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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, C, 2] Un réveil insondable 05/04/35
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Carl Wilson

Anonymous
Invité
Jeu 8 Sep - 14:16
Carl restait à l'affût d'une réponse et voilà que, tandis qu'il s'efforçait d'aborder cette fille de manière diplomatique ou au moins cordiale, ce type s'y remettait en se montrant toujours plus désagréable et irritable au fur à mesure que les minutes défilaient, ça en devenait frustrant, d'autant plus après un tel événement et lui-même qui était encore plongé dans l'incertitude. Il ferma les yeux, se faisant violence pour ne pas lui intimer sèchement de la boucler, au risque de lui donner des raisons d'en rajouter, et se contraint à ne rien dire, ne relevant même pas la question de ce Donny pour ne pas entrer dans son jeu.

Il valait vraiment mieux qu'il garde son calme et ne dise rien, ce n'était pas le moment de s'énerver, ou de devenir hostile, il devait faire les efforts nécessaires pour se contrôler. Dans un tel endroit, avec autant de surprises et de questions, les souvenirs - bien que lointains et fragmentés - de sa mort encore présents dans son esprit, il ne serait pas maître de ses émotions.

Puis ce fut au tour de la fille de répondre et celle-ci le fit, étonnamment, avec un certain panache. Il écouta sa rétorque et en prit note, de l'ironie pour répondre à l'agressivité ? C'était plutôt une bonne idée, si tant est que l'autre homme ne s'emballe pas, il ne le connaissait que depuis cinq minutes et il lui paraissait incroyablement stressé et nerveux, peut-être était-ce sa perception, mais c'est bien l'image qu'il renvoyait.

Et si c'était de circonstance ? Devait-il lui aussi s'énerver ? S'indigner ? Se révolter contre ce retour brutal et douloureux à la vie ? Il se rendait compte d'à quel point il réagissait avec calme, alors qu'à ses yeux, vingt minutes plus tôt, il mourait de graves et horribles blessures. Ce qui répondit à cette prise de conscience, c'était la peur. Pourquoi ne s'énervait-il pas lui aussi ? Pourquoi restait-il si mesuré ? Si réservé ? Est-ce que quelque chose n'allait pas chez lui ?

Cette réflexion dura jusqu'à ce que la porte s'ouvrit et dévoile le visage puis le corps de cette jeune femme, le sortant de ce déphasage à la réalité qui lui firent sauter les dernières paroles portées, reculant alors son arme dans son dos d'un vif réflexe comme s'il assimilait la situation avec un bon cran de retard, prit de crainte qu'elle ne se sente menacée par l'arbalète qu'il avait dans les mains. C'est seulement là, ses yeux croisant ceux de la jeune femme, qu'il commença à la détailler, laissant son regard courir sur ses vêtements et sa silhouette en clignant des yeux plusieurs fois, avant de revenir à son visage. Elle avait l'air... normale, étonnamment normale. Mais à quoi pouvait-il bien s'attendre en même temps ?

Ce mélange de pensées dans son esprit le perturbait, il avait du mal à recentrer ses pensées, tant de choses lui passaient à l'esprit à la fois. Ce qui le frappait néanmoins, c'était le sourire qu'elle lui adressait, le laissant pantois. Une question lui passait à l'esprit cependant et pour y répondre, il jeta un coup d'oeil aux mains de cette fille, cherchant à voir si elle semblait tenir ou dissimuler une arme, puisqu'elle avait évoqué son existence.

Donald Fitzgerald

Anonymous
Invité
Sam 10 Sep - 21:26
Une nouvelle fois j'essuyai une esquive silencieuse et pédante de la part de l'autre homme quand je voulu savoir son prénom. Ma question était pourtant simple et posée  sans humeur affable. Y'a un truc qu'il pigeait pas où il avait un problème avec moi celui-là? recevant donc ce nouveau devers de communication, je soupirai en fronçant légèrement les sourcils. Que devai-je penser d'une telle attitude? ... en tout cas elle ne m'inspirait rien de bien avenant. C'était le genre de type qui vous prend de haut quoi qu'on fasse ou dise. Genre une fois qu'il vous a catégorisé, vous êtes grillé jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il s'est comporté comme un mufle pédant.

Enfin bon ... il doit p't'être avoir les fois où bien être à moitié parano, qu'en sais-je?... toujours est il qu'avec cette attitude hautaine et dédaigneuse, il ne marque pour moi aucun de point de sympathie.
Je le laisse donc faire sa bêcheuse alors qu'il m'ignore royalement en fermant les paupières. Je sens bien qu'il est agacé et qu'il ne m'apprécie .. mais alors pas du tout. La belle affaire me voila paumé dans un endroit inconnu avec un coincé de l'humeur ... punaise! j'vais devoir me coltiner cette princesse à barbe combien de temps au juste?

Puis la voix derrière la porte répond elle à ma question. D'une manière pleine d'un humour certain  et d'ironie légère qui reste dans la veine de ce que j'avais pressentie d'elle dans ses propos précédents. Loin de m'offusquer de ce qu'elle vient de balancer comme boutade, j'arque un sourcil et hausse un zygomatique.

"mfh! une vraie vie de rêve en effet ..."

Au moment où elle se décide à sortir de sa planque j'allège mon appui sur la cloison du box et je reste attentiste. Mais vu qu'elle ne se montre pas plus que ça et qu'elle reste  dans l'encadrement de la porte de ce vestibule, je ne parviens pas à la voir directement.  L'autre type lui étant en face de celle-ci a surement un angle de vision bien plus probant et d'ailleurs je le vois baisser la menace de son arbalète pouyr finir par la ranger dans son dos.

Bon les choses progressent, c'est déjà ça. Mais moi aussi je veux voir à quoi elle ressemble cette meuf ... Elle et ses répliques pleines d'ironie ne manquent pas de titiller ma curiosité et faisant quelques pas désinvoltes avec ma boule à neige en main, j'entre dans le champ de vision de la fille encore à l'abri relatif de sa cachette. Je tend le cou et découvre son allure, et je dois bien le reconnaître son charme. Car oui, je la trouve particulièrement jolie celle-ci .tout a fait à mon goût dirai-je même. C'est le style gothico-hillbilly poupée rock qui rentre tout à fait dans mes goûts en matière de minettes.

Un nouveau petit sourire en coin se dessine sur mes lèvres gouailleuses avant qu'il ne s'en échappe un "Houuu" admiratif mais mesuré qui roule dans ma gorge avant de s'amenuiser au moment de sortir à l'air libre. Bon clairement je ne suis pas en mode drague et puis le contexte ne s'y prête vraiment pas. Mais au moins j'ai la satisfaction de constater que même dans ce monde qui semble complétement chaotique et ravagé. Sans parler des types qui font des manières ... il reste quand même de belles nana à croiser.

Quand elle aborde le fait qu'elle à peut être des infos qui nous permettraient de mieux comprendre notre situation et ce qui nous arrive je hoche affirmativement la tête dans une moue d'acceptation attentive avant d'ajouter.

" Mouaip'! on s'est réveillé la-bas ... dans l'un des box avec quelques trucs alignés devant nous. Mais questions souvenirs c'est plutôt le bordel. 'fin perso j'ai de vagues souvenirs de ...d'un truc super gore " éludai-je l'évocation de ce qui m'était à mon sens arrivé juste avant que je crève " Alors c'est quoi le délire? tu nous mets au parfum?"

Kenzie Grady

Anonymous
Invité
Jeu 15 Sep - 23:49
La jeune femme à l'allure gothique resta observatrice et méfiante, de visu et malgré son air bienveillant. Au coup d'oeil de Carl, celui-ci put constater que dans la posture pas tout à fait de face de la fille, relativement de profil, sa main droite en retrait était presque cachée dans son dos et tenait un objet, une garde en réalité d'un couteau dont il ne pouvait déterminer la nature exacte, néanmoins sa lame argentée finie par saisir son attention et à défaut d'avoir un nom à mettre dessus, il pouvait dire que c'était un couteau plutôt petit, en partant du principe qu'un poignard de chasse en était un grand.

Celle qui s'était fait appeler Gretel, un mensonge tenant de l'ironie bien sûr, scruta plusieurs instants Carl avec curiosité, mêlée d'un autre sentiment difficile à cerner, ce qui fit qu'elle ne manqua pas son coup d'oeil vers sa main armée. A son tour, elle baissa les yeux sur son couteau semi-caché, puis les releva très vite en voyant venir de manière très désinvolte Donald, sortant de sa cachette derrière le mur - ou entrant dans le champs de vision donnant sur la cachette de la fille, tout dépendait du point de vue.

Elle dressa un sourcil perplexe en le voyant faire et plissa ensuite les yeux, avec une méfiance redoublée pour lui en particulier. Faute au physique ou aux manières ? Voilà une bonne question, peut-être les deux, une affaire de premières impressions. Elle n'était pas à l'aise en présence de ces deux hommes de toute manière, c'était une chose assurée et certifiée, ce qui se comprendrait largement de la part d'un homme déjà et se comprenait d'autant plus dans le cas d'une jeune femme seule.

Le plus vieux des deux hommes - à seulement deux années ce qui ne sautait pas tant aux yeux - apostropha la brune qui passa le regard de l'un à l'autre, plusieurs fois, comme si elle restait très hésitante. Pourtant, avant de faire entendre toute réponse, elle s'avança d'un pas très prudent, comme si elle marchait sur un champs de mine ou presque, puis fit un second pas, passant symboliquement l'arche de la porte de cette petite pièce où elle était restée depuis le début de cette conversation.

« J'ai dis que j'en avais entendu parler, pas que j'étais vraiment au parfum moi-même. » Se sentait-elle obligée de rectifier, si rectification il y avait besoin, sa voix était calme et légèrement stressée.

« On m'a expliqué qu'il y avait des gens, des adultes en grande majorité, qui avaient été tués il y a des mois de ça et qui revenaient inexplicablement à la vie. Ils reviennent à eux, ici à Snyder, parfois à des centaines de kilomètres d'où ils étaient morts, avec une grosse migraine, des objets près d'eux et en ayant perdu toutes leurs aptitudes ainsi qu'une bonne partie de leurs connaissances passées.

Un peu comme s'ils redevenaient des nouveaux-nés en quelque sorte, sur le principe. Ils sont vivants, entiers, n'ont plus aucune blessure, marque ou cicatrice, leur corps est propre et leurs vêtements sentent le moisi - et je confirme, sans vouloir vous vexer, vous sentez vraiment très mauvais.

Je vous avoue que j'y croyais pas à ces histoires, je me disais que l'on m'avait raconté ça pour se moquer de moi ou pour me bizuter en tant que survivante pas très douée, quelque chose comme ça. On dirait que c'est vraiment vrai, ou alors Mickael me fait une bonne blague mais je suis pas sûre qu'il se serait embêté à enrôler deux inconnus dans son délire pour les planter ici, au milieu des rôdeurs et des bandits qui fouillent la zone. De la part d'un clown j'en douterais déjà, mais lui c'est carrément l'inverse, alors... »


Elle avait parlé de manière très naturelle, sans trop se poser de questions dans l'absolu sur l'avancement de ses propres réponses mais avec un faciès clairement incertain, probablement sur la véracité de toutes ces informations ou sur cette étrange situation à laquelle elle était confrontée. De nouveau, elle passa le regard de l'un à l'autre, guettant leurs réactions sans savoir quoi ajouter pour terminer une phrase qui n'avait pas tout à fait de sens de prime abord, ressemblant plus à une espèce de remarque d'elle à elle-même dont elle savait sans doute quelle en serait la fin de son esprit.

Carl Wilson

Anonymous
Invité
Mer 28 Sep - 23:05
Carl, l'arme dans le dos d'une main et l'autre flânant près de sa cuisse, suivi des yeux son collègue du jour sans plus s'interpeller de ses manières, au bout d'un moment il fallait bien faire en sorte que cela fasse partie du décor, car le bougre paraissait ne pas vouloir en changer. Était-il trop tatillon sur les manières ? Dans d'autres circonstances sans doute, dans celles-ci, c'était à juste mesure, les manières étaient devenues essentielles pour rester en vie. Le problème, c'est que Carl n'est pas censé être en vie...

La fille tenait une arme, un couteau, d'un coté cela le rassura. C'était étrange, mais qu'une fille soit prudente, armée et craintive, c'était bon signe quand au danger. Quelque part, voir quelqu'un s'approcher et lui taper l'épaule avec un bonjour enjoué et les mains vides, bras ballants, comme un lundi avant d'aller au boulot et comme si l'apocalypse n'avait jamais eu lieu, ni que tout était devenu violence et danger, ça le ferait certainement bien davantage se braquer. Par inconscience, sournoiserie ou folie, la gaieté et la confiance dans un tel monde n'avait plus de raison d'être, au moins face aux inconnus.

Si son camarade de fortune prenait l'initiative de poser les questions, Carl restant en retrait après ces quelques instants de ressenti perturbé, il se reprit et donna toute son attention à la jeune femme, plissant les pommettes et les sourcils, à peine, en écoutant ce qu'elle ne tardait pas à leur apprendre. Et ce qu'il entendu, ce fut au moins une claque, au plus un coup de massue, à tel point qu'il transforma ses froncements en un redressement concret de ces mêmes sourcils et à entrouvrir la bouche, une fois n'est pas coutume - ironie, restant d'autant plus bête.

« Attendez attendez... » S'empressa t-il de lancer, fermant les yeux un instant avant de les rouvrir et secouer la tête légèrement de consternation. « Vous êtes entrain de dire que nous sommes morts, revenus à la vie, des mois plus tard et... désinfectés ? »

Il n'avait pas su mettre le bon mot sur sa dernière idée, car tout ça lui semblait tellement incohérent et farfelu qu'il n'en prenait pas encore toute la mesure dans son esprit. De là à se dire que cette fille avait du voir trop de films ou qu'elle avait un plomb de coté, il n'y avait qu'un pas qu'il franchirait d'ici quelques instants, mais avant ça, il eut un petit rire béat, portant le regard de Donald à cette fille, avant de reprendre avec au moins autant de perplexité qu'il y ajoutait de la dérision.

« C'est vraiment pas le moment de vous fiche de nous, même si je veux bien croire que ça puisse être drôle et c'est... vraiment dingue comme histoire, je vous tire mon chapeau pour l'improvisation. Maintenant, soyez sérieuse. » Il marqua un temps, mouvant quelque peu les lèvres en silence, comme si le contrecoup de la dérision revenait très violemment, puis d'un sérieux absolu et d'une voix grave, il poursuivit. « Où est-ce que nous sommes et en quelle date ? »

Kenzie Grady

Anonymous
Invité
Mar 4 Oct - 22:46
« Hey, je me fiche pas de vous ! Je sais que c'est dingue comme histoire, moi-même j'ai du mal à y croire mais vous me posez une question, je me contente de vous répondre, j'y suis pour rien si la réponse est pas à votre goût ! En plus - »

Elle avait réagi avec un certain élan, faisant un pas de plus en se penchant un peu en avant tout en allant fixer Carl, vraisemblablement titillée par sa manière de lui répliquer et surtout les mots employés, mais fut très vite interrompue par un bruit très brut et très particulier : l'éclat d'un coup de feu, tiré dans l'enceinte même du bâtiment sans qu'ils ne puissent définir où, mais dont l'écho résonna si fort qu'il leur parvint nettement aux oreilles, il s'agissait d'une arme à grande puissance de feu.

La jeune femme sursauta sur place et resta figée en regardant avec une grande peur la porte, tétanisée plusieurs secondes durant par ce vacarme qui avait complètement brisé l’atmosphère de tension qui s'était installé entre les trois individus, afin de transformer ça en atmosphère de panique : à la suite du coup de feu, de nouvelles résonances vinrent jusqu'à eux, celles de cris portés par une voix, dont on ne comprenait pas ce qu'elle disait, mais qui ne semblait assurément pas faire dans la dentelle.

Ça tournait au vinaigre quelque part à l'intérieur, assez pour que « Gretel » lâche d'une voix débordée de stress :

« Oh non, ils sont déjà là. Vite, il faut s'enfuir ! » A peine les deux hommes eurent-ils le temps d'assimiler cette soudaine et hâtive situation, que la jeune femme s'était presque mise à crier en sautillant quelques courts instants sur place, poussée par un instinct évident de fuite, avant de s'élancer au pas de course vers la porte, le couteau à la main qu'elle ne cherchait plus à cacher et qui suivait ses bras balançants.

Carl et Donald étaient pris au dépourvu, pire que ça, la moindre tentative pour interpeller la jeune femme n'aurait abouti à aucune réponse et si Donald était prit de court, Carl aurait pu tenter de lui attraper le bras ou chercher à la bloquer au passage, mais son corps encore passablement engourdi ainsi que la vitesse d'exécution de la fille n'auront pas suffit à y parvenir. Seul choix s'imposant à eux : rester ici ou suivre celle qui les invectivaient de prendre leurs jambes à leur cou, dans un retournement de situation incontrôlé.

Si jamais ils la suivaient, ils sortiraient sur un long couloir comme préalablement décrit, donnant en effet sur un tas de portes d'un coté et de l'autre ainsi que, a à peu près dix mètres de chaque coté, un couloir adjacent suivant la voie opposée de la pièce d'où ils venaient. Ils n'auraient à emprunter aucun des deux : la fille ne freinant pas son ardeur, ne fit que cinq mètres environ sur la gauche avant d'ouvrir une porte plus large et lourde que les autres à la poignée de métal épaisse, qui grinça intelligiblement au mouvement et donnait sur une cage d'escalier.

Un, puis deux nouveaux lourds et intenses coups de feu résonnèrent, depuis le couloir, on aurait presque dit que leurs origines se situaient à l'autre bout de l'étage à peine.

Carl Wilson

Anonymous
Invité
Ven 7 Oct - 13:41
Carl regarda droit dans les yeux la jeune femme et fronça les sourcils en constatant qu'elle s'avançait en levant le ton, visiblement moins appréciatrice de son propre élan que lui du sien. Il n'attendait qu'une chose, c'est qu'elle termine pour lui répondre et il faillit le faire, mais les terribles coups de feu qui surgirent en faisant presque trembler le bâtiment, le firent surtout sursauter au moins autant qu'elle si ce n'est plus, se tournant brusquement vers la porte en dressant l'arbalète d'une main et au hasard devant lui.

La surprise manqua de le tétaniser et il lui fallut quelques instants, les yeux grands ouverts et une goutte de sueur perlant à son front en scrutant la porte, pour se rendre compte qu'il pointait l'arme vers le mur à sa droite : il avait une sacrément mauvaise coordination décidément. L'homme n'eut même pas droit de se poser des questions que Gretel était prise d'une certaine panique et leur hurlait de s'enfuir pour ensuite se mettre à courir à toute blinde vers la porte.

« Attendez ! » Se répétait-il, pris au dépourvu et réagissant un peu bêtement, il tenta en effet de l'empêcher de prendre ses jambes à son cou en lui saisissant le bras quand elle passa non loin de lui, sans succès. « Mais... bon sang ! »

Il commençait à protester un peu misérablement, complètement dépassé par l'enchaînement quasi-instantané d'actions, puis lâcha aussitôt ses derniers mots avec exaspération. Ça tournait très vite au vinaigre, à peine la conversation entamée et un peu plus, la voilà qui disparaissait déjà dans le couloir. Il s'élança en avant pour la suivre, ne tournant la tête en prenant l'angle de l'arche que pour vérifier d'un coup d'oeil si le second homme les suivaient ou non.

« On a pas le choix dépêche ! »

Le temps d'une seconde, il se voyait dans le couloir et aperçu presque furtivement, si ce n'était l'horrible grincement de la porte, la silhouette de la fille qui ne s'attardait pas à savoir s'ils suivaient ou non dans la fuite - et boom, voilà de nouveaux coups de feu affreusement proches, du moins en avait-il l'impression. Il avait encore ses jambes un peu lourdes, aussi n'aurait-il pas autant de facilité à la suivre, mais c'est ce qu'il fit après un instant de réflexion pour engranger tout ça, le tout ne durait que quelques courtes secondes. Enfin il se bougea.

Ses jambes le portèrent vers l'avant, ses bras encourageant son mouvement de course, gênés par eux-même et en partie par l'arbalète qu'il avait gardé en main et ne saurait mettre dans ses poches. Son épaule vint percuter la porte de sécurité qui commençait à se refermer, pour ensuite la pousser à nouveau et s'engager dans la cage d'escalier à la suite de la miss. C'était vraiment une bien trop folle journée qui commençait pour lui et une chose était sûre, il était toujours aussi paumé qu'au réveil.

Kenzie Grady

Anonymous
Invité
Mar 11 Oct - 16:24
Au moment où Carl poussait la porte pour se frayer un chemin vers les escaliers, il put entendre distinctement dans son dos une grosse voix, grave et emportée, qui beuglait au bout du couloir :

« Ils sont là ! Ils s'enfuient par les escaliers ! »

Cette alerte fit accélérer la jeune femme qui pressa le pas, manquant de glisser en prenant trop vivement le virage de l'escalier du dessous, lâchant d'une voix pleine de panique :

« Oh merde, merde, merde... ! »

Elle dévalait les escaliers à vive allure, se tenant d'une main à la rambarde de fer lors des virages suivants pour éviter d'autres déboires, ses chaussures martelant le métal résonnant dans toute la cage, de même que celles de Carl qui n'avait d'autre choix que de suivre le rythme, le coeur battant la chamade, sous la pression d'un véritable danger qu'il n'avait même pas besoin de mesurer : il y avait peu de chances que ces gens qui semblaient porter un intérêt pour eux, aient pour projet de leur offrir le café.

Bien vite, succédant à une troisième rafale de coups de feu qu'ils perçurent de manière plus étouffée, du fait qu'ils n'étaient plus au même étage et préservés par une porte close, cette même porte qu'ils avaient eux-même franchi grinçait à nouveau tandis que de lourds pas s’engageaient à la hâte dans les escaliers à leur tour, séparés par deux étages tout au plus du duo improvisé en fuite.

Cela donnait un véritable concert de martèlements à l'intensité variable, que l'on joignait de nouveaux beuglements de la part d'hommes à tout croire, qui n'avaient aucun souhait de se faire discret.

« On les lâche pas ! Ils doivent pas nous échapper !! »

Carl était pris par le feu de l'action, ses pensées chamboulées, sa respiration haletante à cause de cette course qui mettait à rude épreuve le peu d'énergie qu'il avait et son corps encore engourdi - ce qui marquait une claire différence d'agilité et de rapidité d'avec la jeune femme, et un tas d'émotions qui l'envahissaient sûrement : soit un tas de choses auxquelles il ne pourrait pas échapper, il lui aura fallu quatre étages quasi-dévalés dans ce vacarme assourdissant avant de se rendre compte que Donald ne le suivait pas.

Son camarade de réveil était resté derrière et même sans chercher à savoir, il était certain qu'il n'avait pas juste un peu de retard, il n'avait en réalité jamais rejoint les escaliers, certainement intercepté par ces agresseurs probables qui cherchaient à leur tomber dessus à leur tour. Pourquoi ces types en avaient-ils après eux ? Cela aurait à voir avec son réveil ou le trou de mémoire qui demeurait à son esprit encore perturbé ?

Tout ce qu'il savait dans l'absolu, c'était qu'il entamait les dernières marches et après être passé devant plusieurs petits couloirs à chaque étage, tous pourvus d'une porte identique à celle qu'il avait franchi à l'origine, il se retrouvait sur une unique très courte allée qui présentait droit devant une ultime porte. La jeune femme aux cheveux noirs la poussa brutalement et sortie tout aussi vite, laissant entrevoir à l'extérieur une rue et un bâtiment en face. Il s'était bel et bien réveillé en ville.

...

Carl sortant à son tour, sans autre échappatoire, lui et cette jeune femme se seront retrouvés dans cette rue sale, jonchée de déchets, de papiers et de voitures à l'arrêt et accidentées, mais surtout entourés par de nombreux rôdeurs qui étaient venus s'aventurer dans le coin à l'appel des armes à feu. Les hommes hostiles sur leurs talons, ils n'eurent plus qu'à courir en s'engageant dans la rue pour contourner les premiers morts-vivants qui s'orientaient déjà vers eux de leurs mains griffues et leurs dents noirâtres mais encore assez solides pour déchirer la chair.

Carl en finissait par ne plus pouvoir penser, courant à vive allure, les râles des monstres venant de tous les cotés, les appels à se rendre des hommes qui étaient sortis sur leurs talons, des coups de feu qui retentirent et des balles qui frappèrent une carcasse de voiture près d'eux. Puis, le cri d'un des hommes, qui hurlait de ne pas les abattre. Un chaos s'installa en une minute, du à ces élans de colère, mais également et surtout aux rôdeurs qui envahissaient peu à peu le coin, un bénéfice en ressortait : les hommes armés semblaient avoir beaucoup de plus à les suivre et après quelques minutes à donner tout ce qu'ils avaient, jusqu'à ce qu'un point de coté ne force Carl à s'arrêter, Gretel comme elle s'était faite appelée attira Carl derrière la porte d'une boutique de presse et tabac.

Une fois la porte passée et refermée à la volée, celle-ci aida Carl à s'affaisser contre le comptoir, son flanc trop douloureux pour insister davantage. Elle semblait toujours et même plus encore mal, stressée et terrifiée par la folie qui s'était abattue sur eux, si bien qu'elle ne laissa qu'un instant à l'homme avant de le bombarder d'un discours, qui s'il n'était pas si petit sur le fond, était sur la forme débité si rapidement et avec tant d'empressement qu'elle l'avait mit devant le fait accompli en moins de trente secondes. Il faudrait à l'homme quelques instants de réflexion pour comprendre tout ce qu'elle lui lançait avec une telle véhémence mais même cela elle ne le lui laissa pas, se contentant de lui lâcher des indications sommes toute assez floues avant de se relever et repartir à la porte.

Nul doute que Carl aura essayé au moins de protester, de l'interpeller pour comprendre ce qui pouvait bien se passer, pourquoi elle le laissait ainsi seule pour repartir au-dehors, là où les combats faisaient rage des coups de feu à la chaîne entendus dans tout le quartier. Mais rien n'y fit, elle le laissa, ou l'abandonna, sur place avec ce qu'il savait, le peu qu'il savait à vrai dire et une direction à suivre qu'il peinait à saisir. Cette première journée de sa nouvelle vie avait déjà bien mal commencée et annonçait une suite plus laborieuse encore.


Fin du Jeu.
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