dave s’était réveillé, il constatera rapidement que l’obscurité semble avoir envahi le reste de l’habitation, si bien que c’est à tâtons et en suivant les indications de son ravisseur qu’il aura pu mettre la main sur la poignée de la porte de la pièce voisine. Celle-ci ne semble pas verrouillée et s’ouvre sans grincement sur une pièce dont l’agacement n’apparaît pas de manière flagrante de prime abord. Ce n’est que grâce à l’habitude que prendront ses yeux, et surtout grâce le filet de lumière de la fenêtre ouverte renvoyant le reflet d’une lune pleine et lumineuse, qu’il commencera à percevoir des éléments de cuisine dans un environnement propre et parfaitement rangé.

Juste au-dessus de l’évier en inox, la fenêtre qui aura permis cette vision laisse échapper un souffle frais et permet de voir au-delà : une forêt. Construit dans une clairière, c’est bien en plein milieu d’une horde de conifères que semble avoir été bâti l’édifice, les arbres s’étendant si loin que Dave n’en perçois pas la fin.
Sur le plan de travail, non loin de l’évier, il trouvera la fameuse corde évoquée, abandonnée là dans un méli-mélo de nœuds, un peu en vrac. Si le choix s’offre à lui de tenter de sauver la femme prisonnière de son bourreau ou de s’enfuir par la fenêtre loin de ce démon à visage humain, une silhouette se découpant dans les ombres ne lui laisse pas le temps de se décider.

Pour la deuxième fois en quelques minutes, Dave se fais braquer par le canon d’une arme dont le cliquetis caractéristique du chien l’informe que cette dernière est prête à faire feu. Un connaisseur aurait pu aisément apprécier le revolver de marque Browning d’une puissance non négligeable, mais un néophyte se sera contenté de la dangerosité évidente de cette arme imposante. Quant à son propriétaire, plus frêle, plus petit que le précédent, les contours reconnaissable d’une jeune femme finiront par être mis en évidence, la chevelure blonde attachée en queue de cheval strict à l’arrière de son crâne. Plus les secondes défilent et plus elle restera statique à l'observer ou plutôt, le jauger, en silence.

***

De son côté, Angela aura été libérée partiellement de ses entraves, car si elle ne se retrouverait plus suspendu par les mains à la poutre du plafond, le nœud liant ces dernières entre elles aura été toujours présent. Réceptionnée sur ses appuis tant bien que mal, l’équilibre stabilisée de la femme lui aura permis de ne pas flancher sur le coup par une chance inouïe, mais c’était sans compter l’aide de son tortionnaire qui l’aura forcé à courber l’échine d’un coup de pied dans le creux des genoux.

« Tu me fais de la résistance, c'est ça ? »

De sa main gauche impérieuse, il attrapa sa nuque sans avoir bougé de place pour forcer cette posture de soumission. Son autre main elle, plutôt confiante, range le couteau qui lui avait servit à couper ses liens dans son fourreau, à l'arrière de son pantalon, effaçant un temps cette menace qui aurait pu lui coûter la vie, faisant durer le mouvement le plus lentement possible comme s'il mettait à partit ce laps de temps à la réflexion, de son côté ou de celui d'Angela, le résultat était le même.
L'instant d'après, il la rejoignait au sol, accroupis, les muscles des cuisses en tension, sa main libre venant nonchalamment se poser sur le haut de son genou, avant de reprendre.

« Je t'ai donné mon p'tit nom, mais je n'ai pas entendu le tiens. Tu me le donnes ou je dois aussi en trouver un pour toi comme ton grand pote "Frank" ? »


Eléments Scénaristiques:
 

Dave Bernier

Anonymous
Invité
Dim 17 Juil - 16:48
Je tournais lentement la poignée et la porte se laissa glisser lentement vers l’intérieur, dévoilant une pièce à prime abord, bien rangée. L’endroit est vide d’être vivant et complètement silencieuse. Je me détends un peu et fait un pas à l’intérieur. Sous les reflets de la lune un évier en inox attire en premier mon attention. Élément brillant qui reflète très bien les jets de lumière. Mais c’est grâce à ceci que je conclus que je me trouve dans une petite cuisine. Propre !! Avec la gueule du SDF, je ne pensais vraiment pas m’attendre à ça.  Plutôt à un  genre de remise bordélique et où trouver la corde aurait été un enfer.  Cet homme est peut-être une raclure de la pire espèce, on ne va pas lui retirer l’aspect d’avoir une cuisine propre. Enfin… Je ne sais toujours pas s’il est seul ici ou pas…

Suivant le rayon de lune, je l’aperçus : l’espoir ! De l’autre côté de cette fenêtre. Elle était là, dans cette forêt de conifère. Mon cœur bat à tout rompre. Que dois-je faire ? Partir immédiatement à courir ? Abandonner cette pauvre femme aux viols et au meurtre ?  Si elle se trouvait à ma place, m’aurait-elle aidé ? Il semble que dans ce nouvel univers c’est la loi du plus fort. Penser à soi. J’étais maintenant à portée de main de la fenêtre. Sans m’en rendre compte, je m’étais enfoncé encore plus dans la cuisine jusqu’à pouvoir levé la fenêtre pour m’enfuir.  Et non loin de cet espoir, il y avait la corde dont m’avait parlé le séquestreur.

Puis, j’entendis de nouveau le cliquetis fatidique d’une arme à feu. De nouveau, une brique de béton tomba dans mon estomac, manquant de me faire perdre pied. C’est fou ce qu’un simple petit son peu faire. L’espoir de m’enfuir d’ici venait de quitter définitivement  les lieux.  Si seulement je n’avais pas perdu tout ce temps à réfléchir ! Ce n’était plus la peur qui me possédait, mais de la colère.  Envers moi-même et l’univers. Pourquoi n’étais-je pas tranquillement mort à ce moment-là ? Pourquoi fallait-il faire compliquer quand tout était plus simple dans la mort ? Et puis… à tous ces moments où j’aurais dû sauter à la gorge de ce gaillard et que je ne l’ai pas fait. Patience, patience ! Mais la patience n’est pas toujours meilleure amie ici.

Bouillonnant de colère, je levai doucement, progressivement les en l’air et je me tournai vers le nouveau venu. La nouvelle venue devrais-je dire. Bien que plus petite au niveau de la carrure, elle dégageait une assurance terrifiant. Comparé à elle, je me sens comme un misérable microbe. Presque immédiatement, ma colère s’estompe pour rendre la place à la peur. On s’observait, en chien de faïence. Et… je ne m’attendais pas à ça, mais je ressentis un certain malaise. Elle ne semblait pas vouloir m’abattre, sans quoi, je ne doute pas qu’elle l’aurait déjà fait sans demander mon avis sur la question. «Bonjour ! Puis-je vous tirer entre les deux yeux ?» «Mais bien sûre ! Ne vous gênez surtout pas ma chère dame! La calvitie légère pourra vous aidé à mieux viser» M'imaginais-je.
Bon. J’ai pas de calvitie encore, mais ça ne saurait tarder. À condition de vivre. Ainsi, comme précédemment, je souris tranquillement et pointai la corde emmêlée non loin de moi.

«Ton ami au look de SDF m’a d'mandé d’aller chercher câ.» Le timbre de ma voix était léger, comme si j’étais un gamin pris sur le fait qui expliquait pourquoi je me retrouvais ici en plein milieu de la nuit. Et tandis que je prononçais  ces mots, mon bras avec lequel j’ai pointé l’objet descendit très lentement vers la corde en question afin de la prendre. Maintenant que l’espoir de fuite s’était envolé, mieux valait aider du mieux que je pouvais cette femme.

Angela Lawson

Anonymous
Invité
Lun 18 Juil - 17:47
Ses jambes tremblaient, elle n’avait pu rester debout que grâce à la chance, mais sans aucun doute aussi grâce à la volonté de fer qu’elle mettait à ne pas tomber devant cet homme qui la répugnait au plus haut point. Malgré la peur qu’animait Angela, la peur de devoir subir tous les vices et toutes les perversions de cet homme, elle mettait un point d’honneur à rester debout, sur ses jambes. Peut-être qu’elle aurait dû tomber, se soumettre à cet homme pour que son futur supplice dure moins de temps. C’était sans aucun doute ce qu’aurait fait quelqu’un de réfléchi, mais Angela était loin d’être stupide, elle savait ce que cela impliquer, de montrer une résistance, mais son orgueil totalement démesuré et sa haine viscéral pour cet homme et pour tous ses semblables l’obligeait à rester debout, à tel point qu’elle souhaitait même le frapper et le mettre à terre malgré l’arme qu’il tenait en main et les poignées liés de la jeune femme qui la rendaient incapable de bien des choses.

Mais à ce stade, ce n’était pas les poignets liés qui étaient le véritable problème, c’était le fait que cet homme venait de lui faire ployer le genou. Incapable de résister à cette pression, elle était tombée, agenouillée sur ce sol, aux côtés de cet homme qu’elle haïssait à un tel point qu’elle en aurait presque oublié son propre nom. Le coup qu’elle avait reçu n’était rien, presque aucune douleur, mais c’était bel et bien son orgueil qui en avait été le plus meurtri. Devoir tomber plus bas que cet homme, devoir lever les yeux pour pouvoir discerner chaque détail de son visage, un visage qu’elle s’efforçait de graver dans sa mémoire pour le restant de ses jours, le visage de l’homme qui l’avait défiée, le visage qu’elle souhaitait plus que tout voir sans vie aucune, le seul désir de voir ce visage afficher un rictus de peur et de douleur alors que sa vie s’échapperait de son être à la même vitesse que l’ultime râle d’agonie et de souffrance qui sortirait de sa gorge.

Elle résistait, et elle résisterait. Angela n’avait ployé le genou que sur le plan physique, jamais elle ne ferait le plaisir de se rendre à cet homme. Une fierté démesurée l’habitait, celle de ne pas être une victime. Elle ne disait rien, sentant une main venir se refermer sur sa nuque tandis que ses yeux suivaient cet homme qui rangeait son couteau. Il la narguait, et elle détestait ça. Ses larmes avaient cessées de couler, peut-être était-elle trop nerveuse pour continuer de pleurer. Ses muscles semblaient tétanisés, que ce soit dû à une fatigue excessive ou bien à cause du fait qu’elle était restée pendue pendant un trop long moment, était-elle capable de vaincre cet homme alors qu’elle était dans une position de faiblesse, pieds liés, vision troublée, genoux à terre ?

Il semblait plein de confiance, de bien trop de confiance. Malheureusement, Angela ne pouvait rien faire pour se défendre ou l’attaquer. Jusqu’au moment où il demanda le nom de la jeune femme. Peut-être que dire son nom lui aurait évité bien des soucis, peut-être qu’être soumise et obéir l’aurait bien plus aidé que tout le reste, mais elle refusait. C’était hors de question de lui obéir. Elle répondit alors, avec un regard empli de haine et de mépris, crachant ses mots à cet homme.

« Donne moi le nom de ta mère, je suis sûre que ça te rappellera ton dépucelage enculé de consanguin. »

Au dernier mot prononcé, elle tenterait de cracher au visage de Benny avant même que le sens des mots n’ait frappé sa conscience.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 21 Juil - 11:01
Dire qu’il ne s’était pas attendu à une telle réaction était un euphémisme et c’était sans doute la passivité et les suppliques précédentes de la captive qui avait pu prendre le dessus dans la portée de son acte et de ses mots. La boule de salive était venue s’écraser en plein visage du tortionnaire, tandis que l’ensemble de ses traits marquaient la surprise, de ses sourcils, à ses yeux écarquillés en passant par une plissure de lèvre désagréable tout en l’ayant fait avoir un geste de recul réflexe.

Un visage qui ne tarda pas à muer très vite de l’effarement vers la colère en un rien de temps, sa main de libre venant cueillir et essuyer la glaire visqueuse qui avait commencé à couler sur le coin de son œil et sa joue. Cela ne fit qu’accroître la pression qu’il exerçait sur la nuque de la pauvre Angela afin de bien saisir l’opportunité de lui flanquer une gifle monumentale. Femme ou pas femme, il ne sembla en faire aucune mesure dans la force qu’il exerça sur ce geste, marquant son visage de manière assez flagrante sur la joue et la pommette, voir l’arcade sourcilière, laissant le tout meurtrit par ce geste colérique.

Tout avait porté ses fruits, tant la provocation que l’insulte qui venait d’être flanquée à son encontre, le prénommé Benny semblait à la fois touché dans sa fierté et sa virilité. Valsant sur le côté opposé de la frappe, presque à moitié affalée sur le canapé derrière elle, son équilibre précaire, sa force insuffisante et sa fragilité certaine n'ont pu permettre à la jeune femme de résister à l’assaut, lâché en même temps par la prise à la nuque qui ne la soutenait plus du tout.

L’homme fini par se redresser en surplombant sa captive de toute sa stature avant de lui crier sa colère au visage.

« Pour qui tu te prends, sale chienne ? J’vais te montrer quelle est ta place ici. J’vais te baiser par tous les trous jusqu’à ce que t’en crève. T’as compris ? Tu seras tellement écartelée que même ta putain de mère pourra pas te reconnaître. »

Tandis qu’il maugréait ses mots, ses mains s’agitaient sur sa ceinture pour la défaire avec force et rage, finissant par garder cette dernière en main sans doute dans le but de s’en servir. Il ne prêtera plus aucune attention à l’entrée de la pièce, ni même à s’inquiéter de ne pas voir revenir aussi vite qu’il avait pensé le Canadien, qui avait tenté d’aider dans un premier temps la jeune femme avant de se raviser. Il n’y avait, dans son regard fixé sur elle, qu’elle, sa colère, et rien d’autre.
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