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[CS, G, EXP] Envisageons l'avenir - 25/03/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 14 Juil - 1:10







Envisageons l'avenir
Interprété par James Everett et Elizabeth Evans

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 22 Juil - 0:50
Les râles, les grognements sans vie, son de malheur et de damnation pour des créatures dont l'origine, la raison et la finalité étaient toutes inconnues. Preuve que tout était possible et que le pire pouvait arriver, ils existaient, ces monstres. L'un d'eux se tenait d'ailleurs là, près des escaliers d'une maison à l'abandon qui avait autrefois connu la vie, les pleurs, la joie et l'affection d'une famille qui n'avait aucune idée de l'horreur qui anéantirait leur monde. Vestige d'un monde moribond, la créature sous la forme d'un homme squelettique ne savait que faire d'elle-même en l'absence du seul instinct qui semblait l'animer : la quête de nourriture sous la forme d'un être vivant, elle se contentait d'exister, tout comme la seconde créature qui avait l'apparence d'un ancien homme bien nourri, quelque peu obèse même et qui conservait encore ses graisses pourries en dedans.

Enfin, une troisième créature, femme au gilet rose déchiqueté et aux cheveux presque entièrement arrachés, se tenait au-dessus de la table du salon qui n'avait pas de séparation d'avec l'entrée et sur laquelle la vaisselle avait été renversée et cassée, les préparatifs de tables jetés aux quatre coins, un dernier repas normal dans un monde normal interrompu par le cruel et l'insensé. Puis le silence de ces rôdeurs qui semblaient ne pas avoir conscience les uns des autres se brisa quand la porte d'entrée s'ouvrit à la volée, allant frapper sèchement le mur en décrochant plusieurs des cadres photos installés pour décorer l'accès aux escaliers, et qui se fracassaient au sol en projetant des éclats de verre dans toutes les directions. Les bêtes eurent à peine le temps de réagir d'un gargouillement pour se retourner lentement, que l'homme entra en trombe, barbu, un mètre quatre vingt six, quatre vingt-cinq kilos, des yeux d'un bleu clair, un gilet tactique sur le dos, les épaules et la taille d'un noir prononcé, tout comme le reste de ses vêtements et de son imposant bouclier collé à l'avant-bras gauche, ne voyant dénoter que le poing américain argenté équipé à ses phalanges droites.

Sa soeur était restée sur attache au gilet au niveau de la ceinture. Martelant la plancher, l'homme bien en vie et plein de volonté fonça droit sur le premier rôdeur en dévorant le mètre qui les séparait et lui envoya un crochet du droit si sec et violent que l'on entendit la mâchoire se disloquer à l'intérieur, pulvérisée par l'épais métal de son arme en allant se fracasser de tout son corps contre la rambarde des escaliers qui céda au choc extrêmement brutal. Le premier monstre n'avait pas terminé de s'étaler avec quelques morceaux de bois sur le sol que le chirurgien-combattant de son état, basculait de plusieurs pas sur la droite en lâchant un grondement féroce qui joignit le coup circulaire de bouclier contre le deuxième rôdeur, celui-ci malgré son poids fit presque demi-tour en voyant son équilibre anéanti dans l'instant pour s'étaler misérablement sur le plancher, son ventre gras se déformant en vrombissant des importantes quantités de matières organiques presque liquéfiées qui s'y agitaient. Dégueulasse à souhait c'était peu dire. D'un mouvement de tête, son regard capta la troisième créature qui s'était maintenant retournée et braillait d'un cadavre mollasson vers lui, prise d'une poussée d'adrénaline venue droit des enfers.

James ne se fit pas prier et fonça droit dessus en dressant son bouclier devant lui, fermement plaqué contre son avant-bras qui se serrait contre son corps à la manière d'un boxeur - ce qu'il était, administrant à la bête une charge de bélier implacable qui malgré le choc ne le freina qu'à peine, emportant le monstre dans son sillage. La femme-morte finit projetée contre la table et son corps fut si malmené qu'elle accomplie pratiquement une roulade arrière sur le meuble avant d'aller plaquer le plancher face contre terre. Prenant une grande inspiration, le chirurgien fit le tour de la table d'un pas décidé pour arriver à sa hauteur, contemplant la bête qui quelque peu sonnée, tentait de s'appuyer sur ses mains pour se redresser. Malgré leur état primitif à l'excès, il restait en ces choses des mécaniques logiques et l'association pratique des membres d'avec les commandes de leurs cerveaux, voilà un sujet qui mériterait un jour que l'on se penche dessus pour en savoir plus. Pour l'heure, il lui flanqua sans hésitation une fois à sa hauteur un coup de poing tombant en venant ployer le genou dans la projection pour assurer une frappe destructrice.

Le poing américain percutant son crâne fragilisé provoqua un intelligible craquèlement qui signalait la fissure qui s'était faite sur la bête, cette dernière retombant visage contre le plancher à moitié K.O. Il ne restait plus à James qu'à se remettre debout, dresser sa botte droite et l'écraser de ses forces sur le crâne meurtri qui se brisa net, sa semelle s'enfonçant à l'intérieur en mettant le cerveau en bouilli. Pas d'état d'âme. Deux créatures neutralisées et offertes en pâture à l'arme d'assaut silencieuse qui était censée le suivre derrière, une troisième définitivement morte, Elizabeth aurait la tâche grandement facilitée pour s'insérer dans l'habitacle, mais il ne fallait pas baisser sa garde, d'autres monstres se trouvaient peut-être à l'intérieur. Cependant tout de suite, le chirurgien s'employait plus à retirer sa semelle couverte de gélatine organique et pourrie du crâne bousillé en tirant un air de dégoût qu'il agrémentait d'un râle, bien plus rustre et expressif que les rôdeurs pouvaient en produire.

Nous étions bien loin maintenant de cette première excursion où James n'avait pas eu le cran d'abattre un mort-vivant affaibli et presque inoffensif. Fini de se questionner sur la possibilité qu'il y ai toujours une âme ou non dans ces choses, fini la torture d'imaginer les vies détruites si un remède devait apparaître un jour. Il savait maintenant qu'il n'y avait vraiment rien à sauver de ces pourritures avec ou sans remède, il ne pouvait que les libérer de leur malédiction et il n'hésitait plus à le faire, car c'était avant-tout pour se protéger eux de ces ennemis. Il avait accepté de devoir survivre et d'aller au-devant du danger et il le faisait avec une brutalité dont il se surprendrait lui-même s'il s'observait.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mer 27 Juil - 11:37
Beaucoup aurait pu lui reprocher cet excès de témérité, ou cette absence de prudence tandis qu’elle s’était lancé avec James, malgré une journée chargée et très éprouvante tant physiquement que moralement, à sortir hors du carcan pseudo-sécuritaire de leur refuge. Il était vrai, sa blessure avait été grave, très grave, et les gênes qu’elle ressentait encore par moment lors de certains mouvements attestaient les vestiges de ce qui aurait pu lui coûter la vie si James n’était pas intervenu.
Elle lui devait beaucoup, elle lui devait énormément, et elle avait bien conscience de tout ce qu’il représentait, du lien infrangible qui les unissait désormais.  Cela allait désormais au-delà de la reconnaissance mutuelle. En quelques mois seulement, et sans doute parce que les temps galvanisaient chaque seconde, chaque instant comme si des années entières de vécu avaient été passés, ils étaient devenu si proche et si fusionnel qu’ils en puisaient leur force réciproque, pour continuer, toujours, désespérément, à aller de l’avant. Attendre de voir venir ? Attendre que les choses se tassent ? Ce genre de réflexion ne faisait plus partit, et depuis bien longtemps, de son jargon ou même de ses pensées.

Sécurisant l’extérieur de la bâtisse tandis que James s’y enfonçait avec une stratégie et une tactique instinctive, Elizabeth ne tarda pas à suivre laissant la porte d’entrée rebondir assez sur le mur pour que d’une impulsion rapide, elle parvienne à la fermer assez sommairement au regard des dégâts sur le verrou, agissant plus comme un moyen d'alerte que comme un véritable barrage. Le verre à ses pieds issues des cadres photos tombés quelques secondes auparavant crissèrent sous ses pas tandis qu’elle piétinait sans ménagement et surtout sans y prêter attention, les portraits souriants et heureux d’une famille unie comme un souvenir lointain et tragique de ce qu’ils avaient perdu, tous, lorsque le monde avait basculé. L’heure n’était plus aux regrets ou aux émouvants remords de ce qui avait été et qui ne sera plus, l’heure était à la survie, au combat, contre un monde hostile. C’était un véritable retour aux origines, tel que l’avait connu leur très, très lointain ancêtre lorsqu’ils se battaient eux-mêmes pour leur survie et la perpétuité de leur espèce. S’ils voulaient concevoir un avenir, ensemble, ils devaient se battre.

Les deux premiers tirs qui s’extirpèrent du bout de son canon équipé d’un silencieux achevèrent littéralement le travail que son compagnon avait commencé, avec une visée précise et nette. Si certains auraient pu trouver à redire de n’avoir qu’à passer sur les miettes sans avoir rien à prouver, plutôt qu'une mise à mal de son orgueil, la jeune femme voyait là l’application d’une symbiose efficace. Ses tirs avaient répandue les cervelles et hémoglobines coagulées des deux dégénérés, sur les marches des escaliers contre lequel le premier s’était effondré lamentablement, et sur le parquet pour le second, dont la masse corporelle couplé à la décomposition de son corps relevait de l’ignoble. Elle se demandait d’ailleurs si le fruit de cette obésité avait été post ou pré mort. Est-ce qu’une créature pouvait manger assez de matière - de chair - pour s’en retrouver si déformé ? Pour sa peine, et par sûreté, c’est une seconde ogive qui se logea dans son crâne moisis tandis que de l’autre côté de la pièce, le médecin au bouclier s’affairait de son côté avec le dernier de ces monstres apparents.

La place avait été faite nette, et d’un premier tour visuel, aucune autre menace n’arrivait sur eux. Cependant, et à l’attention de ce que ses cinq sens pouvaient lui révéler, le danger n’était pas écarté. Les grondements des morts chantaient hors des murs de cette maison de rangée, et les frottements des pas de supplémentaires à l’étage supérieur précipitèrent les mouvements d’Elizabeth qui progressa directement vers une fenêtre latérale du coin cuisine à l’instant même où le bruit écœurant d'un crâne écrasé se fit entendre côté table. En un rien de temps, après avoir basculé son arme dans son dos à l’aide de la sangle, elle avait fait sauter le loquet de l’ouverture, et remonté la partie inférieur de la vitre vers le haut avant de grimper sur son rebord tout en jetant un rapide coup d’œil à l’extérieur.
Elle donnait sur une ruelle, fermée côté rue par un large grillage où elle pouvait voir les morts qui les avaient forcé à trouver refuge dans cette maison venir s’agglutiner vers la façade avant sans prêter attention à elle, et de l’autre une espèce de mini-cour intérieur donnant sur une nouvelle rue un peu plus loin également clôturé par un grillage. L’ensemble était désert au demeurant, et lui donnait ainsi le feu vert pour s’élancer vers l’extérieur après un rapide coup d’œil pour s’assurer que James suivrait.

Toujours aux aguets, elle l’aiderait à sortir s’il réclamait son aide. La fenêtre n’était pas d’une large accessibilité, et un matériel encombrant aurait sans aucun doute pu gêner. Une fois fait, elle le laisserait prendre connaissance des lieux puis lui désignerait l’autre côté de la cour comme leur futur destination. Si elle se fiait à son sens de l’orientation, bien qu’il était assez médiocre il fallait le reconnaître, la rue qu’ils voyaient au-delà de la seconde ruelle devait mener sur l’axe principal qui séparait le Secteur C dans lequel ils se trouvaient vers le Secteur G, leur destination.

Dans l’objectif de ne pas trainer si prêt de la marée de mort qui montait toujours plus à l’assaut de la porte d’entrée de la maison qu’ils venaient de quitter, elle aurait filé, sans doute aux côtés de James vers l’autre grille. Une grille qu’ils trouveraient close par un solide dispositif : une large barre métallique qui ne pouvait être retiré que de l’autre côté de leur obstacle.

« Fais-moi passer de l’autre côté. » Avait-elle finalement conclu en se tournant vers son compagnon.

Même si elle doutait de la parfaite solidité de sa jambe, elle ne doutait pas en revanche de ses capacités pour se réceptionner de l’autre côté sans se faire mal. C’était, selon elle, une solution qui lui paraissait un parfait compromis entre discrétion et rapidité et le regard qu'elle lui prêta attestait sa confiance en elle.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 29 Juil - 14:02
D'un geste assez gêné il essuya sa botte sur le vêtement du monstre au crâne défoncé et reprit ses appuis avant de tourner la tête vers Elizabeth, qui avait rapidement et efficacement fait sa part avant de rejoindre une fenêtre de la cuisine en toute hâte. A son tour, il entendit les créatures venant du dehors qui allaient s'écraser presque contre la porte d'entrée, leur lourd tapage ne tardant pas à commencer, mais pas seulement. En haut, il y avait des grattements, des pas et un net grognement parvint au couple dans la cuisine. Son regard se porta sur l'une puis l'autre des sources de bruit, ajustant son bouclier tenu en main en serrant les dents d'énervement. Cette affluence de rôdeurs n'était pas bon signe, ce qui sous-entendait que le quartier était trop peuplé, un constat appuyé par la vingtaine de mains qui frappaient contre la porte d'entrée et son mur.

James vint rejoindre Elizabeth qui après avoir scruté l'extérieur, se faufilait au dehors, laissant au chirurgien le loisir de percevoir le boucan dans les escaliers qui annonçait la venue des morts. Une fois sa compagne sortie, celle-ci prête l'aider, il fit d'abord passer son bouclier représentant quinze kilos d'encombrement, ce qui n'était pas tellement lourd à porter sur la longueur pour lui qui avait prit soin de beaucoup s'entraîner afin de retrouver sa force et sa musculature d'antan, avançant positivement dans ce sens et même très vite à son grand étonnement, puis quand Elizabeth eut récupéré le bouclier pour lui faire place, il grimpa à son tour et s'accrocha aux contours de la fenêtre pour faire glisser ses jambes les premières avant de sortir complètement. Il ne se retournait pas tout de suite, remarquant l'arrivée d'un mort-vivant qui passait la séparation d'avec le salon et tendait le bras d'un râle enivré vers la fenêtre. James saisit le battant et le referma, de quoi neutraliser la menace au mieux et la ralentir au pire.

Ceci fait, il récupéra son bouclier en le tenant d'une main sans vraiment l'équiper ni s'attarder sur l'environnement, acquiesçant vers Elizabeth, se voulant concentré et rassurant, pour la suivre vers la grille qui avait attiré son attention et qui incarnait un nouvel obstacle. En l'observant de plus près, il voyait bien la large barre métallique qui scellait l'accès, les forçant à mettre à l'épreuve leurs capacités d'adaptation en incluant des risques dont James avait bien conscience et plus encore. Un coup d'oeil derrière lui permit de voir qu'aucun rôdeur n'avait franchit le grillage et que si son poursuivant avait atteint la fenêtre, y frappant à grands coups qui possédaient le don d'être stressant, c'est la voix d'Elizabeth et ses mots qui le firent revenir du regard pour la fixer quelques instants. Elle voulait y aller, passer de l'autre coté et se charger d'ouvrir le passage, ce qui n'était pas du goût de James qui fit légèrement basculer sa tête sur le coté en gonflant les pommettes, plissant d'une grimace ses lèvres pour ensuite regarder cette grille et ce qu'il pouvait y avoir de l'autre coté : une ruelle qui donnait sur une grande rue où pour le moment, aucune menace ne se profilait, mais c'est bien dans ce genre de moment où la surprise était pire que tout. Il voulut lui demander de le laisser faire, non par manque de confiance en elle mais par un manque de confiance colossal en tout le reste, cependant sa douce le regardait elle aussi et ce regard était ferme et sûr, car elle semblait sûre d'elle.

Il lâcha finalement un soupir et acquiesça, après tout il n'avait pas le droit de l'étouffer sous sa protection et ce ne serait certainement pas de cette façon qu'il la préserverait le mieux, en lui évitant tout danger jusqu'au jour où il ne sera pas là, ou lui-même en proie, peut-être mort et alors rien ne lui permettrait de se protéger elle-même. Pourtant il avait une trouille panique de la perdre car il aimait cette femme plus qu'il n'en avait jamais aimé aucune autre, ce qui était hautement perturbant pour James. Elle qui avait tout pour plaire, aussi bien physiquement que mentalement, il voyait en elle quelque chose de si précieux que tout paraissait infime à coté, jusqu'à ses propres raisons de survivre et cela il n'arrêtait pas de se le répéter. Il n'avait jamais ressenti ce genre de sentiments à ce point avant Jessica avec qui il avait passé des années et qu'il avait quelque part fini par considérer comme une fille, pourtant aussi forte était sa volonté de la protéger, il avait échoué lorsqu'il s'était fait tuer et pour cela, ça n'avait fait que le rendre plus paranoïaque et terrifié dans cette seconde vie qu'il avait choisi de lier à cette femme aux cheveux d'ébène contre sa raison qui voulait au contraire qu'il s'isole pour ne plus souffrir. Il posa le bouclier contre la grille et se redressa en venant aussitôt l'embrasser, franchement, ne lui laissant guère le temps de le voir venir et persévérant bien trois secondes à ce contact avant de s'en détacher et lui répondre finalement :

« Ok. »

Il y aurait bien d'autres choses à dire, mais n'en faisait-il pas trop pour une grille à débloquer ? Il avait à la fois le sentiment d'en faire toujours trop et toujours assez, car le plus petit obstacle pouvait provoquer une vraie catastrophe, tout en restant en soi un petit obstacle. Il ploya le genou qu'il posa à terre et vint croiser ses doigts en ouvrant les mains, lui faisant la courte échelle dont l'appui de sa jambe au sol lui permettrait de soulever d'un grondement d'effort sa bien aimée vers le haut du grillage, l'aidant jusqu'au dernier instant où il ne pourrait plus la suivre. Il n'y avait pas de temps à perdre, aussi la laissait-il finir en agrippant lui-même son bouclier dont il glissait la prise fermement dans sa main et l'objet de défense bien contre son flanc, ses doigts se libérant allèrent agripper d'une prise sèche son Desert eagle dans l'étui du gilet. Il se tint prêt au moment où Elizabeth se débarrasserait de l'encombrante fermeture du grillage pour se déployer au-dehors tout en admettant qu'il n'y avait pas de quoi en faire une histoire finalement.

Tous deux, côte à côte, filèrent ensuite vers la sortie de la ruelle pour gagner la grande rue en restant au trottoir, longeant ce dernier et les véhicules à l'arrêt ou accidentés, voir retournés pour rejoindre à mi-parcours l'entrée du secteur G par l'étroit passage du quartier 1 de ce Secteur C et via la rue principale de cette parcelle de ville, selon la carte stratégique dont il avait mémorisé l'itinéraire expliqué. Cette fois, il n'y avait pas une vingtaine de rôdeurs pour les prendre en tenaille, tous les habitants défunts visiblement attirés par la maison dans laquelle ils étaient censés être enfermés. Heureusement, ces monstres n'étaient pas intelligents, si ça avait été le cas, il est certain qu'ils ne seraient plus là depuis longtemps.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 2 Aoû - 11:17
Arrivés près de la grande rue qui sépare le Secteur C du secteur G, un rapide tour d’horizon de votre position pourra vous apporter d’ores et déjà de nombreux éléments. Sur la droite, vous laissez la fameuse zone du Cogdell Hospital, dont les cartes évoquent un danger considérable, mais dont certains désormais ignorent les tenants et aboutissants de cet emplacement hormis une mention sur du papier.

[CS, G, EXP] Envisageons l'avenir - 25/03/35 Secteu15

Le secteur semble assez grand pour être découpé en cinq quartiers distincts. Mais ni votre position, ni les panneaux à votre vue ne pourront vous informer de ce qui s’y trouve. Il vous faudra vous y déplacer pour en avoir le cœur net.
Face à vous en revanche, arrivés par le Quartier 1, vous repérez très rapidement deux Lieux Commerciaux et un Lieu de Grand Commerce, placés le long de la route, suivis par un Lieu de Soin et d’Assistance. En continuant encore vers la gauche, vous tomberez sur une zone entière de Lieux d’Habitations. Si ces derniers ne valent pas les beaux quartiers du Secteur C, ressemblant davantage à du préfabriqué et du mobile home, leur nombre assez importants vous assure une capacité de fouille non négligeable.

Au-delà de la ligne des commerces qui vous fait face, le terrain semble se perdre sur un terrain vague, dont rien de notable n’attire votre attention.

Le secteur G est, à l’instar du C, une zone très peuplée, et vous ne tarderez sans doute pas à tomber sur de nombreuses âmes, vivantes ou non.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Jeu 4 Aoû - 22:58
D’une impulsion, Elizabeth grimpa sur la grille qui vacilla sous son poids combiné à celui de son matériel, mais peu de temps avant qu’elle ne se laisse glisser de l’autre côté, en un mouvement assez souple et calculé. Elle s’était réceptionnée sur sa jambe la plus forte, ne posant la seconde qu’une fois certaine de son appui, fléchissant dans un même mouvement ses articulations jusqu’à ce que ses mains se posent sur le sol. Une flexion assez confortablement réussi, lui permettant de se redresser rapidement pour retirer la barre d’acier qui gênait leur progression.
Tandis qu’elle ouvrit la porte et libéra ainsi le passage à son bien-aimé, elle lui accorda un sourire avant de glisser à son approche.

« Si tu passes ton temps à m’embrasser ainsi à chaque difficulté, tu risques de me voir tenter des choses de plus en plus insensée. »

Si elle avait été prise de cours dans son approche, elle n’en avait pas moins apprécié la spontanéité, aussi fugace que ce moment avait été, comme si le message allait bien au-delà d’un simple contact entre deux lèvres, d’un simple échange de regard. Elle aimait James, profondément, intensément, le premier et sans doute le dernier à qui elle porterait son affection. Sans n’avoir jamais osé le chercher, il n’aurait pas pu mieux lui correspondre, et l’ironie du sort avait voulu qu’elle tombe sur lui en plein apocalypse, aussi démentiel que cela pouvait être.

Reprenant le pas vers la grande rue, après avoir repositionné la porte et la barre de fer pour freiner d’éventuelles menaces qui les auraient suivi de manière un peu trop bornée, elle restait vigilante à ce qui pouvait leur tomber dessus maintenant qu’ils arrivaient presque à destination. La grande rue s’offrait à eux, et son lot de danger à venir avec elle. Si les voitures accidentées ne leur donnaient pas d’obstacle insurmontable en soit, elles étaient une gêne évidente, tant pour leur progression que pour la visibilité. Ils n’étaient pas à l’abri d’un de ces monstres cachés derrière ou à l’intérieur de l’une d’elle, se jetant, happant chevilles ou bras qui avaient eu l’audace de s’aventurer trop prêt.

Les édifices qui leur faisaient face leur  permettaient de voir différentes enseignes potentiellement prometteuse, et si l’évidente utilité de cette pharmacie que la pancarte routière informait de manière inratable, ils étaient davantage affamé que n’avaient besoin de soin d’urgence, James capable de palier au plus urgent.

C’est pourquoi et en dépit de sa précédente expérience assez désastreuse au sein d’un centre commercial, elle indiqua du bout du doigt l’emplacement de ce supermarché dont les affiches publicitaires venues d’un autre temps indiquaient des prix réellement imbattable, des promotions à ne pas manquer, et un choix de marques des plus larges, l'ancienne société de consommation dans sa plus grande déchéance. Avec un peu de chance, ils mettraient la main sur quelques boites de conserves qui apaiseraient les estomacs s’étant privés de nourriture depuis trop longtemps.

Le bâtiment se trouvait un peu plus sur leur gauche par rapport à la ruelle dont ils étaient sortis, dans un état assez pitoyable aux premiers abords. Sans vraiment savoir pourquoi, la devanture se retrouvait éventrée d’un trou béant, qui de leur position ne leur laissait entrevoir que les débris d’un dégât conséquent, sans laisser deviner les raison de cet état. Ça ne présageait rien de bon sur leur potentielles découvertes, mais il fallait pourtant vérifier, être certain qu’ils ne laisseraient rien derrière eux, qu’importait les apparences. Les étages supérieurs, sans doute des bureaux du commerce du dessous, ne semblaient en revanche pas touchés.

« On tente ? Ça ne coute rien de jeter un coup d’œil… par acquis de conscience. »

Bien entendu, elle aurait attendu l’avis du médecin avant de s’élancer à l’approche du bâtiment, d’un pas assuré sans être trop rapide, plus prudente que jamais. Sur sa droite, elle avait remarqué deux petites silhouettes distinctes mais assez éloignée pour n’en prêter qu’une méfiante attention. Le béton du parking était parsemé de mauvaises herbes et de mousses, la nature ayant commencée à reprendre ses droits après un hiver assez doux maintenant que la civilisation était tombée en décrépitude.
Sans être craintive mais par prudence, elle aurait laissé James passer devant, ne le suivant que de quelques pas en arrière. Son imposant bouclier servait à assurer une véritable protection de première intervention et un certain sentiment de confiance, c’était indéniable.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Jeu 11 Aoû - 0:02
« Ne te moque pas de moi va. On va faire un marché : tu ne te mets pas en danger dans la mesure du possible et je me montrerais aussi attentionné tout le temps. » Avait-il répondu avec un petit sourire quelque peu gêné.

Il n'était pas totalement à l'aise avec l'expression de ses sentiments et le fait qu'elle se montre ainsi taquine le poussait dans ce sens, malgré sa pleine sincérité. Pour autant il se concentra sur leur tâche actuelle tandis qu'ils longeaient la rue jusqu'à arriver à l'entrée virtuelle du Secteur G qui n'existait que sur leurs cartes. En regardant autour, les différentes enseignes et panneaux définirent assez vite ce qui avait son intérêt par rapport aux directions des zones propres aux habitations qui auraient été une perte de temps, de toute façon il n'était pas prévu autre chose qu'une exploration prudente et une brève fouille. Après tous les déboires qu'ils avaient connu, James s'était mit en tête que dorénavant, des objectifs précis étaient aussi cruciaux que de s'y tenir en dépit des circonstances, ce n'était vraiment pas le jour qu'un événement problématique, que des bandits ou qu'une horde sauvage et dominatrice ne les enferment dans un lieu, voir pire, il commençait à en avoir vraiment ras le bol d'être prit de court par les dangers extérieurs.

Aussi quand Elizabeth lui indiquait le supermarché et l'idée de s'y aventurer, il y porta le regard et marqua seulement une courte réflexion avant d'opiner du chef, puis observa autour de lui les décors de la rue en proie aux restes d'un chaos sans nom ainsi que de l'apparente désertion des morts-vivants de ce coté, de quoi leur faciliter la tâche pour une fois vers leur but immédiat auquel il se montrait favorable. Étirant sa main sur la poignée de son bouclier qu'il redressait un peu plus, il revint finalement vers sa compagne aux cheveux noirs et acquiesça une seconde fois.

« On va y aller, reste sur tes gardes et derrière moi, je vais ouvrir la marche. » D'un signe des yeux dont l'attention s'était détachée pour lever la tête vers le toit du supermarché, haut sur trois étages puisque des appartements le surmontaient, il enchaîna. « On jette un oeil, voir si on trouve quelque chose mais on ne s'éternise pas et on ne va pas dans le détail, on sait jamais sur quoi on pourrait tomber. Je veux surtout grimper là-haut pour voir le coin avec le monoculaire, c'est assez dégagé et ça nous donnera une bonne idée de la façon dont le quartier est fichu, voir si c'est potable pour installer un campement urbain. »

Il laissa planer un temps en scrutant le toit en question puis rabaissa le regard vers elle et haussa les épaules en plissant les lèvres, d'un air pensif.

« J'ai ma petite idée mais je ne suis pas encore fixé, autant envisager toutes les possibilités. En ville c'est plus dangereux de sortir et ça demande d'être plus attentif, de prévoir des sorties de secours au cas où, mais on sera en pleine zone de fouille et proches des autres secteurs, ça faciliterait la recherche, le renforcement et puis avec un bâtiment tout en dur, ce serait plus solide et sécurisé. Ça reste encore à voir, on y réfléchira, allez on y va avant que des rôdeurs ne nous repèrent. »

D'un mouvement de main motivé, il redressa son revolver pour qu'il soit pointé vers le ciel, bras replié et réajusta le bouclier devant lui avec une posture passablement de profil à ce dernier, en laissant assez d'espace par le dessus pour voir devant lui, puis s'avança pour quitter le trottoir et s'engager sur la route. Son regard vogua d'un bord à l'autre, le duo coupant une intersection en diagonale pour rejoindre le trottoir opposé, il y avait de quoi être en alerte, qui sait ce qui pouvait se trouver planqué derrière un véhicule, ou même sur un toit ou par une fenêtre. Il avait beaucoup repensé à la mort de Calvin dont Ivy avait accusé un Matthew qui serait en fait bien vivant et libre, et à ce qu'Ivy encore lui avait raconté sur leur rencontre avec le Vagabond, dans les deux cas, un sniper avait été décisif et il imaginait, non sans une certaine paranoïa qu'il n'était plus nécessaire d'évoquer de sa part - embellie par Ivy qui sait, qu'un sniper pouvait être là à les guetter avec l'objectif de les abattre au moment propice. Ou pire encore, l'abattre lui pour isoler Elizabeth qui se retrouverait submergée par une ville particulièrement hostile et d'éventuels poursuivants enragés.

Avoir un esprit autant tiraillé par toutes les possibilités et toute la réalité de ce monde était une tare quelque part, car si l'on pouvait mettre cela en valeur sur le plan de la survie, c'était à double-tranchant et ça ne facilitait pas la vie tout court, donc la survie aussi. Vivre ou survivre, voilà un questionnement qui le hantait encore même s'il s'était finalement convaincu que l'un n'allait pas sans l'autre. Il avait accepté sa condition de survivant mais de là à n'être que cela, il ne parvenait pas à penser que c'était sérieusement une bonne chose sur le long terme. Heureusement les tourtereaux parvinrent à l'entrée du supermarché sans encombre, contournant un véhicule proprement à l'arrêt pour venir faire face. Enfin, l'entrée... c'était façon de dire le trou béant qui avait été fait dans la structure. Ses yeux furetant de chaque coté du mur éventré, il poursuivit son avancée dans un grand silence depuis les dernières minutes et ralentit le pas en venant franchir l'ouverture.

A l'intérieur, un spectacle à la fois prévisible et inattendu : les portes sur la gauche étaient verrouillées et le rideau baissé, devant lui, les caisses étaient fantomatiques, elles-même vides alors que leurs abords étaient dans un sale état, comme si des gens avaient fouillé les tiroirs et les poubelles en mettant tout sens dessus dessous. Les rayons alignés au-delà des caisses étaient dans un pire état encore : certains étaient renversés et tous les rayons étaient dans un état déplorable de chaos dont le sol était jonché de boites et produits en tout genre. Des produits inutiles en soi, comme le dentifrice, les balais, les serviettes hygiéniques, les jouets, les déodorants, lingettes, etc, etc... la liste était affreusement longue et James n'avait guère envie de la faire dans son esprit. En revanche, l'on voyait d'ici et sans mal que les rayons destinés à la nourriture sous toutes ses formes avaient été dévalisés, ne laissant que des étagères debout ou renversées vidées, des restes de paquets apéritifs et de biscuits, chips et autres écrasés sur le carrelage.

Mais ce qu'il y avait de plus impressionnant et de loin, c'était ce qui devait être l'origine de ce trou dans le mur : un véhicule blindé sans aucun doute militaire avec son revêtement kaki et son épaisse et froide carcasse de métal. Celui-ci avait littéralement arraché une caisse qui se trouvait pliée et étalée un peu plus loin, le sol qu'elle avait occupée était cassé à quelques pas du duo et laissait un grand trou entre les autres caisses toujours en place. Le camion moyen, lui-même, qui devait être sacrément costaud pour un tel exploit, avait en plus de défoncer le mur et la caisse, fini renversé sur le coté contre un rayon qui avait valdingué sur son voisin lui-même renversé. Quelque soit la raison pour laquelle un tel engin était allé s'encastrer au milieu d'un supermarché, il n'imaginait pas ce que le conducteur et d'éventuels autres hommes avaient subi avec un accident aussi violent. Pourtant de visu, aucune silhouette mort-vivante n'errait parmi ces destructions. Tout ce décor n'avait rien de rassurant, absolument rien.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
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Jeu 11 Aoû - 15:20
C’était avec prudence qu’Elizabeth progressait une fois à l’intérieur du magasin, quittant légèrement le couvert que le bouclier de James lui avait offert afin de mieux observer ce que ce lieu leur réservait. Tout comme son compagnon, elle découvrit le véhicule blindé avec une certaine perplexité, couché sur le flanc après avoir poursuivi sa route à travers les caisses en direction des allées. Des allées qui, d’une première inspection rapide, ne leur offriraient aucune grâce, sans doute pillées à de très nombreuses reprises comme il aurait fallu s’en douter. Il n’y avait plus grand-chose de réellement intéressant autre que des objets d’une valeur tenant plus du confort que de la survie. Elle espérait cependant qu’ils parviendraient à mettre la main sur quelque chose dont personne n’avait eu encore conscience, un peu comme une salle de stockage cachée ou si peu évidente que peu ou prou n’aurait encore mis la main dessus.

Dans tous les cas, elle n’avait pas à s’interroger bien longtemps sur les raisons de la désertion des morts dans ce lieu, et pour cause, les murs, le sol et le plafond étaient couverts d’impact de balles par rafale. En progressant à pas de loup au-delà des premières caisses, Elizabeth parvenait même à discerner les corps gisant de quelques cadavres au sol. Définitivement morts ? Elle n’en avait pour le moment aucune idée, mais rien ne bougeait de ce côté-ci tout du moins. Malgré la luminosité ambiante qui s’insinuait à travers le trou béant dans le mur qui avait cédé à l’assaut du camion militaire, la jeune femme préféra allumer la lampe tactique fixée à son fusil, se servant ainsi de cette dernière pour révéler les zones d’ombres et mettre en lumière des éléments qui auraient pu échapper à sa vigilance. Restant non loin de l’entrée toutefois, elle confia d’un ton léger sans chercher non plus à être d'une extrême discretion, anticipant toute prudence de son médecin à ce propos.

« Je ne m’éloigne pas. »

James était sans doute le plus équipé pour une exploration plus poussée des rayons. Si son fusil d’assaut était une arme des plus efficace, ce n’était pas spécialement le cas de toute les situations, et elle se doutait pour le connaitre qu’il aurait préféré se charger de la première inspection. Cet homme était quelqu’un de prudent, mais pas spécifiquement pour lui, il veillait à chaque instant à la sécurité de son amie avec une réelle assiduité sans se montrer étouffant pour autant. Elle appréciait qu’il lui fasse confiance dans certaine situation comme celle du grillage peu avant, mais elle ne chercherait pas à titiller son inquiétude lorsqu’ils en avaient le choix. C'était une histoire d'accord mutuel tacite.

Plutôt que de commencer l’inspection des lieux, elle se concentra sur ce que les environs directs pouvaient lui offrir, à commencer par le camion à quelques pas de là. Elle ignorait depuis combien de temps le véhicule se trouvait ainsi mais la couche de poussière épaisse qui le recouvrait lui en donnait une certaine estimation. Il ne serait pas bien difficile de croire que cela datait de l’an passé, à l’époque où tout avait finalement commencé au Texas. Le vent et la pluie d’hiver avaient sans doute glané quelques poussières de terres supplémentaires qui s’était agglutiné sur la carcasse de l’engin, rendant sa couleur d’un terne très sale. La porte à double battant arrière était fermée, et de ce qu’elle en voyait de sa position, il lui semblait que c’était également le cas des portières de la cabine avant. Il avait résisté à un choc puissant, la tôle n’ayant pas bougé d’un pouce malgré cela. Après tout, ce genre de bolide était capable de résister à bien plus, que ce soit des balles ou des expositions.

Le faisceau lumineux de sa lampe balaya le sol à la recherche d’élément utile. Ça et là étaient dispersés quelques crayons et des blocs de feuille déchirés. En fouillant un peu de la pointe du pied, elle repéra un paquet de copie scolaire en plutôt bon état, encore enfermé dans un film plastique à peine abîme. Jetant un coup d’œil autours et veillant par la même occasion à la position de James, elle finit par faire glisser son sac à dos de ses épaules pour en ouvrir le zip d’un geste rapide et y glisser le paquet et quelques crayons graffites en potentiel bon état qui traînaient. Elle put même trouver un bout de règle en plastique cassée à une extrémité. Même si amputée d’un morceau, ce bout d’outil restait d’un potentiel utile usage surtout dans l’objectif qu’ils s’étaient fixé fin de semaine et si des plans devaient être dessiné.

Tout en restant accroupie, la lumière de son arme passa d’un côté puis de l’autre, avant de révéler un tout autre matériel qui aurait son potentiel intérêt. Une bombe de peinture était couchée sur le sol, le bouchon de protection retiré. En quelques mouvements de jambes, elle rejoignit son emplacement juste à l’arrière du véhicule, repérant sur l’embout en plastique que cette dernière avait été déjà utilisée. D’un geste léger de la main, elle pressa le haut de la bombe, observant le léger nuage orangé qui s’en échappait. En relevant les yeux sur le véhicule tandis qu’elle glissait également la bombe dans son sac à dos, elle aperçut une coulure orange à peine discernable sur la surface de la carrosserie dont le dessin préalable se perdait sous la couche de poussière. Se redressant sur tout sa hauteur, faisant face à la double porte dont l’ouverture s’effectuait à l’horizontal, elle replia l’extrémité de la manche de son petit pull pour former un chiffon improvisé tout autour de sa main, lui permettant ainsi de frotter la surface cachée de la tôle.

Suivant le dessin formé par la peinture orange séchée, elle découvrit alors un dessin, un cercle surchargé de trois croissants, symbole connu du danger biologique, surtout depuis la récente débâcle de l’humanité. Une fois le dessin mis à nu, elle recula de quelques pas en arrière pour mieux contempler ce dernier, les sourcils froncés. Qu’y avait-il à l’intérieur pour que des personnes aient eu besoin de dessiner un tel symbole sur le camion ?
Détournant son visage sur le côté, elle interpella James par son prénom quelques millième de seconde avant qu’un son léger mais suffisant lui parvienne et la fasse sursauter. Braquant son fusil vivement vers le camion, elle attendit dans le silence, que le bruit ne recommence, mais rien ne vint. La carcasse était-elle trop épaisse pour laisser filtrer la ou les choses que son ventre enfermait ? Avait-elle vraiment bien entendu ?

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mar 16 Aoû - 21:30
Quelque chose s'était passé ici, quelque chose de terrible et il n'avait guère le souhait de mener l'enquête, bien au contraire : il ne voulait que jeter un coup d'oeil sans pousser l'inspection et filer vers les étages. Rester concentré sur son objectif, il ne devait pas s'en détourner un instant, aussi quand Elizabeth lui indiquait sa volonté de ne pas s'éloigner, il acquiesça très vite dans sa direction qu'il ponctua de quelques mots :

« Je reviens vite, le temps de regarder un peu les rayons, on reste pas longtemps. »

A peine eut-il fini qu'il se déplaça vers la gauche en s'engageant à l'intérieur, gardant sa posture d'intervention bouclier redressé et le Desert eagle en main dont le canon surmontait la plaque défensive. Il avait pleinement conscience du danger et c'était pour cela qu'il ne voulait pas s'éterniser, pour autant il faisait confiance à Elizabeth pour se défendre elle-même, penser l'inverse aurait été hypocrite et il n'avait pas oublié ce jour à l'aéroport, cette première sortie depuis leur retour à la vie où il avait agit en lâche en demandant à sa compagne qui ne l'était pas encore d'abattre une chose non-morte.

Il lui arrivait d'y penser à ce jour, à l'état déjà pénible dans lequel se trouvait Elizabeth qui avait frôlé la mort et était à ce moment recouverte de sang et de matières organiques d'un monstre qui avait voulu sa peau, pour finalement voir un James bien mieux portant qui lui demandait de se mettre à l'épreuve à nouveau sous prétexte qu'il n'avait pas eu la force, le courage. Quand il y repensait, il avait beaucoup de colère contre lui et il se promettait de ne plus la mettre dans cette position, néanmoins il ne voulait pas risquer de l'étouffer, il n'en avait ni le droit ni la prétention. Heureusement sa belle comprenait ses sentiments et sans le dire, tous deux s'accordaient sur la marche à suivre afin de se rassurer mutuellement.

Il passa entre deux caisses, expirant doucement en s'assurant de demeurer solide sur ses appuis, aussi bien des jambes que des bras, il devait être capable de réagir au quart de tour. Il ne prêta pas d'attention en écrasant un gobelet, en bousculant un carton à moitié déchiré ou en broyant sous ses bottes quelques apéritifs goût cacahuète complètement rassis. Si des rôdeurs devaient se trouver dans le coin, mieux valait qu'il soit perçu dans une certaine limite pour les révéler plus facilement que de prendre le risque de se faire surprendre dans les allées en vrac du magasin. Après quelques pas supplémentaires et des crackers salés réduits en miette au passage, il eut en visu une première allée, dont le rayon du fond avait été renversé de même. Il ne semblait rien avoir d'utile, tout avait été liquidé ici, il passa alors à la seconde allée en se déplaçant sur sa gauche, là il vit parmi les déchets trois corps, dont un était littéralement encastré dans un rayon, ce qui laissait imaginer - ou non - la force conséquente et la sauvagerie qui avaient été mises à l'oeuvre pour arriver à cela.

Ces corps étaient inertes et là aussi, il n'y avait rien à en tirer. Il passa à une troisième allée, cette fois, quelque chose attira son attention. Alors qu'il s'attendait à trouver des corps, des déchets et des rayons vides pour ne pas changer, il vit qu'entre ces rayons toujours debout, avaient été disposés un sac de couchage et des affaires en pile à coté. Surpris, il porta le regard d'un coté et de l'autre à l'extérieur des rayons, mais rien ne l'interpellait. James n'était pas rassuré, loin de là, la dernière fois que lui et Elizabeth étaient tombés sur un survivant, ça c'était très mal passé et ils avaient été cloîtrés pratiquement sans eau ni nourriture deux longs jours avec les morts chantant au-dehors de ce maudit avion, patientant qu'ils viennent les tuer.

Il y avait laissé cet homme en vie et parfois, il se demandait si cela avait été une bonne chose. Sa conscience lui refusait l'idée de tuer de sang-froid, mais maintenant que le danger les encerclaient de toutes parts, il craignait que ses menaces contre cet inconnu violent aient été vaines et que celui-ci qui avait cru tuer sans remord Elizabeth s'en prenne à d'autres membres de leur communauté, scindée ou non, mais aussi à d'autres survivants. Peut-être même l'avait-il déjà fait, il lui faudrait en avoir le coeur net, quand le temps le permettra, car laisser son linge sale derrière lui l'empêchait d'avoir la conscience tranquille. S'avançant dans l'allée, encore et toujours en alerte, il vint jusqu'au sac de couchage puis se pencha en posant le bouclier à terre comme son genou, observant de plus près ces possessions.

Quelqu'un avait couché ici, combien de temps il ne pouvait le savoir, rien n'indiquait qu'il soit encore là : il y avait un sachet plastique plein de déchets de boites et de paquets de nourriture épuisés, quelques vêtements sales, un autre sachet abritait des boites de conserve vraisemblablement pleines et poussiéreuses. L'homme ou la femme qui s'était installé ici avait du abandonner, de gré ou de force, ses maigres biens. Il espérait trouver de la nourriture saine pour les siens et en attrapant l'une des boites, une conserve de tomates qu'il regardait de plus près, il eut la mauvaise découverte de la date de péremption, dépassée d'un an, rien que ça. En posant la boite pour regarder le reste, maïs, thon, cassoulet, il fit le même constat amer, au figuré comme au littéral, tout était périmé. Il savait maintenant que l'abandon ne datait vraiment pas d'hier, quelle désolation.

C'est alors qu'il perçut la voix d'Elizabeth, brève et aussi bien portée que chuchotante, elle l'appelait. Levant la tête quelques instants pour se rendre compte qu'il n'avait s'agit ni d'un cri d'urgence ni d'une détresse quelconque, il s'autorisa à poser à plat son bouclier et ranger dans son étui son arme avant de se défaire des bretelles de son sac qu'il amena devant lui, l'ouvrant dans le but d'y mettre rapidement une bonne moitié des boites qui étaient délaissées ici. Il ne pourrait rien en faire mais peut-être que quelqu'un au camp aurait une idée intéressante. Ceci fait, il referma son sac et le remit sur dos, ramassa son bouclier et fila en sens inverse dans l'allée.

Après une minute, voilà qu'Elizabeth avait réponse à son appel, le barbu la rejoignant en posant la main sur son étui, le bouclier calé contre son flanc et son regard vagabondant de-ci de-là en quête d'une menace quelconque qui ne se montrait pas, à son grand soulagement. Il porta son attention inquiète vers Elizabeth, son fusil pointé sur le camion et sur le camion lui-même, sur lequel était peint un symbole. Il connaissait ce symbole, il n'avait plus le nom en tête tout de suite mais il se souvenait des raisons pour lesquelles on l'employait, la marque universelle du danger biologique. James se posta à coté de sa compagne et lui dit à voix basse.

« Tu crois qu'il y a des... armes bactériologiques planquées dedans ? »

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mer 17 Aoû - 21:32
Elizabeth se détendit légèrement à l’approche de son compagnon qui avait fait désirer son arrivée. Il y avait peu de chance que les portes de ce blindé ne cèdent à toute menace intérieure, surtout si, comme elle le pensait, tout ceci datait de bien des mois en arrière, mais elle ne se sentait pas particulièrement à l'aise dans cet environnement. Il aurait fallu qu’une grande malchance soit contre eux pour qu’exactement à l’instant où ils arrivaient, ces portes leur faisaient faux bond.

Le regard porté sur son aimé, elle lui répondit après une moue légère du bas de la lèvre, la mordant au passage pour accompagner sa réflexion, communiquant ainsi ses doutes face à sa question.

« Non. Non, je ne pense pas. J’ai trouvé la bombe de peinture par terre, ça a été dessiné après l’accident… . S’il y avait des armes de ce genre à l’origine dans ce véhicule, ça serait signalé autrement... du moins en théorie. »

A nouveau, le bruit sourd qu’elle pensait avoir entendu se reproduit, comme un choc étouffé, mais qui n’était escorté d’aucun râle, d’aucune preuve que tout ceci était l’œuvre d’un mort sinon les différents indices qui avaient été semés. L’avertissement bien explicitement peinturluré sur les portes du véhicule, pouvait dire et signifier bien des choses, dont la probabilité que des créatures dangereuses s’y retrouvent enfermées, ou celle qu'ils libèrent autre chose de bien plus insurmontable.

D’un geste réflexe, n’ayant que brièvement baissé sa garde, le bout de son canon se releva rapidement vers sa cible d’origine, commençant à douter, peu à peu, qu’ils n’aient pas affaire à quelques malchances finalement.

« Il y a … quelqu’un, ou quelque chose à l’intérieur. » Souffla-t-elle aussi évidente était cette affirmation. « Je crois... je crois qu’on devrait vérifier. Pas pour les monstres, ou qu’importe, mais pour ce qu’on pourrait y trouver là-dedans. Après tout, c’est un véhicule militaire. »

Le bruit se répéta, à nouveau, par trois fois. Rythme étrangement associé dans son esprit à celui d’un éventuel fantôme qui manifesterait sa présence, ou comme l’annonce d’une scène de théâtre. A choisir, elle pencherait pour le moins effrayant, dédramatisant la situation intérieurement à l’évocation de ce qu’elle suggérait : libérer le ou les éventuels habitants de ce blindé pour les réduire en charpie avant qu’ils ne le fassent eux-même.

« Tu te souviens ? Comme à l’aéroport. »

Leur première escapade, le premier jour du début réel de leur rapprochement. Ils avaient été contraints de libérer un mort enfermé à l’intérieur d’un petit avion, et à cette époque, par manque de moyen discret pour lutter, elle avait servi d’appât à l’emmener ailleurs. Ce jour-là, elle avait eu la frayeur de sa vie d’ailleurs lorsque ce mort lui était tombé dessus la gueule ouverte, les crocs menaçant sa gorge. Mais cette fois-ci, ce ne serait pas pareil. Ils étaient équipés, ils savaient un peu mieux comment gérer une telle situation. Au lieu de les laisser courir, ils les abattraient, purement et simplement.
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