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Visite Imprévue - 25/03/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Sam 23 Juil - 0:28

Visite Imprévue

Temps : Le soleil s'est récemment couché, laissant le Texas à la merci d'une nuit relativement étoilée. Le temps est sec, seule une légère brise vient titiller les peaux et même les plus frileux ne se sentiront guère gênés à moins d'être très peu vêtus.
Activité : -
Heure : 22h01.


Résolution du Tour XVIII


Adam : Pestant contre le raté multiple, tu finis par contourner la voiture tandis que les morts te suivent, les mêmes voyant s'ajouter plusieurs autres oubliant le tas de bouffe recouvrant un squelette dont on voyait de plus en plus la constitution. Au pas de course, tu vas longer la maison coté gauche par rapport à l'entrée et poursuit ton chemin jusqu'à tomber sur le corps ventre à terre et bras tordus du jeune que tu avais bel et bien touché, et bel et bien tué. Le sang se déversant maculait l'herbe verte et sa totale immobilité ne laissait aucun doute sur le fait qu'il était décédé, soit sur le coup, soit de la perte de sang de ses blessures avec le trio de trous dans sa veste et son sac à dos.

En te penchant de plus près, tu vois donc ce qu'il porte sur lui et qui trône à ses cotés :

Possessions du jeune:
 

Tu peux entamer le ramassage de ces trouvailles. Cependant, peu après et bien que les rôdeurs soient encore loin sur tes talons, tu distingues du coté arrière deux silhouettes s'éloignant de la maison vers le Nord en courant, visiblement très pressés. Tu ne vois pas de qui il s'agit, mais tu crois repérer des cheveux assez long, néanmoins pas le temps de bien regarder car les deux silhouettes s'effondrent soudainement vers l'avant. Piège ou attaque en silence ? Difficile à dire. Ce qui est plus facile à dire et entendre, c'est la rafale de coups de feu qui suit un peu après, provenant de l'autre coté, à l'arrière de la maison.

Cassandra : Tu te plaques contre le mur de la chambre, laissant la fenêtre ouverte pour ne pas risquer d'attirer l'attention et porte intérêt à ce qu'il se passe de chaque coté. Rapidement, tu entends les rôdeurs qui passent successivement devant la fenêtre, quelques-uns tout au plus et poursuivent vers le bras que tu avais aperçu, leurs ombres se reflétant d'ailleurs dans la chambre ont de quoi inquiéter. De longs instants défilent, te paraissant interminables, puis tu finis par entendre une rafale de coups de feu qui te prend aux tripes, car celle-ci est toute proche. Elle vient même de l'arrière de la maison, très proche de toi.

Kyle : Tu t'approches d'Ivy alors que celle-ci essaie de reculer avec une méfiance apparente et refusant de la laisser éventuellement filer, tu lui attrapes le bras, puis tente de l'attirer mais une douleur violente et lourde te prend alors à la cuisse droite : tu vois un couteau de lancer, du même genre que ceux qui se trouvaient l'instant d'avant à la ceinture d'Ivy, planté dans ta chair et le choc est si surprenant et affligeant que tu ploies le genoux avec perte d'équilibre pour aller percuter le sol. Le mouvement incontrôlé n'est pas pour arranger ta souffrance et ta poigne se resserre instinctivement sur le bras de la jeune et frêle femme qui est contrainte de basculer vers toi dans la rudesse du moment.

Derrière, les deux jeunes avaient commencé à courir vers le Nord pour filer d'ici quand tu attrapais Ivy et ton oeil avait perçu leur silhouette s'effondrer un peu plus loin et vers l'avant avec violence, comme s'ils avaient été frappés par quelque chose dans le dos. Tu ne pouvais savoir ce qui avait pu les toucher mais la situation ne voulait pas s'améliorer. Il y eu quelques instants d'un flottement désespéré durant lequel tu pressait fortement le bras d'Ivy avant de pouvoir retrouver le contrôle de ta poigne la surprise passée, mais une autre attaque inattendue survint.

Dans ton dos, à un certain nombre de mètres, une rafale de coups de feu hurla subitement et avant que tu n'ais pu même penser, un choc plus atténué mais plus douloureux encore te donna l'impression que ton épaule était mise en pièce : une balle s'était enfoncée dans ton harnais et venait de faire son trou juste au-dessus de la clavicule, ressortant de l'autre coté sans que tu ne t'en rende compte sur le coup en charcutant tes chairs au passage. Une autre percutait sèchement l'estomac d'Ivy qui eu un mouvement de sursaut sur le coup, avant de se replier sur elle-même et s'effondrer, tout comme tu vas rejoindre le sol herbeux en lâchant Ivy, neutralisé par ces deux attaques venues de nulle part.

La situation ne s'améliorait pas, non, elle devenait critique.  

Ivy : Tu t'éloignais alors que Kyle s'approchait assez vivement de toi, ne comprenant pas ton changement soudain d'attitude et essayant de t'inciter à le suivre. Mais face à ton refus et ta tentative de reculer pour aller trouver du regard les deux jeunes, bien que ta perception te permis de les situer, il vint t'attraper le bras et chercha à t'inciter à le suivre à l'opposé. Tout alla alors très vite : les deux jeunes s'étaient mis à courir entre-temps pour filer au plus vite d'ici, cote à cote et tu perdis ta perception de leurs armes et boucles, ta concentration grandement mise à mal par le geste brusque de Kyle. Tu tentais tout de même le tout pour le tout et projetait deux couteaux d'un coté depuis ton étui qui filèrent droit sur les deux silhouettes se floutant seconde après seconde. Dans ta main, tu desserrais ton emprise pour permettre à la dernière lame d'aller se ficher à bout portant dans la cuisse de Kyle.

Tu n'eus pas l'occasion de vérifier tes lancers vers les deux silhouettes que tu sentais la poigne de Kyle, surpris et souffrant, t'écraser le bras tandis qu'il tombait à genoux et te forçait à basculer vers l'avant. Il y eu quelques instants d'un flottement désespéré durant lequel Kyle continuait de serrer ton bras, provoquant une douleur difficilement supportable pour tes pauvres muscles. Sans doute pourrais-tu profiter de l'état de faiblesse de ton acolyte trahi pour te défaire et le maîtriser, mais une autre attaque inattendue survint.

Droit devant toi, à un certain nombre de mètres, une rafale de coups de feu hurla subitement, leurs éclats de lumière dans la nuit se reflétant dans tes yeux, mais avant que tu n'ais levé ceux-ci, une balle venait percuter violemment ton estomac à tel point que tu eus un sursaut incontrôlé. La douleur était si vive et le choc si brutal que tu te sentis comme paralysée un instant, avant de sentir toutes tes forces s'envoler loin, très loin, contrainte de te replier sur toi-même puis de t'effondrer, terrassée par cet assaut que tes sens surnaturels n'avaient pas prédit. Avant de t'écrouler, tout comme Kyle visiblement touché également qui était forcé de te lâcher en terminant affalé dans l'herbe, tu eus le temps de distinguer une forme, une silhouette, qui se mouvait un peu plus loin et qui grossissait petit à petit.

L'herbe fraîche t'accueillie, sa douceur rafraîchissante pour seul soulagement dans ce moment où jusqu'à ton souffle était neutralisé. La situation ne s'améliorait pas, elle devenait critique.  

+++

Tour XIX

Eléments scénaristiques:
 

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Sam 23 Juil - 11:49
Durant un instant, j’avais vu Kyle s’approcher de moi et me saisir le bras pour s’emparer de moi. Je le savais. Face à mon recul, ma résistance, il avait dû craindre que je ne lui échappe et avait voulu reprendre le contrôle des choses et m’imposer son choix. Mais j’avais eu le pouvoir de lui résister, de lui dire non de la plus violente des façons ; et au milieu de l’appréhension, de la crainte et des doutes, j’avais ressenti un étrange sentiment de satisfaction rassurante d’avoir su et pu me défendre, seule, et sans avoir à appeler l’aide de quiconque. Mon don m’apparaissait de plus en plus adapté et complémentaire de mes faiblesses. Moi qui ne voyait que très mal en l’absence de lunettes, je me trouvais capable de percevoir les proches menaces armées, j’avais la capacité de les désarmer et de les neutraliser. A travers lui, et bien au-delà d’un simple sens de l’orientation impossible à duper, je parvenais finalement à entrevoir un chemin que j’étais capable de tracer et arpenter dans ce monde de merde avec la certitude de réussir à me défaire de mes ennemis.

Ou presque. Mon couteau de lancer fiché dans sa cuisse droite avait déséquilibré l’homme et celui-ci, probablement sous la surprise de l’attaque s’était effondré devant moi. Je sentis alors sa poigne se resserrer d’autant plus sur mon bras, crispée et écrasante, qui m’obligea presque à le suivre dans sa chute en me faisant pencher vers l’avant. D’un geste du bassin et des épaules, j’avais bien tenté de m’arracher à sa prise, mais je ne pus que constater l’ampleur de ma faiblesse face à la puissance de son emprise. Je grimaçais de douleur, une intense douleur alors que j’avais l’impression de sentir ses doigts s’imprimer sur mes os.

Mais de violentes rafales de coups de feu retentirent soudainement, et avant même que je ne puisse entrevoir l’éclat brillant du canon à plusieurs mètres de là ou réellement comprendre la menace, j’avais senti une violente pression me percuter l’abdomen, au niveau de l’estomac. Je sursautais littéralement sur place, l’espace d’une infime fraction de seconde où seule l’incompréhension régnait en maître sur ma réflexion ; avant que celle-ci ne fût remplacée par une douleur plus vive et brûlante encore.

Sans même y penser, mue par mes seuls instincts, je me recroquevillais sur moi-même dans un dernier mouvement alors que je ressentais l’ensemble de mes forces m’abandonner. Atonique, lourde, mes jambes ne pouvaient plus me porter, à l’image de ma volonté qui s’était envolée dans le même éclat d’incompréhension. Je m’effondrai. Mes yeux écarquillés par la surprise et la violence soudaine de la douleur purent cependant entrevoir une silhouette abstraite se dessiner en face de moi et dans le dos de Kyle, qui semblait se rapprocher de nous. J’aurais bien eu mille questions à me poser, mais ma défaillance ne m’en laissa aucunement la force et encore moins l’initiative.

Je tombais tout d’abord à genoux, aux côtés de Kyle, avant de basculer sur le flanc gauche. Le côté de ma tête vint reposer dans l’herbe, dont la fraîcheur se voulait légèrement soulageante au beau milieu de cette douleur qui m’enflammait les tripes. Dans un autre réflexe, j’avais replié mes bras et ramené mes mains vers le point d’origine du choc. Je pouvais sentir se faufiler entre mes doigts un liquide chaud et visqueux qui s’épanchait sur mon abdomen, imbibant le tissu de mon tee-shirt et de ma chemise. J’étais blessée, profondément blessée. Je voulais crier, hurler, de douleur, de rage, de frustration et d’injustice au beau milieu de mon agonie, mais le choc m’avait coupé le souffle en plus des jambes. Et à mesure que je me vidais de mon sang, pressant mes mains l’une sur l’autre contre ma plaie, rendant la douleur plus insupportable encore, je sentais une certitude m’emplir en retour.

Ainsi recroquevillée sur moi-même, des mots, une flopée d’injures et de cris coincés dans la gorge, incapables de sortir, je tâchais de rester immobile, incapable de bouger, cherchant à distinguer ce qui m’entourait, la présence de Kyle comme de notre agresseur, de mes yeux embués de larmes et de ma perception qui m’envahissait pleinement sans que je ne puisse trouver la volonté de la contrôler, la faire taire ou l’interpréter, comme aux premiers jours de sa manifestation. Une fraction de seconde avait suffi à me rappeler la dure réalité de ma condition : j’étais encore bien trop faible pour ce monde, et j’en payais le prix. J’allais mourir.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Sam 23 Juil - 13:52
La douleur me surpris aussi surement qu’elle arriva avec une brutalité féroce. D’abord à la cuisse, cette lame plantée dans ma chair, sentant chaque terminaison nerveuse meurtris sous le couperet de cette attaque dont j’avais du mal à identifier l’origine. La main toujours crispée sur le bras d’Ivy tandis que j’essayais de la contraindre à me suivre, à bouger, la retenue sur mes jambes me quitta avant même d'avoir pu identifier la menace. Ma mâchoire et mes dents me serraient en même temps que se libérait un grondement retenu au fond de mes entrailles. Un grondement à la fois de rage et de douleur que je ne pouvais garder plus longtemps.
Je n’avais qu’à peine pris conscience que je venais d’attirer dans ma chute la pauvre jeune femme qui devait se demander ce qu’il se passait. Mais avant que je n’aie pu l’attirer contre moi pour la protéger de cette nouvelle menace qui venait de nous surprendre, une seconde douleur intensément vive me percuta à l’épaule. J’avais cru entendre cette fois-ci des coups de feu, juste avant d’être percuté de plein fouet par ce projectile miniature. La brûlure provoquée m’en faisait tourner la tête, m’empêchant de trouver la force de me relever.
 
Le pire pourtant dans cette situation qui semblait tourner au cauchemar était la vue du sang éclaboussant le ventre de la petite brune qui tombait au sol, ma main lâchant sa prise contre ma propre volonté. Comment les choses avait-elle si mal tourné ? Je n’étais qu’à quelques centimètres d’elle, et bien que je sentais mes forces qui s’amenuisaient petit à petit, je restais focalisé sur elle, sa blessure, sa douleur.
 
« Regarde-moi… Reste avec moi, ça va aller. »
 
Je voyais son regard et la détresse dans ses yeux nappés d’incompréhension, ses cheveux blonds se rependant comme une auréole autours de son visage. Elle appelait à l’aide et je ne savais pas comment faire. Instinctivement, j’avais plaqué ma main droite sur son abdomen pour empêcher le sang de couler, de se répandre, il en allait se sa vie.
 
« Dis-moi ce que je dois faire. Bébé, reste avec moi. Reste …là… je suis là. »
 
J’en avais complètement oublié ma douleur, ma propre détresse, mes propres blessures, ne laissant en vestige que l’épuisement et mes forces qui me quittaient également. Je devais fournir tous les efforts du monde pour ne pas sombrer, pas maintenant alors qu’elle avait besoin de moi, de mon aide.
Le sang glissait entre mes doigts sans que rien n’y fasse. J’étais si impuissant, si démunis.
 
« J’arrive pas à l’arrêter. Il faut… dis-moi ce que je dois faire. J’appuis, mais ça ne s’arrête pas. J’ai besoin de toi, il faut que tu restes avec moi. Je vais te sauver, d’accord ? Fais-moi confiance. »
 
La menace était toujours présente et elle ne nous laisserait pas partir comme ça. Si je voulais être sûr de pouvoir la sauver, il fallait que je la neutralise. Je posais ma main sur sa joue, essayant de puiser dans son regard toute la force dont je pouvais me nourrir, agrippant la crosse de mon arme.
Combien de temps s’était-il écoulé depuis que nous avions été touchés ? Je n’avais plus vraiment cette notion en tête. Tout ce qui importait, au-delà des blessures, de la douleur, de ma faiblesse, je savais qu’en cet instant, tout ne dépendrait plus que de moi.
 
C’est pourquoi, index sur la détente, je basculais au sol sur le dos, la douleur vrillant mon esprit, le temps ou la difficulté que j’aurais à mettre en œuvre pour cette affaire n'avait plus d'importance laissant croire à notre ennemi qu'ils nous avaient eu définitivement et j'aurais fixé mon regard vers l’origine du tir, le plus immobile possible avant de tirer à mon tour dès que je fus certains d'en être capable, avec une soif de justice folle, jusqu’à en vider mon chargeur, sur cette menace. Il n’y avait plus d’alternative. La seule issue dépendait de ce geste.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Sam 23 Juil - 20:20
Plantée en embuscade enfin si je peux dire cela ainsi, je surveille la fenêtre ouverte sans oublier celle qui est fermée derrière moi, essayant de bouger le moins possible malgré tout. Et si rien ne cherche pour le moment à passer la fenêtre je peux malgré tout entendre les infectés passer devant la fenêtre dont les ombres arrivent à pénétrer la pièce, s'étalant et se mouvant dans des propensions encore plus horrifique qu'à l'état normal. Les secondes défilent et j'ai la sensation de n'entendre que ma respiration et les battements de mon coeur, je sais pourtant que cela est faux, que ce n'est qu'une projection due à ma peur et qu'en réalité ce sont leurs râles qui dominent la scène mais rien y fait, je le ressens ainsi. Persuadée que l'un d'eux va finir par m'entendre ou me sentir ou que sais-je encore mais que tout ceci va mal se terminer pour moi.

Les infectés finissent par passer devant cette fenêtre et pas le temps pour moi de me remettre plus ou moins bien de cela qu'une rafale de coups de feu se font entendre à deux pas de moi. Du moins en ai-je la sensation tout comme les tirs qui résonnent dans la chambre dans un boucan infernal pouvant même me faire croire que les tirs proviennent de la chambre de derrière moi ou de devant je ne sais plus dans quel sens je suis. Tout ce que je sais et encore sans avoir à y réfléchir c'est que ce vacarme fait que je me laisse glisser sur le sol de la pièce, mes mains lâchant et le couteau de cuisine et la trousse de soin pour venir se poser sur mes oreilles et essayer d'atténuer ce bruit. Tandis que mes jambes remontent contre mon torse avant que je n'appuie mon front dessus. Restant ainsi prostrée sur le sol de la chambre à attendre que la mort vienne me cueillir ou que quelque chose de nouveau ne se passe.

Adam West

Anonymous
Invité
Sam 23 Juil - 20:49
Semer les rôdeurs n'était pas ce qu'il y avait de plus compliqué, ces choses-la n'étaient pas faites pour le sprint, les pièges rusés ou pour la chasse à proprement parlé, par contre, question traque sur le long terme, persévérance et corps à corps, il y avait pas à moufter, c'était le genre de personnes avec qui il ne fallait pas rater son coup. Il rejoignit le corps sans vie du gamin qu'il avait abattu près du mur, venant au-dessus de lui, il jeta un coup d'oeil coté arrière, puis coté avant, ne repérant rien d'un coté et les rôdeurs qui lui "couraient" après de l'autre.

Son regard se posa sur le cadavre installé dans une posture bien peu fière, en même temps vu les bastos qu'il s'était prit, ce n'était pas étonnant et un coup de pied sans pitié sous l'aisselle lui permit de confirmer le diagnostic : il était séché, déplumé, démonté, plus rien à en tirer sauf le matos qui demeurait sur et à coté de lui. Il ne devait pas traîner avec le dernier type qui pouvait se pointer à n'importe quel moment et s'employa alors à s'accroupir, retirant le sac à dos qu'il avait aux épaules pour le poser à terre, puis s'employait à tirer le grand sac à dos du gamin de ses bras mollassons. Ce faisant, il continuait de jeter un coup d'oeil régulièrement vers l'arrière pour minimiser les risques de surprise, terminant par l'en défaire et l'ouvrit à la hâte : rien, ce sac était vide. Il aura bien le temps d'organiser tout ça plus tard, il prit le petit sac à dos et le fourra tel quel dans le grand, puis le délaissa un instant et vint tâter les poches du mort, n'hésitant pas à le retourner.

C'est au moment où il trouvait un paquet de clopes dans la poche intérieure droite qu'un coup d'oeil lui permit de repérer les deux silhouettes qui s'éloignaient. Blanche-neige et la naine ? Pas sûr, il ne se souvenait pas que la petite ai de longs cheveux, mais pas le temps de se questionner qu'ils se fracassaient la gueule face contre terre. Il n'y avait pas eu de gros bruit synonyme d'arme à feu, mais vue la façon dont ils étaient partis faire bisou à l'herbe, ça ne devait pas être due à un plaquage de mouche enragée. Ce pouvait aussi sous-entendre qu'il y avait une arme avec silencieux dans le coin et si c'était le cas, il y avait des chances que ça appartienne à son ami du soir. Mais pourquoi ne l'aurait-il donc pas sortie plus tôt ? C'est seulement maintenant qu'il songea à se questionner sur l'absence de ses camarades de camp : ni les deux cités, ni aucun autre ne s'était pointé. Que les autres soient restés terrés au camp ou ailleurs c'était une chose, mais les deux nanas dont une équipée d'un asticot avaient prévu de se pointer en même temps que lui. S'étaient-ils faits allumer direct ?

Des coups de feu résonnèrent, une seule rafale, qui soit avait été perdue, soit meurtrière. Des rôdeurs peut-être, ceux qui couraient après l'autre. Il prendrait le temps de se questionner davantage plus tard - ou non. Pour l'instant, il fallait se dépêcher : il balança le paquet de clopes dans le grand sac, ainsi que son flingue qui l'avait trahi deux minutes plus tôt et ne prit même pas le temps de le fermer en venant le hisser à ses épaules. Il terminerait par ramasser le fusil du jeune et vérifia qu'il soit chargé - on verra le contenu en balles plus tard, pour filer vers l'arrière de la maison à pas de course afin de se plaquer contre l'angle, patientant quelques instants pour ensuite jeter un oeil discrètement et voir s'il repérerait celui qu'il cherchait, ou d'autres tant qu'à faire. Ce coin avait l'air un peu trop peuplé à son goût.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 24 Juil - 1:07

Visite Imprévue

Temps : Le soleil s'est récemment couché, laissant le Texas à la merci d'une nuit relativement étoilée. Le temps est sec, seule une légère brise vient titiller les peaux et même les plus frileux ne se sentiront guère gênés à moins d'être très peu vêtus.
Activité : -
Heure : 22h03.


Résolution du Tour XIX


Adam : Tu enfiles la plupart des possessions dans le grand sac que tu mets sur ton dos puis te dirige vers l'arrière de la maison en vérifiant d'une main - toujours occupée par ton Tomahawk - le fusil et vient te plaquer à l'angle. Lorsque tu passes le regard pour voir ce qu'il en est, une fusillade y éclate, voyant une silhouette à quelques mètres de toi, toute semblable à celle d'un homme, allongée à terre qui pointe un pistolet tête redressée en tirant par cinq fois sur une autre silhouette masculine, elle debout près du centre-arrière de la maison et qui, aux coups de feu, se jette à terre et réplique d'au moins une rafale, avant que le silence ne revienne.

Tu ne vois pas distinctement ce qu'il est advenu de l'homme qui s'est jeté à terre, mais tu perçois son corps se mouver légèrement au sol sans se relever. Quant au second tireur plus près et clairement dans ton champs de vision, de profil à ta position, il se rallonge complètement sur le sol, lâchant prise sur son arme et ne semble pas en grande forme étant donné son manque de réactivité.

Cassandra : Tu es là, recroquevillée dans cette chambre et entend déjà les rôdeurs s'éloigner pour qu'autour de toi tout du moins, il n'y ai que le silence de cette pièce dont la vie s'était enfuit il y a longtemps. Quelques instants passent, puis une fusillade éclate à l'arrière de la maison, marquant l'échange de coups de feu, d'un coté un fusil et ses rafales, de l'autre coté une arme moins lourde tirant au coup par coup. Cela continue de longs instants, puis le silence retombe à nouveau.

Kyle : Tu portes secours à ta compagne, qui en réalité est Ivy mais ta perception s'étant altérée, tu ne parviens plus à faire la distinction. Tu fais pression sur sa blessure, sans grand résultat et la voit se tordre sur le sol pour essayer de bouger, portant le regard vers l'endroit d'où les tirs venaient. En réponse à son regard qui te paraîtrait presque suppliant d'action, tu saisis ton arme en te plaçant lentement sur le dos et si ta cuisse te fait souffrir, s'en est presque oubliable par rapport à ton épaule qui te fait souffrir d'autant plus le martyr, le vent pénétrant ce trou béant dans ton corps, mais tu parviens tout de même à te placer.

Cela te permet de voir la silhouette, celle d'un homme qui pointe un fusil dans votre direction en s'approchant pas après pas, tu ne le vois pas bien, lui non plus sûrement ne doit pas mieux vous voir, sans doute moins encore puisque vous êtes à ras du sol. Il se trouve presque au niveau de la fenêtre d'où sont sortis les jeunes lorsque tu te mets à tirer. Le premier coup part, déchirant tes tympans comme ceux de ta compagne mais pour survivre et la protéger, tu es prêt à tout, que pourrais-tu perdre de plus à agir que vos blessures et votre situation catastrophique ? Au premier coup, tu vois l'homme se jeter à terre et tandis que tu enchaînes un second tir, puis un troisième, avec une très relative précision, l'homme réplique d'une rafale qui fait sauter l'herbe et la terre tout près de toi. Tu entends les balles siffler et l'une d'elle frappe si près de ton bras que la poussière arrive jusqu'à ton visage.

Ce n'est rien comparé à ce que le recul et la puissance de l'arme infligent à ton épaule, qui brûle bien plus fort à chaque tir en t'arrachant au moins un grognement involontaire, si bien qu'au cinquième coup que tu tirs de façon presque hasardeuse, ton front humide de transpiration, tu ne peux plus supporter la douleur et tes forces t'abandonnent, retombant la tête et le bras armé sur l'herbe et la terre en sentant que ton esprit s'éloigne de plus en plus, ta vue diminuant, un voile flou venant la gêner. Tu ne sombres pas encore dans l'inconscience, contrairement à ta compagne à tes cotés qui semble te devancer vers le néant de la pensée. Tu n'as plus la force et la volonté de te relever, d'user de ton arme et à peine de bouger.

Ivy : Tu vois Kyle, malgré ses propres blessures qui le font souffrir grandement, te parler en cherchant à te rassurer tout en faisant pression sur ta blessure. Si un mot dans son discours doit t'interpeller, c'est bien le "Bébé" qu'il t'adresse. Sa façon de parler est bien différente du ton qu'il avait eu auprès de toi jusqu'ici, beaucoup plus affectueuse et intimiste. Ta posture met à rude épreuve ton corps qui doit se tordre sur place pour espérer voir quelque chose autour et ta vue n'arrange rien, ce qui fait que tu ne distingues non loin de la fenêtre d'où sont plus tôt sortis les deux jeunes, qu'une silhouette sans détail et sans personnalité.

Tu constates que cette silhouette continue de grossir lentement, pas de métaux détectés encore autres que les vôtres à toi et Kyle, elle est à peine trop loin. Ce que tu détectes en revanche, c'est le déplacement de l'arme et du corps de Kyle qui lâche sa pression sur ta blessure pour essayer de se retourner lentement sur le dos, péniblement et après quelques longs instants, il ouvre le feu vers la silhouette par le hurlement de son arme de poing. Deux coups de feu, la silhouette qui disparaît au sol et une rafale qui suit, les balles frappant et faisant sauter l'herbe et la terre autour de Kyle et donc, tout près de toi. L'échange dure plusieurs instants, te donnant l'impression que tes tympans sont broyés par l'excès de bruit violent, Kyle continuant de tirer au prix d'une douleur décuplée à son épaule qui lui arrache un grognement presque imperceptible et il finit par s'arrêter, tout comme les tirs adverses. Cela marque un temps de silence durant lequel Kyle commence à lâcher prise sur la réalité, revenant de tout son corps épouser la terre et l'herbe mutilée.

Peu de temps passe et aucun autre bruit ne survient, tu te sens t'alléger, ta blessure devenant lourde, tout comme ton corps et les sons s'il y en avait par la suite, devenant des échos presque trop lointains, alors que ta vue déjà faible s'amenuise jusqu'à ce que tu ne distingues presque rien à un mètre de toi, tes sens surnaturels s'enfuyant également progressivement. Tu commences à sombrer, toute emportée par l'affaiblissement de ton corps et la mise à l'épreuve de tes chairs.  

+++

Avant-dernier Tour XX

Eléments scénaristiques:
 

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Dim 24 Juil - 15:03
Je me retrouvais complètement paralysé, le bras ne supportant plus la charge aussi insignifiante qu’une arme de poing, me clouant littéralement sur place au sol sans même savoir si j’avais réussis à nous mettre en sécurité. Je devais lutter avec un effort considérable pour ne pas sombrer immédiatement, car même si le problème était réglé, nous n’étions pas hors de danger. N’importe qui, ou n’importe quoi pouvait nous tomber dessus et profiter de notre état et notre faiblesse prononcé pour en finir définitivement, voir pire.

Mes doigts finirent par lâcher mon arme, me déchargeant de ce poids, même s’il s’agissait bien de l’ensemble de mon corps qui se retrouvait ankylosé, presque tétanisé. Tant qu’il me restait des forces, tant que je parvenais à trouver la force de réfléchir, peu importe le temps réel que ça me prenait, je devais continuer à agir, jusqu’à la fin.

Je tentais de basculer ma jambe blessée sur le côté pour rouler sur le flanc et ainsi faire barrière, tout du moins autant que faire se pouvait, entre notre agresseur et ma protégée. De mon bras valide, sur lequel le poids de mon corps devait reposer, j’essayerais dans un dernier et ultime effort d’activer la communication de ma radio, en espérant qu’elle soit intacte. Je n’avais pas vraiment idée des mots qui sortiraient de mes lèvres, s’ils apparaîtraient ordonnées ou audibles, mais je ne pouvais pas ne pas tenter cet ultime appel à l’aide qui me paraissait indispensable pour nous.

« C…ollins à Snatch…, demande méd … médévac… d’urgence. » J’avais la gorge si sèche que j’arrivais à peine à articuler. « Deux miles N du QG. »

J’espérais que mon message avait réussi à porter jusqu’à une oreille amicale. Je ne ferais que répéter en boucle, articulant du mieux possible, aussi faible et rauque qu’apparaissait ma voix, peu importait le nombre de secondes ou de minutes que prendrait l’inconscience à me saisir. Je le savais, je n’avais pas fait tout ce que je pouvais, dans les meilleures conditions possibles, faute à l’affaiblissement de cette semaine de privation.

Mon regard resterait grand ouvert, figé sur le visage de celle que je tentais de sauver.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Dim 24 Juil - 19:25
Réfugiée sur le sol de cette chambre, mes oreilles bouchées de mes mains, je reste là sans bouger de toute manière je ne le peux pas alors que je suis cette fois encore plus au milieu de tout ce chaos que quelques minutes avant. Mes larmes venant couler sur mes joues, je ne cherche même pas à les contenir ou les essuyer alors qu'à nouveau mon esprit me renvoi des images du passé. Des situations, des faits que j'ai vécu qui se mêlent et s'entrechoquent, des faits sans queue ni tête ainsi rassemblés, voyant mes parents au milieu d'un champ de bataille atteint par ce virus qui se ruent l'un sur l'autre et. De nouveaux coups de feu résonnent à mes oreilles me faisant me tasser un peu plus alors que bien malgré moi il me semble discerner plusieurs armes en raison des détonations qui ne sont pas identiques. Puis de nouveau le silence, un lourd silence pesant qui ne me dit rien de bon.

Je ne sais pas combien de secondes défilent ainsi mais je termine par ôter mes mains de sur mes oreilles restant à écouter cette absence de bruits. Réalisant que j'ai laissé échappé le couteau et la trousse de soin, je les ramène contre moi tout en luttant intérieurement avec moi même, je ne peux pas rester là à juste attendre que les choses passent comme je l'ai déjà fait par le passé. La situation n'est pas la même, il n'y aura pas de militaires pour venir me sortir de mon enfermement. Lentement je me décide à me redresser pour me remettre sur mes pieds, terminant par me risquer à approcher à nouveau de la fenêtre. Je recommence comme précédemment en venant regarder d'un côté de la fenêtre puis de l'autre et si rien ne bouge et qu'aucuns coups de feu ne se refont entendre je me risquerai à jeter un coup d'oeil à l'extérieur. Essayant de repérer Adam cette fois-ci surtout s'il n'est pas loin comme cela avait l'air tout à l'heure, en espérant qu'il n'ait pas été prit dans cet échange de tirs. À moins que je ne puisse voir quelqu'un d'autre ou quelque chose d'autre.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 24 Juil - 21:55
En quelques secondes, une pression écrasante s’appliqua sur ma blessure, sur mes propres mains qui ne pouvaient empêcher mon sang de filer entre mes doigts. La douleur se fit plus vive, plus forte, se diffusant dans mon corps tout entier et me tordre sur le sol herbeux. Cette même pression contre mon abdomen qui sembla débloquer ma respiration, ma gorge, la machinerie de mon corps se remettant très lentement en marche. Première inspiration qui venait succéder à la traversée de mes chairs par ce projectile, et elle s’accompagna d’un gémissement de douleur. Une bouffée d’air extrêmement pénible, qui irradia de douleur jusqu’à la pointe de mes membres, m’arrachant d’intenses sanglots roulant sur mes joues, inondant mon visage pour aller se mourir dans l’herbe.

Je découvrais le visage de Kyle penché au-dessus de moi, continuant de joindre sa pression à la mienne. Quelques mots franchirent ses lèvres, des encouragements que j’aurais pu croire comme rassurants si je n’étais pas persuadée qu’il continuait à se jouer de moi. Il me torturait les chairs, prenait sa revanche sur la blessure que je lui avais infligée avant que ces balles ne nous fauchent. Et pourtant, la teneur de ses propos se voulait affreusement intrigante. J’ignorais même pourquoi il m’appelait “Bébé” et semblait si désireux de vouloir me sauver. Craignait-il d’être sanctionné pour ne pas m’avoir livrée au Libérateur vivante ? Peu-être, peut-être pas. Je n’en savais plus rien.

Tournant légèrement la tête pour plonger mes yeux dans les siens, je grimaçais de douleur, l’implorant du regard de cesser de me faire mal. Je ne pouvais pas, je ne voulais pas l’aider. C’était un ennemi, mon ennemi. Sa présence me révulsait, le sentir contre moi me dégoûtait au plus haut point ; pourtant, je ne voulais pas qu’il s’en aille, qu’il m’abandonne comme un déchet dans ce jardin, baignant dans mon propre sang jusqu’à ce que mort s’en suive. Presque inconsciemment, je logeais ma joue un peu plus profondément dans le creux de sa main, cherchant à maintenir le contact, son contact, sa chaleur qui se diffusait au sein de mes larmes. Je ne voulais pas rester seule.

Mais je le sentis s’éloigner, son arme et le contenu de son sac à dos basculant à mes côtés, puis le flingue se redresser avant de tirer plusieurs salves de coups de feu. Chaque détonation me déchira les tympans et me fit sursauter, chaque ogive tirée perturbant violemment les lignes de champs magnétiques alors que d’autres lui répondaient dans l’autre sens. Le chaos régnait en maître absolu sur mes sens, les diverses douleurs s’accumulant, se répondant, résonnant jusqu’aux tréfonds de mes os. Une violence nouvelle qui m’enfonçait chaque seconde un peu plus dans les ténèbres. J’avais de plus en plus froid, des fourmis courant sous ma peau aux extrémités de mes membres.

Le calme revint au terme de cet échange de coups de feu, et je pus voir Kyle s’effondrer à mes côtés à nouveau. Il avait souffert durant la fusillade, pour chaque douille qu’il avait arrachée de la culasse de son arme. Je me demandais si lui aussi allait finir par crever, de la même manière que moi, au même endroit. Des questions qui mettaient de plus en plus de temps à naître, s’imposer alors qu’une véritable chape de plomb semblait écraser mon corps de tout son poids. Je sentais ma perception magnétique se taire peu à peu, sans que cela ne soit de mon fait. Mes membres devenaient de plus en plus lourds, ankylosés et un voile sombre se dessinait dans mon champ de vision périphérique, amenuisant ma vue au point de ne presque plus rien discerner à plus d’un mètre de moi.

J’aurais tant voulu pouvoir agir, bouger, parler, supplier Kyle de m’épargner. Mais je me sentais littéralement partir, ne pouvant me résigner qu’à appeler James mentalement, l’implorer de venir, surgir dans la nuit et faire ce que je n’avais encore toujours pas su faire : me défendre et survivre à ce putain de monde. Mais presque fatalement, je commençais à me résigner de ne rien pouvoir faire, me demandant même si j'étais susceptible d'y trouver un jour ma place.

Adam West

Anonymous
Invité
Dim 24 Juil - 23:10
Il avait finit par rejoindre l'angle, profitant en chemin de glisser Eve à sa ceinture pour ne pas être gêné en cas d'échanges de tirs façon Expendables. En arrivant pour se plaquer, il constatait que les deux silhouettes qui avaient mangé l'herbe ne se faisaient plus voir, qui que soit le tireur, il avait du faire un carton. Mais il n'était pas au bout de ses surprises, oh non. En glissant la tête hors de l'angle pour voir l'arrière, il avait une belle vue sur un échange de tirs carabiné entre un type au sol, qui ne voulait visiblement pas lâcher l'affaire et un autre debout, qui finit bien vite au sol sans vouloir lâcher l'affaire. CQFD. 

La fusillade dura de longs instants, Adam ne sortant pas de sa planque pour éviter d'être prit au milieu et revint derrière le mur en jetant un coup d'oeil du coté des rôdeurs, peut-être que ces glandus s'occuperont du cadavre du jeune ? Ça ferait un bel appât tiens, involontaire en plus. Dans tous les cas, l'échange armé fini par cesser et il avait encore assez de temps pour échapper aux rôdeurs, il sortit alors de sa planque pour entamer l'arrière, se dirigeant vers le mec couché qui visiblement, était en train de planer à cause d'une bastos peut-être et on dirait qu'il n'était pas tout seul car une autre silhouette se tenait près de lui. Sur la route, il porta le regard vers le second tireur qui ne bougeait plus beaucoup au sol, ils s'étaient presque entre-tués ces cons mais n'avaient pas achevé l'autre, dommage, ça aurait facilité bien des choses tout en lui retirant le plaisir de se déchaîner. Mais de toute façon avec des victimes potentielles déjà à morfler, il perdait la plus grande part d'intérêt, pour peu qu'ils finissent inconscients avant qu'il ne commence et c'est tout le plaisir qui s'envolerait.

Mais il était curieux et voulait voir de quoi il en retournait. C'est pourquoi s'il constatait que le type solitaire plus loin continuait de bouger, il se mettrait sur le chemin à tirer avec insistance plusieurs rafales pour le cribler de balles, peu importe où ça toucherait, le principal était qu'il calanche pour de bon, c'était une cible fichue de toute façon et quasi-immobile ça ne devrait pas être dur de le toucher au moins une fois. Ça ne devrait pas. S'il ne bougeait plus en revanche, il retiendrait son arme et finirait par rejoindre les deux silhouettes au sol, bien conscient que les rôdeurs étaient toujours dans le coin et ne tarderont pas à venir. C'est en s'approchant qu'il reconnaîtra Kyle et Ivy, cote à cote façon Romeo et Juliette sur le point de claquer et de relâcher leurs sphincters. Voilà quelque chose dont personne n'avait jamais parlé, surtout les films : mourir, c'était aussi se vider le cul comme un bon sac à foutre, la mort prenait un sens beaucoup moins noble d'un coup. En les découvrant, là à chialer leur race en silence, un grand étonnement marqué de sourcils relevés à souhait et joints d'un air très amusé - si ce n'est pas joyeux, sourire aux lèvres, révélera ses sentiments immédiats.

« Oh-oh... regardez-moi ça. Blanche-neige et le Chaperon Rouge, mes grandes gueules préférées, étalées comme deux bouses entrain de se dessécher. Vous êtes vraiment des nazes dis-donc, ça ne m'étonnerait pas que vous soyez morts aussi misérablement la première fois. Les contes c'est pour les enfants les gars, la vie, ce n'est pas pour les boulets dans votre genre, ici le loup met toujours en pièces l'héroïne hm... Devinez qui est le loup ce soir. »

Un petit rire inquiétant et moqueur plus que de raison s'échappa de ses lèvres et de sa voix grave. Il semblerait qu'aujourd'hui, pour lui, ce soit jour de fête.
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