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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Le Perchoir] Cahier des Missions
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James F. Everett

Anonymous
Invité
Mer 7 Sep - 14:39
Mission d'intégration.

Arrivée du groupe pour la première fois au Perchoir - 01 Avril 2035.

En ce matin du premier Avril, James se tenait devant l'entrée de la Caserne, son Desert eagle dans le dos, vêtu de nouveaux vêtements récupérés dans les possessions préservées des pompiers disparus : chemise grise, pantalon Cargo noir, une montre discrète en argent au poignet gauche et ses propres bottes rangers noires. Les mains sur les hanches, le regard balayant l'horizon, il avait patienté l'arrivée prévue du groupe conduit par Kyle et Elizabeth.

Après un moment qu'il ne serait pas utile de quantifier, bien que James ai régulièrement regardé sa montre, s'inquiétant, il finit par voir venir le groupe depuis l'Ouest, contournant le bâtiment principal par ce coté pour rejoindre l'avant, là où se trouvait l'entrée grillagée du rez-de-chaussé et la tour d'accès vers le bâtiment surélevé. En les voyant arriver, James leur adressa un léger sourire, plutôt satisfait de les voir découvrir cet endroit qu'il avait pris soin de préparer. Et pour cause, il avait travaillé toute la journée de dimanche à aménager l'intérieur, déchargeant les stocks de la caravane avec l'aide de ses deux camarades, puis se retrouvant seul à tout installer à l'intérieur. Il avait rangé la caravane détachée et la Chrysler à l'intérieur du rez-de-chaussé, dégagé tous les cadavres des rôdeurs et des victimes du hall d'en haut et récupéré toutes les clés, mis en place les registres préparés durant la semaine précédente... bref, il fit en sorte que ce soit prêt à être occupé à l'arrivée du groupe.

« Salut à tous, content de vous voir sains et saufs, je commençais à me faire des cheveux blancs. » Leur adressait-il tout d'abord, ne tardant pas à passer à la suite en faisant quelques pas sur le coté afin de se rapprocher de l'entrée du rez-de-chaussé, tout en continuant de leur parler.

« Bienvenue dans notre nouveau campement. Je sais, c'est plutôt impressionnant et surprenant comme choix et pour tout vous dire, il s'agit de l'ancienne caserne de pompiers de la ville. D'après les documents que j'ai trouvé à l'intérieur, l'édifice aurait été bâti en deux mille vingt-neuf, aujourd'hui, il n'y a plus personne pour l'occuper, alors on va s'en charger.

Comme vous pouvez le voir, le bâtiment est découpé en trois - quoi que quatre - parties. Il y a le rez-de-chaussé devant vous, très spacieux, il servait à accueillir les camions et faire leur entretien. Je vous laisse y jeter un oeil si vous le souhaitez. »


Il prit soin d'ouvrir les portes grillagées qui grincèrent à la manoeuvre, laissant se découvrir cette vaste pièce aménagée, bien que déserte à présent.

Le Rez-de-Chaussée de la Caserne implique une très vaste structure d'accueil ayant autrefois servie à stocker et entretenir les véhicules des pompiers. On y trouve de chaque coté de la longueur de ce bâtiment un total de huit Sas, soit une succession de portes en verre donnant sur l'extérieur, des séparations en verre entre les Sas qui se terminent à l'intérieur par des portes en verre également, permettant d'avoir une large vue.

Les quatre angles du bâtiments sont en dur et fermés, tandis qu'à proximité des escaliers qui mènent au Lieu de Vie, le bâtiment est fermé par trois autres Sas au centre avec portes grillagées servant d'entrée, de quoi accueillir en tout 19 véhicules. Le couloir central de ce bâtiment, entouré des Sas, est destiné à un îlot central de maintenance, une sorte de grand établi construit sur mesure pour permettre l'entretien et la réparation des véhicules, bien que tout son matériel ai disparu. Devant les premiers Sas dans le couloir, a été installée une cuve très odorante qui servait à stocker l'essence, tandis qu'au fond du bâtiment à l'opposé exact, une grande citerne enfouie dans le sol permettait d'alimenter les camions en eau. On pouvait voir dans le premier Sas en verre tout de suite à gauche, la Chrysler et la caravane installée près de l'atelier central.

James attendit que tout le monde soit Ok, avant de continuer en les invitant d'un geste de main à se rapprocher de la tour d'accès au bâtiment surélevé.

« Ici, c'est une tour reliée au bâtiment perché, elle contient des escaliers et un ascenseur, qui ne fonctionne plus évidemment. Le bâtiment que vous voyez surélevé servait de lieu de vie aux pompiers, il longe en parallèle le rez-de-chaussé et se termine sur une passerelle, qui conduit à un bâtiment technique où sont alignés de nombreux panneaux solaires sur de nombreux étages, inutilisables également. Un vrai bâtiment high-tech. Pour nous ce sera idéal, je ne vous le cache pas, on risque d'avoir plus fréquemment des visites mais ici, on aura tout l'espace et le confort possible, le lieu sera facile à défendre et bien mieux sécurisé contre les hordes que n'importe quel autre endroit. Le bâtiment technique est condamné et fermé, dès que l'on aura les ressources on barricadera ses portes. Nous nous servirons du lieu de vie et du rez-de-chaussé pour nos véhicules. On passe à la suite. »

Prenant la tête du groupe, James les conduisit à l'intérieur de la tour en prenant soin de les laisser contempler les lieux, et poursuivra jusqu'à l'étage.

Une porte d'entrée vitrée très solide donne accès aux escaliers à partir de l'entrée du bas et donc de l'extérieur de la caserne, celle-ci anciennement commandée par un système de sécurité à code, elle est désormais facile à ouvrir d'une simple poignée de main, ce qui nécessite une attention pleine et entière aux éventuelles visites surprises. A l'intérieur, tout de suite en face les escaliers, marches blanches en carrelage et jointures noires, à droite des escaliers l'ascenseur condamné (non-fonctionnel), sa cage est restée à l'étage.

Pour accéder à l'étage, il faut grimper six paliers qui se croisent et le dernier donne sur le Hall d'entrée. Les murs ont été peints en marron terne. Aucune décoration perceptible, mais on remarque aisément qu'il reste sur les rambardes en fer, les marches blanches et les murs des traces disparates de sang dues à d'anciens affrontements.

« Il n'y a que deux accès au bâtiment perché, le bâtiment technique fermé et ces escaliers, la porte devra toujours restée fermée. Ca donne sur un hall, qui est en très mauvais état, je vous préviens il va falloir retenir son estomac, c'est moche à voir, il y avait plus d'une quinzaine de rôdeurs bouclés dans ce hall et d'autres corps, tout a été viré mais on ne pourra pas effacer les traces. Le reste du lieu a été par contre très bien conservé, je ne plaisante pas, il n'y a pas une trace de combat ou de ravage, c'est incroyable et ça doit expliquer que les morts-vivants aient été contenus dans le hall avant que l'on arrive, il faudra en prendre soin. »

Le Hall est déprimant et terne au possible. Ses murs peints en marron terne et son faux parquet clair sont les seules décorations d'origine, mais l'on distingue très vite le carnage maintenant passé : les murs sont marqués d'importantes quantités de sang et de matières organiques séchées, de même que le sol et les portes. Il y a en tout quatre portes, toutes blanches à poignée de fer, qui donnent sur le Local Technique, la Zone Technique, le Poste de Sécurité et le Couloir intérieur.

Pour finir, une grande fenêtre plus haute et large que n'importe quelle porte donne pleine vue sur le Sud et la forêt au loin ; elle est verrouillée par un système anti-suicide qui nécessite une clé (en possession du seul Chef de camp). On peut clairement distinguer près de la porte du Poste de Sécurité, les traces d'un corps avachi ayant partiellement pourri contre, assez pour laisser des traces incrustées et impossibles à nettoyer, comme tout le reste de la boucherie qui a dû avoir lieu ici, au contraire du reste du bâtiment étonnamment bien préservé.

« Je vous avais prévenu. » Relança James. « Vous aurez l'occasion de jeter un oeil aux autres portes plus tard, pour le moment on va vers cette porte-double qui donne accès à ce qui nous intéresse. »

Une fois la grande porte-double passée, on tombe sur un couloir. Simple couloir semblable au hall d'entrée, murs peints d'un marron terne et faux parquet clair au sol. Aucune décoration notable, le couloir n'a comme le reste du lieu de vie, aucune trace de combat ou de foutoir quelconque. Ce couloir semble longer tout l'étage et donne sur plusieurs portes, en entrant, James donna des indications complémentaires.

« Vous pourrez explorer aussi cette partie après. Tout de suite à droite, la porte vers la salle de nettoyage, en face, la porte vers les vestiaires. Ensuite on a dans l'ordre, les deux dortoirs communs à gauche, le dortoir du chef à droite, qui ont chacun leurs douches et toilettes. Comme dans le précédent camp, il faudra remplir les toilettes manuellement, pas d'arrivée d'eau fonctionnelle. Venez on continue, cette grande porte là, donne sur une salle de projection que j'ai fermé, on ne l'utilisera pas pour le moment, à gauche ici, ce sont les deux portes qui donnent sur le réfectoire et le réfectoire donne sur la cuisine et le garde-manger, et là, vous avez le salon. »

Il indiqua le salon en question, qui n'était pas une pièce fermée mais bel et bien ouverte sur le couloir. Il s'agit de la pièce de vie la plus importante pour les survivants. Cette pièce, faite à l'origine pour que les pompiers puissent se réunir et avoir des interactions sociales dans le plus grand des conforts lors de leurs services, elle a aujourd'hui le même intérêt pour les survivants et sa disposition est impressionnante : cinq canapés et un fauteuil font le tour de la pièce, avec à disposition quatre poufs pouvant servir aussi bien pour s'asseoir que pour laisser reposer les pieds. Au centre, un tapis ouvre l'accès sur les différents meubles de la pièce et sur la gauche de ce dernier - entre les meubles - et en face, un total de deux tables basses en verre élégantes et pratiques pour déposer ses affaires.

A but strictement décoratif, un grand tableau surplombe la table basse contre mur, une lampe de table est disposée sur la seconde, deux lampes sur pied s'opposent d'un coin à l'autre du salon et trois plantes plastifiées sont calées entre les différents canapés. Enfin, en bordure de salon, près du bureau de l'Officier, une table ronde haute est accompagnée de deux chaises hautes, pour se poser et discuter plus en privé. Il y a deux fenêtres de chaque coté de la table basse contre mur qui donnent vers l'Est. Faux parquet clair et murs marron terne.

« Après ça, vous avez l'infirmerie à gauche, le bureau du chef à droite, avec la salle de documentation et en face au fond, la salle de sport. Oui, elle est extraordinairement bien équipée, c'est une véritable aubain, matériel de musculation, de fitness, ring, sacs de frappe et j'en passe, il y en a pour tout le monde, après tout nous somme dans une ancienne caserne de pompiers. Par contre les machines à moteur ne fonctionnent pas, évidemment. Enfin, il reste à droite de la porte de la salle de sport, la porte vers la salle de réunion. C'est là que nous allons. »

Il s'y rendit et ouvrit la porte, laissant découvrir la pièce en question. Grande pièce, celle-ci est pleine de fenêtres faisant le tour des murs donnant vers l'extérieur, tandis que ceux donnant sur la salle de sport et le bureau de l'Officier sont fermés. Faux parquet clair au sol et murs peints en marron terne, elle est absolument sobre, pour cause : il n'y a comme ameublement qu'une impressionnante table particulièrement longue, dont les extrémités sont arrondis, et cerclée de pas moins de dix-huit fauteuils ! Idéal pour se réunir et discuter, le chef de camp a pris la liberté d'installer au centre du mur donnant sur le bureau de l'Officier une table avec un fauteuil individuel, pour entreposer le Poste-radio et offrir la possibilité à l'Opérateur en charge de profiter d'une salle aérée, spacieuse et lumineuse, de quoi atténuer les gardes qui auraient été déprimantes dans une petite pièce fermée et glauque.

« Entrez entrez, et approchez-vous des fauteuils pour vous asseoir quelques minutes, avant de vous laisser explorer notre nouveau chez nous, j'ai certaines choses à vous dire. Merci. » Il se rendit en bout de table et restait debout, laissant tout le monde prendre place à sa demande et seulement là, il tapait légèrement dans ses mains et adressa un sourire amical à ce qui était maintenant son groupe, bien qu'il n'était pas en grande forme, il y avait fort à faire et beaucoup à dire, ils méritaient tous ces efforts, aussi s'employait-il à aller droit au but.

« Je vais droit au but. Trouver cet endroit était inespéré, même s'il attirera davantage l'attention que la maison laissée à Melody, nous pouvons être sûrs de pouvoir nous défendre et accomplir tous nos besoins en étant proche de la ville. Vous l'avez vu, la caserne est isolée, les installations sont vastes et complètes, mais il n'y a absolument rien autour. Nous avons nos propres cartes, vous pourrez les regarder, je vous préviens que j'ai redessiné les lettres des secteurs, faites attention. La première chose à remarquer, c'est que nous avons en plus de la proximité avec la ville, la chance d'avoir une petite zone forestière qui n'était pas visible sur les cartes, et le fleuve y passe, nous aurons aussi de l'eau pas loin du camp. Un tel espace veut dire qu'avec un guet permanent, nous devrions pouvoir voir venir n'importe qui, ou n'importe quoi, mais pour garantir notre fonctionnement et notre sécurité il y aura des règles à respecter scrupuleusement et des tâches à accomplir, tout le monde mettra la pain à la pâte. On ne peut pas se permettre de se montrer feignants.

D'abord et le plus évident, la porte d'entrée en bas doit être constamment fermée. Grâce à la surélévation du bâtiment et sa nature isolée, et si vous respectez cette règle, nous pourrons être à l'abri des rôdeurs en général et nous protéger efficacement des hordes, moyennant discipline. Vous le voyez ici, nous avons notre propre post-radio installé dans cette salle, avec une antenne et ainsi nous sommes armés du point de vue de la communication. Concernant le guet, nous ferons ça depuis le toit, qui est accessible à partir d'une trappe dans le local technique, en face des escaliers dans le hall. Vous ne comprenez pas tout, c'est normal, je vous laisserais prendre le temps d'examiner les plans et de voir ça de vous-même pour comprendre ce que je vous raconte. La trappe a son échelle et permet d'avoir accès donc au toit qui est aussi long que ce bâtiment et suffisamment haut pour avoir vue sur tout ou presque. Le bâtiment technique dont je vous ai parlé est plus haut que le toit de ce lieu de vie. Ce qui veut dire que le guet devra être mobile et aller d'un bout à l'autre du bâtiment pour tout vérifier.

Alors, pour rester sur ça, j'ai déjà pensé le fonctionnement. D'abord, tout le monde passera par le guet, je vais mettre à disposition une paire de jumelles pour pouvoir observer à longue portée et un talkie-walkie pour communiquer, ce sera parfait. J'ai fait des plages horaires, chaque jour, il y aura quatre gardes qui se relaieront, la première de minuit à six heures, la seconde de six heures à midi, la troisième de midi à dix-huit heures et la dernière de dix-huit heures à minuit.

Durant la garde, vous aurez vos propres armes mais le but est avant-tout de repérer toute menace, approche de toute sorte ou événement inattendu et en informer immédiatement le groupe par talkie-walkie, en particulier moi-même afin que nous réagissions intelligemment. Interdiction de faire la tête brûlée, si vous voyez quelque chose, vous prévenez le groupe, vous attendez une réponse et vous restez aux aguets en faisant en sorte de ne pas trop vous exposer, sait-on jamais. Au moment de finir votre garde, vous attendez surtout qu'un camarade vienne vous relayer, vous lui donner le talkie et les jumelles et ensuite vous descendez. Si la personne qui doit vous relayer ne se présente pas, vous attendez dix minutes et vous me contactez par radio.

J'ai déjà fait la répartition, pour que ce soit équilibré et varié, chacun fera une garde à chaque plage horaire, soit quatre gardes au total au guet dans la semaine, réparties de façon à ne pas tourner aux mêmes heures. Concernant le poste d'opérateur radio, qui devra rester devant le poste ou en tout cas dans la salle de réunion ici pour rester attentif à toute réception. L'opérateur servira de relaie pour les camarades en sortie, mais aussi au cas où quelqu'un nous contacterait, ou si nous captions une transmission qui ne nous était pas destinée. Dans le premier cas, vous faite donc relaie, dans le second et troisième cas, vous avisez et vous me prévenez. L'avantage de la garde au poste-radio est que vous pourrez vous dégourdir les jambes dans la pièce ou faire ce que vous voulez en même temps, le tout c'est de rester dans cette pièce et de garde l'oreille à l'affût. Même principe de répartition que pour le guet et donc même nombre, ça vous fait huit gardes dans la semaine entre le guet et le poste-radio. Au littéral, vous aurez trois grosses journées, deux petites journées et deux autres journées totalement libres.

Pour les détails, je vous laisse consulter le registre. Ensuite. Il y a un dortoir pour les hommes, le plus grand et un pour les femmes, le second, il faut croire qu'il y avait plus de pompiers hommes que femmes, nous allons garder ce fonctionnement pour le moment et nous verrons par la suite. Kyle, tu auras le dortoir hommes pour toi seul, Ivy, Jena, Kaitlin et Koda, vous occuperez le dortoir femmes. J'ai cru comprendre que vous êtes ensemble Kait et Koda, on regardera pour vous aménager un coin plus intime et laisser plus de place à Ivy et Jena, laissez-moi juste un peu de temps. Dans ces dortoirs, vous aurez tous une armoire pour vos affaires personnelles, pas d'arme, pas de ressource, pas de matériel, seulement vos biens de confort.

C'est là que nous passons aux vestiaires. Il y a dans cette pièce un tas de casiers, je vous autorise à prendre chacun un casier qui vous servira comme stock personnel. Vous pourrez donc y entreposer une partie ou tout votre équipement si besoin, gardez toujours une arme sur vous. Je sais ce que vous allez me dire, un casier, ça ne fait pas beaucoup de place, c'est le but : ça ne doit servir que pour vous alléger et vous permettre de gérer votre équipement, mais pas de servir à stocker égoïstement tout ce qui vous intéresse au mépris du groupe. Ce que je veux dire par là, c'est que lors de vos sorties, ce que vous ramenez, vous le déposez d'abord dans les stocks communs pour que cela serve à tout le monde. Les casiers doivent servir à vous faciliter la vie, mais pas à devenir avares, le groupe passe avant tout.

Vous aurez le droit de posséder quatre armes maximum, le reste doit aller dans l'armurerie. Quand je dis posséder, ça entend sur vous, dans votre sac ou votre casier. Le stock de nourriture personnel, interdit, toutes les denrées iront dans le stock de ressources et le rationnement sera équitable. Si nous n'avons pas de quoi nourrir tout le monde, et nous ferons en sorte que ça n'arrive pas, je serais le premier à me priver, alors pas d'individualisme. Les casiers et armoires ont leurs clés, vous pourrez en disposer, et pour être transparent avec vous, j'ai un trousseau de doubles de clé et de clés de sécurité qui permettent d'ouvrir toutes les portes, tous les casiers et toutes les armoires, je m'assurerais que ce groupe fonctionne coûte que coûte.

Enfin, montrez-vous disciplinés. C'est à dire, ne bousillez pas les affaires et les biens de cette caserne, on a déjà la chance d'avoir pu trouver un tel endroit, préservez-le. Je vous l'annonce tout de suite, il y a des pièces fermées à clé, des clés que je garde, que vous ne devrez pas utiliser pour le moment, jusqu'à ce que l'on trouve quoi en faire. Les pièces concernées sont : la zone technique, le poste de sécurité, le dortoir officier qui sera réservé au chef de camp, moi ou de futurs remplaçants, la salle de projection, ainsi que le bureau de l'officier, pour le chef également et le centre de documentation qui s'y trouve. Cette dernière pièce servira d'armurerie, ce qui veut dire que vous ne pourrez pas prendre d'arme, seulement en déposer au bureau ou en me les donnant directement. Ce n'est pas un manque de confiance en vous, mais je préfère me réserver la répartition des armes pour que tout le monde ai ce qu'il lui faut sans en avoir en trop inutilement, et éviter que de futurs recrues ne deviennent dangereuses, ou que l'un de nous, s'il venait à péter les plombs, ne puisse pas avoir à portée un stock d'armes et de munitions. Bien sûr ce que vous possédez déjà, vous le gardez.

Voilà qui a été très long, j'en suis désolé, mais autant tout voir maintenant. Je mettrais tout ça par écrit et affiché dans le salon, et les registres ont leurs précisions, vous pourrez vous remémorer tout ça n'importe quand. Dernière chose, j'aimerais parler à chacun de vous tour à tour, pour faire le point sur votre présence dans le groupe, ce que vous savez faire, ce que vous voulez faire et les armes qui vous conviendront entre autres, une façon de pouvoir structurer des objectifs et mieux nous connaître. Vous pourrez me poser toutes les questions que vous souhaitez ou me dire ce qui vous passe par la tête en privé. Vous m'avez choisi comme chef et j'en serais un, ce qui explique ces règles, mais nous restons un groupe et le but est que nous soyons unis et que nous vivions en harmonie, là encore les règles sont essentielles. Je respecterais les mêmes règles, vestiaires compris, ça coule de source. Tout ce que je fais maintenant et tout ce que je ferais demain, aura comme objectif le groupe.

Merci de votre patience, vous pouvez y aller. »

James F. Everett

Anonymous
Invité
Jeu 15 Déc - 0:31
Le 10 Avril, à midi.

Cela faisait bien une heure qu'il prenait et reprenait son procédé dans tous les sens, pour être sûr de ses choix. Il était content de sa méthode, même si il était resté dans le secret pour ses camarades, il savait qu'ils seraient en mesure de comprendre sa démarche et au final, ils y gagnaient tous, tous sauf lui, mais c'était ça son rôle. Aujourd'hui, si la survie de son groupe était devenue une priorité presque obsessionnelle, autant que la protection de leur foyer et d'un quotidien qu'il espérait rendre le plus doux possible, c'était aussi une manière de les convaincre de ce qu'il était pour eux, de ce qu'il était capable de faire et qu'ils pouvaient avoir toute confiance en lui, en son jugement.

Il était posté vers l'arrière de la très longue table de réunion, à l'opposé des fenêtres et observait, les bras croisés, les équipements qu'il avait composé, enfin, plutôt amélioré, pour chacun d'entre eux : Jena, Ivy, Liz, Kyle et même Léonard maintenant, il pouvait considérer ce beau monde comme sa nouvelle famille et c'est ainsi qu'il comptait voir les choses. Posé sur ses jambes droites, il attendit que la porte de la salle s'ouvre et accueille chacun des membres du groupe, se retournant alors pour les saluer d'un petit sourire amical comme il en avait le secret.

Il ne s'avança pas, préférant les laisser s'approcher car c'était à son endroit que l'intérêt se trouvait, la réunion assis autour de la table sur ces beaux sièges devra attendre la prochaine fois.

« Venez, venez. » Leur dit-il simplement en guise d'appel à se rassembler.

Il patientera si nécessaire que tout le monde soit présent et opinera du chef pour acquiescer au début de cette rencontre, ouvrant ses bras pour dévoiler ses mains et venir les frotter l'une contre l'autre.

« Ma démarche a du vous paraître étrange, mais vous avez joué le jeu, je vous en remercie. Si j'ai voulu vos équipements, et si j'ai voulu vous réunir, malgré qu'il n'y ai personne pour surveiller sur le toit, c'est pour vous parler de choses importantes. » Il acquiesçait à nouveau, une façon d'assurer ses semblables de la véracité de ses mots, c'est là que son sourire s'effaça, mais pas sa manière d'être assez simple et directe. « Koda est morte, Kaitlin sûrement aussi, après avoir tué sa compagne. On peut se dire que Kaitlin était une cinglée en réalité mais ce serait se voiler la face sur une chose : dans un monde comme celui-là, la plupart des cinglés ne l'étaient pas à la base, ils le sont devenus par la force des choses, c'est ce qui pourrait tous nous attendre et les épreuves à passer, la perte des proches, les coups que l'on prendra encore dans le futur ne feront que nous y pousser.

Plus que jamais, l'unité est essentielle, la confiance aussi, la communication. Savoir se parler, savoir croire les uns dans les autres... savoir se tirer la tête hors de l'eau. Tous ici, vous serez amené un jour ou l'autre au choix de prendre des risques pour l'une des personnes présentes, tous, vous aurez le choix de vouloir aider ou non un allié en détresse. Ce jour-là, la bonne décision sera celle qui protégera le groupe et cet endroit. Mais pour ça, il ne me faut pas simplement vous faire un discours bidon sur des choses qui sont si évidentes quand elles sont dites, même si elles sont terriblement difficiles à appliquer. J'aimerais vous montrer ce que cela représente pour moi et ce que je voudrais que ce soit pour vous.

C'est pourquoi... pour commencer, j'ai décidé de réorganiser la répartition des équipements, afin que vous soyez tous les mieux équipés et préparés possible, que cela vous motive à vous entraîner et à améliorer vos capacités, qu'elles soient à acquérir ou réacquérir, mais aussi à palier à vos lacunes, même partiellement. Et autant se le dire, nous en avons tous, c'est ce qui donne son sens à ce groupe, notre complémentarité. Je ne veux pas faire de vous des machines à tuer, il n'en est pas question, mais il est incontournable que nous mettions sur pied une force défensive et offensive qui puisse faire la différence quand l'ennemi viendra pour prendre ce que nous avons, nous prendre nous, ou quand il faudra frapper les premiers afin de protéger nos vies.

Nous savons tous ici ce qu'il en est de la situation, concernant le Marchand, son organisation, concernant notre condition de dégénérés, ou ressuscités - hormis Jena bien sûr qui a les informations pour autant, et sur tout ce qu'il s'est passé depuis le début et maintenant avec Kaitlin, Koda et l'ancien camp. Seul Léonard, le dernier arrivé, est encore dans le flou et il y a beaucoup de choses à lui faire savoir, ça, je laisse à l'un d'entre vous qui en aura la bonne volonté et le courage, de tout lui expliquer. Pour l'instant, parlons affaires. »


Un clin d'oeil familier et amical marqua cette transition, qui vit le chirurgien se retourner, ce dernier n'ayant d'ailleurs fait aucune allusion à son changement de look, comme si de rien était alors que le changement était frappant. Il fit quelques pas vers les équipements entreposés au sol le long des murs, qu'ils pouvaient maintenant voir correctement. Pour accompagner cette découverte, il désigna tour à tour ces groupements d'affaires, en se lançant dans le vif du sujet.

« Ici pour Kyle, ancien sniper de l'armée, c'est notre tireur d'élite et un excellent équipier qui a fait ses preuves. Five-Seven, fusil FR-F2, dague de chasse, talkie-walkie, grand sac à dos, lampe-torche, gilet tactique et une boite de munitions gros calibre. Avec ça, tu seras tout beau et le gilet, tu le gardes sans discuter, pour te protéger sur tes positions.

Ici pour Jena, notre commando au féminin qui sera désormais mon chef en second, une dur à cuir qui a besoin d'une vraie puissance de feu pour veiller sur le groupe. Je vous demande de lui faire confiance comme vous me faites confiance les autres. Donc, Desert eagle, fusil Steyr Aug, couteau papillon, grand sac à dos, kit d'armement, harnais, talkie-walkie et une boite de munitions gros calibre. Te voilà prête.

Ici ma Liz, la voix de la sagesse, celle qui veille sur nous mieux que je ne le ferais. Son FN-FNC, le flingue VP70, couteau de cuisine pour les combats rapprochés, son kit d'armement, le gilet pare-balles, monoculaire de vision nocturne, grand sac à dos, talkie-walkie, une boussole et une boite de munitions petit calibre. Je te veux pleinement capable de te protéger et de faire face dans les situations compliquées, tu auras de quoi faire avec les quelques ajouts.

Ivy, notre mécanicienne et artisan de référence, mais aussi notre petite terreur et sans doute la plus puissante d'entre nous derrière son air frêle grâce à son pouvoir, ce qui aura de quoi surprendre les connards en tout genre et les faire se pisser dessus, mais malgré tout, il te faut un minimum de parade, tu ne peux pas compter que sur lui. Ton flingue VP70, tes couteaux de lancers - indispensables, talkie-walkie, petit sac à dos, une lampe-torche et la touche glamour, une grenade soporifique, pour avoir... une autre possibilité au besoin. Garde-la précieusement.

Léonard, tu viens tout juste d'arriver et il y avait de quoi être méfiant, mais après t'avoir observé, Liz et moi pensons que nous pouvons te faire confiance et tu as de bonnes idées, de plus, en tant que technicien, tu vas avoir un rôle vital dans le groupe. Nous comptons sur toi, ne sois pas de ceux qui disparaissent ou laissent tomber au premier obstacle, nous n'en avons pas besoin. Ça a été compliqué coté équipement, mais je pense avoir trouvé un bon compromis. Ton kit de crochetage, un sac de voyage pour avoir de la contenance et coté armement, je te confie un pistolet P226 et un tournevis en cas de corps à corps. Le plus simple à utiliser en stock. Je compte sur toi pour t'entraîner avec ces armes pour débuter, plusieurs d'entre nous seront ravis de t'aider en ce sens, mais pour être sûr de ne pas perdre notre précieux technicien et comme tu m'as l'air costaud... je te donne mon bouclier d'intervention ambidextre. Extrêmement efficace, il te protégera des rôdeurs, des armes et dans une certaine mesure des explosifs, prend-en soin.

Tout ça est ce que nous avons de mieux actuellement. Si vous trouvez de l'équipement, des armes, des protections, je vous demande de me les amener, si vous souhaitez compléter votre nouvel équipement, je ne serais pas tyrannique bien entendu. Le but est que chacun de vous ai à terme au moins une arme à feu, une arme blanche, de la protection et des outils pratiques. Si vous trouvez des gilets pare-balles, la priorité ira à Ivy d'abord et Léonard ensuite puisqu'il a le bouclier, si vous trouvez un gilet tactique, Liz est prioritaire et troquera son gilet pare-balles. Il serait bon de lui trouver une meilleure arme de poing. Le bouclier sera le noeud de ton équipement Léonard, mais dès que toi et Ivy aurez amélioré vos aptitudes aux armes et à l'affrontement, on tâchera aussi d'améliorer le reste.

Vous noterez que nous n'avons que quatre talkie-walkie, j'ai récupéré celui du guet, ce qui veut dire qu'il va falloir être très prudents. Bien sûr, n'hésitez pas à vous prêter un talkie pour les gardes au guet quand vous êtes au camp, ça suffira, de même si vous sortez du camp, veillez à ce que l'un d'entre vous au moins ai toujours un moyen de communication. Bon, en l'occurrence le manque sera pour Léonard et moi, vous me comprenez. En cas de siège, Jena, Kyle et moi formerons la première ligne, Liz en soutien armé, Ivy fait le ménage et Léonard aidera comme il pourra. Nous reviendrons sur la défense après. »


Il revint à eux en posant les mains sur les hanches et fit en sorte de changer de sujet, histoire d'éviter les potentielles discussions ou remises en question qu'il ne souhaitait pas avoir, indiquant d'un signe du menton le cahier posé sur la table.

« Ceci est le nouveau registre que je mets en place, il liste les compétences et les pouvoirs des membres du groupe, que vous pourrez tous consulter et je vous encourage à le mettre à jour au fur et à mesure que vous vous améliorerez, ça peut être un moteur. Chacun a un rôle tactique dans le groupe, au-delà de ça, le cahier sera gardé sous clé dans mon bureau, comme le reste des armes à l'arrière. Pour être sûr coté sécurité, je vous demande de ne pas y entrer sans mon accord - ou en cas d'urgence seulement - et si jamais nous venions à avoir de nouvelles têtes ou des invités extérieurs qui chercheraient à y entrer sans NOTRE accord, je vous autorise à leur botter le cul.

Vient les projets et priorités. Voici ce que j'ai établi, à partir de mes notes, mais aussi des idées et suggestions que j'ai eu : nous avons plusieurs objectifs qui seront importants pour le groupe comme trouver des armes, pour grossir notre réserve et si possible améliorer vos équipements, trouver des matériaux pour améliorer l'aménagement du camp et du matériel médical. Pour l'instant, nous avons ce qu'il faut en nourriture et si besoin je retournerais voir Nelson pour négocier ce qui lui resterait en surplus, si vous en trouvez bien sûr amenez tout ça, pas de réserve personnel vous le savez.

Pour le camp, les axes principaux seront le confort, la sécurité et la défense. Ivy et Léonard, vous allez être au coeur des aménagements, il va falloir trouver un moyen de remettre en route au moins une partie des panneaux solaires du bâtiment technique derrière, afin d'avoir une source d'énergie constante et facile pour le lieu de vie, ce qui me permettra d'orienter le générateur vers d'autres usages au rez-de-chaussée. J'aimerais également pouvoir aménager un râtelier sur le toit, avec une coque en métal pour le protéger de la météo, il servira à entreposer l'armement lourd qui sera utilisé exclusivement à la défense, comme les lance-roquettes et le Bren L4A4, en plus des jumelles pour la surveillance. Il faudrait ensuite pouvoir installer des murets sur le toit pour protéger le guet, au moins de chaque coté du toit et si possible - mais ça n'urge pas pour ça - faire le tour, en bois ou en métal, faites au mieux.

Il sera essentiel de pouvoir assurer une position de tir protégée, en cas d'attaque, le guet sera la première cible et ce sera une cible facile pour n'importe quel tireur ou véhicule armé. A coté de ça, il faudrait plancher sur des barricades pour les portes de la passerelle afin de protéger nos arrières et barricader solidement les entrées du bâtiment technique, rien ne doit pouvoir entrer ou sortir par-là dans la mesure du possible. Léonard, tu auras une mission toute particulière avec l'aide d'Ivy là encore : remettre en route le système anti-incendie du lieu de vie, mais aussi les systèmes de sécurité, j'aimerais pouvoir un jour disposer d'un poste de sécurité pro avec des caméras de surveillance afin de remplacer le guet et des moyens d'alerte. Le plus important pour l'instant sera de réactiver et alimenter le digicode de la porte d'entrée en bas et remettre en route l'ascenseur, il pourra être utile en cas de besoin de transport de choses lourdes, de blessés, ou autre, surtout si les muscles du groupe ne sont pas présents.

Maintenant que l'on a un générateur qui fournit en électricité, on en profite. Ça implique de trouver de l'essence à long terme car cette machine géniale consomme beaucoup. »


Tout en continuant de parler, il s'approcha de la table et se cala les fesses dessus entre deux chaises en revenant croiser les bras, se retrouvant de profil ou presque par rapport aux autres.

« Jena et Kyle, je vous confie l'entretien et le nettoyage des armes de tout le groupe, faites en sorte qu'elles soient sûres en permanence et dès que vous vous sentirez prêts, il sera essentiel de réhabiliter le Bren L4A4 qui est enrayé, c'est un vrai casse-tête. Vous êtes aussi nos deux apprentis-chasseurs, vous aurez à disposition l'arc en bois et l'arc Compound pour chasser, ils devront rester à l'armurerie en dehors. De toute façon vous serez les seuls à vous en servir pour l'instant mais c'est une sécurité supplémentaire. Pareil pour les haches, qui serviront avant-tout au bûcheronnage, pour l'instant cela concerne Kyle et moi-même, mais si d'autres s'y intéressent ils nous accompagneront.

Autre chose, qui est très importante : si vous vous sentez mal, si vous avez besoin de parler, d'un soutien en toute intimité, d'évoquer des choses personnelles, vous pouvez venir vers moi mais aussi et surtout aller voir Elizabeth, elle saura s'y prendre et il n'y a personne de plus soucieux des autres ici qu'elle. Ça peut paraître futile mais croyez-moi, il n'y a rien de plus crucial à l'heure actuelle pour la synergie du groupe, votre moral et vos forces. Enfin, le guet : Léonard va reprendre les plages horaires de Kaitlin, je cumulerais ceux de Koda pour l'instant. J'ai plus d'intérêt à rester davantage au camp dans la mesure du possible et vous, vous avez davantage besoin de pouvoir bouger, souffler et être en mesure d'explorer la ville. Faites de votre mieux, votre maximum, soyez réfléchis et pensez au groupe en plus de vous-même, trouvez l'équilibre. C'est tout ce que je vous demande.

De mon coté, mes tâches... eh bien ce sera de tout, c'est mon rôle. Si vous avez des idées, d'aménagement, ou autre, vous n'hésitez pas, avec ou sans nos priorités, il y a deux cents choses à faire dans ce camp de toute façon et nos ressources décideront des vraies priorités pour nous. De même, si vous avez des suggestions, des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord, vous saurez où me trouver. Ce sera tout pour aujourd'hui, c'est déjà pas mal. Prenez vos équipements, utilisez vos casiers, bon courage. »
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