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[Spécial, C, 2] Un réveil insondable 05/04/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 21 Juil - 19:54







Un réveil insondable
Interprété par Carl Wilson et Donald Fitzgerald.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 21 Juil - 19:55
Fascinant et effrayant. Ainsi pourrait-on définir la mort, sa vision et son imaginaire au sein des mémoires de chaque homme. Qui ne s’était jamais posé la question de savoir ce qu’il pouvait bien y avoir après, si après il y avait. Des mythes, des légendes, d’épiques récits au-travers des âges, des croyances et des dogmes en avaient fait diverses illustrations, lui donnant de nombreuses facettes et de toutes aussi nombreuses fonctions. Pénitence et repentir, interminables tortures ou éternelles félicités, point arrêté et inéluctable d’une vie, une des limites qui en faisait sa définition même, ou simple terre de voyage dont l’où pouvait revenir. Au final, d’une chose que tous avaient connu et que ceux qui restaient connaîtraient, personne ne pouvait prétendre détenir la moindre information sur ce qui se trouvait au-delà de cette frontière. Ceux qui en revenaient aujourd’hui, pullulant à la surface du pays, n’apportaient aucun début de réponse ; et vous ne vous attendiez certainement pas à faire exception à cette loi universelle au moment de découvrir par vous-même, de quoi il en retournerait alors. Ou non.

Vous vous réveillez, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il vous faudra le temps de reprendre vos esprits, d'identifier l'environnement qui vous entoure et de comprendre que vous êtes en vie. Elle vous tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où vous ne savez ni où vous êtes, ni qui vous êtes et jusqu'à en avoir oublié votre nom, statufié par un flot d'informations à votre cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Et avant même que vous ne retrouviez une vue claire et nette de l’endroit où vous vous trouviez, peu importe même ce que votre imagination aura alors pu vous laisser penser sur l’Au-Delà, votre odorat aura su, lui le premier, retranscrire à votre esprit l’odeur âcre et lourde de la poussière, baignée de quelques miasmes de décomposition flottant dans l’air ambiant. Puis s’imposerait ensuite la chaleur étouffante qui semblait vous inonder. Vous constateriez alors que le jour était levé par la lumière ambiante, bien qu'il vous serait impossible de déterminer l'heure, si heure il y avait à connaître. Lorsque vos yeux se seront habitués à ce nouveau décor, chacun de vous découvrira la silhouette avachie et le visage d’un homme qui ne vous dira sûrement rien. En position assise, le dos reposant contre une surface métallique des plus désagréable qui saurait se mêler aux influx de douleurs sillonnant votre peau, vous prendrez peu à peu mesure de votre inconfortable position, et de ce qui vous entoure au-delà de l’inconnu vous faisant face.

Vous saurez peut-être reconnaître la disposition très sobre et fonctionnelle d’un open-space, étant chacun avachi contre un meuble à tiroir métallique. A la droite de Carl, et la gauche de Donald donc, se trouvait un simple bureau fait du même matériau, dessiné dans les lignes austères d’un simple poste de travail dénué d’humanité comme de personnalité. Sur chacun des bureaux, vous pourriez reconnaître la présence d’écrans plats d’ordinateurs trônant au milieu d’amoncellements de feuilles de papiers éparpillées par le vent. Un vent de panique très certainement vu le désordre régnant dans cette parcelle de lieu s’offrant à votre curiosité. Autour de vous se dressaient des cloisons isolantes délimitant l’espace de chaque box dans trois directions, ne vous laissant apprécier le bleu pastel de la moquette et la présence de votre vis-à-vis par la seule ouverture restante ; dans un silence pesant qui ne trahissait aucune activité dans ces lieux.

Si votre premier réflexe est de regarder vos blessures, vous aurez le constat qu'elles ont, à votre grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de votre crâne alors que vous sentez votre corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement, déposé aux pieds de chacun de vous, aligné et nettoyé. Vous ne reconnaissez pas cet équipement étrangement flambant neuf. Ainsi vous voilà vivant, votre peau propre, comme neuve, alors que vos vêtements sont demeurés dans le même état que dans vos derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Vos cicatrices ayant disparues si vous en aviez, vos imperfections gommées si nettement que votre chair semble avoir été remplacée dans votre sommeil, et ce n'est que le début. Car vous n'avez pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en vous.


Éléments scénaristiques:
 

Carl Wilson

Anonymous
Invité
Mar 26 Juil - 0:45
Il avait fait un rêve, oppressant, douloureux, désagréable au possible, des voix inconnues et agressives, une intonation prophétique et un éclat de flashs incertains dont il ne comprenait pas le sens. Puis l'inconscience, noire et terrible, une vie éteinte. Il eu un sursaut, de vie et de conscience, mais son corps demeura cloué dans sa posture, ne faisant trembler que ses muscles. Un léger gémissement, rauque et malmené, s'échappa de ses lèvres sèches. Son corps était lourd, engourdi et ses articulations souffrantes. Son crâne était dévoré d'une terrible migraine qui fit persister ce moment de flottement incohérent. Ses yeux s'ouvraient sur une vision trop floue, laissant des bribes de lumière blanchâtre se dessiner sur un fond noir, sans identifier ce qui s'imposait à ses yeux.

L'air entra dans ses poumons de plein fouet alors qu'il respirait avec vigueur, une plainte remontant du fond de sa gorge, tel un mort revenu à la vie, la poussière s'engouffrant en masse, mais il n'en avait pas conscience, il n'avait pas conscience de grand chose à vrai dire. Affalé contre une armoire, ses doigts se mirent lentement à se mouvoir sur le sol, sa bouche ouverte tandis que sa joue écrasait l'armoire voisine, il aspirait et projetait de grandes bouffées d'air toujours aussi poussiéreux. Il lui fallut un moment avant de daigner se hisser sur son visage pour prendre conscience qu'il n'était pas allongé, loin de là, son visage tiraillé par des grimaces on ne peut plus justifiées étant donné ce qui lui était infligé et c'est seulement après de longues et interminables secondes que dans un effort de tous les diables, il parvint mollement à se faire tomber au sol sur le flanc, puis à s'étaler face contre terre avec le seul soulagement de ne plus être oppressé par la trop pénible posture dans laquelle il s'était éveillé de nouveau au monde.

Il commençait à ressentir la pilosité de son visage barbu et de son crâne chevelu, la rudesse de sa peau contre la sensation particulière de cette moquette sur laquelle il paraissait presque se reposer sans conscience de son existence à elle. Dans son esprit encore trop embrumé, il était toujours dans cette fosse, s'était décollé d'une paroi faite de terre et de pierres pour finir sur le sol poussiéreux d'un lieu de forêt. Mais ce n'était pas le cas. Il lui faudra plus d'une minute pour parvenir à émerger à peu près correctement, prenant conscience de ses yeux ouverts et plissés, que le sol n'était pas maronné et que le ciel n'était pas bleu. C'était au sol une couleur bleutée et au ciel caché par la structure qui l'abritait, un blanc tacheté de petits points noirs.

Il n'y avait d'ailleurs pas de vent, bien au contraire, il faisait lourd, très lourd, une chaleur étouffante malgré qu'il ne portait qu'un tee-shirt blanc, en tout cas à l'origine car celui-ci était tant sali qu'il avait prit une couleur marron-noirâtre et acquit une odeur repoussante. Il en était de même pour son jean bleu-classique et ses chaussures de ville marron clair aux épaisses semelles qui cachaient des chaussettes grises assez épaisses. Il avait la sensation d'être dans un four ou quelque chose d'approchant, la sueur perlait et coulait sur tout son front et il lui fallut bon nombre d'instant supplémentaires avant de s'appuyer sur ses mains en grognant de malheur et de douleur avant de se mettre accroupi, se redressant en basculant le dos et la tête vers l'arrière, tirant sur tous ses muscles pour espérer s'aider.

Carl bascula vers l'avant à nouveau sans s'écrouler, pourtant dieu sait qu'il serait volontiers retourné dormir un peu contre cette moquette d'un coup extrêmement confortable si quelque chose ne l'incitait pas en lui à se réveiller à tout prix, mécaniquement et nerveusement. C'est en tournant lentement la tête sur le coté, respirant à plein poumons, yeux encore mis-clos et le corps mollasson qu'il découvrit la présence de cet autre homme, présent dans ce lieu cloisonné, ces bureaux, ce tas de feuilles éparpillées partout et sous ses genoux maintenant qu'il y faisait attention. Il y avait mille questions à se poser à ce moment-là, mais il ne parvenait pas à en formuler la moindre même dans son esprit. Ce qu'il faisait là, était totalement incompréhensible sur tous les plans, mais pour une indéfinissable raison, il était là.

« Co... comment est-ce que... » Tentait-il de dire, sa voix essoufflée par la trop longue éteinte et un réveil trop éprouvant, son regard parcourant l'ensemble du lieu d'un grand balayage au regard sidéré.

Donald Fitzgerald

Anonymous
Invité
Mar 26 Juil - 16:40
Je plane. Je flotte. Je suis en lévitation, enveloppé de soie et mon esprit est fourmillant d’étincelles voluptueuses. Je n’éprouve plus de peur, plus de doute. Je sais car je suis. Où plutôt je sais car je ne suis plus. Même pas l’once d’une tristesse ou d’une désillusion quelconque. Tout est parfait …Le trip absolu … je file vers le paradis dans un écrin de plaisir. Ouaiiis …c’est cool ça j’vais m’en foutre plein la tronche avec Lenny, Kurt, Jimmy et les autres …

Mais y a comme un truc qui cloche! …j’avançai dans ce trou d’cul sombre  vers la « lumière » y a un instant encore. Et là je sens que ça mouline. Merde !… ça recule … hein ? .quoi ? . Ho non putain les gars arrêtez! déconnez pas bordel! vous faites chier quoi .. ; j’voulais bien y aller moi là-haut … *renifle* hey .. c’est quoi c’t’odeur ?! ça schlingue comme ça la mort ?...

La dégringolade s’accélère. C’te foutue lumière et toutes les bonnes choses qu’elle laissait présager s’éloignent inexorablement de mon âme. Et à mesure que je glisse sur cette affreuse pente vitale, je comprends le sens de la douleur ! le vrai sens de la douleur ! tu te vois renaître ? ..  genre repasser par la chagatte de ta maman une deuxième fois mais avec cette fois-ci l’expérience consciente de la souffrance telle que t’en étais incapable à ton premier jour ? … bah c’est c't’effet là.

J’ai l’effrayante impression de peser une tonne. Maintenir la tension même des muscles de ma nuque  est une épreuve que je peine à franchir tant je suis appesantie par la vie qui m’écrase au travers de chaque fibre de ma carnation.

Et alors que je prend sur moi pour relancer l’automatisme d’une respiration difficile, je reçois de plein fouet les spasmes fulgurants qui contractent mes nerfs jusqu’à me donner la sensation de brûler. Mes doigts se crispent et dérapent sur la moquette. J’inspire l’air comme un damné et mes paupières s’ouvrent sur le blanc de mes yeux révulsés. Mon attitude se fige dans cette expression fantomatique et effrayante avant qu’un immonde gargouillis excavé d’un boyau abyssal, ne remonte en un rot piteux et acide aux coins de mes lèvres.

La saveur de cette nouvelle vie est résolument plus amère que la précédente.

Je grimace, je geins et je grogne en cherchant désespérément avec ma langue en semelle de pataugas un peu d’eau dans le terrier de lézard cornu qui me sert de gorge. Putain ce que j’ai soif ! Et bordel de merde ce que j’ai chaud…

Mais cette odeur de vieille poussière et de charogne? elle n’était donc pas de l’autre de monde mais bien de celui-ci. J’en ai un haut le cœur que je réprime sur l’amertume d’une bile aigre. Dans une énième grimace de dégoût et je parviens à étirer deux traits de mes paupières pour les laisser retomber sous l’assaut insupportable de la lumière.

J’inspire le courage d’une deuxième tentative et je déploie ma vision sur un monde flou et approximatif. Les formes semblent se mêler et ne pas respecter les frontières improbables de leurs tenues. WhOOm ! je viens de recevoir un airbus  dans le crâne et je referme immédiatement les yeux en crispant la douleur d’une prise de tête au travers d’un étau. WhOOm une autre déflagration cérébrale me plie en deux et je pose la tête .. enfin la pastèque éclatée que j’ai sur les épaules, contre la moquette entre mes jambes.

Je sens alors le froid d’une lame contre ma joue en feu. Cela me fait comme un électrochoc et j’ouvre en grand les yeux, terrassé par l’image de ma mère qui se jette sur moi.

Je me redresse d’un coup et la lame du couteau papillon qui était collée contre ma joue s’envole un quart de seconde avant de retomber sur la moquette. Mon blouson de cuir rapé  et ses quelques pointes rivetées cliquetèrent contre l’armoire de métal que je percutai en me redressant.

La j’avoue je suis complètement perdu. Je … j’étais mort … ça pas de doute ... enfin je crois. Je porte alors la main à mon cou, comme prit par l’indicible sensation que tout cela n’est pas réel. Mais plus rien … plus une trace de la morsure sanguinolente par laquelle je me suis vidé comme un bag-in-box dans la cave

… la cave ?

Encore un autre mystère qui résonne dans l’incompréhension de mon état et du lieu où je m’éveille … je fronce les sourcils et je bats des cils en luttant contre cette poix qui m’entoure. Je baisse le regard et je croise, comme s’il s’agissait d’un phare posé sur un océan bleu brunasse, ce couteau ouvert de ses trois pans de métal luisant sur la moquette cradingue … tachée… ou plutôt poussiéreuse. Oui.  Toute cette poussière partout, ça me poisse le nez et m’embourbe la respiration. Je porte tant bien que mal les mains sur ma face et je tente de retrouver un semblant de coordination mental face à ce qui m’arrive, aux flots  bousculant de données incompréhensibles et contradictoires, aux sensations bouleversantes et douloureuses qui m’accablent.

Je discerne un bureau … ses parois de fer laqué sont  plus sobres qu’un cercueil … des feuilles de listings de chiffres éparpillées çà-et-là. Certaines tentent, tout comme moi, de s’arracher à la lourdeur pâle d’un chaos qui les fait chavirer et retomber inexorablement. Je ramasse machinalement le couteau pour l’observer quand je perçois un mouvement proche de l'autre bureau du box. Je force ma vision à couvrir les quelques mètres qui me séparent d'un corps humain .Whoom ! … les vagues percutantes reprennent  comme des échos et me font comprendre que le moindre mouvement inconsidéré et je m’étale par terre.

Je plisse les yeux pour faire le point et je vois qu’il y a un type là  avachit comme moi à coté d'un bureau. Genre barbu beau gosse limite hipster … mais, non… j’le connais pas … ou bien j’m’en souviens plus … c’est un tel foutoir dans ma caboche !

Bordel mais c’est quoi ce délire ?! Me v’là revenu d’l’au-d’là  et j’me retrouve comme un sou neuf dans un box de bureau avec un pélos et un couteau.
Je suis à la ramasse complète niveau clarté là !.

Et d'ailleurs pour ce qui est de clarté, je remarque que le couteau papillon n'est pas seul ... il y a de posées de chaque coté, bien proprement alignées, une petite lampe torche dynamo … ouais les loupiotes de hippies qui font "zouizouizoui". et y'a aussi  un paquet de bouffe en boite et un pain de mie sous vide ... j'dirai qu'ça représente de quoi manger pendant quelques jours .. mais guère plus. 'fin c'est toujours ça de pris . J'ai connu la faim et la mendicité autant que la galère au quotidien pendant plusieurs années. alors quand je tombe sur de la bectance tombée d'on ne sait où, j'embarque. Je me fourre les boites dans les poches arrières et sous les aisselles dans les manches de mon Perfecto.

Me v’là fardé aux conserves mais pas beaucoup plus éclairé  sur les pourquoi et les comment … mais au moins j’ai de la lumière et de quoi casser la croûte. Bon vu la luminosité ambiante dans ce trou il doit faire grand jour dehors mais ça servira surement plus tard … je range la lampe dans la poche intérieure de mon blouson et je glisse le couteau papillon dans ma manche après l'avoir replié.

Le grand barbu tente une levée et galère comme un infirme pour garder le cap. Ce pauvre gars à l'air aussi perdu que moi. Mais ça n'explique toujours rien ...
Et si j’me levais moi aussi

Je rassemble les maigres forces qui émergent de moi peu à peu pour tenter à mon tour de me dresser sur mes guibolles. En prenant appuis sur le bord du bureau d’une main et contre l’armoire en acier derrière mon dos, je parviens à me hisser lentement sur ma paire de Doc’ noires.

Houla nom d’une biture ! .. ça tangue et ça balance ! le décors danse dans la tour de contrôle !...
j’vais rester là un p’tit instant je crois avant de tenter de faire un pas … et depuis cette position je parviens à voir au-delà du compartiment où je viens de me dresser. Je regarde au hasard autour de moi, à la recherche de réponses aux questions que je ne comprends pas même encore complètement. Mais quitte à être paumé, autant chercher a comprendre un peu mieux a qui j'ai affaire.

"Hey Mec! T'es qui et on est où là?! C'est l'dawa ici!"

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 27 Juil - 14:19
Vous vous réveillez tous deux pour constater votre situation des plus étranges. Autour de vous, le calme se maintien et en vous aventurant un peu plus dans votre nouvel environnement, vous remarquerez que cet open-space se trouve en réalité au milieu d'un tas d'autres, formés en quatre rangées, trois le long de cette vaste pièce, une dernière en fond le long des grandes fenêtres face à vous.


L'une d'elle, parmi la dizaine de vitres,
est d'ailleurs brisée et les restes de verre sont encore accrochés tout autour. Vous voyez assez rapidement qu'en face, sans vous être approché de la fenêtre, le bâtiment est assez haut, bien trois étages.


Au-delà de cette vaste pièce, deux accès s'offriront à vous :
une porte dans un angle et une autre en fond. Vous ne voyez pas ce qui peut s'y trouver mais ce sont les seuls accès possibles, hormis les fenêtres et leurs hauteurs bien sûr.




Eléments scénaristiques:
 

Carl Wilson

Anonymous
Invité
Ven 29 Juil - 23:53
Il ne comprenait pas ce qu'il se passait, mais peu à peu, le vide de son esprit commençait à se remplir et il vit ses derniers instants de vie défiler : la fosse dans laquelle il était tombé, les rôdeurs contre lesquels il s'était battu pour survivre, son échec, la morsure affreusement douloureuse et traumatisante et la longue agonie, au milieu des restes nécromantiques de ces choses. Son regard finit par s'ouvrir en gardant le front plissé, la ride du lion venant barrer son entre-deux yeux qui étaient tout de même bien ouverts maintenant. Sa tête lui faisait encore mal, lourde et encombrante, mais il commençait à mieux percevoir cet open-space qui était très loin de ressembler au lieu où il avait périt.

Comment est-ce qu'il était arrivé ici ? Voilà la question qu'il avait tenté de poser à... qui ? Cet homme présent avec lui ? Non il avait à peine prit conscience de son existence et les questions se bousculaient davantage à présent. Il n'était plus question de se demander comment il était arrivé ici, mais aussi pourquoi il était ici et qu'est-ce que signifiait cette sorcellerie ? Il avait agonisé dans cette forêt et le voilà qui revenait à lui, alors qu'il aurait du s'éteindre définitivement pour devenir une chose morte lui aussi, comme s'il avait  simplement trop dormi suite à une cuite ? Il réfléchissait à présent, mais il ne comprenait pas plus. La voix de l'homme non-loin le fit presque sursauter et il braqua son regard sur lui si vite que sa migraine le relançait, lui arrachant un grognement de douleur tandis qu'il se tiraillait de grimace en portant la main gauche à son crâne.

Il perçut comme une sorte d'alarme qui se mettait en route, à l'intérieur de lui-même, dans son esprit, une alerte au danger particulièrement vive et décuplée par cette totale incompréhension et perte de repères qui lui étaient durement infligées en ces instants. Il vint se rattraper de la main droite sur le sol en cherchant à s'éloigner de l'homme puis se força à se hisser sur ses jambes, aussi ardu la manoeuvre avait-elle été, au point d'aller percuter de l'épaule les armoires à nouveau dans une quasi-chute dont il s'était rattrapé des mains in-extremis et de manière particulièrement hasardeuse. Son attention s'attardait alors sur les trois objets alignés près de lui, si nettement et si proprement que s'en était surréaliste. Une arbalète, un stock de câbles-collets tout prêt à l'usage et un sac de course. D'une impulsion vers l'avant, comme s'il était sous le feu d'un groupe d'ennemis acharnés, il vint saisir de la droite directrice l'arbalète chargée d'un trait, deux autres projectiles coincés dessous comme réserve et le tas de collets soigneusement superposé de l'autre main.

Son souffle était perceptible, traduisant l'effort non-négligeable que lui avait demandé ces gestes brusques qu'il avait exécuté, pour autant il parvint à se mettre à peu près debout et brandit l'arbalète vers l'homme au sol. Carl était bien peu sûr de sa menace mais l'arme devait pouvoir compenser cela, tandis que les noeuds des collets pendaient le long de sa jambe opposée. Il cligna des yeux plusieurs fois, assez fortement pour chercher à se donner un coup de fouet à la vision et répondait enfin à celui qu'il avait en face, ne sachant pas vraiment par où commencer ni quoi demander, exiger, il balançait ce qui lui passait par la tête et qui en finalité, ressemblait plus à des questions qu'à des réponses :

« Ce serait plutôt à vous de me dire qui vous êtes. D'où est-ce que vous sortez ? Pourquoi je me retrouve ici ? »

Il fit deux-trois pas sur place pour se stabiliser, la sensation de dizaines de fourmis lui grimpant sur les jambes lui faisait ressentir qu'il n'était pas en grande forme, mais un coup d’œil à son bras, dont il voyait une bonne partie puisqu'en tee-shirt, lui révéla que la morsure avait disparu, complètement, comme si elle n'avait jamais existé. Était-il bien mort et entre deux mondes à subir une dernière épreuve pour le droit au paradis ou la condamnation à l'enfer ? Avait-il survécu d'une manière ou une autre et perdu la mémoire inexplicablement ici ? Plus il pensait, moins il en savait et c'était plus que déstabilisant, c'était terrifiant.

Donald Fitzgerald

Anonymous
Invité
Dim 31 Juil - 1:50
Ma poignée de questions restent  sans réponses. Ou plutôt  mon interlocuteur ne daignant y répondre que par les mêmes questions reformulées à sa manière, j'affiche alors une grimace contrariée alors qu'il pointe le carreau de son arbalète chargée vers moi. Je déploie le plat de mes mains devant moi en signe d'apaisement tout en fronçant les sourcils. Ce pauvre type semble aussi perdu que moi. En soit je comprend sa réaction et son geste. Si j'étais armée d'une arbalète prête à tirer et que je me retrouve aussi inexplicablement dans ce bureau, j'aurai moi aussi tendance à opter pour la menace  plutôt que d'être enclin à répondre simplement au questions qui me seraient posées.

Hm! ...Inutile de sortir de ma manche le couteau papillon que je viens de ramasser. Le temps que me prendrait une tentative d'assaut défensif, et je me retrouverai avec le trait de carbone dans le bide, ou dans la tête. 'Fin bon, vu comme il galère à tenir sur ses guibolles et la difficulté qu'il a a conserver une assiette de visée potable, j'ai plus de chance de voir son tir me finir dans une jambe ou  plantée dans la cloison  du box.

Mouais ... j'vais pas tenter le coup .. ce pelos là est plus déboussolé et flippé que réellement menaçant. Ceci étant j'aime pas trop me faire braquer et en plus qu'on réponde à mes questions , sommes toutes plutôt légitimes, par d'autre questions ... sensiblement identiques.

Je soupire d'agacement. et je prend sur moi pour lui répondre "calmement" :

"woow... calme toi Guillaume Tell! fais gaffe avec ton joujou, tu vas te blesser! t'aurais l'air con avec un carreau dans le pieds!"

Je balaye de nouveau l'environnement de mon regard qui se clarifie de secondes en secondes. J'ai encore la tronche qui tambourine  mais je sens que peu à peu la pression sanguine sur mes tempes s'allège. Je tente de faire un pas en gardant un œil sur l'autre zig arbalétrier. C'est pas encore trop ça mais je sens que je peux me mouvoir sans risquer de m’étaler comme une merde sur la moquette cradingue.

"Moi c'est Donny ... mais pour le reste, putain! j'en sais foutrement rien! Et de nous deux c'est toi qu'a plus une gueule de gratte-papier ..."

Je le laisse reprendre confiance en sa capacité à se mouvoir lui aussi et je cherche autour de moi, sur le bureau, dans les tiroirs, un peu partout par terre, le moindre indice qui m'expliquerait la raison de notre présence ici. Faut avouer que c'est du grand n'imp"!.

Puis trouvaille faite ou pas, je me dirigerai vers la sortie du box pour approcher de la fenêtre brisée pour de jeter un œil dans le vide et sur l'horizon lumineux afin d'essayer de savoir où nous sommes ... est-ce Brownsville? suis-je encore au Texas? au moins une chose est sûre, aux vues de la langue utilisée sur les paperasses qui jonchent le sol ... je suis toujours en territoire américain ... fait pas assez froid pour être au canada ... m'enfin, au point où j'en suis le moindre doute est permis.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 31 Juil - 23:36
L'un et l'autre se retrouvent face à face dans leur premier échange, Donald cherchant à rassurer - à sa façon bien particulière - un Carl fort méfiant, ce qui était on ne peut plus compréhensible. La fouille des tiroirs ne donnera rien : des stylos, des dossiers, des feuilles et autres magazines, quelques bibelots comme une hawaïenne miniature à la tête dansante, aucune chose qui ne puisse avoir d'utilité dans cette situation.


En sortant du box, Donald serait contraint de laisser à Carl le choix de le lui permettre ou de renforcer sa menace et sa méfiance.
Si en revanche il ne l'empêchait pas, Donald pourrait passer au box d'en face pour jeter un oeil par la fenêtre et verrait un décor typiquement urbain : de petits immeubles se trouvaient de parts et d'autres de la rue qu'il voyait en contrebas.


Des lampadaires foutus, des voitures à l'arrêt, de nombreuses feuilles au format et à l'ancien usage très variées couvrant le bitume, une camionnette nichée dans un mur et la vision de pas moins de quatorze silhouettes d'individus en errance, lents, distraits et sans but défini, qui allaient et venaient en étant éparpillés un peu partout dans la rue en question.


Ils ne se remarquaient pas, ne se parlaient pas, n'agissaient pas vraiment de manière très normale loin de là. S'il devait être noté davantage, on pouvait constater de nombreuses vitres brisées sur les différentes fenêtres des immeubles et un tas de déchets et d'objets inutiles traînant dans la rue parmi le papier en masse.


Soudainement et quelque soit l'action de Carl et la possibilité de Donald d'observer l'extérieur, l'un et l'autre entendront un bruit, comme un choc contre un meuble ou un bureau, qui provenait du fond opposé de la pièce là où les portes se situaient. Il était assez discret et lointain mais dans le calme plat de l'étage, le bruit s'était démarqué.

Carl Wilson

Anonymous
Invité
Mer 3 Aoû - 20:10
Il lui fallait attendre quelques instants pour que le relent de maux de tête s'estompe après qu'il se soit mit debout, finissant par trouver son équilibre, il cligna fortement et longuement des yeux une dernière fois avant de pouvoir les conserver bien ouverts, scrutant l'homme qui affichait une mine contrariée avant de lever les mains. Ce à quoi Carl, se montrait moins agressif dans sa manière, prenant le temps de jauger du regard cet homme qu'il ne connaissait pas et à coté duquel il s'était pourtant réveillé. Ça avait l'air... fou, impossible à définir, bien que son manque de foi en des forces supérieures et autres élucubrations tendaient à le laisser plutôt croire qu'il s'était peut-être remis et pour une raison X ou Y, avait perdu la mémoire. A cause de cela, à cause d'un coup sur la tête, il n'en savait rien, si ce n'est se souvenir qu'il n'était pas mort ici.

Cet homme d'ailleurs, l'interpellait de mots bien peu aimables, clairement contrarié d'être en position de faiblesse et tentait de l'insulter sur ses possibilités, ce à quoi - et même s'il n'était en réalité pas sûr étant donné son état de pouvoir être mortel - il répondit d'un ton également calme, ou calmé en l'occurrence, sans pouvoir se défaire de la désorientation évidente que cette situation engendrait :

« J'aurais probablement l'air moins con que vous et votre tête de drogué avec un trait d'arbalète dans le coeur. »

Sa réponse avait été on ne peut plus tranchée et malgré tout, il ne put s'empêcher de poser les yeux sur l'arbalète qu'il tenait en mains, cette arme qu'il n'avait jamais vu autre part que dans les commerces dédiés à la chasse, pas assez riche pour s'offrir un bijou comme celui-ci. Elle avait l'air neuve, c'était troublant, pas une trace, pas un début de fissure dans son matériau qui témoignerait d'un passif brutal, elle sortait tout comme de l'achat. Dans un environnement comme celui qu'il avait connu, cela paraissait impensable, mais était-il toujours dans cet environnement et son monde avait-il changé aussi ? Se pourrait-il que tout soit fini, qu'il n'y ai plus de morts-vivants ? Se pourrait-il... qu'ils aient trouvé un remède ?

A ces pensées, il y eut comme une impulsion d'espérance, bien que son esprit pragmatique et prudent voulaient que ces idées soient tirées par les cheveux et cette espérance, un peu trop anticipée, il eut alors le doute. Quoi qu'il se passe, où qu'il soit, il voulait comprendre et son instinct lui dictait que pour cela, il devait quitter cet endroit et découvrir ce que tout cela voulait dire. Son regard s'étant perdu sur le sol sans qu'il ne s'en rende compte, il revint à lui en dressant subitement les yeux quand il entendit les tiroirs s'ouvrir, fronçant les sourcils d'un air interrogatif en voyant ce type faire. Il fouillait, pourquoi faire ? Pensait-il trouver des réponses dans des tiroirs de bureau ?

Il ne bougea pas de là où il était, ses collets contre lui et son arbalète toujours pointée vers cet homme sans volonté de s'en servir pour autant, il le regardait sortir de l'open-space sans lui avoir répondu à son tour, pour aller dans ceux d'en-face, donnant sur les fenêtres. L'une d'elles était brisée, quelque part, il sentit que ce ne serait pas bon signe, mais ça ne voulait strictement rien dire encore. Lorsqu'il entendit un bruit soudain, il eut le réflexe de baisser son arme et de s'accroupir, son regard furetant sur le sol sans s'y intéresser, se concentrant sur son ouïe avec un vif sentiment de crainte qui le prenait.

Pourquoi ? Il n'en savait rien, mais son esprit s'alarmait et lui disait de ne pas rester là, aussi se redressait-il en gardant la tête légèrement baissée, afin de ne pas être aperçu par-dessus l'open-space, il attrapa le sac qu'il avait laissé sur le sol pour y mettre les coller et enrouler ça, le coinçant dans son dos, puis alla se diriger vers la gauche et le couloir, cherchant des yeux... quelque chose, une créature pour le surprendre ? Une présence inattendue ? Pourquoi s'en faire ainsi ? Il était toujours perdu, pourtant tout son être voulait s'extraire de cette situation d'inconfort et trouver des liens auxquels s'accrocher pour ne pas tomber. Où qu'il puisse tomber, il voulait rester accroché à cette conscience, à cette nouvelle réalité comme un fou se raccrocherait à une corde, au-dessus d'un vide néantique.

Donald Fitzgerald

Anonymous
Invité
Ven 5 Aoû - 2:55
Tandis que je me dirige d'un pas résolu mais lent vers le box  à la baie perforée et balayée par un vent d'une épaisse chaleur étouffante, j'esquisse un sourire désabusé et railleur en entendant la rétorque mignonnette de "Guillaume Tell"...-ouais ça lui va bien .. à l'autre "flèche" - voyez,  un peu comme quand on'm'balance un truc qui m'rend presque nostalgique d'mes  débuts, d'mes jeunes années de délinquant, du temps de l'innocence quoi...-enfin j'me comprend-  ahhh combien de fois j'ai pu entendre ce terrible "sale drogué" depuis depuis l'temps?!... c'en est attendrissant de candeur mièvre en un sens. Nevermind, j'm'en cogne pas mal de son estime à vrai dire Pis Y'a de toute évidence bien plus urgent à gérer.

D'ailleurs voyons voir c'te fenêtre.

Les éclats de verres cliquettent un peu sous mes pas, assourdis par la moquette alors que je tends déjà un peu le cou pour mater l'horizon. Ce box-ci est dans le même état que celui d'où je viens d'émerger avec barba-truc. même état, même austérité bureaucrate secouée et saccagée d'un sacré foutoir poussiéreux.

Prenant appui de mon coude cuiré sur le bord de la fenêtre brisée, penche la tête par dessus le vide et je découvre  le délabrement chaotique qui a envahie les rues.  C'est une ville retournée et renversée que je découvre. Je suis happé par sa désorganisation totale. Elle est consumée par l'abandon et la destruction. Quel panorama de chiotte!

Un courant d'air fait gigoter l'équilibre  précaire d'un éclat de verre resté fiché dans sa brisure et je fixe mon regard sur les quelques silhouettes fourmilières qui errent sur l’asphalte envahi des débris de notre civilisation. J'ai un soupire d'affliction sur cette insidieuse sensation que ce qui c'est passé  - et ce bien que je ne m'en souvienne pas le moins de  monde - .. et bien tout ça doit avoir une explication fondée et probablement même qu'elle est justifiée. Depuis le temps qu'on joue aux cons avec tout ce qui nous entoure... on devait forcément finir par tout perdre. .. Bah voila .. game over. fini le rêve américain les gars.

j'observe contemplatif les "gens" qui zonent en bas. Ils sont lents, agards, perdus.. qu'est ce qu'il peuvent bien foutre a rester là à tourner comme une meute de clébards qui cherchent des fions à renifler?... merde ...

je plonge dans le capharnaüm de mes souvenirs un instant...l'image de ma mère avec sa tronche  de cadavre répugnant qui avançe vers moi en claudiquant comme une marionnette bourrée après m'avoir chiqué à la gorge ... brrr j'en ai encore un goût amer dans les tripes rien qu'en en y repensant et je porte machinalement la main au souvenir de blessure si mystérieusement effacée. Cette histoire me trou le cul, faut qu'j'arrête de gamberger la dessus. j'suis pas en état là ..

D't'façon j'vois y a pas grand chose qu'est encore en état dans c'monde.  je constate que les glandus en bas n'ont plus rien d'une population de civils paniqués par la fin du monde et cherchant à retrouver leurs proches ou à sauver leurs peaux... non ... ils restent là à tourner sans but. a l'affût du moindre événement qui attirerait leur attention, grognant et sifflant leurs râles étouffés de leur déambulations vaines... je commence à comprendre que tout ce qui marche là en bas, est déjà mort.Tout semble mort en vérité. Le monde, l'humanité, cette ville .. et la poignée de cadavres ambulants qui azimutent sans nord apparent  

le bruit d'un choc sourd et métallique derrière moi me tire de ma contemplation navrée et désabusée de ce monde en désolation. Je fais volte face, retenant mon souffle subitement, aux aguets, cherchant à situer  l'origine de ce bruit si prompt et brutal qu'il brise le silence inquiétant d'une manière qui l'est encore plus.

** Merde, on est pas tout seul ici en fait ... **

Ce genre de bruit esseulé n'a jamais rien de rassurant dans un tel silence. Plissant les yeux, je ressors du box en évitant précautionneusement de marcher sur les quelques éclats de verre au sol. Puis de venir me placer à demi courbé à l'angle de la longue série de compartiments de travail qui formaient une allée parfaitement rectiligne. L'autre type s'étant enfin décidé à sortir de sa planque, il vient se placer à l'angle opposé du box, ouvrant sur le deuxième couloir qui s'étire vers le fond de l'open-space. Je lui lance un regard interrogatif  en haussant les sourcils et un petit hochement du menton qui veut clairement dire "alors? tu vois quelques choses?"

Puis je recommence à écouter, Je sonde le silence, je me redresse et je fais émerger mon regard au dessus des cloisons pâles. Je regarde, j'écoute ... attentif au chaos morne qui m'entoure. ... le métal réchauffé du couteau glisse doucement de l'intérieur de ma manche jusqu'au creux de ma paume. Je  ne l'ouvre pas complètement. Je l'écarte juste assez pour le prendre en une bonne posture, prêt à être replié et envoyé à sa place ou au contraire totalement déplié, lame au clair  et fermement empoigné pour paré à toutes éventualités ... je n'aime pas cette tension sourde ... C'est le genre de calme avant la tempête qui n'inspire rien de bon.

Je cherche alors le moindre petit objet à portée de la main pour m'en emparer et le jeter  le plus loin possible dans le fond de la pièce. histoire de voir si ça fait réagir ... et se révéler une tiers personne.
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