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Visite Imprévue - 25/03/35
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Adam West

Anonymous
Invité
Mar 12 Juil - 20:13
Un mec lui donnait de dos pour se rendre du coté de la maison, avec sa dégaine d'huître crevée depuis trois jours dans le coffre de la voiture, et les deux autres types qui s'intéressaient aux rôdeurs coté sud en braquant leurs armes, Adam se retrouvait également dans leur dos, ce qui était une aubaine sur tous les plans. Il avait l'avantage de la surprise, la diversion et un champ de tir idéal, ne restait plus qu'à décider de ce qu'il allait faire et comment. Décider vous dites ? Non, il savait déjà précisément ce qu'il comptait faire, descendre les deux passablement dangereux et s'occuper du troisième en dernier, si tant est que les personnes qu'ils sont venus chercher ne profitent pas de la situation et à ce moment là, c'est lui qui aurait une seconde ouverture sur la situation.

Resté quelque peu sorti pour pouvoir les observer, il se redressa pas plus haut que le toit et gardant une main sur le capot pour faciliter un mouvement de repli derrière au cas où ils le surprenaient soudainement, vint progressivement rejoindre l'avant de la voiture afin d'avoir une vue pleine sur le trio de chaque coté et pouvoir faire un carton assez facilement. Une fois arrivé au capot en question, il se sera remit à couvert, accroupi de profil à la caisse en posant une main sur le sol et en baissant la tête sans perdre de vue le jeune coté entrée de propriété, histoire de ne pas se faire repérer bêtement en cas de coup d'oeil de l'un des deux autres dans leur dos.

Il n'allait pas tirer tout de suite, ce serait un bon moyen de foutre le boxon mais ça foutrait un trop gros boxon façon chaos apocalyptique, entre eux et les zombies, ce coup pourrait se retourner contre lui et lui péter en pleine figure. Non, il avait une autre idée : puisque ces types avaient dressé leurs armes dans le but d'accueillir les morts-vivants pendant que le petit irait au charbon, il attendra plutôt qu'ils engagent le combat et le moment opportun, profiterait de leur propre boucan à la mitrailleuse pour les plomber et ainsi, minimiser les chances de repérer l'origine du tir. Un genre de l'inverse du silencieux qui butait dans le silence : le gueulard qui butait pendant que les autres gueulaient, même effet de cause, ou cause à effet, un truc comme ça. Pour le moment, il restait planqué et patientait en observant ce que faisait le gamin.

Les trois autres de son "groupe" ? Il avait déjà oublié même qu'ils existaient, prit dans la fièvre de la chasse et les babines déjà léchées - au figuré - à l'idée du casse-croûte qu'il allait se faire. Adam le vrai, commençait à renaître, bientôt il aura réincarné le tueur qu'il fut avant sa "mort" et c'était pas trop tôt, oh oui, le sourire qui se dessinait en coin sur son visage en témoignait.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 12 Juil - 22:09

Visite Imprévue

Temps : Le soleil s'est récemment couché, laissant le Texas à la merci d'une nuit relativement étoilée. Le temps est sec, seule une légère brise vient titiller les peaux et même les plus frileux ne se sentiront guère gênés à moins d'être très peu vêtus.
Activité : -
Heure : 21h47.


Résolution du Tour X


Adam : Tu te positionnes par l'avant du véhicule, sans avoir été repéré et te planque in-extremis lorsque l'un d'eux jette un coup d'oeil derrière lui, par acquis. Au devant, le plus jeune, les mains bien agrippées à son arme, arrive au niveau de la porte d'entrée et la teste, ne se pressant pas particulièrement pour rentrer. Il finit par ouvrir et pousse la porte, restant à son pas en s'intéressant sans doute à ce qu'il pouvait voir à l'intérieur.

« Il y en a au moins une douzaine. » Disait la plus grave des voix sur la droite, hors de ta vue.

« On a vu pire, allez on les descend. » Rétorquait la voix identifiable du chef de groupe.

Les coups de feu se mirent à hurler par rafales régulières, puissantes et insistantes, sans qu'il n'y ait de pause à présent et tu es aux premières loges, le bruit couvrant tout autre son autour de toi, rien ne vient perturber ta position pour autant. L'angle est dégagé, l'ouverture, bien ouverte justement.

Cassandra : Kyle te donne ses instructions, que tu décides de rejeter avant de poursuivre entre la deuxième et troisième maison, le duo lui, continuant son avancée dans les arrières des propriétés pour disparaître de ta vue. Tu progresses le long d'un chemin de dalles marbrées, de l'herbe de jardin de chaque coté venant quelque peu empiéter dessus à cause de leur grande taille. A ta gauche, une haie épaisse et haute, à ta droite, le mur de la maison voisine. Tu poursuis, prudemment, jusqu'à arriver presque au trottoir mais des coups de feu retentissent à t'en faire sursauter, très proches. Des successions de rafales s'enchaînent, régulières, puissantes et insistants sans qu'il n'y ait de pause, situées dans la rue en face de toi bien que tu localises assez les tirs comme venant de droite par rapport à ta position.

Après quelques instants où le feu nourrit persiste, tu vois la silhouette d'un mort débouler soudainement sur le trottoir, sortant rapidement de la haie mais celui-ci n'est pas élancé dans sa marche, il s'effondre à l'inverse, son corps inerte s'écrasant sur le bitume par l'avant et se tordant sur le sol telle une poupée de chiffon. Tu distingues une petite marre se former au niveau de son crâne et son torse sous son corps, en dépassant pour étendre sa forme autour, le sang conservé dans cette carcasse pourrissante. T'engager dans cette direction pourrait te valoir de prendre une balle perdue, ou pire, être directement repérée car tu n'as toujours aucune idée de qui se trouve dans ce coin, combien ils sont et où ils sont exactement situés. Eux ou d'autres rôdeurs pourraient te coincer et ce serait un bain de sang, le tiens.

Kyle : Tu donnes tes instructions à Cassandra, mais celle-ci les refusent et décide de partir de son coté. Malgré tout, Ivy t'incite à continuer et elle et toi en tête continuez par la troisième maison, traversant l'arrière jusqu'à rejoindre l'angle, quand des coups de feu éclatent par rafales régulières, puissantes et insistantes, sans qu'il n'y ait de pause à présent, juste de l'autre coté, ce que l'ouïe suffit à deviner. Te voilà presque derrière la zone que vous aviez choisi de rejoindre par rapport à la direction de votre venue et la zone des événements située à peu près au milieu de la façade principale de cette maison, dont vous occupez l'angle arrière. En jetant un oeil pour voir ce qu'il en était de ce coté, tu ne verras pas grand chose, ou peut-être que...

Un véhicule à l'arrêt, assez ressemblant à une voiture de police traditionnelle coupe la route en plein milieu presque en perpendiculaire, et plus au loin, jusqu'au trottoir d'en face soit à bonne distance, tu as l'impression de discerner quelque chose, quelque chose qui bouge peut-être mais tu n'es sûr de rien avec le manque de luminosité.

Ivy : Kyle donne ses instructions à Cassandra, mais celle-ci les refusent et décide de partir de son coté. Malgré tout, tu incites Kyle à continuer et tous les deux, l'homme blond en tête, continuez par la troisième maison, traversant l'arrière jusqu'à rejoindre l'angle, quand des coups de feu éclatent par rafales régulières, puissantes et insistantes, sans qu'il n'y ait de pause à présent, juste de l'autre coté, ce que l'ouïe suffit à deviner. Te voilà presque derrière la zone que vous aviez choisi de rejoindre par rapport à la direction de votre venue et la zone des événements située à peu près au milieu de la façade principale de cette maison, dont vous occupez l'angle arrière. Kyle va pour jeter un oeil, reste à savoir ce qu'il saura décrire.

Toi-même possède ton propre regard surnaturel, à un niveau différent, plus fluide, clair et étrange : si à l'intérieur de la maison, tu distingues de nombreuses matières métalliques diverses et variées en emplacement et en forme, comme dans toute maison à dire vrai, deux en particulier attirent cependant ton attention. Situées presque à l'arrière au rez-de-chaussée, à quelques mètres de vous, tu visualises ce qui ressemble à un fusil à pompe plutôt de ton coté, tandis qu'à un mètre à peine plus à l'opposé, tu visualises ce qui ressemble à une grosse arme de poing. A peu près au niveau de chaque arme par le dessous, la forme presque rectangulaire d'une boucle de ceinture se confirme sans trop de difficulté. Par cette simple mais ô combien incroyable visualisation, tu pouvais déduire que deux personnes se trouvaient dans cette maison, debout et à proximité l'une de l'autre, sans se menacer à priori.

+++

Tour XI

Eléments scénaristiques:
 

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Mer 13 Juil - 19:51
Je ne sais pas si j'ai bien fait de faire cela mais il était inconcevable pour moi de rester avec Kyle et Ivy et finalement je le regrette un petit peu alors que je me fige dans ma progression à l'écoute des coups de feu résonnant aussi proche de moi. Ma main se porte à ma bouche dans un réflexe pour empêcher un petit cri de surprise et d'effroi de franchir mes lèvres. D'autant plus quand je peux discerner malgré l'obscurité la silhouette d'un homme, non d'un infecté qui déboule avant de s'écrouler sur le sol. Pouvant ensuite à loisir observer la marre de sang s'agrandir autour du cadavre de ce qui fut un homme ou une femme ce qui a le chic pour me figer sur place si on tient compte de tout mais surtout de mon passif.

Une belle nuit étoilée, une chaleur intenable dans les tentes réservées aux recherches sur place et pas le temps de s'arrêter pour se rafraichir quant on a une épidémie à endiguer. J'entends les médecins s'exciter dans la tente jouxtant la mienne, trop de bruit et d'excitations même, les lumières qui se coupent brutalement, le générateur a du lâcher. Ou pas des tirs qui résonnent à mes oreilles, une balle venant percer l'épaisse toile de tente blanche juste au dessus de ma tête, je n'ai que le temps de me jeter au sol et de me boucher les oreilles avant que l'enfer ne se déchaine au dessus et tout autour de moi. Ce n'est que plusieurs heures plus tard qu'un des militaire m'a retrouvée couverte de débris en tout genre.

Une part de moi sait que je ne peux pas avancer au risque que cela finisse mal et pourtant je n'arrive plus à bouger, paralysée sur place par la peur, à la merci de tout et n'importe quoi. J'essaye de réfléchir, j'essaye de reprendre le contrôle sur mon corps mais pour le moment rien n'y fait, je suis contrainte de rester là où je suis et attendre.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Mer 13 Juil - 20:32
« Non, pas vraiment. Une voiture, peut-être autre chose. Je vais m’approcher plus, reste pas trop loin.»

Je n’étais pas bien sûr de ce que j’avais vu au loin, et je préférais ne rien affirmer en ce qui concernait ce mouvement. Il était de toute façon trop loin de nous si cela avait été un mort pour présenter une menace immédiate, et si cela avait été un de ces cinglés de la gâchette, notre position ne serait pas assez avantageuse pour lui assurer un tir précis, nous permettant de nous mettre à couvert le cas échéant. C’est donc avec prudence que je me mets à progresser un peu plus vers l’avant, toujours descendu à ras du sol sur mes appuis, frôlant un maximum le mur Nord de la baraque.
Je consolidais la prise de ma main droite sur mon arme pour être certains qu’elle ne m’échappe pas en cas de force majeur ; après tout, je n’étais pas à l’abri d’une rechute dans mes talents que je croyais acquis. Dire que j’aurais pu descendre une cible à plus d’un kilomètre fut un temps, je me faisais pitié à moi-même dans cette posture avec un tel flingue en main.
J’avais au moins pour moi le fait que les tirs pouvaient couvrir sans problème un impair dans ma progression si cela devait se produire, et parce que je n’entendais pas les balles sifflaient devant moi, j’en concluais bêtement qu’ils n’étaient pas orienté dans notre direction. Sans doute les morts avaient atteint leur seuil de tolérance.

Dès que je serais arrivé non loin du prochain angle, et si je n’avais croisé aucun événement inattendu, je me serais focalisé sur ce mouvement perçu un peu plus tôt et sur le reste de la scène où les feux avaient repris et qui restait encore voilé à ma vue.
Je faisais confiance en Ivy pour veiller sur mes arrières, après tout elle l’avait fait sans même que je lui en fasse la demande, je n’allais pas lui faire l’affront de m’y mettre maintenant. J’aurais tôt fais de me retourner si elle attirait mon attention sur un danger imminent ou si elle me confiait une quelconque information supplémentaire. Dans cet environnement obscur, on était à l’abri d’absolument rien.

Je repensais à Cassandra et à sa volonté de n’en faire qu’à sa tête. Ivy m’avait retenu de l’empêcher de se faire tuer, mais au fond, dans son affirmation, j’aurais perçu une vérité vrai : on ne pouvait se permettre de sacrifier le groupe pour une seule personne. C’était triste, c’était cruel mais j’avais sacrifié bien pire de mon humanité.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mer 13 Juil - 20:51
Cassandra partie et échappant à mon champ de vision, je me redressais légèrement en décollant crâne et dos de contre le mur de la maison où j’étais encore adossée, prête à me remettre en marche à la suite de Kyle. L’homme ayant fini par atteindre son point d’observation plus confortable, je le laissais à sa tâche de repérage, en attente d’informations de sa part sur la situation qui nous attendait de l’autre côté de la propriété. Mais le calme ambiant s’était voulu de courte durée que les coups de feu reprirent de plus belle, largement plus nourris que précédemment. Je pouvais sentir l’inconnu faire péter le plafond de ma tension du moment, et ce n’était qu’à grand renfort d’auto-persuasion - et un peu de foi placée en Kyle, à défaut de véritable confiance pour l’instant - que je parvenais à me résoudre à ne pas simplement imitée la jeune blonde quelques instants auparavant et foutre le camp.

L’idée de rejoindre la sécurité - terme ultra-relatif - de notre campement ne m’avait jamais vraiment quitté, mais je parvenais encore à raison garder face à mes peurs et mes doutes. Il était plus simple pour nous d’avoir l’avantage de la mobilité et de la surprise à l’encontre de ces inconnus portés sur la gâchette que de s’enfoncer la tête sous l’oreiller en espérant que ça passe.

Raison également qui me poussait paradoxalement à endurer la souffrance de mon don de mon plein gré, malgré la fatigue et la migraine qui se voulaient de plus en plus palpables. Avec tout le merdier que généraient les autres zigotos, je ne pouvais me permettre de ne pas les sentir venir si l’envie leur prenait de fureter de notre côté.

Aussi m’étais-je rapprochée un peu plus de Kyle, jusqu’à me trouver à moins d’un mètre de lui et m’assurer ainsi que nous pouvions communiquer sans hausser de trop le ton pour couvrir le boucan issu des nombreux tirs. J’en profitais pour me concentrer d’autant plus sur ma perception mentale des environs. Au bout d’une poignée de secondes, je me figeais littéralement sur place en décelant, puis devinant avec plus d’aisance, les silhouettes de ce qui ressemblait sans s’y méprendre à des armes, flottant à quelques mètres de nous, de l’autre côté du mur contre lequel je me trouvais. Des armes et quelques pièces de métal rectangulaires que j’identifiais à nouveau comme étant des boucles de ceintures.

Il y avait deux individus à quelques mètres de nous, patientant dans la baraque sans se menacer mutuellement de ce que je pouvais en déduire par l’orientation de leurs canons respectifs et leurs positions supposées. Mon cœur se mit à battre la chamade de plus belle et la trouille me saisir en écho à son rythme effréné. Vu la proximité de ces deux individus, et ne sachant absolument de leurs intentions - que je considérais avec méfiance comme hostiles ; dans le doute - je préférais ne pas interpeller Kyle de vive-voix en choisissant plutôt de lui tapoter doucement l’épaule droite de ma main gauche à quelques reprises pour m’assurer de son attention, puis de lui confier ensuite ma découverte. Puisque nous devions faire équipe, je ne pouvais envisager de laisser Kyle dans l’ignorance d’un potentielle menace à quelques mètres de nous qui risquerait de nous entendre, voire révéler notre position aux autres enflammés de la gâchette.

Lorsque j’aurais obtenu l’attention de l’homme, je lui aurais parlé dans un murmure si étouffé que je me demandais légitimement s’il pouvait m’entendre distinctement.

“Ya deux types armés de flingues dans cette baraque, juste de l’autre côté de ce mur…” Je me retournais légèrement sur moi-même en milieu de phrase, pour pointer ma main armée en direction des deux silhouettes que je percevais toujours afin de lui indiquer leurs positions respectives. “Là… et là.”

Une fois l’info transmise, je resterais à attendre ses prochaines instructions, lui laissant tout le temps nécessaire pour digérer la nouvelle, réfléchir et réagir en conséquence.

Adam West

Anonymous
Invité
Mer 13 Juil - 21:04
C'était parti, les deux nerveux avaient engagé les hostilités avec les nouveaux non-morts qui se pointaient et le gamin lui, faisait sa fillette à attendre qu'il pleuve devant la porte, dans un cas comme dans l'autre, il avait toute l'ouverture nécessaire pour faire ce qu'il voulait faire. Pourquoi voulait-il le faire ? Avait-il même une bonne raison de le faire ? Ça dépendrait bien de la personne à qui l'on poserait la question, n'importe quel type moins "extraverti" vous dirait que ces hommes, même si armés et visiblement violents, ne lui avaient rien fait et que s'attaquer à eux d'office relevait d'agissements gratuits et irraisonnés, la violence pour la violence pleine et entière. Et il aurait raison. Ces types ne lui avaient rien fait et pourtant, il avait l'intention de se les faire.

Déjà pour lui-même, pour toutes les raisons qu'il avait déjà pensé un peu plus tôt en terme de bien-être et de matos à récupérer, et surtout parce que ces guignols qui jouaient aux cow-boys en plein quartier allaient les foutre dans la merde et le camp avec, à rameuter tous les morts du coin. Qui sait si l'armée qui leur était déjà tombée dessus n'attendait pas dans le quartier voisin d'être attirée pour les pourrir à nouveau. Le risque qu'ils engagent les hostilités cash avec eux ? Ça aussi c'était déjà dit et surtout, il avait faim, il avait une putain de dalle et s'ils avaient le moindre steack de loup ou d'autre chose dans leurs sacs, il n'allait pas les laisser filer.

Il était de mauvais humeur à cause de la faim aussi, plus que les autres parce qu'il aimait ça par-dessus tout, bien manger. Voilà tout un tas d'argument qui selon lui envers lui-même, justifiaient toutes les saloperies qu'il avait en tête, c'était facile de s'octroyer des justifications quand les temps étaient à la survie par tous les moyens. Bon en fait, ok, il avait pas besoin de se justifier quoi que ce soit, c'était juste pour ajouter un coté intelligent à la chose. Il voulait les démonter pour le plaisir de les éclater, et les éclater pour le plaisir de les démonter, parce qu'il adorait ça la castagne et la violence gratuite, point final.

Ne jetant qu'un dernier regard vers le garçon en profitant qu'il soit dans sa pisse, il se redressa de derrière la voiture et leva son arme dans la foulée vers les deux hommes pour mettre à exécution son plan. Le temps de les observer tour à tour pendant leur carton, il profiterait d'une salve de tirs pour lui-même lâcher une rafale de trois coups sur le plus baraqué dont il voyait distinctement le sac à dos. Dans l'absolu il pourrait essayer d'éviter le conteneur et ce qu'il contenait, mais il n'avait pas encore assez récupéré pour se permettre d'être précis. Il le descendrait, visant à peu près au centre du dos, de façon à maximiser les chances de le toucher soit pile dans l'axe, soit autour.

Après ça deux options, puisqu'il n'était pas sûr de le toucher du premier coup et que la double-dose était de mise pour être sûr justement, soit il avait l'opportunité de tirer à nouveau une salve de trois avant que le type d'à coté réagisse en retard, soit il se faisait repérer rapidement ou manquait de se faire repérer et il abandonnera le second tir pour revenir se planquer par l'avant de la voiture, s'empressant de revenir sur le flanc à couvert. Dans tous les cas il se planquera, reste à savoir s'il pourra tirer deux fois ou non, ce serait pas mal.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 13 Juil - 23:25

Visite Imprévue

Temps : Le soleil s'est récemment couché, laissant le Texas à la merci d'une nuit relativement étoilée. Le temps est sec, seule une légère brise vient titiller les peaux et même les plus frileux ne se sentiront guère gênés à moins d'être très peu vêtus.
Activité : -
Heure : 21h47.


Résolution du Tour XI


Adam : Le jeune homme sur le pas de la porte y resta finalement, après un temps à on ne sait quoi, et ne paraissait pas décidé à entrer. De ton coté, tu sors de ta cachette et pointe ton arme chargée : les deux hommes sont bien dirigés vers le sud et sur un angle large, tirs par rafales contre les rôdeurs dont pas moins de six silhouettes sur la route, trois sur le trottoir de droite et quatre sur le trottoir de gauche, sont répartis et avancent, s'effondrant un par un sous les coups des rafales qui si elles ne sont pas d'une précision absolue, de nombreuses balles se perdant, ont le mérite d'assurer au moins une balle dans la crâne à successivement deux rôdeurs à droite, trois sur la route et un à gauche.

Ce qu'ils n'avaient pas considéré dans ce qu'ils avaient prétendument vu de bien pire que ce soir, c'était toi, ton arme et la surprise. Calculant approximativement le rythme des salves, tu finis par tirer. L'éclat strident t'es, à toi, très clair à quelque centimètres et le recul fait vibrer les os de tes bras qui tiennent l'arme, joignant un élan lumineux qui marque la propulsion des balles une par une pour les trois. Ton tir se mêle à la fusillade et l'homme ciblé, après un instant de flottement, lâche un terrible cri de douleur avant de plier genou à terre, méchamment touché sous l'aisselle gauche à priori vu son mouvement, tu ne vois pas clairement la réussite. Tandis qu'il s'effondre sur le sol, terrassé par l'assaut de métal, tu lâches une nouvelle rafale qui cette fois se perd complètement dans le décor et ne touche pas la cible.

A peine tu as le temps d'engager la seconde salve que celui de gauche, le chef, avait sursauté au cri de son collègue, reculant soudainement en se retournant et en braquant son arme presque au hasard, foudroyé par la surprise. Il te voit et lâche une nouvelle rafale plus hasardeuse qu'autre chose, celle-ci venant exploser les vitres avant et arrière de la voiture coté conducteur, ainsi que celle arrière, alors que tu te baissais pour te planquer comme trente secondes plus tôt.

« L'enculé ! Putain de fils de pute d'enculé ! Planque-toi on se fait attaquer !! »

Le type hurlait littéralement, tu n'as pas le temps de voir la réaction du jeune coté maison car tu fais le tour et retourne disparaître sur le flanc de la voiture.

Cassandra : Prise au dépourvu par les tirs enragés et les morts s'effondrant dans la rue, tu restes figée sur place, tes souvenirs remontant à la surface comme une mise en fonction automatique déclenchés par les sons et les images que la réalité t'impose. Mais soudain, alors que rien d'autre que l'adrénaline grimpant dangereusement ne t'avait atteinte, tu ressens comme... une impulsion.

Elle parcoure ton crâne, donnant l'effet d'un coup de jus après avoir eu l'imprudence de mettre les doigts dans une prise électrique et la douleur est si fulgurante et étourdissante que tu tangues sur ta gauche et t'effondres brutalement à genoux, forcée de plaquer tes mains au sol pour ne pas y enfouir ton visage. Cela ne dura que quelques instants, juste le temps de la ressentir d'instinct, ne l'identifiant pas plus que tu ne pouvais la comprendre, elle qui semblait venir de nulle part avec tant de violence. Sortant de cette secousse neurale pour reprendre ta lucidité immédiate, tu étais témoin d'un événement ô combien surprenant qui ne venait de nulle autre, que toi.

Une vive sensation de froid parcourue ton corps, comme si le vent glacial du rude hiver venait souffler dans tes os et ta chair et cette glaciale perception se renforce dans tes mains que tu as l'impression, gèlent sur place. Si cela a de quoi être effrayant sur le moment, désorientée et dans l'incompréhension la plus totale, le plus perturbant ne faisait qu'arriver : des effluves très froides et bleutées sortirent de sous tes mains et l'entourèrent tel un nuage de glace, se frayant un chemin à travers les herbes et l'air durant plusieurs instants avant de se dissiper et laisser ces mêmes herbes, complètement gelées autour de ces mêmes mains. Si cet incroyable miracle surgissant de la nuit et défiant toutes les lois de la physique ne suffisait pas, tu perçus distinctement ton propre souffle qui l'espace d'un instant, fut aussi visible qu'il pourrait l'être en hiver.  

Kyle : De votre position, tu décides le premier d'avancer, te déplaçant le long du mur et écrasant l'herbe sous tes pieds pour t'approcher de l'angle final qui te permettrait de voir enfin tout ce qui pouvait se passer dans ce coin, ce qui forçait à Ivy, prise par ses propres découvertes, de devoir presque te courir après avant de pouvoir te parler. A mi-chemin à peu près, tu sentis sa main fine et petite te tapoter l'épaule, puis celle-ci une fois ton attention accaparée, t'expliqua ce qu'elle avait on ne sait comment découvert, ou ce qu'elle prétendait savoir en tout cas. A ses gestes, elle te situe des points à l'arrière au rez-de-chaussée. Difficile de visualiser exactement leurs positions mais l'information, si elle était vrai, s'avérait capitale.

Avant que tu ais pu répondre ou réagir à ce qu'elle te révélait, toujours dans l'incertitude d'où et comment elle pouvait le savoir et surtout tandis que derrière toi les rafales de coups de feu stridents se poursuivaient, vous êtes tous les deux surpris par l'arrêt des tirs qui précédait le cri perceptible d'un homme disant à peu près ceci : « L'enculé ! Putain de fils de pute d'enculé ! Planque-toi on se fait attaquer !! »

Tout s'enchaînait très vite, les informations se succédaient à une vitesse folle et la logique te fit revenir sur ta position pour constater qu'au devant, la forme qui te paraissait en mouvement, très diffuse de loin, montrait derrière la voiture de police en travers, une autre voiture toujours garée contre le trottoir tout près des propriétés d'en face, mais rien qui ne semble vivant. Tu voulus reprendre la route pour aller rejoindre l'angle comme prévu mais soudain, tu ressentis comme... une impulsion.

Elle parcouru ton crâne, donnant l'effet d'un coup de jus après avoir eu l'imprudence de mettre les doigts dans une prise électrique et la douleur est si fulgurante et étourdissante que tu bascules sur tes deux genoux et pose la main contre le mur par réflexe afin de ne pas finir au sol. Cela ne dura que quelques instants, juste le temps de la ressentir d'instinct, ne l'identifiant pas plus que tu ne pouvais la comprendre, elle qui semblait venir de nulle part avec tant de violence. Sortant de cette secousse neurale pour reprendre ta lucidité immédiate, tu étais témoin d'un événement ô combien surprenant qui ne venait de nul autre, que toi.

Ta vue sembla se flouter sans que rien n'ai touché tes yeux, ton ouïe, se faire un gouffre profond d'où les bruits ne résonnaient qu'en un écho difficile à décrypter, tu étais complètement désorienté durant de longs instants, qui parallèlement, eurent un effet bien différent : tes narines semblèrent s'ouvrir pour la première fois, comme si elles avaient conservé des valves fermées toute ta vie et qu'au prix de cette impulsion douloureuse et de l'absence absolue d'explication, s'étaient ouvertes pour envoyer à ton cerveau un tas d'informations en même temps jusqu'à l'indigestion : tu percevais une odeur de sueur, de souffre et de cendre, la sueur semblait provenir d'au loin du coté de la voiture qui était garée contre le trottoir, le souffre, les cendres et de la sueur à nouveau de plus loin du coté de la façade principale. Mais aussi, la sueur dans la maison même, mêlée à la poussière et au bois usé, au plâtre et à toutes sorte d'odeurs de maison, même celles des commodités. Et enfin, surtout, dominante et te donnant une virulente envie de vomir, l'odeur nauséabonde de la chair pourrissante, celle d'un corps mort, non, plus que ça, de plusieurs corps morts venant comme un souffle élargie depuis la façade principale, plus au loin également.

Ça te semble, après quelques instants d'imbroglio difficile à comprendre et décortiquer, plus clair d'un coup, et même plus précis dans les termes que tu pouvais mettre dessus : il y avait au moins deux êtres vivants à l'intérieur de la maison, deux variations de sueur humaine - Ivy disait vrai, un autre à l'entrée potentielle non loin, deux autres vivants éloignés par rapport à vous du coté de la façade principale, à proximité de pas moins d'une dizaine de rôdeurs peut-être, et droit devant toi, là où se trouvait la voiture correctement garée, un autre être plein de vie. Sans compter la petite Ivy à un pas de toi, pourtant, toutes ces odeurs normalement si distantes, t'étaient venues aussi franchement que celle d'Ivy, claires, limpides, peu agréables à sentir. Puis, elles s'estompèrent toutes d'un coup.

Ivy : Tu rassembles ta réflexion avec les informations qui t'étaient parvenues et souhaite interpeller Kyle, mais celui-ci file déjà le long du mur façon commando pour s'approcher de l'angle de la façade principale. Prise au dépourvue, tu es contrainte de le suivre rapidement, courant presque derrière lui pour tendre la main et tapoter son épaule avant qu'il ne s'engouffre dans l'action. Vous voilà à peu près à mi-chemin et tu dis à Kyle ce que tu sais, lui désignant les silhouettes dont la localisation te parait très claire, alors qu'il doit en être bien différent pour lui, rien qu'à l'idée de se mettre à sa place. Tu attends sa réponse et par conséquent ses instructions sur la marche à suivre, pendant que derrière lui et tout du long de votre échange difficile à cause du bruit, les rafales de coups de feu stridents se poursuivaient. Cependant, avant qu'il n'ait dit moindre mot, vous êtes tous les deux surpris par l'arrêt des tirs qui précédait le cri perceptible d'un homme disant à peu près ceci : « L'enculé ! Putain de fils de pute d'enculé ! Planque-toi on se fait attaquer !! »

Kyle fait volte-face assez vite et si tu étais en droit d'attendre qu'il se décide et en dise ou en fasse plus, ce dont tu fus témoin sera en revanche beaucoup plus inattendu : l'homme se met à grommeler de douleur malgré lui et en se repliant sur lui-même alors qu'il tombe soudainement à genoux, frappé par un mal invisible que tu serais incapable d'identifier et malgré tout tu pourrais en avoir une idée pour avoir vécu la même chose il y a des mois, puis il bascule presque, se rattrapant d'une main au mur afin de ne pas tomber. Il lui faudra de longs instants à subir cette foudroyante attaque avant qu'il ne donne l'impression de se reprendre péniblement.


+++

Tour XII

Eléments scénaristiques:
 

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Jeu 14 Juil - 14:24
Je restais figée juste aux côtés de Kyle, attendant une réponse et des indications de sa part alors que le déluge de coups de feu au-delà des murs de cette maison ne semblaient pas vouloir se tarir. La bonne nouvelle était malgré tout qu’aucun des projectiles tirés ne venaient dans notre direction, n’en ayant perçu aucun venant déchirer les lignes de champ. Puis les coups de feu cessèrent brutalement, me laissant croire l’espace d’une demie-seconde que toute forme de menace avait pu s’envoler avant que je ne puisse entendre, assez difficilement car provenant sûrement de l’autre côté de la maison, la voix d’un homme qui s’écriait d’être attaqué, le tout avec des mots si fleuris que ç’aurait pu être les miens.

Par qui, par quoi, vivant ou mort ? Je l’ignorais complètement et préférais me tasser légèrement sur moi-même afin de me faire la plus petite possible, comme si ce mur qui me protégeait n’existait plus et que je me trouvais à la merci de n’importe quel regard. Par ailleurs, je portais mon attention et ma perception en direction des deux silhouettes qui se trouvaient dans la maison afin de “voir” comment elles réagiraient à cela, ou si elles en étaient responsable d’une manière ou d’une autre bien que là encore, il ne m’avait semblait percevoir aucun tir venant de leur part.

Mais ce furent les réactions de Kyle qui m’inquiétèrent encore plus que le reste de la situation alors que je vis l’homme s’effondrer en genoux en grommelant, se retenant de justesse au mur de sa main. Je sentis mes tripes se nouer d’inquiétude à cette vision, craignant qu’il n’ait été touché par un quelconque projectile. Après tout, je ne percevais que les objets métalliques, il avait très bien pu se prendre une flèche ou un carreau d’arbalète que je n’aurais pu distinguer ni ressentir ; ou n’importe quoi de propulsé comme avait pu le faire Melody en compagnie du Vagabond.

Et j’en arrivais à une très amère constatation, qui me faisait froid dans le dos, me refilait la nausée et me dégoûtait au plus haut point, mais qui semblait presque inévitable. Les hommes en face, que je définissais cette fois-ci comme pleinement hostiles sans ne plus rien leur accorder du bénéfice du doute, devaient mourir, quand bien même, à l’image du Libérateur, ils se pouvaient être comme nous, et comme Lui, des dégénérés. Mais tout comme d’autres hommes qui avaient eu la mauvaise de menacer Samuel - en qui j'avais encore une confiance aveugle à l'époque - et en avaient payé le prix fort, il s’agissait maintenant d’assurer l’intégrité de Kyle, par n’importe quels moyens, aussi déplaisants et inhumains pouvaient-ils me paraître.

Inconsciemment, j’avais resserré ma prise sur le manche du couteau de lancer avant de me porter auprès de Kyle, cherchant à poser ma main libre sur son épaule, sincèrement inquiète.

“Kyle !? Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu as été touché ? T’es blessé ?”

J’avais posé ces questions avec une précipitation presque chaotique, l’inquiétude filtrant dans ma voix rendue plus vacillante de peur et de colère. Dès lors, je resterais en attente d’une réponse ou d’un geste de l’homme, me préparant malgré tout au pire, à agir et nous défendre par le sang si un hostile se décidait à venir dans notre direction.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Jeu 14 Juil - 20:58
Ainsi figée je n'arrive plus à rien jusqu'à l'instant où je ressens une sorte d'impulsion électrique parcourir mon corps me terrassant de douleur, je ne parviens pas à rester debout me retrouvant à genoux sur le sol, mes mains venant se poser ou plutôt frapper le sol herbeux pour m'éviter de manger le sol. Et cela ne serait pas de manière imagée. Je serais sans doute bonne pour des égratignures sur mes paumes mais c'est toujours mieux que m'éclater le nez ou les lèvres par terre. Bien que ceci ne me traverse pas l'esprit alors que je suis clouée au sol par la douleur, une douleur sauvage, brutale et fulgurante me donnant l'impression le temps qu'elle dure de me déconnecter de la réalité. Je n'ai jamais cru à toute ses choses là mais ça pourrait donner l'effet de regarder son propre corps depuis une autre perspective que celles habituelles.

La douleur me quittant en quelques fractions de secondes ou quelques pleines secondes je ne saurais le dire pour revenir dans le présent et me laisser assister à un phénomène étrange à faire peur. Un froid vif envahit mon corps comme si l'on était en plein hiver dans une montagne enneigée et que je me baladais dehors en tee-shirt. Le souffle de ma respiration semble se cristalliser dans le même temps et comme si cela ne suffisait pas j'ai les mains gelées, le gel ou la glace se répandant sur le sol autour de mes mains en effluves presque bleutées. Tout ce que je peux ressentir s'estompe aussi rapidement que c'est venu, mon regard azur fixé sur cette herbe gelée autour de mes mains. D'un mouvement brutal je retire mes mains de sur le sol, me reculant à me retrouver sur les fesses.

Restant de longs instants ainsi perdue à ne rien comprendre, effrayée au points que mes membres en tremble mon regard ne quittant pas cette herbe. Et bien que je ne comprenne toujours rien lentement je m'approche de cette zone gelée pour la tâter du bout des doigts et constater que l'herbe est bel et bien glacée comme en plein hiver avec une température ambiante douce. Je refuse de croire que la petite voix dans ma tête pourrait avoir raison alors qu'elle me murmure que ce phénomène vient de moi, que je l'ai provoqué. C'est impossible de croire une chose défiant toutes les lois de la nature, de la physique, de la science tout simplement. Inutile de dire que sur le moment j'ai totalement oublié où je me trouve et ce qui pourrait se passer autour de moi pourtant mon regard délaisse enfin l'herbe gelée du moins quelques secondes pour se poser sur ce qu'il y a autour, voir si en réalité ce phénomène localisé ne le serait pas tant que ça

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Jeu 14 Juil - 21:48
Pour le coup, tout s’enchaina à une vitesse folle alors que je perdais la maitrise des événements. D’un côté, Ivy me prévenait d’un potentiel danger et il fallait bien l’avouer, j’avais du mal à comprendre comment elle avait pu acquérir une telle information. J’avais à peine levé la tête en direction du mur, en me disant que j’étais sans doute passé à côté d’une fenêtre quelconque. Mais rien, et avant que j’ai pu faire le moindre commentaire, les coups de feu cessèrent brusquement simultanément à un cri, puis une phrase bien audible lancé à l’intention de je ne savais qui. Des morts qui les avaient surpris par derrière ? D’autres tireurs qui leur avaient tendu une embuscade.
Je m’apprêtais à demander à la jeune femme à mes côtés de redoubler de prudence qu’un mal indicible me pris. J’avais l’impression d’avoir pris un sacré coup de jus, mes muscles presque tétanisés, un mal de crâne ignoble me forçant à me replier sur moi-même tant la douleur était insupportable. Par chance, j’avais su garder les lèvres closes pour contenir cette souffrance autant de temps que possible. Mais le pire dans l’histoire n’était pas spécialement l’affliction, mais plutôt la perte soudaine de ma vue et de mon ouïe, comme si on venait de m’expédier presto dans le vide galactique.

J’étais complètement désorienté, déséquilibré, si bien qu’après quelques vacillements, je trouvais enfin appuis contre le mur voisin pour retenir mal chute. Je ne contrôlais plus rien, ni n’entendais plus rien. Et si la jeune Ivy s’était porté à mon secours, je n’aurais même pas pu lui répondre.
L’autre main pressé contre mon front sur une zone particulièrement douloureuse, une série d’odeur qui me donnait envie de vomir me frappèrent violemment. Le plus étonnant dans tout cela, c’est que ces odeurs ne se mêlèrent pas vraiment les unes avec les autres, et qu’elles renvoyaient à mon système nerveux des informations particulièrement étrange. Comment pouvais-je conclure si instinctivement une notion de quantité et de portée d’une odeur, en même temps que j’arrivais à les placer, géographiquement, tout autour de moi, au-delà même des obstacles.
Ca me paraissait si insensé que lorsque la douleur me quitta enfin, bien que progressivement, j’étais toujours focalisé sur le pourquoi du comment.

« Putain… c’était quoi ça ? »

Je n’arrivais même pas à décrire ce qui s’était passé, et perdu dans mes réflexions, je me souvins alors de mon arrivé au campement, confronté à un Adam qui avait perdu le contrôle de lui en m’envoyant valser dans les roses, mais des explications de Melody à ce sujet.
J’eus alors une pensée vive pour Ivy. Et si je l’avais blessé ?
D’un regard je m’assurais que je ne lui avais infligé aucun mal, tout en murmurant d’un ton plutôt inquiet :

« Je t’ai blessé ? »

Je me revoyais moi et mes propres douleurs lorsque j’avais été projeté sur la route comme un vulgaire caillou bazardé avec force et je ne donnerais pas cher de ma camarade si chose semblable lui était arrivé.

Finalement, et comme je reprenais conscience de ce qui m’entourait et des dangers, même si la forme m’avait temporairement quitté, j’aurais entraîné Ivy vers l’arrière de la maison, même si ça nous faisait faire demi-tour. Les prochains échangent de coup de feu pourrait nous être fatal, et maintenant que j’avais meilleure connaissance du terrain – me demandez pas de quelle manière – je trouvais plus judicieux de passer dans la maison par un accès arrière, de préférence pas directement sur les deux potentielles menaces intérieurs.
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