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[Spécial] Le salon (suite) - 25/03/35
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James F. Everett

Anonymous
Invité
Mer 27 Juil - 1:06
Interprété par James Everett, Melody Campbell, Jena Higgins, Elizabeth Evans, Cassandra Johnson, Adam West, Mark Logan, Kyle Collins, Armstrong Wyclif, Kaitlin Cooper, Ivy Lockhart et Matt Campbell.


La discussion d'avec Melody ainsi que Jena intégrée dans le tas, n'avait pas été tendre loin de là, mais elle avait eu le mérite de mettre à plat la situation et d'être constructive pour le bien de l'avenir. C'était la première fois que le groupe se prenait concrètement en main et que des objectifs viables étaient définis, depuis le début, ils n'avaient fait que subir le destin et ses âfres, cette fois ils avaient arraché le paquet de cartes des mains du destin pour faire eux-même leurs tirages et symboliquement, c'était James qui avait commis l'acte. Il s'était montré déterminé et continuerait à l'être pour inspirer, du moins tentait-il de le prétendre, ses camarades, mais au fond de lui le doute était fatalement présent et il espérait profondément que le destin ne lui fasse pas payer cher son insolence.

Après avoir quitté le salon sur les dernières paroles brèves et amères de Melody, il se mit en quête de ce qu'il avait promis : trouver tous les autres membres du groupe, où qu'ils soient dans la maison ou les alentours, menant une véritable chasse pour leur parler un à un. Le contenu de son discours serait le même, comme s'il répétait l'introduction d'une pièce qui ne tarderait pas à lever les rideaux, n'en disant pas plus pour garder les discussions au moment de la réunion tout en évitant de trop traîner à faire le tour de tous ceux qui seraient présents :

« Salut, je te dérange une minute. J'invite tout le monde à rejoindre le salon à neuf heures, Melody, Jena et moi avons longuement parlé, notamment du cas de Samuel et des derniers événements, et il va falloir prendre des décisions qui concernent tout le groupe. Il est important que tu sois présent, il en va de notre avenir. Je compte sur toi. A tout à l'heure. »

Une personne aura échappée au laïus, c'était évidemment Elizabeth, qui avait été informée à l'avance puisqu'elle était son intime et que James aura rejoint une fois sa quête achevée pour lui expliquer ce qui s'était dit dans le salon une demi-heure plus tôt. Son soutien, il l'aura recherché car celui-ci était essentiel. Elle était pour lui la voix de la tempérance et de la sagesse, qui le poussait dans le bon sens et ce avec les bons mots. Il était certain que sans elle, sa colère serait trop forte pour être contenue mais pour une raison obscure relevant des incroyables dons qu'ils avaient reçu, sa présence, sa voix et sa tendresse faisaient s'envoler cette colère loin, très loin, telle une exorciste qui bannissait le démon tapis dans son corps et pourtant du drame de la semaine passée, c'était elle qui avait le plus souffert.

...

A 9h, heure du début de la réunion
, James aura rejoint le salon quelques minutes avant afin d'être le premier ou presque, puisqu'il serait bien évidemment accompagné de sa bien-aimée.

Il s'était placé au niveau de l’extrémité du bar à l'américaine qui séparait sur le principe le salon du coin cuisine, se retrouvant dos à la baie vitrée bien qu'il n'était pas passé derrière ledit bar, demeurant dans le salon au contraire. Il attendit en plissant les lèvres et en se frottant distraitement les mains que tous les intéressés arrivent, Melody et Jena les premières comme prévu, puis une fois que tout le monde à priori sera là et aura prit place dans la pièce, assis ou débout, il prendra l'initiative de lancer la réunion tant attendue. Ses mains vinrent s'appuyer sur ses hanches avec une certaine légèreté, son regard parcourait le groupe en toute simplicité et sa voix grave et posée s'entendit sans ton particulier, claire et amicale ce qu'il fallait.

« Merci à vous d'être venus. Comme je vous l'ai laissé entendre, il y a une heure de cela, Melody, Jena et moi-même avons discuté d'un certain nombre de sujets concernant le campement, le groupe, son passé et fatalement son devenir, ce qui nous importe le plus. C'est une discussion que je souhaitais vivement, elles aussi et j'aime à penser que tout le monde ici y pensait également sans le dire, car la situation est loin d'être encourageante, elle est même catastrophique. Sans détailler l'ensemble de cette discussion, ce qui ne serait pas utile, nous avons fait une mise au point. Celle-ci est la suivante :

Samuel est, ou du moins était, censé endosser le rôle de chef et cela avait été décidé bien avant notre venue ici, à une époque pas si lointaine malgré que ce nouveau monde fasse bouger les choses trop vite, ou nous avions perdu Matthew Jefferson. Pour ceux qui sont arrivés récemment, Matthew est l'homme qui nous a réuni, avec l'aide de Nelson Wallace qui est responsable d'une ferme à dix ou onze kilomètres d'ici et qui nous a beaucoup aidé, avec les moyens dont il disposait. Matthew, a veillé sur notre groupe, nous a poussé à l'unité et surtout à l'action, afin que nous nous prenions en main nous tous qui, avant la venue de Mark et de Jena, étions uniquement composés de ressuscités en manque de capacités inexplicablement perdues. Matthew possédait bien un groupe que l'on dira initial composé de trois hommes qui ne sont plus là aujourd'hui, l'un est mort abattu par notre ennemi, les deux autres ont rejoint la ferme. Quoi qu'il en soit, il a été prit au piège avec une partie du groupe par les sbires du Marchand.

Vous savez tous, ne serait-ce qu'en ayant entendu parlé du problème, qu'un homme appelé le Marchand dirige une sorte de réseau d'esclavagisme post-apocalyptique à la tête d'un groupement de bandits certainement bien armés. Nous ne connaissons pas leur nombre ni leurs moyens, mais nous pouvons penser que c'est énorme. Il s'en est déjà prit à nous, plusieurs fois et nous avons perdu des membres du groupe par sa faute. La disparition de Matthew nous a forcé la main, nous avons donc choisit en toute logique un membre du groupe pour endosser le rôle de leader, dans le but de nous guider et nous faire avancer. Depuis, nous avons enchaîné les drames, les tragédies, les coups durs. Il est clair aujourd'hui, que Samuel a largement failli à son rôle tandis que nous nous efforçons de nous sortir du gouffre dans lequel nous plongeons, en agissant avec individualisme et inconscience les rares fois où il n'était pas simplement inactif, sans parler de ses méthodes cherchant à imposer une forme d'ordre dictatorial relativement illuminé qui n'a pas lieu d'être et n'a pas de sens. »


Il marqua un temps, laissant à tout à chacun quelques instants le temps d'assimiler ce qu'il venait de dire, car il l'avait dit sans faiblir sa posture. Il n'avait d'ailleurs presque pas cillé, gardant un regard bien ouvert et il se montrait sûr de lui, certain de ses propos, ce qui n'était en rien du cinéma. Bien que le doute était présent par bon sens, cela allait de paire avec la conviction qui était la sienne concernant ses idées et sa manière de les présenter. Il savait qu'il disait ce qui devait être dit et que le chemin qu'il empruntait et sur lequel il avait attiré les autres était le bon. Ses yeux continuaient de passer de l'un à l'autre en ne se focalisant sur personne et tout le monde à la fois.

« Il est de ce fait évident, c'est une pensée que beaucoup ici partagent si ce n'est pas tous, que Samuel ne peut plus être notre leader effacé et fantomatique. Nous sommes donc ici pour changer cela et prendre des décisions qui pourront être radicales mais nécessaires, le but n'est pas de simplement remettre en cause un homme, fusse t-il un leader en échec, mais de choisir ce que nous allons faire de notre devenir, comment et de quelle façon nous allons nous y prendre. Ma démarche, conjointe à Melody et Jena, n'est pas innocente, cela va de soi. J'ai la volonté de ne pas juste lancer cette remise en cause par esprit critique, mais de proposer des solutions et de nouvelles perspectives en étant prêt à assumer ce qu'elles provoqueront. Mais nous tous, nous aurons à faire des choix. Ici, et maintenant. »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 28 Juil - 16:26
Après la réunion impromptue entre James, Jena et elle même, réunion qui lui a laissé un bon goût amer dans la bouche en voyant le comportant de la blonde, Melody est restée un peu plus longtemps dans le salon en premier puis dans la cuisine. En effet malgré ce tendre et agréable discours entre les trois, la chasseresse avait un lapin a préparer, tué du matin même en compagnie de Croc-Blanc, elle ne pouvait pas le laisser ainsi même s'il était déjà dépecé et vidé de ses organes. Le découpant donc et le préparant pour enfin le faire précuire afin qu'ils puissent tous manger un petit quelque chose au moins ce jour, enfin quand il sera cuit totalement disons que tel que, la brune s'assure que la viande ne subisse pas de dommage en attendant. Ce travail terminé et le louveteau toujours dans les parages, elle repart dehors allant droit sur le camping-car pour y trouver son frère à moins qu'il ne se cache ailleurs mais de toute manière elle fini par le trouver. Lui confiant alors le fait qu'il va y avoir une réunion tous ensemble, sans savoir d'ailleurs si James lui a parlé avant elle ou non, se gardant bien de lui parler de la conversation entre les trois pour ne pas qu'il s'inquiète ou qu'il parte avec des a priori même si ce n'est pas le genre de Matt que cela. Mais après tout, Melody est bien entrain de changer depuis ce réveil donc pourquoi pas son frère chéri. La seule chose que Matt aura pu sentir, c'est que sa soeur a besoin de lui près d'elle d'une manière ou d'une autre.

Ce n'est que sur les coups de neuf heures ou un peu avant que la chasseresse repart dans la maison pour gagner le salon, visiblement James et Liz ne la devancent que de quelques instants. Laissant le toubib puis les autres, à mesure qu'ils arrivent, s'installer où bon leur semble, elle se calera aux côtés de son aîné, de toute manière logiquement cela devrait finir que tout le monde puisse voir tout le monde donc la place importe peu. Laissant James tenir son petit discours, le ton détaché du médecin ne prenant pas avec elle d'autant plus quand il parle de Matthew, de quel droit ose t-il parler de l'aîné Jefferson ainsi ? D'autant plus que James n'était pas là le soir de l'école, tout comme il n'était pas le lendemain, il n'a rien vu, n'a assisté à rien du tout. Tout comme James n'a jamais eu de rapport particulier avec Matthew, celle qui connait le mieux le chasseur dans cette pièce c'est elle et personne d'autre.

Toujours est-il qu'elle laisse James faire son laïus sans l'interrompre, l'écoutant parler du Marchand et de ses hommes et encore le toubib n'est pas au courant pour Soulstrange, peut-être qu'Ivy ne lui en a pas parlé, tout comme elle n'a pas parlé de Samuel et de ce qu'il a fait, des doutes -et plus que cela- qu'elle a sur lui. Melody ne pouvant de toute manière pas se permettre de préciser les choses pour le moment, un jour peut-être ils sauront tout et ils comprendront alors leurs erreurs. Plissant les yeux quand il en vient à parler de Samuel et de forme de dictature, bien évidemment le James n'a pas trouvé cela tout seul, c'est pas mal de se servir de ce que les autres disent pour se faire bien voir alors que ça ne fait que peu de temps que la chasseresse l'a informé de comment Samuel les voit. Et encore le toubib n'est pas au courant de ce qu'il s'est passé avec Adam.

Laissant encore et toujours James parler jusqu'à ce qu'il ne termine sur ces premières constatations, il n'a pas encore parlé du fait qu'il veut se casser du groupe et à vrai dire Melody hésite à prendre le relais et en parler elle. Finissant par ne pas le faire, c'est à James d'annoncer cela pas à elle, à moins que Jena ne s'en mêle et ne le fasse, la brune reste du coup à observer tour à tour chaque personne présente pour voir les différentes réactions à ceci. Surtout que cela fait déjà un gros bout à avaler d'un seul coup et il convient totalement de voir et d'écouter les autres également, c'est bien beau de dire qu'ils font ça à trois mais oui tout le monde est concerné donc. Et puis il y a de grandes chances que des reproches lui tombent encore sur le dos donc autant les entendre pour les assimiler et enfin y répondre de la meilleure manière possible.

Et finalement tout en restant silencieuse, elle aura quand même acquiescé d'un signe de tête au tout début du discours de James quant il l'a mentionnée, histoire de signifier à tout le monde qu'elle est bel et bien au courant et qu'elle "soutient" James dans sa démarche même si dans les faits c'est plutôt le contraire.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Jeu 28 Juil - 19:26
L’heure de la réunion annoncée par James était enfin venue, et ce n’était pas peu dire que malgré mon désir de remettre les choses à plat au sein de ce campement, j’en redoutais quelque part la teneur et les réactions que pouvaient avoir certains des autres survivants. Après tout, je n’en connaissais que très peu et n’avaient pu saisir de certains d’entre eux que de grandes lignes de caractère ; et encore, j’exagérais sûrement l’idée.

Retournant à l’intérieur de la maison après avoir passé un moment à profiter de la fraîcheur matinale, j’avais regagné le salon, découvrant James et Elizabeth d’ores et déjà présents à proximité du bar, ainsi que Melody et son discret aîné. Je saluais Matt puis la compagne du médecin d’un discret signe de la tête, par simple politesse là encore, sachant pertinemment que nous étions bien loin d’entretenir une relation complice ou amicale. De la plus pure neutralité, bien que les choses risquaient de changer sous peu. En positif ou négatif, cela dépendrait de ce qui allait se dire, se construire ou se détruire ici. Mais j’avais néanmoins une profonde conviction quant à cette journée et la réunion qui en marquait le début : elle serait à graver d’une pierre blanche sur le calendrier de notre communauté et son avenir.

En ce qui me concernait, j’avais déjà pris la décision de soutenir James au détriment de Melody. J’ignorais d’ailleurs comment la chasseresse avait ou allait digérer ce qui aurait pu paraître, me concernant, un choix parfaitement illogique, à l’encontre même de l’image et de la relation que nous avions affichées et entretenues au cours des deux mois écoulés. Mais je devais bien reconnaître qu’à l’instant présent, sans m’en moquer ou déconsidérer cela, je n’avais ni le temps, ni le désir de lui expliquer les mécaniques et les subtilités d’une décision qui s’avérait parfaitement sensée, tant sur le plan politique que social et humain, à condition que l’on sache toucher sa bille dans ces domaines. Peut-être aurions-nous cette discussion plus tard, pour peu qu’elle n’aille pas se braquer dans son coin et ses idées.

Traversant le salon, j’allais me poster non loin de James, m’adossant au mur qui séparait le coin salon/cuisine du garde-manger, face à l’extrémité du bar. Suffisamment proche du médecin pour matérialiser le soutien que je comptais lui apporter, mais pas suffisamment pour que cela se devine au premier coup d’oeil d’un autre survivant qui ignorait encore tout de ce qui allait se dire et se faire ici ; et éviter de fait que’une rupture ne se créé entre orateur et auditoire. Maintenir une image de cohésion, d’unité - toute fausses et inexistantes pouvaient-elles être - et d’égalité entre chaque membre du groupe, bien que factuellement, l’expérience et l’ancienneté des premiers “Jeffersoniens”, James comme Melody et Elizabeth, leur offraient un avantage indéniable et des arguments de poids dans la balance justicière qui se dressait à l’encontre de Samuel. J’avais passé les quelques minutes suivantes, à attendre l’arrivée des autres survivants conviés à cette “table ronde”, dans une posture affichant une certaine détente contrastant avec la tension intérieure qui m’avait gagné et un silence absolu, laissant mon regard azuré vagabonder entre James, Elizabeth et la fratrie Campbell ; ceux qui entraient dans les lieux que je saluais ou resaluais de discrets signes de tête ou gestes de la main.

Une question restait cependant sans réponse pour l’instant, maintenant un suspens qui pourrait soit en dire long, soit remettre en cause la finalité de cette démarche : Samuel aurait-il la décence ou le courage de venir assister à sa propre éviction, lever les soupçons que Melody avait soulevé à son encontre et assumer ses failles devant tous ; ou renforcerait-il par son absence l’impact des mots et des idées que James allait prononcer. J’étais bien curieuse de le découvrir, et attendait les prochaines minutes avec une certaine impatience.

Puis le médecin finit par prendre la parole, une fois que tous les intéressés semblèrent être présents. Le salon paraissait bien petit face aux nombreuses têtes présentes, et certains semblaient manquer à l’appel ou se voulaient retardataires. J’écoutais avec attention ses mots de bout en bout, légèrement sans surprise quant au contenu, mais décelant malgré tout chez le barbu un potentiel et un charisme brut non-négligeable. Presque amusée, bien que je n’en laissais rien paraître sur mon faciès, je n’avais presque aucun mal à voir les qualités et les défauts que son discours et son attitude laissaient paraître. Paradoxalement, il aurait fait un excellent orateur comme un exécrable politicien. Trop franc, trop sincère et bien trop intéressé par le bien commun, ce qui pouvait expliquer le rôle qu’il tenait et la profession médicale qu’il avait exercé par le passé ; ou être expliquer par celle-ci.

Sûrement la raison pour laquelle il avait tenu, lors de notre discussion précédente, à se proposer d’être suivi par ceux qui le désiraient, là où bien des hommes auraient fait le choix de s’inquiéter du sort de ceux qui leur étaient chers, de ceux qui étaient précieux. Là où j’aurais moi-même fait ce choix. Raison pour laquelle je refusais de me proposer à prendre la place de Samuel et assumer des responsabilités, prendre des décisions et faire des choix qu’ils étaient - selon ce que j’en estimais - bien loin d’être prêts à entendre et à tolérer. Des principes de survie et des jugements que j’avais acquis par la douleur et l’expérience déjà trop longue de ce monde de merde que James sauraient me faire réviser et assouplir par son attitude ; tout comme il pouvait être possible pour moi de le mettre en garde contre les dangers induits par un excès de charité ou d’humanité. Une drôle de relation qui se dessinait à mes prunelles et mon esprit, qui promettait probablement de nombreux désaccords et autant de remises en cause l’un envers l’autre, des confrontations et des discussions tendues, comme avait pu l’être celle de ce matin ; mais qui sauraient nous assurer au final de prendre de meilleures décisions. Une relation que Melody et moi n’aurions jamais tant nous nous retrouvions en accord sur certaines considérations et partagions certains traits de caractères qui ne pouvaient faire bon ménage une fois confrontés.

Ma décision était prise, restait à découvrir quelles seraient les réactions, les avis et les décisions de chacun désormais ; et quels seront les impacts de leurs choix sur les pièces de mon échiquier mental.

Matt Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 28 Juil - 23:12
Coup sur coup, l’archéologue avait d’abord vu un James venir frapper à la porte du camping-car pour venir le trouver et lui exposer quelques mots à propos d’une réunion. Quand il fut fait mention de sa soeur comme participante à une discussion précédente, il ne masqua pas son étonnement de ne pas l’avoir appris de la bouche de sa cadette en premier lieu. Matt s’était simplement contenté d’acquiescer et promettre sa présence à James avant de s’en retourner à ses occupations matinales, à savoir lire, chercher à retrouver son savoir, ses connaissances et ses automatismes de son avant-mort, bien en vain quelque part. Toute une semaine s’était écoulée sans qu’il ne parvienne réellement à retrouver ses aisances de réflexion et sa perspicacité d’antan. Un constat qui lui avait porté un large coup au moral, d’autant plus lorsqu’il voyait sa sœur, non sans ressentir un certain plaisir à cela malgré tout, devenue bien plus indépendante et combative face à l’adversité de ce monde.

C’était comme si la mort, pour son seul amusement, s’était jouée d’eux et avait inversé les rôles. Le sociable et pédadogue professeur se refermant face à un monde dont il ne parvenait pas encore à déchiffrer le langage, et sa soeur s’ouvrant à d’autres de ses congénères jusqu’à prendre la co-direction d’un groupe d’individus. Des morts-vivants, une véritable vie après la mort et des caractères qui s’opposaient. Décidément, ce monde se mettait vraiment à tourner à l’envers. Il n’aurait plus manqué que le soleil se lève à l’ouest pour parfaire la métaphore créée dans l’esprit de l’aîné Campbell.

Puis ce fut au tour de sa sœur de venir le trouver et lui annoncer la tenue de cette réunion, peu de temps après James finalement. Mais à son étonnement, une nouvelle fois, elle ne lui en dit pas plus que cela à ce propos, ne précisant en rien qu’elle avait pu être la teneur de la discussion qu’elle avait antérieurement eue avec James et Jena. La nouvelle tombait, presque de nulle part pour Matthew. Il en restait même perplexe que Samuel comme Melody, les deux chefs attitrés ne soient pas les instigateurs ou du moins les porteurs de cette nouvelle, d’autant que si cette réunion devait parler de Samuel, il y avait de fortes chances que sa sœur soit plus impliquée que n’importe lequel d’entre eux, lui le premier.

D’ailleurs, il n’avait pas manqué de remarquer une légère détresse chez sa cadette, même si elle ne lui en avait pas directement fait part. S’il avait perdu bien de ses aptitudes de réflexions et d’analyses, l’aîné Campbell n’en restait pas moins l’individu le plus calé à comprendre et décrypter les sentiments de sa soeur. De quelques mots, une main simplement posée sur l’épaule en guise de soutien, il lui avait fait la même promesse que celle qu’il avait donnée à James, avec des implications bien différentes. Une même forme pour un fond radicalement différent.


“Je serais là Mel’.”

Il avait parlé d’une voix douce et affirmée, désireux de clairement lui faire comprendre qu’elle aurait de lui tout le soutien qu’elle pouvait attendre de sa part, quel que soit le contenu de la réunion et ce qu’il en ressortirait. Il serait là, dans le rôle qu’il avait toujours su tenir à la perfection, quand il se trouvait là.

***

Matt s’était installé aux côtés de sa sœur dans le salon, ayant pris la peine de saluer chacun des autres membres du groupe qui se seraient joints à l’invitation de James. Assez peu bavard, l’aîné Campbell demeurait bien plus attentif et expectatif que participatif à tout cela. Il souhaitait tout d’abord s’imprégner des mots, de l’ambiance, comprendre les tenants et les aboutissants de la situation avant de risquer la moindre réflexion ou de se prononcer. Mais plus le discours de James avançait, plus il sentait que la situation du groupe se trouvait sur le point de basculer dangereusement vers l’inconnu.

Lentement, il porta ses émeraudes pensives sur le visage de sa sœur, gardant malgré tout son attention tournée vers les mots du médecin qui n’en finissant de résumer l’historique de ce groupe au destin exceptionnel. Son regard embrassa l’assemblée et il s’étonna de constater que seuls deux d’entre eux n’avaient rien vécu de cette inexplicable résurrection. Pour autant, il pouvait constater que si chacun avait pu jouir d’une seconde chance, les complots, les histoires de chefs et d’accusations de tous les torts n’avaient pas fait peau neuve. Quelques éléments dans le discours de James le tracassaient assez profondément, tout particulièrement la remise en cause ouverte d’un homme qui n’était même pas là pour se défendre et faire entendre sa voix. Matt alla même jusqu’à se demander si James avait eu la délicatesse d’aller trouver ce dernier pour l’informer de la tenue de cette réunion.

Car s’il ne jouissait d’aucune réelle place au sein du groupe, n’avait rien fait pour se mettre en avant ni justifier sa présence et n’était là que depuis une petite semaine finalement, il avait su faire un rapide calcul et topo de la situation. Samuel dirigeait de fait ce groupe, et Melody partageait cette tâche avec lui. Cracher sur l’homme, c’était cracher sur sa sœur de manière égale ; et tout le bon sens du monde, les arguments les plus solides ne sauraient trouver grâce à ses yeux s’il s’agissait de s’en prendre à la seule famille qui lui restait désormais, à la raison-même de son périple au-travers de la moitié de l’état et ce malgré sa fin tragique.

Aussi, à la fin du discours introductif de James, Matt se risqua-t-il, peut-être le premier, à faire entendre sa voix, et ses doutes qu’il estimait aussi légitimes que ne pouvait l’être la remise en question de ce et ceux qui avaient fait ce que ce campement été, dans son existence comme dans sa situation catastrophique. Dans un geste presque enfantin, digne des bancs d’écoles mais qui avait toujours su faire ses preuves pour capter l’attention, Matt leva la main à l’attention du médecin puis, lorsqu’il aurait obtenu celle-ci, aurait commencé à parler d’un ton calme et posé, désireux de rester pédagogue et constructif ; de soulever les doutes qui l’assaillaient, un peu de la même manière qu’il avait l’habitude de s’adresser à ses étudiants par le passé.


“Je n’ai rien contre l’idée d’une réunion conjointe, à déballer sur la table les erreurs et les responsabilités des uns et des autres. Ici, nous nous apprêtons à relever Samuel de ses fonctions et le lyncher verbalement et en place publique, dira-t-on. Je n’en sais clairement pas assez sur la situation de ce campement, que l’on m’avait pourtant présenté bien différemment au sein de la ferme Wallace, comme quoi les illusions et les méprises sont légions concernant tout ceci ; mais je n’apprécie guère la manière dont les choses se présentent actuellement. Samuel n’a pas l’air d’être présent pour pouvoir s’expliquer et se défendre des torts dont on l’accable. Peut-être est-ce son choix, peut-être est-ce le vôtre. Je ne présumerai de rien là-dessus, ni de la bonne volonté des uns ou des autres.

S’il s’agit de remettre en cause la direction du groupe et du campement, d’en revoir le fonctionnement pour nous assurer un meilleur avenir, essayons de le faire sans pointer du doigt et accabler les deux seules personnes qui ont pris des risques, les responsabilités et fait preuve de courage pour assumer les rênes d’un groupe livré à lui-même, privé de son premier leader naturel que semblait être Matthew et sûrement alors privés de leurs aptitudes passées comme je me trouve encore l’être en ce moment. J’ignore ce qu’il en est, on en a été, mais je n’ai absolument pas eu le sentiment de subir une forme de dictature quelconque ici, et en perçois même plutôt l’inverse. Quant à savoir si une privation de libertés est moins préférable qu’un excès de ces mêmes libertés, je laisse le soin aux plus philosophes d’y songer.

Mais puisqu’on mentionne le comportement dictatorial dont Samuel aurait fait preuve, j’aimerais savoir comment doit-on considérer le fait d’être conviés à une réunion dont l’objet a d’ores et déjà été discuté un peu plus tôt, où des propositions vont être faites et dont vous prétendez déjà assumer les conséquences qu’elles auront avant même que nous n’ayons pu songer à nos propres choix, et sans que vous n’ayez eu la délicatesse préalable de collecter les ressentis et les avis des personnes que vous venez convier ; et apparemment sans même vous être posée la question de savoir si nous voulions de votre voix pour les porter.”

Adam West

Anonymous
Invité
Ven 29 Juil - 0:34
Cette semaine n'était vraiment pas du goût d'Adam car elle démarrait très mal. Il avait la dalle, une faim de tous les diables et dieu sait qu'il est gourmand. Voilà quelque chose qui s'était déjà dit et redit mais la décision du "chef" de ce putain de groupe l'avait mit de travers pour le mois à venir car en plus d'être un manque de respect caractérisé envers le Son of Chuck, c'était aussi d'une injustice absolue et si l'injustice était sa tasse de thé, il préférait en être l'auteur. Cassandra et lui en avaient bavé pour rapporter du matos - bon c'était faux mais dans l'idée ça pouvait l'être, ils avaient ramené de la bouffe et ce n'était pas la première fois pour Adam qui en avait déjà ramené lorsqu'il avait trouvé Eve dans l'ancien campement de cette bande d'inadaptés. On pouvait dire que de tous ici, il était celui qui avait amené le plus de quoi grailler et parmi ceux qui avaient amené le plus de bénéfices, et pourtant il avait été relégué sur la liste d'attente pour ce qui était de se nourrir, cela, après que le même chef soit venu tenter de lui souffler dans les bronches pour quelques armes qu'il avait prit quand d'autres s'étaient servis tout autant dans les stocks.

Ce Samuel était une vraie salope, il ne mâchait pas ses idées car elles étaient de sa pensée et il avait plus d'une fois eu l'envie de grimper dans sa chambre avec son flingue tout neuf pour lui coller une rafale de trois bastos dans son corps de crevette. Il était vraiment mal luné et quand ce toubib dont il n'avait pas retenu le nom s'était pointé, Adam en train de se faire des tractions torse nu sur la porte du petit bâtiment qui bordait la maison principale comme chaque matin depuis la semaine dernière, il était descendu de sa prise en le regardant de haut en bas, le souffle très perceptible du à l'effort, la sueur luisant sur son crâne et son front et le regard relativement perplexe. Ce type le dérangeait, c'était peu dire et surtout pour lui parler du groupe, un mot qui depuis quelques jours l'énervait au plus haut point car il n'y avait pas plus d'esprit de groupe dans ce ramassis de clochards que dans une horde de mange-couilles en errance.

Sur le principe, il l'aurait bien envoyé boulet, même s'il n'avait techniquement rien contre lui à part lui avoir prit sa bouffe également, il n'avait de toute façon jamais vraiment eu besoin d'une raison pour provoquer et dans le contexte, il enverrait chier n'importe qui, mais il se retint car le toubib avait parlé de Samuel et du campement, ce qui suggérait que tout ça allait bouger et ce serait peut-être l'occasion de poser ses burnes sur la table pour soit prendre part à la chose, soit foutre la merde quelque chose de bien par vengeance. Il resta alors silencieux et ne dit rien, pas un geste, qui puisse entendre qu'il soit pour ou contre, le laissant finir et partir en le suivant du regard quelques instants avant de souffler du nez d'irritation et retourner à ses tractions.

Une bonne demi-heure après, le voilà qui s'approchait de la maison, sa chemise aux manches déchirées qui avait remplacée la précédente de nouveau sur lui après qu'il se soit rafraîchi à l'eau, bagues aux doigts, boucle à l'oreille, jean, bottes, sa précieuse Eve la Tomahawkeuse à sa ceinture dont le manche s'orientait plutôt vers l'arrière pour ne pas le gêner et sa batte de baseball en métal en main qu'il avait posé sur l'épaule. Le reste était resté en haut, dans la chambre qu'il occupait avec sa poupée blonde très cochonne. En entrant à l'intérieur, il entendit assez rapidement qu'une voix s'élevait : le toubib commençait à remercier la présence des uns et des autres, ce qui suggérait qu'il était un poil en retard mais est-ce qu'on en avait vraiment quelque chose à faire ? Adam non. Il entra tout juste dans le salon, venant s'adosser à l'arche coté fenêtres de son épaule non-occupée en passant sa langue sur ses gencives lèvres fermées, écoutant le type barbu parler tandis que ses yeux se baladaient de-ci de-là pour voir qui était présent.

Il se souvint qu'il y avait de sacrées bonasses ici, ce qui était d'autant plus problématique qu'elles avaient beau être bonnes à baiser, les nanas question utilité on repassera. Quand le toubib eu terminé son laïus, entendant clairement que Samuel allait dégager fissa et que l'organisation de ce taudis serait revue, il ne fut pas spécialement contre, même s'il se demandait si ce mec savait au moins ce qu'il faisait à jouer avec le feu. Le meilleur restait en revanche à venir : voilà que le mec quasi-collé à miss cul-nombril, avec sa gueule de stagiaire-esclave dans une société de comptables bon à se faire martyriser par Dylan le fragile de la boite en mal de reconnaissance, venait ramener sa science en essayant de défendre sa nana dont le premier n'avait pas parlé, à moins qu'il ai raté un épisode dans sa réflexion et dégoulinant de bons sentiments et d'indignation de manifestant hypocrite du dimanche. Adam le fixa longuement à parler, dressant les sourcils avec un air franchement étonné puis lâcha un audible rire aussi amusé que méprisant :

« Regardez-le s'offusquer le blanc-bec qui se colle à son plan cul. Le toubib a pas parlé de ta nana alors commence pas à ramener ton avis dont tout le monde se fout vu que t'es là depuis quatre jours et qu'à part te branler dans ton camping-car, on t'as pas vu foutre grand chose. Votre Samuel là... » Poursuivait-il en passant le regard à James quelques instants avant de revenir à Matt et Melody, son ton grimpant en fermeté et en énervement assez vite contre Matt. « On l'a pas vu faire quoi que ce soit ici à part couiner sur des histoires illégitimes de registre ou se faire le plaisir de décider qui bouffe et qui bouffe pas, en privilégiant les petits copains évidemment tandis que nous, les plus récemment arrivés on se paie la dalle malgré qu'on ai ramené bien plus de boites que les autres. Après tout il tente de garder les plus anciens dans la poche. Quoi que le petit brun court sur pattes qui ouvre sa gueule a été nourri, vu comme il est collé au petit cul de sa pute et comme il s'indigne d'entendre que Samuel est aussi bon chef que je suis bon couturier, ça m'étonnerait pas que tu lui ais goulûment sucé la queue dans ton camping-car avant de prendre la "chef en second" en levrette pour t'assurer d'avoir ta part à bouffer des boites, alors que t'as rien glandé pendant qu'on se tapait tout le boulot. Soit gentil, ferme ta gueule et retourne pioncer histoire qu'on voit pas ta tronche de transsexuel, ça t'évitera de te faire démonter. »

Il revint finalement à James en plissant les lèvres et le nez conjointement un instant pour se calmer un peu, avant de balancer de but en blanc, si ce n'était pas déjà fait et sans aucun filtre linguistique, le reste de sa pensée :

« T'es bien mignon de nous dire que Samuel est un raté, on le savait déjà, même nous le paquet de roues de rechange au carrosse déglingué, on est aussi au courant pour l'autre taré qui veut notre peau et je dis pas que l'idée me plaît mais qu'on veuille nous avoir ça n'a rien d'étonnant, ça marche comme ça maintenant. Reste à savoir ce que tu proposes concrètement mon gars, alors tourne pas trop autour du pot et va droit au but. »

Il avait été extrêmement brutal dans ses mots et particulièrement cinglant, ne cherchant pas à cacher son mauvais caractère - plus mauvais que d'habitude encore tout du moins, pour toutes les raisons citées et le fait qu'il avait décidé d'avoir dans le nez le petit privilégié à qui l'on avait servi la gamelle de conserves qu'il avait lui-même ramené. Celui-là aurait vraiment du la fermer.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Ven 29 Juil - 13:56
S'il y en a bien un qui se fiche de tout ce qu'il peut se passer dans le campement c'est bien Mark, tant qu'il peut manger à sa faim ou presque, couver les damoiselles du regard et que le Samuel ne tente pas de le virer du campement, tout va pour le mieux pour lui. Et la plupart du temps les autres ne s'occupent même pas de lui et cela lui va très bien, il fait ce qu'il a à faire pendant ce temps là et au moins il parvient à tenir muselées ses pulsions même si elles sont de plus en plus violentes à mesure que les jours passent. Mais cela est une autre histoire. L'ex mineur est comme à son habitude tranquillement dans son coin, se tenant à genoux derrière la maison près du vieux puits il est entrain de prier quand il entend quelqu'un arriver et commencer à lui parler. Un homme, il se redresse et lui fait face pour découvrir le chien de garde humain de la belle brune. L'écoutant il grommelle un "Ok" avant de retourner à ses prières matinales se demandant bien pourquoi sa présence serait indispensable mais néanmoins Mark se retrouve vaguement intrigué par les faits.

À neuf heures tapantes ou peut-être même un poil après, Mark débarque dans le salon ne se donnant même pas la peine de relever ses lunettes de soudeur pour les mettre sur son crane. Il voit bien assez clair comme ça et puis mieux vaut que son regard soit dissimulé surtout en voyant les donzelles présentes dans la pièce. Partant s'adosser au mur du salon, le mur qui fait séparation entre le garde manger et le salon pour être précis, il croise les bras et attend donc la suite des événements. La seule chose l'intéressant étant de savoir pourquoi il est présent, brièvement il regarde tous les présents un par un avant de reporter son regard vers James qui prend la parole et commence un discours. Rien de nouveau au paradis, l'histoire de Matthew il l'a déjà entendu tout comme celle du Marchand et de ses sbires, il sait déjà tout ça et les pseudos résurrection de tous. Pseudos oui puisque à part sa petite hallucination qui elle porte la marque du Tout Puissant sur son avant-bras, les autres n'ont rien eux du moins à sa connaissance.

"Et blablablabla tout ça pour ça, sérieusement dude tu fais chier tout le monde pour des choses qu'on sait déjà...Ah peut-être pas enfin de compte."

Interrompu dans ses pensées en entendant le barbu aborder la question de Samuel et là oui cela l'intéresse et pas qu'un peu surtout le passage concernant une forme d'ordre dictatorial. Ah ça il peut en témoigner le Mark que c'est bien le cas alors qu'il a été prit à parti plus d'une fois par la crevette se la jouant chef mais pour le moment il se garde ses idées pour lui même, attendant de voir comment les gens vont réagir. Et cela ne tarde pas à arriver, l'ex mineur se retrouvant profondément agacé par l'intervention du grand machin brun frère de la petite brune, au moins autant agacé que lorsqu'une mouche vient tourner autour de ses oreilles. La vraie bonne surprise de la réunion venant juste après avec la réaction de l'autre grand machin à moitié dégarni qui dormait dans le dressing avec lui au départ et qui dort maintenant dans une chambre avec la petite blonde. Imperceptiblement Mark se redresse de son appui et ses lèvres viennent s'étirer pour un fin et rapide sourire qui tient plus du rictus narquois d'un prédateur que d'un vrai sourire.

Fugace sourire que personne ne devrait avoir remarqué avant que l'homme ne retrouve son sérieux et son détachement habituel même si oui il s'amuse d'entendre les paroles de l'autre. Franchement le Adam est bien plus proche de Mark que tous les autres question niveau social du moins en l'écoutant débiter ses injures à la vitesse de l'éclair, cela lui fait penser cela. Bien que l'ex mineur n'a jamais vraiment eu recours à ce genre de langage cru hormis dans un bar un soir de cuite et encore cela quand il était mécanicien pas depuis sa reconversion et pas depuis cet Armageddon. Amusant oui s'il ne va pas chercher plus loin parce que si Mark remonte dans le passé, c'est tout à fait le genre de paroles que son paternel pouvait sortir à tout le monde et n'importe qui. En tout cas cette réunion promet d'être intéressante au final.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 29 Juil - 15:55
C’était en compagnie du médecin qu’Elizabeth avait fait son arrivé dans le salon, après être resté de très longues minutes avec lui dans la chambre qu’ils partageaient ensemble depuis plusieurs semaines maintenant. Une chambre qui avait connu à de nombreuses reprises l’expression de leur sentiment partagé mais qui pour l’heure, avait laissé dans son atmosphère les vestiges d'une discussion lourde autant psychologiquement que moralement. Il avait été question de doute et de soutien, d’échange d’idées et d’avis, de réconfort  et de conseil, avant que l’heure de la réunion ne sonne et qu’ensemble, déterminés dans leur choix, ils finissaient par rejoindre le rez-de-chaussée.

James avait adopté son emplacement le premier, afin de se donner une position d’orateur assez centralisé, et parce en tant qu’instigateur, elle l’avait tout simplement suivit dans son choix, se permettant pour sa part de se hisser sur le bar pour s’y asseoir. C’était une manière suffisante pour trouver repos – et elle espérait que personne ne prenne mal une posture qui pourrait paraître un peu trop décontracté – mais qui était essentiel pour épargner complètement sa jambe. Elle était guéri, certes, mais certaines zones fragiles demandaient toutefois une vigilance supplémentaire. Elle-même avait encore du mal à croire qu’en une semaine seulement, sa jambe cassée avait été réparée, et que de potentiel décédée, elle se sentait aujourd'hui comme neuve.  
Les mains liées posées sur ses genoux, elle attendit ainsi près de son compagnon, que le reste des membres du groupe n’arrivent. Un à un, ils se présentèrent, et elle s’appliqua à observer les moindre détails des visages que chacun laissait lisible, et tous étaient aussi intéressant à lire. Intérieurement, elle se félicitait d’ailleurs d’avoir su retrouver une bon part de ses intuitions d’antant, de parvenir enfin à remarquer quelques signes faciales pour le moins très révélateurs. De sa tour d’observation, elle avait une assez bonne vue d’ensemble, car si tous se regroupaient autours du médecin – ou presque – sa proximité lui laissait libre champs à l’exercice de ses talents.

En silence, elle aura simplement salué chacun d’entre eux, qu’importait qu’ils aient prêté attention à sa présence ou non, jusqu’à ce que le glas de cette assemblée ne résonne sous l’amorce de son guide. Attentive, son regard se porta vers l’orateur, jetant à quelques occasions seulement, un coup d’œil à tous et toutes. Il était amusant parfois de remarquer les tics nerveux trahissant quelques pensées. Elle était convaincue, et il fallait être assez idiot pour ne pas l’avoir sentit – que cette discussion aurait du mal à garder un ton tout à fait cordiale et des propos justes et censés du début à la fin. Elle ne connaissait pas tout le monde, loin s’en fallait, mais elle s’avait pertinemment que certains caractères se démarqueraient rapidement d’autres, plus effacés. Mais finalement, les premiers reproches vinrent plus rapidement que pensés.

Elizabeth prit une longue inspiration en écoutant celui qui n’avait pas même pris la peine de se présenter mais que tout le monde connaissait, étrangement. Grand, brun, yeux vert, plutôt bel homme, réflexion d’une moule. C’était en tout cas cette dernière définition qui sauta à l’esprit de l’ex-psychologue, tandis qu’il continuait de déblatérer un flot d’avis plus bancal les uns que les autres. Les lèvres pincées, elle inspira longuement avant de tenter d'y répondre assez vivement mais elle fut prise de court par les propos disgracieux d’un autre membre de l’assemblé qui, si la forme n’était pas bien présente, relevait un fond de pensée assez identique à ce qu’elle allait suggérer… éloquence en moins. D’un côté, elle était assez soulagé que quelqu’un d’autre ai pris la peine de relever ces écarts et surtout de la manière dont cela avait été fait. La plupart du temps, lorsqu’on prenait des pincettes à expliquer un problème, on arrivait toujours au constat que les bons discours n’étaient jamais rendu à leur juste valeur et qu’il valait mieux parfois rentrer dedans d’un coup sec pour que ça reste bien à l’esprit. Ça n’avait rien à voir avec sa manière de faire, plus tempérée et impartiale, mais elle devait l’avouer, elle était plutôt heureuse de ce coup de pied au cul bien placé qu'elle n'aurait pu donner elle-même.

Malgré tout, ce n’était pas le silence qui aura ponctué l’herbe qu’elle venait de se faire couper sous le pieds, et profitant de cette réponse bien mérité, elle enchaîna sur un ton assez calme, bien que haut et intelligible.

« Faut-il vraiment rappeler qu’il ne s’agit pas d’un procès ? Il n’y a ni jugement, ni sanction autre que celle d’arriver à un consensus pour assurer notre survie, à tous. Il ne s’agit que de nous, collectivement, et surtout individuellement, pour notre survie, la vôtre et celle de ceux que vous aimez. Oubliez la république, la démocratie, le fédéralisme, la société est parti en fumée, il est temps de s’en rendre compte. Certains ont pu jouir de traitement de faveur au détriment de beaucoup d’autres imposés ou volontaires, ceux-là ont intérêt à se réveiller vite fait et se rendre compte, car il en va de leur vie, que le seul droit qu’ils peuvent aujourd’hui revendiquer c’est celui de se battre, pour manger, pour vivre. Il n’est pas question de parler d’autre chose que de solution.  

Quant à Melody, elle n’a pas été remise en cause, à aucun moment, et il n’y a aucune implication à lui donner sur les faits cités. Nous sommes là, tous ensemble, pour nous, pour demain et les jours qui suivront. Point. »


Ses propos, donnés sans faillir, et avec insistance sur certains mots, ou fin de phrase, relevaient en eux-mêmes son implication tacite à ce sujet. Certes, elle avait été une protagoniste discrète jusqu’à présente, mais cela ne signifiait pas qu’elle avait été absente. Sa main s’était relevée instinctivement pour porter les mots et la voix de ses paroles, et une fois fini, elle reposa cette dernière sur le haut de sa cuisse, le regard toujours intéressés par les réactions qu’elle pouvait lire sur les visages qui lui faisaient face.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Sam 30 Juil - 12:17
Je n’avais pas masqué mon étonnement de voir James débarquer de bon matin non loin du petit bâtiment où je me retrouvais fourrée la plupart du temps désormais, bien que je m’y trouvais de moins en moins seule en réalité, avec les tractions matinales d’un Adam contre la porte d’entrée. J’avais, bien malgré moi, laissé l'homme s’entraîner et embaumer les lieux de ses effluves de mâle testostéroné et suant pour aller m’occuper de la Chrysler garée dans la cour et jeter un oeil à l’état de ses niveaux et de ses pièces d’usure ; et c’était donc livrée à cette occupation qui en valait une autre que le chirurgien avait pu me trouver pour me transmettre son message.

Relevant le nez du moteur, les doigts et les ongles noircis de cambouis, j’assurais à James d’être présente de quelques mots doux et sympathiques, gardant pour moi et pour cette fameuse réunion les nombreuses questions qu’avaient suscitées les quelques mots du médecin. Savoir que Melody, Jena et lui avaient eu une discussion à propos de Samuel et du groupe, des derniers évènements, n’était pas sans me faire froncer les sourcils de profondes réflexions. Est-ce que la chasseresse avait parlé de ce qui s’était produit la semaine dernière avec le Vagabond ? James et les autres avaient-ils eu vent du marché que j’avais dû conclure avec cet étrange individu ? Et de la présence de Matthew dans son giron ? Je l’ignorais, et tâcherais de le découvrir et assimiler ces nouveaux éléments avant de prendre une quelconque décision à ce propos. Après tout, il me restait encore bien des choses à éclaircir au sein du campement, à commencer par les rôles de Melody qui n’était pas si ignorante qu’elle voulait le faire croire ; et surtout, surtout de Samuel.

Mais le temps avait passé, et l’heure était venue de gagner le salon. J’avais abandonné la Chrysler et toute idée de mécanique sur la moto-cross pour ce matin et fait un crochet par la salle de bain afin de nettoyer au mieux mes paluches graisseuses avant de rejoindre un salon déjà convenablement peuplé des autres membres du campement. A mon arrivée, je surprenais les premiers mots de James qui introduisait le début de cette réunion par quelques remerciements, avant de poursuivre en entrant dans le vif du sujet.

Très rapidement, je constatais que rien dans ses propos ne me laissait supposer que la discussion préalable entre James et Melody avait abordé les sujets du Vagabond ou de Matthew. Ca parlait très clairement de Samuel, de ses erreurs et de ses échecs à mener notre petit groupe. Et pour cause… Selon mon propre point de vue, mes propres déductions longuement nourries de doutes, de rancoeurs et de reproches, Samuel avait au contraire brillé dans son rôle. Simplement, celui-ci ne concernait pas notre avenir ou notre bien-être, bien au contraire. Non… Il avait agi là comme le fils de pute de traître qu’il était et avait parfaitement su jouer son rôle comme se jouer de nous bien trop longtemps, et efficacement, avant de finir par disparaître des rangs.

Je bouillonnais intérieurement de retenir mes mots derrière mes lèvres closes et crispées, jetant des oeillades sur l’ensemble des protagonistes que je distinguais avec grande peine pour les plus éloignés, ; regards qui se voulaient malgré tout plus insistants à l’égard de Melody, car étrangement, on remettait en cause la direction désastreuse de ce campement sans jamais mentionner le nom de celle qui s’était auto-proclamée seconde de Samuel au lendemain de la mort de Calvin ; et ça n’était pas spécialement pour me plaire.

J’avais fini par prendre place sur un des accoudoirs du canapé, les bras serrés autour de ma poitrine, mes mains crispées sur les manches de ma chemise et ma jambe droite sautillant sur place très nerveusement à écouter James et la fin de son discours qui proposait de prendre une nouvelle fois et à nouveau notre destin en main, au détriment de Samuel. Si j’avais su tout cela avant, j’aurais peut-être fait la démarche de prendre le médecin en aparté et lui exposer quelques-uns des doutes qui m’habitaient. Ou encore parler à Elizabeth dont j’étais certaine d’avoir une oreille plus attentive.

Mais je n’avais guère le temps de me laisser aller à mes questions que le frangin de Melody, effacé et isolé jusqu’à lors de la vie du groupe prenait la parole. Et au fil de ses mots - mots d’un homme qui n’était parmi nous que depuis trop peu de temps pour juger de la situation avec le recul et l’objectivité nécessaires, sans parler de son lien fraternel qui n’allait clairement pas l’aider - je ressentais une colère de plus en plus grande grandir en moi. D’un côté, j’estimais injuste de lui tomber sur le coin du museau alors que je ne voyais dans ses mots que l’expression et l’aveu de son ignorance à propos de ce qui avait été notre vécu, et une bien maladroite tentative de défendre sa frangine. Comme quoi, lui et moi nous rejoignons sur cette même idée dans le fond : taper sur Samuel, c’était taper sur Melody, quand bien même elle n’avait pas été explicitement nommé par James. Peut-être parce que justement, et contrairement à Samuel, elle avait au moins le courage de faire face à ses erreurs et la volonté de changer les choses, face au groupe.

Quelque part, il y avait dans le discours de Matt un fond de vérité qui me parlait malgré tout. Nous étions à sa place quelques mois plus tôt, plongés malgré nous dans un monde qui avait radicalement changé durant notre inexplicable absence longue de nombreuses semaines. J’aurais presque pu éprouver compassion et empathie à sa naïveté si seulement ce même monde ne m’avait pas collé de grandes claques épaisses comme des annuaires de pragmatisme sur fond de souffrance et d’horreurs.

Le même genre de claque que celle qu’Adam balança par la suite, de son verbe extrêmement vulgaire mais qui ne manquait pas de réalisme. Le fond était là, bien que la forme et les insultes le desservaient largement selon moi, d’autant plus qu’il n’avait pas l’air d’avoir compris qui était Matt pour Melody. Mais les grandes lignes du schéma étaient esquissées désormais. L’inaction de Samuel couplée avec son injuste décision de distribuer la nourriture à ses plus anciens camarades, plutôt qu’aux méritants dont je ne faisais absolument pas partie d’ailleurs ; tout cela pesait très lourdement dans les esprits, et il n’aurait fallu qu’une étincelle pour que la situation ne dégénère encore plus.

Du peu que j’avais perçu du bonhomme, les propos fortement disgracieux d’Adam ne m’étonnaient pas vraiment, pas plus que sa manière de rentrer dans le lard de Matt, comme il avait pu le faire avec Jordan ou avec moi. D’ailleurs, je me faisais la remarque que je n’avais pas croisé le jeune homme depuis quelques jours déjà, à l’instar de Samuel. Les deux étaient-ils liés au Marchand d’une façon ou d’une autre et avaient-ils foutu le camp après l’épisode désastreux du Vagabond ?

De nouveau je fronçais les sourcils, relevant la main droite pour venir me masser le front, puis les tempes des deux mains en fermant les yeux. Toutes ces questions, ces doutes qui m’assaillaient et promettaient de me rendre folle. Je sentais ma tension grimper en flèche, maintenue à fleur de peau, faire écho à celle ambiante, et il n’aura fallu que les mots d’Elizabeth, étonnamment durs dans le fond bien que la forme soit des plus posées, pour finalement faire craquer le barrage de mes émotions, de mes doutes, de mon insidieuse folie.

“Ni procès, ni jugement, ni sanction,” répétai-je de plus en plus audiblement de ma voix légèrement tremblante et cassée, ponctuée d’un court ricanement amer et moqueur avant de reprendre d’une voix plus tremblante encore. Il serait aisé de constater, pour ceux qui savaient le voir, que le masque de silence que j’avais arboré jusqu’à lors se fissurait, que mes doutes me submergeaient et que je craquais mentalement.

“Personnellement, j’trouve que Samuel est parfaitement compétent dans son rôle... Son rôle d’enculé de traître, de vendu à la solde du Marchand qui n’a su que nous affaiblir, nous diviser, se jouer de nous et nous faire nous monter les uns contre les autres avant d’se tirer comme un lâche quand il a senti l’étau des soupçons se resserrer sur lui face au Vagabond. Choisir de nourrir le frangin de Melody, de m’nourrir moi et rationner ceux qu’ont fait le job, les plus récemment arrivés, pour tenter de sauver sa tronche et les apparences… Nous faire nous accabler les uns les autres, tomber à bras raccourci sur Matt livré en pâture à nos ressentiments parce qu’il est justement le frère de Melody, encore tout mielleux de sa naïveté et de l’incompréhension de ce monde, du merdier dans lequel il a plongé malgré lui, comme nous avant lui.”

J’avais achevé ma phrase d’une très apparente colère, qui se voulait plus particulièrement nourrie des mots d’Adam bien qu’elle ne se dirigeait pas exclusivement contre lui ; et pouvait faire paraître mes mots, mon ton, comme la manifestation d’une folie dévorante plutôt qu’une réflexion plus poussée. Mais je savais ce que je disais, j’en avais l’intime conviction, celle qui me poussait à poursuivre.

“Cette même incompréhension qui nous a conduit à commettre bien des erreurs, à accorder notre confiance à Samuel qui a eu tout le loisir de se foutre de nous bien allègrement, jusqu’à ce que le Vagabond ne se pointe et ne menace de révéler sa trahison, sa véritable allégeance dissimulée jusqu’à présent sous un soit-disant masque d’incompétence. Quant à Melody…” Je braquais mon regard sur la chasseresse.

“...qu’il n’est pas question de remettre en cause dans tout ça. Mon cul oui. J’ignore ce que James, Jena et toi vous êtes dit ce matin, mais de ce que j’en comprends du discours de James, je constate que t’as pas encore déballé tout ton sac sur ce que tu sais vraiment, hein ? Sur le mystérieux acolyte du Vagabond qui s’occupe gracieusement de te soigner durant deux jours mais dont tu ne sais rien, ni le visage, ni le nom ; mais qui sait par contre te raconter ce qu’il m’est arrivé, comment je suis revenue à la vie entre les mains des hommes du Marchand et du Libérateur, sûrement entre autres choses.

Mais le soir où le Vagabond m’a sauvé, bien avant que lui et moi ne rejoignons le campement attaqué par les hommes du Marchand, il m’a très clairement dit le nom de celui qui l’accompagnait ce soir-là. Sûrement le même mec qui se trouvait derrière la lunette du fusil sniper la semaine dernière à nous tenir en joue… Et de mémoire, la seule autre fois où un sniper est venu prendre l’un d’entre nous pour cible, c’était Calvin. Et si sur le moment, j’ai cru comme tout le monde qu’il s’agissait-là d’un acte du Marchand ; le Libérateur m’a très clairement laissé sous-entendre que Calvin n’était pas des nôtres. Voilà qui a remis bien des choses en question, à commencer par l’allégeance de certains ici au-travers de leurs actes, Samuel le premier.”


Au fur et à mesure que je déballais mon propre sac, je sentais le poids de ma conscience s’apaiser, et mon ton devenir de plus en plus affirmé, la détresse de mon craquage se muant peu à peu en une conviction profonde, toujours sur fond d’une brûlante colère.

“Et toi, tu te tiens là, parmi nous, à ne pas te voir être remise en cause, ni impliquée dans cette putain de débâcle alors que tu te trouves être au moins aussi fautive que Samuel. D’une autre façon mais qui n’en reste pas moins abjecte, d’autant plus en agissant comme une salope à avoir voulu te jouer de moi et en me laissant me torturer l’esprit à essayer de démêler tout ça ; alors que tu possèdes sûrement plus de réponses que tu ne veuilles bien l’admettre. Alors avant même d’entendre des propositions et solutions de je-ne-sais-quelle nature sur notre avenir et celui du campement, de ce que t’as discuté avec James et Jena ce matin, t’attends quoi pour leur dire que l’homme qui t’a sauvé ce soir-là, le mystérieux acolyte et sniper qui accompagne le Vagabond et qui a probablement buté Calvin, n’est autre que Matthew Jefferson ?”

Kyle Collins

Anonymous
Invité
Sam 30 Juil - 20:05
Je traînais dans la salle de bain du rez-de-chaussée lorsque James toqua à la porte pour venir me parler. J’inspirais profondément tout en l’écoutant, me disant intérieurement qu’il était enfin temps que cette discussion se fasse. Personnellement, j’avais de plus en plus de doute sur l’avenir de ce groupe de personnes. Je n’avais pas vraiment l’âme ni la prétention de pouvoir prendre les choses en main, mais l’idée m’était passé plus d’une fois par la tête de prendre mes affaires et de simplement me casser d’ici.
Je passais la main sur ma barbe de plusieurs jours, frottant l’arrête de ma mâchoire jusqu’au menton du pouce et du majeur, acquiesçant à l’homme en guise de réponse avant qu’il ne me laisse à mes réflexion.

Lorsqu’il fut l’heure de la réunion, je me glissais dans le salon, rejoignant les trois ou quatre personnes qui s’étaient déjà rassemblées en attendant que cela ne commence. Il y avait Jena dans le fond, que je repérai immédiatement, la rejoignant tout en gardant une certaine distance avec elle, histoire de ne pas afficher une trop grand proximité, échangeant un bref regard escorté d’un sourire avant de me poser. Dos au mur, bras croisé contre ma poitrine, jambe droite fléchie le pied posé contre le mur derrière moi.
J’attendais en silence et avec impatience que ce que les trois fameuses personnes citées avaient à nous dire au sujet de notre avenir.

Je pouvais dire que je n’étais pas bien déçu des premiers mots, des premiers échanges qui fusèrent d’un côté comme de l’autre. Pour n’avoir été présent que peu de temps dans ces locaux, j’avais un peu de mal à suivre les accusations qui se firent et je préférais rester à la fois muet et immobile. Je n’avais pas de jugement particulier à apporter sur les uns ou les autres, à mille lieux de me douter de tout ce dont ils parlaient.
Les esprits s’échauffaient, c’était toujours ainsi lors de grand débat civil, et je préférais rester attentif non pas sur les mots mais sur les gestes. Ce qui me chagrinait le plus était les espèces de « révélations » dont je ne saisissais pas spécialement les tenants et aboutissants mais qui étaient symptomatique d’un certain malaise : aucun ne se faisait donc confiance ?

Je jetais un coup d’œil sur le médecin, puis sur Jena, guettant sa réaction à ce sujet.

Kaitlin Cooper

Anonymous
Invité
Sam 30 Juil - 21:43
J’étais dans le jardin en train de rassembler mes idées au calme lorsque James arriva vers moi pour m’avertir d’une réunion, décidée par lui et les autres « chefs » du camp. Je trouvais que c’était une bonne idée car ça allait surement nous permettre de mieux comprendre les problèmes du camp soulevés lors de notre arrivée entre Nelson et Jena. Je fis donc un signe de tête à James lui indiquant ma participation à 9h.
…..
Je suis donc présente dans le salon à l’heure dite. Naturellement, James entame la discussion en nous exposant le problème posé par le Marchand et l’inactivité de Samuel conjuguée à sa rigueur extrême. Sur ce point-là je ne pouvais qu’être d’accord puisqu’à cause de lui tous les nouveaux avaient été arbitrairement privés de nourriture peu importe qu’ils aient accomplis des choses utiles ou non. Cette décision m’avait d’ailleurs fait regretter d’avoir posé ma ration dans le garde-manger et d’être partie sans. De plus, ce chef de camp ne s'est jamais présenté à moi ou aux autres "nouveaux" pour ce que j'en sais, ce qui est quand même très grossier, même si notre arrivée n'était pas souhaitée par son groupe. Il se permet donc de nous priver de nourriture sans nous connaitre.

Je trouve Matt très confiant, il prend ainsi la parole pour exprimer franchement ce que tout le monde pense tout bas. C’est-à-dire que cette réunion entérine la nouvelle position de James comme chef avec deux bras droits que sont Melody et Jena.
Les discussions s’enchainent et les révélations aussi même si je ne comprends pas tout ce qui se passe. Cependant, les propos sur le Marchand m’inquiètent car il semble en vouloir à notre groupe. Suite aux paroles d’Ivy j’attends la réaction de Melody qui est directement visée.  Cela non sans une pointe de malice car je perçois une rivalité toute féminine entre elle.

Je suis néanmoins étonnée de la façon dont Matt est traité, ça montre surement une certaine animosité partagée envers Melody qui est sa sœur. Puisque Matt pour le moment n’a pas donné de fil à retordre au groupe à mon sens.
Je n’ose cependant pas prendre la parole pour le moment car je ne sais pas que dire n’ayant aucun recul et peu d’informations sur le Marchand et Samuel. J’attends pour le moment, la suite des événements et je me concentre pour mieux comprendre les enjeux ayant été conviée après tout.
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