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Le salon - 25/03/35
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James F. Everett

Anonymous
Invité
Jeu 14 Juil - 0:53
Interprété par James Everett, Melody Campbell et Jena Higgins.


Il était assis sur le lit que lui et son aimée occupaient, en ce début de matinée. La fenêtre à sa droite, la porte à sa gauche et sa trouvaille sous ses yeux. Un bouclier ambidextre, l'outil de protection qui n'avait rien de particulier bien que très utile en temps normal, mais pour James, il y avait une signification différente qui trouvait écho en lui. Le symbole du bouclier, de la protection et de la préservation de son porteur, son corps, sa vie, ses rêves, son devenir, ses proches d'une fin atroce. Les armes avaient une connotation de guerre, de souffrance, de mort et de larmes, le bouclier lui, était leur opposé justicier et tout au long de la semaine placée sous la coupe du silence, du repos et de la réflexion, il s'était surpris à rester assis sur ce lit, une main sur le bouclier et l'objet assez grand pour le couvrir de la tête aux cuisses, debout sur le sol, lui à imaginer qu'un jour il pourrait être aux hommes ce que le bouclier était aux armes, un jour peut-être. Protéger et servir. Fut un temps cela avait été sa vocation, sa promesse et sa conviction, mais les déboires de la vie et sa cruauté avait mis en pièces ses espoirs mis dans ces mots pour le renvoyer à sa réalité, celle d'un homme qui cherchait simplement une raison de vivre.

Aujourd'hui, il n'était plus question de vivre, mais déjà de survivre et à ce stade il n'était plus question de nuance, mais de ce qu'il serait prêt à faire pour assurer sa survie et celle d'Elizabeth qu'il aimait de tout son coeur, ainsi que celle d'Ivy pour qui il avait toute l'affection d'un loyal ami. C'était ironique car il se faisait à nouveau la réflexion qu'il ne savait presque rien de leur passer, pourtant tout était là et il avait maintenant concrètement à coeur de rectifier cela à la première occasion. Il avait les sentiments, l'attachement, la volonté, la préparation à échanger sa vie si le choix s'imposait. Ce n'était pas une faiblesse, que d'être prêt à mourir pour ceux que l'on aime, car si pour certains il pouvait être question de se jeter avec fatalité dans la gueule du loup et accomplir ce devoir si lourd à porter, pour d'autres et pour James, il s'agissait surtout de tout faire pour que ce choix ne se montre jamais, se focaliser à se battre pour vivre, justement parce qu'il était prêt à mourir et n'avait plus à se préoccuper de ça.

Trop de choses étaient restées impunies dans ce campement, trop de vécu qui n'avait mené à aucune amélioration, aucune leçon, rien que la détérioration de ce qui était déjà fragile et l'exaltation de l'individualisme. Ils n'étaient plus un groupe, ils ne l'avaient en réalité jamais été et James s'en voulait pour cela, pour n'avoir pas su agir comme il le fallait et quand il le fallait, pour avoir placé sa confiance en des personnes qui avaient gâché toutes les possibilités restées pourtant à portée de leurs mains transpirantes d'ego, pour toutes les vies qui avaient été perdues à cause de cela et pour avoir si longtemps laissé Elizabeth et Ivy au milieu d'un tel et si grand danger, sans avoir pris les choses en main. Et ça, Ivy l'avait déjà payé de sa vie, une seconde fois, quand Elizabeth avait perdue des litres de larmes et de sang, subit des souffrances l'une comme l'autre qui auraient pu être aisément évitées.

Voir tout au long de la semaine, son amour si fragile et subissant les séquelles même temporaires de cet accident surréaliste à voir comme il était arrivé et pourquoi, il s'en voulait énormément, mais ce n'était pas comparable à la rancoeur qu'il avait à l'égard de Melody et de Samuel plus que quiconque, les deux grands fautifs de la débâcle qui était la leur pour avoir prétendu pouvoir mener ce groupe, le mener oui, dans le mur. Maintenant il ne restait plus qu'à rectifier le tir, mettre fin à l'absurdité et partir d'ici, quitter ces lieux avant qu'ils ne soient rasés ainsi que tous ceux qui viendraient à y traîner et se construire une vie meilleure, ailleurs. La menace du Marchand et ses acolytes demeurait, autant que celle des morts-vivants par milliers, mais s'il y avait une chance de se tirer de là sans trop de casse, il devait la saisir et en assumer les conséquences. Le chirurgien prit une grande inspiration, que l'on pourrait attendre décidée et c'était le cas, mais aussi pleine de tristesse et d'accablement qu'il garderait pour lui-même car il ne devait rien en montrer. Elizabeth se portait mieux maintenant, il était temps de passer à la suite, il avait déjà accordé bien assez de temps, à lui comme aux autres.

Il se redressa du lit et souleva le bouclier qu'il alla poser contre l'armoire où tout son équipement se trouvait, ne sortant finalement de la chambre d'une prise sur la poignée de porte qu'avec son polo, son jean, ses bottes et son Desert eagle, devenu son nouveau fidèle ami coincé dans son pantalon à son dos. Il referma derrière lui et s'en alla ensuite quérir Melody, à qu'il avait promis cette discussion qui tournerait potentiellement en règlement de compte, mais qu'ils devaient prendre le risque d'avoir afin de préparer la discussion de groupe autrement plus délicate que le médecin projetait d'imposer à Samuel, présent ou absent. C'était une initiative hostile envers l'ex-manager mais qui devait être prise pour le bien de tous les autres, quant à l'hostilité, elle ne faisait que grandir et gangrener tout le monde depuis un moment, mieux valait la décapiter ici et maintenant.

Il rejoignit les escaliers après avoir balayé du regard l'étage et les descendit tranquillement, cherchant du regard une fois arrivé en bas qui il pourrait trouver, son attention fut attirée par des voix dans le salon et en s'approchant, il découvrit rapidement celle qu'il cherchait justement et qui lui avait facilité le boulot en lui évitant de faire le tour du camp à tout croire, Melody, en compagnie de Jena, celle-là même qui avait été présente pour constater comme les deux individus n'étaient pas très accordés. Avec le recul, c'était le moins que l'on pouvait dire. Il entra dans le salon, le pas paisible mais décidé et le regard on ne peut plus sérieux, fermé et ne laissant de nuance que ses yeux naturellement tristes. Son regard se posa sur Jena, quelques instants, puis vint se fixer sur Melody, cette femme qu'il avait évité tout au long de la semaine et à qui pas un mot ne fut adressé directement ou indirectement jusqu'à ce moment. Il lâcha de sa voix grave, calme et à la touche un tantinet dramatique :

« C'est le moment. »

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Jeu 14 Juil - 18:31
En me réveillant ce matin, à l’aube d’une nouvelle semaine qui se voulait emplie d’incertitudes plus tenaces encore que celles qui s’étaient manifestées au cours de la semaine écoulée, j’étais restée de longues minutes à contempler le tissu de ma tente s’éclaircir peu-à-peu sous les rayons du soleil levant. Je pouvais même distinguer au-travers de celle-ci quelques gouttes de rosée qui se dessinaient en opaques croissants de lune. Une forme qui n’était pas sans me rappeler le délice de ces pâtisseries françaises et avec elle, le souvenir du Bel Ami dans l’Upper East Side que je fréquentais chaque matin quand je vivais encore dans la Grande Pomme. Un souvenir qui rappela à mon estomac que nous crevions tous plus ou moins d’une faim tenace, en raison du rationnement qu’avait imposé Samuel, sûrement malgré lui, vu la pauvreté de nos ressources de première nécessité.

C’est pourquoi, la faim au ventre, j’avais fini par me lever, bien décidée à contenter maigrement mon estomac d’un frugal petit-déjeuner avant de réfléchir à comment occuper le reste de ma journée. Probablement allait-il s’agir pour moi de faire le tour du périmètre et m’occuper des éventuels rôdeurs trop curieux et affamés - c’était le thème du jour décidément - qui se risqueraient à venir nous saluer. Simplement armée de mon pistolet et de quelques chargeurs fourrés dans mes poches, j’avais fini par sortir de ma tente, jetant au passage un regard vers la tente voisine occupée par Kyle et Johann.

Deux hommes que j’appréciais énormément parmi ceux du campement, bien que pour l’un d’eux, c’était là quelque chose de difficile à deviner vue la teneur particulièrement houleuse des échanges que nous avions pu avoir. En ce qui concernait Kyle, j’appréciais l’homme pour son organisation, sa maîtrise et son savoir-faire tactique qui transpirait le militaire chevronné par tous les pores, sa fierté, son assurance et sa ténacité malgré le handicap laissé par son retour à la vie. Johann était bien différent, mais j’appréciais d’autant plus son pragmatisme, son humanité et surtout son courage d’avouer ses faiblesses, savoir où était sa place et quelles étaient ses limites. Sa détresse avait quelque chose de touchant ; et que dire du fait qu’il me tenait tête, et que quelque part, j’aimais ça. Lui qui m’avait fait prendre conscience que nous n’étions pas si différents au final, et que je me montrais bien trop dure et arrogante avec eux pour mes soit-disant connaissances d’un monde dont la compréhension m’échappait en réalité totalement, et leur situation avec, moi qui ne l’avait pas vécu.

J’ignorais si les deux hommes ronflaient encore sous leur tente ou étaient déjà levés, mais je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il y avait quelque chose à tirer, à faire, à sauver dans ce merdier cosmopolite et désorganisé qui n’avait de groupe que le nom. Je savais que je ne pouvais pas survivre seule et uniquement compter sur moi-même, mais beaucoup de choses se devaient d’être remise en cause et en place, à commencer par la tête de ce groupe. J’ignorais dans quelles mesures et sous quelles contraintes Samuel était devenu leur leader, secondé par Melody, mais il m’était plus que limpide que le duo ne fonctionnait pas, ni ensemble, ni individuellement. Moi qui avais passé la grande majorité de ma vie à fréquenter les sphères politiques et autres bulles d’influence des hautes instances d’Etats, il m’était aisé de constater à quel les deux jouissaient certes d’un certain charisme, mais que la magie s’estompait dès qu’ils l’ouvraient et agissaient pour ce qu’ils n’étaient clairement pas, des leaders.

A mes yeux, Samuel se donnait un rôle et un genre qui, bien que cela puisse fonctionner sur le papier, ne se traduisait jamais en acte, malgré les reproches que j’avais moi-même émis devant une bonne partie du groupe lors de notre retour du fiasco au centre commercial ; et Melody gaspillait clairement de son temps et de son énergie à avoir le cul entre deux chaises aux côtés de Samuel là où elle s’avérait être un atout largement plus décisif dans son rôle de chasseresse et de protectrice. Mais au-delà des reproches que l’on pouvait faire à ce duo de leaders manqués, se soulevait un autre problème, peut-être plus épineux encore ; et qui était de savoir qui pouvait prétendre à faire mieux, ou du moins essayer. Et si je m’imaginais sans trop de difficultés tenter de relever ce défi, je n’étais franchement pas certaine que ce serait au goût de tout le monde ici, surtout vu mon comportement et les propos que j’avais tenus les semaines précédentes. Et l’ampleur de la tâche restait malgré tout énorme. Faire de ce rassemblement d’individus un groupe soudé et fonctionnel semblait plus relever de l’utopie que de l’entreprise humaine.

Mais je finis par couper court aux digressions de mon esprit pour me diriger vers la maison, traversant le salon pour rejoindre le coin cuisine et mettre de l’eau à bouillir sur la cuisinière à gaz. Le temps que le liquide ne chauffe, je me mettais en quête des restes de café dans les placards ou le garde-manger qui reflétait bien là la détresse de la situation comme la structure de ce groupe : du vide. Malgré tout, je n’avais guère le luxe de continuer sans cesse à m’apitoyer sur mon sort ; d’autres en avaient connu de moins enviable et puis surtout, rien ne m’interdisait de plier bagage si une goutte d’eau venait à faire déborder mon vase. Fort heureusement, je n’en étais pas encore là. J’étais malgré tout restée du genre pugnace et déterminée, et j’avais la profonde intuition que quelque chose de bon pouvait malgré tout surgir de ce groupe, à condition d’y mettre le fond et la forme.

Seul le frémissement de l’eau bouillante dans la casserole m’empêcha une nouvelle fois de partir dans mes pensées divagantes ; et je me lançais dans la concoction du petit café matinal qui savait mettre un peu de baume au cœur et d’entrain à l’ouvrage. Étrangement, l’amer breuvage m’aidait à appréhender la journée commençante avec un brin plus de positivisme qu’au réveil, et alors que je me versais une tasse de café, du bruit derrière moi ne manqua pas d’attirer mon attention et mes azurs. Je n’eus aucun mal à reconnaître la silhouette de Melody, la saluant et lui proposant une tasse de café si elle le souhaitait ; échangeant de même par la suite quelques banalités matinales sur la qualité du sommeil, de la météo ou encore de l’activité infectée autour de la baraque. Rien de folichon ni de polémique en soi.

Puis ce fut au tour de James de faire irruption quelques instants plus tard dans le salon. San sire un mot, je le regardais s’avancer dans notre direction, le détaillant de la tête aux pieds en plissant très légèrement les paupières. Finalement, je le saluais en relevant ma main tenant la tasse de café, puis le saluais poliment, sans y mettre peu ou trop de formes.

“Salut James. Café ?” lui proposai-je malgré tout, alors qu’il semblait bien plus préoccupé et intéressé par la présence de Melody. Néanmoins, je laissais cette question en suspens, avec cette fausse innocence d’attendre une réponse pour m’intéresser à ce “moment” qu’il venait de mentionner à la chasseresse.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 15 Juil - 0:42
Au petit matin et comme tous les jours d'ailleurs Croc-Blanc, son bébé loup rouge, lui a demandé à sortir du camping-car, le jour se levant à peine mais monsieur a une vessie à soulager et bien sûr Melody ne peut le faire attendre au risque d'un accident déjà mais aussi que l'animal réveille Matt. Si bien qu'attrapant son arbalète après s'être habillée, la brune sort de l'engin avec son louveteau, leur rituel matinal bien rôdé Croc-Blanc part se soulager un premier coup à quelques mètres de là pendant qu'elle recharge son arme. Avant que les deux ne quittent le campement pour partir vers la plaine, plusieurs raisons à cela, déjà le louveteau a encore besoin de se soulager mais aussi de gambader sans risque qu'il ne réveille quelqu'un dans le campement. Et autre raison, cela donne l'occasion à la chasseresse de vérifier l'accessibilité de la forêt de ce côté là, qu'aucune horde de zombies ne soit en déplacement dans le coin. Un rôdeur isolé se balade au loin et il semble faire du sur place mais elle peut le voir déterminer à filer vers l'ancien campement, peut-être suit-il un animal ou peut-être qu'il a senti une odeur ou perçu un mouvement. Quoi qu'en y réfléchissant c'est le jour même que Ivy et Melody doivent aller voir le Vagabond pour lui amener ce qu'il a demandé et elle sait qu'il ne faut pas compter sur Samuel pour le faire. La brune hésitant depuis une bonne semaine pour savoir si oui ou non l'une des deux filles, Ivy et elle donc, ou peut-être les deux doivent parler de cela, il ne lui semble pas qu'Ivy en ait parlé en tout cas ou rien qu'elle n'ait entendu.

Moui, de toute façon elle a bien le temps de songer à cela, il reste quelques heures avant le rendez-vous et Croc-Blanc gambade gaiement à quelques mètres devant elle. Elle reporte son regard dessus tout en baillant quand le louveteau se fige et se tapis dans les hautes herbes de quoi mettre un bon coup de fouet à la chasseresse qui raffermi sa prise sur l'arbalète et la lève devant elle. En scrutant attentivement l'endroit que fixe le louveteau, elle se rend compte que les herbes bougent, elle vise avant de tirer. Faisant ainsi pour ne pas prendre le risque que le louveteau ne fasse fuir un animal vu que si c'est un zombie il reculerait plutôt que bondir dessus. Le carreau fuse à toute allure avant de se planter dans sa cible qui fait un bond en l'air avant de retomber inerte : un lapin ! Et bien évidemment le louveteau se montre déçu de se faire ravir une proie, ce qui n'empêche pas Melody d'aller le récupérer puis de récupérer son carreau avant de faire demi-tour pour rentrer au camp.

Et elle ne doit pas traîner d'ailleurs pour ne pas agacer le louveteau, filant pour aller chercher son poignard de chasse, dépeçant le lièvre et le vidant ce qui lui file la nausée de bon matin. Laissant les abats à Croc-blanc qui les avale sans perdre de temps, elle lui donne ensuite la peau pour qu'il joue avec. Une petite leçon de vie de partage pour le loup. Il ne lui reste plus qu'à porter le lapin dans la maison et se nettoyer les mains comme elle peut avant de pouvoir espérer faire passer l'odeur des abats qui lui donne l’impression d'avoir le goût en bouche en avalant un peu de café. Se dirigeant vers la maison, le lièvre en main, le loup sur ses talons avec la peau du lapin en gueule, elle y entre et se dirige vers la cuisine pour y découvrir une Jena déjà prête elle aussi. Saluant la blonde d'un bonjour et d'un sourire sincère et donc non forcé avant d'accepter plus que volontiers le café proposé. Melody s'excusant également pour la vue du lapin et louveteau avec la peau dans la gueule, elle se dépêche de le poser hors vue de Jena tout en lui disant que cela leur fera au moins quelque chose dans le ventre aujourd'hui même si c'est peu.

Les deux jeunes femmes parlant ensuite de la météo, de la population de zombie autour du campement, Melody étant déjà sortie elle peut donner des détails à Jena à savoir que pour le moment tout est calme. Puis échangeant quelques banalités tout en buvant le café, si jamais Jena la questionne là dessus, Melody pourra lui expliquer pourquoi le loup a la peau du lapin dans la gueule et la mâchouille. En tout cas cet échange matinal est fait sur un ton de légèreté au moins pour Melody jusqu'au moment ou James arrive dans le salon, la brune se renfermant sur elle même d'un seul coup. Laissant Jena le saluer sans le faire elle aussi avant de se contenter d'un.

- Ici ou dehors ? Et Jena reste avec nous.

Oui il ne lui a pas fallu plus d'une seconde pour comprendre le sous entendu du médecin, le moment pour la fameuse discussion qu'ils doivent avoir. Quant au fait de mentionner Jena c'est déjà pour ne pas que la blonde se sente de trop mais aussi parce qu'elle peut faire garde fou entre Melody et James et puis la brune a confiance en elle ce qui n'est plus le cas avec le toubib. Et enfin la chasseresse n'a rien à cacher à personne hormis UN point mais cela n'est certainement pas à l'ordre du jour.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 15 Juil - 12:14
« Bonjour Jena. » Répondit-il avec un sourire en coin en dressant momentanément une main en salut, sa voix prenant un ton plus amical et doux vers elle. « Je veux bien merci. »

Un salut aussi agréable de bon matin, il n'y a pas à dire cela faisait toujours plaisir à recevoir et il appréciait autant le donner. Pourquoi pas à Melody dans ce cas ? Il serait bien idiot de se poser la question, les raisons étaient évidentes et ne pas dire bonjour, était un moindre mal. Il revint d'ailleurs vers elle en effaçant son sourire aussi vite qu'il avait vu la légère chasseresse se fermer à la vue du barbu, retrouvant sa tonalité plus ferme, bien que toujours calme.

« Inutile de sortir et je n'avais pas l'intention d'écarter Jena, elle a tout droit dans cette conversation, comme n'importe qui d'autre qui se pointerait dans ce salon. De toute façon, que ce soit clair, cette discussion va éclaircir la situation entre nous et ce que nous projetons de faire, au moins ce que je projette de faire puisque Samuel et toi, nos bons meneurs, avez fait de l'inaction un sport local. Si, pardon, de temps en temps vous bougez un peu dans vos rôles, pour enfoncer le clou et faire au moins aussi bien que ce que vous aimez tant critiquer, je dirais même que sur ce plan tu surpasses notre ami de loin, mais là je me perds en piques puériles, donc, allons droit au but sans tergiverser, nous n'en avons pas envie ni besoin. »

Il s'avança encore pour rejoindre la table et tira la chaise qui se trouvait en bout, coté escaliers, puis vint s'y asseoir précautionneusement et sereinement, s'affaissant dessus en laissant une main négligemment posée sur le genou, l'autre s'étendant le long du bras sur le bois de table en pianotant à terme distraitement. Son regard en disait long sur la cassure qui séparait maintenant Melody et James de toute entente, il n'y avait à ce stade que de la froideur pour elle et à son sens c'était largement mérité bien que fort dommage. Peut-être qu'après que les changements aient opéré et qu'un peu de temps soit passé, il pourrait reconsidérer les actes de la chasseresse en erreurs, mais jusque là, il n'avait pas la moindre intention de la ménager. Il poursuivit après avoir fermé son introduction brûlante pour passer au développement encore plus direct :

« Le camp est un échec, il faut bien l'avouer et je l'avoue sans détour, notre groupe n'est ni uni, ni coordonné et encore moins préparé à ce qui pourrait nous surprendre à tout moment. Si un groupe d'hommes armés venaient nous attaquer, là dans la minute, nous nous ferions massacrer comme du bétail. Je ne sais pas si ce Marchand ne nous a pas encore éliminé ou asservi parce qu'il a autre chose à faire, qu'il joue avec nous ou parce qu'il nous voit comme de la vermine si inoffensive que se déplacer jusqu'ici serait une perte de temps, mais quoi qu'il en soit, nous tomberions au premier assaut. Tout le monde a sa part de faute dans cela, excepté peut-être ceux qui sont arrivés le plus récemment et qui se sont ajoutés plus de problèmes sur les épaules qu'ils n'ont de solution à apporter, comment leur en vouloir ? Reste que la plus grosse part revient à Samuel censé être notre leader, mais qui n'est pas plus leader que le patron d'une épicerie de quartier en faillite, et la tienne, celle qui est censée le seconder et qui l'a laissé se débrouiller et nous mettre dans cette situation catastrophique, à moins que cela t'ai amusé de le voir faire, dans tous les cas tu n'en a pas fait plus que lui.

Quand toi et lui vous vous êtes opposés pour remplacer Matthew, à qui je ne peux certainement pas non plus en vouloir de s'être sacrifié pour nous protéger même si son absence nous a coûté encore plus cher, j'ai voté pour Samuel car je le pensais plus convaincu, investi et réfléchit que tu ne le montrais avec tes accusations balancées à tort et à travers en couvrant tout à chacun de critiques aussi prétentieuses que tu n'étais pas à la hauteur de cette prétention, mais répétant que tu n'avais et n'aurais confiance en personne sauf toi. Je ne m'en suis pas bien mieux sorti c'est vrai, je n'étais pas là lorsque vous avez été pris dans le feu dans ce camp militaire, à ce moment là j'étais derrière notre camp, avachi contre les ruines à me dire que tout ça n'était qu'un mirage, que j'étais coincé entre ce monde et l'au-delà et que la vie que je vivais alors que j'aurais du être mort n'était que mensonge. A ce moment-là, je me suis collé un canon dans la bouche et j'ai voulu me tuer, j'ai faillis le faire, c'est une bêtise qui me pèse parce que pendant ma détresse, je n'étais pas avec vous et par la suite on ne peut pas dire que j'ai brillé même si j'ai fais de mon mieux pour la part que je devais au groupe.

Aucun de nous n'était prêt à diriger à ce moment-là, à mener qui que ce soit, nous étions trop fragiles, vous non plus au final n'étiez pas prêts. Un bon moment est passé depuis et encore aujourd'hui, vous n'êtes toujours pas aptes, mais le problème, c'est que vous avez empiré la situation quand nous nous efforçons de faire plus, de faire mieux, et ça ce n'est plus tolérable. Tu es une excellente chasseresse, je ne dis pas le contraire et tu es bornée comme un bouc, ça peut avoir ses bons cotés, mais le fait est que tu es tellement sûre de toi que tu lapides au quart de tour les autres, quitte à partir dans des accusations insensées, alors que tes propres erreurs ont plusieurs fois eu des conséquences bien plus lourdes. Comme ça a été le cas la semaine dernière, je l'ai dis je ne parlerais pas de lui, je ne prononcerais pas son nom et je ne parlerais pas du reste non plus, c'est arrivé c'est tout, on ne peut rien y changer. Mais le fait est que l'on va dans le mur, nous y sommes même déjà presque le nez dessus et ni toi ni Samuel n'êtes capables de diriger ce groupe. Avec tout ce qu'il s'est passé, soyons honnêtes il sera plus difficile de revenir en arrière et essayer de réparer ici que de recommencer ailleurs. Donc... »


Il avait parlé d'une traite, ne laissant place à aucune incertitude sur le fond et la forme de ses pensées qu'il exprimait avec une grande limpidité, continuant de tapoter des doigts sur la table en observant la plupart du temps Melody, détournant parfois le regard vers les fenêtres et donnant quelques attentions à Jena à d'autres moments pour voir son visage et ses réactions. Le chirurgien marqua alors une pause afin de laisser la quantité d'affirmations fatalistes et on ne peut plus franches passer, aussi difficile que ce puis être pensait-il, bien que Melody pourrait être totalement imperméable à ses propos, prouvant indirectement à quel point son égocentrisme était une réalité qui ne permettait aucune remise en question et moins de considération pour l'avis opposé. Il n'était pas encore certain qu'elle soit à ce point centrée sur ses propres intérêts, mais aussi bien qu'il avait les siens, le doute était permis, l'avenir ou les minutes mettront peut-être cela au clair.

« Je vais partir. C'est mon intention et je le ferais. » Tranchait-il en fixant pleinement la chasseresse à présent, ne détournant plus le regard jusqu'à la fin.

« Où ? Quelque part ailleurs dans Snyder et ses environs, ce n'est pas encore gravé dans le marbre mais j'ai ma petite idée et la direction sera décidée d'ici la fin de la semaine ou le début de la prochaine semaine, seul ou en groupe, dans tous les cas il n'est pas question que je laisse Elizabeth ici, ni Ivy si elle accepte de me suivre, j'emmènerais quiconque souhaitera recommencer ailleurs pour une vie, et surtout une survie meilleure. Un nouveau camp, dans un endroit mieux protégé et dans une atmosphère plus soudée, concrètement organisée, avec des objectifs clairs à court et long terme, une efficacité à l'entente ou au compromis à défaut et un travail adéquat pour assurer la longévité de ce groupe, en clarifiant ce que chacun sait et souhaite faire. Que nous soyons deux, trois, plus, peu importe, il est hors de question que l'on subisse et que l'on attende désespérément et en vain que les choses se fassent, que la moitié des nôtres reste affamé, alors que l'on aurait pu faire beaucoup mieux, à cause de l'individualisme et du manque de buts et de foi qui nous bouffe.

Quant à la manière d'accueillir d'autres survivants qui si est un besoin capital selon moi, a toujours été fait sans aucune précaution, anticipation ni méthode, j'ai également l'intention de rencontrer Nelson pour l'informer de la scission et pour nous mettre d'accord sur une façon de faire qui soit appropriée à nos besoins, à ceux de la ferme et en prenant en compte la nécessité d'aider ces ressuscités à s'en sortir, mais fini d'accepter sans se poser de question n'importe quel arrivage, aussi bien d'un nouveau venu seul ou en pack de cinq. Il est temps d'être plus stricts et sérieux. Voilà ce que je pense de toute cette situation, c'est pour ça qu'après notre discussion, j'irais convier tout le monde à venir dans ce salon pour prendre des décisions. Pas demain, pas la semaine prochaine, maintenant, dans la journée, dans l'heure. A vous la parole. »


Son discours avait été longuet mais structuré, il avait eu des jours pour réfléchir à ce dont il avait déjà commencé à réfléchir avant, bien assez de temps pour penser et repenser les choses, les détails, ce qui devait être remis en question, envisagé et ré-envisagé. Sa main joueuse se posa à plat sur la table, geste accompagnant ses derniers mots qui attendaient maintenant une réponse au moins aussi franche et directe de Melody et de Jena. Son regard passa de l'une à l'autre, attendant de savoir laquelle des deux se lancerait dans la mêlée.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Sam 16 Juil - 23:29
Au salut de James et son acceptation du café proposé qui ne pouvait que faire du bien à l’esprit en ce début de matinée, je m’étais retournée vers le plan de travail, à la recherche d’une troisième tasse. Le temps de servir le jus que je pouvais déjà entendre les premiers mots de son échange avec Melody, m’invitant indirectement à rester et écouter, chose que je ne me privais pas de faire. Il ne m’avait pas fallu plus de quelques secondes pour comprendre qu’ils n’allaient clairement pas parler de météo, et le début du discours de James s’avérait particulièrement intéressant, surtout pour moi.

Visiblement, le médecin qui m’avait reproché un mois plus tôt d’émettre des reproches quant à l’organisation de ce groupe et les rôles non-assumés de nos leaders avait fini par retourner sa veste, et reconnaissait lui-même que beaucoup de choses ne tournaient pas rond ici. Des reproches, des souvenirs, des révélations quant à un morceau d’histoire que je n’avais pas vécu, et à peine vaguement entendu parler sans en avoir le détail. Ce Matthew n’était pas un nom inconnu pour moi, bien que j’étais incapable d’y mettre un visage et encore moins une personnalité ; mais il était indéniable que le prédécesseur de Samuel avait joui d’une estime considérable de la part de ses survivants ; chose qui n’avait pas dû arranger la tâche de Samuel et Melody pour reprendre le flambeau derrière.

Mais cela commençait à dater, et en deux mois écoulés, les choses auraient dû évoluer, s’améliorer et non pas empirer de la sorte. Je n’avais pas grand chose à redire ni à contredire sur ce que le médecin déballait sur la table sans détour, je partageais pleinement son constat et sa lassitude, et ce, pas seulement à propos de nos leaders, mais bel et bien sur l’ensemble des individus qui constituaient ce groupe. Par contre, je m’interrogeais curieusement sur l’évènement survenu la semaine dernière, visiblement entre eux deux et un tiers tenu à l’anonymat, et que James ne souhaitait plus aborder. Je fronçais les sourcils, complètement intriguée par ce pan d’histoire qui serait tenu sous silence, m’approchant et contournant la table afin de déposer la tasse de café fumant devant James sans lui couper la parole avant d’aller prendre une chaise et m’installer à mon tour, en bout de table, côté cuisine, mes azurs rivés sur le médecin.

Puis l’annonce tomba. Il comptait partir, quitter le campement et le groupe en laissant tout derrière lui, à l’exception de sa moitié et potentiellement la décédée multi-récidiviste. Si le départ de cette dernière ne me faisait pratiquement ni chaud ni froid, voir James et Elizabeth quitter le groupe avait de quoi me plomber le moral, bien consciente du fait que le groupe se trouverait privé là de deux atouts considérables, pour ne pas dire deux piliers, voire plus si d'autres consentaient à les suivre. Pour ma part, l'heure n'était pas encore à trancher cette question-ci.

Mentalement, je tentais d’ores et déjà de m’imaginer comment palier à ces départs, quelle serait l’organisation à prévoir pour le futur groupe, quelques instants avant qu’une autre idée ne vienne s’y opposer, puis la supplanter. Et si le départ de James était le catalyseur d’un éclatement plus global. Nul doute qu’entre les déboires survenus ces dernières semaines, les tensions et le rationnement, certains esprits échauffés pourraient eux aussi choisir de tracer leurs propres voies.

Mais bien rapidement, je voyais le constat se vouloir plus affligeant encore. Ce groupe était bien trop gros, pour cette baraque déjà, et malheureusement trop peuplé et trop nécessiteux en besoins pour être viable. Pas besoin d’être un Sherlock pour s’en rendre compte. La survie d’un trop grand nombre d’inaptes à ce monde - pour l’instant - reposait sur les épaules d’une minorité. Pas étonnant que le médecin ne finisse par lâcher l’affaire, à sa façon. D’ailleurs, il rejoignait quelque part un autre des constats que j’avais tiré une semaine auparavant, lorsque je l’entendis parler de nouveaux arrivants et que le nom de Nelson se glissa au sein de ses mots. Visiblement, il n’était pas au courant de la discussion houleuse qui s’était déroulée entre le vieil homme et moi, et je considérais qu’il était plus que temps de le mettre au jus.

Chose que je comptais faire au moment où le barbu achevait son argumentaire. Au moins avait-il la décence de ne pas lâcher sa bombe et tourner les talons juste après. Je finissais d’avaler la gorgée de café que j’avais attaqué tout au long des mots de James, avant de prendre la parole à mon tour. Redressant mon buste et posant mes avant-bras sur la table, les mains croisées devant moi, je focalisais toute mon attention sur l’homme.

“Il y a quelques années de ça, je t’aurais sorti un “je te l’avais bien dis” des plus mesquins et déplacé. Fort heureusement, j’ai fini par apprendre à ravaler ma fierté quand il le fallait. Quoi qu’il en soit, tu ne seras pas surpris de savoir que je suis d’accord avec tout ce que tu viens de dire. Ce groupe, si on peut appeler ça comme ça, n’a très clairement aucune chance de survie si l’on continue sur cette lancée.”

Je tournais mon regard et mon attention vers Melody, désireuse de lui confier en face ce que j’avais sur le coeur.

“Je t’apprécie énormément Melody, et j’aimerais même pouvoir rétorquer à James qu’il se trompe sur ton compte, mais ce n’est pas le cas. Tu es une vraie tête de pioche quand tu t’y mets, et si ça peut avoir ses avantages, ça se révèle rapidement être un handicap dès lors que l’on se retrouve à la tête d’un groupe, où diplomatie et concessions deviennent le fer de lance d’une organisation efficace et soudée. Tu es une excellente chasseresse, et à mes yeux tu as plus que ta part de mérite dans le fait que ce groupe existe encore aujourd’hui, sans compter le fait que je te dois d’être là. C’est d’ailleurs vrai pour vous deux, vous êtes de véritables piliers à ce groupe, chacun à votre façon et dans vos domaines de compétences respectifs et il m’est difficile d’envisager l’avenir avec optimisme à l’idée que vous vous sépariez.

Néanmoins, en tant que dirigeante ou seconde, tu vaux pas un rouble, et je ne comprends toujours pas ce que tu as cherché à faire, ou à te prouver, dans cette galère aux côtés de Samuel. Mais rassure-toi, ton homologue n’est franchement pas meilleur dans cet exercice. Un chef se doit de diriger, et son second le seconder. Samuel est un éternel absent et pour ta part, tu ne fais que le dénigrer et remettre en cause sa légitimité à la vue de tous. Chose que Nelson t’a lui-même fait remarquer lundi dernier. Pour le bien de tous, le tien compris, je te suggère sincèrement, et sans méchanceté aucune, de retrouver la place qui est la tienne et apprendre à y rester.”

J’avais lancé mes mots à Melody d’un ton calme et serein, bien loin de mes habituelles vindictes verbales que j’avais pu tenir auprès et au-devant de certains autres survivants. Il ne s’agissait pas là de rentrer dans la chasseresse dans le but de l’humilier ou la blesser, bien que ces sentiments puissent être des conséquences probables de la teneur de mes propos, ils transpiraient avant tout d’une sincérité certes froide et factuelle, mais que je désirais constructive et pertinente ; car le reproche pour le reproche ne servait et n’arrangeait jamais rien. Puis j’avais fini par porter mon regard sur James à nouveau, consciente que je lui devais une confession puisque nous avions tous deux mentionnés le vieux Wallace.

“Nelson est venu lundi dernier afin de déposer les derniers arrivés au campement, et puisque j’étais de garde sur le périmètre à ce moment-là, je me suis chargée de l’accueillir. Tu as déjà été témoin de mon manque de délicatesse et ma franchise souvent brutale, alors autant te l’avouer de but en blanc, ça ne s’est pas franchement bien passé, et encore moins bien fini. Je ne vais pas tout te raconter dans le détail, mais en résumé, je l’ai accueilli fusil à la main. Ne te méprends pas sur mes intentions cependant, lui et son garçon de ferme ont littéralement débarqués, en moto et pick-up hurlant au beau milieu de la cour sans même prévenir de leur arrivée. Et après trois semaines passées à être assiégés par une horde, j’ai franchement vu d’un mauvais oeil cette arrivée tonitruante. Personnellement, ils auraient dû s’estimer heureux de ne pas s’être pris une volée de plomb en déboulant de la sorte, mais passons…

Cet incident aplani, je lui ai ensuite clairement et calmement expliqué - et c’est pas ironique pour le coup - que nous n’étions plus en mesure d’accueillir de nouveaux ressuscités vue la situation du campement, du moins, pas sans une contrepartie de sa part, surtout qu’il en ramenait cinq de plus. Mais il a refusé - question de principes apparemment - avant de prendre la mouche et mettre un terme à toute forme de collaboration entre nous. Donc si tu souhaites toujours contacter Nelson - de ce que j’ai compris, la porte n’est pas hermétiquement close - je te suggère d’y aller malgré tout avec des pincettes. Ne nous sommes pas les bienvenus chez lui, moi plus que quiconque.

Et pour en finir avec toi, avec vous, dans la franchise, si le frangin de Melody n’avait pas fait partie du convoi, je crois bien que je n’aurais eu aucun scrupule à tous les foutre dehors, et pas par manque d’humanité, bien au contraire, c’est juste qu’ils sont déjà tous en train de crever la dalle, et que ça s’avère être de notre responsabilité désormais.

Et je sais d’ores et déjà ce qui va m’être reproché d’une manière ou d’une autre. De quel droit ai-je pris cette initiative ainsi que cette décision, alors que je n’en avais ni le droit, ni la légitimité ? Et je répondrais, strictement aucun. Simplement que ça devait être fait, même si j’envisageais un tout autre dénouement que cette regrettable coupure de pont. Quoi qu’il en soit, je tenais à ce que tu le saches afin de pouvoir mieux mûrir ta décision et ce qu’elle implique, et également que tu saches que je suis entièrement d’accord avec toi sur le constat dressé à propos du groupe, mais peut-être un peu moins sur la manière dont tu envisages l’avenir.”


Je concluais là mon propre laïus, indiquant à Melody d’un geste de la main et d’un regard que je lui laissais enfin la parole, en espérant de sa part la même franchise et éloquence vis-à-vis de ce qu’on lui reprochait, et sa vision des choses à propos du groupe, du campement, de notre avenir plus simplement.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 18 Juil - 15:20
Froide, distante et glaciale, trois mots qui décrivent parfaitement bien l'attitude de Melody face à James que cela soit en le voyant arriver et même alors qu'il se met à parler. Le regard émeraude de la chasseresse passant du visage du médecin à ses doigts, le regardant pianoter sur la table ce qui -on lui a toujours dit cela - est signe de nervosité et d'agacement. Quand bien même après avoir tenté ses piques il parle de manière plus posée, ses mouvements trahissent le reste, ce qui ne l'étonne en rien au final. Enfin si elle attendait mieux de la part de James que ce qu'il a fait ou dit la semaine dernière et même à l'heure actuelle alors qu'il parle et fait un long discours. Si elle même sait qu'elle est plus jeune que lui ou que Jena et avec une petite dose d'immaturité et que son orgueil peut lui jouer des tours, elle n'aurait pas pensé que James soit ainsi. Et même alors qu'il parle ouvertement d'une tentative de suicide, la chasseresse n'arrive pas à y accorder du crédit, est-ce vraiment réel ou une tentative pour apitoyer la brune ou les deux à la fois. Après tout le toubib est avec Jena et son frère un des mieux placé pour savoir que Melody a tendance à montrer de l'émotion devant ce genre de choses. Enfin normalement il est. Toujours est-il que présentement la brune n'arrive pas à y voir autre chose que quelque chose de placé là intentionnellement.

Melody le laisse parler de bout en bout sans aucune interruption, ne marquant une quelconque émotion qu'en l'entendant parler de partir de là et encore cette émotion n'est que de la surprise, une vraie surprise. Ne quittant le toubib du regard pour regarder vers Jena qu'au moment où il parle de Nelson étant donné que la blonde a mit son grain de sel dans les faits. James termine et Jena s'empresse de prendre la parole commençant elle aussi par envoyer une pique mais à l'adresse de James avant de se tourner vers Melody. Et là ou le toubib n'a pas réussi, Jena parvient à la faire réagir, la brune vient à son tour tapoter la table du bout de ses doigts tout en foudroyant la blonde du regard. Mais après c'est logique, ne dit-on pas qu'il n'y que l'avis des "proches" qui comptent ? Qu'il n'y a que cela qui peut réellement vous blesser ? En tout cas pour Melody c'est le cas. Peinant à ravaler les deux ou trois piques qui manquent de fuser pour la laisser terminer de parler, après tout elle a bien laissé faire James donc pourquoi couper Jena.

Sans compter que ce n'est peut-être pas plus mal qu'elle se taise alors qu'en même temps elle réfléchit à deux ou trois des paroles de James, celles concernant le Marchand. À force de vivre sur les nerfs en permanence la chasseresse ne sait plus situé certaines paroles entendues et lui faut au moins cela pour se remémorer ce qu'elle peut ou non dire ou rappeler sans que cela puisse porter préjudice à son chasseur. D'ailleurs tout ce qui concerne Nelson tombe plus ou moins dans ce domaine là surtout avec la vive réaction qu'elle a eu, qui a entraîné un Ricky furieux par la même occasion. Quand Jena termine de parler à son tour, la brune ne laisse pas le temps à James de réagir, commençant par regarder uniquement la blonde.

- Quant à toi je te suggère de t'auto appliquer tes propres conseils ou de retrouver ta place et d'y rester. Je n'irai pas nier que j'ai un problème de diplomatie et de concessions puisque tu n'es pas la seule à me le dire mais tu n'es pas mieux placée Jena, ta franchise et ton verbe t'ont déjà porté préjudice depuis que tu es ici. Avec James, avec Johann déjà, sans doute avec d'autres et avec moi ça a failli. Oui oui quand je suis revenue au campement et que tu m'as annoncé pour Seth...Ou le soir où vous êtes revenus après l'attaque, après vos jours passés cloîtrés, les mots ont volés ce jour là que ça soit par toi ou par James, je me suis mise au milieu de vous deux en vous foutant sur le même pied d'égalité. Ce n'était peut-être pas la chose à faire, voir même pas du tout avec le recul mais c'était cela ou prendre le risque que tu ne surenchérisse et que ça tourne mal entre vous deux. Et c'était la dernière des choses que je voulais parce qu'à ce moment là je vous appréciais tous les deux.

Pas besoin d'explications pour comprendre pourquoi la brune n'emploi pas "apprécie" en terminant cette phrase vu comment les choses sont à couteaux tirés entre James et elle.

- Pour Nelson, ce n'est pas moi qui irait te reprocher quoi que se soit surtout après lui avoir dit que tu avais raison dans ce que tu lui as dit et puisque le sujet Samuel revient lui aussi, ce que j'ai cherché à faire ? C'est on ne peut plus simple, le garder à l'oeil depuis le départ il y a quelque chose qui ne va pas et comme les autres... Melody glisse un regard vers James vu comment il avait été vindicatif ce jour là. l'ont voulus en chef, je voulais pouvoir le surveiller, surveiller ce qu'il faisait. Mais malheureusement Samuel est fermé et réfractaire à quoi que se soit, impossible de pouvoir lui parler, il m'évite à chaque fois que je veux lui parler et le contraindre à certaines choses. Remettre en place de vrais tours de garde pour le périmètre et le poste-radio, réunir tout le monde pour mettre à plat les compétences de chacun et organiser des séances d'entraînement pour que tout le monde progresse et j'en passe, tout cela pourrait être fait s'il ne me fuyait pas.

Ce qui m'amène à la suite, oui je l'ai remit en cause devant Nelson mais surtout devant toi, seule je ne pouvais pas plus le remettre en cause, mes seuls soupçons ne suffisaient pas et comme finalement on est tous autant les uns que les autres des individualistes, réunir tout le monde devient un sacré challenge surtout sans preuves de quoi que se soit. Mais oui au final vouloir le surveiller n'a servi à rien alors qu'Ivy est arrivée avant moi aux conclusions...


Le regard de Melody passant plus spécifiquement sur James à cet instant précis alors qu'elle poursuit sur sa lancée.

- Tu sais tout ce que je t'ai dit sur Samuel la semaine dernière ? Ce qui m'a valu d'être traitée de garce et de cinglée ? Sache que mes propos je les partage avec Ivy justement, que tout cela, elle le lui a dit en face quand tout a déraillé mettant au grand jour mes soupçons sur lui et affinant certains de mes doutes. Oui j'aurai pu te le rétorquer ce jour là mais ça n'aurait servi à rien de plus qu'à t'énerver encore plus, tu ne m'aurais pas crûe et tu ne me crois sans doute toujours pas mais peut-être qu'aujourd'hui tu iras vraiment voir Ivy pour le lui demander. En tout cas ça fout un sacré d'entendre tout haut des choses que l'on pense tout bas, Ivy m'a secouée ce jour là et effectivement au lieu de penser que je ne pouvais pas vous en parler sans preuves, j'aurai dû le faire, quitte à passer pour folle cela aurait peut-être permit que les choses bougent plus vite et mieux.

Levant un doigt pour signifier aussi bien à l'un qu'à l'autre qu'elle n'a pas terminé, son regard repasse surtout sur Jena.

- Avant que James ne réponde et que tu ne demandes de quoi on parle, voilà en gros ce que j'ai dit à James. Le dénominateur commun dans tout ce qui nous est arrivé c'est Samuel, Matthew disparaît, Samuel était seul avec, l'attaque du campement pendant que vous n'étiez pas là, Samuel savait qu'on serait séparés. Qui a tout fait pour que le Vagabond ne nous délivre aucune info sur le Marchand, Samuel. Ajoute à cela qu'on ne peut plus lui parler pour lui dire certaines choses comme les registres, que pour lui on ses employés dont il fait ce qu'il veut quand il veut et tu sais pourquoi j'ai dit à James que Samuel doit être un traître qui opère en douce pour le Marchand. Oui penser qu'il y a un traître n'est pas anormal quand on voit tout ce qu'il s'est passé et qui à chaque fois est arrivé quand on était au plus faible qu'il soit. Je vais même jusqu'à dire que la Horde nous ayant bloquée trois semaines n'est pas arrivée là toute seule et par hasard avec nos ressources aussi faible.

Et oui ni Ivy ni moi n'avons parlé de cet épisode avec le Vagabond, je ne sais même pas pourquoi, que Samuel n'en parle pas logique mais nous deux je ne sais pas. Peut-être que je pensais qu'Ivy en parlerait, peut-être est-ce parce que quelque part je crains de plus en plus Samuel. Dans tout les cas j'aurais dû le faire oui et je n'ai pas assumé en effet. Maintenant James veut partir au lieu de cela c'est surtout de tout remettre à plat dont a tous besoin, vous voulez d'autres "leaders" soit, faisons le et puisque Jena tout ton discours suggère que cela te tente, vas y lance toi.


Cette fois-ci il est clair qu'elle a terminé et qu'elle attend maintenant les réactions pendant qu'il y en a un qui se fiche de tout ce que les humains peuvent dire, Croc-Blanc est aux pieds de Melody entrain de mâchouiller sa peau de lapin.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Jeu 21 Juil - 0:49
Il avait étalé le fond de sa pensée ainsi qu'il avait longuement eu le temps de la structurer et attendit que réponse vienne. Pour cela, il n'eut pas à attendre. Jena se lançait la première, commençant par lui adresser des mots qui trouvèrent barrage dans l'esprit du médecin mais il ne dit rien, il se contenta de l'observer tout du long et s'il ne répondait pas ni ne commentait, par des mots ou par des bruitages, ce qui n'était certainement pas son genre, son visage affichait cependant tout le scepticisme et le manque de réceptivité qui le prenait à l'écoute du discours de la femme en blonde. Non pas sur le principe d'être attentif à ce qu'elle disait, mais sur le fait d'être raccord avec ce qui était dit, les mots employés, le sens que cela prenait. Quand arriva la partie concernant Nelson et ses décisions, il ne put s'empêcher de froncer les sourcils, à la fois surpris et ébahi d'entendre ce qui avait pu avoir lieu sans que quiconque, à commencer par Jena, n'ai jugé utile d'en faire part avant aujourd'hui.

Puis vint le tour de Melody, ses paroles, ses regards, il ne se montra pas plus expressif, ne dévoilant de réaction à mi-discours que ses yeux d'abord fixés sur elles, qui vinrent lorgner sur la table en plissant et se pinçant les lèvres. Il avait eu droit de dire tout ce qu'il avait souhaité sans être interrompu, il le devait à chacune et c'était là la meilleure chose à faire, tout dire d'une traite, limiter les risques de dispute, d'interprétation, d'envenimement et de tergiversions en allant à l'essentiel et au plus honnête. C'était la lancée sur laquelle ils devaient tous trois continuer.

« Un traître... » Rétorqua t-il avec la plus pure ironie, laissant passer un léger rire affligé sans avoir relevé les yeux, jusqu'à maintenant, pour les plonger une nouvelle fois dans ceux de Melody avec un ton aussi posé mais direct, presque sec, qu'il avait eu.

« Ce pourrait être Samuel. Ce pourrait être moi n'est-ce pas ? Ou Ivy, ou Elizabeth, ou Snatch peut-être tant qu'à faire. J'ai dis que tu étais cinglée et je l'ai pensé, ce n'était pas juste des mots balancés sur un coup de colère amplement compréhensif. Melody tu es une paranoïaque compulsive, qui s'est mise en tête pour des raisons obscures qu'un traître opérerait parmi nous et expliquerait tout ce qui est arrivé. Tu ne t'es pas juste dit que le Marchand et ses sbires nous surveillaient simplement depuis le début ? Qu'ils avaient profité que le groupe soit divisé pour tomber sur Matthew quand il était le plus vulnérable, soit avec nous dans les pattes, comme ils nous sont tombés dessus le soir du départ forcé du camp Jefferson ?

Tu ne t'es pas dit qu'il s'était fait avoir en protégeant Samuel ? Non, il faut forcément qu'il y ai une cause tirée par les cheveux à tout ça. Moi, un traître avec Samuel, et tu me l'as dit sans le moindre complexe, que je pourrais l'être, qu'il pourrait y en avoir plusieurs. Pourquoi pas, soyons fous, envisager que tout le monde le soit hormis toi et ton frère ? Qui sait c'est peut-être lui en réalité le traître, ou un type qui aurait fait faire un visage sur mesure pour pouvoir t'avoir ? As-tu conscience de la portée de ce que tu dis et de l'illogisme absolu qui en découle ? C'est tellement insensé que ça en devient effrayant. C'est de la paranoïa maladive, s'en est clinique. »


Dans l'emportement dont il illustrait un ton toujours plus consterné, une voix se faisant plus forte et ses traits s'étirant avec rudesse, il avait frappé la table du tranchant de la main en imposant ses impressions.


« Comment pouvais-tu imaginer que je ne puisse pas me mettre en colère en entendant des bêtises aussi dingues et en apprenant que vous aviez fait une rencontre sans le dire au groupe ? Je ne sais pas ce qu'en pense Ivy elle ne m'en a pas fait part, plus je vous écoute, plus j'ai l'impression qu'il se passe régulièrement des choses dans ce camp que l'on ne dit pas, ou qui sont apprises une semaine, des semaines après. C'est là la preuve de tout ce qui ne va pas dans ce camp. Surveiller Samuel n'avait aucun sens hormis essayer de prouver qu'il était celui que tu clamais alors que tu le connaissais à peine, un manipulateur et tu l'as fait au détriment du groupe car tu es orgueilleuse. Toi aussi tu l'es. »

Il avait enchaîné en portant brusquement le regard vers Jena, ne démordant pas de son élan en venant poser les mains paumes vers le ciel avec son regard maintenant et à la fois sidéré et attristé.

« Tu crois que parce que tu ne m'as pas sorti un "je te l'avais bien dit" qui te brûle les lèvres tu as fait preuve de remise en question ? Tu n'as pas appris alors à ravaler ta fierté, tu t'es juste convaincu que c'était le cas pour te donner encore davantage raison dans ton raisonnement. A quel moment as-tu eu droit de prendre de telles décisions ? Moi-même qui n'ai qu'à peine saluer Nelson deux ou trois fois, j'ai vu assez de ses agissements pour savoir que ce que tu as fait relève d'une erreur parfaitement déplacée dans la forme et dans le fond. C'est bien ça le problème, tu n'avais rien à me dire, tout ce que je dis aujourd'hui je l'avais déjà à l'esprit pour être dans ce groupe depuis le tout début, même avant Melody à un jour près. Seulement je voulais encore y croire et essayer de rester solidaire, c'est pourquoi j'ai défendu Melody et Johann quand tu arrivais avec tes grands sabots à couvrir de reproches tout le monde parce que tu étais sur les nerfs. Je comprends pourquoi tu l'as fait, mais ça ne veut pas dire que c'était juste. Tu n'avais pas à le faire ce jour-là, peu importe que nous nous rejoignons sur une bonne partie du fond, la forme et ce qui reste du fond n'avaient pas lieu d'être, c'était là aussi déplacé. Et toi tu étais d'accord pour Nelson et Ricky, pourquoi ? »

Il était passé de Jena à Melody, venant presque se plaquer la main droite sur le visage en s'affaissant sur la chaise d'où il s'était décollé pendant son discours, venant la glisser le long de sa barbe, dans l'incompréhension totale d'avec ces deux femmes qui lui faisaient face sur le dernier sujet évoqué.

« Nous avons sur le dos un psychopathe et sa bande de pillards, sans compter tous les autres salopards qui peuvent traîner dans la région et n'hésiteraient pas à tout nous prendre à la première occasion. Après avoir subit une attaque, nous nous sommes même fait voler une voiture ici, en plein camp. Ce monde est plongé dans un chaos sans précédent et il y a ces milliers, ces millions de morts-vivants qui veulent nous dévorer crus. Pire que cela, nous voilà revenus à la vie après avoir été infecté, en être mort, sans savoir ce qui peut bien se trouver en nous, dans notre sang, les raisons de ce retour et nous ne sommes qu'une poignée. Nous trouvons tout de même le moyen de nous accuser de traîtrise et de nous entre-déchirer et ça ne suffit toujours pas ? Nous n'avions qu'un allié, la Ferme de Nelson et son groupe, qui compte le frère de l'homme qui nous a tous sauvé la vie plus d'une fois et sans qui nous ne serions pas ici. Matthew lui faisait confiance. Peut-être que je ne le connais pas, mais je sais que Nelson a aidé nombre d'entre nous et nous a réuni, sans ces gens venus nous rejoindre, nous serions peut-être déjà tous morts, sans lui Melody tu n'aurais probablement jamais revu ton frère, qui sait ce qui lui serait arrivé seul et abandonné à son sort. Cette aide était déjà inespérée.

Et l'aide qu'il nous a apporté quand nous sommes arrivés ici, vous l'avez oubliée ? Des semaines de nourriture, contre du tabac dont nous n'aurions rien fait d'autre que le fumer pour nous empoisonner afin d'oublier la faim, une caméra inutile et une boite à outils parmi toutes celles dont on ne sait pas quoi en faire. C'était aussi inespéré et vous avez fichu en l'air notre relation avec les seuls alliés que nous avions pour quoi ? Des contreparties illégitimes ? Non, il n'y avait rien qui ne devait être fait, tu n'avais pas à prendre cette décision et tu n'avais pas à envisager même de foutre ces gens dehors car tu as prit une initiative sur une affaire dont tu ne sais visiblement presque rien. Si ce n'est pas de l'orgueil et de la fierté mal placée, alors Samuel est un vrai leader. Parce que l'action qui nous enfonce plus que nous le sommes déjà ne vaut pas mieux que l'inaction qu'on lui reproche tant. Crois-moi, tu penses savoir ce qu'il faut faire ici mais tes actions ont démontré le contraire, nous sommes tous dans l'erreur et nous avons tous des concessions à rattraper. »


Il avait posé l'index sur la table pour appuyer ses propos en étant de nouveau revenu à Jena, terminant par cogner légèrement du poing sur la table en soupirant, portant le regard sur le coté vers la fenêtre barricadée, il finit par secouer légèrement la tête en fermant momentanément les yeux avant de revenir au dialogue posé, sans élan de voix. Sa main glissa jusqu'à sa poche et il en sortit après quelques instants une feuille de papier à carreaux pliée en plusieurs morceaux, qu'il amena sur la table et qu'il ouvrit lentement en laissant sa langue appuyer sur sa joue afin de se faire violence. Ce qu'il dit releva alors au début de la lecture non sans émotion.

« Jared, Seth, Scott, Rani, Harvey, Wolf, Jimmy, Melina, Matthew, Brooks, Doug, Takashi, Frida, Jian, Calvin... Jordan - je l'ai finalement cité. Tous ceux que l'on a perdu dont j'ai pu connaître le nom, dont je m'en souviens. Pour les autres, je n'ai pas eu l'occasion de le connaître, je n'ai même parfois pas eu le temps de leur parler, je ne l'ai pas prit et je le regrette, amèrement. On a perdu tellement de monde, on a vu des choses en ces quelques mois, on a eu le temps de pleurer, de nous lamenter, d'avoir la rage et au final, nous sommes encore là. On ne peut plus se cacher derrière des soupçons, des certitudes, des reproches ou des principes. J'ai l'intention de savoir ce qu'Ivy pense de Samuel et connaître la version des faits de Nelson parce que je refuse que notre seul appui nous lâche à cause d'une histoire d'ego, ou d'autre chose, quitte à faire des concessions. Mais pour l'instant, ce qui compte, c'est que l'on réunisse tout le monde, que l'on prenne des décisions pour nous et juste, pour nous. Ces noms, ils les entendront, qu'ils aient connu ces gens ou qu'ils viennent d'arriver, ils doivent savoir, ce que notre survie a représentée. »

Le souffle de James était pénible, ses yeux légèrement rougis souhaitaient quelque part laisser affluer le poids du chagrin qui minait plus le chirurgien qu'il ne voulait le dire, le montrer, mais il choisit plutôt de replier cette feuille et de la remettre dans sa poche en terminant.

« C'est l'anarchie, alors on recommence. Samuel ne peut plus prétendre à quoi que ce soit, en tant que leader, patron, tyran, quoi qu'il pense se considérer, c'est terminé. Pour faire bien, diviser le groupe en deux en gardant contact, en nous laissant le temps de nous remettre pour travailler ensuite ensemble serait l'idéal mais nous ne pourrons pas décider à la place des autres ce qu'ils souhaitent, ce qu'ils craignent ou ce qu'ils ressentent. Pas plus que je ne le peux pour vous deux. Mais on peut se mettre d'accord sur la manière de diriger le projet. J'ai l'intention de partir de cet endroit, c'est un fait et malgré tout ce qui a été dit ces dernières minutes... » Il observa Jena d'abord, en effaçant le mal qui l'habitait de son expression et reviendra à Melody ensuite, alternant le regard en fonction de celle qui était concernée par ses propos.

« Je pense que tu es capable de beaucoup de choses mais qu'il faut replacer le cadre et revoir les méthodes. Que tu ne sois pas tout à fait d'accord avec ce que j'envisage c'est une chose, j'accepterais volontiers d'entendre ce que tu as à me dire sur le sujet et j'aurais besoin d'un appui solide qui n'a pas peur de subir, si tu décidais de venir avec moi. J'aurais besoin de quelqu'un comme toi pour recommencer, je me sens prêt aujourd'hui à faire le nécessaire et à travailler à unir un groupe. Quant à toi Melody, je ne reviens pas sur tout ce que j'ai dis mais je sais qu'Elizabeth et Ivy doivent rester avec moi et que ni l'une, ni l'autre ne doit assumer la charge d'un groupe, petit ou grand, quant aux autres ils sont arrivés dans le camp trop récemment et on sait bien peu de choses sur eux et sur ce dont il sont capables.

Il y a bien Mark qui est arrivé à peu près en même temps que Jena mais c'est une vrai tombe, donc à mon sens, si tu es capable de revoir ta façon de faire et mettre de coté tes soupçons contre le groupe, tu pourrais essayer de mener cette division avec moi et si Jena devait choisir de rester avec toi, elle serait un tout aussi bon appui de ce que j'en ai vu. Je ne pense pas que tu sois prête à mener un groupe Jena, pas encore, ça viendra et ce jour l'un de nous te laissera peut-être la place, de gré ou après notre mort. Tout ça n'est que ce que je peux en dire et supposer, envisager et souhaiter, vous prenez ou non, c'est à vous de voir, mais il faut penser au bien du groupe, car nous n'avons que celui-là et pour l'organiser, nous n'avons que nous. On fait ce que l'on peut avec nos carcasses, nos défauts et notre volonté d'améliorer les choses. Quand nous aurons commencé à nous remettre sur pied, nous passerons des accords et nous nous aiderons pour continuer et faire les choses comme il se doit. Ça ne tiens qu'à nous. »

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Sam 23 Juil - 23:03
Plus les mots fusaient, d’abord de la part de Melody qui répondait bien légitimement aux attaques qui lui avaient été faites, puis de James ensuite qui en rajoutait une couche, et plus je me sentais au milieu de mon élément. Des tensions, des reproches, une confrontation d’actes comme d’idées qui étaient forcément bien loin de me laisser indifférente à tout cela. Beaucoup de ces mots me blessaient intérieurement, il fallait le reconnaître, bien que je parvenais à garder un visage clos de circonstance comme j’avais tant eu l’habitude de le faire par le passé. Je me les appropriais, car il y avait là de grandes leçons à tirer pour moi-même, très justement à propos de mes actes, mes paroles et mes décisions. Dans le fond, il n’y avait de pierre à jeter sur personne, tout s’était enchaîné de non-dits en malentendus s’accumulant par la passivité de nos leaders certes, mais aussi de chacun de nous, moi la première. Mais il n’en restait pas moins que la confrontation se voulait des plus enrichissante dès que l’on dépassait les premières piques et qu’on abordait les reproches sous un oeil plus critique et le désir de mentalité constructive qui devait aller de paire.

Des révélations sortaient, comme je n’avais clairement pas été la seule à taire des évènements, et il avait fallu attendre ce déballage de sac et de ressentiments pour qu’enfin j’en apprenne un peu plus sur le rôle que tous avaient eu à jouer, de gré ou de circonstance. Je découvrais là l’histoire - très résumée - du rôle qu’avait tenu le vieux Nelson et ce qu’il représentait pour ces survivants ; là où je n’avais vu qu’un type venu se débarrasser d’individus dont il ne voulait plus assumer la charge pour des prétextes que j’avais jugés fallacieux et égoïstes. Mais au fil de la discussion, je commençais à porter un regard plus circonspect, entre inquiétude et incompréhension en direction de Melody. Ses accusations à l’égard de Samuel et de James ne tenaient pas debout à mes yeux, et les justifications déclamées comme des preuves ne paraissaient être qu’un ramassis d’inepties liées à un concours de fâcheuses circonstances. Je ne voyais pas en Samuel - et encore moins en James - l’once d’une potentielle traîtrise ; simplement des conneries conséquentes à un mauvais jugement couplé à un absentéisme prononcé frôlant la fumisterie. Rien de plus.

Mais si tous les couillons incompétents de la planète avaient été des traîtres à une quelconque cause à chaque fois, il aurait été impossible de faire confiance à qui que ce soit et la société que nous avions perdue, toute imparfaite était-elle, n’aurait probablement jamais vu le jour. L’individualisme était une part non-négligeable de la nature humaine, j’en savais quelque chose, mais il se trouvait rarement exacerbé au point de mener un homme à une trahison aussi grande de ses principes et sa morale ; et à moins d’être un trou du cul fini, la culpabilité qui s’en suivait se trouvait généralement lourde à porter pour le parjure, ce qui le poussait bien souvent à confesser sa propre trahison et s’en remettre à la justice des préjudiciés.

Mais l’heure n’était pas vraiment à spéculer sur la traîtrise de certains et d’autres, d’autant que les arguments amenés par James en ce sens avaient tôt fait de démonter cette vaseuse théorie qui ne sortait de je-ne-savais-où… Un point que le médecin n’avait pas manqué de relever à nouveau : j’avais agis en pleine méconnaissance de cause de l’histoire de ce groupe, tout comme l’homme ne prenait pas réellement la pleine mesure des raisons, des convictions et des espoirs qui m’animaient. Le pouvait-il seulement ? Difficile à dire. Néanmoins, le terme de son discours se voulait réellement constructif, proposant quelque chose de concret sur lequel j’étais plus à même de gamberger et réagir. Finalement, je me décidais à mettre les choses parfaitement à plat envers eux, poser les bases de ce que nous partagions et de ce que nous avions de différents afin qu’eux comme moi puissions définir les attentes et les rôles de chacun. Et pour cela, je commençais par répondre à Melody, d’une voix calme et posée, bien plus douce qu’aucun n’avait jamais dû en être témoin ici encore. Je ne comptais pas m’engager dans une surenchère qui ne ferait que ruiner ce que nous tentions de faire ici, quand bien même il y avait là matière à répondre.

“Tu as raison. Mes mots suggèrent que j’aurais aimé prendre la tête des opérations, et c’est effectivement le cas. Je suis une femme de pouvoir. Mon père était sénateur de l’Etat de New-York. Je suis née, j’ai grandi et j’ai été éduquée dans ce milieu, pour servir les intérêts de ce même milieu. Le pouvoir, je le comprends, j’en connais les rouages et le fonctionnement ; ou du moins était-ce le cas au cours de ma précédente vie. Mais tout ça, ça ne signifie rien ici, ça n’a presque aucune valeur dans un monde où la loi du plus fort s’affirme comme maître à mesure du temps qui s’écoule et de la situation qui empire. Quand je prétends que tu n’as pas les épaules pour diriger aux côtés de Samuel, je parle d’expérience et de vécu. On ne peut pas se permettre de se livrer à une guerre de pouvoir intestine avec l’homme que l’on est censé seconder sans faire preuve de subtilité. Si tu comptais garder un oeil sur lui, tu aurais dû demeurer au même niveau que les autres, ça t’aurait évité cette inconfortable position d’avoir le cul rivé entre deux chaises et d’être aujourd’hui la cible des reproches qui te sont adressés.

Le pouvoir s’accompagne de deux choses : les responsabilités et l’ingratitude. Si tu attends après la reconnaissance de tes pairs, si tu cherches à te mettre en valeur aux yeux des autres, ne t’engage pas dans cette voie car tu n’obtiendras que rancoeur et désillusion. Personne ne te remerciera d’avoir pris les bonnes décisions, et chacun saura te reprocher tes erreurs. Tu parles de ma franchise et de la brutalité de mes mots, comme si c’était là pour moi un penchant naturel. J’ai un caractère bien trempé certes, mais détrompe-toi. Détrompez-vous. En moins de dix minutes, nous pouvons tous aisément constater que nous ne savons presque rien les uns sur les autres, et nous avons, chacun à notre façon, perdus cela de vue. Et dans ce même laps de temps, j’en ai plus appris sur l’histoire de ce groupe, votre histoire commune, qu’au cours des deux derniers mois.”


Je marquais une très brève pause dans mon début de discours, laissant quelques instants au deux protagonistes présents pour le digérer avant de reprendre, du même ton calme et posé, laissant mon regard azuré courir de l’un à l’autre.

“Je n’ai rien vécu de ce qui vous est arrivé, et j’ignore même si je suis ou non la seule ici à être dans ce cas. En ce qui me concerne, j’ai assisté à la déchéance de notre monde depuis le premier jour de l’épidémie jusqu’à aujourd’hui. J’ai suivi des hommes, des soldats, qui se chargeaient de prendre les opérations de contrôle en main au nom de la nation et du bien commun. J’ai vu ces mêmes hommes, prônant la confiance, l’entraide et l’espoir céder peu-à-peu, jour après jour, à la détresse de voir le monde devenir de plus en plus décadent, devenir plus égoïstes, plus monstrueux, plus humains en somme. Je les ai vu répondre par les armes aux émeutes des réfugiés, des civils que nous étions alors que le désespoir nous gagnait, puis les morts venir se repaître de ceux qui étaient restés debout. J’ai perdu ma fille ce jour-là, ainsi que ma sœur ; et quelques semaines plus tard, mon mari mourrait sous les balles de bandits, de l’autre côté de Snyder. Une semaine plus tard, je faisais la rencontre de Melody en forêt.

Ce sont des faits, durs, réels, mais que nous partageons probablement tous à notre manière, chacun avec nos douleurs, nos deuils et nos fantômes. Je ne tente pas là de vous apitoyer. Si nous sommes encore ici, c’est que nous avons tous eu notre part d’horreur et de souffrances. Ce qui nous différencie, c’est que vous n’avez pas la moindre idée de ce que vous représentez à mes yeux, rien que par votre nature. L’espoir peut-être pour moi de retrouver les miens un jour, comme Melody avec son frère. Je suis consciente d’avoir été dure, souvent injuste et souvent violente dans mes mots avec beaucoup d’entre vous, mais contrairement à ce que tu affirmes…”
Je laissais mon regard se poser plus longuement sur le médecin. “... il ne s’agit pas d’orgueil ou de fierté mal placée.”

Puis, je posais mes azurs sur Melody, serrant les dents et crispant mes mâchoires avant de poursuivre.

“Ce qui s’est passé le jour de la disparition de Seth, ce que je t’ai dit, je n’en regrette pas un mot, pas un instant. Que tu l’admettes ou non, tu avais besoin de l’entendre. Qu’importe tes aptitudes et la confiance que tu peux avoir en celles-ci ou en toi, envisager l’idée de partir seule à sa recherche face à une horde relevaient simplement du suicide ; et encore plus sous le coup de l’émotion et de la précipitation. Il est clair que ce genre de décision individuelle, qu’il s’agisse de moi avec Nelson, de toi avec Seth ou de James avec Elizabeth, ne peuvent que nous mener à la catastrophe, tôt ou tard. Le monde dans lequel nous vivons désormais sanctionne chaque erreur de jugement et chaque mauvaise décision au prix le plus élevé qui soit ; et la liste de noms cités par James ne fait qu’aller dans ce sens.”


Et à la mention du médecin, je m’en retournais de nouveau vers lui pour la suite de mes mots, posant mes mains bien à plat sur le plateau de la table avant de poursuivre d’un ton plus résolu.

“Quoi qu’il en soit, tu as raison. Je n’en sais clairement pas assez sur la situation qui est la vôtre, et sur l’histoire du groupe, de ses membres, pour prétendre à en prendre la tête. Si j’avais été au fait de l’impact qu’avait eu Nelson sur cette communauté, à titre d’exemple, j’aurais certainement agi différemment ; car jusqu’à présent, je n’ai vu en lui qu’un homme qui se déchargeait sur nous de la survie et la responsabilité de ces personnes, et que personne ne semblait vouloir remettre cela en cause. J’ai maintenant bien conscience de mon erreur, et en cela, je tiens à m’en excuser. Tu souhaites revoir le cadre et les méthodes, tu sais que je n’attends que ça.

Il m’apparaît aussi clairement qu’il y a de l’eau dans le gaz entre vous deux, bien que j’ignore la cause et les raisons des gentillesses que vous vous êtes envoyés l’un envers l’autre, je comprends mieux la nécessité qu’il y a de scinder le groupe. De toute manière, nous sommes clairement trop nombreux à vivre sous ce même toit, et cela sans organisation efficace. En ce qui me concerne, je reste convaincue que Melody n’a pas encore les épaules pour être une leader efficace, ce qui n’entache en rien ses autres qualités, et bien que je souhaite me tromper à ce sujet, nous n’irions que de disputes en discordes vus nos caractères respectifs. Ça ne fera que nuire au groupe à terme. Tu me parais plus avisé et conciliant, plus posé aussi ; alors je te suivrais, et je te soutiendrais, toi et ton idée auprès des autres membres du groupe. Il ne te restera alors qu’à me trouver une place à occuper et à laquelle me tenir.”

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 25 Juil - 16:57
L'immense confiance, le respect, la tendresse - l'amour ? - que Melody porte à Matthew sont bien trop grands, présents et ancrés en elle pour que la brune puisse ciller à une seule des paroles de James. Non bien sûr qu'il ne sait pas, qu'il ne peut pas savoir qu'elle n'a pas sorti tout cela d'un coup, que cela ne vient pas de sa parano à elle mais bien des révélations de son chasseur. Oh oui présentement elle a envie de leur hurler à tous les deux que Matthew est bel et bien en vie, elle a envie de tout leur expliquer et par le commencement mais elle ne peut pas. Elle ne trahira jamais l'aîné Jefferson même si elle a failli en prononçant ce mot de "traître" oui elle aurait pu tout dévoiler, elle le sait qu'elle a pété un plomb dans cette voiture mais elle ne pouvait pas accepter ce qu'il se passait avec Jordan. C'était au dessus de ses forces et ça l'est encore alors qu'elle doit en même temps résister à l'envie de foutre au moins une paire de claques à James et dire que jamais avant elle n'avait ressenti autant de colère et de rage après quelqu'un. Et dire que ses proches l'ont toujours vue comme une pacifiste et même elle se voyait ainsi et cela est entrain de changer avec ce nouveau monde.

La chasseresse ne peut strictement rien dire du tout, elle doit encaisser les dires du toubib sans broncher et le laisser penser qu'elle est cinglée et paranoïaque après tout elle, elle sait la vérité, elle sait qu'elle n'invente rien. À vrai dire la seule chose qui lui pèse vraiment à devoir garder son secret c'est qu'elle ne peut pas se confier à la seule autre personne qu'elle aime : son frère aîné. Matt saurait l'aider avec tout cela mais lui non plus, elle ne peut pas lui en parler et cela lui fait mal et la dérange, si elle pouvait avoir la chance de revoir Matthew rapidement et en tête à tête elle sait qu'elle lui en parlerait. Mais pour le moment elle subit les assauts de James, sans broncher, enfin pas totalement puisque son regard émeraude reflète à la fois de la tristesse, de la lassitude et de la colère tandis que ses mâchoires se crispent quand selon elle le médecin grimpe dans les tours. Mon dieu qu'elle n'aime pas ce genre d'ambiance, elle déteste cela, ressentir ce genre d'émotions sur James mais aussi sur Jena.

Tout comme Melody ne peut également pas s'expliquer concernant Nelson et même Ricky, non cela reviendrait à fissurer les faits à laisser entrevoir la vérité de Matthew, autrement dit c'est impossible là encore pour elle que de répondre. Les noms que récitent James lui donne encore plus envie de hurler pour toutes ces raisons, ne réagissant réellement qu'aux noms de Seth puis de Matthew et enfin de Jordan. La chasseresse arrive néanmoins à tout écouter de la part de James avant que Jena ne vienne s'en mêler aussi et la blonde fait fausse route sur certaines choses. Melody n'en a rien à faire de la reconnaissance des autres, de leur gratitude enfin bien sûr cela fait toujours plaisir certes et elle ne pourrait pas le nier mais cela n'est pas primordial. Non la seule chose qui compte est la sécurité des autres et cela est un beau loupé pour le moment ça c'est clair. Avant de foudroyer Jena du regard puisque celle-ci se donne le beau rôle concernant la mort de Seth alors que les choses ne se sont pas passées ainsi du tout mais surtout que là où elle en avait voulu à Jena c'est en parlant de Matthew, d'avoir fait remonter cette culpabilité qu'elle ressent toujours même en sachant que Matthew est en vie.

Mais bien sûr impossible pour Melody que de répondre à cela sans que ça soit louche alors qu'elle fait tout pour ne pas réagir au reste, pourquoi irait-elle réagir sur Seth surtout que cela ne serait pas la vraie cible alors qu'elle ne réagit pas sur les accusations de James ? Cela serait leur laisser penser qu'elle a quelque chose à cacher. Avant que Jena ne prononce des mots qui la laisse sur le cul enfin si Melody n'était pas déjà assise, ainsi la blonde en qui elle a confiance et à qui elle a laissé la porte ouverte pour reprendre le campement que ça soit en chef ou à seconder la brune ose accorder sa confiance à James alors qu'elle ne le supporte pas et que l'inverse est vrai également. Alors là, celle là c'est le pompon, la cerise sur le gâteau et en plus Jena ose dire qu'elles iraient à l'engueulade alors que Melody n'a fait que la soutenir jusque là et que James est plus posé et conciliant. Et en prime James qui dit que la chasseresse peut le faire. Le monde à l'envers ! Et après on s'étonne que la brune n'aime pas donner sa confiance aux gens ? Alors qu'une nouvelle fois, elle a la preuve flagrante qu'elle ne peut pas sans qu'on n'en vienne à la blesser. Pourquoi les êtres humains doivent-ils toujours faire du mal aux autres même sans le vouloir ?

- Bien puisqu'il semble clair que James tu ne changeras pas d'avis pour partir et puisque Jena tu refuse de reprendre le campement que cela soit seule ou avec moi - ce qui est dommage puisque tu avais déjà un rôle important d'attribué - il ne reste plus qu'à réunir tout le monde et voir comment l'avenir va se mettre en place.

Oui Melody n'a rien de plus à en dire de tout cela, enfin techniquement si mais cela lui est impossible donc et puis à quoi bon faire traîner des choses qui ont déjà trop traînées ? Pour autant la brune ne se lève pas et attend de voir si les deux autres ont quand même quelque chose de plus à dire mais la concernant cela est terminé.

Fin du jeu.
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