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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Mortal fairy tales ? - 01/04/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Camp Hope :: Périmètre

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Lun 5 Sep - 19:11
Interprété par Adam West et Cassandra Johnson.

La semaine qui vient de s'écouler a été des plus étranges pour ma part et non pas à cause de cette scission ou du comportement de toutes les autres personnes présentes mais bien à cause de celui qui s'est absenté. Adam a eu un comportement anormal pour le peu que je connais de lui devenant subitement très distant avec moi, évitant tous début de conversation que j'ai pu avoir avec lui. Allant même jusqu'à découcher deux nuits de suite, il est vrai que je me suis demandée ce qu'il pouvait faire mais je ne l'ai pas suivi ou je n'ai pas cherché à savoir pour autant, après tout il est revenu et en seul morceau les journées. Ce qui ne m'a pas empêchée de me questionner, de chercher à l'observer le matin quand il faisait ses exercices, me demandant ce qu'il se passait mais pour autant et même si on est amants on ne s'est rien promit. Je ne me serais pas vu le harceler de questions, pas sur le moment en tout cas.

Avant de le voir disparaître entièrement pendant trois longues journées et bien que j'ai établi le fait qu'il ne me doit rien, je l'ai mal prit sur ce coup là. Déjà parce que j'ai misé ma confiance sur lui, parce que c'est lui que j'ai décidé de suivre dans toute cette histoire de séparation, j'estime qu'il aurait au moins dû me prévenir. Et aussi parce que pendant trois jours j'ai été morte d'inquiétude l'air de rien, guettant plus que régulièrement les environs du campement. Pour le voir revenir blessé, son visage ayant bien morflé et cette fois cela a été plus fort que moi je lui ai demandé ce qu'il s'était passé et il y a une partie de son histoire que je n'ai pas gobée : celle où il se serait soigné tout seul. Quelque chose clochait ça j'en étais certaine malgré tout je n'ai pas tenté d'en savoir plus sur son absence, pas à chaud quand il revient non surtout pas.

J'ai préféré laisser les choses courir sur le moment, patienter et voir ce qui allait en être et je n'ai pas été déçue si je peux dire cela ainsi en le voyant redevenir lui même. Ce qui est un bien grand mot puisque je ne connais Adam que très peu, disons qu'il est revenu en redevenant tel qu'il était jusque là avec moi. Par contre, il aura sans doute noté que je faisais un peu la tête puis assistant à son cirque avec la nourriture, j'ai terminé par craquer et accepter les friandises qu'il a pu me proposer. À croire que je ne peux pas lui résister ce qui ne me ressemble pas du tout, l'a t-il fait exprès ou non pour m'adoucir ? Je ne sais pas si je le saurais un jour mais cela a fonctionné bien que je sache être rancunière si j'y met de la mauvaise volonté. Rancunière en fait c'est peut-être bien ça le truc car même si nous avons terminé par retrouver notre intimité, j'étais bien décidée à connaître la vérité si je le peux.

Et ce lundi matin je le suis toujours pour autant les choses viendront en temps et en heure alors que le groupe de James fini par partir du campement. Tout ceci me laisse perplexe dans la manière de faire mais les choses sont ainsi pendant quelques minutes avant que je ne reprenne les quelques habitudes acquises depuis mon arrivée ici. Que je ne démarre pas immédiatement en pensant à quelque chose d'autre, retournant dans la maison je grimpe à l'étage et entreprend alors de transférer mes affaires et celles d'Adam dans la chambre occupée jusque là par James et Elizabeth. Avant de récupérer des draps propres dans l'armoire de la chambre afin de pouvoir refaire le lit, idée un peu bête mais au moins quand Adam et moi on se retrouve le soir on aura plus de place, plus de confort. Et puis j'avoue facilement que m'endormir dans ses bras me fait envie, chose que nous ne faisons quasiment pas jusque là.

Ce transfert de chambre et cette occupation pouvant passer pour puérile terminée, je peux enfin aller dans la cour pour me livrer à mes exercices quotidien d'assouplissement. Cette mise en forme terminée, je me laisse aller à m'approcher de la limite du périmètre côté route pour me poser sur un rocher se trouvant posé au bord de la dite route à l'extrême limite du périmètre mais encore dedans quand même. Observant les alentours en tout premier lieu avant de me laisser aller à mes pensées, à mes plans pour l'avenir, ceux me laissant l'opportunité de faire des recherches médicales et scientifiques sur ce phénomène. Avant de repenser à ce qu'il s'est produit la semaine précédente, cette herbe gelée autour de moi et ce que cela pourrait vouloir dire.

Adam West

Anonymous
Invité
Dim 11 Sep - 14:37
Adam avait passé une semaine très particulière et pour plusieurs raisons, à double tranchant. Car il devrait être à priori satisfait : il était revenu en un seul morceau, avec quelques points en plus à l'égo et avec assez de nourriture pour rattraper sa semaine de privation, mieux encore, il s'était fait une véritable orgie alimentaire en profitant des moments de distribution de nourriture pour se gaver d'autant plus, au nez et à la barbe de Cersei Lannister, ou miss cul plein. Les deux convenaient. Il avait même eu droit de grimper sa blondinette aux courbes parfaites plusieurs fois en une journée et pu rattraper son manque de sommeil sans être dérangé par qui que ce soit.

On pouvait le dire oui, il avait passé un bon week-end et il devrait être aux anges, mais il n'en était rien, bien au contraire. Adam se sentait encore plus frustré que pendant sa semaine de privation et pourtant, la nourriture arrivait au podium de son classement mais là, c'était une frustration différente, plus... dévorante. Elle était dans sa tête, dans son esprit, au plus profond de ses tripes, cette envie, ces... pulsions, qui quelque part le harcelaient plus qu'il ne l'aurait été s'il n'avait pas eu de femme pendant trop longtemps. C'était bien au-delà des besoins naturels, c'était un instinct d'une rage incomparable, à tel point que durant ses ébats avec Cassandra, plus fougueux, sauvages encore qu'à l'habitude du fait de l'homme, il s'était vu plusieurs fois, comme une hallucination terrible réelle, l'étrangler jusqu'à l'étouffement, jusqu'à ce que ses expressions de plaisir soient remplacées par la terreur et que sa peau pâle devienne bleue, alors qu'il était sur elle. Un bleu cadavérique. Il s'était vu la frapper, la gifler jusqu'au sang quand il la maintenait, lui défoncer le visage à coups de poing, enfoncer sa main dans son intimité au point de la faire hurler d'une douleur insoutenable quand en réalité ils s'excitaient mutuellement.

Cassandra ne pouvait imaginer qu'il avait vécu deux plaisirs simultanés lors de leurs ébats, celui bien réel et la simulation de cruauté. Quand ils en eurent fini, le plaisir réel s'était trop vite effacé et ses visions de violence, ces illusions, l'avaient laissé sur sa faim. Il ressentait un profond besoin de libérer sa haine qu'il avait contenu plus ou moins malgré lui depuis son retour à la vie, ou quoi que cette histoire puisse être. Ça le rongeait, il ne parvenait plus à penser à autre chose, ça le mettait en colère aussi et il s'était montré rageur de bon matin, sans qu'il ne parvienne à se calmer. Le moindre petit obstacle le rendait impulsif, comme la fermeture de son sac à dos un peu revêche, qui lui avait fait presque arracher cette dernière à s'en brûler la peau des doigts.

Sa matinée avait été très isolée pour le coup, évitant de croiser Cassandra au réveil en faisant mine de dormir, alors que son sommeil avait été en fait trop court, se levant pour récupérer un peu d'eau rapportée la veille pour se débarbouiller, sans aucune considération pour en laisser aux autres derrière lui, il avait fini par lever le sceau et s'asperger directement afin de se refroidir les idées, du moins l'avait-il cherché mais ça n'avait pas duré, à l'inverse de ses vêtements mouillés. Il n'avait pas cherché à faire ses exercices contrairement à son habitude, ce matin-là, il était plutôt resté dans sa chambre, sur son lit, à contempler le plafond allongé, puis à nettoyer assis et sans vraiment qu'il en soit besoin sa Eve, précieux Tomahawk, sa batte de Baseball et ses poings américains. Les armes à feu, il ne cherchait pas vraiment à s'en occuper, il n'avait jamais vraiment été porté sur le fait d'entretenir ces armes-ci, alors que c'était plus important que les armes blanches normalement, question d'habitude et de moeurs dira t-on, quoi attendre d'autre de la part d'un ancien boucher ?

Mais à un moment donné, de nouvelles pensées lui traversant l'esprit, il eut d'autres visions dans lesquelles il se voyait avec sa batte à la main, comme dans la réalité, sortir de la chambre et aller jusqu'au camping-car qu'il ouvrait à la volée pour surprendre le frère et la soeur en les massacrant de coups acharnés. Il pouvait percevoir leurs cris comme s'ils avaient été vrais, sentir sur ses lèvres le goût cuivré du sang, ses pulsions de haine se soulager. Mais c'était encore et toujours des illusions et après deux jours à ce que peu à peu, ses pulsions vinrent prendre le pas, il commençait à se sentir virer fou, c'était allé très vite, trop vite par rapport aux fois passées, avant qu'il ne meurt. Il se redressa réellement du lit en lâchant la batte dessus et ferma les yeux de toutes ses forces, grimaçant en étirant ses lèvres jusqu'à plus pouvoir et vint apposer ses mains derrière son crâne qu'il se mit à frotter vigoureusement.

Il fallait absolument qu'il tape sur quelque chose, il ne pouvait pas se permettre de s'en prendre aux membres du camp, il avait pris des engagements et se devait de les respecter. Ce serait suicidaire de toute façon, alors il se tourna vers le lit, posa les yeux sur l'une des armes qu'il avait déployé dessus : le fusil d'assaut Steyr AuG A1 et réfléchit pendant... trois secondes, avant de dévorer la distance l'en séparant de pas assurés. Il attrapa l'arme d'une main et s'empressa de rejoindre la porte de la chambre, l'ouvrit, en sortit, sans prendre la peine de refermer derrière lui et fila dans le couloir pour atteindre les escaliers. Il avisait, imaginait où trouver ce qu'il lui faudrait, quant à savoir comment procéder, on s'en fichait pas mal, seul le résultat comptait : assouvir ses instincts avant qu'ils ne lui fassent péter les plombs.

En parvenant au bas des escaliers, il se rendit compte qu'il n'avait pas vérifié le chargeur, c'est ce qu'il fit tandis qu'il se retrouvait devant la porte, sortant le chargeur - appuyant sur la poignée de porte de quelques doigts maintenant l'arme pour l'ouvrir - vérifiant son contenu qui se trouvait à peu près à moitié plein, puis replaça le chargeur sans lever la tête malgré qu'il soit sortit de la maison et venait aux marches du perron. C'est là qu'il se passa quelque chose de très, mais alors très regrettable : en rechargeant l'arme, celle-ci coinça. Il s'arrêta un pied sur une marche, fronça les sourcils avec une belle ride du lion et essaya de tester la mécanique, sans succès. Loin d'être très rationnel ou prudent à ce moment, il n'hésita pas un instant à appuyer plusieurs fois sur la détente pour voir si le coup partirait, ne s'occupant pas le moins du monde du fait que le canon pointait en diagonal vers une des fenêtres barricadées presque derrière lui, avec le risque qu'il ne touche quelqu'un dans la maison qui passait devant ladite fenêtre à ce moment-là. L'arme ne semblait pas répondre : cette garce était enrayée. Ce coup-ci, il n'en revenait pas, le destin s'acharnait sur lui en cette putain de sainte journée on dirait.

« Tu vas pas me faire ça... espèce de garce de bordel de MERDE ! »

Dans un éclat de voix enragé, il changea de prise de main sur l'arme pour l'empoigner et la jeta violemment contre la façade de la maison, son visage prenant une légère tinte rougeâtre et ses tempes apparentes, il ajoutait en grondant intelligiblement de gestes rageurs.

« SALOPE ! »

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Lun 26 Sep - 12:19
Plongée dans mes pensées, je ne fais pas attention à ce qu'il se passe autour de moi, ce qui vous allez me dire n'est pas très prudent alors que n'importe quoi pourrait venir me surprendre et surtout s'en prendre à moi. Pas prudent en effet mais toute cette histoire d'herbe gelée, de soit disant pouvoirs et aussi ce que j'ai pu observer avec James ce soir là quand il a soigné Ivy me perturbe et me fait remettre en question certaines choses. Comment est-ce tout simplement possible que l'on puisse développer ce genre de facultés mais déjà comment est-ce soit disant possible que l'on soit revenu à la vie. Tout ceci déjoue les lois même de la physique, de la chimie et de la science en général, oh bien sûr même si je ne m'en souciais guère je sais très bien qu'il existait des films là dessus mais ce n'était que de la science-fiction, des chimères, des fantasmes. Et si j'arrêtais de me voiler la face un petit peu, ça ne serait pas la première fois que la science rejoint la science-fiction, il y a plusieurs exemples à travers le temps qui montre que des scientifiques de toutes origines se sont penchés sur des gadgets farfelus vus dans des films et ont en fait la réalité. Mais on parlait bien de gadget, de technologie, une autre science que la mienne, manipuler le corps, la biologie et compagnie ce n'est pas du tout la même chose. J'ai beau tourné et retourner les faits dans ma tête, je n'arrive à aucun début d'hypothèse plausible et logique sans compter que...

Une voix finie par percer ma bulle de concentration me faisant entendre clairement le dernier mot prononcé et il ne me faut pas plus d'une demie seconde pour en reconnaître le propriétaire : Adam. Mon amant entrain de vociférer, du moins le vois-je ainsi, après je ne sais quoi en l'insultant, ce qui en soit n'est pas un étonnement mais m'intrigue tout de même. J'ai beau le fréquenter de près depuis cette excursion à mon arrivée, je n'arrive toujours pas à me faire à son fonctionnement, ni à ne pas tiquer quand je l'entend parler ainsi. Pourtant je sais que quelque part je commence à m'y habituer, à moins y faire attention. Par contre ce qui ne disparaît pas et que je ne m'explique pas c'est cette espèce de crainte qu'il m'a inspirée dès le premier jour et qui revient par instant comme présentement. Je me décide à tourner sur moi même, l'observant de loin quelques instants avant de me lever et de faire un pas avant, mes azurs posés sur lui je grimace légèrement hésitant à aller le rejoindre.

Je n'ai rien à craindre de lui normalement, non ? Si bien sûr alors pourquoi est-ce que je reste sur place au lieu d'aller le rejoindre ? Je n'en ai aucune idée, peut-être parce que son coup de voix me fait me dire qu'il est énervé, peut-être parce que nos ébats ces derniers jours ont été beaucoup plus brutaux, peut-être aussi parce que je sais que si je m'approche je vais vouloir lui demander une explication sur son comportement de la semaine dernière. Oui potentiellement que tout ceci me laisse sur place, bien que la curiosité me titille et termine par me faire avancer de quelques pas supplémentaires avant que ma voix ne prenne le relais à travers la cour. Devant forcer un peu pour qu'elle soit audible sur cette distance, courte mais je n'ai jamais eu une voix qui porte.

- Adam ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Adam West

Anonymous
Invité
Dim 2 Oct - 22:30
Adam, c'était comme les montagnes russes, il passait du chaud au froid en un instant, sans qu'il n'y ai de tir de sommation ou de logique attendue à sa façon d'être. Une vraie bouilloire qui dépendait d'une plaque chauffante folle, un coup elle stagnait à vingt, un coup elle passait à cent quatre vingt et fumait par tous les coins, sans possibilité de déterminer un modus operandi, une vraie saleté. Dans son cas, il avait largement dépassé les trois cents degrés de frustration, jusqu'à profondément regretter ces quelques jours hors du camp et les événements qui s'y étaient déroulés.

Il étirait sa mâchoire et regardait de-ci, de-là, les bâtiments et les alentours du camp, jusqu'à ce qu'une voix ne lui fasse remarquer la présence de sa propriétaire, la petite blonde, qui venait de sa voix ô combien énervante en ce bon matin lui poser une question particulière. Particulière, car particulièrement mal placée selon lui. Aussi s'arrêtait-il de tourner en rond comme un lion en cage, malgré l'absence de barreaux, se retrouvant presque de profil par rapport à elle qui se situait encore à quelques mètres, il penchait légèrement la tête de coté en la fixant d'un air désabusé, lâcha un souffle ironique du nez et vint faire quelques pas marteleurs vers elle à son tour.

« Ce que j'ai ? » Lui lançait-il avec un air pseudo-perplexe, s'approchant assez pour que la jeune femme puisse voir sa veine apparente à sa tempe, les deux cotés ainsi que le front devenus concrètement rouges, force de stress soudain et implacable.

« J'ai que ce putain de fusil est enrayé parce qu'il a été possédé par un trou-duc à qui l'on a pas appris à huiler ses couilles pour les entretenir. J'ai que je commence à en avoir marre de tout ce qui foire dans ce putain de camp, que j'en ai ras le cul de voir tous les jours cette maison de poupée prête à se faire exploser à la première grenade balancée par un fils de pute enjoué ou défoncée par le premier tas de mangeurs de blaireaux incestueux.

Et surtout, j'en ai marre d'entendre une petite sotte pas foutue de planter un clou dans une planche sans avoir une crise d'angoisse me poser sans arrêt des questions à chaque fois que j'ai un pet de travers. Ca te va ? Elles te plaisent mes réponses blondie ? »


Il en rugirait entre ses dents s'il en était capable, au lieu de ça, il grogna d'irritation en se décidant à la lâcher de son regard colérique, se faisant faire quelques pas de plus et prenait une grande inspiration, ses pommettes étirées en frottant ses dents jusqu'à ce que ses zygomatiques demandent grâce. Ses yeux parcoururent l'avenue et les propriétés en recherche de quelque chose sur quoi se défouler, au risque de retourner ses envies de violence sèche vers la première chose à portée : une idiote qui avait le don de lui tomber dessus à chaque fois qu'il voulait qu'on lui fiche la paix. Ça ne faisait pas de doute sur le moment, cette petite savait obtenir son attention au pieu, mais s'avérait agaçante au possible en dehors.

« J'aurais mieux fait de rester là où j'étais et saisir l'occasion qui me pendait au nez, au lieu de revenir me faire chier ici avec cette bande de lâches. » Lâchait-il finalement d'un ton déconcerté.

Cassandra Johnson

Anonymous
Invité
Dim 9 Oct - 13:13
Le voir tourner en rond façon animal en cage me fait aussitôt regretter de lui avoir posé cette question d'autant plus quand il se stoppe et me fait à moitié face avant d'avancer vers moi. Il fait un pas en avant j'en fais un arrière ne voulant pas le laisser combler les mètres entre nous. Ces premières paroles ne me disent rien qui vaille et je me retiens de lui répliquer qu'il avait qu'à l'entretenir lui le fusil au lieu de s'en prendre à je ne sais qui. Après tout c'est lui qui l'avait dans les mains jusque là, enfin je pense je n'ai pas prêté attention à ses faits et gestes mais c'est tellement logique que je ne comprend pas pourquoi il ne l'a pas fait. Mais oui je me retiens de lui dire cette évidence, quelque chose en moi me faisant dire que c'est la dernière des choses à faire. Tout comme pour le passage concernant le campement, là encore il est illogique, c'est lui qui a voulu rester là, personne ne l'y a obligé que je sache, il ne peut que s'en prendre à lui même si les choses ne lui vont pas.

Le passage me concernant me fait grincer des dents parce que oui il est clair qu'il parle de moi, il n'y a que moi pour lui adresser la parole au campement. Du moins de ce que j'en ai vu. Je n'apprécie pas du tout mais alors pas du tout ce qu'il ose sortir, il va bien trop loin cette fois ci et surtout je le reconnais encore moins que d'habitude, quelque chose en lui semble avoir radicalement changé depuis son retour de je ne sais où. Non je me fourvoie là, il n'a pas changé il se montre tel qu'il est, cette colère, cette rage où je ne sais quoi encore a toujours été là, je me suis juste voilé la face. Parce que je suis incapable de réellement voir le mauvais chez une personne quand bien même avec mon expérience de l'humanité je ne devrais que voir le mal en premier. La trouille que m'inspire Adam depuis le début aurait dû me mettre la puce à l'oreille, là dessus il a raison je suis idiote.

Peur à laquelle se mêle de la colère, colère envers moi même. J'ai cessé de reculer et lui d'avancer, du coin de l'oeil je cherche un échappatoire pour aller me réfugier dans la maison et cesser là tout contact ou tentative de conversation. Lui échapper, échapper à sa colère et faire taire la mienne mal placée mais la colère étant mauvaise conseillère et ne pouvant m'éloigner sans qu'il ne m'attrape, je siffle entre mes dents.

- Eh bien casse toi alors, tu manqueras à personne.

Je regrette immédiatement les paroles qui viennent de sortir de ma bouche et par réflexe je me recule de nouveau.

Adam West

Anonymous
Invité
Mer 12 Oct - 23:56
On était loin d'une réelle satisfaction, mais faire entendre à cette blondinette ce qu'elle était - du moins en petite partie - avait au moins eu le bénéfice de lui faire un tout petit peu de bien. Il plissa les lèvres d'une faible grimace tandis qu'elle reculait et s'arrêta bel et bien, ce en laissant percevoir un son guttural inquiétant résonner au-delà de ses lèvres fermées, qu'il comptait faire suivre d'un départ vers la route. Mais avant qu'il ne se retourne, elle lâchait entre ses petites dents fragiles des mots qui interpellèrent le grand gaillard, non sans qu'il n'ait commencé à se tourner, c'est alors qu'il se figea à nouveau.

Il marqua un temps, glissant le regard vers le sol en se répétant ce qu'elle venait de dire dans son esprit, puis un rire le prit très vite, un rire d'amusement et de dénigrement, tout en allant se frotter les yeux d'une main, de dépit. Il trouvait cocasse qu'elle ai choisi des mots d'une telle bêtise et il affichait clairement sa moquerie à son égard, mais la vérité c'est qu'au fond, il n'appréciait pas qu'elle se permette cette réaction. Non qu'il soit touché par cette misérable répartie qui voulait trouver une bouée à quoi se raccrocher, ou peut-être un fond de fond puisqu'il avait partagé son lit, par principe, mais c'était surtout qu'elle ai l'audace de lui tenir tête. Elle, une femme, de sa petite taille et de son poids de mouche, qui essayait de défier l'homme puissant et tout de charisme qu'il était en pensant qu'il puisse ne pas lui faire regretter très durement. Il n'escomptait pas laisser passer ça.

« Tu es vraiment... conne. » Lâchait-il entre ses lèvres presque dans un murmure, avant de se tourner vers elle en mimant de soulever son oreille pour mieux entendre. « C'est à moi que tu viens de dire casse-toi ? Moi ? Celui à qui tu donnais ton cul pas plus tard qu'hier et pour la centième fois. Tu crois quoi ? »

Il laissa son bras reprendre sa place le long de son corps, les deux à vrai dire et s'avançait de quelques lents et calculés pas, il voulait lui mettre la pression, qu'elle prenne conscience de la connerie qu'elle venait de faire. Si elle voulait le confronter, il allait lui en donner pour son cul justement.

« Que je me sois jamais intéressé à manquer à qui que ce soit parmi cette bande de larves ? Toi la première ? Ma pauvre fille... » Il ria à nouveau, un rire rauque au ralenti, contenu et maîtrisé, tout en secouant légèrement la tête. « T'étais tellement occupée à essayer de te rassurer et te convaincre que tu valais un peu mieux que la poule déplumée que tu es, que tu ne t'es jamais rendu compte d'à quel point tu étais insignifiante pour un coq comme moi. C'était pas assez flagrant que j'ai prit le premier déchet que j'ai trouvé pour pas avoir à me fouler ? Tout ce que j'ai fait de toi, tout ce à quoi tu m'as servi, c'était à te faire sauter.

Et tu as fait ton job, ça a même été d'une facilité pitoyable. Il a fallu que je te sorte deux-trois conneries, que je m'approche un peu en te caressant la cuisse et c'était plié dans le quart d'heure, tu mouillais les draps. On peut même dire que tu t'es donnée, t'as écarté les cuisses avant que j'ai eu à faire le moindre effort et je t'ai baisé, par tous les trous et si profondément que j'aurais pu recracher la sauce par ta bouche. »


Il s'avança brusquement de plusieurs pas quand sa voix se durcit et que ses yeux pleins de colère grossirent pour l'avaler toute crue. En quelques secondes à finir de parler, il était venu lui saisir le bras pour qu'elle ne puisse pas prendre la fuite et qu'elle entende jusqu'au bout tout ce qu'il lui balançait à la figure avec un malin plaisir.

« Une salope que j'ai tellement rempli que ça ne m'étonne pas que tu sois une tige qui bouffe rien, il y a plus de place. Tu crois que tu peux me parler de travers hein ? T'as des couilles qui ont poussé que tu penses pouvoir ouvrir ta petite gueule de catin sur moi ? Toi et ces paumés, vous n'êtes que des morts en sursis, qui attendent qu'un type comme moi passe pour les massacrer jusqu'au dernier. Je pourrais le faire avec une main. Et tu sais quoi ? C'est ce que j'aurais du faire depuis le début.

C'est ce que je vais faire, je vais vous arracher la gorge avec les dents et enfoncer mes mains dans votre poitrine pour récupérer vos coeurs encore chauds. Ensuite j'irais violer toutes les putes de la ferme, je découperais le vieux en morceaux pour donner ses restes au chien, puis je tuerais le chien et enfin je ferais cramer sa cabane. Quand j'irais voir le Marchand avec toutes vos têtes dans un sac, il fera de moi un leader pour sa bande de fiottes qui ont pas été foutus de vous régler votre affaire. Mais avant tout ça, je vais t'enculer une dernière fois et crois-moi pétasse, tu vas pas aimer ça. »


Il raffermissait sa poigne sur son bras jusqu'à blesser ses muscles et ce, alors que ses paroles avaient écrasé toute forme de décence ou de considération à l'égard de Cassandra et de tous les autres. Son regard rouge et éclatant de vérité ne laissait pas de place au moindre doute, comme sa voix pleine de rage mais effroyablement calme, mixant une sorte de grondement crissant, entendait qu'il pensait absolument tout de ce qu'il lui disait. Il s'était dévoilé, enfin, sans plus aucune entrave. Elle venait d'ouvrir la cage dans lequel le lion se débattait et maintenant, plus rien ne pouvait la protéger du prédateur qui ne pouvait faire qu'une bouchée d'elle, car elle était seule.

****

Ce qui, pour Cassandra, devait être une discussion banale tourna très vite au vinaigre, de par cette journée de frustration et de colère pour Adam, qui n'attendait qu'une occasion pour déverser toute sa bestialité et libérer la rage qui avait été contenue trop longtemps en lui. Et alors qu'il avait insulté avec une telle cruauté Cassandra, cette dernière lui répondit : ce fut la fière défense, ou dans l'esprit d'Adam la provocation, de trop.

L'homme, de sa haute taille et de sa force bien trop conséquente par rapport à la jolie blonde, lui broya presque le bras et tandis que celle-ci tentait de se défaire, elle vit dans les yeux de son amant le démon plein haine et de misogynie qu'elle avait soupçonné et craint, comprenant qu'il avait scellé son sort. Elle tenta de crier, il la frappa d'un coup de poing si lourd et violent qu'elle fut littéralement sonnée, sa mâchoire se fracturant et sa joue meurtrie. Il la souleva, l'attira près du garage en la tenant par la gorge et les cheveux, comme une bête bonne à être envoyée à l'abattoir. Mais malgré sa terrible souffrance, Cassandra tira le peu de force qui lui restait pour gifler Adam au hasard et essayer de crier à nouveau, sa mâchoire défoncée ne permettant que de baragouiner sans portée aucune.

Elle voulait se défendre, même si elle ne le pouvait pas, même si personne ne venait à son secours par un si mauvais concours de circonstance qui les isolaient dans ce périmètre, même si les autres membres du camp n'étaient que de sortie ou vaquant à leurs affaires à proximité d'eux, personne ne soupçonnait l'horrible scène qui se déroulait. Aucun ne viendrait la sauver, même si elle essayait de se défendre et ce refus de soumission mit le grand gaillard encore plus en rage.

Il la souleva davantage, l'insulta de plus belle, en lui lançant un tas d'autres paroles cruelles et humiliantes que personne ne pourrait supporter sans broncher, tant elles étaient inacceptables, puis il franchit sa dernière limite : tenant son visage dans sa main et sa chemise de l'autre aux abords du garage, il oublia l'idée même de se cacher ou d'exécuter ses menaces et s'employa à l'envoyer, crâne le premier, contre le mur du garage. Le coup assomma la pauvre Cassandra, qui n'avait plus la conscience ou la force de se débattre, mais Adam s'en fichait, il se moquait maintenant de la soumettre sexuellement ou de la tourmenter, il voulait juste se défouler. Et il frappa, encore, et encore... et encore. Il fracassa son crâne contre le mur, ne s'arrêtant plus, ses muscles contractés supportaient les cinquante kilos de Cassandra avec de plus en plus de tension à mesure qu'il allait et venait en la secouant.

Il sentit son crâne se fracturer, se fissurer, puis se broyer tout comme ce mur qui se peignait de rouge, à mesure qu'il frappait. Il la défigura, lui écrasa la boite crânienne et déchiqueta sa vie et sa conscience, jusqu'à ce qu'elle ne bouge plus et que sa nuque voit l'hémoglobine s'y déverser, coulant le long du mur et de ses vêtements, ses yeux fermés et son corps désarticulé. Il avait grondé de nouvelles insultes pendant l'acte, quand bien même elle ne pouvait plus les entendre et, le souffle presque coupé par cet effort prolongé, il finit par la lâcher et laisser son cadavre s'affaler dans une position que tout vivant trouverait insupportablement douloureuse sur le sol. Elle, ne ressentait plus rien, car elle était morte.

Ses mains couvertes de sang, Adam respirait et soufflait fort, son torse se bombant à chaque inspiration, ses épaules se redressant et sa mâchoire se crispant à chaque expiration. Il venait de massacrer Cassandra, en pleine cour, cette fois il ne pouvait espérer s'en cacher et à vrai dire, il n'en avait plus rien à faire, mais il était nécessaire qu'il mette les voiles définitivement, maintenant, sans attendre. Son regard balaya la cour et les environs, cherchant un vivant qui viendrait le surprendre et puisque rien ne vint dans l'instant, il fila dans la maison au pas de course. Son but : ramasser son tomahawk, son petit sac à dos et sortir à la hâte par la baie vitrée de derrière pour filer vers l'opposé du secteur, que les cartes appelaient le Quartier 1. Il savait déjà où il devait aller, bien qu'il aurait à justifier son départ d'auprès des autres dégénérés et renégocier son accord avec tous les changements récents.


Fin du Jeu.
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