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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, ZdC 2] Le vice aime l'obscurité - 30/03/35
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Dave Bernier

Anonymous
Invité
Lun 8 Aoû - 18:53
Tout se passa à la fois lentement et très vite. C’était une sensation des plus étranges. Lentement on se jetait l’un vers l’autre dans l’espoir de blesser sévèrement ou de mettre KO notre adversaire de façon définitive. Je n’étais pas encore certain si la seconde chance qui nous était donné, à moi et cette femme inconsciente, de vivre était une bénédiction ou à l’Inverse, une malédiction. L’écart entre encore nous s’amoindrit et bientôt mon bras s’élança vers les côtes. Mon manque d’habilité, ma peur et ma faiblesse me firent rater mon coup. Il fallait dire aussi que cet homme – si seulement il en était encore un !- était habile.

Le SDF répliqua rapidement et j’eus le réflexe de bloquer avec ma main gauche, qui tenait toujours la corde. Malgré tout, ce ne fut pas assez pour bloquer complètement le coup et la lame pénétra ma chair. Un éclair de douleur traversa ma paume tandis qu’il retira l’arme et remonta rapidement mon bras, qui termina de se traduire par un râle de douleur. Comme si ce n’était pas assez, mes pieds maladroits sous le coup de la surprise glissèrent sur les jambes de l’inconsciente et je tombais à la renverse, sur ma main blessée.  Je me sentais bête et maladroit. Ajoutons s’y de la peur  et cela créer un beau cocktail d’incompétence.

«Ahh sacrament!» Une nouvelle plainte de douleur franchis malgré moi mes lèvres, dans mon patois natal et j’eus bien du mal à me redressé, sous le choc du sang qui tombait, comme un robinet mal fermé. Peut-être aurais-je dû me sauvé par la fenêtre finalement ?

BANG

Nouveau cri. Un cri qui ne m’appartenait pas. À mes côtés l’homme s’effondra et déjà du sang s’échappait de sa cuisse. C’était nettement insuffisant pour lui faire voir la mort. Rapidement, la blonde d’un peu plutôt se glissa vers moi et m’aida à me relever, m’indiquant d’un mouvement clair m’enfuir d’ici. Si, quelques minutes plus tôt, son regard était solide, maintenant, il semblait me supplier de partir, sans un regard pour celle qui se trouve étendue près de moi, sans une aide possible pour cette combattante blessée.

Le SDF n’avait pas tort, j’essaie d’agir en héro dans des circonstances qui me dépassent complètement. J’étais pris avec ma conscience. Soit ignorer les recommandations de la combattante, l’aider à combattre cet homme et nous sauver avec l’autre ou encore, les laissées et lui faire confiance. Par ailleurs, il devait être préférable pour la femme inconsciente qu’elle ne me revoit jamais. Elle qui pensait que je souhaitais la violé avec ce monstre.  

Je me sentais totalement impuissant devant ces évènements aussi, c’est en colère contre moi, de n’avoir rien pu faire que j’hochais la tête en signe d’assentiment. Ohh comme j’aurais bien aimé lui foutre mon couteau en pleine face à cet enculé. Ohh que si. Ma poigne sur le manche du couteau se solidifia et sans attendre, je tenterais de quitter les lieux le plus rapidement possible, sans un regard en arrière, le cœur battant. Faisais-je le bon choix que de l’écouter ? Rarement je m’étais senti aussi égoïste que de me sauver en laissant derrière moi des gens ayant besoin d’aide.  J’eus envie d’hurler la colère qui m’habitait. Mais me retint. Ce n’était pas le moment de chercher l’attention.

Jennifer Green

Anonymous
Invité
Mer 10 Aoû - 22:44
Pris par son instinct de survie, Dave décida de suivre la jeune blonde, laissant derrière eux un homme furibond en souffrance dont on percevait toujours les râles étouffés et une jeune femme inconsciente qui n’avait encore aucune idée de ce qui pourrait bien lui arriver. Au bout de quelques pas, celle qui l’a entraîné hors de cet enfer le lâchait, sans pour autant ralentir la cadence de sa fuite, espérant qu’il continue à la suivre aveuglément à travers cette forêt dense et sombre qu’elle semblait connaitre un minimum bien qu'elle ai sortie une boussole en chemin, s'arrêtant par moments en lui faisant un geste de la main tandis qu'elle réfléchissait en scrutant son précieux objet. De toute façon et dans son état, ne pas la suivre signerait son arrêt de mort dans cet environnement qui le désorienterait et en ferait une proie pour tout danger.

Elle continua de sillonner à travers les arbres, escaladant les obstacles d'arbres tombés en prêtant mains forte au canadien si cela s’avérait utile, sous des branches ou par-dessous des rochers. Trouver son chemin avec la nuit présente ne fut pas évident, aussi elle sortit de plus en plus souvent sa boussole et si Dave n'en savait rien pour s'y connaître encore moins, même pas du tout, elle ne put empêcher des détours inutiles en voulant dénicher la direction voulue mais cela finira par venir après un bon moment.

Ils parviendront ainsi à mettre une bonne distance entre la maison et eux, si bien qu’un regard en arrière n’aura présenté rien de bien précis hormis des arbres, des souches et autres buissons sauvages parmi le néant de l’obscurité. A travers la frondaison des bois, la lueur de la lune presque pleine leur offrira un semblant de visibilité malgré quelques ombres traîtresses qui auront vite fait de causer quelques difficultés à Dave, qu’importait si dans un passé proche ou lointain, il avait été un jour adepte de la marche sauvage, cela lui serait totalement étranger à présent. Des difficultés qui n'étaient pas comparables néanmoins à ce que provoquait le trou qu'il avait dans la main, littéralement, et dont le saignement refusait de cesser.

La petite blonde, elle, se sera montrée aussi muette que discrète, ses pas foulant la terre et bondissant avec une souplesse et une agilité certaine. Elle l’avait entraîné dans cette forêt qui ne semblait pas avoir de fin durant de longues, très longues minutes. A plusieurs reprises et sans qu’il n’en sache les raisons, la petite blonde - par-dessus le marché - aura changée brutalement de direction, ordonnant d’un discret signe de la main une attention particulière au silence. Elle finit par ralentir la marche, puis au bout de plusieurs dizaines de mètres, se sera remise à arpenter la zone d’un pas rapide, reprenant la direction précédemment abandonnée. Un ennemi à éviter, homme ou autre ? Impossible de le déterminer ni savoir si c'était de l'anticipation de sa part ou des sens aiguisés.

Finalement, au bout d'une dizaine de minutes, la petite blonde se sera complètement arrêtée et se tournera vers l’homme pour lui faire face, peut-être également faire face à des questions que Dave aurait pu lui poser, maintenant ou durant leur parcours sans qu'elle n'y ai répondu ou fait mine d'avoir entendu. Qu'il ai parlé ou non, l'homme contraint par sa grave blessure, son semblant d'énergie mise en péril et son front garni de sueur à n'en pas douter, elle se décidera à poser sa main sur sa bouche puis à l'ôter dans une mouvement de communication sans parole pour lui montrer le fait qu’aucun son ne pouvait sortir de ses lèvres en réalité. Un signe maîtrisé qu’elle avait dû effectuer sans doute de très nombreuse fois. Peu après, elle aura plongée la main dans l’une de ses poches et en aura sortie une lampe-torche dynamo qu’elle s'emploiera consciencieusement à recharger en faisant tourner la manivelle aussi vite que sa petite main le lui permettait.

Dave Bernier

Anonymous
Invité
Lun 15 Aoû - 18:53
Je suis un échec. Je crois que la mort aurait été plus enviable que cette monstrueuse situation. J’ai merdé du début à la fin. J’ai cru pouvoir aider des gens et que tout allait bien se passer. Comme dans ces films pourris de série B. Mais au final, j’ai abandonné une femme inconsciente aux mains d’un agresseur violent et je m’enfuis grâce à l’aide de cette jeune femme mystérieuse aux multiples talents. Multiples talents… qu’avais-je fais pour ma part ? Traumatiser une femme sans défense et prendre la fuite alors que cet enculé était au sol, affaiblit. Il n’aurait suffi que je réagisse plus vite pour lui ficher mon couteau dans les côtes.  Je ne crois pas que je l’aurais tué, à moins d’un accident. Mais le blessé gravement dans le but qu’il reste tranquille un moment, ça ne m’aurait pas déplut.

Ainsi, le souffle court, je suivais la blonde devant moi, tenant ma main ensanglantée tant bien que mal. Mes jambes étaient lourdes des conséquences de la fuite que j’avais entrepris. Ma main douloureuse du tranchant de la lame. Une blessure que je doute qui disparaisse vraiment. Même avec le temps. Elle sera marquée à jamais par cet échec et pour me le rappeler. Je n’étais pas prêt à me sacrifier pour quelqu’un. Encore moins une inconnue. Voilà. C’était ma survit contre la sienne. Je ne crois pas être le seul dans l’univers qui ait déjà fait ça non ? Qui m’en voudrait, à part moi-même ?

Fuck

Alors que je réfléchissais sur l’exactitude de mes actes, je suivais machinalement la blonde. S’arrêtant lorsqu’elle s’arrêtait, ralentissant le pas ou encore l’accélérant si nécessaire. Jamais elle ne dit un mot et je respectais son silence comme elle semblait aussi ne pas me poser de question.  Personnellement, moins j’en connaissais sur son cas, plus ça m’arrangeait. Moins d’attache, plus facile de faire ce que l’on veut. Je me fichais un peu du chemin qu’on empruntait, du moment qu’on s’éloignait le plus rapidement possible de cette maison, de ces gens, de ce mauvais chapitre.

Je ne pus dire combien de temps nous avons fuis ainsi, je n’avais plus conscience du temps qui s’écoulait. Aussi, elle s’arrêta complètement et je pris conscience de l’effort que j’avais demandé à mon corps. Ce dernier ruisselait de sueur et mon thorax se soulevait au rythme accélérer de mes respirations. Sous l’effort mon mal de tête avait repris de plus belle et les élancements dans ma main se firent plus violents maintenant que tout était sur pause. Je me laissai tomber à genoux, lessivé. J’avais toujours le couteau de cuisine dans mon autre main. Sans plus attendre, je m’aidais de la lame pour déchirer un pan de mon t-shirt et de l’enrouler autour de la main. Ce n’était pas le truc le plus hygiénique, mais peut-être que ça ralentira, voir arrêtera le saignement. Je ne suis pas expert en la matière, mais faut pas être con non plus pour savoir que j’avais déjà perdu beaucoup de sang.

J’inspirais encore une fois et fis un effort considérable pour me remettre sur pied. Jusqu’à présent, je n’avais pas vraiment porté attention à l’environnement qui nous entourait. Une forêt, ni plus ni moins. Avec son lot d’inquiétude la nuit et sa quiétude le jour. Malgré tout, je me sentais beaucoup mieux. En aucun moment, nous avons proférés un mot. Si je croyais que c’était pour garder une distance entre nous, se déplacer plus vite ou autre, je m’étais foncièrement trompé. D’un geste tout simple, la blonde m’expliqua qu’elle était muette. Mes yeux durent s’agrandirent un instant sous la surprise. Mais je n’en fis rien de plus. Cette femme avait des capacités de survis exceptionnel. Tout plein de question me taraudaient tandis qu’elle tournait la manivelle d’une lampe. Mais à quoi bon. Une franchis tout de même mes lèvres, à peine murmurée :

«Nous… pourrons pâs la sauver hein ? »

Je repensais à mon timbre de voix calme, rieur, en train de plaisanter avec le SDF. Ma voix n’avait plus rien de ça, sinon qu’elle était teinté de déception. Qu'est-ce que je recherchais à travers cette question ? L'affirmation et le réconfort que c'était le bon choix de s'enfuir ou encore l'inverse ? Revenir avec un plan et la sauver de cet enfer.

Jennifer Green

Anonymous
Invité
Mer 17 Aoû - 20:40
La jeune fille finit par lever son regard azur sur Dave après avoir pris quelques secondes de temps dans le silence une fois son unique question posée. Il était difficile de percevoir le détail de ses traits, mais il y avait des choses qui n’avaient pas besoin de beaucoup de pratique pour être descellées : c’était bel et bien une peine certaine et profonde que l’on pouvait y lire. Elle semblait également souffrir de sa propre blessure au bras, l’agitant de temps à autre, ou même passant sa main opposée sur le tissu qui laissait apparaître l’auréole sombre.
D’un mouvement simple, elle dodeline de la tête, à plusieurs reprises tout en continuant de l’observer droit dans les yeux sans vraiment évoquer d'affirmation ou de négation à sa question, avant de tomber à nouveau immobile, dans son mutisme forcé. Et puis, elle remarqua son état de faiblesse dû à une blessure dont elle ne pouvait mesurer la gravité. Rapidement, elle sortit de sa poche un petit calepin suivi d’un crayon assez usé tout en pliant ses jambes jusqu’à s’accroupir assez pour se servir du bas de sa cuisse comme support solide.
 
La jeune femme griffonna rapidement à la lueur seule de cette lampe qu’elle alluma et atténua en tenant l’extrémité lumineuse à l’intérieur de sa main. Ce temps, Dave put le prendre pour s’exprimer davantage, ou tout simplement faire silence, en patientant l’écrit qu’elle semblait lui préparer.
 
Dès qu’elle eut fini, elle lui confia le message, le montrant avec la lampe-torche pour qu’il puisse lire ce qu’elle avait noté.
 
#Navrée pour ton amie. Nous avions trop peu de chances d’en sortir vivants. Je te donne le couteau, la lampe et un peu de nourriture, ça te permettra de rejoindre un camp où survivent d’autres gens comme toi. Ce sont des gens bien qui luttent contre ces types, ils te soigneront. Peut-être qu’avec eux, vous arriverez à sauver ton amie ? Je ne pourrais pas t’y rejoindre, mais on se reverra. Jenny.#
 
Durant ce temps, elle sera elle-même restée aux aguets de son regard et bien qu’elle montrait quelques signes de nervosité face à leur immobilité précaire, elle préféra ne pas brusquer le canadien par son impatience. Une fois le canadien au fait de son message, elle aura finalement montrée le chemin vers le fameux campement qu’elle avait noté sur le bout de feuille déchiré et confié, le guidant hors de la forêt, traversant en sa compagnie une plaine immense où ils purent enfin découvrir le ciel couvert d’étoiles étincelantes et la lune qui permit aux deux voyageurs de s’orienter avec un peu plus d’aisance.

Arrivés à quelques centaines de mètres de la destination à atteindre après avoir échappé – parfois de justesse - à la vigilance de quelques morts errants sur le passage, la prénommée Jenny se sera arrêtée, glissant hors de ses poches quelques barres céréalières et graines sèches qui permettront à Dave de manger de manière relativement peu équilibrée, mais de quoi survivre un minimum.
 
Elle aura insisté pour que Dave accepte l’ensemble des affaires qu’elle lui confiait, résolue à ne pas se laisser convaincre d’un refus de sa part, qu’importait les arguments que l’homme aurait avancé. Elle l’aura alors laissé partir vers cette destination désignée sous la forme d’une maison de banlieue se découpant du relief sombre, plus loin sur la route, tandis qu'elle ferait demi-tour pour disparaître à pas de loups dans la direction opposée.

Du coté d'Angela, c'était une autre histoire qui l'attendait...


Fin du jeu.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 19 Aoû - 18:58


Excursion Validée

Récompense(s) :

Dave trouve : un Couteau de cuisine, une Lampe torche dynamo & une Ration de nourriture.

Conséquence(s) :

Dave a subit une blessure légère à la main sous la forme d'un coup de couteau (papillon) qui a transpercé la main sans atteindre de nerf, et qui nécessitera des soins au risque que la blessure ne s'infecte. De plus, ce mal lui provoque une intense douleur.
Angela a subit une blessure très légère au visage sous la forme d'un bleu à la pommette, qui n'aura pas besoin de soins particuliers et dont la douleur générée sera faible et momentanée.  

Vous avez consommé :

Dave a perdu des Pièces détachées, un Petit sac à dos & une Ration de nourriture.
Angela a perdu des Couteaux à lancer Herbertz, une Ration de nourriture & une Boussole.


Les Scénaristes
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