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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Visite Imprévue - 25/03/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Mer 20 Juil - 10:34

Visite Imprévue

Temps : Le soleil s'est récemment couché, laissant le Texas à la merci d'une nuit relativement étoilée. Le temps est sec, seule une légère brise vient titiller les peaux et même les plus frileux ne se sentiront guère gênés à moins d'être très peu vêtus.
Activité : -
Heure : 21h57.


Résolution du Tour XVI


Adam : Tu retournes vers l'avant de la voiture et reste accroupi quelques instants, entamant déjà un bon mètre sur la route avant de te lever et te lancer à pas de course vers la voiture de police. Dans ta progression élancée sans un regard derrière toi, tu entends les râles des morts persister mais aucun tir de fusil ne vient s'ajouter à l'action. Tu n'es d'ailleurs la cible d'aucune tentative et atteint le véhicule sans difficulté avant de t'y planquer. En vérifiant ton chargeur, tu constates qu'il te reste neuf balles et réenclenche le coup par coup. Tu sais que des rôdeurs s'étaient approchés de ta précédente couverture et il était sûr - sauf retournement de situation - qu'ils t'aient vu filer. Tu ne sais pas encore quand, mais il paraissait certain que les morts qui marchent finiront par te tomber dessus et à moins que tu ne te déplaces à nouveau, le combat sera inévitable.

Cassandra : Tu t'approches de la porte de la chambre et pose l'oreille, écoutant. Tu crois percevoir du bruit, mais il est assez éloigné et étrange sensation, tu ne sais pas si tu le perçois par-delà cette porte ou par-delà la fenêtre, comme si les bruits, qui semblent provenir d'une dispute, venaient des deux endroits à la fois. Ce que tu perçois d'autant mieux en revanche, c'est une respiration appuyée par l'effort, la peur ou autre chose de tout aussi intense, qui apparaît soudainement dans ton dos de courts instants avant de disparaître. En te retournant, tu constateras qu'il n'y a personne à la fenêtre, mais tu es pratiquement sûr d'avoir entendu quelqu'un passer devant cette fameuse fenêtre. En courant, probablement.

Kyle : Aux prises d'avec cette fille, tu te jettes en avant pour essayer de la plaquer au sol mais la bougresse semble bien accrochée et ta chute est approximative à cause du poids qu'elle t'impose et de son corps s'agitant furieusement, ce que tu entends distinctement de ses grondements féminins bien appuyés, alors que tu percutes la terre presque de flanc. Elle et toi retenez simultanément votre souffle, car vous subissez l'un comme l'autre cette chute incontrôlée et par cela, vous êtes contraints de vous relâcher tous deux. Mais bien vite elle repart à l'assaut, se redressant en se débattant, une de ses jambes coincée sous ton corps et essaie de se défaire de ta prise persistant involontairement. De ton coté, tu tentes de dresser le bras pour venir plaquer ton pistolet à peu près sur sa cuisse, la manoeuvre n'est pas évidente, et y parvient. Mais un vif geste de la main de la jeune femme, retenant à nouveau son souffle mais de peur celle fois, repousse tout en maladresse et urgence ta propre main au moment où tu tirs. Le coup part, résonne et fini directement dans l'herbe, puis vous vous retrouverez à vous débattre l'un contre l'autre, celle-ci essayant à la fois de se défaire de cette prise tout en tentant de repousser ton bras armé de sa jambe libre.

Dans les instants suivants, tu entends derrière toi la voix grondante, bien que manquant de férocité, du jeune homme :

« J'ai une arme ! J'ai une arme !! Alors lâche-la ou je t'achève sur place ! » Un court moment de flottement survint, la fille cessant de se débattre en se rattrapant des mains sur le sol tandis qu'elle levait la tête vers son camarade s'il en était, essoufflée. Le garçon reprit. « Tu vas lâcher ton arme et lâcher ma copine. Ensuite elle et moi nous allons partir et on en reste là. Plus de vague, vous pourrez aller vous acoquiner ou vous entre-tuer avec les autres types on s'en fiche, mais vous allez nous laisser tranquille. »

Tu ne le vois pas, mais il est possible, même probable, que la situation soit celle qu'il vous impose. Ce qui te prend aux tripes en revanche, vient du plus profond de toi-même : un vif sentiment de déni. Tu es soumis à cette volonté qui te gangrène l'esprit, à l'égard de ces deux jeunes, d'Ivy, du danger, de toute cette situation dont la gravité s'envole rapidement, comme une feuille morte emportée par un vent enragé.

Ivy : Tu es aux prises, ou plutôt contrainte par la prise du jeune homme qui malgré son manque de carrure reste trop fort physiquement pour toi. En face, Kyle se jette au sol avec la fille et leur mêlée semble incertaine, la jeune femme se défendant farouchement pour sauver sa peau et se défaire de son emprise.

Tu tentes le tout pour le tout et dresse ta nécrose à la vue du jeune homme, dont tu ne vois pas la réaction, mais tu ressens assez vite une légère baisse de la pression qu'il exerce. Plusieurs instants, paraissant interminables, filent puis tu te sens violemment tirée vers l'arrière et soudain, plus rien : la pression disparaît, comme ton équilibre et tu percutes le sol terreux et herbeux presque de coté. Le jeune homme t'avais projetée au sol et il te faudra quelques secondes pour accuser avant de pouvoir constater ce qui s'en suivait : alors que Kyle et la fille se battaient, un coup de feu partant dans la mêlée, l'arme de Kyle sans doute sans que cela n'ai interrompu ladite mêlée, le gars lui s'était pratiquement jeté au sol pour ramasser son revolver et se redressait sur ses jambes, assez maladroitement à cause de l'empressement, en grondant :

« J'ai une arme ! J'ai une arme !! Alors lâche-la ou je t'achève sur place ! » Un court moment de flottement survint, la fille cessant de se débattre en se rattrapant des mains sur le sol tandis qu'elle levait la tête vers son camarade s'il en était, essoufflée. Le garçon, pointant son revolver sur Kyle exclusivement, reprit. « Tu vas lâcher ton arme et lâcher ma copine. Ensuite elle et moi nous allons partir et on en reste là. Plus de vague, vous pourrez aller vous acoquiner ou vous entre-tuer avec les autres types on s'en fiche, mais vous allez nous laisser tranquille. »

Le retournement de situation, plein de nuances et d'intensité, remettait en cause la répartition des forces bien que ton pouvoir restait encore en mesure de changer cela à nouveau, car toutes les armes présentes, de celle du jeune homme à celle de Kyle et au fusil à pompe toujours dans l'herbe, étaient faits de métal. Mais ce qui te prend aux tripes en revanche, vient du plus profond de toi-même : un vif et envahissant sentiment de suspicion. Tu es soumise à cette volonté qui te gangrène l'esprit, à l'égard des deux jeunes et même à l'égard de Kyle, de Cassandra ou encore d'Adam. La voix à l'intérieur de toi en vient à redéfinir ce qu'il s'était passé depuis le moment où lui et toi êtes venus jusqu'à cette maison, au moment où il s'était jeté sur la fille spécifiquement en la menaçant, mais sans blessure, à ce qu'il venait de se passer. Tout depuis l'instant où vous avez entendu cette voiture se fracasser contre un mur dans la sécurité relative du camp, venait à s'imposer dans ton esprit sous un angle différent.

+++

Tour XVII

Eléments scénaristiques:
 

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mer 20 Juil - 16:38
Le choc avec le sol me coupa le souffle une nouvelle fois, et il me fallut quelques secondes pour reprendre mes esprits et recentrer mes idées alors qu’une autre scène se déroulait à quelques pas de moi. Un coup de feu retentit, puis je pus entendre le jeune homme menacer de s’en prendre à Kyle, le maintenant visiblement en joue. En quelques instants, nous étions passés de dominants à dominés. Mais les mots du jeune homme, sa requête, avaient quelque chose de profondément perturbant. Pourquoi exigeait-il qu’on les laisse partir, alors que nous le leur avions proposé de bonne grâce quelques instants plus tôt ?

Ce revirement m’intrigua tant que je me sentis de nouveau assaillie par cet angoissant et inexplicable sentiment, le même qui m’avait saisi lorsque je revenais de mon excursion foireuse d’avec Jordan au campement Jefferson, la même pointe de folie insidieuse qui m’avait poussée à décrédibiliser et accuser Samuel d’être un traître à la solde du Marchand quand son comportement envers le Vagabond allait à l’encontre même du bon sens et de nos intérêts. Mentalement, je me repassais le fil des évènements de la soirée et le recroisais avec d’autres informations que j’avais obtenues de la bouche d’autres individus.

Pourquoi m’épargner s’il me pensait contaminée et donc dangereuse ? Pourquoi épargner Kyle, l’agresseur de sa copine ? Plus troublant encore, pour deux jeunes gens ayant réchappé d’un accident routier que j’avais perçu comme particulièrement violent, ils n’avaient pas l’air d’être souffrants ni même blessés. Plus j’y repensais, j’y réfléchissais ; et plus je voyais la toile d’un habile piège tissée sur une accumulations de coïncidences qui devenaient de plus en plus douteuses à mesure que je les réétudiais.

L’accident de voiture qui nous avait fait quitter le campement, la volonté d’Adam de partir seul dans son coin, puis la même chose de la part de Cassandra. Le soudain changement de direction de Kyle au moment où je l’avais informé de la présence de deux personnes dans cette maison, et le fait qu’il leur tombe dessus comme “par le plus grand des hasards.” Ce pseudo-affrontement où cet homme de bonne carrure se faisait - ou se laissait - mettre en difficulté par une gamine à peine plus épaisse que moi. Et ce revirement d’attitude du jeune homme juste après avoir été confronté à ma souillure… A croire qu’il savait en réalité très bien que je lui avais menti, qu’il savait ce qu’elle impliquait, ce qu’elle révélait sur notre nature et donc ce que nous étions. Et d’aussi loin que je me souvienne, le Marchand nous convoitait justement pour cela.

Et la situation n’en devenait que plus claire alors que je repensais aux avertissements émis par le Vagabond la semaine dernière. Nous serions tous mort avant la fin du mois, et cette fin approchait bien justement. Et si tous ces évènements n’avaient pas été le fruit du hasard, mais bel et bien un plan parfaitement orchestré. Que savais-je de Kyle, Cassandra ou Adam sinon qu’ils étaient arrivés par l’entremise de Nelson ? Un Nelson qui nous avait conduit à Matthew et toute sa clique dans les premiers temps. Comment être sûre que tous étaient ce qu’ils prétendaient être, et non pas les nouveaux pions à la solde du Marchand nichés dans nos rangs ?

Le Vagabond m’avait arraché aux griffes du Libérateur, et celui-ci désirait maintenant me reprendre. C’était la raison pour laquelle Kyle m’avait conduit jusqu’à cet endroit, en ce lieu et avec ces deux personnes, pendant que le reste de la troupe foutait un bordel monstre afin de rameuter les morts et empêcher les autres au campement de nous rejoindre, de me sauver. Je pensais tout particulièrement à James et Liz’. Les deux jeunes gens désiraient simplement continuer leur route pour retrouver leur maître et lui confier les informations qu’ils avaient apprises, me laissant de nouveau seule avec Kyle, leur complice qui pourrait mieux me conduire, presque de mon plein gré, dans leurs griffes. Mais je ne marcherais pas dans cette combine, j’étais bien trop maligne pour ça. J’avais percé leur plan à jour et ne comptais pas tomber dans ce piège. Je le retournerais contre eux.

Résonnant en échos à ma peur, mon angoisse de tomber à nouveau entre les mains du Libérateur, j’avais senti une intense colère monter en moi, nourrie de ce sentiment d’avoir été trahie une nouvelle fois. Une rage si ardente qu’elle consumait presque instantanément toute retenue en moi, tout désir de me conformer aux mots qu’avait eus Elizabeth à l’école, ou aux actes de Mark concernant mon agonie. Ces hommes étaient foncièrement mauvais, je le savais, et il était hors de question que je les laisse partir librement pour aller informer leur chef. Si j’avais bien la ferme intention de retrouver le Libérateur un jour, ce serait selon ma volonté et mes conditions, et aucunement les siennes.

Mais ainsi perdue dans le dédale de mes pensées et l'élaboration de mes théories, je n'aurais guère pu focaliser mon attention vers le déroulement des évènements qui se passaient pourtant à quelques mètres de là et ce qui pourrait bien se jouer entre les trois protagonistes. Peut-être mon absence de réaction serait-elle interprétée comme un aval de ma part à les laisser partir, bien qu'il n'en était rien en réalité.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Mer 20 Juil - 20:40
Une fois l'oreille collée au bois de la porte, il me semble percevoir du bruit mais d'une façon plus qu'étrange, le son me provient d'une manière diffuse comme s'il était à la fois devant et derrière moi. Ce qui n'est techniquement pas possible, je décolle mon oreille de la porte pour recommencer, obtenant strictement le même résultat, soit mon audition me joue des tours, soit il y a quelque chose qui ne va pas. Je me fais refait le cheminement de pensée de mes déplacements cherchant à savoir quand j'étais à l'extérieur si les bruits de voix venaient du même côté que celui des fenêtres. Je serais rentré dans la maison où cela s'agitait ? Possible bien que je ne puisses pas en être totalement certaine. Et à vrai dire je n'ai que le temps d'esquisser cette théorie quand j'entends derrière moi cette fois une respiration forte et saccadée, cela me faisant faire un volte-face sur place et manquer une ou deux respirations. J'en suis sûre quelqu'un est passé devant la fenêtre de la chambre, quelqu'un qui semblait courir enfin certainement.

J'observe la fenêtre et je ne vois rien, ni personne, de planté devant et qui pourrait m'observer en retour. Si je n'ai pas rêvé ce quelqu'un est passé en courant. Je suis, si cela est possible, de moins en moins à l'aise avec tout ceci et complètement perdue me demandant à nouveau l'espace d'un instant ce que je devrais faire. Derrière moi au delà de la porte des voix se sont faites entendre mais elles viennent aussi de l'extérieur, rien qui dans l'immédiat ne semble approcher de ma position. C'est le coeur battant à tout rompre que je m'approche pas à pas de la fenêtre me risquant à regarder dehors ce qu'il se passe. Non je n'y vais pas franchement en me penchant par la fenêtre mais je reste en retrait me posant d'un côté de la fenêtre toujours ouverte pour voir au plus loin ce que je peux puis je fais la même chose de l'autre côté de la fenêtre. Essayant de voir du mieux possible si quelqu'un se trouve là que cela soit un infecté ou un être normal.

Et si jamais je ne vois rien bougé, je sais d'avance que je pourrais considérer avoir rêvé et si quelque chose bouge j'essayerais de voir si c'est quelqu'un que je connais comme Adam ou Kyle ou Ivy. Et si c'est l'un d'eux je tenterai de lui faire signe pour qu'il me repère et si ce quelque chose qui bouge n'est pas reconnaissable je me reculerai dans la chambre pour être sûre que l'on ne me voit pas du tout. Non vraiment j'aurai mieux fait de rester au campement, enfin je dis n'importe quoi alors que je sais pertinemment que je serais quand même venue, je ne pouvais pas laisser les autres sans rien faire malgré la peur panique vissée à mon corps.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Mer 20 Juil - 21:30
Le coup de feu était partit, mais contrairement à mes attentes, la fille était toujours en pleine possession de ses moyens. Je ne sais pas si c’était la faim ou encore mon malaise de tout à l’heure, ou d’autre facteur qui me mettait dans cet état, mais je venais de me faire gérer par une gonzesse. Non, ce n’était pas vraiment ça. La vérité, c’est que je ne voulais pas lui faire de mal à cette petite, inconsciemment, j’avais contrôlé mon arme hors d’elle, pour lui faire peur, rien de plus. Comment une fille telle que cette nana toute maigrichonne aurait pu arriver à me mettre à terre si facilement ? Il suffisait de rajouter la fatigue et le rationnement imposé, et ma simple volonté de ne pas faire trop de grabuge et on y était.

C’était donc avec une lenteur contrôlée que je me redressais, écartant les mains pour les rendre le plus visible possible vers l’adolescent qui pointait son arme droit sur moi – bien que je ne l’en croyais pas capable de faire feu, avant de venir ranger mon arme entre ma ceinture et mon pantalon.

« Y’a pas lieu de s’exciter mon garçon. Pas de stress à avoir. On est partit sur de très mauvaises bases. Chacun va repartir de son côté et on en parle plus, ok ? On a d'autre chats à fouetter de toute manière. »

Je retournais mes mains en signe de questionnement à son égard, ou plutôt l’air de donner la balle dans son camp. Quel choix avait-il de toute manière sinon celui-ci ? J’en profitais pour me diriger simplement vers Ivy et lui tendre la main afin de l’aider à se relever.

« Viens » Aurais-je rajouté calmement. « Faut qu’on aille voir où sont les autres. »

Bien entendu, pas une seule seconde je n’avais imaginé qu’ils puissent m’empêcher d’aller l’aider. D’ailleurs, je ne m’inquiétais plus vraiment pour eux. Ils voulaient faire leur vie, grand bien leur fasse. Je n’avais simplement plus rien à craindre, ni d’eux ni de la situation. Plutôt en confiance, ramenant Ivy sur ses pieds si elle acceptait ma main, et sinon, j’aurais tout de même fais un tour d’horizon du regard dans le but de savoir où les autres étaient passé et surtout prêtant attention à ce qu’il pouvait se passer de l’autre côté de la rue.

Adam West

Anonymous
Invité
Mer 20 Juil - 22:00
Il était parvenu jusqu'à la voiture sans encombre, pas un coup de feu, pas une balayette surprise, ni même un "hého !" de tarlouze pour faire mine de vouloir l'interpeller, le freiner, le stopper. C'était passé comme papa dans le cul mouillé de maman et la perspective d'avoir un nouvel angle d'approche changeait pas mal les choses : il n'était plus d'un coté des coups de feu, il était à présent en plein milieu et avait tout le terrain de baston en visu, tout en gardant une couverture façon gros tas de ferraille. Il avait vérifié son chargeur, neuf balles, c'était pas génial mais il y avait toujours moyen de moyenner. Les rafales à l'arme de poing c'était la classe, il y a pas à dire, mais ce que ça pouvait bouffer, aussi gourmand qu'il l'était lui-même et autant dire qu'il avait une sacrée dalle le fumier.

Il se retrouvait là, dos au véhicule, le flingue dans une main, Eve dans l'autre et une bonne baston à finir. Il restait toujours un mec à descendre et un groupe de rôdeurs qui se la jouait gang de racailles de Brooklyn à rentrer dans le tas pour défoncer tout le monde, ou plutôt se farcir les restes du Son of Chuck. Il avait agit avec prudence, attention, tactique, ses préparatifs voulaient qu'il poursuivre ainsi, mais au final, c'était trop tentant. Il en avait marre d'être attentif, il voulait s'illustrer, montrer ce qu'il avait dans le bide, le vrai, le beau Adam.

« Allez mon grand, un mec descendu qui se fait grailler, un autre qui au mieux pisse son dernier litre de sang, reste plus que le dernier et les mange-merde. Tu vas l'avoir ton carton, encore un petit effort, tu zigouilles ce qui reste, tu ramasses le pactole, torse bombé et couilles gonflées, on rentre à la maison en héros et on finit sur une bonne petite sodomie avec la poupée. T'es le boss ce soir, le maître du jeu, le Rambo de ces dames, Chuck Norris te regarde, on va en finir en beauté. T'es le meilleur, ouais t'es le meilleur... ALLEZ ! RAMENEZ-VOUS BANDE DE PÉDÉS DÉGARNIS ! CE SOIR LE SON OF CHUCK FAIT SON SHOW ET IL Y EN AURA POUR TOUS LES TROUS DU CUL !! »

Après avoir brièvement discuté de lui à lui-même, il avait finit par littéralement gueuler de toute sa grosse voix incroyablement confiante en sortant de sa tanière, dressant ses deux armes vers le ciel avec un air de provocation comme il en avait rarement eu... non en fait comme il en avait constamment mais c'était plus classe d'imaginer qu'il sortait de ses manières habituelles pour se donner un air encore plus déterminé. Il contourna la voiture, quoi qu'il puisse voir face à lui et sortit la langue bien au dehors en raillant le plus fort possible, secouant la tête tel un putain de Viking diplômé en cassage de mouille, déjanté, enragé et enivré par un combat digne de ce nom en continuant d'avancer, dressant aussitôt son arme à feu vers la zone où il avait repéré plus tôt le dernier sac à viande.

S'il repérait le type dans sa tanière, il tirerait à plusieurs reprises dans le but de le déglinguer une bonne fois pour toutes, et s'il ne trouvait pas de type planqué armé d'un fusil d'assaut, il se rabattrait sur les morts-vivants s'approchant en pointant le canon de son flingue dans l'axe de son oeil droit, fermant le gauche pour chercher une visée optimale. Ensuite, on revient sur le classique : tentative de tir en pleine tête pour les mordeurs, quitte à s'y reprendre plusieurs fois pour en avoir un. L'objectif était clair : vider son chargeur sans remord pour zigouiller tous ces fils de pute et une fois que la première vague serait passée, Eve prendrait le relais. Bien sûr dans son élan de guerrier-narcissique gonflé à bloc, il s'arrêterait tout de même à quelques pas des plus proches charognards le temps de faire son office.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 21 Juil - 20:25

Visite Imprévue

Temps : Le soleil s'est récemment couché, laissant le Texas à la merci d'une nuit relativement étoilée. Le temps est sec, seule une légère brise vient titiller les peaux et même les plus frileux ne se sentiront guère gênés à moins d'être très peu vêtus.
Activité : -
Heure : 21h59.


Résolution du Tour XVII


Adam : Tu hurles ta confiance en toi et appel à toutes les créatures encore présentes. Sortant de ta cachette en contournant la voiture, tu vois devant toi le tableau se dessiner avec une clarté plus grande qu'auparavant : la rue donnant jusqu'au camp est d'abord occupée par six rôdeurs, qui dévorent allègrement l'homme abattu plus tôt, s'écrasant presque les uns les autres au-dessus du cadavre en arrachant sa chair, ses tripes et ses organes dans un spectacle sanglant et salissant, une véritable boucherie. Trois autres, se suivant presque en file indienne, se suivent en s'approchant vers toi, à peu près situés au niveau de la précédente voiture que tu occupais, le premier d'entre eux dévoile toutes ses dents en râlant avec cette espèce de rage sans substance et défaite de toute véritable émotion, purement animale.

Tu dresses ton arme vers la planque du dernier des types, une voiture sur le trottoir gauche et n'y trouve rien. Tu es même certain qu'il n'est plus là car de ton emplacement, tu vois bien et presque jusqu'à l'arrière qu'il n'y a pas une bosse sur le coté de la voiture et pour que ce soit plus clair, tu vois un rôdeur femelle qui traîne sa jambe en se dirigeant entre les deux maisons de gauche, à la poursuite de quelqu'un vraisemblablement.

Le bougre avait filé et tu te rabats alors sur les rôdeurs, t'efforçant d'ajuster ta visée avant de tirer quatre balles successives : la première percute le rôdeur le plus proche, à bien dix mètres, en plein thorax, la seconde lui érafle la boite crânienne sur le coté en emportant un peu d'hémoglobine, la troisième passe derrière et frappe le second rôdeur en pleine gorge et la dernière revient sur le premier monstre en s'insérant dans sa bouche pour lui trouer l'arrière au-dessus du cou et finir dans l'épaule du second rôdeur à nouveau. Quatre coups, tous ratés puisque aucun n'était mort. En revanche, les coups avaient attiré l'attention des rôdeurs en plein festin et l'un après l'autre, trois d'entre eux, la bouche encore pleine de nourriture fraîche et ensanglantée, se redressent pour entamer leur lente marche dans ta direction.

Des trois rôdeurs proches, le premier n'est plus qu'à quatre mètres au mieux et les autres suivent, sans que les coups de feu, outre le vacarme, ne les aient perturbé d'une quelconque façon.

Cassandra : Prise entre deux feux, tu décides de t'approcher de la fenêtre. Au-dehors, tu perçois un véritable hurlement d'une voix grave, enragée et provocatrice à souhait que tu reconnaîtrais entre milles provenant de plus loin du coté de la route : « ALLEZ ! RAMENEZ-VOUS BANDE DE PÉDÉS DÉGARNIS ! CE SOIR LE SON OF CHUCK FAIT SON SHOW ET IL Y EN AURA POUR TOUS LES TROUS DU CUL !! »

Tu viens te caler sur la droite de la fenêtre pour voir au-dessus, vers l'arrière de la maison et fait étrange, tu as l'impression de voir le bras d'un corps appartenant à quelqu'un qui doit être pratiquement plaqué contre le mur, mais sans sortir au moins à moitié la tête au-dehors, impossible de définir dans cette situation qui ça peut être. Il y a quelqu'un, tu es maintenant tout à fait certaine. Bien vite néanmoins, des râles te parviennent, depuis l'autre coté et en te calant coté gauche de fenêtre, tu vois très clairement et sans aucune discrétion au moins deux rôdeurs qui s'avancent, lentement mais sûrement, appelant de grognements l'individu qui se planquait de l'autre coté.

Pourquoi cette personne ne continuait pas sa course alors que des rôdeurs étaient après elle ? Peut-être à cause des voix que tu as entendu. Quoi qu'il en soit, rester près de la fenêtre, à moins d'y aller franchement, pouvait être risqué lorsque les rôdeurs passeront devant.

Kyle : Tu perçois un véritable hurlement d'une voix grave, enragée et provocatrice à souhait que tu reconnaîtrais entre milles provenant de plus loin du coté de la route, faisant quelque peu sursauter la jeune femme alors que le jeune homme jetait un regard interpellé de coté, sans tarder à revenir à toi : « ALLEZ ! RAMENEZ-VOUS BANDE DE PÉDÉS DÉGARNIS ! CE SOIR LE SON OF CHUCK FAIT SON SHOW ET IL Y EN AURA POUR TOUS LES TROUS DU CUL !! »

Tu finis par lâcher prise, la jeune femme posant ses yeux sur toi en continuant de respirer fortement, presque planquée derrière sa chevelure fournie et colorée, puis te redresse en écartant les mains, terminant par ranger ton arme comme si de rien n'était avec une rétorque qui laisse le possesseur de revolver surpris. Il n'empêche pas le plissement de ses sourcils mais ne dit rien, gardant son arme levée et t'observant t'éloigner, tout à fait tranquillement, vers Ivy à qui tu tendais la main pour qu'elle se relève. Tu ne le vois pas mais l'un comme l'autre te regardent un moment dans ton dos, se regardent, puis le jeune homme attrapa le fusil à pompe au sol d'un évident empressement tandis que la jeune femme se dépêchait de se relever tant bien que mal, ayant souffert de la farouche mêlée d'avec toi.

Le premier rejoignit la seconde et tous les deux, se retrouvant presque collés, commencent à s'éloigner vers le Nord en passant assez près de vous, ne parvenant pas à vous lâcher du regard, suintant l'inquiétude, sans pour autant chercher à s'éterniser. Ils passent tout juste devant vous si vous souhaitiez encore réagir à leur départ d'une façon ou d'une autre. Ton tour d'horizon ne te dira rien pour le moment si ce n'est le bordel monumental qu'à rajouter Adam coté route.

Ivy : Tu restes plongée dans le fil de tes pensées et pas un geste, ni un mot ne répond à l'injonction du jeune homme s'il pouvait être sérieux. Au lieu de cela, tu constates les agissements des uns et des autres, particulièrement de Kyle qui se montre assez étrange dans sa réaction. Avant tout cependant, tu perçois un véritable hurlement d'une voix grave, enragée et provocatrice à souhait que tu reconnaîtrais entre milles provenant de plus loin du coté de la route, faisant quelque peu sursauter la jeune femme alors que le jeune homme jetait un regard interpellé de coté, sans tarder à revenir à Kyle : « ALLEZ ! RAMENEZ-VOUS BANDE DE PÉDÉS DÉGARNIS ! CE SOIR LE SON OF CHUCK FAIT SON SHOW ET IL Y EN AURA POUR TOUS LES TROUS DU CUL !! »

Puis, tu constates que Kyle finit par lâcher prise, la jeune femme posant ses yeux sur lui en continuant de respirer fortement, presque planquée derrière sa chevelure fournie et colorée. Ton acolyte - sur le principe - se redresse en écartant les mains, terminant par ranger son arme comme si de rien n'était avec une rétorque qui laisse le possesseur de revolver surpris. Celui-ci n'empêche pas le plissement de ses sourcils mais ne dit rien, gardant son arme levée et observant Kyle s'éloigner, tout à fait tranquillement, vers toi à qui il tendit la main pour t'aider à te relever. Derrière, le couple regardent un moment Kyle faire, se regardent, puis le jeune homme attrape le fusil à pompe au sol d'un évident empressement tandis que la jeune femme se dépêchait de se relever tant bien que mal, ayant souffert de la farouche mêlée d'avec ton acolyte.

Le premier rejoignit la seconde et tous les deux, se retrouvant presque collés, commencent à s'éloigner vers le Nord en passant assez près de vous, ne parvenant pas à vous lâcher du regard, suintant l'inquiétude, sans pour autant chercher à s'éterniser. Ils passent tout juste devant vous si vous souhaitiez encore réagir à leur départ d'une façon ou d'une autre.

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Tour XVIII

Eléments scénaristiques:
 

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 22 Juil - 0:45
La voix bien portante d’Adam, que je reconnus sans mal au verbe et à l’intonation, sembla suspendre le temps durant quelques secondes pour l’ensemble des protagonistes présents, me ramenant de pied ferme et bien ancré dans la réalité. Ma réalité. Celle où je me trouvais esseulée, cible d’un plan et d’une comédie savamment pensée, je devais l’admettre, mais qui n’avait clairement pas suffi à me berner. D’ailleurs, le comportement de Kyle, cédant sans résistance aux ordres et menaces du jeune homme n’allait-il pas dans le sens de ce que je venais de comprendre. Il allait laisser les deux jeunes gens partir, comme si de rien était. Pas étonnant, maintenant qu’ils étaient tous les trois certains des informations à rapporter au Libérateur et de la réussite de leur mission.

Tout comme il n’était pas étonnant de voir Kyle revenir vers moi, avec très certainement la volonté de jouer son rôle jusqu’à son terme, gagner ma confiance. Son geste, sa main tendue comme ses mots l’illustraient d’ailleurs à la perfection. Tout se déroulait comme je venais de le supposer, de l’anticiper même. Rejoindre les autres, les Adam, Cassandra et autres acolytes énervés de la gâchette qui s’occupaient de couper la route du campement en rameutant les cadavres et m’isolaient de James et d’Elizabeth, toujours pour mieux s’assurer de leur victoire. Je devais agir bien avant que le nombre de mes ennemis ne me dépassent, tant que j’avais la force mentale d’user de mon don, fut-ce jusqu’à l’épuisement, pour sauver ma vie. Si le Libérateur désirait de mes nouvelles, le funeste devenir de ses sbires serait un message parfaitement limpide.

Durant une demie-seconde, j’avais lorgné sur la main tendue, avant de la repousser - presque instinctivement - d’un revers de la main gauche, me relevant de moi-même. Il ne s’agissait pas là de fierté mal placée, quoi que purent être les apparences de l’instant aux yeux de l’homme, mais bel et bien d’une méfiance exacerbée. De mon autre main, j’avais profité de me relever pour m’emparer des trois couteaux logés à ma ceinture, cherchant même à profiter de la carrure plus massive de l’homme pour dissimuler mon geste aux deux jeunes. Je pouvais toujours percevoir leurs armes et leurs boucles de ceinture se mouvoir, puis se rapprocher de nous en marchant vers le Nord. Je reculais de quelques pas, trois ou quatre au plus sans particulièrement y prêter attention, dans une posture craintive et désireuse de m’éloigner de Kyle.

Puis je reportais mon regard vers le jeune couple alors qu’il se trouvait assez près de nous. Sans vraiment pouvoir distinguer les traits de leurs visages, je ne doutais pas qu’ils nous gardaient à l’oeil tout comme je le faisais moi-même, d’une façon légèrement différente. Parfaitement résolue à ne plus reculer devant l’acte de tuer pour survivre et me protéger, protéger les miens, gardant mon regard rivé sur les deux sbires du Libérateur et ma perception sur les métaux de leurs deux armes, je me concentrais intensément afin de mentalement visualiser mon action, ressentir ma propre peau, situer ma propre présence et celles de mes lames dans le champ magnétique qui me nimbait. La moindre fluctuation, son intensité et la manière dont je devais la modeler, en coordination avec ma propre empreinte magnétique.

Je m'assurais de les avoir tous trois dans mon champ de vision et de perception avant d'agir, polarisant ma peau de toute la puissance que je pouvais dégager, devenant le Nord magnétique des proches environs, cherchant à impacter les deux armes du jeune couple, les arracher à leurs mains et les repousser au plus loin ; et dans le même temps, d'un geste du bras gauche, libérer deux de mes couteaux pour les projeter droit vers la poitrine des deux inconnus. Du bras droit, je tentais de lancer le troisième couteau en direction de Kyle, visant l’une de ses cuisses afin de l’handicaper sans le tuer. J’aurais besoin de lui vivant pour l’interroger et en apprendre le maximum sur ses intentions, les individus présents au campement, et s’il avait d’autres complices au sein du groupe.

Adam West

Anonymous
Invité
Ven 22 Juil - 15:53
Il avait tiré par quatre fois, certain d'être dans son jour de gloire, du moins le premier depuis sa résurrection et voilà que son arme le lâchait au dernier moment ? Saloperie de babiole en métal. A moins que ce soit la faim, le manque de nourriture n'était pas bon pour le Son of Chuck, il était un peu comme les personnages costauds d'animés, super balèze mais il lui fallait manger plus que les autres pour conserver toute son énergie supérieure. Oui, ce ne pouvait être que ça.

Quoi qu'il en soit, il recula de quelques pas en regardant son arme qu'il repliait vers lui, affichant un clair air de colère et de vexation.

« Sérieusement ?! Tu me lâches après mon laïus de castagneur convaincu ? T'as de la chance qu'il y avait pas les autres pour se foutre de ma gueule, on réglera ça en rentrant. Connasse. »

Pestant comme un enfant à qui on avait fait le coup de "tu les veux ces bonbons que je te tends ? Eh ben non !", il continua de reculer pour revenir derrière la voiture en scrutant les rôdeurs et plissa les lèvres en fronçant les sourcils de frustration. Il avait grande envie de se les faire pour parfaire la soirée, ça ne changeait pas, mais si son flingue ne faisait pas un peu de nettoyage, il n'était pas sûr d'en gérer dix juste avec Eve, pas pour l'instant, il lui manquait des forces et il n'avait pas retrouvé pleine possession de ses moyens. Tant pis, il verrait pour ces sales bêtes plus tard.

Pour le moment, il y avait toujours un mec qui attendait de se faire rosser et ça, il espérait bien pouvoir encore le faire. Aussi longeait-il la voiture pour se diriger vers la maison, remettant un combat à plus tard pour en terminer un autre, il jeta un coup d'oeil sur le trottoir de l'autre coté de la baraque pour constater que le type avait bel et bien disparu. Était-il parti en courant finalement ? S'il s'était fait avoir, il serait facile à localiser avec des rôdeurs entrain de le mettre en pièces et il avait vu des monstres se diriger vers l'arrière de la maison à l'opposé d'ici.

Cela pouvait vouloir dire deux choses : soit ce type avait tenté de contourner la maison pour retenter sa chance, soit il avait fait le tour de la maison pour tailler la route fissa avant de crever. Grande gueule ou borné ? Les deux ? Ça restait à voir et il ne comptait pas se faire prendre comme un bleu, ni se faire prendre tout court d'ailleurs. Aussi choisit-il de partir au pas de course sur le coté de la maison, cherchant à venir au niveau du gamin qu'il avait séché pour voir s'il était toujours vivant.

S'il y arrivait sans être interrompu et que le gamin était à l'agonie, il l'achèverait d'un coup de hache-Tomahawk en plein crâne qu'il comptait bien ne pas rater ce coup-ci, surtout sur une cible à terre, dans tous les cas vivant ou mort il finirait par une fouille rapide pour voir ce qu'il avait sur lui et ramasser l'arme qu'il avait du faire tomber près de lui.
Il n'avait aucun doute sur le fait d'être suivi par les morts-vivants, mais puisqu'ils n'étaient pas des vrais gangstas, pas de risque qu'ils lui courent après à toute blinde en hurlant des insultes, il aurait le temps de se préparer et ne perdait pas de vue l'arrière de la maison au cas où monsieur Amigo se pointerait.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Ven 22 Juil - 17:40
J’attendais, patiemment, la main tendue vers la jeune Ivy en attendant qu’elle accepte mon aide, le regard sillonnant à droite et à gauche sans vraiment grande crainte d’un quelconque souci malgré la voix portée par le vide de la campagne Texanne d’un Adam qui semblait en baver grave. J’avais assez bien maitrisé la situation de mon côté, faisant taire le danger, voire peut-être même que j’avais exagéré l’appréciation de la dangerosité des deux gamins qui finissaient par prendre la tangente, sans grande confiance, mais sans faire de vague. Je ne cherchais pas à leur mettre des bâtons dans les roues, ce n’était pas mon but. Il n’était dangereux, ni pour moi, ni pour mon groupe et ça ne valait pas la peine de continuer dans l’affrontement. Ces deux pauvres gamins devaient simplement être perdu, et pour être franc, plus vite que m’éloignais de là, et mieux je me porterais.

Ce fut le refus d’un claquement de main de la petite brune me surpris assez, et je l’observais d’un air circonspect, sans vraiment comprendre ce qu’il se passait et pourquoi un tel changement de comportement. Jusqu’à présent, elle avait été plutôt coopérative face à mes demandes, surtout qu’on était partit d’un commun accord depuis le campement jusqu’ici. Avait-elle été blessée ? Quelque chose l’avait dérangé ?
Je retendais à nouveau la main vers elle en prononçant à voix non pas chuchotante mais pas bien forte :

« Ca va pas ? Tu es blessé ? »

Je m’inquiétais plutôt pour elle, me demandant par la même occasion pourquoi je n’avais pas pensé avant à une telle éventualité, puis accusa le coup de plusieurs pas en arrière après qu’elle se soit relevé d’elle-même comme si elle cherchait à me fuir. Je plantais alors mon regard dans le siens, ne parvenant pas à comprendre son geste, ses gestes, lourds de reproches.
Putain, déjà qu’une chieuse ce n’était pas suffisant, il fallait que celle-là retourne sa veste également ? Je n’allais pas vraiment faire dans la dentelle et si elle ne m’en laissait pas le choix, j’aurais franchis les quelques pas qui l’avait éloigné de moi en deux bonnes enjambées pour la contraindre si possible à avancer. J’avais déjà la conscience moyennement tranquille à avoir laissé la blonde faire sa pimbêche rebelle pour le sacrifice de la mission, mais cette fois-ci, il était hors de question que je la laisse à la traine à river son regard sur les deux autres loustiques qui ne demandaient qu’à partir. On avait un objectif, et le cri du sombre crétin de l’autre côté de la baraque en disait long sur la nécessité de mon intervention.

« Hey toi. On n’a pas le temps de trainer. Dépêche-toi. »

J’aurais donc tenté de la saisir, par le bras dans un premier temps, adaptant sa résistance à mon acte en utilisant la force s’il le fallait, et si elle faisait vraiment la tête dure, en la soulevant de terre comme un sac de pomme de terre comme le disait la référence. J’aurais essayé de la trainer de l’autre côté de la direction des deux adolescents pour ne pas gêner leur repli pour atteindre l’autre côté de la maison. Si l’une de mes mains était libre dans la manœuvre, j’aurais attrapé de nouveau mon arme de poing.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Ven 22 Juil - 20:36
Alors que je me rapproche de la fenêtre je peux entendre un homme hurler des vulgarités et le pire dans tout cela c'est que je pourrais reconnaître cette voix entre mille pour l'entendre quotidiennement depuis une bonne semaine. Mon amant fait encore des siennes et impossible de savoir après qui il peut bien en avoir, toujours est-il qu'en l'entendant plusieurs choses me traversent l'esprit. À commencer par du soulagement au moins est-il toujours en vie pendant que mes lèvres se pincent pour retenir un sourire alors qu'il a le don de m'agacer en même temps. Et en fait c'est cela le pire, c'est que je n'aime toujours pas l'entendre parler ainsi avec ce genre de mots mais je le supporte de plus en plus et cela fait partie des choses qui me font penser que j'ai bien trop changé, que je ne me reconnais plus.

Cette brève réflexion ne m'empêche pas de venir me mettre à la fenêtre d'abord du côté droit pour regarder comme je le peux ce qu'il se passe dehors. Ma respiration se coupe l'espace d'un instant en voyant un morceau de bras dont le reste du corps m'est invisible, sans doute plaqué contre le mur pour ne pas être vu. Je n'ai pas le temps de songer à identifier le porteur de ce bras que je perçois des râles en provenance de l'autre côté, je me départe sur la gauche pour observer ce qu'il se trame. Mon changement d'angle me faisant découvrir la présence de deux infectés qui semblent en progression vers la personne plaquée contre le mur extérieur. Je me recule tout en essayant de réfléchir à ce qu'il convient de faire.

Me résumant mentalement la situation dans laquelle je me trouve et les faits que j'ai pu observer en arrivant à la conclusion que pour le moment je dois continuer à ne pas être vue par qui que se soit. Le seul problème c'est cette fenêtre ouverte par laquelle cette personne pourrait rentrer et que je ne parviens pas à identifier. Ami ou ennemi tel est la question. Je me dispose dans la chambre de manière a être entre les deux fenêtres de la chambre, assez proche de celle ouverte pour qu'au besoin je puisse tenter de planter le couteau de cuisine que je tiens encore entre mes doigts dans la main de l'intrus. Et cela qu'il soit ami ou ennemi, si cette personne tente d'entrer dans la chambre je le ferais après tout je suis sûre et certaine que ce n'est pas Adam. Et si jamais la personne tente de forcer l'autre fenêtre qui est fermée, je ferais exactement la même chose, personne ne doit pouvoir entrer dans cette chambre qui est mon seul salut pour le moment. Et puis si cette personne tente d'entrer et que je la blesse, elle hurlera forcément sous la douleur, cela la ralentira et permettre aux infectés de la rattraper mais ça pourrait aussi me permettre de voir venir Adam ou un des deux autres.
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