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[Spécial, ZdC 2] Le vice aime l'obscurité - 30/03/35
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Jennifer Green

Anonymous
Invité
Jeu 21 Juil - 11:08
La jeune fille se trouvait là, devant Dave, à le pointer de son arme à feu aussi puissante que lourde pour ses deux bras assez maigrichons. Son regard ne quittait pas le nouveau venu qui avait surgit dans la pièce qu’elle occupait à la lueur lunaire de cette fenêtre ouverte. Tapis dans les ombres d’un recoin de meubles, dans le silence le plus complet, ce n’est que les premiers mots prononcés par le Canadien qui fera réagir rapidement la jeune fille.

Collant son index de la main gauche sur ses lèvres dans un signe bien distinctif de silence, ses pas l’auraient porté aussi souplement que discrètement vers la porte d’entrée que venait de franchir Dave tandis que ce dernier s’occupait du bien qu’il était venu chercher, à savoir une corde.

En la suivant du regard, il aura pu apercevoir plus en détail celle qui s’était quelques instants avant montrée menaçante, avant de maintenant assurer leur discrétion à tous les deux en poussant au plus loin la porte contre son battant pour la fermer, tendant l’oreille pour être certaine que personne n’ai entendu les mots de Dave. C’était une jeune fille, ou jeune femme, sans doute entre les deux âges, à la peau très pâle et aux longs cheveux aussi blonds que les blés. Ses yeux, pour le peu que Dave avait pu en percevoir, étaient d’un bleu limpide et ses joues, creusées, émaciées, attestaient plus encore sa fragilité flagrante. Pourtant, dans ses gestes et dans son regard, il était certain qu’elle savait ce qu’elle faisait et que l’ensemble n’était qu’un calcul de survie, dur, réfléchit.

Sa main droite portait toujours l’arme à feu, le poing serré autour de la crosse et ses lèvres se pincèrent légèrement à essayer de comprendre ce qui en retournait dans la pièce à côté. Et ce qu’elle en entendit, aux premiers abords, ne sembla pas lui plaire, les sourcils froncés et une légère crainte visible sur ses traits. Dans l’autre pièce, une dispute semblait faire rage, même s’il est impossible de connaitre la teneur exacte des paroles, leur brutalité ne fait en revanche pas de doute.
Dave avait eu tout le loisir pendant ce temps de réagir, ou de parler s’il le souhaitait, cela n’aurait pas pu empêcher une voix de leur parvenir de l’extérieur via la fenêtre laissée ouverte. La voix venait de la forêt sans laisser supposer qu’il s’approchait ou s’éloignait de leur position, ni n’avait l’intention de franchir cette même fenêtre. Tout était possible et envisageable.

« Hey, Benny ? T’es là ? J’ai perdu la trace de l’autre petite garce. Ben ? »

Ces quelques mots auront fait réagir la jeune blonde plus que vivement, son regard et son visage se portant vers la fenêtre.

Dave Bernier

Anonymous
Invité
Sam 23 Juil - 16:32
À peine ai-je fini de prononcer ma phrase qu’elle m’intima au silence.  Immédiatement, je me sentis déstabilisé et j’obéis, mon esprit envahit par d’innombrables questions.  Était-elle des leurs ? Elle-même devait me prendre pour un membre de leur groupe. Et malgré son physique plutôt frêle et ses joues creuses, je n’ai aucun doute sur sa capacité de tirer avec cette arme. Sa poigne est ferme et ne tremble pas. Son regard bleu aurait pu être plus magnifique s’il n’était pas emplit par l’enfer de la survie.  Elle survivait depuis un très long moment déjà. Rien avoir avec moi ou l’autre femme avec laquelle je me suis réveillé.  La corde toujours en main, je n’osais pas bouger. J’avais peur qu’au moindre mouvement de ma part une balle vienne me transpercé le corps.

Puis, alors qu’elle refermait tranquillement la porte de la cuisine, j’entendis des bruits d’une querelle. Le coup violent d’une gifle.  Mon cœur se mit à battre à tout rompre. Par ma lenteur et mon incompétence, par ma peur et mon inaction, cette femme souffrait et vivait un horreur sans nom. J’observais celle qui se trouvait en face de moi et ce fut avec une certaine surprise que j’aperçus son horreur. Elle n’était pas des leurs.  Je réfléchis à toute vitesse. Que pouvions-nous faire ?  C’est sur un ton empressé mais plus que discret que je fis un pas vers la jeune femme et dis :

«Nous d’vons lui porter secours et nous enfuir d’ictte»  Le timbre de ma voix était très insistant, suppliant presque la blonde de me laisser passer. Cependant, un problème ne vient jamais sans un autre et voilà que la tonalité d’une autre voix se fit entendre à l’extérieur.  Sans chercher à savoir où se trouvait cet homme, la peur me saisissant, je m’assieds au sol, collant mon dos à une porte d’armoire, espérant qu’elle fasse de même. Elle était aussi recherchée. À la différence que la blonde avait une arme. Je devais faire vite pour me débarrassé du SDF

Attirant son attention avec des gestes de la main je pointais mes lèvres afin qu’elle puisse tenter de décortiqué ce que je pouvais bien vouloir lui dire. Bien que je voulais qu’aucun son ne sorte de ma bouche, je ne pouvais m’empêcher de parler sur un ton très, très faible :

«Moi, aider l’autre…» Je pointais la porte en voulant indiquer l’autre pièce. «Vous, cachez ici !» Tout en expliquant, je la désignais en pointant de possibles cachettes dans la cuisine.

Je tentai d’entendre si les pas s’éloignaient ou s’approchaient de notre position, mais les battements de mon cœur résonnaient si fort à mes oreilles que j’entendis rien d’autre. C’est à quatre pattes que je m’approchais de la porte, la corde toujours en main, elle était ma seule maigre arme. De ma position, je tendis l’oreille afin de m’assurer que le couloir était libre et j’ouvris silencieusement la porte avant de la traverser, me redressé et la refermer comme si rien ne s'était jamais produit.


Il me faudra ensuite faire vite pour rejoindre l’agresseur et le mettre hors d’état de nuire. Ensuite… il faudra s’occuper du second. En espérant qu’il n’y en ait pas plus.

Angela Lawson

Anonymous
Invité
Lun 25 Juil - 14:39
Elle aurait pu rester agenouillée, rester là, à attendre que tout cela se termine, subir ses vices et sévices tout en espérant que tout cela se termine le plus rapidement possible. C'était sans aucun doute ce qu'aurait fait un grand de nombre de personnes avec un minimum de jugeote, attendre que le mauvais moment passe, rester en tant que victime un temps pour pouvoir ensuite se relever et oublier ce mauvais moment. Quelque chose que n'aurait jamais fait Angela, jamais. Elle venait de retrouver au même niveau que cet animal que l'on appelait « Homme » mais qui depuis la chute de ce monde avait perdu tout ce qu'il le rattachait à ce mot. L'Homme avec un grand H avait perdu son humanité. C'était quelque chose d'assez effrayant à observer, une telle déchéance chez tous ses semblables, de se sentir en danger avec ceux qui, habituellement, partagions nos vies, notre quotidien. Cela répugnait Angela, de voir que ses semblables étaient tombés aussi bas, à tel point qu'elle n'hésitait à leur cracher cette haine et ce mépris au visage. Littéralement.

Peu importait qu'elle se fasse frapper, insulter, ou pire même, elle tenait tête à celui qu'elle méprisait, à celui qu'elle haïssait, à celui qu'elle souhaitait voir mort. C'était sans le moindre doute pour prouver à cet homme qu'elle n'était pas faible, qu'elle n'était pas sa chose, qu'elle n'était pas une victime. Elle avait réussi dans un sens, au moment où elle l'avait fait exploser, cet instant où elle l'avait déstabilisé, ce moment où elle s'était positionnée en prédateur et lui en proie. Elle avait fait vaciller sa position de domination et de confiance. Si cette petite victoire mettait du baume sur sa fierté, il était certain qu'elle le payait cher, et que si elle avait ce sentiment de fierté lorsqu'elle l'avait vu perdre son calme, il y avait de grandes chances pour que ce soit la dernière chose qu'elle voyait.

La pression exercée sur sa nuque s'était accrue rapidement, l'empêchant presque de respirer, mais ce n'était rien en comparaison de la gifle qui venait de heurter son visage. Une telle violence qui venait de la frapper, lui faisant perdre pied avec la réalité. Sa vision se brouilla presque instantanément, laissant un voile noir recouvrir l'intégralité de son champ de vision, ne laissant à Angela qu'une vision sombre, parsemée de quelques étoiles ici où là. L'acouphène prit le dessus sur son ouïe ne laissant qu'un sifflement aigu devenir audible pour la jeune femme, tandis que le reste des sons qu'elle aurait pu entendre n'aurait pu passer ce même sifflement. Cela l'épargnait des vociférations de son tortionnaire au moins. Elle sentait quelque chose couler sur sa joue, au coin de son œil, un liquide qui n'était ni chaud, ni froid, tout juste à la bonne température. Elle n'arrivait pas à savoir si c'était une perle de sang qui coulai le long de son visage, ou bien une larme qui s'était échappé de son œil juste après le choc dont elle avait été victime. Elle perdait pied avec la réalité, ne sentant plus rien, ne voyant rien d'autre qu'un sombre voile, n'entendant plus rien qu'un horrible sifflement, elle venait de perdre conscience.

En y repensant, Benny avait raison. Les brunes avaient quelque chose de sauvage, de piquant en elles, c'était encore plus vrai chez Angela. Pourtant Benny disait beaucoup les aimer...

Jennifer Green

Anonymous
Invité
Jeu 28 Juil - 17:17
Avant que Dave n’ai pu esquisser le moindre mouvement de progression vers le couloir, la jeune fille avait agrippé sa main pour glisser au creux de celle-ci un couteau de cuisine d’une taille assez conséquente. Un léger laps de temps s’ensuivit tandis qu’elle vérifiait que le canadien avait bien saisi les raisons de cette donation, et surtout, hochant la tête à son attention pour confirmer les plans qu’il avait donné, elle l’aura ensuite laissé filer.

Arme obtenue:
 

Cependant un bref regard en arrière aura informé l’homme qu’elle n’avait pas obéit à sa directive de rester sur place et se cacher. D’un mouvement agile, elle se sera hissée sur les meubles de cuisine, jetant un discret coup d’œil à l’extérieur avant de s’y faufiler, sans un bruit, disparaissant de sa vue.

Si des mots avaient été prononcés à son attention pour tenter de l’en dissuader, elle n’y aura pas prêté attention, s’élançant au dehors avec la souplesse d’un chat. Le calme immédiat qui suivit après sa sortie aura sans doute rassuré Dave sur le devenir de la jeune blonde, tout du moins, pour le moment.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 28 Juil - 17:25
Cherchant à être le plus discret possible, Dave finit par franchir à nouveau le couloir qui l’avait mené jusqu’à la cuisine, pour retourner vers l’espèce de petit salon à peine éclairé par les larges braises de l’âtre. Il aura pu entendre plus aisément ce qu’il s’y disait et surtout, ce qui s’y préparait afin de tenter de saisir le meilleur moment pour intervenir, ou non.

Avec un peu de chance, la jeune femme aurait su détourner l’attention du cruel tortionnaire pour lui permettre d’agir rapidement, et potentiellement furtivement, sans doute la manière la plus efficace possible pour l’affaiblissement qui les touchaient encore tous deux. De l’autre côté du pan de mur qui séparait Dave des deux autres protagonistes, la jeune femme s’était effondrée, son esprit ayant succombé pour s’enfermer dans un monde obscure et surtout loin de toute cette cruauté.

Cette soudaine inconscience avait été pour le moins surprenante et le prénommé Benny en fut le premier étonné. Il resta un moment muet et immobile, le regard d’acier observant sa proie affalée sur le sol sans qu’aucun mouvement sinon une respiration fine ne viennent dénoter à son immobilisme.

«  Nooon ? Tu te fous de moi, hein ? »

D’un mouvement de chaussure sur l'épaule, il chercha à faire basculer la femme sur le dos pour être certain de ce qui venait de se passer. Il tenait toujours entre les mains cette ceinture en cuir à la boucle en fer forgé, qu’il avait enroulé autour de sa main droite et à laquelle il ne prêtait désormais plus vraiment d’attention, trop concentré sur Angela et son état.

Les sourcils froncés, un très long soupir sorti de sa bouche, presque rauque, avant de continuer d’un ton égal.

«  Une pichenette et tu tombes dans les pommes ? T’es la fille la plus emmerdante que j’ai jamais connu, et le bon Dieu sait que j’en ai connu. On va devoir attendre que tu reviennes à toi, je te ferais pas le plaisir de pouvoir te foutre de ma gueule si facilement. »

Il se pencha ensuite au-dessus d’elle pour enserrer ses chevilles à l’aide de sa ceinture tout en beuglant sur un ton plutôt lassé et colérique.

« Frank ! Tu vas ramener ton gros cul ici vite fait avant que je te dérouille ! »


Eléments scénaristiques:
 

Dave Bernier

Anonymous
Invité
Ven 29 Juil - 17:17
J’étais dans le couloir, à quelques mètres de la crapule et à quelques minutes, voir quelques secondes de lui planté de couteau dans le dos. Gracieuseté de cette jeune femme croisée quelques secondes plutôt. Une jeune femme aux traits émaciés et au regard dur. Pourtant, elle me semblait tombée du ciel. Juste avant que je ne quitte la cuisine, elle glissa dans ma main un robuste couteau de cuisine. Le genre de couteau que je me sers lorsque j’ai un gros morceau de viande à couper. Cependant, cette fois-ci, ce n’était pas le même genre de viande. Ma gorge s’était  nouée à cette pensée. Toutefois, il était mieux d’avoir un couteau que de me battre simplement avec de la corde. Pourquoi n’avais-je pas pensé à regarder dans les tiroirs ? Je n’eus pas le temps de la remercier, l’esprit légèrement confus, qu’elle s’éclipsa par la fenêtre. Cette femme n’avait peur de rien !

Enfin. Me voilà dans le couloir, armé d’un couteau et d’une corde. Je tentais par tous les moyens de garder mon calme. C’était le moment que j’attendais non ? Le moment où je pourrais mettre le SDF hors d’état de nuire. J’inspirais. J’expirais. Toute ma concentration et mon ouïe projeté de l’autre côté de ce mur de gyproc.  L’homme semblait…déçu ? Je l’entendis se déplacer, mais rien de très précis. Un soupir. D’autres paroles suivirent.  Elle était inconsciente. Et visiblement ce dernier ne voulait rien tenter tant qu’elle n’était pas éveillée. Je fus brièvement rassuré, il ne lui avait encore rien fait de trop grave.  L’inconscience était le meilleur endroit pour cette femme présentement.

Je passais la tête par l’ouverture de la pièce et le vis en train de se pencher pour lui attacher les pieds. C’était le moment ! Mon cœur s’accéléra d’un coup, l’adrénaline parcourant mes veines comme jamais auparavant. J’allais m’en prendre à un homme. Certes, un homme aux vices horribles, mais qui étais-je pour faire ma propre justice ? La loi du plus fort, la légitime défense, qu’est-ce que c’était que tous ces concepts ici ? Il faudra que je frappe rapidement et à la bonne place. Un cri pourrait alerter d’autres personnes du groupe et je n’ai certainement pas la force de me battre contre des gens plus en forme et entraînés au combat que moi. Je projetais l’endroit où j’allais frapper. Idéalement la gorge. Le sang qui s’échapperait de l’ouverture l’étoufferait. Je tentais au mieux de retenir ma respiration et je fis mon possible pour me déplaçer aussi rapidement que silencieusement. Le couteau dans ma main droite, légèrement derrière mon dos afin d’éviter les reflets de lumière.

J’étais à quelques pas derrière lui lorsqu’il vociféra une phrase à mon intention. Mais je n’entendais rien. Ma main tenant le couteau glissa doucement sur le côté de mon corps. Il eut à peine le temps de terminer son élocution que j'essayais de lui saisis fermement les cheveux pour immobiliser sa tête et de glisser vigoureusement, sans attendre une seconde de plus, la lame sur sa gorge, espérant ainsi le faire basculer dans l'autre monde sans trop de souffrance.

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 1 Aoû - 14:21
Dave progressa lentement et tentant de prendre toutes les précautions possibles pour attaquer le brigand, qui cherchait à ligoter les jambes de la pauvre jeune femme inconsciente tout en vociférant son vicieux langage. Pourtant, en dépit de toute la bonne volonté du monde, sa cible entendit sa présence par les pas plus lourds que souhaités et avant que l’empoignade n’eut lieu, il s’était redressé vivement, en un sursaut de surprise.
D’un mouvement instinctif, il repoussa le bras armé de Dave tandis qu’il tentait de mettre un terme à sa vie, ce dernier devant sans aucun doute sentir à quel point toutes ses facultés d’antan avaient disparu, et pour son grand malheur, personne de présent ou de conscient ne pouvait l’aider dans sa manœuvre. Benny n’en resta pourtant pas là, projetant son autre main brusquement vers le torse du Canadien, il le repoussa violemment contre le mur derrière lui, si bien que ce dernier en resta un bref instant étourdit.

Quelques pas en arrière pour reprendre une distance confortable avec son agresseur et celui à l’apparence de SDF, fronçant les sourcils, releva enfin son regard sur lui.

« Putain, Frank. Tu pensais à quoi, hein ? Je t’avais dit que t’étais mal tombé. T’essaye de jouer les super-héros pour que la pétasse te tombe dans les bras, prête à t’offrir son petit cul en récompense ? T'as envie de te la garder pour toi tout seul on dirait. »

La main droite plongea dans son dos pour en sortir son couteau, sans doute à la lame moins imposante que l’arme dont disposait Dave encore dans sa main, mais plus maniable en situation de combat surtout pour un homme aguerri, s'il l'était et cela restait à prouver.

« Tu veux te battre comme un mec, c’est ça ? Une baston d’hommes ? Viens l’mange couille de caribou, j’vais t’écorcher, morceau par morceau. Allez viens ! »

Il brandissait sa lame dans sa direction, le regard furieux, en position de combat légèrement penché en avant, jusqu’à ce qu’une série de coups de feu retentissent. Trois pour être précis, faisant voler en éclat le calme environnant. Pour une oreille attentive, les deux premiers semblaient avoir été tirés de la même arme ou d'une équivalente, mais le troisième coup, d’un calibre beaucoup plus puissant, déchira l’atmosphère, laissant après son vacarme une résonance étonnante. Cet événement surpris les deux hommes et le dénommé Benny se redressa légèrement de sa posture, avant de continuer.

« On dirait que mon pote arrive pile au bon moment, mec. Ça va être ta fête. »

Dave Bernier

Anonymous
Invité
Mer 3 Aoû - 19:27
Tout alla trop vite. Au moment où je croyais le saisir, mettre fin à sa vie d'assassin et de violeur, il repoussa instinctivement mon bras armé et me repoussa plus loin, avec une force insoupçonnée, où je me cognais la tête sur le mur. Je n’y comprenais plus rien. Les battements de mon cœur avaient-ils dénoncés ma présence ? Avais-je fais des déplacements moins silencieux que je le pensais ? Sous l’effet de la surprise et du coup à la tête, je me sentis étourdis. La faiblesse de mon corps n’aidait en aucun cas et mon mal de tête revint avec une violence renouvelée.

Effectivement. À quoi avais-je bien pu penser ? J’aurais tout simplement pu lui sauter dessus des  dizaines de minutes plutôt.  Si je ne m’étais pas attardé dans la cuisine, à me demander entre me sauver et sauver cette fille, surement qu’elle aurait encore été consciente pour m’apporter son aide. Ma main serra plus fermement que jamais le couteau de cuisine que j’avais. Rarement j’avais ressenti autant de haine et de colère envers les Hommes. Celui en face de moi en particulier. Je ne souriais plus à ses diatribes, ce moment était terminé.  

«J’t’é pas dit que ch’t’ai ambitieux ? Ch’ui sûr qu’ton boss va m’apprécier même si j’te tue»

Tant qu’à dire de la merde, aussi bien y aller à fond. À son tour, il avait sorti son couteau. Plus petit, plus léger, pointu et rapide. Contrairement à moi, il devait savoir s’en servir plus que pour couper des champignons. Sa position en disait aussi long sur l’expérience qu’il possédait au combat. Sa carrure avait beau être plus petite que la mienne, il était certain qu’il avait plus de nerf que moi. Et même avec la meilleure volonté du monde, mon corps n’avait pas retrouvé toute sa souplesse.

«J’ai d’jà vidé des caribous et ch’ais faire d’la taxidermie. J’pourrais l’faire avec tes couilles s’tu veux, ça f’ra un beau souvenir.»

J’allais m’élancé dans sa direction lorsque des coups de feu retentirent à l’extérieur, stoppant net mon mouvement. Il y en eut trois au total. Deux coups semblables et une d’un calibre plus fort. Mes pensées volèrent vers la blonde au visage émacié. Visiblement elle n’était pas rester cachée. Je priais pour qu’elle aille bien. Mon homologue se redressa légèrement. Je ne pouvais me permettre d’attendre de savoir si son copain allait réellement venir le rejoindre. Je devais en finir au plus vite. Ainsi, la peur et la colère dans les tripes, je m’élançais vers lui, le tranchant de la lame vers ses côtes, mon autre bras,la corde toujours dans les mains, prêt à dévier ou prendre un coup.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 6 Aoû - 11:52
Se battre pour sa vie, pour sa survie, voilà à quoi ressemblait le monde aujourd’hui. Un monde qui ne faisait plus de cadeau, dont la chance ne relevait plus que du miracle. A leurs dépends, Angela et Dave en avaient fait les frais en perdant la vie une première fois, en les séparant de leurs amis, de leurs amours, pour les abandonner face à un danger bien plus grand encore que ceux des morts dévorants. Les yeux rivés l’un sur l’autre, les deux hommes s’affrontaient du regard, la sueur au front, le cœur battant la chamade, le visage déformé par un sourire carnassier pour l’un et peut-être trahi par la peur de la mort pour Dave. C’était ainsi, c’était cruel, mais l’un des deux allait sans doute y laisser plus que des plumes.

Dave s’élança vers le vil tortionnaire, couteau en main, tandis que son homologue allait également à l’affrontement. La pièce exigüe n’offrait pas le confort de pouvoir être à l’aise dans ce combat, de surcroît en compagnie du corps inconscient d’Angela qui gisait toujours au sol et se présentait finalement comme un réel désavantage. Ajoutez à cela les faiblesses ressenties d’un retour bien trop récent à la vie et le destin du Canadien était joué, il n'était pas à l'aise avec cette arme, sa main tremblait nerveusement, ses jambes s'alourdissaient, son ventre se nouait dans son estomac. Le coup lancé de la main armée, les défaillances bien trop importantes que devait subir le Canadien ne lui permirent pas de porter un assaut décisif, sinon blessant, son geste trop maladroit et bien moins précis qu'espéré.

Benny eu un mouvement de recul en se repliant sur lui-même, basculant sur le coté en frôlant le bras de Dave, il repartit alors à l'assaut et son coup fit mouche, d'une manière atrocement ensanglantée : son couteau projeté vers le visage du Canadien, celui-ci eu le réflexe de montrer sa main et l'arme s’enfonça dans la chair de sa paume, heureusement, la corde partiellement tranchée eu une forme d'effet d'arrêt très léger qui freina approximativement la lame. Dans un geste enragé, le bandit parvint à retirer aussitôt le couteau et du sang jaillit de la main de Dave avant qu’il ne soit bousculé en arrière. Trébuchant sur les jambes étendues de la femme qu’il tentait de sauver, il ne réussit pas à retrouver son équilibre, comme si l’ensemble de son corps s’articulait d’une manière bien différente de ce qu’il avait conservé en mémoire - passablement enfantin. Il tomba en arrière pour s'étaler sur le dos, sa main saignant dès lors, beaucoup.

Jennifer Green

Anonymous
Invité
Sam 6 Aoû - 12:00
Ainsi mis à terre juste au niveau de l’encadrement de la porte, Dave était livré à la merci de l’homme au regard furieux et quelque peu apeuré par la tentative du Canadien à l’instant même où un coup de feu détonnant se répercuta en écho de manière assourdissante à travers l'étroite pièce de bois. Derrière le bandit, non loin de la porte de la cabane ouverte, il put voir l’extrémité du canon fumant d'un revolver , tenu par deux mains presque aussi blanches que la neige. Dans l'instant, Benny s’effondra dans un cri de surprise et de douleur. Il était bien loin d’être mort cependant, l’auréole de sang marquant son pantalon au niveau de sa cuisse droite qui avait été la cible du coup destructeur.

« Rhaaaa !! Merde... ma jambe ! Tu m'as explosé la jambe enculé ! »

Il s’agitait sur place en venant saisir sa jambe, se traînait et rapidement chercha à attraper sa propre arme gisant un peu plus loin en se hissant pour répondre à l’assaut violent qu’il venait de subir, sans s'être rendu compte que ça avait été l'oeuvre d'une femme. Il souffrait sans doute le martyr, autant que Dave souffrait grandement de la blessure immonde de sa main ouverte, mais sa rage d'autant plus grande, quelques instants de flottement laissèrent à Dave l'occasion de voir la jeune femme courir pour le rejoindre et sans explication, lui offrait son soutien pour se relever en vitesse, agrippant le bras de l’homme, toujours sans dire un mot, son regard tout en détresse en disait pourtant long sur ce qu’elle attendait de lui. Elle lui suppliait presque des yeux de se dépêcher, certainement pour fuir hors de cette maison du diable, son autre main armée désignant la sortie d'un geste hâtif.

Une seconde de réflexion et d'observation permettront au Canadien de voir qu'elle était elle-même blessée, sa veste en jean était déchirée au niveau de son bras et du sang s'y était figé pour l'imbiber, un lien probablement avec les coups de feu qui avaient été tirés à l'extérieur. Dave devait choisir vite, il en allait de sa vie et de celle de cette jeune fille qui venait de le sauver tout en se refusant vraisemblablement à abattre cet homme de sang-froid. S’il traînait, s’il hésitait, l’homme furibond chercherait inévitablement à en profiter, d’une manière ou d’une autre.

Angela était toujours inconsciente et il paraissait évident dans l'approche précipitée de la jeune femme sans voix, qu'elle n'avait pas prévue de s'en occuper avant de filer d'ici, les circonstances ne donnant pas le loisir de s'éterniser.
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