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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CS, CFJ] Un peu de Clarté dans le Chaos - 25/03/35
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Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mer 27 Juil - 2:56
A la proposition de jeu d’Elizabeth, je détournais le regard du moteur pour venir le poser sur sa silhouette, les sourcils arqués d’un léger étonnement avant que je ne secoue la tête, pinçant mes lèvres dans une mimique d’excuse. Quelle conne je pouvais bien faire parfois, à m’imaginer que chacun autour de moi partageait mes connaissances en la matière.

“Excuse-moi,” lui glissai-je très sobrement, d’un ton légèrement penaud avant de finalement me résoudre à me laisser prendre à son propre jeu. C’était peut-être là l’occasion de partager un instant de complicité bien différent de ceux que nous avions connus jusqu’à lors, et l’occasion pour la jolie brune d’apprendre quelques dénominations propres à mon monde.

“Tout au fond de la caisse à outils, une grosse clé à tête arrondie avec un embout carré…” avais-je commencé à lui expliquer, ouvrant en parallèle ma perception magnétique pour distinguer les différents outils disposés dans celle-ci. Puis, me laissant prendre au jeu, j’aurais commencé à la guider de quelques “chaud”, “froid” et “brûlant” jusqu’à ce qu’elle réunisse entre ses doigts le matériel demandé. Finalement, je m’emparai de ce qu’elle me tendait, la remerciant d’un sourire amical et sincère avant d’emboîter chacune des pièces l’une dans l’autre.

Puis affairée à démonter la première des bougies de préchauffage, j’aurai bien évidemment tendu l’oreille pour écouter ce qu’elle me disait, finissant même par interrompre mon travail pour relever le nez de la mécanique, fixant un point de l’horizon devant moi à sa phrase inachevée. Je déposais le cliquet en travers du bloc moteur pour venir crisper mes mains sur la tôle de l’aile avant. Je pouvais sentir la culpabilité monter en moi, former une boule au creux de mon estomac et remontant peu à peu dans ma gorge pour venir la nouer. Moi qui n’appréciais guère ce genre de conversation, à moins de devoir me défendre et rentrer dans le lard de quelqu’un, je me sentais particulièrement mal à l’aise d’avoir donné l’impression à Liz’ que je la déconsidérais.
Personnellement, je n’avais jamais souhaité lui offrir ce sentiment, pas sciemment du moins, mais je savais que mon caractère et mon égoïsme latent avaient tendance à se charger de cette besogne bien malgré moi.

“T’es pas inutile… Loin de là,” répondis-je lentement après qu’un bref soupir eut quitté mes narines, ma voix descendant un peu plus dans les graves alors que j’adoptais un ton plus confident et introspectif. “J’suis juste pas… vraiment à l’aise dans les relations humaines, j’ai jamais vraiment eu la fibre sociale et j’ai toujours évolué dans un monde très majoritairement masculin et… ouvrier. Suffit de m’voir m’habiller, me comporter ou jurer à tout bout de champ pour s’en rendre compte. D’ailleurs, t’es bien l’une des rares filles avec qui je parviens à m’entendre. C’est un peu nouveau pour moi mais… ça m’ferait pas d’mal de partager mes doutes, ce que j’ai sur le coeur, avec…”

Je fus cependant coupée dans ma phrase par un sifflement en provenance de ma droite, vers l’arrière du véhicule. Moi-même interpellée, j’avais tourné la tête dans cette direction, devinant plus que ne reconnaissant la silhouette d’un James lourdement équipé. S’il avait fait un signe quelconque dans notre direction, je n’en devinais rien et jetais plutôt un regard en direction d’Elizabeth.

“Vas-y…” supposai-je sans rien savoir de ce qu’il en retournait réellement, ne partant du principe que James ne sifflait pas pour simplement passer le bonjour. “Je serais tienne un peu plus tard…” lui glissai-je tout simplement avant de m’en retourner à mon démontage une fois qu’elle m’aurait répondu, si elle l’avait souhaité.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 27 Juil - 21:06
Encore une fois rien ne vient se mettre en travers de leur chemin et Melody peut continuer à progresser ce léger sentiment de frustration revenant la saisir alors qu'elle ne découvre toujours aucune trace de quoi que se soit. Cela devient presque répétitif mais pas pour la chasseresse avoir un quelconque signe de vie de Matthew dans les parages la soulagerait et pas qu'un petit peu car même si elle pense que le Vagabond ne fera rien, il y a toujours la possibilité que cela soit le cas et qu'un piège soit sur place. Après tout lors de sa légère prise de bec avec Ivy, le Vagabond a avoué avoir parlé de Matthew à la binoclarde alors qu'aussi bien lui que Melody ne devait strictement rien dire, cela devait rester un secret, leur secret. Déjà que Nelson s'est amusé il y a peu à parler de Matthew en sous entendus alors que cela n'aurait pas dû être le cas, que Melody a dû fronder et mentir et se fâcher avec le fermier pour ne pas laisser entrevoir quoi que se soit.

Enfin les voilà arrivés à l'orée de la forêt, il ne leur reste plus qu'à rejoindre l'ancien campement et le porteur Mercedes mais avant cela la brune vient de songer à quelque chose. Oui le fait que Kyle ne lui ait pas posé de questions, non elle n'imagine pas que l'archer soit déjà au courant de tout mais plutôt qu'il n'est au courant de rien du tout et ne doit pas vraiment savoir ce qu'ils sont venus faire là. En profitant de s'être arrêtée, Melody se tourne vers Kyle et soit il est à sa hauteur et elle a juste à se rapprocher un peu pour lui parler soit il est resté en retrait et elle doit faire quelques pas de plus. Toujours est-il que c'est à voix basse qu'elle s'adresse à l'archer et si possible le plus près possible de son oreille.

- Tu dois te demander ce qu'on fait là exactement ? Tu as entendu parler du Marchand et de ses sbires et bien celui qu'on doit rencontrer détient des informations capitales sur ce mec là, des informations qui pourraient nous sauver la vie même. Il devait le faire gratuitement l'autre jour mais il y a eu un gros souci avec Samuel du coup...Bref cela n'est pas le plus important, j'espère vraiment qu'il va tenir promesse aujourd'hui et que cela vaut vraiment le coup, un coup de poker comme on dit. Mais surtout si je t'en parle maintenant c'est que j'ai déjà eu l'occasion de lui parler à deux reprises et il est loin d'être quelqu'un d'aimable ou de gentil ou que sais-je et il y a...hum...allé 95% de chances que tu ais envie à un moment ou à un autre de lui envoyer quelque chose dans la tronche, ton poing, une flèche, une balle ou autre surtout résiste à cela.

Ajoutant avant même que Kyle puisse dire quoi que se soit et parce qu'elle sait qu'il pourrait mal prendre ce qu'elle vient de dire, enfin elle en sait rien dans le sens strict du terme mais elle anticipe les faits ne connaissant pas assez Kyle.

- Surtout ne le prend pas mal mais j'ai préfèré t'en parler étant donné que personnellement les deux fois où je lui ai parlé j'ai eu envie de lui coller un carreau entre les deux yeux et pourtant je suis plutôt pacifiste...Je ne pourrais rien affirmer mais je pense qu'Ivy a eu les mêmes envies aussi. Toujours est-il que s'il a vraiment des réponses à certaines questions on a tous cruellement besoin de les entendre et Ivy encore plus avec ce qu'elle a pu vivre.


Et bien sûr Melody aussi en a cruellement besoin de ces fichues informations mais en parler serait mettre en danger son secret. Mais oui Ivy avec ce qu'elle a vécu aux mains de ce Soulstrange, ça lui fait froid dans le dos à la chasseresse même si elle n'apprécie que peu la binoclarde. Oui bon d'accord y penser lui fait aussi penser à ce que Matthew lui même a vécu.

Terminant de parler en souriant à Kyle malgré tout, la brune attendra que l'archer puisse lui répondre s'il en a envie avant de se remettre en route. Pour grimper le bas côté presque pile à l'endroit où elle a prit les deux balles à l'épaule la dernière fois et se retrouver sur la route menant à Snyder pour un côté et qui les sépare de l'ancien campement. Restant ainsi à observer les lieux du mieux qu'elle le peut pour voir où se trouve les autres déjà mais aussi savoir si le Vagabond à fini par débouler ou pas encore. Observant d'abord l'ancien campement lui même avec son cercle de tentes où il devrait encore y avoir des traces des morts de la dernière fois puis observant le demi-cercle de carcasses de voitures empilées là et enfin son regard émeraude se posant sur le porteur Mercedes à l'extérieur garé sur ce qui était un parking autrefois. Alors qu'au delà on peut "admirer" les ruines de l'ancien motel.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 29 Juil - 16:40
D’un regard inquiet, Elizabeth suivit le parcours et surtout la déduction qui résonnait dans son esprit, de ces traces au sol et de ce que cela supposait. Elle n’avait, de ce fait, écouté que d’une oreille un peu absente la réponse d’Ivy, comprenant le sens de ses mots sans arriver encore à les focaliser dans sa mémoire jusqu’à ce qu’un sifflement fin et bref ne lui parvienne aux oreilles à l’instant même où sa piste remontait jusqu’au bout opposé du véhicule. Cette situation ne l’enchantait guère, ses ressentiments à ce propos montant en flèche, se demandant quel pouvait bien être le but de cette mascarade. Est-ce que leur « rendez-vous » s’était fait piégé ? Est-ce qu’ils avaient été manipulé ? Elle n’aurait pas de réponse supplémentaire à moins de répondre à l’appel urgent lancé par son compagnon.

Jetant un très rapide coup d’œil vers Ivy au moment où elle lui donnait sa bénédiction, plus inquiète pour sa sécurité que pour avoir interrompu ses paroles, puisque personne ne pourrait alors assurer ses arrières durant ses réparations ne lançant à son attention qu’un bref « ouvre l’œil, on est pas aussi seul qu’on le pensait », la jeune femme se lança immédiatement derrière James pour le rejoindre et s’intéresser de plus près à ce qu’il avait potentiellement remarqué raccordant avec ses raisonnements antérieurs. Avant qu’il n’intervienne, elle lui aurait glissé la potentielle présence d’une présence à l’intérieur sans estimer son niveau de danger, sans s’étendre non plus sur les raisons, ni les manières dont elle avait obtenu ou déduit ce renseignement, estimant que le temps désormais leur manquer pour de tels propos. Crosse calée au creux de son épaule, la jeune femme s’était glissé de l’autre côté de la porte juste après que celle-ci soit poussée, restant à couvert le temps du passage et ouverte sur le cérémoniel rituel qui y avait été installé.
Le bout de son canon dépassait à peine de la carcasse métallique de l’engin, tout comme son corps, n’offrant à une potentielle menace qu’une faible surface d’attaque s’il devait y en avoir une. Une prudence mesurée avec justesse au regard de la situation.

D’un geste mécanique et rapide, elle activa la lampe torche fixée juste sous son arme, un accessoire aussi pratique que le silencieux ou encore la lunette qui équipaient son fusil, et qui avait été trouvé par James lui-même avant qu’il ne lui soit confié. Le faisceau lumineux immédiatement braqué sur la silhouette du fond, elle chercherait à savoir si cette présence était hostile ou non. Elle ne prononcerait alors le moindre mot, laissant cette facette à son duo s’il l’avait souhaité, gardant pour sa part l’avantage d’une réaction vive et soudaine si le cas c’était présenté.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 29 Juil - 23:11
A l'ouverture, cette épaisse porte métallique avait grandement grincé, de quoi faire entendre sa présence à celui qu'ils étaient venus retrouver, car il ne tardait pas à l'apercevoir. D'abord, il vit ce grand espace vide, assez vite rejoint par Elizabeth qui portait l'arme prête à l'usage, lui-même ne laissant dépasser sa tête que jusqu'au nez du bouclier par précaution, le canon du Desert eagle en appui et scruta avec attention l'intérieur.

Autant dire que la lumière du fond ne lui échappait pas, c'est même ce sur quoi il fixa rapidement son attention, donnant un coup d'oeil à Elizabeth pour lui indiquer discrètement qu'il avait repéré quelque chose avant d'observer plus en détails : trois bougies qui se reflétaient tels de grands piliers dans cette pièce de conservation entièrement vide, leurs flammes se mouvant dans les ombres pour donner une certaine portée mystique à la chose, mais ce qu'il y avait de plus intéressant au-delà de ces lumières trahissant une présence, c'était la présence en elle-même.

En aparté, Jena avait rétorqué aussi brièvement qu'intelligemment tout en mettant fin à la communication. Cette fille avait quelque chose, malgré son caractère et ce qu'elle pouvait dire, il sentait qu'il y avait sur le long terme, de quoi en faire un pilier d'un quelconque groupe sans qu'elle ne tombe dans la tyrannie pur et dur ou l'absence de mesure dans l'idée de tuer. Ce ne serait pas sans difficulté, surtout se connaissant lui-même, mais il en était convaincu car il voulait croire en elle, comme en tout autre membre de ce groupe. Mais revenons à nos moutons.

Cette silhouette était avare en informations, lointaine, planquée et sombre, mais l'ombre en disait plus et mieux encore, dévoilait la nature assez spécifique de cette dernière par la capuche qui couvrait sa tête. Puisqu'ils étaient venus rencontrer un homme en particulier aujourd'hui et dans leur ancien campement, il ne mit guère longtemps à faire le lien pour l'avoir déjà croisé, à ce moment où il retrouvait une Ivy en vie dans les bras de Samuel, il avait eu l'occasion de constater l'existence de cet homme à l'allure très... nomade, encapuchonné et fort barbu.

Pour l'instant, il n'en voyait pas plus qui lui permettrait de confirmer qu'il s'agissait bien de lui, le doute était présent et il était certain qu'il n'était pas le seul survivant à s'encapuchonner, aussi restait-il un temps silencieux, portant son regard vers Elizabeth, puis l'intérieur de ce conteneur avant de venir se décaler sur la gauche, murmurant à sa compagne :

« Attend, j'ouvre en grand, reste derrière le bouclier. »

Une façon un peu plus évidente d'entendre qu'il voulait qu'elle reste derrière lui qui portait ce fameux bouclier, afin de la protéger de tout coup de feu inattendu et en même temps redouté, son but était de venir défaire la sécurité de la porte secondaire pour la tirer de sa main armée et l'ouvrir, sans casser sa posture défensive très attentive. Une fois fait, il lancerait alors à l'homme qui se trouvait à l'intérieur, si celui-ci ne s'était pas manifesté d'une quelconque façon, faisant en sorte de porter sa voix assez fortement pour qu'elle résonne pleinement et même, soit entendue d'Ivy et de tout autre membre du groupe à proximité :

« Vous êtes en avance. »

Une phrase directe, un coup de bluff qui devrait éclaircir rapidement la question de savoir si c'était bien lui ou non. De toute façon, un homme seul, même armé, aurait bien mauvaise idée d'utiliser la force contre eux et s'il était bien conscient que les fous, les suicidaires et les fanatiques existaient, il avait bon espoir qu'il n'en soit pas.

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Sam 30 Juil - 16:46
On prenait la direction de la sortie de la forêt comme prévu, mais quelque part je ressentais comme une certaine déception. Fut un temps, j’y serais resté, armé de mon fusil, à choisir le meilleur angle de tir pour couvrir toute la zone, mais encore une fois, le triste constat de mes maigres possessions et de mes faiblesses revint à la charge, me tirant un large et profond soupir.
Sortit des frondaisons, je levais légèrement le nez vers le ciel en plissant ce dernier, légèrement ébloui par la semi-luminosité du parterre de nuages gris-blanc. C’est ce moment que choisis à nouveau la jeune femme pour venir m’aborder et me parler au creux de l’oreille. Pour une nana qui n’aimait pas vraiment être à proximité des gens, elle cherchait énormément le contact, et surtout, je retins qu’elle avait une fougueuse envie de parler.

Ah les femmes et leurs fâcheuses manies. Je l’écoutais tout en observant la route, et le fameux campement qui les avait accueilli tous fut un temps plus ou moins lointain.

« T’en fais pas. » Avais-je finis par confier une fois qu’elle eut terminé.

Ma main gauche venait gratter le haut de mon nez avant que je ne plonge mes yeux gris dans les siens dans cette approche étroite, me penchant légèrement pour rester sur le ton de la confidence bien que je ne pourrais pas parvenir à aligner mon regard au siens de cette manière.

« J’ai bien retenu et je ne comptais pas spécialement faire de vague. Je ne suis pas du genre à foncer tête baissé, et j’ai une très haute tolérance à la provocation. Méfie-toi plutôt d’Adam à ce sujet. Il serait bien capable de te la mettre à l’envers juste parce que tu lui aurais demandé et seulement par principe. »

Je lui accordais un fin sourire du bord des lèvres avant de reprendre d’un ton plus souple.

« Après toi, je surveille tes arrières. »

Je l’aurais laissé reprendre la route, bien que le chemin fût sans doute tout tracé devant nous juste pour voir si elle se prêtait au jeu, histoire de profiter de la vue. Un signal lumineux m’avertit d’une transmission entrante, me laissant tout le loisir d’activer le haut-parleur cette fois-ci afin que la brunette entende le message. Maintenant que nous avions quitté le couvert des arbres et que nous entrions dans ce campement ouvert, la discrétion n’avait plus vraiment d’intérêt, et mieux valait privilégier la réactivité.
C’est donc bien calmement, et avec le plus d’attention possible que je grimpais cette petite bute, arrivant sur la route avant, jetant un regard à droite et à gauche en vestige des anciens réflexes d’une vie normale, avant de porter ma vigilance sur le groupe qui nous devions rejoindre, mon arc toujours en main.

Le Vagabond

Anonymous
Invité
Dim 31 Juil - 11:15
Dans les tréfonds de ce conteneur, la silhouette immobile du Vagabond resta toute de mystère durant quelques instants, regardant en réalité du coin des yeux l'arrivée de ces gens qu'il ne reconnaissait pas, ou presque ? La voix et le visage de l'homme qui l'interpellait, après avoir ouvert en grand les portes pour faire entrer la lumière, ne lui étaient pas totalement inconnus pour l'avoir déjà croisé une et unique fois. Le visage encapuchonné se mut perceptiblement de par l'ombre révélatrice et il fut finalement possible de remarquer qu'il avait quelque chose entre les deux mains, une autre chose déformait son ombre à la partie basse, posée sur lui-même qui était bel et bien assis contre l'angle des parois avec les jambes tendues.

La lampe-torche de l'arme d'Elizabeth qui se trouvait être braquée sur lui à ce moment précis révéla que le visage de cet homme était vers eux et que si la première forme dans ses mains devait être un objet encore difficile à définir, l'autre forme qui avait altéré son ombre était un fusil posé sur lui-même, le canon dirigé vers l'arrière du camion - soit eux. Puis peu après, l'on perçu la voix douce et mélodieuse qui de toute simplicité, bien que de toute malice également, résonnait dans l'habitacle si vaste et si vide pour ce que c'était.

« Un magicien n’est jamais en retard, ni en avance d’ailleurs, Frodon Sacquet. Il arrive précisément à l’heure prévue. Le seigneur des anneaux, un excellent ouvrage, mais je dois bien avouer que la citation n'est pas forcément bien placée. Ceci étant dit, je constate que vous êtes en avance également, nous sommes tous vraisemblablement très prudents. N'êtes-vous donc que deux aujourd'hui ? Où sont la petite Ivy et la douce Melody ? N'en soyez pas offusqués, j'ai une préférence pour ces deux damoiselles. Elles ont un certain charme. »

Il refermait ce qui s'avérait être un livre qu'il brandit légèrement dans le faisceau de la lampe-torche et secoua un peu avant de le laisser tomber à coté de lui. Il ne cherchait pas à se lever, ni à se montrer méfiant, demeurant égal à ce qu'il avait été jusqu'ici pour les rares qui l'avaient plus ou moins fréquenté. Dans les alentours, tout à chacun - même Melody, Ivy et Kyle qui n'avaient pas encore connaissance de sa présence, pouvaient constater qu'il n'y avait que le calme, pas d'agresseurs cachés leur sautant à la gorge, ni horde en mouvement ayant de nouveau choisi le terrain de l'ancien motel pour leur visite du territoire en quête de proie.

Une forte tranquillité qui tranchait pleinement d'avec la dernière visite d'Ivy, sans qu'il ne soit vraiment possible de dire si cela était dû à une raison quelconque ou si ce n'était pas tout simplement le lot des rôdeurs qui évoluaient en grande meute, que de migrer constamment si rien ne se faisait alléchant. Un sujet très intéressant pour d'éventuelles études de ces bêtes censées être parfaitement stupides, sans aucun doute.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 1 Aoû - 17:47
- Heureusement pour moi alors, tu n'es pas lui.

Petite réponse donnée à Kyle et avec le sourire juste avant que la brune ne reprenne sa marche, fort amusée par la toute dernière remarque de l'archer. En tout cas, elle peut noter que les choses ne vont vraiment pas bien entre le beau gosse et Adam mais en même temps jamais elle ne serait partie seule en forêt avec Adam justement. Même si elle reste prudente et un peu méfiante avec l'archer, l'autre c'est encore pire sur son baromètre personnel.

Parvenue à la route, elle attend que Kyle ne la rejoigne pendant qu'elle commence à observer l'ancien campement et qui pourrait se trouver là. Repérant bien vite que les autres sont autour du camion sans pour autant savoir si le Vagabond est déjà présent. Et forcément un brin de nostalgie la prend en repensant à tout ce qui a pu s'y passer que cela soit en bien ou mal d'ailleurs. Matthew et Seth pour les choses positives mais en même temps négatives avec les deux pertes, même si l'une d'elle n'en est pas tout à fait une. Elle repense également à tout le reste, Harvey faisant le con avec Ricky pour essayer de découvrir son pouvoir avant que l'adolescent ne se barre avec d'autres. Calvin qui aurait pu être le remplaçant de Matthew si...Oui mais non repenser à tous ces événements et bien d'autres n'est pas bon du tout. Notant surtout qu'il règne un grand calme dans ce qui fut leur campement, un trop grand calme qui laisse une vraie déception et un grand soulagement se mêler étroitement en elle. Pourquoi s'est-elle mise en tête qu'elle pourrait voir Matthew une nouvelle fois ? Forcément ça ne le fait pas mais au moins il n'y a pas de pièges apparent pour les surprendre.

Même les zombies semblent avoir déserté les lieux et s'il n'y avait pas quelques bruits en provenance de la nature elle même surtout derrière elle en forêt, on pourrait presque se croire dans un film d'horreur quand tout un coin est entièrement silencieux et qu'une bête rode dans les parages. Toujours est-il que Melody ayant repéré les autres qui sont déjà sur place, elle se dirige vers eux, gardant bien son arbalète dans les deux mains et prête à tirer si besoin se fait sentir ou plutôt elle en donne l'air. Disons qu'elle reste dans cet entre-deux à savoir que si un coup de feu est tiré en provenance d'elle ne sait où cela sera forcément Matthew mais qu'en même temps cela peut être n'importe qui avec un Vagabond décidé à la leur faire à l'envers.

La brune s'avance donc vers le camion porteur bien décidée à en faire le tour pour mieux se rendre compte de la situation et si jamais d'une manière ou d'une autre elle en vient à apercevoir le Vagabond c'est bien sûr vers lui qu'elle ira puisqu'elle est là pour cela. Oui le reste elle s'en fiche ou presque, la seule autre chose importante étant qu'Ivy fasse ce qu'elle a promis, du moins si elle en est bel et bien capable. On ne sait jamais avec cette fille, tout est possible et après c'est à Melody qu'on reproche d'avoir trop d'orgueil alors qu'elle est largement battue par la binoclarde.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mer 3 Aoû - 11:38
Tandis que petit à petit, la luminosité prenait le pas sur l’ombre du conteneur, dévoilant ainsi la silhouette de l’homme qu’ils étaient venu chercher, la tension des épaules de la jeune femme s’affaissa sans entrer dans une totale confiance cependant, le bout de son canon pointé sur la forme quasi-spectrale pour ne pas perdre la visibilité de sa cible, mais aussi parce qu’elle restait prudente.

Jetant un léger coup d’œil vers James pour guetter sa réaction et pour prendre la mesure de la situation, elle finit par faire porter sa voix à l’attention de leur interlocuteur, d’un ton ni menaçant, ni prétentieux, mais plutôt posé bien que mêlé d’une évidente ironie rendu à son pareil face au jeu qu'il avait ouvert.

« Peut-être pourriez-vous descendre de votre piédestal pour que nous puissions discuter d’égal à égal ? N’en soyez pas offusqué, un échange de bon procédé, Monsieur Lecter. Descendre à la lumière vous amènera peut-être vos angéliques demoiselles. Question de logique sans doute. »

Dire que cela ne l’enchantait pas de voir cet homme se moquer d’eux était un euphémisme, et au jeu du verbe et de l’esprit, elle pouvait se montrer très perçante. Combien de fois avait-elle dû affronter les frasques de personne spirituellement joueur ou tentant de l’être dans le cadre de son travail ? Elle n’avait peut-être pas retrouvé l’ensemble de son assurance ni de ses capacité d’antan, mais les derniers temps avaient fait sauter suffisamment de verrous pour qu’elle tente de se lancer dans une partie de ce genre. Pour elle, de toute façon, il était hors de question qu’il s’adresse à eux dans cette posture et souvent, une invitation valait bien mieux qu’une menace, surtout dans la position de faiblesse qu’il semblait les avoir mis après l’intervention peu réfléchit de Samuel. Elle espérait qu’il n’abuse pas de cette dite position. Aussi pour escorter ses mots, elle s’effaça légèrement de quelques pas, au moins pour lui montrer qu’elle lui laissait la place de sortir de ce conteneur en toute facilité, restant sous le couvert du bouclier que James lui offrait.

Et pour montrer sa bonne volonté dans ce contexte, elle prit même la peine d’éteindre sa lampe tactique et de baisser légèrement son canon. Elle gardait néanmoins la crosse de son arme encochée contre son épaule, la laissant prête à réagir en cas de problème. Avec un peu de chance, il marcherait dans l’invitation, se montrant au grand jour.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mer 3 Aoû - 15:00
Liz’ partie retrouver James, je ne perdais pas de temps à mettre à profit le peu que j’en possédais, amenant la clé à bougie en place pour démonter la première d’entre elle, une fois le connecteur de queue débranché. Je forçais d’une partie de mon maigre poids sur le manche du cliquet jusqu’à débloquer la bougie, puis tâchais de répéter l’opération avec les suivantes, jouant de quelques mouvements de poignets de plus en plus habiles, jouissant d’une dextérité manuelle que je retrouvais à chaque seconde écoulée. Chaque cliquetis de l’outil me renvoyait à la satisfaction que je ressentais de me trouver là, en cet instant, penchée sur ce lourd moteur et sa puissante cylindrée, qui n’attendait qu’après mes bons soins pour vrombir à nouveau. Ni doute, ni hésitation ou méfiance, je me sentais nager de plus en plus aisément dans des eaux qui se voulaient de plus en plus limpides.

Moi qui avais si longuement et prétenduement affirmée entre à la hauteur de la tâche, c’était à la fois un plaisir et un soulagement que de constater que je n’avais pas menti, ne serait-ce qu’à moi-même ; et que de ce simple fait, j’obtiendrais les réponses promises par le Vagabond.

Je pus entendre la voix de James parler à quelqu’un, le présentant comme étant en avance et en déduisis qu’il devait probablement s’adresser à l’homme que nous venions de rencontrer. Néanmoins, après avoir vu Elizabeth le rejoindre pour finalement disparaître derrière la remorque, je me demandais bien où pouvait se trouver le Vagabond, s’il s’agissait bien de lui. Je ne pus m’empêcher de ressentir une certaine méfiance à propos du potentiel inconnu, me demandant même si ce gars-là était réellement dans la caisse  du camion, ou simplement de l’autre côté, dissimulé à ma vue.

Dans le même temps, l’interpellation de James n’avait que renforcer encore plus mon impatience quant à enfin voir si ou non le Vagabond avait décidé de débarquer ; une attente qui se traduisit par une volonté redoublée de venir à bout de mon job le plus rapidement possible. J’essayais de garder une oreille attentive vers l’arrière du camion, curieuse et désireuse de connaître, voire reconnaître, la voix de notre indéfinissable allié de circonstances, mais ne distinguais plus rien par la suite. Soit le silence s’était fait, soit le ton était redescendu.

Quoi qu’il en soit, je m’empressais de démonter la dernière des bougies de préchauffage avant de m’intéresser avec bien plus d’attention à la courroie de distribution qui s’était étirée et avait quelque peu fondu en ce point de faiblesse. Un constat qui m’arracha une grimace de contrariété assez prononcée. Quelque chose avait fait se stopper le moteur de manière extrêmement abrupte ; et j’espérais au plus profond de moi qu’une bielle n’ait pas coulé ou un cylindre massacré, sans quoi, le bloc moteur serait juste bon à jeter à la ferraille, et ma promesse avec… Le destin se voudrait-il toujours aussi pute avec moi, même dans une situation que je savais - théoriquement - parfaitement maîtriser ?

“Oh non mon salaud… Tu vas pas m’faire un coup comme ça…” grommelai-je pour moi-même en entamant le démontage du cache phonique et des caches culbuteurs. L’usure de la courroie ne me laissait de toute manière qu’une seule certitude : j’étais bonne pour me taper le démontage de la culasse ; et une petite prière des familles pour que l’origine de la panne soit réparable.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mer 3 Aoû - 17:14
La silhouette du Vagabond se confirmait, assis au fond du camion et la lumière du jour, mais surtout la lampe-tactique d'Elizabeth permettait de dévoiler le visage et les vêtements de cet homme, ainsi que le bouquin qu'il avait dans les mains et le fusil posé contre lui - un élément autrement plus inquiétant en soi. Dans une autre époque, l'on aurait été effrayé, choqué de voir un homme se balader avec une telle arme mais aujourd'hui, cela paraissait incroyablement et tristement normal et banal, indispensable même. En écoutant la réponse de l'homme, il n'eut ni ne souhaitait rien à y répondre, évitant soigneusement d'entrer dans son jeu ou de permettre à ce type de le provoquer, surtout pas en le laissant croire que cela avait un impact sur lui.

Plutôt que cela, il tourna brièvement les yeux en entendant la voix d'Elizabeth qui avait choisi de répondre, cherchant visiblement et au contraire, à jouer son jeu qui pour le moment demeurait très subtil et sous-sous-joué. Il n'aimait pas cela, pour ne pas avoir eu l'occasion d'échanger avec cet homme auparavant, il ne savait pas dans quelle mesure celui-ci se donnait des limites, mais ce qu'il en avait entendu, particulièrement par rapport à la rencontre de la semaine passée, laissait tout à croire qu'il n'était pas qu'un simple provocateur qui se donnait un genre. Pour tenir tête à Samuel, Ivy et Melody en sortant vainqueur de l'affrontement idéologique et verbal, il fallait de la suite dans les idées et du répondant.

De son coté, il gardait son bouclier haut qui couvrait le déplacement d'Elizabeth venant trouver sa protection, lui-même se contentant plutôt de ranger son Desert eagle à l'étui de son gilet sans perdre de vue l'homme et ses gestes. Il inspira et expira brièvement, se disant à l'avance qu'il n'aimerait guère leur conversation - un scepticisme continuel joint d'un instinct dont on se demandait bien d'où il pouvait provenir n'est-ce pas, avant de porter la main au talkie-walkie à son épaule en le basculant dans le mode de transmission courte portée pour que seuls Kyle et Ivy puissent le réceptionner, sauf si d'autres personnes équipées de communicateurs se trouvaient dans les alentours et c'est là une pensée qui n'aurait rien de réjouissant d'aucune façon si elle devait se réaliser.

Ils devaient être seuls avec ce type pour avoir leurs réponses et finaliser leur marché, la moindre intervention serait au moins un poids, au pire ferait de cette rencontre un fiasco à nouveau.

« Ici le Captain, rejoignez-nous au point de rendez-vous, on a trouvé le colis planqué à l'arrière. »

Sur cette simple réplique au ton certainement dubitatif, il ramena sa main à son étui en la posant simplement dessus par précaution, observant fixement et attentivement leur vraisemblable et méfié collaborateur de circonstance en patientant de voir s'il consentirait à la demande de sa compagne et la venue des autres survivants de cette sortie.
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