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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, C, 2] Un réveil insondable 05/04/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Lun 8 Aoû - 23:25
L'un et l'autre, les deux hommes furent interpellés par le bruit venu du fond de la pièce, s'orientant tous deux d'un coté et de l'autre de la rangée des open-space, rien ne venait les alerter en particulier, pas une présence, pas une silhouette ni l'ombre d'un objet soudainement animé, à moins que leurs sens d'après réveil ne leur fassent défaut et ne les empêchent de discerner correctement les bruits et mouvements discrets. C'était désertique dans cette vaste pièce.

Donald, de son coté, regardait autour de lui s'il trouvait un objet à ramasser et lancer, cependant dans les couloirs, outre les tas de feuilles éparpillées en grandes quantités, qu'il s'agisse de documents du personnel qui avait autrefois oeuvré ici, des factures, des pages de manuel et autres paperasses sans aucun intérêt, il ne voyait qu'un ou deux crayons et un stylo qui traînaient à portée, mais pas de risque que ces objets fassent du boucan sur la moquette poussiéreuse. Il faudrait entrer dans un open-space pour récupérer un objet suffisamment gros et lourd, ou même juste un peu volumineux, il y avait de quoi faire avec tout ce qui avait été abandonné faute d'une utilité en temps d'apocalypse et de survie, des choses communes que l'on peut trouver dans des bureaux administratifs en pagaille comme ici.

Il n'y eut cependant pas besoin de faire réagir en soi, car un nouveau bruit, plus conséquent, survint au fond de la pièce à nouveau. Pour Carl, cela restait assez vague à localiser, étant donné le coté vers lequel il se trouvait, en revanche pour Donald, il put se rendre compte par son ouïe plus ou moins rétablie et son regard que cela venait de la pièce isolée au bout de la salle, sur la gauche. On y voyait rien de l'emplacement du barbu aux cheveux longs, la porte se trouvait sur la face perpendiculaire et n'était d'ailleurs pas ouverte. Cependant le bruit en question était bien différent de celui bref et assez discret de la minute précédente. Cette fois, c'était une vraie dégringolade, d'une étagère, de bacs de dossiers, de matériel... difficile à dire mais quoi que ce soit, ça s'était littéralement et de façon audible cassé la figure et on entendit distinctement un « mais c'est pas vrai ! » irrité en sortir.

La voix qui avait dit ces mots semblait s'énerver et serrer les dents, tout en cherchant, laborieusement étant donné l'incompatibilité des deux faits, de garder un ton bas. Une sonorité assez aiguë d'ailleurs, adoucie, jeune, la voix d'une femme probablement. Cela restait à confirmer, il pourrait s'agir d'une hallucination auditive, ou d'un autre phénomène inexplicable qui expliquerait d'avoir fait erreur sur l'impression. Dans tous les cas, Donald et Carl avaient pu entendre la même chose, le premier plus nettement que le second et avec une localisation plus précise pour le coup.

Carl Wilson

Anonymous
Invité
Sam 13 Aoû - 21:43
Rien ne vint l'agresser, ni lui ni le type étrange plus loin dans son dos, pourtant après un temps de silence, un nouveau fracas plus clair et long affirmait qu'il y avait bel et bien une autre présence à proximité. Ce qui acheva d'y répondre et quelque part, ce à quoi il eut une certaine incompréhension, le rassura, c'est d'entendre une voix bien humaine qui suivit le boucan en lâchant des paroles énervées. A bien écouter, il eut l'impression d'entendre une femme, qui serait là dans ce bâtiment à l'abandon sans doute, entrain de râler dans la barbe qu'elle ne pouvait avoir, mais était-ce bien le cas ? Il eut un sentiment étrange en pensant au fait que ce puisse effectivement être une femme.

Que pouvait-elle bien faire ici seule ? Était-elle même seule ? Il se demandait si elle tentait de se cacher, si elle procédait à des fouilles maladroites ou si elle était ici pour une autre raison qui lui échappait. Mais si c'était il et non pas elle, alors ses idées tout en restant similaires changeraient assurément. Cependant la question qui l'interpella le plus était sans nul doute la suivante : avait-elle ou avait-il connaissance de leur présence ?

C'était surprenant qu'une autre personne soit ici, tout près, il se pourrait bien que cette personne se soit réveillée avant eux, cela expliquerait qu'elle se soit mise en quête de compréhension et de trouvailles, peut-être alors vociférait-elle par crainte qu'ils ne l'aient entendu. Et si ce n'était pas le cas, si cette personne ne s'était pas éveillée dans l'un de ces bureaux ou tout près de Carl et son acolyte de circonstance, si tant est qu'il puisse l'imaginer acolyte de ces circonstances encore plus incompréhensibles, peut-être cette personne les avait-elle découverts en les laissant sur place, peut-être ne savait-elle rien de leur présence.

Il pensait beaucoup, réfléchissait à trois cent à l'heure, d’innombrables idées, questions et réflexions lui passant par l'esprit à un rythme chaotique, sans qu'il ne se montre particulièrement expressif ou ne se fasse remarquer. Tout en demeurant derrière son angle, il se redressa dos contre en se tournant, cherchant l'autre homme du regard afin de voir comment il réagissait à ce bruit et s'il était tout aussi alerté, beaucoup plus calme ou s'il agissait avec grande normalité bien loin des idées premières, comme si ce sentiment de danger que Carl avait n'était qu'imagination et folie.

Et la réponse vint rapidement, en constatant qu'il s'était planqué derrière l'angle opposé et là, il fut beaucoup moins rassuré : lui aussi paraissait s'inquiéter de la situation, assez pour se cacher. Il l'apostropha alors d'un « hey »  tout bas, pour minimiser le risque que la troisième personne puisse l'entendre tout en espérant que ce type l'ai entendu. Si celui-ci réagissait à son appel, il hausserait les épaules avant de désigner l'autre bout de la pièce d'un geste du pouce et poing fermé par dessus son épaule, puis indiqua de deux doigts ses propres yeux avant de désigner le couloir près duquel il se trouvait.

Une façon assez simpliste mais suffisante de lui faire comprendre qu'il s'interrogeait sur ce bruit, de l'autre coté de la pièce et qu'il comptait aller jeter un oeil en longeant son couloir. Il fallait bien le reconnaître, ce type semblait dans la même situation que lui sauf comédie tordue dont il serait le cobaye, ce qui en soi faisait de ce type une sorte... d'allié de circonstance, une idée encore bien farfelue vu l'imbroglio dans lequel il se retrouvait.

Quelque soit la réponse de l'homme, il prendrait au final son arbalète des deux mains, comme s'il tenait un pistolet et sortirait d'un mouvement frôleur du corps contre l'angle pour aborder le couloir en brandissant son arme devant lui. Se montrant aussi attentif que faire se peut, il avancerait dans le couloir en question en jetant régulièrement un coup d'oeil à droite et à gauche tandis qu'il passerait devant les autres open-space, mais c'est surtout devant lui en particulier qui l'intéressera, et ce dans le but de rejoindre l'autre coté prudemment. Si quelque chose devait l'interrompre durant sa progression, à ce moment-là, il sera bien obligé d'improviser et advienne que pourra. Mais pourquoi se sentait-il aussi mal à chaque pas ?

Donald Fitzgerald

Anonymous
Invité
Lun 15 Aoû - 18:19
Alors que je scrute  les lieux, toujours à la recherche de quoi faire une diversion bryuante, je soupire en m’apercevant qu'il n'y a que de la paperasse et de la crasse. Rien de très probant au final.

Quand tout à coup, un vacarme retentit derrière la porte close de la pièce qui occupe le fond de cette grande pièce sectorisée en plusieurs open-spaces. C'est le genre de boxon d'une dégringolade de foutoir. Plusieurs objets de différentes natures qui se cassent la gueule dans un ramdam prompt qui une fois encore rompt le silence inquiétant qui m'environne. Mais plus encore que ce bruit de chute bordélique, c'est la voix fluette et contrariée que j'entend à sa suite qui me fait froncer les sourcils et serrer le poing de surprise sur le manche de mon arme. Cette fois-ci je la déploie d'ailleurs entièrement, m'y accrochant comme à la seul chose un tant soit rassurante.

Cette voix, que je viens d'entendre râler contre la probable maladresse de son propriétaire, me parait fort jeune sinon gringalet. A la limite elle pourrait appartenir à un ado, à une bonne femme ... ou à un type d'aurai jamais mué... Puis plus rien. Le silence retombe et je regarde encore un court instant dans la direction que j'estime être la source de ce chambard. Entendant sa voix aux accents discrets me héler, je tourne la tête vers "machin" ... va vraiment falloir que je finisse par connaître le nom de ce type là ...

Je le vois lui aussi aux aguets. Il a entendu comme moi le baroufle et cela semble l'avoir tendu comme une corde de guitare. Il me fait des signes, exprimant le fait qu'il a bien perçu la chose et qu'il .. heu ... c'est une impression ou il se la joue commando avec sa gestuelle silencieuse? j'en hausse les sourcils aussi dubitatif qu'amusé pendant une seconde avant de me contenter de lui répondre naturellement,mais sans trop élever la voix:

"Heu ...Ok ..."

Et le voila qui bascule à l'angle de son coté du box et disparaît en s'enfonçant le long du couloir qui sépare et longe son coté. Si la situation n'avait pas été aussi étrange et incongrue, je me serai presque marré en voyant le sommet de sa tête avancer sous un couvert relatif des cloisons. Ma parole, encore un qu'a trop joué à "Counter-strike" ou un truc du genre ... n'empêche il a raison. Moi non plus ce tohu-bohu et la voix entendus ne m'inspire que méfiance et curiosité ...

Je décide alors d'avancer à mon tour de mon coté. Mais j'me la jouerai pas à la "Sam Fisher" ... j'me contente d'avancer normalement mais avec néanmoins un certain empressement. Passant devant plusieurs entrés de box, je finis par voir sur l'un des bureaux un gros presse-papier en forme de boule à neige. C't'objet à la con est le comble de la beauferie à mon goût et les trombines de premiers de la classe des pisses-copies sur la photo incluse à l'intérieur ne fait que renforcer l'impression que la babiole ridicule à dut être offerte comme un foutage de gueule à son destinataire. Mais je dois reconnaître qu'il a le mérite d'être assez massif et lourd pour en faire un objet contondant raisonnable. D't'manière j'vois pas grand chose d'autre qui pourrait m'équiper à me défendre en plus de mon couteau ... Empoignant la breloque je la soupèse et me la cale fermement au creux de la main pour ressortir du box et continuer ma progression vers la porte que j'estime être la source du bruit et de la voix fine.

Je cherche du regard la touffe de cheveux de l'autre G.I Joe pour m'apercevoir qu'il a bien progressé vers le bout de son couloir. J'accélère un peu le pas et je viens me coller dos au mur de la dite pièce d'angle. J'attend qu'il arrive à l'angle de son couloir en levant machinalement les yeux au ciel de manière résignée. Puis quand il semble en place, et étant de par sa position et son arme, le plus à même de tenir en joue et à bonne distance une éventuelle menace, je lui fais signe de pointer son arbalète vers la porte dans un geste évocateur et insistant, quoiqu'un peu ridicule.

Je glisse alors le plus silencieusement possible le long du mur pour m'approcher de la porte close et me tenir prêt à éventuellement  frapper par derrière et à la tête celui ou celle qui en sortirait de façon trop agressive. Selon l'ampleur de la menace, je pourrai faire usage de mon couteau, ou de "ma boule a neige"...

J'écoute un instant et je finis par prendre l'initiative de forcer l'occupant mystère à se débusquer en comptant sur le fait que mon acolyte assurera lui aussi le coup.


"Hey!!! J'vous ai entendu!! j'sais qu'vous êtes là d'dans!! Montrez vous!!"

Kenzie Grady

Anonymous
Invité
Sam 20 Aoû - 0:31
Les deux hommes, chacun par leur couloir, progressèrent vers le fond de la pièce en ne rencontrant rien de vivant ou qui puisse les interpeller sur le chemin.

Carl prit les devants et arriva rapidement jusqu'à proximité de la porte. Si sa posture était correcte, il pouvait sentir ne pas être très à l'aise avec l'arme qu'il tenait, comme s'il n'en avait ni l'habitude ni la pratique et contraint de ne pas trop poser le doigt sur la détente au risque de tirer par accident. En s'approchant de la première porte ouverte, il y vit un grand couloir avec une moquette identique donnant sur une autre porte en face et un vaste mur blanc faisant barrage, rien de plus. Toutes les portes étaient d'ailleurs bleu foncé et les poignées dorées.

Donald lui, prit un peu de retard par rapport à son camarade de circonstance, aussi inconnu soit-il, s'arrêtant même en chemin pour ramasser une boule à neige effectivement lourde et encombrante, avant de rejoindre l'angle de la pièce fermée au niveau de la seconde porte. Carl était ainsi déjà là et jusqu'ici, aucun nouveau bruit ne vint les alerter. Il se rendit vite compte cependant qu'il n'était pas du tout à l'aise, déjà avec son couteau d'un coté et la boule à neige de l'autre à titre individuel, mais occuper chaque main amoindrissait encore l'assurance qu'il pouvait avoir dans ses éventuels gestes d'attaque ou de défense. Même si ça avait pu être différent autrefois, il se sentait... novice ?

Autrement et maintenant qu'ils étaient tout près, ils pouvaient tous deux entendre qu'il y avait de l'activité discrète à l'intérieur, bien que le barouf précédent avait ruiné la volonté de discrétion, la ou les personnes qui pouvaient s'y trouver semblait tout de même poursuivre la tentative. Les bruits étaient trop indistincts pour parvenir à se faire une idée de ce qu'il se passait à l'intérieur.

C'est le moment que choisit Donald pour crier littéralement sur cette personne perçue plus tôt. Il y eut alors un bruit de dossier qui s'effondrait au sol lourdement, puis le silence se réinstallait quelques instants, paraissant interminable pour les deux hommes en suspens, jusqu'à ce que la voix qu'ils pouvaient affirmer bel et bien féminine à présent, assez douce et harmonieuse - sans doute une jeune femme ou femme assez jeune, ne se fasse clairement entendre et s'adressant directement à eux cette fois. On pouvait d'ailleurs percevoir qu'il n'y avait pas la moindre amplification de voix qui aurait pu être issue de cette pièce, elle ne devait pas être grande, petit préfabriqué ajouté à la pièce globale assurément confiné.

« Heu... non. »

Une chose était sûre, étant donné le ton très incertain et le temps pris pour répondre, cette femme devait être surprise d'avoir été interpellée et pas le moindre autre bruit ne laissa présager tout geste de sa part à l'intérieur, les garçons ne pouvaient être sûrs de rien.

Carl Wilson

Anonymous
Invité
Sam 20 Aoû - 23:25
La traversée du couloir ne fut pas gênée, ce fut même très facile, de quoi le détendre un peu. En arrivant dans l'angle, il avait pu constater qu'aucun piège ne l'attendait - une réflexion très étrange qu'il n'était pas sûre de comprendre lui-même, il avait du mal à rassembler tous ses souvenirs, de nombreux points lui restaient encore ombrageux. Carl continua de progresser de plusieurs pas, alternant du regard entre la porte fermée devant lui et la porte ouverte sur sa droite. En se rapprochant, il put voir que celle ouverte donnait sur un couloir, une porte, un mur, rien de plus. Un couloir de transition vers d'autres pièces, un escalier sûrement, un ascenseur peut-être, quoi qu'il en soit ce couloir n'avait rien de rassurant, tout pouvait arriver subitement et il ne verrait rien venir.

Il ne se sentait pas à l'aise, pas vraiment bien dans sa peau et avec cette arme. Des arbalètes, même à une main, il en avait déjà tenu, il avait déjà usé d'un fusil de chasse aussi, pourtant là il avait l'impression qu'il ne... connaissait pas cette arme, c'était une sensation très étrange, qu'il mit rapidement sur le compte de cet incroyable réveil exténuant. Rien ne s'expliquait et il continuait de ressasser très vite toutes ses pensées, ses interrogations, sa stupéfaction d'être ici, vivant, sans vraiment savoir où il se trouvait. Pourquoi agissait-il avec tant de précaution ? Il n'était en fait sûr de rien, et s'il était mort, pourquoi avait-il peur ? Il finit par s'arrêter à un mètre de la porte fermée, ne sachant pas s'il devait avoir le cran de l'ouvrir, interpeller la personne qui s'y trouvait, ou prendre ses jambes à son cou et filer par ce couloir inconnu - option qu'il aurait sans doute choisie s'il avait été seul. Si c'était l'au-delà, était-ce dieu qui était enfermé dans cette pièce ? C'était totalement saugrenu, ça n'avait aucun sens, il n'en revenait même pas de penser une telle chose.

Finalement, l'autre type à la tête de drogué finit par se montrer, venant se planquer à l'angle, comme quoi il avait autant de crainte que lui et ça le rassurait d'autant plus qu'il ne savait pas sur le compte de quoi mettre la sienne. Mais voilà qu'en l’apercevant, ce type levait les yeux au ciel. Il rêvait ou cet homme se moquait de lui ? A cette réaction un brin surréaliste, il relâcha immédiatement les épaules, touché dans sa non-assurance avec la vive impression d'être moqué. Il fronça les sourcils en le regardant, mêlant de l'incompréhension, baissa son arme dont il abandonnait la posture de précaution et pour le coup, haussa franchement les épaules sans piper mot pour lui demander en silence quel était son fichu problème à celui-là ?

Il l'avait rencontré il y a quelques minutes à peine et déjà ce type, vivant ou esprit de l'au-delà, lui tapait franchement sur les nerfs et il n'était pas en état de se mesurer ni de se contenir. C'est pourquoi et sans même attendre de réponse quelconque, après l'avoir scruté quelques instants d'un air consterné, il choisit de lever son poing gauche libre vers lui, dos vers le sol et dressa son majeur droit comme un "I". Un joli doigt qu'il lui offrait de bon coeur, histoire de lui faire comprendre qu'il pouvait aller se faire mettre avec son attitude de péteux pédant.

Il ne fallut que quelques instants de plus pour que le drogué - il avait décidé de lui attribuer concrètement ce surnom faute de sympathie ou de savoir à ce propos, ne hurle contre la personne à l'intérieur de la pièce en lui donnant des mots pour le moins faciles à être interprétés comme des menaces, ce qui crispa Carl qui serra les lèvres l'une contre l'autre en empoignant par un réflexe surpris son arbalète, cette fois sans la lever. A l'intérieur, le bruit d'un livre, d'un classeur ou d'un gros dossier qui s'effondrait sur le sol, sans doute cette personne avait-elle été surprise, qu'ils soient présents ou qu'ils se soient réveillés ? Il n'en savait toujours rien mais à la réponse hésitante de ce qui était finalement une femme, jeune d'impression, il s'empressa de rectifier le tir en faisant entendre sa voix, qu'il fit quelque peu forte pour se faire comprendre, mais calme et franchement amicale.

« Tout va bien mademoiselle ! Tout va bien. Nous ne vous voulons aucun mal, excusez mon ami il ne s'est pas réveillé du bon pied. Ecoutez, nous nous sommes justement réveillés ici, je ne sais pas comment on y est arrivé ni ce qui a bien pu se passer, à vrai dire je ne suis même pas sûr de ce dont je me souviens, mais ça rassure d'entendre une... voix. » Il allait dire une voix "humaine". Mais pourquoi ce mot lui était-il venu en tête instinctivement, se pouvait-il qu'il y ai des voix non-humaines ? Est-ce qu'il était devenu fou allié ? « Si vous pouviez nous aider, nous... je, vous en serais reconnaissant. S'il vous plait, j'en viens à me demander si tout ça est bien réel, je ne comprends pas ce qu'il se passe ici. »

Il était perdu, il était désorienté, mais il était aussi prompt à l'humanité. Il n'avait pas envie d'employer la menace, la méfiance ou quoi que ce soit d'autre qui pourtant lui venait à l'esprit, il voulait juste comprendre, qui que soit cette personne, si elle pouvait les aider, c'était tout ce qui importait sur le moment, car il comprenait que de la part de ce type qui s'était réveillé au même endroit, il n'aurait sans doute pas de réponse.

Donald Fitzgerald

Anonymous
Invité
Lun 22 Aoû - 16:37
Une fois ma réplique lancée aux travers de la porte close, je restais un instant suspendu au nouveau vacarme que je perçu. La nature des objets qui venaient de se casser la gueule là dedans faisait vraisemblablement penser à de la paperasse en volume, ou bien ces gros classeurs cartonnés qui pullulent dans n'importe quel bureau ou administration. .. je venais vraisemblablement d'interrompre et de surprendre l'occupant et apres quelques secondes j'entendis enfin sa voix... une fille assurément.

Son refus, aussi simplement exprimé que manquant de fermeté me tira une mine surprise que je fronçai d'une moue grimaçante. M'aurait étonné aussi que ça se passe dans la joie et la bonne humeur .. rahh... Je m’apprêtais à répondre que de toute manière "j'avais tous mon temps et que je pouvais attendre ici que mademoiselle ait fini de faire ce qu'elle avait à faire dans son petit coin"  quand Barbatruc me devança et tenta de la jouer plus diplomate ... pour le coup si cette fille est dangereuse, elle sait qu'on est deux ... bravo mec ... mais bon. Laissons lui le bénéfice du doute et voyons ce que ça peu donner... Je fais alors quelques pas de recule en secouant négativement la tête avec dépit et je viens m'adosser contre la cloison extérieure de l'un des box dans une expiration.

"Hmf ... ça promet!"

Observant "mon négociateur" tailler sa bavette avec la meuf pour la déloger de sa planque Je reste silencieux et  me fait spectateur aussi attentif qu'amusé. Apres tout s'il y arrive moi j'm'en bats les burnes .. c'est l'résultat qui compte. Même si je passe pour le gros con de service, ce qui m'est profondément égale, au moins on saura a qui on à affaire... après si machin veut jouer a good cop/bad cop avec la donzelle ...ça risque d'être fendard, je veux pas louper ça.  Je replis alors calmement mon couteau et le laisse aller se cacher dans ma manche. **Laissons faire le négociateur ... hmf**  sur un petit rire sardonique, je prend l'appui d'une doc' contre le placo et je croise les bras en jouant négligemment avec la boule à neige entre mes doigts. la tête inclinée sur le coté, l'air désabusé et matant par alternance d'un regard détaché la porte, le barbu,... le barbu, la porte, j'attend de voir "la magie s'opérer" ... Mais en un sens, moi qui suis avec un vulgaire bibelot kitch et lui qui pointe une redoutable arme de tir, je suis pas certain d'être le plus menaçant au final... reste a voir ce qui finira par sortir de la dedans.

Kenzie Grady

Anonymous
Invité
Ven 26 Aoû - 20:44
A l'intérieur de la pièce fermée le silence - réinstallé - se prolonge, il n'y a plus de dossier qui tombe, d'étagère qui dégringole ou d'éventuel meuble qui se casse la figure, l'apparition des deux hommes semble avoir refroidie une situation déjà peu avenante et la femme, qui qu'elle puisse être, ne répond pas tout de suite, peut-être plongée dans une réflexion, peut-être craintive d'être ainsi coincée avec deux voix masculines qui l'interpellent dans un but ou un autre.

Il fallait dire que dans l'immédiat, tout était possible. Il se pouvait qu'elle ne soit pas seule dans cette pièce, il était autant logique que dans un cas ou un autre, elle craigne l'agressivité encore relative de Donald ou les paroles se voulant aimables et sincères de Carl qui aux yeux d'une femme - en temps d'apocalypse - pouvaient tout aussi bien être une ruse afin de la mettre en confiance et la piéger.

Tout et rien, voilà trois mots qui résumaient bien la situation tendue du moment. Il vint tout de même l'instant où elle se décidait à répliquer, le verbe moins hasardeux qu'à sa première réponse et plus fourni en quantité :

« Vous dites que vous venez de vous réveiller ici ? » Répétait-elle comme pour se confirmer elle-même à voix haute ce qu'elle venait d'entendre, et enchaîna avant toute réponse. « Vous avez une idée de combien de temps vous avez dormi ? Vous êtes armés ? Votre copain là, il est toujours aussi sociable ou il est au max tout de suite ? »

Elle terminait sur une note d'ironie, on pouvait tout de même sentir qu'elle était loin d'être à l'aise au ton, tout en confirmant progressivement l'hypothèse d'une personne assez ou vraiment jeune à la nature perçue de cette voix.

« Je sais pas bien si je dois vous faire confiance. Si ça se trouve, vous êtes des cinglés qui jouez au gentil et au mauvais gars, comme dans Esprit Criminel mais sans les flics, je connais le truc ok ? J'ai suffisamment regardée d'histoires du genre. Votre copain me fiche la frousse et vous venez ensuite pour gagner ma confiance avec des mots doux c'est ça ?

Je parie que votre méchant pote a une gueule de sans-abri ou de mec sorti de prison, et vous êtes le garçon mignon façon petit minois de mannequin. Vous allez essayer de me capturer pour me faire des choses ? Parce que je vous préviens, moi je suis armée et si vous essayez quand même de me faire du mal, mon protecteur va vous couper en dés et je vous assure qu'il est beaucoup plus méchant que vous ! Ok ? »


Difficile de dire si c'était du bluffe ou si c'était la pression qui la rendait si mal à l'aise et peu crédible dans sa menace, quoi qu'il en soit, elle ne fit aucun geste indiquant qu'elle cherchait à ouvrir ou au contraire à bloquer la porte. Au-delà de cette voix qui sortait par ladite porte, c'était le complet mystère.

Carl Wilson

Anonymous
Invité
Lun 29 Aoû - 23:43
Il ne prit pas le risque de trop s'attarder sur Donald qui semblait vouloir se borner dans son attitude désinvolte d'égoïste potentiel, au risque qu'ils finissent par se battre comme des pochtrons dans ces bureaux inconnus de ce bâtiment inconnu, vu son état il y avait peu de chance que Carl se montre très patient et il n'avait pas envie de se créer plus de problèmes. Il se focalisa alors sur la porte fermée devant lui - s'autorisant tout de même à jeter un coup d'oeil vers celle ouverte à coté de lui une fois - et surtout sur la voix féminine qui en sortait.

Elle semblait s'interroger, au moins avait-il déjà appris avec cette réponse qu'elle n'avait à priori pas connaissance de leur présence, ou elle devait feindre de ne pas le savoir. Si elle s'était réveillée ici également, cela expliquerait ses questions sur le temps passé inconscient et sur leurs armes. Un mot l'interpella néanmoins : dormir, c'est la façon dont elle qualifiait le néant qui avait prit possession du grand brun qu'il était. Avait-il pu vraiment dormir ? Combien de temps aurait-il pu dans ce cas dormir pour arriver au point de se réveiller dans un endroit totalement étranger ? S'il était tombé dans le coma, cela pourrait peut-être expliquer qu'il ai pu rester H.S quelques jours, mais et le reste ?

Carl n'avait pourtant pas le temps de se perdre en pensées curieuses, il ne devait pas perdre le fil de sa conversation avec cette fille ou femme et c'est pourquoi après avoir brièvement posé les yeux au sol, il revint à la porte. Elle se méfiait très visiblement, il ne pouvait pas lui en vouloir, il en aurait fait autant et plus encore à sa place. C'est pourquoi il privilégia de répondre franchement et directement à ses interrogations, sans jouer le mystère, il n'avait de toute façon jamais vraiment su mentir et la sournoiserie n'était pas son fort.

« Je ne sais pas si on peut qualifier ce qui nous est arrivé de sommeil mais je n'ai aucune idée du temps que ça a duré, je pense que mon camarade n'est pas plus éclairé que moi sur la question et oui, nous sommes armés mais nous ne vous voulons aucun mal encore une fois. Je ne sais même pas d'où sort l'arme que j'ai, elle était au sol, avec des collets et un sac de course. Quelqu'un a pu laisser ça pour aider, ou est-ce que c'était à moi déjà avant aujourd'hui ? Je n'en sais rien non plus, j'ai l'impression d'avoir perdu une partie de ma mémoire et tout ça est... dingue.

Je suis prêt à ranger mon arme, seulement si vous en faites autant dans le cas où vous êtes armée aussi. Un échange violent est bien la dernière chose que je cherche, je ne suis pas un criminel. Tout ce que je veux, c'est avoir un début de compréhension de tout ça. Est-ce que vous pouvez nous aider ou pas ? Ou est-ce que vous êtes dans la même situation que nous ? Vous n'avez pas de raison de nous faire confiance, je n'ai pas plus de raison de vous faire confiance à l'un comme à l'autre mais vu la situation, je ne peux pas me permettre de sortir d'ici au hasard. J'ai le sentiment que ce serait... dangereux. C'est encore plus bizarre que le reste, je ne me l'explique pas. »


Son regard fureta du coté de Donald adossé à son box, puis revint à la porte. Il sentit que des images lui revenaient en tête, ça restait encore fouillis, cependant, il eut un flash avec une fossé de terre et des visages terrifiants, ternes, aux yeux globuleux et vides. Ça lui faisait froid dans le dos autant que ça le perturbait au fond de lui comme un cauchemar qui venait le hanter éveillé, ce qu'il avait plutôt en réflexe d'intérioriser que de montrer. Sa réaction fut d'avoir un frisson de surprise et de rester figé.

Donald Fitzgerald

Anonymous
Invité
Mer 31 Aoû - 17:23
Quand la supposée jeune femme s'autorisa un commentaire sur ma sociabilité et ce qu'elle estimait être mon apparence, je haussai un sourcil circonspect quoi qu'amusé par la référence a je ne sais quelle série télévisée avec laquelle elle avait dût se bourrer le mou en mangeant des fraises tagada. Elle ne manquait assurément pas de bagou la gamine et bien qu'elle ait fait mouche sur l'ensemble. Je trouvai ce franc-parlé "attendrissant". A ceci près que je ne trouvais pas que "machin" soit si agréable que ça à regarder. Je devais néanmoins réagir à ce jugement hâtif. ce que je fis à ma manière et avec mes mots:

"Ouais bah l'ancien taulard associable t'emmerde!! 'spèce de couillonne de cagibi" soulignai-je machinalement d'une voix calme et  d'un majeur tendu vers la porte close. Certes elle ne pouvait pas le voir mais qu'importe c'est l'intention qui comptait.
Suite à quoi je laissai l'autre barbu taper son speech pour rassurer la planquée.

Quand il aborda le fait que nous étions armés, je posai les yeux sur la boule à neige que j'avais en main. J'eu une pensée pour le couteau que j'avais trouvé ainsi que pour la lampe dynamo et les quelques vivres qui m'encombraient les poches et les dessous de bras. C'est vrai qu'il y avait de quoi se demander pourquoi ces objets avaient été disposés  là devant nous, pour qu'on les trouve à notre réveil. Vu comme ils avaient été soigneusement alignés, ça avait forcément une signification. mais pour ce qui était d'en connaitre la raison ... j'étais complémentent dans le vague et ça me gonflait sérieusement.

Et puis bon, "être armés" c'est vite dit. Qu'il parle pour lui à la limite, parce qu'avec un couteau à beurre de loubard et ma pauvre boule à neige, j'avais pas vraiment la sensation de l'être. C'est vrai quoi! bordel pourquoi j'ai pas eu une arbalète moi ?...

Une grimace de contrariété me tordit la lippe et j'en soupirai en considérant la "véritable" arme que Barbatruc possédait. Sa tirade se termina alors que je lissai machinalement ma barbiche de ma main libre.

Ce petit jeu de confessionnal commençait à me courir sur le râble et je me demandai si comme le supposait "guillaume Tell", il valait mieux rester groupé ou pas. Apres tout  je ne le connaissais pas et l'autre pouffe dans sa cachette non plus. Et puis dehors, ...quoi dehors? ...  d'façon j'comptais pas moisir ici bien longtemps. J'avais une putain d'envie de m'en griller une et d'boire un truc fort. Allez savoir, ça m'permettrait p't'être de retrouver la mémoire et de combler le trou noir inquiétant que j'avais à la place.

Y'allait falloir que la môme sorte de là-dedans fissa,parce que moi, avec Barbatruc ou pas,j'allais pas tarder à me tirer pour voir ce qu'il se passait dehors. et tenter de tirer tout ça au clair. Plutôt que le doute et la peur,je préférai l'action et la certitude ... Soupirant et me raclant la gorge de ma voix rauque, je décidai de reprendre la parole:

"Bon machine, maintenant que tu sais qu'on est pas plus avancé que ça, tu comptes moisir dans ta boîte et bouffer de la paperasse ou enfin sortir pour prendre un peu l'air et voir si y a moyen d'aller de l'avant ? ... ah oui au passage, Moi c'est Donny ... et lui c'est ...heu c'est quoi ton nom dans le coup hum?"lui demandai-je en le regardant d'un air détaché  et à demi-ton avant de terminer ma question adressée à la voix derrière la porte:

"Et toi et ton "protecteur" vous vous appelez comment? hum?"

L'air de rien et sur le ton de l'humour, je tentai quand même de savoir ce que pouvait bien être cette arme tranchante qu'elle prétendait détenir pour se défendre. J'voudrai pas m'faire tailler en pièce avec une boule a neige à la main! bordel!

Kenzie Grady

Anonymous
Invité
Lun 5 Sep - 23:02
La voix derrière la porte se fit silencieuse, écoutant certainement avec attention ce que l'un et l'autre avaient à dire à tour de rôle. Si les mots posés de Carl ne la firent pas réagir dans l'immédiat, les premiers mots de Donald beaucoup plus bourrus au contraire, tirèrent une réplique cinglante venue de la pièce isolée :

« Vexé ? »

Il fallut patienter que Donald ai terminé à son tour de faire entendre son opinion, ou en tous les cas ses remarques et questions assez directes, pour que la voix féminine réplique davantage, répondant autant à l'un qu'à l'autre.

« Moi c'est Gretel et mon protecteur s'appelle Hansel, on a grandit dans une maison en friandises et c'est lui qui a tué la vilaine sorcière. Depuis on vadrouille à droite à gauche en chassant les autres vilaines sorcières. C'est une vie plutôt cool. » Avait-elle d'abord répondu à "Donny" avec une très visible et claire ironie, loin d'un quelconque mépris, davantage une manière de contourner la question d'une réponse faite d'humour. La suite retrouva un certain sérieux. « Je vais baisser mon arme et ouvrir la porte, tenez votre parole et ça nous évitera à tous beaucoup de problèmes, sincèrement. J'ouvre la porte. »

Le temps se suspendu, durant de longues secondes et pendant lesquelles pas un bruit ne parvint. Préparait-elle un coup fourré ? Avait-elle l'intention de les berner ? Etait-elle au contraire sincère ? Risquait-elle d'ouvrir la porte ou de les surprendre d'une autre façon ? Toutes les éventualités et les craintes étaient permises, pourtant les deux hommes eurent l'occasion d'entendre grincer la poignée de la porte, puis la porte elle-même, Carl ayant par la même occasion l'image avec le son. Tout cela se passa lentement, cette personne derrière la porte faisait vraisemblablement montre de beaucoup de prudence ou d'appréhension, puis progressivement, se dévoilait une silhouette qui trouvera peut-être un écho évident à sa voix pour l'un, peut-être une surprise par l'inverse pour l'autre.

Au fur et à mesure que la porte était dégagée s'affirmait-elle, une jeune femme - tenant la poignée assurément - à la silhouette très fine et élancée, faisant vraiment jeune pour le coup, la vingtaine de prime abord. Elle en était même assez maigre, ce qui laissait bien malgré elle ressortir certains atouts féminins. En dépit de sa maigreur physique, elle avait un visage assez enfantin avec quelques rondeurs et abordait de longs cheveux bruns si foncés qu'ils semblaient être noirs. Chevelure à la frange lui tombant au dessus des yeux et donnant la sensation d'être mal coupée. Et pourtant ce qui attira le plus le regard sur elle étaient ses grands yeux d'un bleu clair à la limite du gris clair suivant la luminosité et l'angle, des yeux qui viennent rapidement se fixer sur Carl qu'elle détaille avec une inquiétude apparente.

Ses lèvres s'avéraient relativement fines et bien dessinées, au ton rose clair donnant la fausse sensation qu'elle portait du rouge à lèvres en permanence. Bien vite, l'on remarquera également qu'elle avait maquillé ses yeux au crayon et khôl noir et certaines de ses mèches étaient colorées : en verte, rouge, violet ou bleu, haute en couleurs. Son style vestimentaire ? Très gothique : pantalon collant à la peau et noir, une jupette violette couverte de fausses-perles en faisant le tour telle une ceinture, un corset noir par-dessus un petit haut également violet en soie, une veste en cuir noire, des bottes remontant jusqu'aux chevilles, noirs de même.

Terminant d'ouvrir la porte en grand, on découvrira derrière elle un petit bureau de documentation, rempli de bacs à papiers, bardé de tiroirs, d'étagères et de centaines si ce n'est de milliers de documents, tels quels ou dans des dossiers et classeurs, le tout démontrait un état déplorable avec du papier plein la moquette et un tas d'autres renversés dans leurs conteneurs et étagères, un vrai foutoir. Elle resta plusieurs instants là, à fixer Carl, puis sans plus de porte pour couvrir sa voix encore plus douce en vis à vis, elle se fit entendre non sans un certain stress perceptible :

« C'est bien ce que je pensais, petit minois, la barbe et les muscles en plus. » Elle ne put s'empêcher d'étirer un petit sourire en coin, quelque peu perturbée de voir enfin celui qui lui parlait à travers porte depuis plusieurs minutes et jeta un coup d'oeil sur le coté, constatant bien vite qu'elle ne pouvait pas voir Donald d'où elle était, mais sans chercher à s'avancer encore. « Si vous êtes vraiment sincères sur ce qui vous est arrivé, je peux peut-être vous aider. J'en ai déjà entendu parlé. »
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