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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Les blondes ne comptent pas pour des prunes - 25/03/35
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Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Lun 4 Juil - 18:18
Interprété par Jena Higgins et Cassandra Johnson


Cela fait une petite semaine que je suis là et hormis mon excursion avec Adam, je suis restée relativement tranquille et à l'écart des autres. Bien sûr j'ai participé à tout ce qui pouvait l'être avec toujours cette idée de vouloir être intégrée plus facilement car même si cette sortie a été une petite fierté pour moi en ramenant un peu de nourriture cela ne sera sans doute pas suffisant. J'ai passé beaucoup de temps à observer les autres à essaye de connaître leurs habitudes et leurs noms, n'hésitant pas à leur parler si jamais ils venaient me voir ou si on se croisait. Une phase d'adaptation en somme me laissant un peu perdue et désorientée et aussi avec beaucoup de questionnement sur moi même d'autant plus après cette excursion et ce qu'il s'est passé entre Adam et moi. D'ailleurs j'ai eu beau y réfléchir encore et encore je ne comprend toujours pas pourquoi j'ai agit ainsi, j'ai bien quelques pistes mais cela s'arrête là. Surtout que je suis encore plus que frustrée de voir mes connaissances m'échapper, lentement j'ai réussi à retrouver certaines formules à force d'observer un kit de survie, j'ai aussi pu me remémorer la composition du corps humain que se soit les os ou les muscles.

Un gros travail sur moi même cette semaine écoulée et je sais qu'il n'est pas terminé loin de là même alors que tant de choses ne veulent toujours pas me revenir en mémoire. Tu parles d'une scientifique de haut niveau, si mes anciens employeurs me voyaient ils seraient déçus tout comme mes parents, bien qu'ils n'auraient pas besoin de forcer pour que je me sente une moins que rien, c'est déjà le cas. J'ai aussi essayé de retrouver ma forme physique en faisant chaque matin des exercices d'étirements et de souplesse. Et ce lundi matin de cette nouvelle semaine n'échappe pas à la règle, je me trouve dehors pour un peu d'exercice commençant par échauffer mes muscles un par un. Il manquerait plus que je me fasse un claquage et bon sang ce que mon corps me paraît raide depuis ce soit disant retour d'entre les morts, j'ai encore et toujours du mal à être certaine que c'est bien moi. Ce qui expliquerait bien des faits si je croyais en ce genre de choses !

Mes premiers étirements terminés, je passe à quelques exercices visant spécifiquement à assouplir mes muscles et qui peuvent être violents si je ne fais pas attention. Vérifiant si cette fois j'arrive enfin à faire de nouveau le grand écart ou si mon corps le refuse toujours, j'avoue, j'appréhende le résultat...Pour rien ! J'ai au moins récupéré cela, une nouvelle petite victoire pour moi même si paradoxalement cela n'arrive pas à me remonter le moral. Oui cela ne va pas fort aujourd'hui et je ne sais pas du tout pourquoi, il n'y a pourtant rien eu de plus que les jours précédents alors pourquoi ? Ce rêve dont je n'arrive pas à me souvenir peut-être. Ou dont je ne veux surtout pas me souvenir, c'est plutôt cela quand on sait que mes cauchemars ne me lâchent pas et cela depuis bien avant cette épidémie.

Un long moment plus tard avec l'heure qui tourne je décide de cesser mon entraînement pour tout simplement faire un tour du périmètre de ce campement aussi petit soit le dit périmètre. Finissant rapidement par voir l'autre blonde du campement visiblement entrain de monter la garde, Jena, celle qui nous avait accueilli d'une manière tellement aimable. Depuis mon arrivée je ne lui ai par reparlé, c'est peut-être l'occasion de le faire, de voir si elle est toujours ainsi ou si c'était les circonstances qui ont fait que. Tranquillement je m'approche d'elle ne faisant rien pour me faire discrète et je me force à sourire en l'abordant. Non pas à cause d'elle mais tout simplement parce que je n'ai pas envie de sourire tout court mais la bienséance voulant que..

- Bonjour Jena

Mon regard azur l'observant sans être trop insistante non plus mais bon vu qu'elle aime les armes à feu et qu'elle m'a donné la sensation qu'elle sait s'en servir, je me méfie. Tout comme il y a largement mieux comme accroche mais j'ajoute alors :

- Ta surveillance se passe bien ?

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Lun 4 Juil - 21:35
Une nouvelle semaine avait fini par s’écouler, apparemment riche en nouvelles aussi morbides les unes que les autres. Deux des nôtres avaient trouvé le moyen de se faire tuer en pleine excursion, et la famine, le rationnement s’imposait déjà sur la bonne moitié des effectifs du campement. Je m’étais levée de bonne heure ce matin-là, le sommeil perturbé à la fois par le jour levant et surtout par les cauchemars qui rendaient mes nuits plus agitées qu’elles ne l’étaient déjà auparavant. Les conditions de notre survie devenaient de plus en plus précaires, notre situation à la limite de l’intenable alors que paradoxalement, j’aurais pensé que le temps nous aurait aguerri, endurci à tout cela, et permis de trouver une certaine routine pour parvenir à améliorer et notre confort, et la cohésion de notre groupe. Mais de mes quelques observations des environs, des uns et des autres dont je tâchais d’apprendre à intégrer les noms et les visages de tous ces nouveaux-venus dont j’avais redouté la présence pour les exactes raisons qui nous tombaient dessus désormais ; tout empirait et je me prenais à languir le jour où tout volerait en éclat pour espérer partir sur une base plus saine, mieux organisée.

Après avoir picoré un très frugal petit-dèj dans le peu qu’il restait de nos réserves de nourriture encore consommable, je m’étais mise en tête de reprendre la surveillance du périmètre, alors que les morts ne cessaient de venir rôder dans nos environs les plus proches. Heureusement que nos réserves de munitions n’étaient pas aussi réduites que nos réserves de nourriture, cela me permettant de pratiquer un nettoyage efficace des quelques infectés assez curieux pour venir jusqu’à nous et menacer l’intégrité du camp ; tout en croisant les doigts pour qu’à chaque heure écoulée, une horde massive comme celle des dernières semaines ne vienne pas envahir notre pelouse à nouveau. Avec nos réserves, dans notre situation, ce serait un massacre presque assuré, à moins de se réduire à leur état : manger de l’homme. Rien que de pensée à cette éventualité complètement morbide, je sentais ma peau se dresser sous un frisson de profond dégoût.

Autour de moi, le campement prenait vie petit-à-petit, s’éveillant au gré des rythmes et des envies de chacun. J’avais redressé mes lunettes par-dessus la visière de ma casquette pour laisser mes azurs contempler et divaguer entre le ciel grisâtre de nuages, les quelques silhouettes de mes camarades d’infortune et les plus lointaines silhouettes encore de quelques morts errant en quête d’un repas de chair palpitante. Un regard qui ne brillait pas particulièrement de réjouissance, dans lequel un interlocuteur quelconque saurait déceler une absence de cette étincelle froide et déterminée à protéger mes pairs, et ces êtres humains aux facultés étranges, aux destins exceptionnels. Et malgré l’attachement que je ressentais à l’égard de ce groupe, plus prononcé envers certains d’ailleurs avec qui j’avais partagé quelques épreuves plus ou moins difficiles à surmonter, j’avais de plus en plus de mal à me convaincre de l’utilité de ma présence dans leurs rangs ; quelque part, je ne pouvais m’empêcher de m’imaginer de l’autre côté d’une barrière aussi invisible qu’infranchissable qui nous séparait - j’espérais le plus longtemps possible - cette inexplicable résurrection.

Et ainsi la matinée avait-elle lentement avancé, ponctuée de l’abattage silencieux, presque mécanique, de deux rôdeurs venus s’intéresser d’un peu trop près à notre situation, pour m’offrir une brève échappatoire à mes ruminations intérieures qui me pesaient tant sur le moral que sur la conscience. Seule la présence de Kyle, fugace souvenir chaleureux niché entre deux plus froids et mornes, savait m’arracher un très mince sourire saupoudré d’une pincée d’espoir que le tableau n’était pas totalement noir, et parviendrait à se dépeindre en nuances plus vives dans les jours ou les semaines à venir. Restait à savoir à quel prix.

Le fessier calé contre le coffre de la Chrysler garée dans la cour de la maison, je fixais le l’horizon lointain, et légèrement plus proche qui s’offrait par-delà la langue de bitume qui bordait le nord de la propriété investie par nos soins, à la recherche de nouvelles silhouettes susceptibles de nous menacer, quand une voix me détourna de mes observations. Tournant la tête en direction de sa propriétaire, je rendais un mince sourire aussi poli que forcé à Cassandra en la reconnaissant, avant de prendre la parole pour répondre à ses banalités d’usage.

“Salut Cass’. J’peux t’appeler Cass’ ?” lui répondis-je en joignant ma question d’un geste de salut de ma main gauche, désarmée. Pour autant, je ne décollais pas mon cul du coffre du véhicule, me contentant de l’observer du regard avant d’enchaîner par une moue trahissant mon ennui et ma morosité du moment.

“Quelques rôdeurs qui viennent chercher leur expiation de temps en temps, mais dans l’ensemble, ça reste assez calme,” avais-je poursuivi avec un certain formalisme et détachement.

“Et toi ? Tu parviens à t’intégrer et faire connaissance avec les autres ?” lui demandai-je au terme d’un silence de quelques secondes, d’un ton soudainement plus intéressé, ressentant un léger plaisir à pouvoir papoter et sociabiliser un peu.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Mar 5 Juil - 17:09
Je n'ai jamais été très douée dans mes relations avec les autres êtres humains préférant et de loin la compagnie de mes livres et de mes recherches. Avoir de vrais amis je ne sais pas ce que cela veut dire, des connaissances par contre oui ou encore deux non trois ex petits amis, bien que le dernier en date on ne se soit jamais officiellement séparés, l'épidémie s'en est chargée pour nous. Pas douée non et encore moins quand il s'agit de m'adresser à d'autres femmes, j'ai toujours été tellement loin des conversations qu'elles pouvaient avoir ou autres choses typiquement féminines. Déjà rien que le fait d'entendre certaines collègues parler des hommes pendant les repas me mettait mal à l'aise, pudique, coincée et bien d'autres mots je les ai entendus sur mon passage. Cela venant aussi du fait que je n'ai pas eu la même éducation que beaucoup d'entre elles. Pourtant j'aime les êtres humains au delà de les étudier ou les soigner, discuter avec eux est quelque chose que j'aimais bien et que je dois sans doute aimer encore, c'est même certain. Et malgré tout j'ai un mal fou à aborder Jena et trouver quoi lui dire et l'autre blonde semble plus à l'aise que moi quand je l'entends.

- Oui pas de soucis tu peux m'appeler Cass.

Lui rendant son geste de la main avant de glisser mes mains dans les poches avant de mon jean. C'est un diminutif de mon prénom que j'ai souvent entendu donc pourquoi le refuser et puis ce n'est pas comme si Jena venait de me trouver un autre surnom comme Adam a pu le faire. Bien que je vois mal Jena m'appeler poupée. J'acquiesce simplement d'un mouvement de tête à la réponse que Jena me donne, tant mieux si les choses sont calmes alors qu'elle et le campement ont subit des semaines plus que difficiles avant mon arrivée.

- C'est délicat pour le moment, à part connaître les prénoms des uns et des autres et échanger des banalités je n'ai pas vraiment eu l'occasion de vraiment discuter avec qui que se soit.

Je vais pour hausser les épaules pour lui signifier que les choses sont ainsi et que ce n'est pas grave quand je me ravise, j'ai oublié un petit détail.

- Enfin si avec Adam on a un peu discuté quand je suis parti avec lui en excursion !

J'avais presque oublié notre conversation sur les infectés et nos soit disant retour à la vie avant qu'on se retrouve coincés dans cette chambre et que nous...J'espère n'avoir marqué aucune émotion en parlant d'Adam, rien qui puisse laisser penser à Jena ce qu'il s'est passé. Pas même le genre de fin sourire qui peut en dire long sans qu'on le veuille, à moins que je ne l'ai eu, je n'en sais rien du tout.

- J'ai un peu l'impression que vous attendez tous de me voir faire mes preuves, que vous vous attendez à ce que je puisse me battre ou tuer des infectés alors que j'en suis incapable. Voulant devancer une quelconque question de la part de Jena ou un jugement peut-être, j'ajoute ensuite. Je suis une scientifique, un rat de laboratoire comme on dit, je peux aussi soigner certaines blessures mais pas me battre non.

Au son de ma voix Jena pourra sans doute comprendre que j'ai la tenace sensation de ne plus servir à rien du tout dans ce nouveau monde. Et comme je n'ai pas envie de m’apitoyer sur moi même devant qui que se soit autant changer de sujet et ainsi peut-être en apprendre plus sur l'autre blonde.

- Cela fait longtemps que tu es avec ce groupe ?

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Mer 6 Juil - 0:46
Avec un intérêt parfaitement sincère, j’écoutais les réponses de la jeune femme qui me faisait face. C’était profondément agréable de pouvoir discuter presque insouciamment avec quelqu’un d’autre, qui plus est une des nouvelles têtes qui ne viendraient pas nécessairement porter de jugement sur les actes ou les propos que j’avais pu faire ou tenir en excursion. Mais depuis mon excursion avec Kyle, j’avais réussi à entamer un travail avec ma propre conscience à ce propos, et bien que le moral soit loin d’être au beau fixe, au moins avais-je pu définir quelle était la place que je voulais au sein de ce groupe. Une place que je m’étais auto-attribuée, faute de directives, mais qui me convenait parfaitement et demeurait en adéquation avec mes résolutions, mes “nouveaux” principes bafouant les anciens ; et ma conscience donc.

Et plus Cassandra parlait, plus je me décrispais un peu de ma morosité, ses mots et ses doutes résonnant en échos chez moi, alors que j’avais moi-même passé de longs jours à tourner et retourner ce genre de questionnement, jusqu’à en perdre le sommeil durant plusieurs nuits. Par ailleurs, je comprenais parfaitement les difficultés qu’elle pouvait rencontrer à s’intégrer auprès des autres. Les conditions actuelles étaient bien différentes de celles de mon arrivée ici. Il y avait à l’époque moins de tensions, moins de contraintes, un quelque chose d’innommable qui focalisait malgré tous les efforts de chacun. Avec le temps, j’avais l’impression que ça avait fini par virer de plus en plus vers le “chacun pour sa gueule” malgré la croissance de population de ce groupe. Il y avait probablement bien des blâmes à distribuer, à certains plus qu’à d’autres pour leur comportement, ou leur absence de comportement justement, mais j’avais bien compris que je n’avais pas encore spécialement voix au chapitre pour m’en plaindre, ou du moins être écoutée à défaut d’être entendue.

D’ailleurs, la question de Cassandra ne manqua de faire naître chez moi une petite moue de crispation, alors que je sentais une ironie plutôt amère me gagner dans la réponse à apporter.

“Fin Janvier, début Février. Dans ces eaux-là,”
avais-je sobrement répondu, accompagnant mes mots d’un nouveau geste de la main gauche marquant l’approximation de celle-ci. “Mais confidence pour confidence, j’ai pas eu l’impression jusqu’à présent d’être mieux intégrée à ce groupe que vous, ni même très spécialement acceptée autrement que par défaut ou charité. Certains pourraient même parler d’humanisme, comme le faisait le vieux Nelson la semaine dernière, mais je pense que ça reste des conneries.

C’est Melody - la soeur de Matt - qui m’a invité à rejoindre son groupe. Et hormis elle, je ne m’entends pas particulièrement avec d’autres ici. Sauf Kyle…”


A la nomination de l’ex-militaire, j’avais glissé vers Cassandra un sourire en coin accompagné de haussements de sourcils qui n’avaient guère besoin d’autres mots pour être compris. Pour autant, je ne comptais pas m’épancher davantage sur le sujet alors que certains ici pourraient très justement se sentir seuls, perdus, comme j’avais pu l’être. Je reprenais ainsi un air plus sérieux et concentré, bien que mon ton demeurait avenant et sympathique à l’égard de la jeune femme, voire légèrement confident.

“Tu sais… Je comprends ton impression. J’ai eu le même sentiment à mon arrivée parmi eux. Vouloir se montrer utile, faire ses preuves, pour ne pas être rejetée ou simplement chassée du groupe. C’est normal, mais rassure-toi… personne ici ne te demande de devenir une tueuse d’infectés brutale et acharnée. Il y en d’autres ici qui se complaisent bien mieux dans ce rôle.”

Et pour illustrer mon propos, je me désignais en frappant la pointe de mon pouce contre ma poitrine.

“Et d’ailleurs, je préfère t’entendre dire que tu ne sais pas te battre et que tu n’es pas à l’aise avec ça, plutôt que tu ne te voiles la face sur tes aptitudes, ou que tu minimises les dangers de ce monde. Au moins, on sait à quoi s’en tenir te concernant, et c’est bien plus confortable pour tout le monde ainsi. Si certains avaient eu la même présence d’esprit, ils seraient peut-être encore en vie aujourd’hui et auraient fait courir moins de risques aux autres.

Il y a bien d’autres façons de se battre qu’avec une arme. Tu pourras toujours aider à la hauteur de tes moyens, et si tu dis que tu peux soigner les autres, si tu te sens à l’aise à cette place, dans cette fonction, alors assume-la pleinement, et fièrement. James est médecin lui aussi, mais je pense qu’il y a suffisamment de travail pour deux.

Et puis bon, j’étais attachée de presse et chargée de communication avant tout ça, alors t’as qu’à voir, niveau utilité en situation d’apocalypse, t’es pas en bas de l’échelle,”
avais-je conclu sur un ton de plaisanterie accompagné d’un sourire de circonstance.

Une parenthèse de légèreté qui ne dura pas plus d’une dizaine de secondes, avant que mon visage ne retrouve sa gravité habituelle.

“Néanmoins, il sera nécessaire pour toi d’apprendre à te défendre contre les rôdeurs, juste au cas où. Après tout, la situation du campement est plutôt catastrophique, surtout point de vue nourriture, et on risque d’avoir besoin de toutes les énergies pour partir en excursion à la recherche de quoi survivre. Ce n’est pas par plaisir que je me suis montrée hostile et réservée envers Nelson la semaine dernière, et mon accueil pour le moins glacial n’avait rien de personnel envers toi ou les autres. C’était juste… pas le bon moment dira-t-on. Et puis il faut bien une connasse de service non ?” terminai-je sur une nouvelle pointe d’humour ironique à l’adresse de la jeune femme.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Mer 6 Juil - 20:58
Jena semble changer un peu de sentiments ou tout autre chose de ce style là à mesure que je parle, je ne peux pourtant rien affirmer étant donné que décrypter le langage corporel des gens fait aussi partie des choses pour lesquelles je n'ai jamais été douée. Dire que j'évolue dans un monde à part peut être vrai pourtant j'en fais des efforts pour que cela ne soit pas le cas. Si bien qu'à ma question je ne suis pas sûre de bel et bien la voir se crisper légèrement me focalisant plutôt sur les paroles de Jena en essayant de tout saisir, le dit, le non dit et les sous entendus. Je ne vois pas de sous entendus du moins pour le moment par contre je vois très bien de quoi elle veut parler, j'ai un peu eu cette sensation chez Nelson, la charité qu'on repasse vite à quelqu'un d'autre. Notant soigneusement dans un coin de ma tête ce qu'elle me dit en parlant de la soeur de Matt avant que Jena ne mentionne Kyle. Si je vois vaguement de qui elle parle, cette fois je comprend le non dit sous entendu dans son furtif sourire en coin puisque quelques instants avant je me suis demandé si je n'ai pas eu le même en mentionnant Adam. Au moins pour une fois j'arrive à suivre les choses sans avoir besoin d'une traduction, ne lui répondant pas autrement que par un mouvement de tête, d'un air entendu comme on peut dire.

Je laisse volontiers Jena parler, l'écoutant avec un intérêt bien visible et non feint, ressentant à mesure qu'elle parle un soulagement certain. Au moins ne suis-je pas la seule à penser ainsi même si pour Jena cela a l'air d'être malgré tout du passé. Elle me confirme également qu'elle sait y faire avec les armes à feu avant de me rassurer sur ma place au sein de ce groupe, me disant que je peux toujours être utile au campement de par mon ancien savoir même s'il peine à revenir. Un sourire spontané et franchement amusé vient sur mon visage quand Jena me dit ce qu'elle faisait avant, attention ce n'est pas son métier qui me fait sourire mais la manière dont elle présente les choses. Retrouvant mon sérieux en même temps que Jena reprend le sien et se remet à parler, cette fois je n'aime pas du tout ce qu'elle peut dire. Je n'ai aucune envie d'apprendre à me défendre et d'abattre quelqu'un, j'ai beau savoir que les infectés ne se gêneront pas pour le faire eux, je n'arrive toujours pas à les voir autrement qu'en personnes malades. Quand bien même il n'y a vraiment rien de possible à faire pour eux mais cela seule la science pourra le dire un jour. Clignant des yeux quelques instants à sa question de fin avant de terminer par hausser les épaules.

- Peut-être. Tu dis que tu t'entend peu avec les autres, qu'est-ce qu'il s'est passé pour que cela soit ainsi ? Ce n'est pas pour te juger, ce n'est pas mon genre mais si j'entends leur version des faits, autant avoir la tienne également, non ? Même si je me fais toujours mes propres opinions. En tout cas je n'ai pas eu l'occasion de parler avec Melody mais son frère a l'air quelqu'un de bien, en tout cas c'est l'impression qu'il m'a donné pendant que nous étions chez Nelson. Adam aussi sous ses airs de bagarreur et de fermier texan est quelqu'un que j'apprécie, pour tout te dire je n'aurai jamais pensé réagir ainsi avec lui.

Lancé dans mes confidences cette fois-ci je ne peux empêcher un certain émoi s'emparer de moi en parlant d'Adam, faisant légèrement rosir mes joues. Essayant de ce fait de ne pas stopper mes réponses et mes dires là dessus pour vaguement tenter de noyer le poisson, vainement même sans doute.

- Et Melody, Adam et les autres cela fait longtemps qu'ils se connaissent ? Ils l'ont l'air de tous s'entendre à moins que je ne me plante sur toute la ligne ? Excuse moi pour ces questions mais toute cette histoire de retour à la vie me laisse perplexe je dois bien l'avouer, on dirait que les gens y croient dur comme fer si je me fie à l'impression donnée par Nelson. Du coup je ne t'ai pas répond sur le fait de me défendre, c'est à dire que pendant ma sortie j'ai dû aider Adam à se défaire de trois infectés en utilisant pour la première fois une arme à feu. J'ai réussi un tir par pure chance, je ne pense pas que je pourrais réellement y arriver un jour même si je veux bien au moins apprendre et essayer.

L'ordre de mes paroles sont sans nul doute sans queue ni tête mais il faut dire que j'ai les idées qui fusent dans tous les sens, que je ne parviens pas à bien les ordonner. D'autant plus que j'aimerai profiter de cette conversation pour arriver à en apprendre plus sur Jena comme je l'ai déjà dit mais aussi plus sur les autres.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Lun 11 Juil - 11:41
Aux premières questions de Cassandra, concernant l’état de mes relations avec les autres au campement, je ne peux m’empêcher de lever les yeux vers le ciel. Non pas par lassitude ou désintérêt bien au contraire ; mais simplement par réflexion. D’ailleurs, mon visage se fige d’une certaine concentration alors que je cherche mes prochains mots pour mieux répondre à la jeune femme, et éviter de lui embrouiller l’esprit. Un temps mort que la blondinette mit à profit en poursuivant sur ses autres questions et me livrant sa première expérience avec une arme à feu en compagnie de cet Adam dont je ne connaissais rien, sinon l’apparence de l’homme auquel ce nom faisait référence.

Finalement, lorsqu’elle a terminé de parler, je reprends à mon tour, posant une nouvelle fois mes azurs dans les siens. Quelque part, je n’ai aucun mal à comprendre ses doutes sur toute cette situation, ces évènements qui semblent tout droit sortis d’un scénario de film fantastique.

“Disons comme comme dans toute communauté, on s’entend mieux avec certains qu’avec d’autres. Cette banalité annoncée et n’ayant en rien fait avancer la discussion, disons que j’ai eu moi-même beaucoup de mal à gober ces histoires de résurrections et de pouvoirs miraculeux. Du moins jusqu’à ce que James utilise son étrange don de guérison pour soigner une de mes blessures, presque du bout des doigts. C’était purement… incroyable…”

J’avais soufflé ces derniers mots avec ce même ton d’incrédulité alors que je me repassais la scène en souvenir. Je me souvenais même avoir pensé être devenue tout simplement folle.

“Et c’est encore plus dur à avaler quand on ne l’a pas vécu soi-même…” confiai-je à Cassandra un ton plus bas, comme s’il y avait là une certaine gêne pour moi de lui avouer cela.

“Je pense que c’est cette différence qui maintient une distance entre eux et moi. Et puis je dois bien avouer que j’ai manqué de beaucoup de tact dans mes approches avec eux, comme avec vous d’ailleurs lors de votre arrivée. J’ai fait preuve d’arrogance, d’une trop grande suffisance et surtout, je les ai trop considérés comme inadaptés à ce monde, pour la plupart ; encore trop plein d’humanité et de charité envers les autres, là où la plupart des survivants “normaux” se renfermeraient sur leur propre nombril et tâcherait de se protéger mutuellement.”

Je haussais les épaules pour exprimer la lassitude et la morosité qui m’avaient gagné depuis quelques temps.

“Et aujourd’hui encore, voire plus que jamais auparavant, je me sens franchement divisée entre l’espoir que leur vision, votre existence même puisse apporter une solution moins obscure à l’avenir de ce monde ; et la crainte que ce ne soit justement la raison de la perte de ce groupe. Et le plus inquiétant dans cette histoire, dans tout ce que j’ai dit à Nelson, il y avait une profonde part de pragmatisme qui se vérifie ces jours-ci, une semaine seulement après votre arrivée. On ne pouvait pas vous accueillir.”

J’esquissais un mince sourire empreint de tristesse à Cassandra en secouant très légèrement la tête.

“N’y vois rien de personnel. Ce n’est même pas un reproche, juste une constatation. Le bon tiers d’entre nous en est réduit à être rationné et à crever la dalle, et c’est là la seule décision qu’a prise notre “chef” au cours de la semaine écoulée. Je ne soulèverai même pas le détail que ce sont ceux qui ont ramené de la nourriture qui se retrouvent rationnés en plus de cela. On manque d’organisation, de moyens, de cohésion, de presque tout et pourtant, je n’ai vu personne d’autre remettre le fonctionnement de ce groupe en question. Et pourtant, on accueille de nouvelles têtes pour la seule et unique raison que ce sont eux aussi des ressuscités, qui ont besoin de l’aide de ceux qui ont vécu la même expérience quelques semaines ou mois avant ça, sans se soucier de l’état de détresse dans lequel ils se trouvent, de leurs besoins ou de leurs capacités à assurer la survie de chacun de ces nouveaux arrivants.

Du peu que j’en ai vu et entendu, et de ce que j’en constate ; non, je ne pense pas que tout les autres s’entendent aussi bien que les apparences peuvent le laisser croire. On parle là de gens qui se connaissaient pas avant cet étrange retour à la vie, qui ont tout perdu de leurs connaissances passées et qui se retrouvent forcées à coopérer et cohabiter, le tout sous la menace d’un psychopathe de Marchand qui cherche à les asservir pour je-ne-sais quelles raisons… Difficile de dresser tableau plus sombre et pessimiste…”


Lentement, je détournais mon regard de la jeune femme pour le lever vers l’horizon et les quelques propriétés qui se dressaient de l’autre côté de la route, ponctuant finalement mes mots d’un bref haussements des épaules résigné avant de revenir à Cassandra.

“Mais va bien falloir faire avec, trouver rapidement une solution et une organisation si on compte survivre aux prochaines semaines ; quitte à devoir compter de moins en moins sur les autres et de plus en plus sur soi. C’est pour ça que je souhaite que tu apprennes à te défendre du mieux possible, même s’il ne faut pas se leurrer, dans la plupart des cas, la meilleure défense, c’est encore la fuite. Sacré tableau hein ?”

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Mar 12 Juil - 10:17
C’était quoi au juste qui collait pas chez moi ?

Plus d’un mois, putain, plus d’un mois que j’avais émergé perdu au milieu de nulle part comme un clodo tremblant dans sa caisse en carton, et mon corps me faisait toujours autant défaut. C’était pas faute d’avoir essayé de le mettre à l’épreuve à de multiple reprises. Des exercices de rien du tout qui n’apparaissaient qu’en passe-temps dans les vestiges de ma mémoire tout aussi bancale. Pompes, tractions, et autres renforcement musculaires qui avaient régit mon planning depuis une semaine, en gardant en tête mes multiples échecs lors de la dernière sortie, et me mettant pour objectif de ne plus récidiver.

Je balançais mes poings de manière un peu plus colérique contre le sac de jute que j’avais trouvé au fin fond du petit bâtiment annexe qui servait aussi de garage. Je l’avais bourré de poussière de terre, en évitant les cailloux un maximum, et cette affaire m’avait déjà pris énormément de temps, pour faire un espèce de sac de fortune pour frapper dedans, un truc complètement naze, pas pratique, et peu efficace, mais sans doute satisfaisant par les temps qui courrait. J’avais essayé de m’en remettre à mes souvenirs pour ne pas me blesser, j’avais même trouvé un peu de tissu pour amortir, ça avait bien marché pendant une bonne heure.

Et puis, peine perdue, je venais de m’ouvrir au niveau des phalanges avec un coup donné dans une montée de colère face aux piteux résultats de mes essais, la douleur remontant le long de mon bras. Quel con. Mes os avaient coupé comme des rasoirs ma peau, noyant le tissu serré sur le dessus d’une pellicule de sang.
Y’avait des jours comme ça, on regrettait de s’être levé.

Je pinçais ma main blessée de l’autre en espérant que la douleur se dissipe, en parcourant par de longue enjambée les différents angles de la bâtisse. De rage face à ma stupidité, j’aurais pu en remettre un second, mais ma lucidité m’empêcha de continuer mes conneries, me bloquant un instant en pliant les genoux et pinçant l’arrête de mon nez de la main gauche.

« Fils de pute… »

Je passais ma main restante valide vers le haut de mon crâne, venant finalement frotter la nuque et la racine des premiers cheveux qui commençaient à pousser plus que j’en avais l’habitude. Il fallait sérieusement que je songe à chercher un rasoir, ou au moins une paire de ciseaux, satisfait tout de même au passage de la pousse lente de ma pilosité, tant capillaire que faciale.
J’essayais de me faire penser à tout autre chose pour en oublier les picotements caractéristiques que je sentais à mon poing droit quand dans le silence des lieux je pus capter un échange de voix à l’extérieur de ma planque.
Non, vraiment, le destin s’acharnait. Je ne savais même pas depuis combien de temps ça parlait, et pour dire vrai, ni de quoi ça parlait, mais ça parlait. Deux solutions : ils entraient à l’intérieur, ou ils me bloquaient la sortie. Dans tous les cas, je me retrouverais comme un naze à devoir justifier une blessure faites contre un sac à patate. Hors de question. J’étais vraiment trop con, mais j’estimais être le seul en droit de le savoir.

Inspirant profondément pour remettre mes idées en place. Je jetais un peu de poussière au sol sur mes bandes pour cacher l’auréole rouge, je décollais mon tee-shirt de ma peau trempé de sueur, les chaleurs Texanes revenant peu à peu marquant la fin de l’hiver, et cherchais une contenance en inspirant un bon coup. Avec un bon timing, je passerais l’air de rien, et m’enfoncerait directement vers la maison pour m’occuper de tout ça au calme. Si c’était Adam que je croisais derrière ce fichu mur, je pouvais dire adieu à mon sang-froid. Dans cette maison, on se marchait dessus dès qu’on voulait y entrer. La proximité, je m’en accommodait la plupart du temps, mais quand j’avais le choix, je préférais faire autrement. C’était sans doute l’avantage d’avoir choisis le campement en tente en extérieur. Certes c’était loin d’être sécuritaire comme l’avait prouvé la dernière invasion, mais au moins on me foutait la paix, merci à mon coloc d’être d’un calme agréable. Et par-dessus le marché, ça m’évitait de croiser des personnes loin d’être plaisant.

J’ouvris donc l’une des portes du double-battant de l’annexe avant de la refermer sur mon passage. Le ciel était d’un gris pas très menaçant mais ne laissant filtrer aucun rayon. Cela n’empêchait pas une douce chaleur, bien du contraire. Avec un peu de chance, je passerais devant mes intrus rapidement, en me contentant d’un simple bonjour avant de filer direction la salle de bain – en espérant qu’elle ne soit pas occupée par un énième co-habitant.

Dans mon élan, alors que je m’apprêtais à simplement lever la main – celle non blessée de préférence – à l’égard des deux protagonistes, je découvris à mon grand damne, ou plaisir allez savoir, que l’une des deux silhouettes n’étaient pas si peu familière que cela.

« Tiens… » Aurais-je simplement prononcé sur un ton aussi surpris qu’enthousiaste. « Salut Higgins. »

Je lui accordais un sourire amical avant de porter mon attention sur la seconde femme présente ici-même et qui devait sans doute dévisager mon entrée. De mémoire, cette fille était arrivée récemment. On pouvait pas vraiment dire qu’on ne s’était jamais croisé, mais l’occasion n’avait pas fait le larron en terme de présentation. Sans doute avait-elle déjà entendu mon prénom, mais par acquis de conscience, je lui tendis la main droite pour la lui serrer avant de me raviser et de lui tendre la gauche. Avec cette rencontre peu anticipée, j’en avais oublié les douleurs de ma blessure que je planqua dans ma poche de pantalon, l’air penaud.

« Bonjour. Kyle. Kyle Collins. Toi, c’est … Ca-meron .. ? C’est ça ? »

Je ne savais pas pourquoi ce prénom me revint en premier, je n’étais pas bien certain de la correspondance et le méli-mélo de mes souvenirs. J’attendis qu’elle confirme ou corrige avant de continuer.

« Ravis en tout cas. » Finirais-je par ponctuer d’un sourire franc en récupérant ma main. « Si c’était une conversation secrète, sachez que je n’ai rien entendu. Et pour le reste, je serais muet comme une tombe. »

J’avais déjà précisé à quelqu’un que l’humour n’était pas mon fort ?  Kat disait souvent que mes plaisanteries étaient ringardes d’ailleurs, même si je soupçonne que c’était cela qui avait attisé son intérêt d’un premier abord.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Mar 12 Juil - 17:19
Mes questions sont posées dans un désordre le plus total preuve que la scientifique que je suis a du mal à se remettre dans le bain, déjà que je ne suis même pas sûre de le vouloir, que par moment je ne vois même pas pourquoi je devrais continuer à lutter. La seule raison pouvant me donner envie de tenir est de pouvoir un jour étudier réellement et correctement cette épidémie et d'en trouver une solution. Résoudre ce grand mystère que sont les infectés est le Saint Graal de tout bon scientifique et je peux dire que j'étais douée avant tout cela, reste à savoir si un jour je retrouverais tout cela ou si mes connaissances sont définitivement perdues. Oui c'est bien cela qui me fait tenir, cette espèce d'excitation devant la maladie ou plutôt devant cette arme biologique parce que oui cela ne peut qu'être cela pour moi, l'oeuvre d'un scientifique fou ou normal mais dont les travaux lui ont échappés. Mes pensées se retrouvent percutées violemment par les paroles de Jena.

- Qu'est-ce que tu viens de dire ? C'est quoi encore cette histoire de pouvoirs ? Tu te moques de moi là ?

Oh que oui la surprise, la stupéfaction et l'incrédulité se lisent sur mon visage, comment pourrais-je arriver à croire ce que Jena vient de me dire alors que cela va à l'encontre total de tout ce qui est matériellement possible. Sauf que la jeune femme est lancée dans ses explications et je dois dire que je ne l'écoute que d'une oreille alors que mon cerveau cherche une explication rationnelle à cette histoire de pouvoir. Me demandant aussi comment elle peut croire à ce genre de choses. Tout ceci ne m'empêche pas de hocher la tête à ses paroles, accompagnant ce mouvement d'un "Hm" digne d'un psychiatre recevant un patient sur son divan. Ne lui répondant réellement qu'à la mention de la nourriture et de la privation.

- Adam et moi déjà on a été privé alors qu'on a ramené de la nourriture oui...

La laissant poursuivre malgré tout avant d'esquisser un sourire quand elle termine, mes mains toujours au fond de mes poches c'est à mon tour de hausser légèrement les épaules.

- En effet. Et ne t'en fait pas, je n'y vois rien de personnel, j'ai bien compris ce qu'il se passait et maintenant que la surprise est passée, je ne peux pas t'en vouloir et les autres ne devraient pas non plus. Il n'y a aucune différence entre toi et "nous" comme tu le dis, sérieusement qui de logique pourrait croire à un retour d'entre les morts ? Il y a forcément une explication scientifique, je ne nie pas avoir été mordue mais c'est juste impossible de s'en sortir ainsi. Tu sais pour chaque virus, chaque maladie il y a un remède quelque part et il ne faut pas oublier que même les crises les plus graves ont vues des personnes développer une immunité et d'autres encore s'en remettre. Si tu reprend l'histoire et pour un cas bien connu de tous, il y a eu le Sida, il y a eu des médicaments pour limiter la propagation de la maladie dans les corps mais rien de concluant jusqu'au jour où nous avons trouvé quelqu'un l'ayant attrapé et ayant guéri seul.

Je suppose que tu as entendu les faits qu'on aurait tous vécu la même chose avec des rêves étranges, des silhouettes et des personnes bizarres racontant des idioties bibliques et compagnie ? Je n'ai pas encore pu vérifier que c'est bien le cas mais si cela est vrai, cela expliquerait ce soit disant retour à la vie et aussi pourquoi on se retrouve tous ici à Snyder. Quelque part là dehors, il y a des personnes qui ont trouvées quelque chose et on fait des tests sur nous et miracle on met cela sur le dos de Dieu et compagnie. Donc tu vois tout est possible et il n'y a aucune différence entre nous et même s'il le faut et si je pouvais étudier mon sang et celui des autres, je pourrais même trouver ce qu'il se passe et à terme pouvoir t'immuniser toi aussi à tout ceci.


Je le sais, je suis partie dans mes idées et à les exposer à Jena et non je n'ai pas oublié cette histoire de pouvoir mais j'ai eu l'impression d'un coup qu'elle a avait besoin d'être rassurée d'une manière ou d'une autre. Ce que je viens d'essayer de faire de la seule manière que je connais, c'est à dire en adoptant le point de vu scientifique. J'aurai peut-être même pu poursuivre si la porte du bâtiment à côté de nous ne s'était pas ouverte pour nous dévoiler la silhouette d'un homme, Kyle si je ne me trompe pas de prénom. Le voyant saluer Jena d'une drôle de façon qui ne correspond pas avec le sous entendu émit par Jena un peu plus tôt, si les deux ont une aventure pourquoi la saluer ainsi ? Question qui restera sans réponse alors qu'il se présente à moi et bien entendu il faut que je le reprenne me concernant.

- Non, Cassandra. Cassandra Johnson mais tu peux m'appeler Cass.

Sortant ma main droite de ma poche pour lui serrer la main je ne peux que remarquer le cinéma qu'il fait avec ses propres mains, cela me faisant plisser les yeux. Et bien entendu cela me fait louper sa tentative d'humour qui de toute manière n'aurait pas eu de prise sur moi, par politesse je lui souris avant de lui répliquer.

- Ravie aussi mais tu t'es fait quoi à la main ? Tu me laisses regarder ça ?

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Lun 25 Juil - 12:33
A la réaction de Cassandra, qui semblait nager dans le déni et l’incrédulité des mots que je lui avais servis sur la nature de ceux qui vivaient au sein de ce campement, je ne pus m’empêcher d’arquer les sourcils d’étonnement. Quelque part, je pouvais aisément comprendre tout le burlesque de la situation, de mes mots ; encore plus si je l’avais expliqué à un individu “normal”, comme je l’étais moi-même. Venant de la part d’une jeune fille qui avait pourtant vécu cette expérience, ça m’étonnait bien plus cependant. Malgré tout, je ne tenais pas à lui jeter la pierre, d’autant plus en l’entendant rationaliser et avancer nombres d’arguments et hypothèses scientifiquement fondés dans leurs constructions.

La jeune femme avait quelque chose d’attachant dans son innocence, que je considérais pour ma part comme de la naïveté, mais je me devais de faire preuve d’un peu plus de compréhension vis-à-vis de son expérience qui devait être pour le moins déroutante. Ça n’était pas étonnant d’ailleurs qu’elle cherche à se raccrocher à des explications scientifiques, là où d’autres pouvaient se raccrocher à un Dieu ou un dogme. D’ailleurs, malgré mon scepticisme face à ses arguments, il me fallait bien admettre que c’était malgré tout là une possibilité qui méritait d’être étudiée.

Mais ce furent surtout ses derniers qui m’arrachèrent un sourire en coin, assez ironique et fataliste alors que je le dévisageais plus longuement, posant mes azurs dans les siens.

“Quand tu auras le matériel nécessaire, sait-on jamais, tu pourras effectivement étudier mon sang et probablement celui de ceux qui le souhaitent pour trouver des réponses ou un remède à tout ça. Mais pour l’instant, j’assure mon immunité à l’aide d’un autre genre de seringue,” plaisantai-je d’un humour assez sombre en redressant légèrement mon arme de poing à sa vue avant de la baisser de nouveau.

C’est alors que j’entendis une porte s’ouvrir dans mon dos, celle du bâtiment annexe et qu’en tournant mon regard pour découvrir l’origine de ce bruit, je pus reconnaître la silhouette de Kyle s’approcher de nous. Je laissais mes lèvres s’étirer dans un sourire plus sincère encore l’ayant reconnu, puis répondais à son geste de salut d’un signe de main accompagné d’un bref hochement de tête.

“Salut Kyle.”

Visiblement, et malgré ce qu’il s’était passé dans cette baraque en excursion, l’homme semblait maintenir dressée cette barrière de professionnalisme et de rigueur toute militaire qu’il avait affiché en continu durant notre sortie. Une barrière qu’il ne semblait pourtant pas afficher au devant de Cassandra, avec qui il se permit même de glisser une petite plaisanterie ; et bien que je n’en montrais rien, je sentis une soudaine et intense bouffée de jalousie gonfler mes tripes, durcissant quelque peu mon regard en dévisageant ces deux-là et leur échange.

Et ça ne s’arrangea guère lorsque cette dernière s’intéressa à l’apparente blessure qui ornait la main droite de Kyle et dont elle voulait s’occuper. J’avais beau me dire qu’il ne s’agissait là que de son penchant naturel à aider les autres, panser les blessures comme elle l’avait mentionné, je ne pouvais m’empêcher de me demander ce que ça pouvait bien lui foutre de s’inquiéter d’une égratignure. Kyle n’était quand même pas en sucre à ce que je sache…

“Ne t’en fais pas, il n’y avait rien de compromettant dans notre conversation. Nous discutions juste du campement, de ce phénomène qui vous aurait ramené à la vie et des étranges pouvoirs qui y semblent liés. D’ailleurs, vous devriez trouver James tous les deux à ce sujet.” Je posais mon regard plus précisément sur Cassandra. “Peut-être qu’il saura mieux te convaincre que moi, par des faits et non des mots.”

“Et d’ailleurs, je suis curieuse de savoir ce que tu penses de tout cela,” demandai-je à l’homme en reportant de nouveau mon attention sur lui, le détaillant des pieds à la tête avec une discrétion toute relative.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Mer 27 Juil - 18:27
Evidemment, c’est quand on compte garder les choses les plus secrète possible qu’il y a toujours un type pour te remettre le nez dedans avec toute son innocence histoire d’en rajouter un peu, et que tu puisses rien en dire. C’était bien la peine d’avoir gardé mes bandes de boxe sur mes mains et avoir recouvert la légère tâche de sang qui s’en était imprimé avec de la terre et de la poussière. Penaud, je finis par fourrer mes deux mains dans les poches, baissant légèrement le regard pour préparer ma prochaine connerie, avant de finir par le relever d’un air mutin et comique, du moins tel que je le voyais.
 
« C’était un ours. Immonde, affreux. Avec des grosses griffes et des grandes dents, il avait trouvé refuge dans le bâtiment et m’a sauté à la gorge. Un vrai furieux. Mais il a pas su résister à mon crochet du droit. Ma cicatrice de guerre. » Finirais-je par conclure, un large sourire amusé sur les lèvres.
 
J’aurais d’ailleurs ponctué ma plaisanterie d’un clin d’œil discret offert à Higgins qu’elle seule pouvait voir, avant de reporter mon attention sur la petite blonde en prenant un ton plus sérieux. Je n’étais pas certains qu’elle soit ouverte aux plaisanteries, peu l’était d’ailleurs aux miennes, et pour essayer d’éviter le raccourcit facile d’une catégorisation de gros lourdaud, je préférais rajouter quelques petites notes sérieuses à sa simple question.
 
« Merci de le proposer, Cassandra. Mais ce n’est pas grand-chose. J’allais justement me passer un coup d’eau quand je vous ai vu. »
 
Je refusais, simplement et poliment sa demande, en espérant ne pas la vexer, ne la connaissant pas – les filles étaient si susceptible parfois, surtout les civil, il suffisait de ne pas employer le bon mot au bon moment et tout était foutu – puis je m’intéressa à leur conversation puisque j’y étais invité par Higgins. Avec elle, je me sentais plutôt à l’aise, du moins pour les côtés qu’on s’était autorisé d’explorer. Pour le moment, je m’étais montré patient, mais le détachement dont j’avais su me convaincre à l’époque s’étiolait peu à peu, à chaque jour passant, au souvenir de la promesse muette qu’elle m’avait rendu. Je me demandais d’ailleurs si c’était le genre de nana à faire tourner en bourrique, juste histoire de se la raconter désirable et manipulatrice, et mon regard gris plongé dans le siens chercha une preuve pour réfuter cette thèse.
 
Retour à la vie et pouvoirs. Voilà un sujet que je n’avais pas entendu parler, ni évoqué de moi-même depuis mon arrivé ici. A ce moment-là, j’étais assez sceptique à ce propos, et je ne l’étais pas moins d’ailleurs aujourd’hui, mais la démonstration qu’avait fait Melody face à moi, ce tour de passe-passe assez bluffant d’ailleurs m’avait forcé à y cogiter avec plus d’attention.
Force était de croire cependant que, si les circonstances avaient laissé croire qu’un identique destin m’avait concerné, aucun pouvoir surnaturel ne s’était manifesté. Peut-être que je suis le maillon faible de l’évolution humaine ?
 
Mes yeux se plissèrent pour témoigner de mes doutes à ce sujet, et mon regard, qui se perdait brusquement dans le vague aussitôt abordé, devait également en dire long sur mes pensées.
 
« Peu et beaucoup de chose à la fois pour dire vrai. Ca me semble tellement invraisemblable encore à l’heure actuelle que je m’attends à tout moment de voir surgir une espèce de caméra cachée escortée d’un présentateur à la Truman Show. Je préfère ne pas parler de retour à la vie comme certains semblent le croire, mais plutôt de guérison miraculeuse. Mon côté un peu trop terre à terre sans doute, et surtout moins flippant. »
 
Le fait d’évoquer la chose me fit cependant relever une question que je ne pus contenir tant elle mettait un certain doute en moi. Alors que j’avais fini par alterner d’un côté puis de l’autre mon regard pour mêler les deux filles à ma réponse, ma dernière phrase ne put être adressée qu’à Jena en personne, mon regard guidant dans cette direction.
 
« Comment tu vois ça toi ? Ça te fait peur, ce qu’on semble avoir tous plus ou moins vécu, genre comme si on était des aliens ou des mutants ? »
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