Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial] Le salon (suite) - 25/03/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Camp Hope :: Vie de camp

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 31 Juil - 12:02
James n'en revenait pas, vraiment pas. Il savait qu'il y avait de nombreux conflits dans le groupe, mais il se rendait d'autant plus compte à quel point les choses étaient vraiment catastrophiques, profondément, quand tout s'enchaîna très vite. Matt fut le premier à répondre, venant défendre sans surprise sa soeur et comment lui jeter la pierre pour ça ? Il venait d'arriver, ne savait pas de quoi il parlait ni ce qu'il en était de tout et fatalement, bien que James n'ai pas cité Melody pour ne pas la mettre en porte-à-faux, le grand frère fit le lien et vint à la mettre sur le tapis pour faire barrage. Il n'y avait aucun doute sur le fait que cela mettrait Matt face aux pierres à jeter et il était le premier à trouver son discours bien prétentieux, déplacé et transformateur de ce que le chirurgien avait dit, cependant il ne s'attendait à ce qui s'en suivrait.

Ce type, Adam, à qui il n'avait encore jamais parlé ni n'avait vu en action, mais dont il s'était rapidement méfié à cause de son attitude et de sa dégaine, dit à Matt ses quatre vérités et il était vrai que le fond s'avérait juste, mais la forme, soit les propos ultra-agressifs et les insultes gratuites laissèrent James bouche-bée, qui relâcha ses mains de ses hanches en fronçant les soucils, entrouvrant la bouche pour rétorquer par sentiment d'injustice. Cependant il fut devancé par sa beauté d'ébène qui faisait entendre sa voix, ce qui lui fit plaisir car elle commençait à s'affirmer à son tour dans le groupe, donnant crédit aux propos - pour un certain pourcentage - d'Adam tout en sous-entendant clairement certaines dérives et attitudes hypocrites, pour autant elle se faisait la voix fataliste d'un monde nouveau qui ne pardonnait rien et ne donnait rien. Il ne pouvait qu'être en accord avec cela car il en pensait chaque mot également. L'entracte ne dura guère, puisque Ivy décidait d'y aller de son propre rentre-dedans extrêmement brut, non pas dans la forme cette fois, mais dans le fond. A mesure qu'elle parlait, James cru halluciner et vint porter les mains à son visage en appuyant le frottement de ses yeux avant de descendre à sa barbe puis cesser son geste en soupirant intelligiblement.

Que dire à tout ça ? C'était à la fois incroyablement triste et sidérant. Ivy avait déballé le fond de sa pensée accusatrice et de ses théories, mêlées de faits visiblement, qui rassemblaient les morceaux d'un puzzle dépeignant d'abord Samuel comme le traître qu'avait suggéré Melody la semaine passée, puis Melody comme une vile cachottière et véritable traîtresse tout autant, d'avoir vraisemblablement caché des choses graves au camp et à ses membres quant elle-même en accusait autrui. Il ne savait pas si ce que Ivy disait était vrai et cette dernière ne payait rien pour attendre car en terme de cachotteries, elle ne s'en sortait pas mieux mais quelque part, les propos de la jeune femme trouvaient tout de même cohérence avec ce que James avait pu voir ou entendre. De quoi répondre potentiellement à certaines de ses questions, l'existence de cet homme en noir apparu la semaine passée en premier lieu. La mort de Jordan et les circonstances liées, en second. Néanmoins une chose était certaine : il ne voulait rien démêler aujourd'hui, c'était trop.

« Ça suffit ! » Avait grondé James très sèchement, prit d'un vif sentiment de contrariété et de colère sous-jacente à tout ce qui venait d'être dit en quelques minutes, ses mains exécutant quelque geste instinctifs en accord à ses paroles. « Ça suffit, on arrête, maintenant. Tout ça est fou, triste et totalement sidérant. Bon sang, j'ai dis que la situation du groupe était catastrophique, mais je me suis trompé, il n'y a même pas de groupe, juste des individus qui ne se supportent plus et si c'est ça, ce mur nous n'allons pas y aller ensemble, nous allons plutôt fracasser le crâne de notre voisin contre avant de subir le même sort. C'est... »

Un lourd soupir s'échappa de ses lèvres tandis qu'il levait le visage au ciel, consterné de voir la discussion tourner au vinaigre avant même d'avoir commencée et de ce qui avait déjà été balancé en un temps record. Il revint à eux en lâchant de nouveau avec brutalité dans ses mots, mais d'un ton plus posé, ce qui suivit :

« Jordan est mort. » Il l'avait annoncé sans détour, passant le regard de l'un à l'autre des individus présents sans défaillir dans son regard fixateur. « La semaine dernière, lui et Melody ont quitté le camp, sans prévenir personne, il n'y avait pas d'opérateur-radio, pas de sentinelle, aucune possibilité de soutien en extérieur à cause de l'absence d'organisation. Ils sont partis, je n'en savais rien moi-même, jusqu'à ce que je retrouve Melody agenouillée et en pleurs dans la cour à hurler mon nom. Quand je suis descendu, elle m'a appris qu'ils avaient voulu explorer le secteur voisin, qu'ils étaient entrés dans une maison et que deux femmes, deux... folles, avaient attaqué Jordan et l'avait gravement blessé. Nous sommes partis, elle, moi et Elizabeth en Cadillac. Ce que j'ai vu et trouvé là-bas, c'était un véritable attroupement de dizaines et dizaines de rôdeurs de ce coin infesté, dans la maison où était censé se trouver Jordan. »

Il en vint à fermer les yeux, baissant la tête avec désolation, diminuant alors de fermeté dans sa voix car il ne parvenait à planquer les profonds regrets que cette histoire, la pensée pour ce qu'il avait fait et la perte du jeune homme, laissaient en lui depuis ce jour bien noir. Pour autant, il ne voulait pas se défaire de ses convictions dans ce moment et poursuivit clairement en regardant à nouveau l'assemblée :

« Il y en avait trop, nous n'étions pas assez nombreux, pas assez équipés, pas assez préparés, alors j'ai fais le seul choix qui me paraissait possible sans impliquer un suicide, j'ai fais demi-tour. Melody ne l'a pas supporté, elle s'est emportée dans la voiture et il y a eu un accident. Nous nous sommes réveillés plus tard, blessés et entourés de rôdeurs qui tentaient d'entrer dans la voiture, nous nous sommes défendus mais les choses commençaient à mal tourner et un homme est arrivé, tout en noir et bien armé. Il est venu, il a tué les rôdeurs et a parlé à Melody. Je ne sais pas ce qui a été dit, elle a soigneusement évité d'en parler mais j'ai eu l'impression qu'ils se connaissaient vu leurs attitudes, je ne l'ai pas revu après nous sommes partis nous mettre à l'abri avec Elizabeth plus mal en point que nous. On a failli y rester nous aussi et j'ai demandé à Melody de ne rien dire avant que cette discussion ait lieu, de ne vous le dire qu'une fois que les décisions auraient été prises afin de rester concentrés et d'éviter que ça ne détruise définitivement le groupe, mais visiblement ça n'était pas nécessaire. J'ai eu beaucoup de remords à avoir demandé ça et l'avoir tu jusqu'ici. Les remords n'avaient pas lieu d'être à vous entendre. »

Il redressa le dos et reposa ses mains sur ses hanches, plissant les coins des yeux en dressant les pommettes, prit d'une grimace d'irritation en regardant Matt.

« Je vais te dire, tu veux défendre ta soeur, c'est ton droit, mais juger la situation de ce camp ou interpréter mes propos en les déformant ne l'est pas, car c'est déplacé. Navré que cela te tombe dessus mais au-delà du fait que Samuel t'ait effectivement mis en mauvaise posture, tu n'es là que depuis une semaine à peine et tu ne t'es investi dans rien de ce camp, tu ne sais ni ce qu'il en est de la collecte des ressentis, des discussions que l'on a pu avoir, des faits concernant ce faux-groupe et moins encore de sa réalité. Alors ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit, j'ai été clair. Nous sommes ici pour prendre des décisions, pour trouver des solutions, maintenant plus d'un ici a sa part mais Samuel plus encore et Melody également, que cela te gêne c'est ton problème mais lorsque l'on choisi de diriger et d'être décideur, on s'expose à l'échec et la critique, ainsi va la vie. Il n'y a eu aucune prise de risque, aucun courage, aucun travail d'aucune sorte pour ce camp de la part de ses chefs, nous n'en serions pas là sinon. Tu es dans l'ignorance, navré encore et excuse mon audace mais je ne vois pas en quoi j'aurais trouvé intérêt à collecter ton ressenti fondé sur... rien. »

Il redoubla d'un soupir, par les narines cette fois, en posant les yeux sur Melody.

« Je ne sais pas si ce qu'Ivy dit est vrai, entre toi et elle, vous avez visiblement décidé de jouer solo en cachant des informations cruciales et en mettant le groupe en danger à cause de cela pour vous focaliser sur vos petites personnes, c'est grave, très grave et si tout est bien vrai, sur Matthew, sur Calvin, sur tes escapades... ça relève de l'égoïsme absolu et de la traîtrise envers les personnes de ce camp, envers leur sécurité et cela pour profiter à ceux qui nous veulent du mal. Et dire que tu n'as pas eu honte à te méfier ouvertement de nous tous... » Il tourna la tête vers Ivy, dépité et très déçu. « C'est la triste réalité, l'amitié, l'attachement, ça n'a d'importance que quand on en a besoin pour soi et visiblement, Elizabeth et moi avons bien moins d'importance que nous aurions pu l'imaginer. Mais je ne vais pas t'en vouloir, ça ne servirait pas à grand chose, je sais par contre à quoi m'en tenir maintenant. »

Il passa la langue sur ses lèvres, taisant le reste de ses pensées pour ne pas que les choses s'enveniment encore plus dans son esprit et rester concentré et lucide sur la discussion, ses enjeux majeurs et ce qu'elle représentait, achevant de poser ce qui devait l'être à ceux qui peut-être ne l'écouteraient pas, mais ça n'avait plus d'importance.

« Le monsieur à la grande gueule veut que l'on aille droit au but, allons-y, je vais vous dire ce que j'ai dis à Melody et Jena ce matin, on reprend. Ce camp est un désastre, il n'y a malheureusement rien à en récupérer tant il est bousillé à cause de tout ce qui a eu lieu. Ce Marchand a quelque chose contre nous et quoi que ce soit, s'il arrivait au camp avec ses hommes maintenant, nous n'aurions aucune chance, car il viendrait récupérer une bande de bras cassés sans aucune préparation ni coordination, nous sommes pratiquement sans défense. Samuel est censé être chef et Melody son second, ils n'ont pas rempli leurs fonctions alors ces fonctions ne sont plus les leurs, c'est avec le changement que nous pourrons nous en sortir et avoir une nouvelle chance de bâtir un avenir potable. Après, chacun a sa part de responsabilité à l'état du camp mais aussi sa part de devoir à rectifier les erreurs qui ont été commises. Alors autant repartir de zéro et c'est ce que je compte faire, en quittant cette maison. » Il marquait un temps, court pour ne pas traîner davantage en longueur et reprit.

« Je m'en vais car bâtir un nouveau camp sera moins pénible et moins laborieux que de réparer celui-ci. Cet endroit n'est pas fait pour accueillir un groupe de survivants. Je ne dis pas abandonner tout le monde ni tout ce que nous avons vécu au contraire, il s'agit de recommencer ailleurs dans Snyder et ses environs et si quiconque ici souhaite venir, vous serez les bienvenus. L'idéal serait que les membres de ce camp reforment deux groupes distincts pour calmer les tensions et travailler à édifier un nouveau foyer chacun de son coté tout en clarifiant une alliance nécessaire, réapprendre à oeuvrer ensemble dans une configuration plus adaptée.

J'ai la conviction et l'envie de fonder un camp mieux protégé, dans une atmosphère plus soudée, concrètement organisée, avec des buts clairs à court et long terme, une efficacité à nous entendre et à faire des compromis pour le groupe et un travail adéquat pour assurer la longévité de ce groupe, en mettant sur table d'office ce que chacun sait et souhaite faire. Que nous soyons deux, trois, plus, peu importe, il n'est plus question que l'on subisse et que l'on attende désespérément que les choses se fassent d'elles-même, que la moitié des nôtres reste affamés alors que l'on peut faire mieux que cela. C'est mon souhait, c'est ce que je vous souhaite, mais vous êtes seuls à décider pour vous-même. Ce que je vous demande, c'est de bien réfléchir à ce qui vient d'être dit, à votre bien mais aussi à celui du plus grand nombre, car ceux qui sont ici sont les seuls susceptibles de vous aider, la survie passe aussi par le fait d'adhérer à une communauté. Si nous venions à être tous isolés, en solitaire ou en duo, nous serons tués ça ne fait pas de doute. »

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Dim 31 Juil - 18:18
James le médecin attitré du groupe vient me trouver alors que je suis en haut dans la chambre que je partage avec Adam pour m'inviter à une réunion dont le contenu me reste inconnu, tout comme je ne comprend pas pourquoi il parle du chef du groupe. Bien sûr je ne pourrais nier que j'ai quelques rancunes envers ce Samuel a rationner ainsi certaines personnes et pas d'autres surtout que je fais parti des personnes privées de nourriture alors même que j'ai contribué à en ramener. Au péril de ma vie même je pourrais dire puisque la seule idée de poser un pied hors du campement est comme partir à l'inconnu en zone hautement hostile, enfin cela est ainsi pour ma part. Toujours est-il que des quelques mots qu'il m'adresse, ma présence est plus que souhaitée, bien soit j'irai à sa réunion même si n'ayant pas de montre je n'ai aucune idée de l'heure qu'il peut être.

L'interruption de cet homme ne m'empêche pas de me replonger dans mes pensées et dans les quelques mots que je griffonne sur des feuilles blanches trouvées dans la chambre, principalement des notes pour mettre noir sur blanc les différentes recherches qu'il faudrait que je puisse effectuer. Des éclats de voix finissant par me sortir de mes pensées, je peux reconnaître mon amant entrain de beugler et si je n'entends pas clairement ce qu'il peut dire, un petit quelque chose me laisse penser que ses paroles doivent encore une fois être fleuries de jurons en tout genre. Bon sang que je n'aime pas cela mais alors pas du tout. Mais surtout l'entendre me fait me dire que la réunion doit avoir débuté et qu'il n'aime pas ce qu'il s'est dit. Je rassemble mes quelques feuilles pour les poser sur la table de nuit au lieu de les laisser étalées sur mon lit avant de troquer le tee-shirt un peu trop large trouvé dans les stocks contre mon chemisier. Vérifiant ma tenue par pure coquetterie totalement inutile dans ce nouveau monde mais les réflexes ont la vie dure après tout. Terminant en remontant mes cheveux en chignon que je garde en place par le crayon que j'avais en main jusqu'à maintenant.

Sortant de la chambre et descendant l'escalier, je peux très vite apercevoir la silhouette massive d'Adam, ce qui a le chic pour me faire avoir un léger sourire s'effaçant rapidement. Je viens ensuite me glisser dans la pièce restant debout non loin de mon amant, ça parle, ça hurle même dans la pièce et sur le coup cela me déplait même si je ne prête pas attention à qui dit quoi. Non à la place mes yeux azur se posent sur Adam et je lui glisse tout bas :

- Ça va toi ?

Je n'attends pas spécialement de réponse de sa part, je peux voir qu'il va bien mais c'est pour le principe et qui sait peut-être avoir un résumé à sa manière des faits même s'il y a de fortes chances qu'il en profite pour lâcher des injures en le faisant. Après tout Adam est le seul avec lequel j'ai vraiment une affinité même si elle est particulière, les autres étant surtout resté muré dans leur silence.

Cela fait peut-être deux ou trois minutes que je suis là quand une voix masculine tonne un "ça suffit", ce qui me fait tourner la tête vers le salon et les autres présents c'est à dire à peu près tout le monde à quelques exceptions. Découvrant ainsi que c'est James qui mène la danse de cette réunion et cette fois j'écoute ce qu'il peut dire, apprenant la mort d'une personne du groupe que je ne me souviens pas avoir croisé d'ailleurs. Évidemment cette perte ne peut que m'attrister mais ce que le médecin dit ensuite me laisse perplexe et songeuse, visiblement ça se tire dans les pattes, ils auraient tous des secrets les uns pour les autres. Mais quelque chose dans son discours m'a fait tiquer et même si à mon habitude je reste discrète, je ne peux qu'intervenir sur cela. J'ai néanmoins la décence de le laisser terminer son discours, n'intervenant qu'après son annonce de départ et ses envies de refaire un campement ailleurs avec un gros "qui m'aime me suive".

- T'es bien gentil James mais si tu ne veux pas écouter nos ressentis et compagnie en tant que petits nouveaux arrivés depuis une semaine, à quoi bon nous demander de venir à ta réunion ? À quoi bon venir nous voir en nous disant que tu comptes sur nous ? Pour qu'on s'entende dire qu'on est dans l'ignorance et donc par là que nos avis ne sont pas importants ? Surtout que visiblement les décisions sont déjà prises à t'entendre.

Alors oui je ne suis là que depuis une semaine et pourtant je vais prendre une décision là maintenant et ça ne sera certainement pas celle de te suivre à l'aveugle ou de suivre un autre groupe hypothétique encore. Quoi qu'il fasse, je suivrais monsieur à la grande gueule, oui même en prenant la conversation en marche je sais de qui tu as parlé, parce que justement lui au moins a les couilles d'aller droit au but au lieu de tergiverser. Et que je sais pour l'avoir vu faire qu'Adam a la capacité de me protéger et sans doute de protéger d'autres personnes.


Et voilà que je me mets à copier Adam dans son langage mais au moins les choses sont dites de mon côté, cette décision est peut-être spontanée, trop même, peut-être que je la regretterai un de ces jours mais je n'aime pas du tout comment les choses viennent de tourner. Sans doute que peut-être moi aussi je ne comprend rien à ce qu'il se passe vraiment mais tout ce que j'ai entendu ne me donne pas envie de vraiment comprendre les faits. Tout ceci me dépasse au plus haut point comment peuvent-ils se tirer dans les pattes les uns, les autres et s'accuser de tromperies, de mensonges alors que s'ils veulent vraiment faire table rase ils s'y prennent mal. De ma vision des choses bien entendues.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 1 Aoû - 19:34
Elle qui avait décidé de rester la plus silencieuse et surtout sans réactions possible déchante très vite, non pas quand son frère intervient en montrant qu'effectivement il ne sait pas tout mais cela est sa faute à elle, elle a voulu le protéger de beaucoup de choses et donc ne lui en pas trop dit. Enfin si elle a raconté à Matt ce qu'il y a eu avec le Vagabond, elle lui a raconté la mort de Jordan et l'accident qui a suivi il n'y a qu'une chose dont elle ne peut pas lui parler tout court. Néanmoins il a raison sur un point Samuel peut renvoyer l'image du mac super laxiste et non du dictateur qu'il est en réalité quant on a assisté à certaines choses. Même si d'un certain côté Melody se serait passé de l'intervention de son frère, elle ne peut que l'en remercier grandement, toujours là quand elle a besoin de lui, cela n'a pas changé malgré les événements qu'ils ont tous les deux vécus et subits. Levant les yeux vers Matt avec dans le regard toute l'admiration possible d'une petite soeur envers son frère aîné.

Ceci se brisant net quand Adam intervient, la faisant bouillir immédiatement alors que cette espèce d'ordure ose s'en prendre à son frère ainsi alors qu'il ne sait même pas de quoi il parle. Et inutile de dire que du coup Melody ne voit pas que derrière les insultes il y a des reproches valables concernant Samuel et rien que lui, tout ce qu'elle voit et entend c'est qu'elle a envie de faire fermer son clapet définitivement à ce mec. Ses dents grincent l'une contre l'autre venant en réflexe glisser sa main dans celle de son frère, non pas en prévision d'une possible réaction de son aîné mais bien à cause de ses propres réactions. Un réflexe conditionné depuis leur enfance pour qu'elle reste de par ses actes ou de possibles paroles dans la limite du raisonnable, une frontière que seule son frère arrive à faire en sorte qu'elle ne la franchisse pas.

N'entendant que de très loin la prise de parole d'Elizabeth, son regard émeraude brillant de colère fixé sur Adam, elle ne détourne son attention de lui et de la liste mentale du nouveau best-seller mondial qu'elle est entrain de faire. Mettant de côté son "50 nuances de tortures pour une morte lente et douloureuse d'Adam" - oui un peu long comme titre mais ça claque bien - pour reporter son attention sur la binoclarde quand elle prend la parole à son tour. Bien joli début de discours qui ne marche pas sur une Melody qui guette à quel moment Ivy va bifurquer pour faire à nouveau tomber la merde sur le groupe. Bon au passage il convient de noter qu'elle lance un regard vers James l'air de lui dire "c'est qui la cinglée maintenant ?". Et la merde ne tarde pas à arriver sauf que la chasseresse se retrouve prise au dépourvu quand l'autre parle de Calvin, une profonde et réelle surprise venant marquer les traits de son visage pendant que sa main se resserre sur celle de son frère.

- Pauvre Calvin laisse le reposer en paix, espèce de folle...

Melody n'a pas le temps de poursuivre qu'elle se fait stopper par un James furieux, qu'elle daigne écouter d'une oreille, sa colère gardant le pas sur la tristesse qui ne manque pas d'arriver quand il parle de Jordan. Mais cela, ce n'est encore pas aujourd'hui qu'elle pourra lui montrer à quel point il se trompe. Ben voyons voilà qu'il accorde du crédit aux paroles de la binoclarde et qu'il extrapole en parlant de l'homme en noir alors que dans les souvenirs de la brune, James n'a jamais pu le voir clairement ni les voir échanger deux mot. Et bien entendu c'est à peine s'il dit deux mots concernant toutes les cachotteries de sa soit disant amie. Pour autant il semble décider à vouloir en revenir au fait principal de cette réunion en exposant qu'il souhaite partir du campement pour fonder mieux ailleurs, si bien qu'elle le laisse terminer de parler. S'en fichant bien de ce que peut raconter l'autre blonde qui de toute manière doit être vraiment blonde avec tout le sens que l'on accordait à cela autrefois, tout comme Jena à qui elle en veut et Ivy doit être ce que l'on nommait avant un kinder, brune à l'extérieur, blonde à l'intérieur.

Et quand elle peut enfin prendre la parole, Melody ne se prive pas de le faire avant qu'on la coupe une nouvelle fois. Regardant James en premier.

- Avant que tout le monde ne réfléchisse à ce que tu viens de dire, il y a autre chose à prendre compte mais d'abord petit retour en arrière sur les paroles de ta soit disant amie. Son regard se tournant vers Ivy. Qu'est-ce qu'on sait vraiment de ce fameux Vagabond ? Il a débarqué pour venir te sauver, pile poil au bon moment, il dit avoir des informations cruciales sur le Marchand. D'accord pourquoi pas, mais si c'est bien vrai comment peut-il les avoir et être encore en vie si ce n'est en ayant fait parti des hommes du Marchand ? Ce qui veut donc dire soit qu'il l'a trahi, soit qu'il marche toujours avec lui. En tout cas le mec débarque, te parle de celui qui l'accompagne et tu en déduis que c'est Matthew ? Ou alors il te l'a dit clairement ? Et là tu ne te poses pas de question et tu le crois lui sur paroles ? Pour si bien connaître le Marchand comme il le dit et en admettant qu'il ait vraiment nommé Matthew, il savait forcément que Matthew était entre les mains du Marchand et ce que Matthew représente pour nous les premiers arrivés.
Le nom de Matthew est un sésame, on serait prêt à croire n'importe qui pour savoir ce qu'il est devenu, pour avoir des informations sur lui et cela n'est pas difficile à deviner vu comment tu as marché là dedans...


Bien sûr que ce qu'elle dit est vrai et on ne peut plus sincère même la chasseresse pourrait se laisser avoir et croire le premier glandu passant le pas de la porte en parlant de Matthew. Terminant de parler en secouant la tête, une nouvelle fois c'est une vraie déception. Avant qu'elle ne prenne une profonde inspiration pour regarder tout les autres tour à tour, enfin presque tous Adam n'aura pas le droit à un seul regard.

- Bref...Je disais qu'il y a autre chose à prendre en compte. James veut donc partir faire un autre campement ailleurs, je sais qu'il a déjà le soutient d'Elizabeth mais aussi de Jena qui a prit la décision de suivre James. Beaucoup de choses ne vont pas et elles vont devoir changer, il y a beaucoup à faire et James a raison un seul groupe sous le même toit n'est pas viable à long terme, on l'a vu. Mieux vaut deux petits groupes qui puissent être soudés chacun de leur côté et même les deux ensembles à terme.

C'est pour cela que moi, je ne partirais pas d'ici, je compte bien reprendre cet endroit en main comme il devrait l'être depuis longtemps, je sais que j'ai beaucoup de tords et que j'ai échoué à redresser les choses. Je pourrai tout mettre sur le dos de Samuel mais je ne le ferais pas déjà parce que James a clairement donné les faits mais parce que j'ai aussi ma part de responsabilités là dedans. Je reste et je compte reprendre le campement, le remonter correctement et le faire perdurer, faire en sorte que le Marchand ne puisse plus nous surprendre ou nous monter les uns contre les autres.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Lun 1 Aoû - 20:53
Quand James m’avait trouvé ce matin-là pour m’avertir du rendez-vous, j’étais à la caravane en train de m’exercer au maniement de base d’un des Beretta, suite aux patientes explications de Liz durant la semaine écoulée. Mise en place et retrait du chargeur, contrôle – pistolet chargé, déchargé, bref les bases.
Absorbé dans mes pensées sur ce que James avait en tête à  propos de Samuel (sur lequel je n’avais que très peu d’avis finalement, ne pouvant pas me plaindre de ses choix ni du rationnement si il y avait un ratio nourriture – utilité dans le groupe, je ne pouvais que convenir de son choix passé) et tout autant absorbé par le « jeu » de parvenir à effectuer le rechargement le plus rapidement possible les yeux fermés, j’avais laissé filer le temps.

Cela expliquait que lorsque je passais la porte de la maison, la plupart des gens étaient déjà là et je manquais la plus grande partie du discours de début. Entendant certains des intervenants depuis le corridor, j’avais même pris quelques instants à les écouter avant d’entrer, hésitant même à faire acte de présence. Après tout, je ne me sentais que modérément concerné dans mon rôle de simple spectateur non décisionnaire et quoiqu’il arrive, je le saurais de toute manière. Même si le discours d’Adam n’avait pas manqué de m’arracher un sourire avec son bagou haut en couleurs – et le fait qu’il ait parfaitement raison dans ses propos, pour une fois, ce fût finalement la voix calme et sensée d’Elisabeth qui me décida et je fini par me motiver d’un bon coup de pied au cul, mentalement parlant.

Restant discret, je m’enfilais dans le salon alors que Liz finissait juste son intervention et restait à l’entrée de la pièce, m’adossant au mur directement à gauche de l’encadrement, puis pris le temps de faire un rapide tour des présents d’un regard curieux, avant d’écouter la suite en croisant les bras.
Ayant rapidement compris que le sujet partait en couille, je me tins cois, m’abstenant particulièrement de m’y impliquer d’une quelconque remarque. Les diverses interventions ne me laissèrent néanmoins pas de marbre, et de loin pas, même si je m’efforçais de ne pas y réagir ouvertement ; Jordan mort, on aurait pu s’en douter, mais ces histoires de traîtrise, ça allait très – trop – loin. J’aurais bien voulu savoir quelle était la part de vérité et quel était la partie délirante et parano de ce que j’entendais. Le Marchant, Matthew, ces noms m’accompagnaient depuis que j’avais posé les pieds dans la cour du motel, malgré tout. Et j’espérais que la plus grande partie était des conneries, sinon on était encore pire mal barré que ce que ça avait l’air.

Finalement, j’avais bien fait de venir. Ca me montrait définitivement à quel point les gens faisaient cavalier seul. Mais ça, finalement, c’était loin d’être un scoop. Dans un coin de ma tête, cela ne faisait qu’encourager l’idée que j’avais remise à jour ces derniers temps et qui était de vouloir repartir de mon côté dès que possible. En attendant, j’étais plus que curieux de voir ce qui pouvait déboucher d’une telle mise à plat. Quant à choisir un camp ou l’autre, puisqu’il semblait bien que c’était en train de se partager entre Melo et James après ses dernières paroles, je n’allais certainement pas m’avancer avant d’avoir entendu se prononcer les autres. Je me demandais néanmoins ce qu'en dirais le plus concerné, et le grand absent : Samuel.

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Lun 1 Aoû - 23:19
Et mon échiquier mental de se prendre un grand coup de latte dans la tronche pour remettre la partie à zéro, comme si l’un des joueurs, par manque de fair-play, avait choisi de saboter le jeu. A peine le médecin avait-il achevé son discours que le frangin de Melody avait décidé de se manifester, en y allant de sa petite remarque. Il était clair qu’il agissait comme on pouvait s’y attendre de sa part, et si Melody n’avait pas ouvertement remise en cause par James dans son introduction, il n’était malgré tout pas compliqué de faire le parallèle. Mais qu’importe au final… J’écoutais les mots de Matt, qui venait par sa prise de parole de se foutre dans une sacrée merde bien malgré lui.

Ce qu’Adam su illustrer, à sa façon, d’un babillage bourré d’injures et autres décorations verbales pour exposer lui-même son avis sur la situation et du campement, et du groupe, et de Matt au passage. Je ne pouvais réprimer un froncement de sourcils des plus réprobateurs à l’écoute de son discours qui, s’il s’avérait partiellement juste dans le fond, laissait grandement à désirer sur la forme. Et si je parlais en connaissance de cause dès qu’il s’agissait de rentrer dans le lard des gens, je devais bien reconnaître qu’Adam faisait très fort. Trop d’ailleurs pour que son propos, aussi tissé d’un fond de vérité soit-il, ne puisse être pris au sérieux et entendu de ma part.

Je préférais largement les mots d’Elizabeth, qui s’illustrait une nouvelle fois par la sagesse et la justesse de ses mots sans ne chercher à viser personne, bien que je n’étais pas dupe sur le catalyseur de toute cette merde à qui ils s’adressaient plus spécifiquement. Les choix de Samuel à propos du rationnement avaient portés leurs fruits. La fratrie Campbell, d’une manière ou d’une autre, se retrouvait fatalement en mauvaise posture ; et j’aurais pu reconnaître là une brillante manoeuvre politique si son auteur n’était pas lui-même autant déconsidéré par les hommes qu’il avait tenté de mener.

Mais maintenant que le bal était lancé, les mots ne tardaient pas à fuser, les accusations, les reproches, les théories et explications sans queue ni tête pour moi qui n’avait pas connu le père Jefferson et toute sa clique. C’était un putain de bordel qui nous éloignait du sujet d’origine et de la nécessité première de cette réunion. Cette petite Ivy se perdait dans des élucubrations fantasques, invérifiables pour moi et dont je me foutais royalement. Toutes ces histoires de complots et de trahisons dont j’avais soupé depuis le matin-même commençaient à sérieusement me gonfler, d’autant que Melody, peu importe les raisons de ses choix et de ses cachotteries, en ramassait suffisamment comme ça dans la gueule rien qu’à l’évocation de la situation du camp pour qu’on ne l’accable pas en plus d’autres conneries qui ne nous concernaient que de très loin. Et puis la gamine qui accusait les autres d’être des cachottiers aurait mieux fait de se regarder le nombril avant de l’ouvrir, car elle n’avait clairement pas de leçons à donner aux autres dans ce domaine-là.

Bref, tout ça, c’étaient de vieilles conneries de Jeffersonien qui, sans me laisser de marbre, n’aidaient en rien à résoudre notre véritable problème : nous crevions tous de faim, dépérissions d’un inconfort à la limite de l’insalubrité et avions besoin d’unité, simplement d’unité. Rien de ce que je pouvais voir ici. Construire quelque chose avec toutes ces individualités bourrées de rancoeur et d’amertume allait s’avérer être un putain de challenge, même pour un type comme James qui tentait désormais de recentrer la discussion sur son objet premier. Quelque peu en vain en y allant de sa propre histoire sur la disparition de Jordan et la catastrophe qui en avait découlé par la suite pour lui, Liz’ et Melody.

D’un geste de la main, je venais me pincer l’arête du nez et masser mes paupières en sentant une profonde exaspération me gagner à l’entente de tout cela. Je concédais bien volontiers que James était le candidat le plus idéal à prendre les rênes, mais lui-même venait d’entrer dans la danse, à sa façon, avant de revenir sur le point essentiel de cette réunion : l’affirmation de sa volonté de partir et tenter de reconstruire autre chose, ailleurs. Une digression qui ne manqua pas d’être reprise par une autre des nouvelles têtes dont je n’avais pas remarqué l’arrivée : Cassandra. James lui avait indirectement tendu une perche en s’adressant à Matt, et la petite blonde venait de la saisir pour en détourner la finalité initiale et le mettre dans une position plus inconfortable qu’elle ne pouvait déjà l’être.

D’autant que James venait de servir à Matt les mêmes mots qu’il m’avait déjà adressés quelques semaines auparavant, des mots véhiculant un certain rejet, que j’avais alors perçus comme particulièrement blessants. Mais si la pensée de la demoiselle se voulait parfaitement justifiée, il s’agissait en réalité de voir au-delà du sens premier que portaient les mots du médecin, qui ne souhaitait probablement pas dénigrer les avis et ressentis de chacun, mais appeler à la réflexion et faire admettre à ces nouvelles têtes qu’elles n’avaient pas encore suffisamment de cartes en mains et de vécu au sein du groupe pour intervenir en pleine connaissance de cause.

Prenant une longue inspiration préalable, je finis par lever mes mains, paumes ouvertes face à l’assemblée pour appeler à un certain apaisement, faisant écho aux intentions du médecin.

“Arrêtez ! S’il vous plaît, arrêtons de nous monter les uns contre les autres,” intervins-je en premier lieu, haussant le ton pour faire entendre ma foi d’un ton assez sec et tranché, qui reflétait là plus l’exaspération qui m’avait gagné qu’une quelconque colère. Dans un premier temps, je braquais mon regard vers la fratrie Campbell, Melody et Matt respectivement, puis vers Ivy, Cassandra, Adam, passant ensuite sur le reste des visages des personnes présentes pour finir par se poser sur le couple James/ Elizabeth.

“Nul ici n’est exempt de reproches, moi la première. Chacun, à notre niveau, avons commis des erreurs de jugements, pris de mauvaises décisions, certaines ayant coûté la vie à des gosses comme l’étaient Jian et Jordan, et nous pourrions tous, quelque part, trouver quelque chose à reprocher à quelqu’un. Nous pourrions passer la journée et la semaine à détailler à la loupe les choix et les responsabilités de chacun, au cas par cas et pour chaque revers qui nous est tombé dessus sans être pour autant plus avancés ni fixés sur notre sort et notre avenir. Nous avons tous commis des erreurs et nous sommes ici pour en tirer les leçons adéquates et avancer.

Samuel et Melody ont fait le choix, fut un temps, de se proposer à diriger le groupe. C’était un risque à prendre, une nécessité à ce moment-là de ce que j’ai compris de l’histoire ; et ça s’est révélé être un véritable fiasco. C’est sûrement le seul point sur lequel nous sommes tous d’accord et nous pourrions continuer de palabrer pendant des heures à énumérer et démontrer, point par point, les raisons que chacun peut avoir de leur en vouloir et de réclamer du changement.

Très personnellement, et c’est sûrement un point commun que je partage avec beaucoup ici…”
je portais mon regard plus spécifiquement en direction de Melody et d’Ivy durant quelques instants “...j’en ai strictement rien à cirer de votre Matthew ou de ce Vagabond. Je ne leur dois rien, nous ne leur devons rien en majorité, et j’en n’ai pas plus à foutre de ces élucubrations de soit-disant traîtrise, qu’il s’agisse de Samuel, de Melody ou du pape. Si ces types tiennent à nous venir en aide, grand bien leur fasse, sinon qu’ils vivent leurs vies comme ils l’entendent et cessent d’être source de dissensions au sein de notre groupe. Quant à Samuel, s’il compte reparaître un jour, il aura à répondre de ses actes et de ses choix ; et si les accusation portées à son encontre venaient à s’avérer exactes, je n’aurai aucun scrupule à m’assurer qu’il ne nous porte plus préjudice, dans aucune de ses vies.

Nous avons suffisamment de menaces auxquelles faire face au quotidien, qu’il s’agisse des hordes de rôdeurs ou de celle plus insidieuse de ce Marchand ; sans parler de la précarité de notre situation, qui fait que la moitié d’entre nous crève la dalle et que l’autre doit sûrement se demander quand viendra son tour. C’est autant de difficultés que nous devons surmonter, et nous ne pouvons nous permettre d’y ajouter en plus des rivalités et des accusations abracadabrantesques. Il s’agit pour nous d’apprendre à laisser nos aigreurs de côté, à taire nos rancoeurs et à se serrer les coudes face à l’adversité qui nous submerge.”


Je marquais un court temps d’arrêt dans mes mots, que j’espérais suffisamment justes et percutants pour ramener les pensées de chacun sur les véritables raisons de nos présences ici ; avant de reprendre en m’humectant les lèvres, adoptant un ton plus calme et posé, mais toujours aussi affirmatif, cherchant le regard d’Adam plus particulièrement pour introduire la suite.

“Puisqu’il s’agit d’aller au plus concret et factuel, comme James et Melody viennent de l’évoquer, il s’agit de retirer l’avenir de notre communauté des mains Samuel et de trouver une nouvelle organisation, et nous n’avons pas de temps ni d’énergie à perdre dans des flopées de reproches. James prend aujourd’hui la décision de partir, quitter ce camp avec la volonté de bâtir quelque chose de mieux, ailleurs, et accompagné de ceux qui souhaiteront le suivre. Et pour confirmer ce que Melody vient de dire, je fais également le choix de partir avec James car beaucoup trop de choses ont été faites et dites dernièrement pour que nous puissions reconstruire un semblant d’unité au sein d’un rassemblement aussi vaste et hétéroclite d’individualités. Je reste intimement persuadée que si le potentiel est bien là pour bâtir quelque chose de fort et solide, les conditions ne sont pas encore réunies afin qu’il puisse se développer et s’exprimer pleinement.

En ce qui me concerne, si l’idée m’a effectivement traversé l’esprit de mener une part de cette scission, il m’apparaît clairement qu’un fossé nous sépare encore et continuera de le faire entre vos expériences de “retour à la vie” ou “guérison miraculeuse” qui vous ont tous affectés, et ma propre expérience. Un fossé qui m’a rendu particulièrement amère, dure, exigeante et arrogante vis-à-vis de nombre d’entre vous...”
Je dirigeais mon attention directement sur Johann qui état entré quelques instants plus tôt “...et conduit à prendre de mauvaises décisions et d’encore plus mauvaises initiatives, plus particulièrement à l’égard de Nelson et des derniers arrivants.

C’est pourquoi - en dépit des apparences et de tout ce dont on a pu l’accabler - c’est à Melody que doit revenir la tâche de mener le second groupe. Elle n’a certes pas su démontrer ses talents de meneuse aux côtés d’un Samuel inexistant jusqu’à présent et a commis bon nombre d’erreurs, mais je reste persuadée que libérée de la présence de Samuel et des doutes qu’elle a à son sujet, elle saura faire les bons choix et tirer profit de son expérience actuelle pour ne pas commettre les mêmes erreurs. Car quoi que l’on en dise ou que l’on en pense, au-delà de son caractère et des apparences, je sais qu’elle a bon fond et cherchera avant tout à protéger les siens et agir au mieux pour l’intérêt de son groupe. Cependant, elle aura besoin de l’appui d’une personne plus tempérée pour la seconder et la conseiller...”
je cherchais directement à capter le regard de Melody pour lui délivrer plus personnellement mes derniers mots “...et je ne suis clairement pas cette personne.”

Je marquais à nouveau un courte pause avant d’enfin conclure mon propre argumentaire, embrassant de nouveau les individus présents d’un regard circulaire.

“Vous êtes maintenant au fait de ce que nous avions à dire et des solutions que nous avions à proposer. Rien de miraculeux malheureusement, et quel que soit votre choix - suivre James, Melody ou votre propre voie - prenez le temps de réfléchir à la place que vous souhaitez occuper dans ce monde de merde, et comme l’a si justement dit Elizabeth, il faudra vous battre pour l’obtenir et la garder.”

Adam West

Anonymous
Invité
Mar 2 Aoû - 23:49
Depuis le moment où Adam avait allègrement rossé le petit brun par la parole, un exercice qu'il maîtrisait aussi bien que de rosser par les coups, chacun y alla de son petit tas de merde à rajouter à tout ce bordel d'idées, de pensées et d'intérêts bien personnels sans faire semblant qu'il en était autrement. A commencer par la grande brune sur le bar qui s'avérait proche en cet instant mais aussi en général du toubib, venant confirmer ce que le Son of Chuck venait de dire avec ses petites manières, un sacré petit canon que cette nana qui devait bien savoir utiliser sa langue, dommage qu'elle soit déjà baisée et parallèlement, ce n'était pas ce que l'on pouvait appeler un véritable obstacle pour un type comme lui. 

Et ça ne s'arrêtait pas là, la gamine pas loin dont il avait zappé le nom et qui ratissait à la suite un large champs de vomi verbal dont la moitié n'était pas identifiable s'en prenait à Melody, le toubib enchaînait avec sa petite vexation... en bref chacun en remettait une couche au hasard bien que le dernier barbu tentait visiblement de recentrer le sujet avec une déclaration qui se voulait être un genre et se donner un genre. Pour le grand gaillard, ça n'avait globalement aucun intérêt, ni les rétorques des uns ni les fions des autres, ou les proclamations, la seule chose qui attira vraiment son attention fut l'entrée en scène de sa poupée blonde qui l'avait rejoint, lui glissant une question somme toute banale à laquelle il répondit d'un :

« Avec nos exercices au lit de la veille et mes tractions du matin, je suis en pleine forme. » Lui adressant un large sourire comme il en avait le secret et qui dévoilait toutes ses dents étonnamment blanches pour un type de son genre, en situation de survie qui plus est, à croire qu'il y avait bien quelque chose dont il prenait soigneusement soin. 

Il se décolla de l'arche et d'un pas tranquille passa derrière Cassandra, venant l'entourer de son bras libre qu'il posait à son épaule en la ramenant vers lui pour marquer à tout yeux leur proximité d'une façon assez claire, sa batte sur l'autre épaule et un sourire carnassier et assez moqueur aux lèvres en entendant les mots de sa petite paire de fesses rebondies, elle avait visiblement envie de mettre son grain de sel et de montrer que le seul vrai bonhomme au milieu de ce tas de bouses séchées, c'était bien lui, l'imposant et unique Adam. Il n'eut rien à ajouter, gardant son amante, car c'était finalement ce qu'ils étaient devenus et c'était un peu moins réducteur que de dire "plan cul", sous son étreinte très détendue et sereine.

Koda Kaminaka

Anonymous
Invité
Jeu 4 Aoû - 3:05
James avait surpris Koda dans l'exercice de ses fonctions préférées: L'absence de fonction, justement. L'innactivité. On l'avait bien briefée à son arrivée sur les problèmes que posaient ces penchants, aussi avait elle eut de la chance car le barbu, dont elle n'avait pas retenu le nom, l'avait trouvée debout, à examiner la lame de son couteau de cuisine, l'air suffisamment appliqué pour simuler l'illusion d'une activité concrète. Elle écouta ce qu'il avait a dire avec neutralité avant de communiquer son accord d'un hochement de tête.

Ca avait l'air d'être sérieux. Mais il lui semblait que l'affaire était au dessus d'elle et que cela ne la concernait pas vraiment, du fait surtout qu'elle était nouvelle. Elle se figurait bien une discussion grave à propos d'évenements qui dataient d'avant son arrivée et que de grandes décisions allaient être prises sans qu'elle n'y comprenne grand chose. Koda ne se tenait pas en haute estime de ce côté là. Elle ne se trouvait pas très futée. Est ce qu'elle devait vraiment venir ? Ca avait l'air ennuyeux... et fatiguant.
La jeune femme se secoua mentalement. Il fallait qu'elle fasse un minimum d'efforts pour s'intégrer, sinon elle serait laissée derrière. Et comment peut-on vaquer à son inactivité quand il n'y a plus personne pour faire le travail à sa place ? 

Elle arriva au rendez-vous un peu après son début. Des bribes de l'introduction et des réactions lui étaient parvenues depuis le couloir et rien qu'à l'oreille, l'asiatique trouvait ça rasoir. Elle s'accouda discrètement contre l'encadrement de la porte, aux pieds de l'escaliers. 
Le type dégarni, batte de baseball en main, débitait une liste de vulgaires provocations. Quand elle l'avait aperçu au camp, sa façon d'être en disait déjà long, mais maintenant qu'il s'était mis à parler, le mot "redneck" semblait s'incrire lentement sur son front au feutre indélébile. Il faudrait y regarder de plus près mais pour l'instant, pas une once de subtilité ne se dégageait du personnage.

Une autre fille prit la parole. Koda se surpris à hausser un sourcil méprisant et sentit immédiatement une vague culpabilité peser sur ses épaules. Elle n'était là que depuis quelques jours et les conversations ne semblaient pas la concerner. Comme si elle avait pris un débat en cours et hochait bêtement la tête sans rien comprendre des tenants et des aboutissants. Les grands esprits discutent des idées, les esprits moyens discutent des évenements et les esprits étriqués discutent des gens. Koda se sentait entièrement dans cette dernière catégorie, réduite à juger vainement les personnes dans la salle. Le dégarni à la batte avait beau manquer de finesse, au moins il comprenait ce qu'il se passait.

La jeune japonaise croisa le regard de Kaitlin et lui fit un petit coucou de la main avant de la plonger dans un cornet de pop-corns invisible, comme pour prétendre assister à une scène de cinéma. Elle s'approcha aux côtés de son amie en mimant la mastication d'un chewing-gum, ce qui, contrairement à la blague des popcorns, était un véritable trouble obsessionnel compulsif.
Elle se résolut à son rôle de petite spectatrice mesquine et suivit la suite de la conversation. Ivy prit la parole. Celle là aussi elle l'avait vu en train de bricoler à droite, à gauche et elle lui avait bien plu. Et son intervention confirma son sentiment. Celle là aussi avait la tchatche ! Aussi vulgaire si ce n'était plus que Mr.Redneck mais avec classe ! Bon elle était un peu partiale. Peut être même qu'il valait mieux qu'elle, qui sait ?

Alors Cassandra prit la parole. C'était un mélange de syndrome d'infériorité, de narcissisme, d'amalgame et de conclusions hâtives. Il y avait peut être un peu de vrai dans ce qu'elle disait mais la jeune femme se refusa à le voir. Elle n'aimait pas Cassandra. Une expression consternée passa sur son visage. 

"Ah ouais. T'as trouvé celui qui avait des couilles, bravo. Ca doit être l'instinct." lâcha-elle avec détachement, sans appuyer sa remarque pour qu'elle n'appelle pas de réponse.

Cassandra était le genre de filles que Koda ne pouvait pas s'empêcher d'agacer. Elle aurait adoré s'y mettre sérieusement mais elle ne voulait pas parasiter la conversation de répliques inutiles, d'autant qu'elle n'avait rien de concret à y apporter. Elle se reporta sur le débat principal, attentive aux propositions du barbu. Si il proposait bel et bien se faire la malle dans un autre camp où on ne mourrait pas de faim, il se pourrait qu'elle embarque dans son affaire.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Jeu 4 Aoû - 9:49
Si l’ensemble des personnes ayant par la suite décidé d’ignorer de répondre directement à Cassandra pour ne donner aucune importance à ses mots, Elizabeth suivrait tout simplement cette attitude, se concentrant davantage sur la nouvelle prise de parole des trois têtes s’étant imposées en quasi leader. Et il y avait du vrai, du terriblement vrai dans chacune des interventions. Elle ne pouvait s’empêcher néanmoins de repenser aux mots et aux dire si d’Ivy et de la conclusion qu’avait apporté James de ces aveux d’un point de vue strictement personnel. Elle sentait également dans son cœur un fort sentiment de trahison, mais ce n’était qu’un constat à chaud et ne reflétait aucunement le jugement réfléchi et posé qu’elle avait l’habitude de prendre. Il lui faudrait une discussion avec son amie à ce sujet, c'était indispensable, mais elle ne souhaitait pas, au fond de son cœur, l’accabler plus que la peine qu’elle remarquait sur son visage sous le voile de colère.

C’était assez profond pour qu’elle le remarque et assez important pour elle pour qu’elle en tienne rigueur. Elle ne pourrait cependant l’aider comme elle le souhaitait si elle continuait de dresser des barrières même si ces défenses s’expliquaient assez facilement au regard des épreuves lourdes et insupportables qu’elle avait du affronter. L’on ne se relevait pas d’une mort et des tortures tant physique que psychologique comme l'on se réveillait le matin avec la petite frayeur d’un cauchemar. Non, un café fort ne suffirait sans doute pas à chasser les démons de son esprit, les laissant apparaître de jour comme de nuit. À ces réflexions,  James avait été sévère mais elle ne doutait pas qu’il regrettait peut être déjà et qu'il n'avait réagit que sur le coup de la surprise. Pourtant, les discours coupaient court aux accusations d’Ivy et sans doute qu’elle se sentait biaisé dans ce qu’elle voyait comme une tentative de décharger sa peine et sa colère trop longtemps accumulées.

D’un mouvement souple, elle descendit de son promontoire, faisant attention de ne pas appuyer trop rapidement sur sa jambe précédemment blessée. Si elle ne pouvait se permettre d’intervenir sur les discours pour remettre sur le tapis ce sujet bien brûlant, elle n’allait certainement pas donner la fierté à Melody de prétendre qu’une amitié était à remettre en cause et pour cela elle ne pu qu’offrir à la concernée un regard très dur. Si elle avait décidé de jouer la carte de la suspicion à tout va et du manque de confiance envers le monde entier en dépit de ses propres écarts, elle ne se laisserait pas envenimer par ses poisons, ni ne laisserait le trio se diviser de la sorte. C’est ainsi qu’elle voyait Melody, comme un serpent néfaste et égoïste.

D’un pas fluide et silencieux, laissant à Jena le soin de continuer son discours, Elizabeth se déplaça vers Ivy et s’installa sur le canapé à ses côtés, enserrant ses bras réconfortant autour d’elle pour tenter d’apaiser sa colère. Il n’y avait que deux alternatives désormais à la situation. Soit elle se laissait réconforter soit elle l’a repoussait, les deux étant totalement envisageable dans la contexte. Mais au moins, à la réflexion, Ivy saurait qu’elle avait son soutien alors qu’elle murmurait quelques mots à son oreille que seule elle pouvait entendre.

« On aura l’occasion d’en reparler loin d’elle. Ne te laisse pas gangrener, on est assez fort pour surmonter ça. J'ai confiance en nous.»

Des que Jena aurait finit de parler, elle apportera à nouveau sa voix au chapitre, car il était très important qu’elle précise une chose.

« Nous en sommes effectivement là pour ceux qui attendaient du concret. James, Jena, Ivy et moi-même allons partir d’ici pour reconstruire ailleurs. Nous resterons en contact avec ceux désirant rester ici, apportant notre aide lorsque le besoin se fera sentir de manière mutuelle. Au possible, il faudrait que les effectifs soient égalitaires, mais nous n’imposerons rien, nous accepterons quiconque décidera de se joindre à nous. »


Elle posa son regard sur l’ensemble des personnes présentes et plus longuement sur Johann qu’elle avait vu entrer dans le salon quelques instants plus tôt. Quelque part, elle se sentait ravie d’avoir pu finir ses enseignements au maniement des armes avant leur départ. S’il choisissait de rester, elle saurait qu’il pourrait se défendre et défendre les autres. Ce n’était que peu de chose, mais de ca, elle s’en sentait fière.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Jeu 4 Aoû - 14:39
Fallait-il être étonné de la tournure ? James avait prit l'initiative de lancer ces discussions, d'établir des vérités à propos du groupe, des événements et affirmé des nécessités, étant donné l'anarchie qui régnait, il n'était pas étonnant un instant que ses dires et ses intentions soient sujets à des interprétations, des remises en question gratuites et quelques prétentions déplacées, chacun considérait que son avis était le bon et si personne d'autre ici n'avait prit sur lui, ou sur elle, cette initiative qu'il venait assumer, tous se donnaient le droit de juger. C'était une conséquente évidente de la nature humaine, qui se reflétait à son paroxysme ici : quand il s'agissait d'agir et de prendre des responsabilités, on ne voyait pratiquement personne, mais quand il s'agissait de remettre en cause, tout le monde venait frimer d'un savoir plus éclairé que les autres. Est-ce que lui-même avait raison ? Il n'en savait rien, l'avenir lui dira s'il avait raison ou tort.

Samuel en avait fait les frais, au-delà de ses erreurs, son inaction et son comportement condamnable qui lui valaient d'être défait de ses fonctions, le simple constat ne suffisait pas, il fallait l'enfermer derrière un masque de traîtrise, de fourberie et d'une nature gangrenée. Ça aussi, ça n'avait rien d'étonnant, aussi la rétorque irréfléchie et absolument pas objective bien évidemment, c'était là tout le contraire, de cette fille aux cheveux blonds qui tentait maladroitement de remettre en cause le chirurgien pour privilégier son petit ami, n'avait rien d'une surprise sur le fond, bien que l'audace franchement potiche de la forme laissait à désirer. Il aurait pu y répondre, mais ce serait remettre de l'huile sur un feu qui hurlait déjà si fort qu'il dévorerait tout ce qui venait à sa portée par simple absence de bon sens ou même d'une simple conscience des choses. Au lieu de cela, il se contentait de l'observer momentanément en pressant distraitement ses lèvres depuis l'intérieur avec ses dents, puis il passa à Melody en faisant comme si la jeune blonde n'avait jamais prise la parole. Et pour le coup, la réponse de la chasseresse, bien qu'il n'en montrait rien par ses expressions, était autrement plus surprenante.

Pour la première fois de son point de vue, il crut voir un élan de sagesse et d'exactitude incontestée dans ses mots, bien que cela sonnait d'un coup très faux avec tout ce qu'elle avait dit auparavant, là encore de son point de vue. Cherchait-elle à renverser la donne en retournant sa veste en se sachant acculée ? Ce serait une tentative de manipulation bien maladroite là encore, mais malgré tout, ses propos étaient justes. Ils ne savaient rien de ce Marchand, tout comme Melody ne savait rien en réalité de Samuel et cela il n'en doutait pas, aucun d'eux ne savait rien concrètement des autres et ce Vagabond n'était pas différent, il leur était encore plus étranger. La suite achevait d'entendre ce qu'il avait lui-même initié, à savoir deux groupes, un mené par James, l'autre par Melody. La divagation de Cassandra, dont il ne connaissait pas le nom, ne tenait pas debout une seconde et Adam n'y aidait guère avec sa propre réaction. Elle entendait garder Snatch et le chirurgien ne pouvait qu'être d'accord avec cela, car s'il avait pourtant affirmé qu'il serait plus laborieux de recommencer ici, ce courage s'il en était suivi d'actes était pleinement salué de sa part.

Jena en venait à répondre à son tour, répétant - et plusieurs fois certaines choses - ce qui avait déjà été dit, il était inutile de préciser qu'il était d'accord avec beaucoup de ses propos et encourageait la façon qu'elle avait de vouloir atténuer le poids sur Melody, mais en ce qui le concernait cela ne changeait rien au sentiment de colère qui se battait avec sa raison, de savoir que si Ivy disait vrai ce que Melody leur avait caché et ses actes étaient d'une immonde hypocrisie et d'une trahison avérée, quoi que l'on en dise, au bien du groupe. Cependant, James porta le regard vers Jena et s'il ne montrait rien à nouveau, gardant un visage posé et assez neutre, il n'appréciait guère le fait de cracher sur Matthew, même si elle ne l'avait pas connu, et plus encore de vouloir mettre Samuel sur un bûcher. Ils étaient là pour mettre fin à tout cela, ce ne serait pas pour relancer les hostilités une fois les changements réalisés. Il y avait tout à découvrir à propos du Vagabond, de Matthew peut-être et du véritable rôle de Samuel puisqu'il ne pouvait ignorer les mises en garde, mais un procès serait une erreur à laquelle James ne se laisserait pas prendre.

Tout comme il ne ferait pas de procès à Ivy, malgré sa peine et son incompréhension quant à son choix de se détourner de lui et d'Elizabeth. Celle-ci la rejoignait pour lui porter tout son soutien, contredisant quelque part les mots que James avait eu à son égard et même s'il regrettait profondément tout cela, s'il était plus triste encore pour Ivy des horreurs qu'elle avait vécu, elle qui avait souffert plus que n'importe qui ici, il ne pouvait faire semblant de ne pas savoir qu'elle avait fait le choix de suivre une route individualiste et de cacher des faits et des soupçons qui auraient pourtant pu coûter la vie à n'importe qui ici, James et Elizabeth également. Le traumatisme qu'elle devait subir lui interdisait de vouloir la juger, mais autant compatissant qu'il l'était à son égard, n'envisageant pas même de la laisser de coté ou entre les griffes de Melody qui la mangerait toute crue, il savait maintenant qu'il devait faire preuve d'une méfiance raisonnée, ne serait-ce que pour l'intérêt du groupe. En choisissant de devenir meneur, il avait également choisi de dissocier son rôle vis à vis du groupe et ses sentiments personnels.

« Nous avons dit tout ce qui avait besoin d'être dit. » Lançait-il d'un ton assuré en passant le regard à la petite assemblée, acquiesçant légèrement et à plusieurs reprises pour affirmer tout cela.

« Nous savons ce qu'il en est, du Marchand, du Vagabond, du reste, de tous les dangers qui nous menacent, des besoins immédiats et des changements inévitables qui sont attendus. Inutile de continuer à discuter sachant que ça ne nous mènera qu'à plus d'interprétations et de remises en cause, nous ne sommes pas prêts au débat et bien que certains ici s'obstinent à faire la sourde oreille, si j'ai voulu cette réunion et si vous êtes tous là, c'était justement dans le but d'éclaircir le chaos ambiant, pour les anciens étant déjà informés et surtout les nouveaux ne connaissant pas tout de la situation, afin d'avoir l'avis et la décision de chacun par rapport à la suite. C'est fait, maintenant il faut décider, se grouper, agir et quand tout sera plus ordonné, nous aurons l'occasion de reparler de ce qui doit l'être.

Je souhaite fonder un nouveau camp, Elizabeth, Jena et Ivy viendront, ainsi que tous les autres qui seraient intéressés. Melody veut tenter de recommencer ici, avec son frère bien sûr, et tous ceux qui seraient intéressés. Vous qui n'avez pas été cités, êtes les intéressés. Alors, à vous de choisir, pour vous-même, pour de nouveaux groupes, pour notre bien à tous. »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 4 Aoû - 21:59
Melody venait de dire ce qu'elle avait à dire pour remettre les choses à leur place et elle fut un peu surprise d'entendre Jena parler ainsi et la brune qui d'habitude prend la défense de la blonde a juste envie de lui voler dans les plumes là maintenant tout de suite quand elle ose parler ainsi de Matthew. Bien sûr que si cela la concerne elle et tous les autres même les derniers arrivés, Matthew est plus que jamais utile au groupe, quoi qu'avec la séparation proche les choses peuvent changer. Son chasseur ne pourra pas être de partout et sauver les fesses de tout le monde comme il l'a fait en douce jusque ici. Quant à la partie la concernant de près, même si elle le savait d'avance, c'est une nouvelle déception que d'entendre Jena dire cela de cette manière, bien sûr que si la blonde peut l'aider, elle pourrait lui lister de longs arguments pour cela mais visiblement ils tomberaient dans l'oreille d'une sourde. Pour autant la chasseresse est trop fatiguée pour arriver à marquer autre chose que la déception dans son regard, peut-être qu'en temps et en heure elles pourront en discuter mais certainement pas maintenant.

Cela avant que Liz ne fasse entendre sa voix après s'être déplacée auprès d'Ivy, scrutant l'autre brune qui finalement ne manque pas d'air à parler ainsi mais elle fait le jeu de son compagnon après tout donc pourquoi lui jeter la pierre ? Bien qu'en même temps Melody était presque sûre que l'autre brune n'allait pas aimer savoir pour Jena à moins que James n'ait eu le temps de lui en parler avant, ce qui est tout à fait possible. Mais vu comment Jena s'était mise à dos beaucoup de monde cela reste bien surprenant. Laissant de nouveau filer les paroles de James ne trouvant rien de plus à dire bien qu'elle n'en pense pas moins. Et le pire dans tout cela c'est que Melody est prête à faire d'autres concessions une fois cela terminé afin qu'ils ne partent pas les mains vides mais qu'ils partagent les ressources présentes en deux parts équitable à défaut d'être égales. Elle ne se voit pas les laisser partir les mains dans les poches, non vraiment pas mais de là à aborder le sujet c'est une autre paire de manches.

Son regard émeraude étant resté plus sur le médecin en pensant cela, elle reporte ses yeux sur les personnes présentes et qui doivent donc décider de ce qu'ils vont faire. Et cela même si pour la brune ils n'ont pas à se décider là maintenant et tout de suite après tout c'est quand même un grand bouleversement et les choses n'ont pas été faites comme elles le devaient et cela à cause d'une seule personne : Ivy. Qui a encore bien foutu la merde, Melody s'en demandant comment les autres peuvent prétendre que ça c'est une amie.

Tour à tour la chasseresse observe Mark se demandant ce que monsieur silence va pouvoir dire et décider puis Koda et Kaitlin qui sont à l'écoute mais silencieuses et qu'elle connait encore moins que d'autres. Puis Adam et Cassandra qui s'affichent ensemble ainsi donc il y a plus qu'une simple histoire de protection entre eux et elle ne sait pas dire si leur décision pourra lui faire "plaisir" ou non. Regardant ensuite Kyle qui semble avoir la tête sur les épaules du peu qu'elle sait de lui et elle aurait bien besoin que quelqu'un comme lui reste près d'elle. Son regard vert s'attardant ensuite sur Johann pour lequel elle a une attention particulière depuis la première nuit de l'invasion de la horde, même si la nuit qu'elle a passé dans ses bras n'a dépassé aucune frontière depuis elle est restée à l'observer faire de loin sans trouver le temps et le courage de lui parler en tête à tête. Melody sait d'avance que cela lui ferait de la peine s'il choisit de partir et il lui manquera d'une certaine manière et pas qu'à elle Croc-Blanc aussi apprécie le rouquin. D'autant plus qu'elle n'a pas encore pu lui apprendre le maniement des armes à feu et de jet et qu'il se retrouvera plus que démuni avec les autres si jamais il part.

Quant au grand absent du jour à savoir Samuel, Melody va devoir mettre les choses au clair avec lui si tant est qu'elle arrive à lui mettre la main dessus un de ces jours. Ah si il y a un autre absent à cette réunion, le grand black dont elle peine à se souvenir le nom, Armstrong il lui semble, elle se demande qui va le mettre au courant de ce qu'il s'est dit. Terminant son tour d'horizon par son frère, levant les yeux vers lui elle guette son approbation dont elle a tellement besoin à cet instant plus qu'en tout autre jusque là et qui est resté un peu trop silencieux après l'intervention d'Adam.
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: