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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial - ???] Belle est la fleur, laid est son possesseur - 07/04/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Mer 14 Sep - 23:29







Belle est la fleur, laid est son possesseur
Interprété par Shank's O'Connor et Cornelia Feuerwald.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 14 Sep - 23:30
Cela aurait dû être l’instant de votre mort, l’instant de rejoindre, selon vos croyances, paradis ou enfer, vivre une nouvelle existence ou un retour à la terre, voir même sombrer dans le néant, pourquoi pas. Certains folklores prêtent aussi crédibilité à une possible réincarnation, mais à votre réveil, ce n’est pas dans le corps d’un nouveau-né, ni celui d’un oisillon, ou même d’une chenille que vous reprenez conscience, mais bien dans votre propre corps. Et c'est dans la lourde chaleur de votre environnement que vous émergez enfin, les dernières images incompréhensibles qui avaient nappé vos esprits pendant votre mort, encore bien vivaces.

Vous vous réveillez, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il vous faudra le temps de reprendre vos esprits, d'identifier l'environnement qui vous entoure et de comprendre que vous êtes en vie. Elle vous tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où vous ne savez ni où vous êtes, ni qui vous êtes et jusqu'à en avoir oublié votre nom, statufié par un flot d'informations à votre cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

****

Shank's, tu te retrouves face à un mur en rondin de bois et couché sur un lit privé de draps, mais rien qu’à l’odeur du matelas et les traces marronnasses qui le recouvrent, tu peux conclure qu’il est loin d’être de toute première fraîcheur et tu n’es pas au bout de tes surprises. Car ce que tu ressens après cela, c’est une forte impression d’immobilité, et pour cause, tes mains sont attachées par une solide corde dans ton dos, pire encore, tu es en tee-shirt et caleçon, ton pantalon semble avoir disparu. En fait, il se trouve au pied du lit et laissé à l'abandon, nul doute que quelqu'un, probablement la personne qui t'as ficelé les mains, est à l'origine du retrait de ce vêtement que tu finiras par remarquer. Si céder à la panique serait une réaction bien compréhensible en l’état, les douleurs de ton crâne se rappelleront alors volontiers à toi et te cloueront sur place. De quoi te laisser le temps d’observer ton environnement de tes yeux trop longtemps laissés clos avant de tenter de réagir.

Il ne te faudra pas longtemps pour te rendre compte que tu es emprisonné dans une espèce de grande cabane. Les murs ne présentent que deux fenêtres en tout et pour tout, toutes deux barricadées par d’épaisses planches de bois qui ne laissent filtrer que de minces filets de lumière, ce qui te permet de conclure qu’il fait jour. Le sol est jonché de déchets en tout genre, allant des boites de conserves vides où rampent les cafards et autres détritivores, aux branchages et bouts de bois, en passant par du linge sale entassé, un vieux pneu de 4x4 et des bidons d’essence épuisés et autre contenants en plastique. Il y a même ce qui ressemble à un petit coin cuisine misérable, dont l’émail de l’évier est tâché de nombreuses traces sombres et parfois rougeâtres, si bien qu’il semble impensable qu’il ai pu un jour être blanc. A côté de ce coin, tu aperçois quelques meubles où a été entassée de la vaisselle dans le même état miteux.

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement déposé à coté de toi, aligné et nettoyé. Tu ne reconnais pas cet équipement étrangement flambant neuf. Ainsi te voilà vivant, ta peau propre, comme neuve, alors que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.

****

Cornelia, tu t'éveilles dans un lieu fort différent, pour cause : bras et jambes libres de tout lien potentiel, tu reprends vie sur la banquette arrière d'une voiture assez confortable. Celle d'une Chevy Spark, petit modèle citadin cinq portes. En regardant autour de toi après avoir un minimum émergé, tu remarqueras avant tout deux choses frappantes : tu es seule dans cette voiture et celle-ci est extraordinairement propre et vide, on croirait qu'elle sort tout juste de l'usine de construction. Tout est impeccable, jusqu'aux tapis de bonne marque.

Tu sens sous ton poids une gêne, un objet approximativement aplati car il présente des bosses qui est coincé entre ton dos et la banquette, tu constateras le moment venu qu'il s'agit d'un petit sac à dos, tout aussi propre, vide et neuf que la voiture l'était et tu n'as pas la moindre idée d'où il peut provenir. Par les vitres, te sautera aux yeux le décor verdâtre et naturel, celui d'arbres, de feuilles, d'herbes ayant conquis tout le territoire au sol, mêlées de fleurs, la vision pleine de grâce et de rapidité de l'envol d'un couple d'oiseaux s'extirpant de la couverture d'un de ces arbres, l'espace de courtes secondes. Toi et cette voiture êtes dans une encombrante forêt à tout croire.

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme. Ainsi te voilà vivant, ta peau propre, comme neuve, alors que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.

Cornelia Feuerwald

Anonymous
Invité
Jeu 15 Sep - 2:30
Un tsunami de sensations aussi violentes que soudaines qui la frappait et la balotait dans tous les sens manquant de la noyer, voilà ce qu'elle ressentait. Après ce qui avait semblé une éternité et un instant de... d'hallucinations... de visions... de choses... et d’obscurité froide, c'est comme si son cerveau et son corps se réveillaient d'un coup d'une hibernation trop longue. Elle se rendit compte que ses yeux étaient ouverts, mais ignorait depuis combien de temps c'était le cas, pas plus qu'elle ne sû combien de temps elle resta à contempler le ciel gris immobile qui se trouvait au dessus de sa tête. Elle n'avait conscience que de cette monochromie au dessus d'elle, de sa respiration poussive et de son corps qui semblait vouloir lui assurer qu'elle était vivante en faisant souffrir le moindre centimètre de ses muscles et de son crâne. Le reste de ses sensations étaient paradoxalement trop présentes pour être palpables. Elle se mit à ciller des yeux, prenant conscience qu'elle ne l'avait pas fait avant, sa bouche s'activa, elle avait soif. Peu à peu chacun de membres s'alourdissait, et commençaient à percevoir le sol moelleux qui se trouvait en dessous d'elle ainsi que d'une gêne plus présente entre ses omoplates.
Au bout d'un autre temps, elle sentit ses doigts se contracter. C'est vrai qu'elle pouvait faire ça. C'est à ce moment là que Cornelia prit totalement conscience de son environnement. Ses respirations se firent plus profondes, elle sentait maintenant l'air entrer et sortir de ses poumons en feu. Elle se releva difficilement, s'accrochant à une ceinture de sécurité pour l'aider à se hisser. Ses gestes étaient lents et gauches comme si son corps réapprenait à fonctionner sous ses ordres. La douleur finissait d'abrutir ce corps lourd et pataud qui ne semblait pas être le sien. Elle était à l'arrière d'une voiture neuve d'après l'odeur capiteuse de cuir qui l'englobait et ce qu'elle avait pris pour un ciel gris n'était rien d'autre que le toit recouvert de moquette du véhicule. Elle débarrassa son dos de ce qui y était accroché et découvrit avec surprise un sac à dos. Complètement vide. Et neuf. Elle n'avait pas ça avant... ni de voiture d'ailleurs.

*Ça ne devrait pas être là*

Cette pensée traversa sa tête comme une flèche, faisant remonter un flot de souvenirs. Cornelia se prit la tête entre les mains. Non. Ça ne devrait pas être là et elle non plus. La mémoire de la douleur d'être traversée par le courant électrique, les morsures, lui revinrent un instant avant de disparaître à nouveau. Ses mains. Ses bras. Son cou. Tout était indemne. Propre. Ni cicatrices, ni ampoules, rien. Pourtant... pourtant ça s'était passé. Les fils électriques, l'attaque, tout. Elle avait encore l'impression de ressentir ses derniers instants. Enfin ce qu'elle avait cru être ses derniers instants. Il n'y avait aucune marque de ce qu'il s'était passé sur son corps. Pire, même Les tâches de vieillesse qui étaient apparues sur ses mains au fil des ans avaient disparues. Comme si toute sa peau avait été lavée et récurée pendant que son esprit l'avait quitté. Ce n'était pas sa peau, elle n'était pas comme ça. Par réflexe, elle se mit à frotter ses mains entre elles et à se les passer sur les bras, en appuyant fermement, comme si sa nouvelle peau n'était que de la crasse qui pourrait s'enlever pour laisser paraître l'ancienne, mais rien n'y faisait.

Ce n'était pas possible. Tout cela n'avait aucun sens. Elle se passa la main dans les cheveux, remarquant à cette occasion que ses vêtements s'étaient raidis par la saleté et la crasse et dégageaient une terrible odeur de moisissure qui mélangée à celle du cuir flambant neuf des sièges en devenait presque vomitif. A moins que ce ne soit juste son mal de crâne qui lui donnait la nausée.

Cornelia sortit de la voiture, ouvrant grand la portière de gauche et découvrant la rutilante peinture rouge qui entourait le véhicule. Ses pieds touchèrent le sol en même temps que le vent frais frappa son visage emmenant avec lui une délicate odeur d'humus et d'herbe. Elle tituba sous l'effort que ses jambes faisaient en portant son corps alourdi par la gravité. Le bruit du vent dans les arbres ainsi que les doux piaillements des oiseaux la ramenèrent à la raison, du moins ce qui lui restait au vu de la situation. Rester ici ne lui apporterait aucune réponse. Elle ne savait pas où elle était, ni quand, mais il semblait qu'elle soit en vie pour une raison quelconque, elle n'allait pas se laisser dépérir sur place. Elle retira son blazer crasseux, le déposant sur la banquette arrière, là où elle était étendue quelques secondes avant, remonta les manches de sa chemise déchirée et entreprit de fouiller la voiture ainsi que son coffre à la recherche du moindre indice qui pourrait lui donner un semblant de piste, mais il n'y avait rien d'autre qu'elle et son sac à dos. Elle alla s'asseoir pensive sur le capot écarlate, son sac à côté d'elle. Elle ne voyait rien aux alentours que cette forêt qu'elle ne connaissait pas. Où était-elle ? Qu'est-ce qu'il s'était passé ? Est-ce que ça arrivait à tout le monde ? Est-ce qu'elle s'était réveillée des années plus tard ? Non, elle n'était pas...morte dans une voiture. Dans ce cas là qui l'avait déplacée ici, dans une voiture ? Neuve qui plus est ? Ce n'est pas quelqu'un qui l'avait guérie, c'était plus que ça. Ce n'était pas possible. Et si elle était au paradis ? Dieu serait terriblement matérialiste de lui offrir une voiture comme cadeau de bienvenue. Qu'est-ce qu'elle allait faire ? Où étaient les autres ? Elle ne les reverrait probablement pas. Comme tout le monde. Où était-elle..?

L'angoisse, l'incompréhension, la fatigue, tout se mélangeait dans la tête et commençait à la tirer vers le bas. Elle sentait son souffle se raccourcir et sa poitrine se serrer. Il fallait qu'elle se reprenne. Il fallait qu'elle se relève.

-ET MERDE !

Elle ouvrit vivement la portière conducteur, jeta le sac à dos sur le siège passager et se mit à chercher la clef pour démarrer la chevrolet. Hors de question qu'elle se laisse avoir par des questionnements sans fin et sans réponse. Elle avait soif, il lui fallait de l'eau. Ce qui prouvait en plus de la douleur qu'elle n'était pas morte. Son corps avait encore besoin de vivre. Elle regrettait du coup que son généreux donateur n'ai pas pensé à lui laisser une bouteille d'eau avec de quoi grignoter. L'essence ce n'était malheureusement pas très comestible.
Cornelia regarda à travers le pare-brise. La végétation était dense, mais si cette voiture était là, c'était bien pour qu'on l'en sorte non ? Elle ne rechercha même pas de traces que le véhicule aurait pu au préalable laisser pour arriver jusqu'ici, cela aurait été bien trop logique qu'il y en ai au vu de la situation. Elle réajusta le siège et pris une profonde inspiration. Le rétroviseur reflétait son visage. Le sien, des rides en moins. Sans y penser elle essuya sa joue et le coin de ses paupières contre son bras, comme si elle avait voulu enlever du fond de teint avec sa chemise rapeuse. Elle savait que ça n'aurait aucun effet mais elle n'avait pas pu s'en empêcher. Ce n'était pas elle, pas exactement. Mais ses yeux,...ses yeux, ils n'avaient pas changé, c'étaient les mêmes, exactement, elle en était certaine. Quelque part ça la rassurait. Elle soutint le regard ferme de son double dans le miroir qui semblait acquiescer silencieusement ses actions. Elle devait trouver... quelque chose. Une route, une maison, une rivière, pourquoi pas un château enchanté, vu la situation ça lui aurait paru presque rationnel.

Elle attacha sa ceinture et démarra la voiture, regardant où était le passage le plus dégagé pour qu'elle puisse s'y engager avec la Spark, avant de s'y enfoncer Elle ouvrit toutes les fenêtres, pour profiter de l'air et des sons paisibles de la forêt. Elle avait l'impression d'avoir été enfermée une éternité, elle avait besoin de respirer un peu et de profiter quelques instants de ce qui paradoxalement semblait être le moment le plus paisible qu'elle avait connu depuis des semaines.

Shank's O'Connor

Anonymous
Invité
Jeu 15 Sep - 19:50
Un trou noir, une chute vertigineuse, un abysse entourait la conscience de Shank’s . Des voix, des rires, des chants, le père Danton, sa petite église, tout le monde lui sourit, il est de retour.

Shank’s sentait une surface molle sous son corps qui peinait à reprendre vie, sa tête lui faisait un mal de chien et donnait l’impression d’être compressée dans un étau.
Que lui était-il arrivé. Il ouvrait avec difficulté une première paupière, un large spectre lumineux s’infiltrait  dans sa rétine augmentant encore plus sa migraine. Ses jambes ne répondaient pas aux ordres que son cerveau transmettait, Il était littéralement paralysé, pourtant il pouvait sentir le grain, la matière molletonnée  sous son poids.  
Shank’s essayait de se souvenir comment il en était arrivé là, par quel moyen il était étendu sans pouvoir se mouvoir.

Autour de lui tout semblait calme, ses oreilles lui renvoyaient le bruissement du vent qui filait à travers la pièce, sa respiration ainsi que les battements de son cœur se faisaient plus fort, plus réguliers, il reprenait vie. Une multitude de fourmis caractérisant la reprise d’une circulation sanguine le faisaient souffrir en lui donnant l’impression que ses jambes étaient du coton et un engourdissement en suivit. Cette souffrance était salvatrice, il savait qu’il n’était pas paralysé, dans quelques minutes il serait debout. Comme Shank’s  l’avait prédit ses doigts de pieds commençaient à bouger, puis ses mains, sa jambe et bientôt le reste de son corps.
Se mettant tant bien que mal sur son séant, il sentait une douleur lancinante dans le bas du dos telle une multitude d’aiguilles qui transperçaient sa chair à vive.
Sahnk's ouvrait son deuxième œil pour explorer son entourage, analysé la situation, faire un bilan logique.
Quand bien même chaque chose a sa raison, tout ce qui doit se produire se produira, se remémore Shank’s en revoyant son professeur de philosophie Mr Lewis dans une pensée fugace.

Clignant des yeux pour faire le focus et s’habituer à la lumière du jour, il percevait dans le brouillard du réveil une pièce mal éclairée jonchée de détritus au sol. Une brise venait de se poser sous son t-shirt iron maiden, il baissait les yeux, à sa grande stupéfaction il n’avait plus de pantalon sur lui il était en calçon. Une douleur aiguë, fulgurante à la tête le faisait basculer en arrière en manquant de l’assommer sur le haut du lit. Shank’s dans la crispation revoyait les images comme un film dans sa tête, il se revoit dans le supermarché fuyant des suppôts de Satan. Cette vision le faisait paniquer, suffoquer, transpirer d’horreur. Il se débattait pour fuir cet endroit cette prison. Shank’s tombait au sol et avec lui le jean  qui étaient posés sur le bout du lit. Il sentait une prise sur ses mains et comprit quelles étaient attachées dans son dos par quelque chose de solide. Il était captif et pour une raison ou une autre sa vie était de nouveau en danger. Il se relevait tant bien que mal en marchant comme une personne âgée meurtrie de rhumatisme. Il cherchait une sortie un exutoire, il y avait bien des fenêtres mais celles-ci étaient toutes recouvertes d’une planche de bois cloué empêchant l’évasion. Il était fait comme un rat. Shank’s se retournait pour examiner les liens qui le privait de mouvement. Ils étaient solidement attacher, le manque de force de Shank’s n’en viendrait pas à bout. Il trébuchait sur des bidons d’essence et se retrouvait encore au sol. Une grosse écharde de bois venait de se loger dans son genou gauche. Avec les jambes repliées il tentait d’enlever celle-ci avec les dents. Il se pliait tel un contorsionniste de cirque. Ses mains glissaient sous ses fesses, il tentait de se libérer de la prise arrière mais en vain la douleur dans son dos le bloquait sur place, étendu en chien de fusil. Il se rappelait de sa dernière entrevue avec des cadavres sur pattes avides de chair humaine. Cette pensée lui faisait instinctivement glisser le regard sur sa jambe. Shank's était stupéfait de voir aucune cicatrice à l’ endroit où ces immondices avaient planté leurs crocs.

*Je suis en train de rêver, oui c’est ça je suis en train de rêver*

La terreur emplissait tout son être, l’incompréhension de l’instant présent, la perte de tous ses repères lui procurait une nausée fulgurante et ne tardait pas à vomir comme une femme enceinte.
Perclus de douleur abdominal Shank's' s’approchait près du mur en bois, posait sa bouche contre la surface et criait de toutes ses forces de toute sa rage.

-Au secours à laide je suis enfermé, Aidez- moi, je vous en prie.

Shank’s ne croyait pas vraiment que hurler était la bonne solution, si son geôlier l’avait mis à cet endroit c’était pour une bonne raison. Peut-être qu’il n’y avait pas de passage, personne pour entendre ses cris. Quand bien même crier lui faisait du bien et ses poumons en avaient besoin.
Un tas de questions se bousculaient dans sa tête, et résonnaient comme des tambours de guerre. Qui l'a enfermé et pour quelle raison, que lui voulait elle. Il se demandait également pourquoi il était en caleçon et que sa peau était si propre. On avait pris soin de le laver le dévêtir et l’emprisonné. Tout cela n’avait pas de sens aucune logique.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 24 Sep - 14:02
A l'extérieur, tandis que Cornelia prenait acte de son état, elle pouvait sentir que sa migraine, aussi violente se faisait-elle, lui donnait du fil à retordre et pour cause : si elle avait bien trouvé les clés sur le contact, le reste de la voiture aussi vide qu'imaginé après sa fouille, elle eut du mal à sortir de la voiture tant son équilibre était précaire. Une fois dehors, elle n'aura ainsi pas vraiment prit le de temps d'observer les alentours qu'elle se sera ruée coté conducteur, ses maux de tête gênant sa vue.

En s'installant sur le siège, puis en tentant de démarrer la voiture, elle aura été confrontée à son premier obstacle : l'engin ne réagissait pas. Tous les coups de clé qu'elle aura pu asséner au démarreur n'y auront rien fait, car il n'y avait vraisemblablement pas une goutte d'essence dans ce véhicule, ce qu'un coup d'oeil au niveau de carburant sur la tableau de bord confirmera. Le temps qu'elle comprenne que son habitacle de métal était impossible à déplacer, sa migraine diminuerait assez pour qu'elle se rende compte que devant elle, soit devant la voiture, s'étendait un sentier de terre qui se frayait un chemin à travers la forêt, très étroit et gêné par les arbres très garnis de branches et de feuilles, mais bel et bien présent. La voiture était positionnée de façon à prendre ce sentier directement, encore aurait-il fallu qu'elle soit alimentée.

Par les rétroviseurs, elle prendra également conscience que derrière la voiture, se distingue la présence d'une grande cabane, à environ cinquante mètre dans la forêt derrière des rangées d'arbres, ayant presque la forme d'une petite maison toute de bois vêtue. Elle ne pouvait pas distinguer clairement à travers la couverture des arbres, là encore, la constitution concrète de cette habitation, mais elle semblait ne présenter aucun étage et aborder un toit en pente somme toute classique. Une déception pour Cornelia que de ne pas pouvoir faire bouger cette voiture pourtant littéralement offerte par le destin, peut-être devrait-elle davantage prendre le temps de regarder ce qui se trouve autour d'elle et vérifier ce qui est à sa portée ?

Peu après, elle aura l'impression d'avoir entendu, en écho, un faible cri dont elle ne parvenait qu'à peine à distinguer quoi que ce soit, pas le moindre mot ne se fera compréhensible. Un cri, à peine perceptible, peut-être irréel, voilà tout ce qu'elle en tirera.

A l'intérieur, Shank's, s'il parvenait à se relever, tanguait encore plus qu'imaginé, tant la migraine le malmenait. L'écharde qui s'enfonça dans son genou suite à une malheureuse chute, lui asséna une atroce douleur qui ne fera que croître et malgré tous ses efforts pour se contorsionner, son affaiblissement physique évident et son mal de tête l'empêcheront de parvenir à retirer cette écharde, contraint de la supporter jusqu'à trouver un moyen de se défaire de ses liens. Et ce moyen ne semblait pas promettre une venue rapide, d'ailleurs, en se déplaçant jusqu'à la fenêtre, boitant avec une douleur lancinante car l'écharde venait presque titiller le cartilage de son genou, il remarquera que non loin du mur contre lequel il s'adossait, se trouve la porte d'entrée de cette cabane qui avait été presque invisible au premier regard, faute au manque de lumière.

Son cri s'érailla, sa gorge ayant du mal à extraire l'appel qu'il lançait en vain, car rien ne semblera répondre. Du moins ce sera ainsi les premiers instants, percevant au-dehors, des arbres par rangées, des buissons, des écorces, de la mousse et de l'herbe couvrant le sol probablement d'un bout à l'autre de cette forêt qui semblait complètement entourer sa prison boisée. Mais le silence ne durera pas, pire encore, sans crier gare, une main viendra frapper sauvagement la fenêtre barricadée contre laquelle est appuyé à l'intérieur Shank's, de quoi le surprendre, le faire sursauter voir le terrifier, tant l'acte avait été imprévisible. Une main à la chair presque noirâtre, dont l'immondice illustrera l'un des doigts défait de toute chair et os apparent. Une vision d'horreur, qui joindra un râle inhumain et l'espace de quelques instants, la perception incertaine à travers l'un des interstices plus haut, de deux yeux globuleux et vides, dont l'iris semble avoir été rongé jusqu'à ne rien en laisser.

Cornelia Feuerwald

Anonymous
Invité
Dim 25 Sep - 12:49
Elle avait peut-être un peu surestimé des forces.
Non en fait c'était certain.
Elle posa sa tête contre le volant en voyant que la personne qui avait eu la bonté de lui offrir cette voiture avait eu assez d'humour pour ne pas la fournir en essence. Elle n'avait juste pas prévu en faisant ça que le klaxon s'enclencherait, lui vrillant les tympans. Elle mit ses mains sur ses oreilles, vainement vu que le bruit aussi strident qu'inattendu s'était envolé. Cornelia se força a prendre de grandes respirations pour contrôler son mal de crâne qui revenait en vagues ainsi que la nausée qui l'accompagnait.

Bon. Il se passait quoi maintenant ? 
Tandis que cette pensée traversait son esprit dans un moment de remous de la douleur deux réponses visuelles lui vinrent.
La première c'était une route mal entretenue qui continuait devant la voiture.

*Au moins ça a le mérite d'être clair.*


La deuxième faillit lui échapper. Dans le rétroviseur il y avait une petite cabane perdue dans les fourrés. Ça ne pouvait pas être un hasard. Au final heureusement qu'il n'y avait pas d'essence dans le véhicule.

Elle de décida à sortir de la voitire. Si dans sa précipitation elle avait réussi à passer à côté de cette cabane, elle avait très bien pu passer à côté de choses plus petites et plus discrètes.

Elle réouvrir la portière et posa un pied sur le sol, essayant d'assurer ses supports avant de se précipiter à l'extérieur. Puis le deuxième.
Elle avait l'impression que la Shevy s'était mise à danser la Java, faisant naître un haut le coeur aussitôt ravalé. Cornelia ferma les yeux. Sa main gauche alla chercher le haut de son siège tandis que sa main droite s'agrippa au toit au dessus d'elle. Elle prit une profonde inspiration avant de mettre tous ses membres en mouvement pour se redresser.

Vite.
Trop vite.

À peine s'était-elle mise debout sur le humus frais que sa vision sa couvrit de petits points noirs. Elle se laissa tomber sur les genoux, contrôlant autant que possible sa chute en s'accrochant à la voiture.

Dix secondes. Vingt secondes. Trente secondes. Les papillons devant ses yeux finirent par s'envoler, laissant leur place à un retour de nausée. Cornelia commençait à avoir des doutes sur la bonne volonté que son corps mettait à fonctionner dans la situation présente.
Comme en réponse, son estomac se contracta la pliant en deux et un liquide acide remonta le long de sa gorge, ressortit d'entre ses lèvres et alla souiller la mousse verte ainsi que sa chaussure droite et le bas de son pantalon. Cornelia souffla du nez, presque de dépit et essuya du revers de sa manche crasseuse la bile qui lui coulait sur le menton, ce qui au vu de l'odeur de ses vêtements n'était pas une excellente idée. La deuxième remontée acide fut cependant mieux anticipée, épargnant cette fois les vêtements. À cet instant précis elle regretta vraiment de ne pas avoir eu de bouteille d'eau comme cadeau de bienvenue.

Cornelia se stabilisa sur le sol se disant un instant que c'était peut-être ramper qui serait la meilleure solution pour se déplacer au vu des derniers moments vécus mais l'idée d'avoir le nez dans elle ne savait trop quoi la retint de mettre son plan à exécution. Elle avait peut-être des vêtements moisis, recouverts en partie de vomi, mais elle allait quand même garder sa dignité. Enfin ce qui en restait.

Tirant lentement son corps de ses bras accrochés à la portière, elle finit par se remettre sur ses pieds. Cette fois-ci sans chute de tension. C'était une première victoire non négligeable. Essayant de trouver une branche au sol suffisamment longue et solide pour lui servir de bâton de marche au cas où ses jambes auraient la bonne idée de la lâcher à nouveau,elle se mit en recherche de quelque chose à côté de quoi elle aurait pu passer dans sa précipitation en faisant le tour de la voiture.

Tandis qu'elle fouillait sous une grosse fougère, un hululement se fit entendre derrière elle. Ça venait de la même direction que la cabane non loin de là, peut-être que c'était juste le vent. Ou une chouette. Elle se remit à pousser les feuilles qui obstruaient sa vue sur le sol. Ou son mal de crâne qui faisait siffler ses oreilles. Elle laissa la fougère tranquille. Ou alors c'était vraiment quelque chose.

Son regard s'arrêta à nouveau sur la cabane. Dans tous les cas, elle ne partirait pas d'ici sans y avoir jeté un oeil maintenant qu'elle l'avait vue... Alors autant y aller maintenant...

Elle se redressa chancelante. Bon. Cinquante mètres. Peut-être qu'elle réussirait à y arriver en moins de 10 minutes si son corps voulait bien.Elle s'avança en direction de la construction de bois lentement, s'accrochant aux arbres et aux branches pour ne pas tomber. Elle espérait juste que ce n'était pas un cri de ralliement de zombie, dans son état actuel, même eux réussiraient à la battre à la course.

Shank's O'Connor

Anonymous
Invité
Dim 25 Sep - 17:34
Shank’s était étendu au sol s’en pouvoir se mouvoir, la douleur aiguë dans son crâne emplissait. Le moindre battement de son cœur résonnait comme le tonnerre. Il avait essayé de crier d’appeler à l’aide mais en vain. Il était tellement épuisé et faible que ses cris ne trouveraient aucune oreille. Il devait se rendre à l’évidence rien ni personne ne viendrait à son secours. Shank’s se déplaçait comme un vers presque mort, cette fois-ci, il glissait prudemment, le sol était jonché de multitude d'objets pouvant le couper. L’écharde dans le genou de shanks’ venait de titiller son cartilage. Une onde de douleur abominable venait d’emplir tout son être, il recevait des décharges électriques par intermittence. Il sentait son diaphragme se raidir puis se relâcher, il exultait un rot sonore et vomissait de la bille transparente et nauséabonde. Il ne savait pas depuis quand il n’avait pas mangé, son ventre était comme une boule de feux perclus de douleur abdominale.

Il avait sommeil, il était faible et tout son être lui criait d’arrêter. Shank’s commençait à fermer les yeux pour faire cesser ce mal de tête qu’il l’empêchait de réfléchir correctement. Un bruit sourd retentissait dans toute la cabane et le faisait revenir à la surface. Il essayait de distinguer d’où pouvait provenir le bruit. Il relevait la tête emplie de sueur en expirant bruyamment crachant de la salive sur son t-shirt. Il concentrait sa vue sur la fenêtre barricadée et apercevait une main décharnée qui toquait à celle-ci. La terreur, la peur avait remplacé la douleur. Il était certain de savoir ce qu’il y avait dehors.

*Oh seigneur pas ça, je vous en prie seigneur pas ça*

Entre la peur et la douleur Shank’s essayait de réfléchir de trouver une solution salvatrice, il ne pouvait pas rester là, les mains attacher dans le dos et se faire dévorer par cette chose venue tout droit des entrailles de l’enfer. Balayant du regard la pièce il apercevait une porte qu’il n’avait pas vue aux parts avant.

*Cette porte est sans doute fermer *

Pour le moment il savait qu’il était à l’abri de la chose dehors qui ne parvenait pas à pénétrer dans la cabane. Mais il fallait à tout prix se libérer de ses liens. Avec les doigts repliaient sur les liens qui l’entravaient il tentait de distinguer quelle en était la matière et s’il pouvait les couper avec un objet coupant. Il rampait de nouveau avec douleur et difficulté à la recherche d’un objet coupant il tentait d’en trouver un.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 28 Sep - 22:43
Cornelia fit le tour de la voiture une nouvelle fois, sans rien trouver de plus que précédemment, si ce n'est qu'elle pouvait remarquer un détail étrange : il n'y avait pas la moindre trace de récentes manoeuvres. Si l'on pouvait admettre la possibilité qu'une voiture comme neuve, sans une goutte d'essence, puisse avoir fait le chemin jusqu'ici, constater qu'il n'y avait pas la moindre trace et plus encore, que les roues étaient - excepté sur la partie en contact avec le sol - particulièrement propres, on croirait presque qu'elle a été posée tel quel par la grâce divine, une énigme propre à l’irrationnel, ou à une mise en place extraordinairement bien pensée et bien menée pour faire croire à cela.

Caduque, la femme se mit alors en quête de cette cabane par-delà les arbres qu'elle finit par rejoindre et entre lesquels elle s'aventura, devant affronter les branchages, buissons et trous de terre parsemant ces cinquante mètres assez ardus à passer, jusqu'à déboucher sur la cabane en question pour y voir un peu plus clair : située dans une petite clairière, cette cabane donnait de flanc à Cornelia, sans aucune fenêtre visible. Il lui faudrait en faire le tour pour y voir davantage, d'ailleurs, il n'y avait aucune construction annexe, clôture ou quelconque trace de bûcheronnage. Cette cabane était solitaire et ne trouvait d'autre utilité à cette forêt, que son couvert, sa protection et sa nature, ce qui était déjà beaucoup en soi. Mais avant qu'elle ne songe à faire quoi que ce soit de plus, elle put entendre des coups portés contre un mur de bois et le bruit de grognements terrifiants, inhumains, provenant d'une des façades de la maison par la droite.

Shank's, confronté aux râles d'agonie glaciaux de la créature tambourinant sur la fenêtre, était davantage la proie de l'effroi et du labeur. En cherchant à davantage comprendre ce qui lui immobilisait les mains, il perçut entre ses doigts étirés pour parvenir à se faire une idée, un toucher rugueux avec un aspect de paille ou quelque chose approchant : c'était sans doute de la corde. Décidé ensuite à ramper en recherche de quelque chose pour l'aider, il se hissa, tant bien que mal, l'écharde toujours plantée dans son genou procurant plus qu'une acérée douleur, une sensation désagréable d'intense gêne, de quoi rendre presque fou à terme : il fallait absolument s'en débarrasser ou il risquait de ne pas garder les idées claires très longtemps.

Dans sa manœuvre, il se cogna à l'un des bidons d'essence qui lui avaient paru vides, cependant ce ne fut pas le cas de celui-ci : le bidon était plein et il comprit durement cela quand le conteneur dont on entendait l'essence venir inonder les parois d'un bord à l'autre, stoppa l'élan du jeune homme. Il dut s'y reprendre, pour poursuivre son avancée à ras du sol, mais son regard qu'il portait de-ci, de-là, nécessitant d'étirer son cou pour y voir, ne l'aida guère : il ne voyait rien qui soit susceptible d'être tranchant, ou d'avoir un pouvoir sectionnant. Mais au fait, n'y avait-il pas quelque chose près du lit où il s'était réveillé, à laquelle il n'aurait pas fait attention en dehors du pantalon ?

A la fenêtre, si le monstre qui ne pouvait plus être quoi que ce soit d'autre qu'un mort-vivant affamé, continuait de frapper de ses mains d'autant plus férocement la barricade, il y eut un distinct craquement qui sortit du lot parmi les grognements et les coups, un bruit de bois qui se craquelait : les efforts énervés de la bête commençaient à porter leurs fruits et la barricade abîmée et vieillie finira par céder. Il devait vite agir.

Cornelia Feuerwald

Anonymous
Invité
Jeu 29 Sep - 1:34
Les tripes de Cornelia se tordirent lorsque le râle se fit entendre de l'autre côté de la cabane. Comme un lapin prit dans les faisceaux d'une voiture, elle se figea net, en s'accroupissant pour ne pas risquer de faire du bruit en déplaçant une branche d'un mouvement de jambe incontrôlé. Elle prit conscience de sa respiration, pour essayer de la ralentir au maximum et de réduire par conséquent les bruits qu'elle faisait en inspirant et expirant. Malgré le contrôle qu'elle essayait d'avoir sur ses nerfs, elle sentit des larmes commencer à lui monter au coin de l'oeil. Pas par peur, pas uniquement, mais les derniers instants avaient étés si absurdes qu'elle avait crû, qu'elle avait espéré sans se l'avouer, qu'elle s'était réveillée dans un nouveau monde, un monde où ces morts qui marchent n'existaient pas. Ça n'aurait pas été plus absurde au final que de se réveiller dans une voiture qui semblait être apparue comme par magie en plein milieu de la forêt. Mais ça ne semblait pas être le cas, ils étaient toujours là et elle coincée avec eux.

Par réflexe elle se mit à chercher à proximité immédiate d'elle un gros caillou ou un bâton solide à prendre en main. Elle savait que si elle en arrivait à se battre au corps à corps elle n'aurait aucune chance de s'en sortir, mais peut-être qu'elle réussirait à lui ouvrir le crâne dans la manœuvre. Faible consolation, mais ça la rassurait d'avoir un objet lourd en main, elle avait l'impression d'être moins démunie, moins nue.

Le zombie ne semblait pas l'avoir repérée. Pas pour le moment du moins. Des bruits sourds portés sur du bois se faisaient entendre. Ou bien ce zombie était encore plus c...rétin que la moyenne et espérait passer à travers la cabane pour l'attraper... ou bien il avait repéré une proie protégée par ces murs de bois.

Le cerveau de Cornélia se mit à s'activer à toute vitesse. Elle était seule dans une forêt qu'elle ne connaissait pas avec une voiture sans essence, sans eau ni nourriture, des Errants qui traînaient dans les parages et elle n'était pas dans une forme olympique. Seule, ses chances de survie étaient quasiment nulles. Si il y avait la moindre chance que quelqu'un de vivant soit dans cette cabane, elle ne pouvait pas le ou la laisser être boulottée sans rien faire. Sans compter que ça finirait par être son tour à un moment où à un autre. Une petite voix sadique lui susurrait à l'oreille qu'il y avait plus de chance qu'il s'agisse un corps frais que d'un être encore vivant, et elle était plutôt d'accord avec elle. Pour autant, c'était son autre intuition qu'elle allait suivre. Au mieux elle aurait raison... au pire... et bien au moins ça serait rapide.

Un plan commença à germer dans sa tête. Elle ne pourrait pas le prendre au corps à corps, par contre, peut-être qu'elle pourrait l'écarter et... voir après ce qu'il se passerait. Son plan était plus qu'hasardeux : elle comptait sur le fait qu'il y ai quelqu'un de vivant à l'intérieur, qui soit en capacité de réagir après coup pour la sauver elle même et qui soit suffisamment humain, ou fou, pour venir la sauver par la suite. Un succès assuré en somme.
Elle prit quelques instants pour se concentrer sur son environnement, en éveillant ses sens au maximum. Déjà que son idée était foireuse, si le zombie n'était pas isolé ses chances de réussite minimes tomberaient définitivement à zéro. Elle essayait de voir si des craquements de branches ou d'autre râles se faisaient entendre dans les sous-bois.

Si ce n'était pas le cas elle prendrait son courage - ou plutôt sa folie furieuse - à deux mains pour se découvrir en contournant le baraquement sur la droite et attirer l'attention de la créature sur elle.
Le chemin qu'elle venait d'emprunter était une ornière presque impraticable pour elle. Elle espérait que bien que plus toute jeune et fatiguée il en serait de même, voir pire, pour le zombie. Une fois l'attention du Marcheur attirée elle rebrousserait chemin pour reprendre l'espace par lequel elle était venue, essayant de prendre le parcours le moins praticable pour le déstabiliser et le ralentir au maximum. Et après elle prierait pour que les trois conditions préalable aient été effectivement réunies, sinon... elle ne préférait pas trop y penser.

Shank's O'Connor

Anonymous
Invité
Ven 30 Sep - 15:39
Shank’s avait replié les doigts afin de vérifier quelle était la matière de son entrave. Ses doigts en forme de crochet caressaient le lien soigneusement les faisant glisser de part et d’autre. Shank’s pouvait sentir comme de la paille tressée ou peut-être de la ficelle. Il avait une possibilité de se libérer de ses liens avec un objet coupant, il reprenait espoir. Il glissait sur le côté en poussant sur ses jambes, en rampant sur son épaule jusqu'à heurter un bidon en plastique qui à première vue était vide.

Un relent d’essence emplit les narines de shank’s et de nouveau cette nausée refaisait surface. Il ravalait son dégout et avec ses pieds il tentait de remettre celui-ci d’aplomb pour ne pas rependre de l’essence dans toute la cabane. Dehors la créature tambourinait de plus belle, mêlant grognement et frottement répugnant. Shank’s entendait comme un craquement, une fissure dans le bois cramoisi de sa prison. Relevant la tête il apercevait une poussière épaisse qui descendait du mur qui n’allait pas tenir longtemps. La créature répugnante venait de commencer à éventrer son abri dans une fureur généreuse. Il savait que sa mort était proche et dans la douleur et l’odeur d’essence il essayait de réfléchir pour se sortir de cette tourbière.

À chaque mouvement de jambe le bout de bois s’enfonçait de plus en plus dans son cartilage procurant une douleur vivace. Shank’s se retrouvait bloqué par le matelas qui l’avait accueilli plus avant. Il glissait dessus et s’allongeait sur le côté perclus de douleur respirant avec effort. Son regard était attiré par son pantalon qui gisait au sol en boule. Dans un énième effort il glissait de nouveau vers son futal, il espérait que les poches ne soient pas vides. Le vacarme de la créature devenait assourdissant, les craquements plus prononcés annonçaient sa fin funeste. Il attrapait le pantalon avec les dents pour le tirer à lui, avec sa joue en appuyant sur celui-ci il sondait les poches qui semblaient vides à sa grande horreur. Cette fois il était fait comme un rat, le suppôt de Satan avait fini par trouer l’abri et laisser entrevoir une main noircie décharnée, doigt en crochet prêt à saisir. Shank’s priait son Dieu de lui venir en aide et récitait le notre père. Il avait terminé sa litanie par un amen de supplication.

*Seigneur je t’en supplie vient moi en aide je ne tiendrais plus longtemps et je n’ai plus la force de me battre*


Un rayon lumineux venait d’emplir toute la pièce et se posait sur quelque chose de métallique à côté de la paillasse qui servait de lit pour le captif. Le reflet de ce rayon venait du trou grandissant du mur qui cédait à grands pas. Shank’s glissait sur le côté plus rapidement poussé par la peur et la curiosité de ce reflet sans doute salvateur. Dans un vacarme de contenant reversé il arrivait à hauteur de ce qui semblait être un équipement auquel il n’arrivait pas à déterminer quelle en était la provenance. Il tentait d’analyser cet équipement afin de trouver un objet coupant. Il n’avait pas vu cet équipement qui était plongé dans la pénombre de la pièce, mais son Dieu avait répondu à son appel.
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