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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Visite Imprévue - 25/03/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Ven 8 Juil - 13:35

Visite Imprévue





Eléments Scénaristiques:
 

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 8 Juil - 19:51

Visite Imprévue

Temps : Le soleil s'est récemment couché, laissant le Texas à la merci d'une nuit relativement étoilée. Le temps est sec, seule une légère brise vient titiller les peaux et même les plus frileux ne se sentiront guère gênés à moins d'être très peu vêtus.
Activité : Il y a dans tout le quartier un calme plat et le camp vaque à ses occupations de nuit habituelles, sans que rien ne vienne interférer, pour le moment.
Heure : 21h.


Tour I

Tous :


Vous êtes présents au camp, comme vous en avez l'habitude une fois la nuit tombée, contraints par un monde bien trop dangereux de jour et proprement suicidaire de nuit par les temps qui courent. Quelque soit vos occupations ou vos intérêts, ensemble ou séparés, vous vivez au rythme du calme ambiant et on ne peut plus pesant dans un tel monde. On peut apercevoir, ou croire apercevoir au loin une silhouette ou deux, de temps en temps, semblables à des morts-vivants, à moins qu'il s'agisse d'être bien vivants extrêmement peu stressés et errant mollement.

Mais les minutes passent sans qu'aucun événement ne vienne vous perturber.

+++

Eléments scénaristiques:
 

Adam West

Anonymous
Invité
Ven 8 Juil - 20:06
Il ne faisait ni chaud, ni froid, c'était plutôt correct comme temps, tant mieux. Adam était allongé sur le dos, sur le lit de Cassandra et s'y prélassait, un bras relevé la main sous le crâne, elle-même coincée entre ce dernier et le coussin en appui, il fixait silencieusement le plafond en pensant à telle ou telle chose, précisant ses pensées à mesure du calme ambiant. Sous un bras ? Sa poupée blonde, dont il sentait la poitrine si ferme se presser contre son torse, l'autre main du grand gaillard traînant en caresse de ses fesses jusqu'aux courbes du dos.

Leurs ébats farouches avaient l'avantage de lui donner un peu de bien-être, qui compensait quelque peu sa frustration face au manque de vivres du camp et le loto qui l'avait désigné parmi les grands perdants, alors qu'il l'avait mérité plus que la plupart, sous prétexte qu'un gars chétif décidait. Il se donnait quelques résolutions claires : trouver de la bouffe, garder la bouffe pour sa gueule et ses besoins, garder le cul de Cassandra pour ses autres besoins, garder ses armes près de lui et son sac à dos prêt au cas où il devait se casser d'ici. Il ne se faisait pas d'illusions, cette baraque allait finir défoncée un jour ou l'autre et tout ce tas de blaireaux passera tôt ou tard à la casserole. Si vous lui posiez la question, il vous dira sans honte ni remord qu'il n'hésitera pas à se tirer en abandonnant tout ce beau monde à son sort le jour venu, et s'il pouvait piquer une caisse et un peu de matos au passage, ce serait tout bénéf. Au final, il se pourrait bien qu'un jour, ce soit lui qui fasse cramer cette baraque.

Il n'y avait pas à tortiller du fion, Adam n'était pas un enfant de coeur, ce qui comptait, c'était sa survie, son confort, son plaisir, son devenir. Les autres ? Rien à foutre, sauf peut-être Cassandra pour le moment, parce qu'elle était vraiment bonne et pour ce qu'il en faisait, il y avait de quoi faire peser la balance.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Ven 8 Juil - 20:14
La nuit est à peine tombée sur le campement que je suis déjà dans ce que je nomme ma chambre quand bien même elle ne l'est pas vraiment. La faim me ronge l'estomac maintenant que j'y pense alors que je suis allongée nue sur mon lit, mes doigts jouant sur le torse de mon amant. Oui cette fois je peux dire qu'il l'est vu que la semaine écoulée a été propice à des retrouvailles quotidiennes. Mes pensées vagabondent tranquillement maintenant que je suis revenue dans la réalité, que ce moment que j'appelle comme ceux avant lui mon moment à moi, celui pendant lequel mon cerveau arrive à déconnecter de la réalité, à ne plus tout décrypter en permanence. Et cela je le dois à l'homme contre lequel je suis collée. Si ce n'est cette faim qui ne me quitte pas et me fatigue forcément, je me sens pour le moment du moins détendue et sereine.

M'amusant du fait qu'encore une fois mes vêtements ont volés sur le sol bien qu'ils ne soient pas loin. Ma tenue habituelle enfin une des deux composée d'un jean, de mes sous vêtements et d'une chemise bleue unie. Calquant certaines choses sur Adam qui lui est expérimenté niveau survie, le sac à dos que j'ai ramassé lors de notre sortie est accroché au pied du lit et le couteau de cuisine que j'ai lui aussi gardé de cette sortie est posé sur la table de chevet. J'ai beau ne pas savoir m'en servir, je le garde par pure prudence quand bien même la simple présence d'Adam dans la pièce suffit à ce que je me sente en sécurité malgré qu'il soit...lui. Je n'arrive toujours pas à définir ce qu'il peut bien être en réalité, il a la fâcheuse manie de me faire penser une chose puis l'autre à son sujet. Le côté bonne chose prenant le dessus surtout dans ces moments là que cela soit pendant ou comme maintenant après alors que je sens sa main sur mes fesses.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Ven 8 Juil - 20:22
La nuit. Je détestais. On devait redoubler de vigilance là où notre corps avait compris qu’il était temps de faire une pause. Une pause sans doute bien mérité, qui permettrait d’envisager le lendemain en toute sérénité. Enfin ça c’était dans les grandes lignes. Je détestais la nuit, je n’ai jamais été un grand animal nocturne même dans mon adolescence.
Il n’était pourtant pas bien tard, le soleil tombait tôt à cette époque de l’année et même si je n’avais pas l’heure sous les yeux, je pouvais facilement l’estimer par mon estomac qui redoublait de protestation. J’avais faim, vraiment. Ça m’en vrillait l’estomac. Certes ça faisait un bon moment qu’on se contentait du strict minimum, mais je ne pensais pas avoir à faire à une disette totale. Combien de temps faudra-t-il tenir comme ça ? Et plus la faim grandissait, plus la fatigue me gagnait, comme si je n’avais pas emmagasiné assez d’énergie pour supporter cette journée.

Toujours était-il que ce n’était pas dans ma tente que je me trouvais à l’instant précis. J’avais pris sur moi, comme beaucoup de ce camp, de veiller sur mes paires et sur mes miches aussi, contrairement aux instructions inexistantes d’un chef plutôt fantôme. Ca faisait peu de temps que j’étais ici, je songeais pourtant à me barrer mais je connaissais bien les raisons de cette absence d’action. Il y en avait plusieurs. Des mineures, et d’autres qui pesaient un poids considérable dans la balance.

C’était donc sur le perron que je stationnais, assis sur le rebord de l’une des fenêtres cloisonnées, profitant d’un appui pour mon dos, mon couteau papillon en main avec lequel je jouais le temps de mes observations. J’ignorais combien de temps j’allais tenir ainsi peu en forme, mais je pousserais le maximum.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 8 Juil - 20:25
Avec le passage des jours et les nombreuses heures à ressasser toujours les mêmes idées, j’avais peu-à-peu fini par perdre le sommeil, toujours dévorée par de multiples questions qui ne trouvaient presque jamais de réponses. Et cela n’avait pas été en s’arrangeant depuis ma “dispute” - qui était bien loin d’en être une face à une telle absence de répondant - avec Samuel ; et ses intérêts qui me semblaient de plus en plus complexe à saisir. Pourtant, il me semblait que j’avais l’habitude de bien cerner les problèmes et trouver des solutions efficaces bien avant tout cela. C’était à se demander si la mort - les morts - n’avaient pas tout simplement fini par amoindrir mes facultés de réflexion. J’y avais bien laissé un bout d’avant-bras après tout. Sauf que si je pouvais m’accoutumer à l’idée de perdre un bout de chair pour continuer de vivre, il m’était beaucoup plus difficile de tolérer d’y laisser aussi de mon esprit. Depuis mon enfance, j’avais tout misé sur mes capacités de réflexion, de travail, une certaine intelligence qui savait me gonfler d’une arrogance parfois blessante auprès des autres, et envisager de perdre cela, c’était comme me perdre moimême un peu plus. Ce monde n’avait-il pas déjà pas suffisamment œuvré à cela depuis de nombreux mois maintenant ?

Il y avait donc eu ce constat dans un premier temps, alourdi par le comportement problématique de Samuel - à moins que ce ne soit le mien qui soit problématique ?? Non… Certainement pas… - qui m’avait poussé à m’isoler de plus en plus du groupe dans un premier temps, puis de la maison, passant la majeure partie de mes journées et de mes soirées dans le petit bâtiment annexe à bricoler et établir des plans, des schémas, poser et arranger mes idées pour les accaparer à autre chose que le ressassement perpétuel de mes idées les plus noires, accompagnées elles-mêmes de doutes plus ancrés et indéboulonnables les uns que les autres. Moi qui aimais tant les épreuves, les difficultés, les obstacles à surmonter et les problèmes à résoudre pour quelque part - et sans m’en dissimuler - flatter mon ego, voilà que je me prenais à rêver, envier, la simplicité banale d’un quotidien aujourd’hui perdu. Au moins avais-je encore quelques personnes avec qui m’entendre, en qui avoir confiance pour oser sourire de temps à autre, et surtout souffler un peu.

J’achevais donc de remonter la moto-cross, un travail de réparation débuté le jour où Mark était venu me trouver dans le bâtiment de bois, les mains garnies d’outillages propres à ce boulot, mon éternel jean devenu de plus en plus crasseux et graisseux au fil des jours passés à remonter le système de freinage de la moto accidentée, à l’instar de cette chemise bleuâtre qui tendait de plus en plus vers le noir. Une petite victoire sur moi-même et mes connaissances perdues qui se réveillaient peu-à-peu.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 8 Juil - 20:43

Visite Imprévue

Temps : Le soleil s'est récemment couché, laissant le Texas à la merci d'une nuit relativement étoilée. Le temps est sec, seule une légère brise vient titiller les peaux et même les plus frileux ne se sentiront guère gênés à moins d'être très peu vêtus.
Activité : Il y a dans tout le quartier un calme plat et le camp vaque à ses occupations de nuit habituelles, sans que rien ne vienne interférer, pour le moment.
Heure : 21h.


Résolution du Tour I


Adam : Toi et Cassandra flânez sur le lit, l'un contre l'autre tels des amoureux, que vous n'êtes pas. Alors que vous profitiez de la tranquillité et du silence, vous entendez un bruit de fond lointain, difficile à définir mais dans le silence de la nuit apocalyptique, surprenant. C'est une sorte de bruit strident que vous percevez à peine, trop loin et hors des murs qui vous protègent pour bien en prendre la mesure. Puis, plus nettement bien que toujours aussi éloigné, vous percevez plus distinctement des sons brutaux et brefs, qui s'enchaînent pourtant à plusieurs reprises : des coups de feu. Il se passe quelque chose dehors, quelque chose loin d'être anodin.

Cassandra : Toi et Adam flânez sur le lit, l'un contre l'autre tels des amoureux, que vous n'êtes pas. Alors que vous profitiez de la tranquillité et du silence, vous entendez un bruit de fond lointain, difficile à définir mais dans le silence de la nuit apocalyptique, surprenant. C'est une sorte de bruit strident que vous percevez à peine, trop loin et hors des murs qui vous protègent pour bien en prendre la mesure. Puis, plus nettement bien que toujours aussi éloigné, vous percevez plus distinctement des sons brutaux et brefs, qui s'enchaînent pourtant à plusieurs reprises : des coups de feu. Il se passe quelque chose dehors, quelque chose loin d'être anodin.

Kyle : Installé sur le perron, tu observes pensivement les alentours. Un peu plus tôt, tu as bien cru distinguer une silhouette ou deux s'exposant dans la rue lointaine, mais rien d'inquiétant, des rôdeurs de passage sans doute. La tranquillité perdurera un peu de temps, quand il y eut un sauvage et strident boucan venant du fond de la rue, que tu as du mal à saisir au début mais finit, au fil des secondes qui passent, par comprendre comme s'agissant des roues d'un véhicule, léger probablement, qui racle le sol en pleine course. Dans la foulée, tu aperçois un faisceau de lumière blanche, à bien trois ou quatre propriétés d'ici et très vite après, quelque chose d'autrement plus stressant : une succession de coups de feu tirés en rafale, la distance est grande mais tu as assez de tes souvenirs et de connaissances pour te rendre compte qu'il doit s'agir, vu la force perçue, d'armes d'assaut, au nombre de deux ou trois. Il se passe quelque chose dehors, quelque chose loin d'être anodin.

Ivy : Bricolant dans le bâtiment annexe la moto qui avait quelque peu souffert d'un accident encore assez récent, tu es accaparée par ton travail et dehors, c'est le silence qui prime et la tranquillité, tu es d'ailleurs seule en ce moment. En plein travail et peu après, tu entends d'un coup un bruit de fond lointain, difficile à définir mais dans le silence de la nuit apocalyptique, surprenant et tu en jurerais presque d'instinct qu'il s'agit de quelque chose à roues, une voiture, autre chose, à l'origine de ce qui doit être une manoeuvre des plus sportives. C'est une sorte de bruit strident que tu perçois moyennement, peut-être un crissement du à un dérapage ou autre, trop loin et hors des murs qui te protègent plus ou moins. Puis, bien que toujours aussi éloigné, tu perçois très distinctement des sons brutaux et brefs, qui s'enchaînent pourtant à plusieurs reprises : des coups de feu tirés en rafales, ou en grand nombre d'armes. Il se passe quelque chose dehors, quelque chose loin d'être anodin.


+++

Tour II

Eléments scénaristiques:
 

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Ven 8 Juil - 20:59
Mes pensées passent d'une chose à l'autre quand il me semble percevoir un bruit anormal à l'extérieur, mes doigts cessent de jouer un instant sur le torse d'Adam afin de mieux écouter ce qu'il se passe. Fini les caresses et la tranquillité d'autant plus quand un frisson glacé ne parcoure mon corps à l'écoute de ce qui me semble être des coups de feu. Rien de tout cela n'est normal et j'oublie aussitôt ce moment de détente, mon visage se fermant avant que je ne me redresse dans le lit adressant à mon amant un regard interrogatif où il pourra sans doute lire l’inquiétude qui vient de me saisir. Quoi qu'Adam puisse me dire ou faire, de mon côté je finis par m'asseoir dans le lit pour attraper à la hâte mes vêtements et me rhabiller.

Je n'ai aucune envie d'aller voir ce qu'il se passe mais c'est impossible pour moi de ne rien non plus et bien sûr je ne peux que me demander si ça ne serait pas quelqu'un du groupe qui se fait attaquer. Bien que je ne vois aucun d'eux sortir dans le secteur en pleine nuit mais sait-on jamais ! Une fois habillée et chaussée, j'attrape par précaution le couteau de cuisine pour ne pas rester les mains vides même si pour le moment il n'y pas de danger imminent. Ceci fait et si Adam sort de la chambre, j'irais sur le palier pour regarder par la fenêtre et essayer de distinguer quoi que se soit à travers les planches de bois. Sinon j'irais voir par la fenêtre de la chambre ce qu'il se passe quand bien même celle ci ne donne pas sur la cour.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Ven 8 Juil - 21:00
Mes pensées n’eurent pas la permission de flâner autant que je l’avais espéré, car il fallait bien l’avouer une sentinelle n’était heureuse que lorsque son devoir avait été inutile. Et bon sang, j’aurais aimé que ce soit le cas encore ce soir.
Combien ? Une semaine de tranquillité ? Est-ce qu’on devait s’en inquiéter ou s’en estimer heureux ? Je ne savais pas vraiment quoi en penser. Toujours était-il que pour l’heure, les temps n’étaient plus à la réflexion vagabonde, mais à l’action et surtout à la réaction.

Je tombais sur mes pieds après m’être propulsé hors de mon assise par la force de mes bras, fonçant ensuite vers le mur du garage pour m’abriter d’éventuels tirs qui seraient axés dans ma direction, tout en dégainant aussi rapidement que possible le Sig coincé à l’arrière de mon pantalon. Mon équipement était loin, très loin d’être l’idéal pour faire face… de toute manière, personne n’était prêt, rien n’était prêt pour affronter un tel événement.
Longeant le mur du garage, je remontais avec une prudence certaine mais une rapidité assurée dans l’espoir de voir quelque chose en optimisant mon couvert, de comprendre ce qui se tramait, je me penchais légèrement en avant vers la rue dégagée. J’avais jeté un bref coup d’œil en arrière peu avant pour m’assurer que personne ne se trouvait à découvert et serait potentiellement victime d’un tir précis, car si ça avait été le cas, c’est vers cette personne que j’aurais foncé pour la mettre à l’abri.

Cette baraque comptait de trop nombreux civils et c’était bien pour les défendre que les types comme moi étaient formés.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 8 Juil - 21:07
J’achevais de remonter les mâchoires de frein arrière, dans un silence aussi lourd que pénible qui rien ne perturbait autrement que les cliquetis des outils contre la ferraille. Et malgré la pénombre ambiante de plus en plus épaisse, qui n’était en rien allégée par la présence d’une source lumineuse, et même aggravée par ma vision défaillante, je contournais tant bien que mal le problème inhérent à ma myopie par l’utilisation de mon don pour percevoir les formes métalliques des pièces et des outils afin de continuer à travailler dans un confort très relatif. C’était austère, et sacrément éreintant pour mon esprit, mais ça me permettait aussi de m’évader dans ma petite bulle de confort.

Une petite bulle qui éclata abruptement alors qu’un élément sonore inhabituel commença à percer la nuit, devenant plus présent et lancinant au fil des secondes pour finalement devenir marquant. Ce n’était pas juste un bruit lointain ; non, il s’agissait là de quelque chose de plus constant. Intriguée, je tendais l’oreille, me fermant même aux champs magnétiques pour privilégier mon ouïe. Je fronçais les sourcils lentement, en relevant le nez de la bécane pour tourner mon intérêt vers le monde extérieur, matérialisé par la porte du bâtiment que j’occupais.

Au bout de quelques secondes, je parvenais à reconnaître, presque instinctivement dans une réflexion nouée au creux de mes tripes, les crissements stridents du caoutchouc contre le bitume. Quelqu’un semblait rouler très fort et s’engager à des manœuvres particulièrement délicates en matière de pilotage alors que je comptais presque mentalement les fractions de secondes que duraient ces crissements. Curieuse, le cœur percé d’une pointe de mélancolie que j’avais du mal à m’expliquer, j’abandonnais là mon travail en cours pour me redresser, m’essuyant les mains sur un pan de ma chemise - un peu plus, un peu moins... - et rejoindre le seuil de la porte du bâtiment, calant mon épaule gauche contre le chambranle de celle-ci en laissant porter mon regard intrigué vers l’horizon nocturne dont je ne décelais aucune étoile.

Puis je perçus des coups de feu, des sons lointains qui pétaradaient et soulevaient chez moi le peu de souvenirs que j’avais d’une fusillade. Je sentis mon estomac se nouer d’une angoisse certaine à l’idée que des pillards, voire le Marchand et ses hommes eux-même, aient l’idée de débarquer ici après ces quelques semaines de répit. Je glissais un rapide regard vers la baraque, à la recherche d’un éventuel indice montrant que d’autres avaient perçus cette activité que je cataloguais d’emblée comme menaçante, avant de finalement reporter mon regard en direction de l’origine supposée de ce raffut, la gorge serrée d’appréhension. Dans un réflexe que je m’étais étonnée de découvrir, j’avais portée ma main à ma ceinture, où trônaient les trois couteaux de lancers. Un réflexe d’auto-défense que j’avais acquis je ne savais comment ; et qui, encore plus étonnant, me rassurait légèrement.
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