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[Spécial - ???] Belle est la fleur, laid est son possesseur - 07/04/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Dim 2 Oct - 21:52
Cornelia, ne pouvant compter que sur elle-même, s'approcha de l'angle du bâtiment et dans sa recherche, trébucha en cognant le bout de sa chaussure sur quelque chose de très dur : il s'agissait d'un caillou d'une taille un peu plus grande que la paume d'une main. Enfoncé dans la terre, celui-ci aurait pu passer inaperçu si ses orteils n'avaient pas été le découvrir à travers matière pour elle, lui signalant de manière fort peu agréable, sa présence.

Il lui faudra un peu d'effort pour arracher cette arme de fortune à la terre, se salissant les mains jusque sous les ongles, mais une fois fait, elle avait cette chose assez solide pour fracturer un crâne entre les doigts, bien maigre consolation. Ceci accompli, elle se dirigea au plus près de l'angle, réfléchit à son plan, puis sortit de sa cachette pour faire face au râle qu'elle avait perçu. En effet, il s'agissait bien d'un rôdeur, vêtu d'un chemisier déchiré, anciennement rose et sali par la pourriture et d'autres choses, son jean lacéré au niveau des jambes, Cornelia pouvait apercevoir qu'il lui manquait des morceaux de chair sur toute la surface de la cuisse, à travers les lacérations, cette fille de par sa chevelure - bien qu'elle soit devenue pailleuse, noire et sèche - s'évertuait à frapper sur la fenêtre barricadée, tout du moins l'une d'entre elles car Cornelia n'en voyait pas d'autre d'où elle était, sans vouloir cesser de s'acharner.

Son plan allait être mis à exécution, mais imprévu risible : la créature ne semblait pas la remarquer, sa présence seule n'avait pas suffit à attirer son attention, sans doute que son regard fixé sur la fenêtre contre laquelle ses bras mollassons mais lourds frappaient et le vacarme qui en découlait lui avait fait rater la vue et les bruits de pas de Cornelia. Nul doute que pour la faire venir à elle, il lui faudra en faire plus : s'approcher, l'appeler, siffler, lui lancer quelque chose, crier... quoi qu'elle décide, elle n'aura d'autre choix que de donner d'elle-même. Espérons que cela reste au figuré.

Shank's, lui, devait subir le bruit oppressif du bois qui craquait encore davantage, tandis qu'on pouvait voir apparaître, en effet, un peu plus de lumière par une partie des barricades qui cédait et laissait passer un peu de la lumière du soleil jusqu'ici tenue à distance de ce lieu clos en tout point. Si les râles et les coups avaient déjà de quoi gêner ses pensées, le fait que la barricade, plus fragile qu'il n'y paraissait, cédait relativement rapidement n'avait pas de quoi faciliter ses réflexions.

Après avoir redressé le bidon d'essence avec les pieds, un acte long qui lui fit perdre du temps pour finalement se rendre compte que le bidon avait son bouchon vissé, il se rendit jusqu'au lit. Là-bas, il constatait avoir à disposition trois objets : un petit carton qui contenait des aliments secs comme de la pâte d'amande, des conserves de raviolis, de légumes transformés et des sachets de nougatines, un couteau-suisse multifonctions disposant sans doute d'un panel de mini-outils - assurément tranchants pour certains et surtout, une arme de poing de type Beretta 96, dont il ne savait pas encore s'il contenait des munitions.

Cornelia Feuerwald

Anonymous
Invité
Lun 3 Oct - 8:40
Cornelia étouffa un chapelet de jurons de douleur en se mordant la lèvre. Elle avait effectivement trouvé un gros caillou. Elle aurait juste préféré que ce soient des yeux qui le voient en premier plutôt que ses doigts de pied. Enfin au moins maintenant elle avait une arme - de fortune - entre les doigts. Rassurée autant qu'elle pouvait l'être par son nouvel ami de pierre elle se dévoila là où elle pensait trouver le cadavre ambulant prête à détaler dans l'autre sens une fois son attention attirée. Mais... Le zombie, ou plutôt la zombie, trouva plus intéressant de continuer à frapper lourdement sur la barricade en bois plutôt que de se retourner vers elle. Et le bois craquait, craquait, craquait, un peu plus à chaque coup qui était porté, rappelant aussi la force de ces créatures.

La femme décharnée ne la remarquerait pas sans qu'elle ne fasse le premier pas d'une manière ou d'une autre. Le seul objet qu'elle avait en main et qu'elle aurait pu lancer était son unique moyen de défense au cas où ça tournerait mal, elle n'avait pas vraiment envie de s'en séparer aussi rapidement et bien qu'il ne lui semblait pas avoir entendu le moindre son pouvait indiquer la présence d'autres de son genre, il était hors de question de faire du bruit tant qu'elle ne savait pas si une autre approche pouvait être tentée.

Une idée folle lui traversa l'esprit. Peut-être qu'avec un peu de chance, elle réussirait à... Non c'était de la folie, elle ne savait pas se battre, encore moins avec des grosses pierres comme armes. Mais en même temps... Peut-être que ça pourrait se tenter, si elle n'avait pas été remarquée jusque là, en contournant et en faisant le tour... Et il lui suffirait de repartir vite en arrière si jamais elle était vue avant de porter son attaque. Ce qui était le plus risqué c'était qu'elle réussisse à porter un coup mais qu'il ne soit pas suffisant pour le tuer immédiatement. Ce qui serait probablement le cas vu sa faiblesse actuelle.

Non, elle pourrait le faire et s'en débarrasser d'un coup. Ce n'était pas si compliqué, lever le bras haut au dessus de sa tête et l'abaisser d'un coup sec. Tchac. Plus rien, et elle serait tranquille. Et avec un peu de chance sans cadavre dans la cabane.

Bornée dans ses idées, Corneliase remit en mouvement, faisant un petit arc de cercle pour se placer derrière la zombie, à la même distance qu'elle l'était actuellement. Elle réaffirma sa prise sur son caillou, le tenant à deux mains pour être sûre qu'il ne s'enfuit pas pendant qu'elle l'abattrait sur le crâne vérolé.  Attendant le bon moment, que le bras soit en train de se lever pour tomber sur la fenêtre afin que pris dans le mouvement et le bruit la rodeuse soit moins apte à la détecter, elle se lança en avant d'un pas ferme et déterminé. Là il y avait deux possibilités : soit elle était repérée avant d'avoir pu porter son coup, dans ce cas là elle reviendrait au plan initial, soit elle réussissait à s'approcher suffisamment pour frapper le haut le crâne avec sa pierre en levant ses deux bras et là il faudrait espérer qu'un seul coup suffise.

Shank's O'Connor

Anonymous
Invité
Jeu 6 Oct - 17:10
Shank’s clignait des yeux pour faire le focus, il ne rêvait pas, il avait bien devant lui dans un carton le reflet de son visage dans quelque chose de métallique. Il rapprochait son visage ce qui avait pour effet de rapprocher son reflet également. Il reconnaissait sans difficulté la croix blanche d’un couteau suisse à l’intérieur de ce carton. Mais comment cela pouvait-il être possible, il était enfermé poing lié et quelqu’un avait pris soin de laisser un couteau à côté de lui. Cela n’avait pas de sens et shank’s s’en remettait à Dieu. Dieu qui l’avait sorti de tout un tas de problèmes Dieu qui avait été toujours là pour lui. Il penchait sa tête à l’intérieur du carton en pensant que Jésus lui-même était présent dans la pièce. Dehors la monstruosité continuait son œuvre et martelait avec force sa prison avec fureur et envie.

Shank’s ne se laissait pas déconcentrer et attrapait avec les dents le couteau suisse qui était fermé. Il laissait tomber le couteau au sol qui émettait un bruit sourd en roulant sur lui-même pour finir croix blanche face à lui. La croix qui lui faisait penser à la crucifixion de Jésus, cela était un signe divin il n’en avait aucun doute. Shank’s se retournait avec empressement pour saisir l’objet salvateur. Une douleur abominable le bloquait sur place, le bout de bois enfoncé dans le cartilage du genou venait de lui titiller l’os. Il hurlait de douleur, la nausée refaisait son apparition, il était à deux doigts de perdre conscience. Le mur de la cabane partait en lambeau de bois, la créature n’allait pas tarder à pénétrer dans son enceinte et le dévoré vivant. Le râle du zombie se faisait plus proche on aurait dit qu’il était à l’intérieur et qu’il lui soufflait dans l’oreille. Il jetait des regards en sa direction.
Shank’s était transi de peur mais cette fois-ci il était protégé par une force divine et cette peur le faisait avancer.

Le bras et la tête de la créature venaient d'apparaître de la faille de sa prison.
Un relent de chair putride emplit la pièce dans une symphonie de grognement. Il regardait la porte qui était sur sa droite et voulut essayer de se lever pour l’enfoncer. La douleur dans son genou ne lui permettrait jamais de se mettre debout pour enfoncer cette porte, il avait renoncé. Les battements de son cœur s’accéléraient et résonnaient comme des tambours de guerre. Avant de se saisir du couteau il contemplait une dernière fois le fond du carton pour y percevoir une arme à feu.

Shank’s n’y croyait pas il avait bien devant ses yeux éberluait une arme à feu qui espérait il était chargé.
Il se rappelait dans une pensée fugace comment les gangsters de ses films préférer arme leur magnum avant d’ôter la vie d’un traître.
Dans un élan de suivit il tentait de se saisir du couteau, de l’ouvrir pour couper ses liens et enfin prendre l’arme la chargée et tirer par deux fois en tentant de visée la tête.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 8 Oct - 23:38
Cornelia prit sur elle de progresser dans le dos de la créature, profitant que celle-ci soit affairée à abattre la barricade pour ne pas se faire repérer, ce qui semblait fonctionner. A l'intérieur de la cabane, la dame pouvait entendre un hurlement à l'en faire sursauter et lui glacer le sang, car il s'agissait d'un véritable hurlement humain, élancé, soudain et donnant des frissons.

Le temps de faire le tour en prêtant attention aux endroits où elle mettait les pieds dans l'herbe, elle arrivait à quelques pas derrière le monstre qui franchissait une étape de ses assauts forcenés et tintés de râles désagréables à l'oreille, ignorant le fait qu'à force, sa peau était raclée par le bois qu'elle mettait à mal : les bruits de cassure s'étaient multipliés durant les dernières secondes et finalement, deux des quatre planches de bois qui tenaient la petite fenêtre tombèrent sous l'effort. Le monstre, emporté par son élan, passa la tête et les bras à l'intérieur de la fenêtre quand Cornelia vint lever sa pierre pour le frapper de toutes ses forces.

Le choc de la pierre contre l'arrière du crâne de la créature fut si rude que la dame pu sentir tous ses os vibrer et les muscles de ses mains se raidir jusqu'à la douleur, tout son corps n'appréciant guère le geste violent et il le lui faisait comprendre. A l'attaque, la bête s'effondra sur les planches et finit par basculer lourdement contre le mur de la cabane, emportant une planche qui avait cédé sous son poids. Elle acheva sa course au sol et y resta sonnée, la pierre ayant fracturé son crâne, mais bien vite Cornelia constatait qu'elle n'était pas hors d'état de nuire, loin de là : il n'était déjà pas aisé de briser le crâne d'un être humain et en pleine possession de ses propres moyens, que s'en prendre à une créature ignorant la douleur, dans son état de faiblesse et d'engourdissement au retour à la vie, avait de quoi plier à l'épreuve. Il faudra s'acharner d'autant plus pour arriver à ce sanglant résultat.

C'était cependant l'occasion pour elle de constater qu'il y avait dans cette cabane, effectivement quelqu'un : un homme. La cabane elle-même avait un sol jonché de déchets en tout genre, allant des boites de conserves vides où rampent les cafards et autres détritivores, aux branchages et bouts de bois, en passant par du linge sale entassé, un vieux pneu de 4x4 et des bidons d’essence épuisés et autre contenants en plastique. Il y a même ce qui ressemble à un petit coin cuisine misérable, dont l’émail de l’évier est tâché de nombreuses traces sombres et parfois rougeâtres, si bien qu’il semble impensable qu’il ait pu un jour être blanc. A côté de ce coin, quelques meubles où a été entassé de la vaisselle dans le même état miteux.

L'homme en question était assis avec les mains dans son dos sans que Cornelia ne puisse dire pourquoi, et devant un lit privé de draps, affublé de traces marronnasses, contre un des murs en rondins de bois. Cet endroit était absolument insalubre, crade à souhait et envahi de déchets, on aurait peine à croire que qui que ce soit puisse s'abriter à l'intérieur, si on oubliait que l'apocalypse avait pris place. Ce garçon plutôt jeune n'avait pourtant pas la tête raccord au lieu : 1m74 pour 75 kilos, ni trop musclé ni trop mince, des yeux bleu lagon, les cheveux mi-longs châtains qui lui descendaient en dessous des oreilles, un visage ovale, les traits fins avec un air sérieux. Il était habillé d'un tee-shirt, d'un caleçon et n'avait pas de pantalon, celui-ci trônant sur le sol à coté, près d'un carton ouvert. Il ne semblait pas en grande forme et pourtant, il était bel et bien humain.

A l'intérieur, Shank's avait tant bien que mal récupéré le couteau suisse moderne replié qu'il laissait tomber sur le sol, avant de se retourner pour le saisir de ses mains liées - une contrainte à laquelle il ne pouvait échapper. Il lui fallut quelques instants pour parvenir à déplier la petite lame, forcé d'observer pendant ce temps le monstre poursuivre ses assauts acharnés sur la barricade qui continuait de craquer de plus en plus régulièrement et de plus en plus nettement, il n'en perdait pas une miette. Une fois son arme de fortune obtenue, il pouvait s'évertuer à tailler l'épaisse corde qui liait ses mains par trois tours. Ainsi à devoir le faire lui-même, dans son état d'engourdissement, de fatigue au retour de la mort et avec cette fichue écharde qui le mettait au supplice, il eut un mal fou à trancher ses liens.

Aller-retour par aller-retour, il cisaillait la corde qui faisait de la résistance, achevant de trancher la première épaisseur, entamant à demi le second quand il entendit ce qu'il avait eu raison de redouter : finalement, deux des quatre planches de bois qui tenaient la petite fenêtre tombèrent sous l'effort de la bête dans un ultime son de cassure. Le visage et les mains griffues du rôdeur se découvrirent à lui : devenue pailleuse, noire et sèche, un visage dégoûtant et des yeux injectés de sang, sa peau des mains au cou était terne, salie.

Shank's trancha le second contour qui venait se suspendre à ce qu'il restait de la corde. Avec ces deux-tiers tranchés, il sentit beaucoup moins de pression sur ses poignets, parvenant à écarter leur emprise, de quoi avoir un geste de main plus libre qu'il était porté par le feu de l'action et accélérait ses va-et-viens de la lame sur cette dernière frustrante épaisseur. C'est alors qu'il vit la créature, emportée par son élan, commencer à passer la tête et les bras à l'intérieur, elle cherchait stupidement à passer au lieu d'achever la barricade, ce qui ne serait pas une mince à faire heureusement. Il n'eut pas besoin de se faire longtemps des réflexions à ce sujet : une silhouette apparue furtivement dans le dos du monstre et le frappa avec quelque chose entre ses mains, en plein arrière-crâne.

Le coup fut si violent et si sec, que la bête s'effondra sur les planches et finit par basculer lourdement contre le mur de la cabane, emportant une planche qui avait cédé sous son poids. Disparue littéralement de son champs de vision, il constatait le visage de l'agresseur. Des cheveux presque blancs loin d'être longs, des cernes déjà bien visibles sous ses yeux bleus, quelque peu ridée, plutôt grande, elle avait un certain âge alors et des fossettes qui lui creusaient les joues. Elle n'avait pas l'air en grande forme, mais pourtant, elle était bel et bien humaine.

Un dernier coup de couteau le libéra de ses liens, Shank's pouvait maintenant agir bien qu'il garderait quelques douleurs à ses poignets qui avaient été mortifiés par un temps prolongé sous pression, il en avait d'ailleurs des traces bleutées. S'il le souhaitait toujours, il pouvait se saisir de son arme - bien qu'il lui faudrait un peu de temps pour se rappeler et parvenir à charger l'arme, se rendant d'autant plus compte qu'il avait d'importants trous de mémoire. Son objectif principal qui lui submergeait l'esprit néanmoins : retirer cette affreusement douloureuse écharde.

Cornelia Feuerwald

Anonymous
Invité
Dim 9 Oct - 13:55
Un hurlement - de douleur, de peur, de désespoir ? Cornelia n'aurait su le dire - perça à travers les bois. Son coeur se figea avant de reprendre de plus belle, son instinct avait été bon, elle n'était pas seule dans cette forêt. Elle n'était plus seule. Et elle devait sauver cet autre être humain. Elle serra les poings autour de son arme de pierre, envoyant sa peur loin, très loin.

Elle accéléra son avancée, voyant que la créature avait fini par percer les barricades de bois qui arrachaient peu à peu à sa chair sans que cela ne semble la perturber. S'en rendait-elle seulement compte ? Qu'importait la réponse à cette question, il fallait qu'elle sauve ce qui était encore vivant. Elle réussit à se glisser derrière l'être mort. Elle n'avait jamais été aussi proche de ces choses... enfin si. La dernière foi... avant qu'elle ne se réveille. A cette distance, ils semblaient à la fois si inhumains et humains. Son passé était écrit dans ces cheveux, dans ces vêtements. Qui avait-elle été...avant ? Comment était-elle devenue ça ? Pourquoi elle-même ne s'était pas transformée en cette chose ? Levant ses bras, elle eut un flash, l'impression morbide de frapper une femme vivante, un passé, un avenir mort. Elle revint rapidement à la raison, les bras de la morte se balançant maintenant à travers la petite fenêtre. Elle n'allait laisser mourir quelqu'un à cause de ses états d'âme incompréhensibles. Elle leva ses bras haut au dessus de sa tête et abattit la pierre qui allait sauver une vie de toute ses forces sur l'arrière du crâne moisissant.

Cornelia avait déjà participé à l'élimination de zombies. Mais jamais de cette manière. C'était toujours à distance, d'une manière ou d'une autre. Elle avait déjà vu d'autres survivants frapper les corps morts avec une batte de base-ball ou un marteau mais elle n'avait jamais connu la sensation qu'elle connaissant maintenant. La vibration qui parcourait son corps, ses os, ses muscles au moment même où la pierre percutait le crâne, s'enfonçant légèrement à travers les cheveux de paille. La douleur, comme en réponse, qui fit trembler ses mains et ses bras. Le sang aspergeant ses doigts. Une sensation qui semblait vouloir se graver dans ses paumes et dans son cerveau au fer rouge.

La zombie s'écrasa contre les planches en bois qui barricadaient la fenêtre, en emportant une dans sa chute sur l'humus de la forêt. A travers le trou maintenant créé, l'intérieur de la maison lui fut visible. Un taudis tel qu'on en voyait souvent ces derniers mois, purulent, vérolé. Mais au milieu de cette immondice, elle voyait enfin celui qui avait attiré la rôdeuse. Un jeune homme, en t-shirt et caleçon, l'air crasseux et exténué. Son regard croisa ses yeux bleus. Définitivement vivant aussi, même si il était impossible de dire dans quel état il était. Cornelia se sentit soulagée de le confirmer de ses yeux, même si le cri préalablement entendu avait déjà été une preuve.

A ses pieds, le cadavre inanimé, mais pas mis hors d'état de nuire de la bête. Il leur faudrait fuir rapidement, sûrement. Serait-elle capable d'avoir assez d'énergie pour retourner à la voiture sans se faire rattraper ? Et lui ? Elle en doutait. Elle se laissa tomber rapidement à genoux sur le dos de la chose pour la maintenir sous son poids disparaissant derrière le mur à la suite de la créature. Le sol lui servirait d'enclume. Ça serait... plus efficace. Elle réaffirma sa prise sur son marteau sans manche, serrant la mâchoire. Des larmes se mirent à naître au coin de ses yeux et la nausée se mis à monter en pensant à la sensation qu'elle avait connu quelques instants auparavant. Elle n'avait pas le choix. Elle devait survivre. Ils devaient survivre. Elle les ferait survivre, coûte que coûte.

Elle releva ses mains une deuxième fois, pour les abattre autant de fois que nécessaire là où le crâne avait déjà été fissuré, pinçant ses lèvres et plissant ses yeux pour limiter les projections qu'elle pourrait recevoir sur ses muqueuses.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 14 Oct - 13:11
La bête, bien que sonnée, ne resta pas longtemps dans les vapes, si bien qu'après quelques secondes, elle commençait déjà à s'appuyer sur ses coudes pour chercher à se relever, exigeant de Cornelia qu'elle se mette au travail rapidement en allant au moins sur le coté si ce n'est dans son dos. En levant la pierre, puis en l'abattant sur son crâne, elle connu les mêmes sensations de vibration, de choc et de gêne dans ses muscles. La femme-morte ayant bougé, elle ne put frapper au même endroit et du se résigner à se faire un passage à travers une autre surface de son crâne, ainsi après le premier coup, le monstre retomba au sol, elle alla frapper à nouveau, sentant la main griffue de la créature glisser le long de sa cheville et lui saisir le pantalon au niveau des cuisses.

Un troisième coup, le crâne commençait à s'ouvrir, donnant un haut le coeur à Cornelia de devoir accomplir cet acte si brutal, si monstrueux, même si la victime était elle-même un monstre. En frappant une quatrième fois, alors que la seconde main de la bête qui était venue s'accrocher à son pied lâchait prise, du sang gicla sur les vêtements de la dame, des bottes à la taille, en petite quantité par rapport au coup suivant, qui creusa le crâne en profondeur. Un cinquième, qui projeta plus que du sang en bien plus grande quantité, aspergeait tout son pantalon, faisant suivre de la matière visqueuse et noirâtre.

Et le dernier coup, qui s'écrasa directement sur le cerveau à vif. Elle entendit les craquements du crâne et le broiement de l'organe essentiel, dont la destruction eu enfin pour résultat de laisser le monstre inerte et en récompense, de l'hémoglobine pourrie, du sang et d'autres formes de matière organique aspergèrent cette fois aussi bien sa chemise que son visage. Il ne restait rien du crâne, qu'une bouillie infecte et pénible à regarder, largement de quoi retourner l'estomac de Cornelia, bien qu'elle ai été la plus bestiale aujourd'hui. Si le monstre était vaincu, elle n'était pas encore hors de danger : tout ce sang et cette matière qui s'était déversé sur elle, si elle faisait l'erreur de la conserver ou d'en avaler par erreur, ou même la laisser s'imprégner, il pourrait en résulter une involontaire vengeance du monstre par infection. Était-ce vrai ? Prendrait-elle le risque ? C'est fou tout ce qui pouvait se trouver dans le crâne d'un ex-être humain.

Elle devait se débarrasser de tout cela au plus vite pour supprimer les risques, ce qui ne serait pas une mince à faire car elle n'avait rien sur elle, ni accès à une douche digne de ce nom et des vêtements de rechange propres et chauds d'un placard bien rempli. Peut-être trouvera t-elle un peu d'eau en plus des draps sales à l'intérieur de la cabane ? Une misère que de vivre dans ce monde, ou revivre plus exactement, pour sûr.

Cornelia Feuerwald

Anonymous
Invité
Jeu 20 Oct - 10:47
Des tremblements de plus en plus violents parcourent le corps de Cornélia. De douleur, de peur, d'angoisse, de dégoût. Des vivants tués, elle en avait vu. Des morts renvoyés à la tombe, elle y avait participé. Mais pas comme ça. Pas aussi proche, pas aussi violemment. L'impression première qu'elle avait eu de tuer un être humain... était revenue. Elle n'avait pas pris goût à la manoeuvre, elle se dégoûtait elle-même, mais elle n'avait pas eu le choix. Elle venait de...revivre... en quelque sorte, et elle n'allait pas mourir de suite. Non, il y avait surement une raison pour qu'elle soit à nouveau sur ses deux jambes. A moins qu'elle ne se cherche juste des excuses pour son geste. Injustifiable.

A part ses tremblements, son corps ne bougeait pas, elle restait immobile, les yeux fermés, des larmes coulant sur ses joues, traçant des sillons de crasse au milieu des tâches de sang et de graisse, de cervelle et d'os. Elle osait à peine respirer, de peur d'aspirer des miasmes involontairement, ses lèvres étaient closes. Elle ne pouvait pas rester comme ça, mais elle ne savait pas quoi faire d'autre. La panique commençait à poindre doucement. Il fallait qu'elle avance, qu'elle se remette en mouvement. Vite. Vite. Ses doigts finirent par lâcher la pierre, qui roula sur le sol. Elle se mit à chercher de ses mains, du humus ou de la mousse, épargnée par le sang, plutôt derrière elle, pour essuyer sa peau avec. L'humidité et la terre devrait permettre d'enlever le plus gros des reliquats humains qu'elle avait sur elle. Elle frottait, frottait, son visage pour commencer, ses cheveux, puis ses mains, ses bras, son torse, changeant ses éponges naturelles dès le premier passage. Il ne devait rester plus rien, plus rien.

Elle finit par ouvrir les yeux, quand elle eu l'impression de ne plus pouvoir faire grand chose. la vision du crane éclaté, mélangé à l'odeur rance eu raison de son estomac, elle se mit à recracher toute la bile qui lui restait dans le ventre, éclatant à nouveau en sanglots. Il fallait qu'elle se protège de l'infection. Elle retira tous ses vêtements qui avait été touchés par le sang contaminés, les déposants sur la créature pour en cacher la face immobile et fracturée. Elle aurait bien fait un feu si seulement elle en avait eu les moyens et le temps. Le vent frais caressait sa peau mise à nue. Elle se mit à frissonner, le froid n'était pas le seul coupable.

Elle finit par se redresser totalement, pour chercher une entrée dans la cabane. Dès que ça serait fait, elle récupérerait l'homme qui était dedans, elle fouillerait l'endroit avant de repartir rapidement. Vers... le sud ?

Cornelia Feuerwald

Anonymous
Invité
Jeu 27 Oct - 23:57
Le corps du mort-vivant au crâne défoncé gisait aux pieds de Cornelia, qui abandonnait sa pierre si rouge de sang que l'on n'en distinguait plus sa couleur d'origine. A la recherche d'humus et de mousse, elle dut s'éloigner de la cabane et trouva ce qu'elle souhaitait mais malgré ses tentatives de frotter et d'arracher encore de la matière végétale pour frotter à nouveau, elle n'enlevait que le plus épais, pas assez pour la débarrasser du sang et ses tentatives étaient encore moins efficaces sur ses vêtements qui accrochaient ces restes d'hémoglobine - pas d'os néanmoins.

Elle se dévêtit donc, retirant ses chaussures, puis son pantalon et son blazer, ne lui laissant que sa chemise pour la protéger de cette fraîcheur matinale et de tout ce qui pourrait la menacer dans cette forêt qui ne lui disait rien qui vaille, pour la rassurer - un peu - elle n'entendait rien de particulier dans les alentours, qui demeuraient toujours assez calmes. Fait très différent du barouf qu'elle pouvait percevoir à l'intérieur de cette cabane où se trouvait cet homme. Un homme qui la verrait donc en petite culotte ou boxer, avec seulement sa chemise, Cornelia ressentie fatalement cet élan de gêne et probablement de crainte : de quoi pouvait être capable cet inconnu qui se trouvait si près d'elle ?

Elle n'eut guère besoin de se questionner très longtemps car, approchant précautionneusement de l'entrée de la cabane, elle fut surprise par la porte qui s'ouvrit à la volée, voyant ce type sortir à toute blinde, comme paniqué ou hystérique, une arme à feu à la main et un objet métallique de petite taille dans l'autre. Elle ne pouvait le décrire et était de toute façon bien plus interpellée par l'attitude générale de ce garçon qui ne lui jeta qu'un coup d'oeil, le regard effrayé, avant de s'enfuir vers la forêt sans demander son reste. Pas un mot, pas une hésitation, il prit littéralement ses jambes à son cou, nul doute qu'il ai été terrorisé, que ce soit par la scène du massacre de Cornelia ou par autre chose, qui sait ce qu'il avait pu avoir dans la tête.

Voilà qu'elle se retrouvait seule, sans repère ni assistance, contrainte de se débrouiller et peu vêtue. Elle entra dans la cabane, en fit le tour mais ne trouva au début rien de très intéressant, autre que tous les déchets qu'elle avait déjà vu... quoi que ? En s'intéressant aux bidons d'essence, la douzaine entassés et vides, elle en remarqua un qui était beaucoup moins sale que les autres. En fait, il était presque neuf, si on omettait la petite couche de poussière qui s'était installée dessus, sûrement due à cet environnement saturé et en le soulevant par la poignée, elle se rendit compte qu'il était lourd car plein : miracle ! Elle avait de l'essence, c'était presque idyllique, dérangeant même, de tomber pile sur ce qui lui fallait spécifiquement. Quelle chance y avait-il pour trouver cela ?

Mieux encore, en s'approchant du lit, elle trouva le carton que le garçon avait laissé derrière lui, contenant un tas de nourriture sèche, comme de la pâte d'amande, des conserves de raviolis, de légumes transformés et des sachets de nougatines, entre autres. La faim se fit très vite ressentir d'ailleurs, une faim de loup même, qu'elle n'avait peut-être pas forcément réalisée avant, mais que toute cette nourriture éveillait instantanément. De la nourriture, de l'essence, une voiture neuve, pouvait-elle avoir plus de chance ? N'était-ce pas là davantage le fruit d'une mise en scène volontaire plutôt que d'un étonnamment trop bien fait hasard ?

Tout ce qui comptait dans l'absolu, c'est qu'elle avait de quoi se rassasier un peu, ce qu'elle pu faire dans la voiture, pour ensuite remplir cette dernière d'essence et enfin allumer le moteur. Il ronronna allègrement, elle était installée et avait un chemin de terre droit devant elle. Qu'il soit au sud, au nord, à l'est ou à l'ouest, elle n'en avait pas la moindre idée, mais il la mènerait quelque part, c'est certain. Il ne lui restait qu'à découvrir où et trouver de l'eau, du tissu tant qu'à faire pour se nettoyer et surtout, de nouveaux vêtements.


Fin du Jeu.
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